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 Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]

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MessageSujet: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeMer 30 Avr - 23:10



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Je ne suis pas fou mais artiste !


Music Meister fit la rencontre douloureuse avec les prisonniers de BlackGate et son comportement fut dès plus déplorable. Evidemment, un musicien parmi tous ces filous reçus quelques coups. Après avoir insisté pour faire danser le personnel et les prisonniers, il manqua de s’échapper en déconnectant le collier qu’il avait autour de cou et qui était censé l’empêcher de chanter. Il avait réussi à blesser deux prisonniers et un gardien avec son tour de passe-passe. Les responsables de la prison ne se firent pas prier pour envoyer le mélomane auprès de plusieurs médecins pour savoir s’il devait être transférer ailleurs. Bizarrement, ils n’obtinrent rien de lui. Le mélomane resta silencieux, se contentant de fredonner des chansons sans aucune parole pour tester son nouvel appareil. Il reçut plusieurs décharges à chaque fois qu’il montait trop haut. L’homme était frustré de ne pas pouvoir prononcer la moindre mélodie et il finit par ne plus dormir. Obséder par le monde sans aucun soupçon de musique et par ce collier de chien qui le blessait à chacune de ses tentatives. Les médecins usèrent de leur temps mais ils ne pouvaient donner clairement un avis sur son état alors qu’il s’entêtait à ne rien leur dire. Wolfgang n’avait donné ni nom, ni proches à contacter. Wolfgang était un surnom d’enfance, il ne le cacha pas. Un homme sans nom n’avait ni passé ni présent et le silence ne faisait que rajouter un peu plus de mystère à son sujet. La situation fut tellement délicate et les responsables de BlackGate tellement méfiants qu’ils finirent par contacter le seul homme capable de réaliser des « merveilles » avec les patients : le docteur Crane. Il était la dernière solution pour faire parler le musicien et visiblement, tous étaient très impatients de le voir partir. Il était trop bizarre, même pour BlackGate.

- Essaye de faire un effort chanteur d’opérette, on ne veut plus voir ta gueule ! Cria l’un des prisonniers à son adresse.
- Je ne te ferais pas ce plaisir. A tout à l’heure les gars !

Des palpitations se firent ressentir contre sa gorge. Pas chanter ni parler trop fort. D’accord. Il caressa son cou avant de suivre les gardiens jusqu’à la fourgonnette. Music Meister réfléchit sur le type qu’il allait rencontrer. Crane. Il n’avait jamais entendu parler de lui. Après tout, il s’intéressait davantage aux instruments de musique ou à la musicologie dans son ensemble plutôt qu’à la médecine, qu’elle soit traditionnel ou non. Il paire de menotte lui fut mise pour plus de sécurité et il fut conduit au cabinet de psychologie du docteur. Il n’en vit pas l’intérêt, que ce soit lui ou un autre, il était bien décidé à ne rien leur dire. Il était traité comme un chien alors il réagirait comme telle envers ses médecins. Il ne se sentait pas fou ! Il savait ce qu’il faisait. Mais il savait très bien que les psychiatres n’en avaient rien à foutre. Dès que quelqu’un sortait du cadre, il était enfermé. Qui avait-il de si mal à vouloir construire un monde à son image ? Une fois arrivé à destination, ils le conduisirent au bureau du psychiatre. Ils frappèrent un instant avant de pénétrer les lieux. Music Meister ne put que constater qu’il était exactement comme il l’imaginait à un détail près : le médecin n’avait rien de compatissant ou de rassurant chez lui par rapport aux autres personnes en blouse blanche qu’il avait rencontré. Il était clair que sa réputation n’avait pas été créé à cause de son sourire.

- Bonjour. Voici Music Meister -enfin Wolfgang- à l’heure convenue. Il est attaché mais faites tout de même attention... On attendra dehors Docteur Crane. Fit l'un deux avec politesse.


Les hommes se firent alors congédier. Le musicien n’hésita pas une seule seconde à s’assoir sans même attendre la moindre autorisation tacite. Il observa avec silence l’homme en face de lui, se jurant une nouvelle fois ne rien dire ou presque. Il passa une main sur l’outil qui le gênait avant de croiser les bras. Un musicien dans le silence, c’était l’enfer pour lui. Il chantonna doucement, pour combler le vide, se préparant d’avance à des heures de débat fade et au monologue du médecin. Crane, quel nom stupide, pensait-il. Wolfgang était comme un adolescent face à un de ses professeurs, on aurait presque dis qu'il boudait. Un adolescent avec des cernes épaisses entourant ses yeux bleus et un talent en cage. Music Meister avait perdu de sa superbe sans son célèbre chapeau et ses lunettes. Il n'était plus qu'un rouquin quelconque dont ses seules particularités étaient son étrange collier et des bandages sur les mains. Sa chute en moto avait laissé quelques traces.


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Dernière édition par Music Meister le Jeu 1 Mai - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeJeu 1 Mai - 17:13

"Les artistes sont-ils tous fous ?
  Music Meister & l'Epouvantail ~    


♦ Un appartement désolé, des milliers de feuilles griffonnées et torturées par une énième folie de la perfection désirée, le désordre. Des fioles multicolores par centaines dans un laboratoire clandestin où la lumière du jour ne passe plus depuis que le nouveau propriétaire à investi dans cet appartement. Une lumière rouge, une fumée qui se dégage de tout un mécanisme étrange où substances suspicieuses se mélangent pour arriver dans un petit flacon. Ce liquide est jaunâtre et fait rire son créateur qui observe par dessus ses lunettes rondes ses précieux poisons délirants se créer. Un chapeau de paille trône fièrement sur le porte manteau à l'entrée de la pièce dont la porte est cernée de cadenas, cadenas à code, cadenas à clef, il y en a de toutes les sortes. Sur le bureau de ce sinistre personnage se trouve justement les clefs, un ricanement plutôt inquiétant et léger perturbe le silence funeste de la pièce. Soudain, le croassement d'un corbeau se fait entendre, l'étrange personnage perché comme un oiseau de mauvais augure sursaute et se glisse comme un serpent jusqu'au coté banal de cet appartement, il observe par le fenêtre, le dégoût dessiner sur son visage.

-Saloperie de volatile … Crachais-je de ma voix sifflante.

Je déteste les oiseaux, surtout les corbeaux. Ils me rappellent ce douloureux souvenir d'enfance à en faire pâlir les contes ignobles des frères Grimm, mon conte raconterait l'histoire d'un petit garçon dont le terrifiant et dépourvu d'intelligence géniteur lui fit subir les pires traumatismes, dont le dernier fut d’accrocher sa progéniture au support d'un des épouvantails du champ de blé voisin durant deux jours et une nuit. Ces maudits oiseaux s'attaquant à cet enfant qui avait déjà la peau sur les os afin de lui dérober le peu d'épaisseur entre la peau et les os qui lui restait. Aucun gosse ne dormirait après que l'on lui ai raconté cette histoire...
Je retourne à mon occupation qui m’empêcha de dormir la nuit précédente, je regarde la pendule qui tinte à chaque seconde, il est huit heure treize, il ne me reste que trois quart d'heure pour mettre au point ma dernière toxine hallucinogène et effroyable à souhait. Celle-ci sera non pas la plus puissante (bien qu'il soit possible d'en mourir si la victime -ou le cobaye- soit trop sensible) mais la plus intense et surtout, je pourrais enfin participer au cauchemar de mon martyr, je pourrais tout voir et surtout, tout contrôler. J'espérais que cela fonctionnera, mais il n'y a pas de raison, tout avait fonctionner à merveilles sur la jeune prostituée qui était d'ailleurs en train de pourrir dans la cave. Il fallait que je pense à me débarrasser de ce cadavre, cette pauvre gosse n'a pas supporter ce cauchemar intense que je lui ai fait vivre, crise cardiaque.

Je retourne en vitesse dans mon laboratoire et regarde l'état de ma composition, il semble qu'elle soit à point. Je ris d'avance quand soudain le téléphone sonne. Je grince des dents et me dévêtis de ma blouse de chimiste en la jetant sur la chaise en bois qui trône devant le bureau gigantesque. Cette sonnerie insupportable m'énerve, je m'empresse de décrocher avec un «Allô» sinistre et froid.

-Docteur Crane ? Bonjour, ici la Prison de Blackgate, nous aurions besoin de vos services pour un patient qui ...comment dire... qui donne du fil à retordre à nos psychiatres et, nous savons que vous avez un certain talent pour les cas difficiles …


Cette petite voix de secrétaire mal à l'aise me fit soupirer. Arkham, avait besoin de moi et, étant désireux de retrouver mon poste à l'asile, je ne pouvais pas refuser une telle offre. Puis... un cas difficile, j'aurais sûrement le plaisir d’être en tête à tête avec ce gentil garçon et lui faire essayer les toxines de l’Épouvantail ?

- Très bien, emmenez-le moi dans la matinée, il ne me semble pas avoir de rendez-vous important.


Je raccroche sans même ajouter de piteuses gentillesses hypocrites et retourne à mes occupations. Je récupère la fiole que j'avais entre les mains il y a quelques minutes et la transfère dans un récipient que je pourrais transporter à ma guise. Je le glisse dans ma mallette de professionnel et prend un poignée de seringue qui pourront m’être utile dans ma journée...
Il est huit heure trente deux, je suis presque en retard et il va falloir que je m'habille en Docteur Crane, car là, je ne me suis pas changé depuis hier. Je file dans la salle de bain et en ressort avec mon sinistre costume noir et une cravate rouge, rouge sang. Mes cheveux roux foncés en bataille, je remets en place quelques mèches qui s'échouent sur mon visage. En fait, ma rousseur est cachée à cause des longues journées à fuir le soleil, mes cheveux sont sombres et seuls quelques reflets orangés on survécus. J'attrape ma mallette tout en n'omettant pas de prendre mon masque d’Épouvantail et le fourrer dans la poche de ma veste noire. Puis, je sors.

En arrivant à mon cabinet, je dévisage avec dégoût ma secrétaire qui me dévoile ses dents d’écervelée de luxe pour finir par soupirer, sans même un bonjour je lui fait par de ses activités de cette matinée.

-Sabrina, rendez-vous utile au lieu de sourire comme une abrutie... Décommandez tous les rendez-vous de ce matin, nous allons avoir un gros poisson de Blackgate.

La jeune femme pousse un cri de rongeur et s'exclame avec sa voix de petite blonde insupportable :
- Han ! Mais il est pas dangereux j'espère ?
- Pour toi non, je ne pense pas qu'il s'intéresse aux jeunes femmes dans ton … genre.

Oui je suis méchant avec elle, mais je ne l'ai pas embauchée pour être un homme charmant avec, d'ailleurs, je n'ai jamais été charmant avec aucune femme. C'est alors que le personnel de Blackgate arrive, agrippé à ce 'cas difficile', je le dévisage, le sourcil relevé.

- Bonjour. Voici Music Meister -enfin Wolfgang- à l’heure convenue. Il est attaché mais faites tout de même attention... On attendra dehors Docteur Crane.
Dit l'un avec sa voix mieilleuse.

-Ce crétin ne sait rien dire ! On espère que vous y arriverez Docteur Crane ! Ce gars là est un drôle qui se prend pour un chanteur d'opéra et …
Ajouta l'un qui semblait plus nerveux.

- Et c'est 'ça' que vous appelez un cas difficile ? Dis-je de ma voix grinçante.

- Aucun psychiatre n'a réussi à avoir une conversation … constructive avec lui...

- Aucun de vos psychiatres sont compétents mon cher...
Laissez-le là bas, dans mon bureau.



Le patient s'installe, sans meme qu'on le lui ai demandé, j'attrape son dossier avant de refermer la porte derrière moi, puis je prends place à mon bureau, face à ce type à la chevelure orange dont les cernes laissaient penser qu'il passait de sales moments en Prison. Je me racle la gorge et le regarde avec mon air le plus hautain possible, si il ne veut rien dire, je le forcerais...

-Je me présente, Docteur Jonathan Crane. Je suis ici théoriquement pour vous aidez mais pour cela j'aurais besoin d'un peu de coopération de votre part... Votre nom par exemple serait un bon début …


Le silence fut sa seule réponse. Très bien, je sais moi aussi me montrer désagréable. Je continue.

-Très bien, de toute façon votre identité m'importe peu. Je soupire et regarde son dossier tout en croisant les jambes. Vous êtes donc le numéro 6 485, incarcéré pour avoir tenter -mais a échoué bien sur- d'assassiner un pauvre petit industriel … Je le regarde avec un sourire moqueur, Pourquoi avoir voulut tuer cet homme ? Pourquoi avez-vous échoué, numéro 6 485 ?

J'étais sûrement l'un des psychiatres les plus tyranniques de Gotham, jouant avec les souffrances des patients, jusqu'à les voir craquer sous mes doigts squelettiques et ce type, dont l'identité n'était pour moi qu'une simple série de chiffre sans intérêt ne tarderait pas à se plier sous la pression que j'étais capable de lui mettre , sa gorge se serrant entre mes griffes de bourreaux, son état psychologique sera parfait pour des expériences en tête à tête avec le Maître des Peurs ...

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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeJeu 1 Mai - 19:15



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Je ne suis pas fou mais artiste !


Wolfgang avait bien compris qu’il n’était pas apprécié à sa juste valeur à BlackGate. Il était bizarre. Évidemment, rien d’égalable avec Zsasz ou le Joker –même s’il appréciait se dernier pour son goût du spectacle. Il était étrange car tout son univers tournait exclusivement autour de la musique. Il préférait sauter la pause repas pour pouvoir écrire ses compositions. Lorsqu’il se décidait à manger, il ne pouvait s’empêcher de jouer avec son verre en plastique pour créer des percussions. La fois où il avait manqué de s’enfuir de justesse, il n’avait pu s’empêcher de rester encore un peu dans la sombre prison pour y faire danser tout ce beau monde. Il était un mélomane un peu cinglé et le peu qu’il avait été soutiré de lui était qu’il ne regrettait pas de vouloir faire de Gotham une comédie musicale et qu’il donnerait tout ce qu’il possédait pour de nouveau rechanter dans les rues de la ville. Alors, quand l’un de ses « accompagnateurs » avaient sous-entendu qu’il n’était pas vraiment un chanteur d’Opéra comme il le prétendait. Il ne put s’empêcher de lancer un juron, assez bas bien sûr pour ne pas contrarier le collier. Il était donc considéré comme un cas difficile ! Pourtant, c’était eux qu’il l’avait poussé à se taire. Avec ce collier autour du coup, il avait l’impression d’avoir ses cordes vocales en otage. Il ne voyait pas pourquoi il ferait l’effort d’avoir une vraie conversation avec eux alors qu’il savait parfaitement que ses bourreaux n’attendaient qu’une chose, qu’il soit aussi silencieux qu’une tombe et à Arkham de préférence. Non. Il comptait bien s’amuser encore un peu avec eux. Peut-être que le clown viendrait à son tour lui filer un coup de main ou alors parviendrait-il une nouvelle fois à griller le mécanisme autour de son cou. Il doutait un peu pour les deux propositions. D’une parce que le Joker était un solitaire complètement cinglé, et de deux parce que le collier était bien plus compliqué que les précédents. Ces nuits, il les passait à le tripoter et il ne comptait plus le nombre de fois où il avait reçu une décharge. S’il était si « difficile » qu’il le disait, ils n’avaient qu’à se passer de l’avis médical ! Mais non, il y avait des règles partout dans ce monde, même si le musicien s’amusait à les enfreindre. D’ailleurs, il se passait aussi des règles de politesse en s’assaillant sans aucun mot, ni bonjour, ni regard.

Music Meister s’amusait avec ses bandages tout en chantonnant. Il se demandait s’il était capable d’étranger le pauvre psychiatre avec s’il en avait l’occasion. Il n’avait jamais vraiment tué par lui-même et sa tentative de meurtre sur le directeur Werner n’avait été qu’une poussée de rage. Sans doute l’aurait-il vraiment tué si la ninja n’était pas intervenu. Ses pensées furent chassées par la voix dérangeante du gars en costume sombre. Il leva à peine les yeux vers lui dans un air très ennuyé par sa présence. L’homme se présenta poliment avant de lui demander de faire de même. Le rouquin se contenta d’un sourire provoquant avant d’analyser le son de sa voix. Il ne ferait certainement pas un bon duo mais il pourrait faire l’affaire pour un refrain, mais pas plus. Il lui semblait tout aussi désagréable que les autres et même si lui aussi jurait de vouloir l’aider. Il n’avait pas besoin d’aide ! Le criminel musicien se contenta d’un soupir blasé. Son véritable nom n’avait aucune importance. Il était le Music Meister, il était Wolfgang et c’était tout ce qui importait. Crane semblait presque de cette avis mais il ne choisit aucun des deux noms de scène du rouquin. Il lui donna alors son numéro de dossier pour s’adresser à lui. Le prisonnier se contenta de froncer les sourcils, toujours s’en piper mot. Un numéro. On lui mettait un collier de chien et maintenant on l’affublait d’un numéro. C’était risible. Il avait choisi une nouvelle identité et il comptait bien la garder. Le passé ne faisait que parasiter son présent. Un présent qu’il ne comptait pas gâcher en prison. L’homme insista avec ce numéro débile mais cette fois-ci, il voulait en savoir un peu plus. A première vue, c’était l’affaire avec le PDG de Werner Industries qui l’intéressait. Il ne s’intéressait même pas à son spectacle fabuleux à l’Opéra de Gotham. Wolfgang fut vexé et tira davantage sur les bandages qui recouvraient les blessures de ses mains, non cicatrisé. Tout veillant à ce que ses mains restent loin des yeux du médecin, bien sous le bureau. Il était loin de la prison. Peut-être était-ce une occasion de s’enfuir et tant pis s’il devait de tâcher les mains.

- J’ai dit que je préférais être appelé Wolfgang, tachez au moins de respecter ce nom de scène puisque le premier vous importe peu. Pour le reste, je n’ai rien dis aux autres, alors pourquoi en dirais-je davantage à vous ? Le provoqua-t-il.


Il n’avait aucune envie que sa vie soit déposée sur ce dossier. Elle était bien loin la vie du jeune Patrick, déplacé de foyer en foyer. Il n’avait rencontré qu’une famille dans sa vie dont il se souvenait à plaisir et il gardait le surnom de cette époque de bonheur. Il était Wolfgang pour eux et il serait Wolfgang aujourd’hui. Même si son don si particulier avait été source de tragédie pour eux. Eux non plus n’avaient pas su admirer son talent. Il n’était pas simplement doué en chant et avec des instruments. Il était bien plus que ça et ils ne l’avaient pas compris. A quoi bon revenir sur le passé ? Il n’était plus ce gosse tabassé par des racailles. Il était devenu cette racaille. Il était le Music Meister, l’artiste qui avait su se débarrassé des règles de la société pour se surpasser. Il était celui dont le don hypnotique arriverait un jour à faire plier le monde dans une comédie musicale d’une grande envergure. Il se le jurait. Il n’y avait que la musique qui ne mentait pas.

- Vous perdez du temps, comme tous les autres, chantonna-t-il à voix basse.


Et il replongea dans son silence, utilisant ses cordes vocales pour fredonner un petite air qu'il avait inventé. Il haïssait tellement ce collier. Sans lui, il l’aurait déjà forcé ce Jonathan Crane à danser jusqu’à ce que ses pieds saignent et terminer avec grave en sautant par la fenêtre. Il allait devoir utiliser ses mains et non sa voix et il détestait cette idée mais il détestait encore plus l’idée de rester dans cette situation. Il se préparait à bondir dès que l'homme s'approcherait un peu.


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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeLun 5 Mai - 1:04


«Les Artistes sont-ils tous fou ?»



    Il fallut à peine quelques minutes pour que le patient commence à grincer des dents et qu'il ouvre sa bouche afin de me vociférer des ordres qui me fit rire de façon narquoise. Si il croyait m'effrayer avec ses airs de gros durs, ce type se mettait le bras dans l’œil avec passion, puis en vérité je n'en avait que faire de son identité car au final, il restera à mes yeux de sinistre personnage une série de chiffre et un visage à quoi me référer sur les photos. Je ne relevais même pas les yeux vers sa direction lorsqu'il me fit entendre le doux son de sa voix agacée dont la tonalité semblait refléter un peu d'énervement mais surtout, la voix d'un homme vexé. Sûrement car je n'avais jamais entendu parlé de lui et que je l'avais descendu au point de n’être qu'un numéro. Mais il faut parfois savoir se comporter comme le pire monstre pour en apprendre sur les autres, en l’occurrence, le prénom -ou surnom- de mon nouveau patient. Wolfgang. Je relève un sourcil, ayant un léger doute sur ce prénom et vu l'allure du cas, il n'avait pas l'air d'avoir tellement les pieds sur terre. Je soupire et note quand même ce pseudonyme en haut de ma feuille de travail « Wolfgang ? 1er mai 1995 », c'est alors que le patient se met à chantonner quelques médisances, je le regarde avec un regard sinistre, laissant se dessiner sur mon visage funeste légèrement saupoudré de taches de rousseur un sourire dangereux. Ce Wolfgang me faisait atrocement rire a essayer de se donner des airs d'épouvanteur, j'aimais tellement ce moment où mes patients -ou victimes?- me prenait pour cet être sans défenses et totalement pur. Or, se cachait sous ce minois de type arrogant et ses costumes noirs de professionnel, un dangereux personnage qui serait prêt à tout pour étudier ce qui le passionne, la Peur, l’Épouvantail.
Je pose délicatement le dossier sur mon bureau tout en gardant rictus malsain, ce type n'allait pas passer le meilleur moment de sa vie en essayant de me provoquer de ces façons aussi minables.

-Allons 6 485... euh, je voulais dire Wolfgang, n'essayez pas de vous montrez plus malin que moi, vous perdrez à ce petit jeu immature.


Je vois ses dents grincer, je soupire, je reprends mon faciès sérieux et commence le petit jeu question-réponse, mon attention se pause sur ses gesticulations avec ses mains, boh, il doit sûrement être en train de stresser même si il ne le dévoile pas sur son visage.

-Très bien Wolfgang, puis-je savoir d'où vient ce nom ? Vous l’êtes-vous vous même attribué ? Une passion pour la musique peut-être ?


Aucune réponse. Je pose mes mains sur le bureau et me met à rire, quitte à jouer les provocateurs, faisons-le ensemble, j'y suis le roi depuis que j'ai mon diplôme de professeur et psychiatre. S'il croyait réellement m'impressionner avec son silence, je lui ferais comprendre avec tendresse que je ne suis pas le genre d'homme à me laisser marcher sur les pieds aussi facilement, je l'ai bien trop fait étant plus jeune. C'était toujours sur le petit Jonathan que les gros durs passaient leur nervosité, toujours lui encore sur qui le père se défoulait quand il était alcoolisé, encore lui que l'on traitait d'épouvantail dans les couloirs du collège et même de l'université à cause de ses jambes trop fines. Depuis, j'avais appris à me montrer mauvais et arrogant face aux brimades des autres, peut-être est-ce d'ailleurs pour cela que ce scientifique et psychiatre des Peurs au fond de moi-même se cache sous un costume affreux d'épouvantail. Je reprends la parole avec un ton mauvais et surtout moqueur.

-Vous savez à qui vous me faites pensez Wolfgang ? A ce crétin profond qui n'a sûrement rien réussi dans sa vie, vous voyez de qui je parle ? Non ? Le Joker, il semblerait que vous l'auriez aider dans l'une de ses frasques débiles à souhaits … Vous me faites penser à lui.


Si je m'attendais à ça ? Peut-être un peu, ma méchanceté gratuite était vraiment arrivée à un point à la limite du supportable. Meister se jeta sur moi comme un bête sauvage, resserrant ses bandages qu'il venait de d'enlever de ses mains blessées autour de mon cou. Coincé par la réalité, je priais intérieurement pour que cette cinglée de secrétaire ou les infirmiers qui avaient escortés ce malade m'entendent, je me mis à hurler en regardant ce rouquin m'étrangler. Si je n'étais pas sous cette couverture de sinistre psychiatre, je lui aurais déjà transpercé le corps de mes seringues. Alors que ma vue commençait à se faire trouble et que je pensais sérieusement en être arrivé à mes dernières secondes de survie dans ce bas monde, j'entendis le cri de ma secrétaire et des pas s'approcher de nous. Les trois hommes qui avaient escortés ce cinglé se jetèrent sur lui en lui assainissant quelques coups de poings.

-Docteur Crane ? Docteur Crane ? Vous allez bien ? Vite appelez une ambulance !


-Ca ira Sabrina, ça ira.
Murmurais-je en me redressant. Mon regard était tellement noir que même la jeune secrétaire abrutie se recula, je regardais avec méchanceté mon patient, que les trois hommes tenaient à bout de bras,ils commençaient à partir.


-Revenez-ici, ce cher numéro 6 485 et moi n'en avons pas tout à fait fini.


-Mais Monsieur Crane, il vient de vous agresser !

-Ne vous en faites pas, je connais mon métier. Vous le récupérerez aussi doux qu'un chaton d'ici une heure.


Un sourire sadique se dessina sur mon visage à ce moment là, si ce cher Music Meister se croyait invincible en déposant ses mains moites sur mon cou d'oiseau frêle, il venait surtout de commettre une erreur qui allait mettre en péril bien plus que l'estime de lui-même : son état mental. J'ordonne aux infirmiers de le sangler à la chaise et leur fait quitter la pièce. En refermant la porte, je n'oublie pas de la fermer à clef, pour ce que s’apprête à vivre mon patient, il ne faut aucun désagrément. Un silence de mort s'installe dans la pièce je retourne à mon bureau et sans m'asseoir me penche sur le patient.

-Vous venez de commettre une erreur irrémédiable mon cher, respirez une dernière fois, car c'est sûrement la dernière fois avant de vivre dans un autre monde.

* * *

Mon corps morbidement maigre se déplace comme une ombre vers la fenêtre, je ferme doucement les rideaux, plongeant cette pièce dans une semi-nuit artificielle, je m'assieds face à Wolfgang et prend ma mallette sur mes genoux, il n'est visible que mon ombre et quelques parties de mon visage éclairées par la petite lampe sur le bureau. L'atmosphère est morbide, je souris dans la presque obscurité. Je m'approche sinistrement de l'éclairage de la lampe, découvrant mon visage pale, c'est calme, tristement calme seule ma voix parvient à percer ce silence infâme.

-Dites-moi, chuchotais-je de ma voix posée et faiblarde, numéro 6 485, quel est votre pire cauchemar ?

J'éteignais la lampe et la rallumais brusquement, laissant paraître un affreux, atroce et ignoble visage d'épouvantail dont la voix roque et malsaine cracha à Music Meister :

-Bienvenue dans mon monde Wolfgang !


Je transperce la carotide du patient avec une seringue remplie de mon nouveau poison, celui où je suis le maître d'orchestre du cauchemar, il hurle, j'aime profondément sa voix tout d'un coup, puis, le noir.
J'observe cet homme seul, qui déambule dans le noir absolu, je suis caché, comme un monstre, il a peur, je vois son souffle s'accélérer et  son regard se disperser. Il est seul dans ce monde où règne un silence. Il parle, mes grandes griffes crochues l'emprisonne, il est si petit et si faible face à moi, je m'approche lentement de lui pour rire de façon machiavélique.

- Bouh.
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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeLun 5 Mai - 22:16



Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] Music_12
Silence.


Wolfgang avait saisi sa chance, la fureur l’aidant à passer à l’acte, et avait désormais ses bandages autour de son cou. Il n’avait pas remarqué que l’homme était si fin, il eut même la pensée que sa nuque allait se briser avant même qu’il ne l’étouffe. Il paniqua lorsque le médecin se mit à hurler et il sera davantage. Il voulait être rapide tout comme les mercenaires qu’il avait rencontré mais il n’avait pas la force ni le cran nécessaire pour le faire malgré qu’il s’acharnait. Crane finit par ne plus crier, ni ne prononcer un seul mot. Le musicien se permit un sourire. Le psychiatre allait mourir de la main de l’individu qu’il pensait « immature » et « crétin ». Si Music Meister avait été trop silencieux, Crane avait trop bavard à son goût. Soudain, un bruit le fit se retourner et une douleur vive lui vient en pleine face. Le mélomane lâcha aussitôt sa victime pour se protéger le visage avant d’être sévèrement bloqué par ceux qui l’avait escorté jusqu’ici. Il se débattit férocement avant d’abandonner toute résistance en les voyant se diriger vers la sortie. Il avait tenté sa chance, il l’avait raté. En même temps, pas tant que ça puisqu’il avait su démontré qu’il n’en avait rien à faire qu’il s’agisse de Crane ou d’un autre illuminé en blouse blanche. Il se demandait si un autre médecin tenterait sa chance après ce genre d’incident. Il lécha doucement ses lèvres blessées. Il eut très vite une réponse. Jonathan Crane n’en avait pas fini avec lui.

- Revenez-ici, ce cher numéro 6 485 et moi n'en avons pas tout à fait fini.

Meister avait eu la même réaction que ceux qui étaient censés le contenir. Il fut très surpris. Il le regarda sans comprendre, encore un peu choqué par les coups qu’il avait reçus. Il avait bien entendu ? Il fut surprise, puis colérique. Il le sous-estimait, il se moquait, il le diminuait ! Il lui jeta un regard féroce. Il était encore plus fou que ses patients s’il croyait un seul instant que le musicien coopérerait.

- Vous le récupérerez aussi doux qu'un chaton d'ici une heure. Conclut Crane.

- Là c’est vous le crétin profond, balança le chanteur d’une voix dure.

On le poussa brutalement vers le fauteuil et le jeune homme tenta alors une nouvelle fois de se défaire de la prise musclé. Il n’a jamais été doué pour jouer de sa force physique. Il tira sur les sangles encore et encore avant de se coller contre son siège, la colère au ventre. Il observa celui qui avait manqué d’être sa première véritable victime, se demandant bien ce qu’il pouvait bien espérer de lui. Il n’avait qu’une envie : sortir de cette pièce. Il en avait déjà assez de ce petit jeu, de ses remarques volontairement vexante et de ce maudit collier qu’il l’empêchait de le transformer en vulgaire poupée. Il refusait d’être dans cette situation, attaché, impuissant, incapable de prononcer le moindre son en mi ou en la. Il l’observa, comme une bête sauvage en cage.

Aucun des deux ne prononçait un mot. Notre protagoniste trouvait l’expression du docteur assez étrange. Il n’aurait su dire ce qu’elle représentait exactement mais il avait l’air assez satisfait. En quoi la situation actuelle était-t-elle plaisante ? Parce qu’il était le dominant. Oh, c’était tellement facile de l’être lorsque l’autre était contrait à l’impuissance. Music Meister ne respira pas, au contraire, il retient son souffle et étrangement, il eut une certaine hésitation à reproduire quelques notes. La pièce s’assombrit et le silence se fit de plus en plus pesant. Le musicien joua avec le talon de sa chaussure pour créer quelques percutions sur le sol au bout d’un moment alors que le toubib ouvrait une drôle de mallette en face de lui. L’acte était volontaire ou la preuve d’une certaine nervosité ? Il plissa doucement ses yeux pour mieux voir l’expression de Crane à travers les ombres. Encore ce numéro. Encore une question. Une question qui ne semblait pas être aussi professionnelle que celles demandés précédemment. La lumière s’éteignit avant de laisser apparaitre une chose bizarre et quelque peu effrayante. Cette fois-ci, le mélomane avait les sens en alerte. Il se colla à son siège avec une force toute nouvelle, espérant échapper à la situation dont il n’avait jamais eu le contrôle. Nouvelle douleur peu familière toutefois, juste au-dessus de son collier électrique. Il lâcha un grognement de douleur, mais il ne put se retenir bien longtemps de crier, provoquant une nouvelle souffrance, mais électrique cette-fois. Il finit par ouvrit la bouche pour protester, mais aucun son n’en sorti. Aucun, rien. Il paniqua et ferma les yeux.

Lorsqu’il sortit de son bref moment d’absence, il se retrouva dans le noir le plus complet. On était bien loin du cabinet du docteur Crane. Le musicien courut, cherchant la sortie dans toutes ses ténèbres et tout ce silence. Il cria à l’aide et sentit une chaleur autour de son cou, mais aucun son ne lui parvint même si sa voix se fit enfin entendre. Soudain, un immense épouvantail se présentant à lui. Un véritable croquemitaine venu pour le rendre de ce cauchemar, un véritable enfer. Il paniqua et le repoussa avec force, se demanda tout haut ce qu’il était vraiment, avant de courir de nouveau pour lui échapper. Il était seul, sans musique ni quelqu’un pour l’aider. A ce moment, il repensa à ses anciens tuteurs et comme s’ils avaient répondu à son appel leurs voix lui répondirent.

- Chante pour moi Patrick, ô tu es un vrai petit Mozart, l’encouragea la voix de son ancienne tutrice.
- Chante Wolfgang. Chante, fit son mari avec insistance.
- J’essaie ! Ne put que répondre le rouquin dans le noir qui s’acharnait sur ses cordes vocales pour y faire s'échapper un son.
- Allez le castra, chante et on ne te cognera pas. Fit une voix plus mauvaise.
- La ferme, répliqua le rouquin.
- Tu peux faire mieux, Patrick ! Le gronda une voix féminine.
- Wolfgang, si tu chantes assez bien, peut-être que tes vrais parents t’entendront !
- CHANTE ! CHANTE ! CHANTE !


Le rouquin tomba au sol, tenant sa tête qu’il commençait à lui être douloureux. Trop de voix, trop de bruit, aucune musique et aucun chant. Il n’arrivait à rien. Il était un incapable. Il tremblait, terrorisé et sous pression. Cependant, on était bien loin du terrifiant cauchemar qui l’attendait. Pour le moment, le jeu ne faisant que commencer. Patrick hurla de toutes ses forces, provoquant une douleur plus vite autour de sa gorge, même si le cauchemar brouillait ses sens. Il se leva et courra encore, ne se rendant même pas compte qu’il rajeunissait à chaque pas, redevenant ce petit garçon de douze ans, bien propre sur lui et bien coiffé avec ses éternelles lunettes sur le nez. Ce petit garçon à qui on lui en demandait trop pour son âge et qui avait finis par être obsédé par la musique, la seule manière d’être reconnu à ses yeux par les adultes qui l’abandonnaient les uns après les autres. Quand on était doué, on n’était jamais seuls, non ? Sans sa voix, qui était-il ? Il n’était plus rien.

Music Meister, petit garçon :
 




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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeVen 9 Mai - 1:33


«Les Artistes sont-ils tous fou ?»




Un Enfer pour celui qui ne jure que par le son de sa voix et de son corps, nous étions dans un monde où tout ce qui venait de lui était inaudible. Il repoussa mes doigts squelettiques, se libérant de l'entrave malsaine qui le retenait, il était comme une vermine que je pourchassais avec passion, une passion atypique direz-vous. Nous retournions à l'enfance de ce grand homme qui il y a environ quinze minutes se croyaient libre comme l'air et puissant comme un Dieu, j'étais passionné par ces hallucinations qui me permettaient aussi d'en savoir plus sur mon patient ou plutôt cobaye. Je le vois gosse, tout le monde semblait être fasciner par cette voix dont je n'avais entendu un son charmant, l'horreur faisait son effet, le gamin ne pouvait pas chanter, je ricanais. Plus il avançait, plus il rajeunissait, il était petit, il était faible, il faisait noir et l'atmosphère se faisait lourde, comme si ce ciel imaginaire d'un noir profond se tassait sur la tête de Wolfgang -ou Patrick devrais-je dire?- tandis que j'observais cette scène de torture.

-Allons Patrick … où est ta belle voix mélodieuse ? Oh oui … c'est un lointain rêve, comme c'est attristant d’être séparé de la seule chose qui vous rend unique ? Utile ? Être séparé … de sa seule arme contre l'atrocité du monde … Haha.

Ma voix était grinçante comme une porte de maison hantée et si grave qu'elle s'apparentait à un tonnerre. Le petit garçon qui était au sol, fermait nerveusement les yeux, j'admirais toute cette souffrance dans un corps d'enfant, moi aussi j'avais subit cela, mais maintenant il faut savoir devenir le bourreau. Trop longtemps le pauvre petit Jonathan dont les jambes étaient aussi fine que des baguettes de pain était harcelé à cause de son physique androgyne et squelettique, aujourd'hui j'en avais fait un atout, pour effrayer. On dit que dans les cas  de psychopathie, schizophrénie et autres maladies d'ordre mental, la source vient de l'enfance, c'est vrai. Enfin, cela n’incluait pas  que je pensais être un psychopathe, loin de là ! Mais grâce à l'observation de ma propre vie et celle de ce Patrick, je pouvais affirmer sans hésitation particulière que les passions viendraient de l'enfance elles aussi ? Ou peut-être que traumatisme et passion sont intimement liés …
Trop de pensées d'un seul coup, je ne devais pas non plus oublier le pourquoi du comment j'en étais arrivé à devoir empoisonner mon patient, cet importun avait eu la débilité profonde de me provoquer et pire encore, de m'agresser alors que j'étais en position de faiblesse par rapport à lui, je n'avais pas mon principal atout et surtout, je ne pouvais pas sortir mes seringues pour le lui enfoncer dans le cou. Sinon, j'aurais été dirigé à Arkham et serais devenu le voisin de cellule de mon patient... Je me devais de le faire souffrir pour qu'il n'oublie pas a qui il avait à faire et que lorsqu'il me croisera dans les sinistres couloirs de Blackgate ou dans rue, il se rappelle qui est l’Épouvantail.
Alors que ma victime se faisait de plus en plus ravager par l'ombre des cauchemars, la vision de cet être sans importance en train de m'étrangler me revint à l'esprit, non je ne devais pas l'épargner du pire, ici nous étions dans mon monde et tout ce que je pouvais espérer de plus immonde pouvait arriver.

Nous changions d'endroit, un grand opéra lugubre dont les sièges rouge avaient perdus de leur fraîcheur. Toiles d'araignées et rats galopant sur les poutres jadis vernies aux feuilles d'or avaient envahis l'endroit qui avant fut magnifique. Il était là, debout, dans le plus beau costume de chanteur d'opéra, des lumières faisant se dévoiler la poussière qui s'envolait comme de la poussière de fée. Un public étrange qui parlait parlait et parlait encore, fort, tous avaient des allures de cadavres en décomposition, pales comme des malades de la peste, une partie d'entre eux portait le masque typique des médecins lors de l'épidémie de Peste dont le bec crochu accentuait leur allure démoniaque. Tous riaient et moi, j'étais là, au premier rang mes grands doigts désossés et décharnés devant ma bouche cousue, pulpes contre pulpes. Je regardais ce cher virtuose dont les cheveux roux étaient parfaitement coiffés, tout était parfait, même son sourire qu'il n'osait hélas pas montrer.
Le pianiste, un vieil homme squelettique dont les doigts étaient anquilosés et la longue barbe enroulée autour de son corps maigre attendait le silence pour commencer. Music Meister attendait, les yeux s'écarquillant dans tous les sens, je relevais la tête. Je levais un doigt, tout le monde se tut et posa son regard sur le jeune chanteur, le silence régnait. Mon sourire macabre s'étirait et le pianiste ne bougeait pas d'un poil, comme déjà mort sur son piano envahi par la poussière, on ne distinguait même plus sa vraie couleur.

-Avé Maria. M'exclamais-je de ma voix sinistrement affreuse et froide.

Tout le monde se mit à applaudir, je remis mes mains devant ma bouche pour écouter. On se tut. Le pianiste cracha ses poumons et les lumières se firent plus douces, le vieil homme appuya sur la première note, son piano était totalement désaccordé je remarquais Wolfgang qui avait le regard fuyant, il avait peur, complètement peur et pourtant, ce n'était pas le pire. Le vieux pianiste commença Avé Maria, les notes étaient toutes aussi affreuses les unes que les autres malgré le fait qu'elles étaient toutes à la bonne place. C'est alors que le moment que j'attendais le plus arriva, notre grand chanteur tout beau tout grand ouvrit la bouche, aucun son n'en sorti. Les femmes du public commençaient à ricaner bêtement, le pianiste continuait sans interruption. Il essayait, encore et encore et pourtant rien. Le public général se mit à rire, à se moquer de lui en le pointant de doigt tandis que je ne bougeais encore pas. Il était coincé sur cette scène sinistre, les planches craquaient, une danseuse étoile arriva, encore plus maigre que moi ou même du pianiste. Nous ne savions pas vraiment si c'était une enfant ou une jeune femme, son tutu rose était fait de toile d'araignée et aucun sourire ne s'échappait de son visage, seul des lèvres dont le coin était au plus bas. Ses yeux étaient noirs, noirs comme le charbon et chacun de ses os craquaient lorsqu'elle bougeait. Le pire du pire ? Sûrement quand je remarquais le visage de Music Meister s'horrifier en voyant que l'une des jambes de la petite danseuse était en bois usé. Elle enchaînait volte sur volte pendant que le pianiste s'endormait presque sur son instrument, tous attendait le chant. Des rires, encore des rires, toujours des rires moqueurs comme des oiseaux malfaisants qui épiaient les expressions désabusées de Wolfgang. Ce manège incessant lancé, rires, notes affreuses et danse macabre, je fis signe à Meister de lever les yeux, il n'osa pas puis leva la tête et hurla. Trois autres danseuses, dansaient. Pendues par le cou. C'est alors que je me mis à rire moi aussi, en harmonie sinistre avec les autres membres du public, créatures mortuaires et autres créations sinistres de sa et mon imagination.

Soudain, les lumières baissèrent encore plus, il faisait presque nuit, le pianiste s’arrêta lentement. Les danseuses disparurent une à une tout comme le public, ne laissant derrière eux que quelques rires murmurés. Puis, le silence. Juste le jeune homme debout au milieu de la scène, gêné. Je disparais. Il est seul, éclairé par l'unique lumière qui scintille au plafond. Il est seul, horriblement seul, avec un rire démoniaque pour seul compagnie. Je riais à ne plus en pouvoir, il baissa la tête.

Tout à coup, je me jetais sur lui avec une hargne stupéfiante, l'attrapant par le joli foulard couleur crème qu'il avait autour du cou. Il couina. Mes griffes se resserraient sur son foulard tandis que mon autre main s'approchait de son cou. Tout en le lui caressant du bout de mes doigts crochus, je murmurais :

- Ce piano avait un son immonde... Peut-être faudrait-il lui … arracher les cordes ?
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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeSam 10 Mai - 1:19



Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] Music_12
Silence.


Pour Patrick,  la famille de musicien qu’il avait connu était la meilleure de toute. Il n’avait jamais vraiment réalisé qu’ils s’intéressaient à lui uniquement pour son talent vocal et musical. Même si surement, tout au fond de lui, il s’en doutait. Il avait été au plus haut, chouchouté et même aimé osa-t-il penser. Désormais privé de sa seule chance de se démarquer des autres, il se sentait désespérément seul. Il était terrifié. Est-ce que ce docteur des enfers avait réussi à lui arracher à jamais son pouvoir chantant ? Il se serait bien passé de son pouvoir hypnotique, qu’il le garde ! Il se fichait bien désormais de créer des danseurs à son bon vouloir. A cet instant, tout ce qu’il voulait c’était prononcer un mot. Juste un son, un la, un mi, un sol. Il refusait l’idée de n’être plus qu’un homme ordinaire, un moins que rien, un orphelin déluré, un rouquin d’opérette. Dans les ténèbres de son cauchemar, la voix de Jonathan Crane –ou du moins le monstre qu’il était devenu- résonna. Il n’était pas un psychiatre pour rien, il s’amusait tout à fait du malheur de son patient tout en analysant la terreur du jeune homme. Music Meister laissa même échapper en sanglot en attendant les derniers mots.

- La ferme ! J’ai.. J’ai toujours ma voix.. je… tu ne m’en priveras pas ! Cria-t-il vers les ombres en bégayant.

Oui, sa voix était à la fois un talent et une arme. Sans elle, il se sentait démuni, désarmé et victime de la folie ambiante. Comment se défendrait-il ? Comment attaquerait-il ? Sa voix avait toujours été sa plus puissante arme. A cette pensée, un cri déchira l’air. Un cri familier qui le réveillait encore certaines nuits d’angoisse. C’était le cri de son ancien tuteur. Il se souvenait exactement de la scène. Ils s’étaient disputés parce que l’adolescent turbulent qu’il avait été à l’époque voulait sortir rejoindre des « copains » -des marionnettes dansantes en réalité pour voler une bijouterie- mais l’homme avait refusé. Le Wolfgang avait un concours de chant le lendemain. Par colère, Patrick utilisa son don sur lui, sans vraiment réaliser les conséquences de ses actes. Le quadragénaire avait dansé encore et encore, sous les rires de celui qu’il considérait dans le passé comme un fils prodige. Il avait soudainement reculé avant de tomber dans les escaliers. Le cri avait déchiré l’air, la violence du choc avait fait disparaitre l’hypnose. Il avait failli mourir ce jour-là et c’était ainsi que Patrick avait perdu sa nouvelle famille. On l’avait abandonné, encore. Le hurlement de douleur se perdit dans les ténèbres tandis que le jeune mélomane disparaissait dans la pénombre.

Le mélomane traversa soudainement un rideau et se retrouva sur scène, dans une taille adulte. Il reconnut assez vite qu’il s’agissait d’un opéra et en même temps, cela semblait être un peu plus que ça. Pour imaginer cet endroit, il fallait mélanger le vieux et le pourri. L’endroit semblait immense mais les ténèbres rétrécissaient le tout. Des bruits de discussion grouillaient dans l’Opéra, tout le monde semblait ignorer le concert et le jeune homme qui allait faire son spectacle. Le chanteur baissa soudainement ses yeux et aperçut qu’il portait désormais des gants d’un blanc immaculé tranchant avec la saleté de l’endroit. Sa vision se brouilla légèrement et il crut voir des blessures à la place des gants mais il ignora cette image. Il portait un costume bleu nuit, rappelant ceux des opéras baroque. Il portait des boutons couleurs crème et un magnifique foulard de soie. Il n’avait jamais vu pareil costume, c’était le plus beau qu’il n’est jamais eu l’occasion de porter. Cela devait être un moment très spécial pour pouvoir le porter ainsi et pourtant, le musicien ne ressentit en lui qu’une sensation de détresse. Il tenta de faire bonne figure et se rapprocha du micro, ayant l’impression d’avoir ses chaussures cirés qui pesaient une tonne. Il aperçut nettement son public et son visage prit une teinte plus pâle. Il n’y avait en face de lui que des cadavres, des zombies qui venaient l’entendre chanter. Le rouquin eut l’impression de se retrouver dans un concert gothique dont il était devenu par erreur le centre de l’attention. Ses yeux finirent par tomber sur le responsable de cette comédie -ou plutôt tragédie, et à ce moment-là toutes pensées de fuite disparurent pour ne laisser place qu’à un intense sentiment de terreur sourde. Il était bien incapable de bouger, même s’il l’avait voulu. Il devait chanter. Il devait chanter et les ensorceler. Il devait prouver qu’il le pouvait encore. Il glissa une main tremblante dans ses cheveux plaqués en arrière, tachant de se concentrer sur le titre qui venait d’être donné par l’homme au masque. Un masque horrible en tissu dont la bouche cousue ressemblait à un sourire macabre. Ce type avait fait venir tous les monstres des enfers, ceux que l’on n’osait à peine raconter pour ce faire peur. Avé Maria. Il la connaissait bien sûr. Un grand classique, mais comment se concentrer lorsque le monde entier n’était fait que de pourriture et de moisissure vivante ? Même le pianiste faisait partie de ce cirque d’épouvante. Si Patrick avait trouvé le docteur Crane très fin, ce n’était rien comparé aux individus qui l’entouraient. Cette finesse n’était pas signe de fragilité mais d’horreur. Cependant, cela ne l’empêchait pas de vouloir pousser la chansonnette.



Le rouquin ferma les yeux une seconde sous les applaudissements, essayant de se concentrer sur la musique qui résonnait derrière lui. Le piano était totalement désaccordé ?! Il ouvrit brutalement les yeux, regardant le musicien d’un air désabusé. Ce dernier ne lui jeta pas même un œil, continuant de jouer des notes atroces. Le rouquin se tordit les mains, sentant son corps s’accélérer brutalement dans sa poitrine à chaque seconde qui s’écoulait davantage dans ce cauchemar. Il rajusta son joli foulard, les mains poisseuses. Il ouvrit la bouche doucement puis tenta un son. Rien. Il ouvrit davantage mais pas même un soupir s’échappa de ses lèvres. Il glissa une main timide autour de son cou, tandis que les rire résonnèrent. Le musicien s’efforça davantage, parvenant à peine à couiner. La frustration lui prenait les types ainsi que le sentiment d’humiliation. Les rires se firent de plus en plus forts, les cadavres se marraient de son désastre. Le musicien se sentit incapable du moindre mouvement, manquant une nouvelle fois de tomber. Ses pieds étaient lourds et ses jambes tremblantes. Des larmes lui montaient aux yeux. Une horrible danseuse arriva et cette fois-ci, Music Meister eut le courage de reculer d’un pas. C’était juste innommable. Il regarda le public dont les cris surpassaient même le piano parfois. Son regard se porta sur le musicien qui menaçait de se décomposer sur son piano puis sur la danseuse à la jambe de bois dont les bruits de ses os lui parvenaient à l’oreille. Le rouquin ne savait même plus s’il devait pleurer, hurler ou courir. Il choisit la facilité et baissa la tête, des larmes coulant doucement de ses yeux. Dans le public, les gens le montraient du doigt, crachant leur poumon et leur langue en se tortillant dans leur fou rire. Il était incapable de produire autre chose que tes hurlements de colère et des cris terrifiés. Il releva la tête, ses yeux tombant sur la silhouette d’allumette de l’homme masqué. Il le vit faire un signe vers le plafond. Le musicien secoua la tête sur le coup, essuyant avec rage les larmes qui avaient débordé sur ses joues. Il finit par lever les yeux, espérant un je-ne-sais-quoi. Ce qui le vit le glaça d’effroi et il se surprit même à s’abaisser, craignant d’être trop près. Il mit les mains sur sa tête hurlant cette fois-ci tandis que la danseuse à la jambe de bois le frôlait. Le rire du croquemitaine rejoint celui du public. Il eut de nouvelles larmes.

Le musicien mit quelques minutes à se relever, alors que le lieu sembla encre plus sombre. Il regarda autour de lui, quelques peu surpris de n’apercevoir personne. Il frotta ses yeux avec la manche de son sublime costume. Il se sentait si.. si nul. Il ne se sentait pas adulte à cet instant, malgré ses vingt-six ans. Pourtant, le même sentiment de peur tordait son estomac que lorsqu’il était seul la nuit au fond de son lit. Cette sensation d’être seul face à des ombres que l’on ne peut apercevoir et où le monstre soudainement surgit pour vous faire peur. Sauf que dans son lit d’enfant, il n’y avait pas de rire pour répondre à vos terreurs. A cette seconde précise, Crane lui sauta dessus. Le protagoniste fit un mouvement de recul mais il ne fut pas assez rapide. La brutalité de ses gestes provoqua un gémissement chez le rouquin. Cette fois-ci, c’était le docteur qui avait ses griffes autour de son cou et personne ne pourrait les stopper. Music Meister avait de nouveau les yeux qui se troublaient. Il était de nouveau contre son siège puis l’instant suivant dans cet opéra minable. Où s’arrêtait la fiction ?

- Ce piano avait un son immonde... Peut-être faudrait-il lui … arracher les cordes ? Fit l’homme avec une voix si terrifiante que le mélomane sentit son cœur s’accélérer comme s’il s’exerçait au tempo.

Il pouvait d’ailleurs sentir son souffle pulser contre les aiguilles qui caressaient sa gorge. Meister se débattit, tentant d’éloigner son cou des mains du monstre. Plus jamais il ne sous-estimerait les médecins, plus jamais.

- Mais.. qu’est-ce que tu es… me.. Me fait pas de mal ! Supplia sincèrement le rouquin qui malgré tout tenta une action. Je t’en prie ! Arrête tout ça, j’ai.. j’ai peur.

Sa voix s’était perdue dans un souffle. Music Meister retrouva une nouvelle fois une vision plus réelle, constatant que l’individu n’était pas sur ses gardes. Patrick réagit à la seconde même. Il était certes attaché sur sa chaise mais cela ne l’empêcha pas de balancer un pied dans les parties masculines du  psychiatre. Cet acte brutal provoqua un changement dans le cauchemar. Il se sentit brutalement chuté, les planches de l’opéra s’étant brutalement effondré sous ses pieds. Il tomba un long moment et ferma les yeux lorsque le sol s’approcha.

Il n’eut aucune douleur, hormis celle constante autour de sa nuque. Il eut la sensation qu’il était traîné sur le sol. Il ouvrit les yeux et eut tout le loisir d’admirer un carrelage gris de saleté, à travers eux, il put voir deux hommes le tirer par les bras. Il leva les yeux sans reconnaitre l’endroit sur le coup. Un hôpital ?




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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitimeDim 11 Mai - 1:09

La suite, eh bah c'est là bas ! A Arkham Asylum !
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MessageSujet: Re: Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister]   Les artistes sont-ils tous fous ? [Dr Crane & Music Meister] I_icon_minitime

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