Batman Legacy


 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeMer 19 Fév - 18:24

- Encore en retard monsieur Grayson ?

Moi qui essayait de passer la porte de la classe sans me faire remarquer, c'est raté. Ce professeur doit avoir des yeux tout le tour de la tête. Je fige et sens le regard des autres élèves se tourner vers moi. Certains sont amusés, d'autres agacés. Il faut dire que j'ai manqué la moitié des cours cette semaine et que ce retard risque de me faire suspendre pour quelques jours. Je ne suis pas fière de moi. Je ne le fais pas exprès de manquer l'école, tout de même. Par exemple, hier j'ai passé la nuit dans Gotham à sauter d'immeuble en immeuble à la recherche de pistes sur cette affaire de détournement de mineurs. Batman ne peut pas tout faire ! Alfred m'a annoncé l'heure tardive vers trois heures du matin et j'ai décollé illico vers le manoir. Ce n'est pas comme si j'avais le temps de regarder l'heure ! Je les verrais bien moi ces enfants s'ils étaient à ma place. À douze ans, la plupart ne doivent pas se coucher après dix heures du soir.

- J'imagine que vous n'avez pas fait vos travaux ?

Bien sûr que non. Si je n'ai pas le temps de dormir, je n'ai pas plus le temps d'étudier. Et pourtant, je ramasse de superbes notes à tous mes examens. C'est Bruce qui devrait me faire l'école à la maison. Mais monsieur est trop occupé. Alors j'endure la normalité. Le professeur m'annonce que j'ai une rencontre obligatoire avec le directeur pédagogique dès que la cloche sonnera. Je peux m'installer à mon bureau et dormir un peu en attendant. Je place stratégiquement une pile de bouquins entre moi et le professeur. D'entre mes livres glisse une coupure de journaux. On y fait mention du chevalier noir de Gotham, le mystérieux justicier masqué. Et sur la photo, c'est mon ombre au loin. Ils se sont trompés mais je ne vais pas m'en plaindre. Ça me rappelle mes années au cirque, cette publicité. J'ai toujours adoré me voir dans le journal. Quoique cette fois, je ne peux pas m'en vanter puisque j'y suis sous le couvert de l'anonymat. Finalement, je décide d'écouter le cours, je serais incapable de dormir avec tous ces regards en biais qu'on me lance. Quand la cloche retentit, je me dirige vers le bureau du directeur avec une docilité presque provocante. Je sais ce qui m'attend. Je n'irais pas jusqu'à dire que ça m'est égal mais j'ai vu plus dramatique ces dernières semaines. Un homme qui bat sa femme devant ses enfants par exemple. Mes problèmes scolaires ne me semblent pas aussi importants. La seule raison pour laquelle je n'ai pas de professeur privé, c'est que je préfère socialiser avec d'autres enfants de mon âge. Comme j'ai dis plus haut, j'aimerais bien avoir Bruce comme enseignant mais à défaut d'avoir une éducation exceptionnelle, je me tourne vers la normalité.

J'entre dans le bureau du principal en bâillant. Mais je m'arrête dans mon geste en remarquant la présence du psychoéducateur et de mon professeur principal aux cotés du directeur pédagogique. Ce dernier tente d'afficher un air sérieux malgré ses traits candides qui m'ont toujours faits penser à une mascotte d'une marque de biscuit bien connue. On me désigne une chaise et je me sens tout petit face à ces trois adultes debout et aux expressions austères. C'est mon professeur principal qui prend la parole.

- Richard, nous vous avons convoqué pour parler de vos problèmes scolaires...

- Oui, oui je sais que je manque souvent. Désolé. Je ne dors pas beaucoup ces temps-ci, je vais me rattraper. Tout baigne.

- Pas la peine de vous cherchez des excuses, il est normal que vous soyez troublé après la mort de vos parents.

Et là, comble de la surprise, le professeur se met à pleurer. Comme ça. Je me redresse sur mon siège, mal à l'aise. Le psychoéducateur lui tend un mouchoir et l'enseignant s'en sert bruyamment. Je prends une voix douce, comme si je consolais un enfant.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, monsieur le professeur. Je vais bien, je vous jure. C'est les jeux vidéos...

Mais non rien y fait, le professeur doit sortir de la pièce pour aller se calmer. Pendant ce temps, le directeur pédagogique m'annonce qu'il va m'envoyer voir un psychiatre pour que je puisse expier mes sentiments vis à vis de mes parents. Il dit que l'école n'a pas besoin de demander la permission à mon tuteur légal et que ce sera fait pendant les heures de cours. Tout de suite même. Ça me bouscule un peu, je ne sais pas comment réagir. Est-ce que je devrais rire ou me fâcher ? Je décide d'opter pour la première approche.

- Bon d'accord, allons-y ! On va bien rigoler.

Après avoir reçu un pénible sermon sur le sérieux de la situation, on me donne des billets de bus et l'adresse du psychiatre. Pour s'assurer que je me rende jusqu'à bon port, on me demande de faire remplir une feuille d'attestation de présence par le docteur. Joie. Je me retrouve donc devant le cabinet du docteur Jonathan Crane. Ça me dit vaguement quelque chose. Je crois que j'ai entendu parler de lui à la télévision dans une émission spécialisée. J'entre donc et donne mon nom. On me reçoit assez rapidement et je me retrouve dans le bureau, vaguement impressionné par la situation. Mais un sourire tente de percer le masque neutre que je tente de me composer.


- Attendez que je raconte ça à Bruce...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeLun 24 Fév - 22:48

Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Tumblr_ms2uuxmdzz1r1oploo1_500
Alors comme ça je suis fou ?

"Richard Grayson & Dr. Jonathan Crane"


8h32. Park Sheldon. Un lit.

J'étais dans un monde où toutes les âmes de Gotham étaient mes objets. J'étais dans un monde où je contrôlais tout, absolument tout. J'étais dans un rêve.
Le cellulaire sonna, résonnant dans tout l'appartement. Je grognais en me roulant dans mon drap blanc, il n'était que huit heures trente six, je n'étais pas encore dans ma peau de psychiatre et surtout pas apte à discuter avec quelqu'un, je laisse sonner et replonge ma tête dans l'oreiller. Ca re-sonne. Je soupire et me lève pour répondre sur un ton glacial. Je n'eus pas le temps de grogner ou encore marmonner quelques insultes, la voix d'un homme en stress se fit entendre :

- Docteur Crane ? Bonjour, désolé de vous embêter de si bon matin, mais j'ai besoin d'un rendez-vous en urgence pour un garçon de douze ans, je …

Ce type me débitait ses problèmes à une vitesse phénoménale, je ne pris même pas soin d'écouter la suite, je posais le téléphone sur le guéridon et m'étirais nonchalamment. J'en avais peu à faire de mes patients car en réalité, ils n'étaient pour moi que des objets que je manipulais à ma guise pour mes expériences intrigantes. Je n'avais pas encore testé mes toxines sur des enfants... intéressant, ces êtres inoffensifs et légèrement schizophrènes à la base me semblaient inutiles dans mes recherches au premier abord, cependant, ce serait une nouvelle façon de voir mes précieux cauchemars. Je reprends le téléphone.

- … ses parents sont morts et …

-Parfait ! Je peux le prendre cet après-midi, une vieille dame s'est décommandée, vers quinze heure trente. Au revoir.

Je raccroche tandis qu'un sourire machiavélique se dessine sur mon visage pâle. Je détestais profondément les enfants et le fait de pouvoir en torturer un juste pour mon plaisir personnel me donnait des frissons. Finalement, cette journée qui débutait si mal prenait une tournure intéressante, je m'habillais et faisais mon habituel train-train matinal et partais pour une fabuleuse journée pleine de cauchemars et d'angoisses jouissives.

- Bonjour Docteur Crane !
Cette abrutie de secrétaire est toujours là, plantée comme une mauvaise herbe sur sa chaise avec son sourire dégoulinant de gentillesse. Je m'approchais lentement d'elle et sens même lui adresser la parole, je lui arrache le carnet de rendez-vous des mains et rayais celui de quinze heure trente, Madame Grady. Une femme d'un certain âge, dépressive que j'utilisais souvent pour des expériences.

- Je lui téléphone pour décommander Monsieur Crane ?  Sussura la vilaine avec ses dents tordues.

- Non, je la prendrais. Madame Grady a juste besoin de petit remontant en ce moment. Cinq minutes suffiront.


- - - - - -



15h37. Park Sheldon. Un bureau.
Alors que je reviens d'un rendez-vous à domicile, un sourire méprisant aux lèvres. J'enlève mon grand manteau noir et relève la tête en entendant la voix stridente de ma patiente suivante, elle se tortille sur sa chaise et s'écrie alors que je m'approche doucement d'elle.

- Pas l'Epouvantail ! Pas l'Epouvantail ! Par … Par pitié !

Je lui souris et ricane intérieurement en voyant le désastre causé dans le cerveau de cette Madame Grady. La secrétaire lui lance des grands sourires niais et essaye désespérément de la rassurer tant bien que mal, il n'y a rien à faire. Sa conscience est totalement détruite.

- Laissez, je vais m'en occuper.

J'attrape la patiente par le bras et l'embarque dans mon bureau par la force, j'entends la petite sonnette ridicule de l'entrée tinter, ce doit être le gamin, je dois me débarrasser de cette hystérique. Je lui enfonce alors une seringue remplie de substance toxique, dernière de ma création dans le bras et la jette dans le placard à balais, fermé à double tour.
Après avoir minutieusement remis ma veste en place, je demande à ma secrétaire de faire entrer le gosse. Une fois dans la pièce, je lui fais signe du regard de s'asseoir et racle ma gorge.
Je le dévisage. Je l'imagine souffrir avec ses airs innocents. Je me redresse et sors un carnet dont la page ouverte est vierge, on peut commencer.

- Bonjour, je me présente, Docteur Jonathan Crane. Je suis psychiatre et psychologue spécialisé dans les phobies et autres traumatismes qui pourraient déranger. Je vais avoir besoin de quelques renseignements sur toi pour t'aider tu sais …

Je croise les jambes et le regarde par dessus mes lunettes.

- Il me semble que c'est l'un de tes professeurs ou je ne sais quoi de ton école qui m'est contacté … Une histoire de parents décédés je crois bien ?

Soudain, à ma plus grande stupeur, j'entends ma patiente enfermée dans le placard gémir. Je toussote.

- N'aie crainte, ce sont... les chats dehors.

Difficile de rester sérieux quand on cache un futur cadavre un peu trop bruyant dans son placard ...





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeMar 25 Fév - 8:00

Je suis sur le point de falsifier la signature du psychologue pour ma feuille de présence lorsque celui-ci apparaît. Je me lève et le suit dans la salle de consultation. Il m'a l'air un poil plus nerveux que nécessaire. En tout cas, plus que je ne le suis. Je prend place sur la chaise qu'il me désigne, face à lui. Il règne une atmosphère désagréable, typique aux cabinets de professionnels. Je me promets que c'est la dernière fois que je mets les pieds ici. Il suffit simplement que j'obtienne sa signature et je serai libre. Et s'ils me forcent à y retourner, je quitterai l'école pour de bon et suivrai les cours au manoir. C'est une idée qui me paraît de plus en plus attrayante. Après tout, je ne suis pas un garçon de douze ans comme les autres. J'ai beau souhaiter une vie sociale active, les faits commencent à me convaincre de l'impossible de ce souhait. Me lever à huit heure trente chaque matin alors que je patrouille la veille... bof, quoi. J'ai d'ailleurs de grosses cernes presque noirs qui commencent à s’incruster. Bientôt, je n'aurai plus besoin de masque. Alors que le docteur me regarde avec un air de détective bon marché, je ne peux m'empêcher d'étouffer un bâillement. Le canapé dans le fond de la pièce me semble très attirant. Finalement, le psychiatre prend la parole. Il a une voix assommante, c'est l'enfer. Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir rester éveillé. Il se présente comme étant un spécialiste de la peur. Ça me fait sourire. Traiter les phobies, ça doit être cool comme métier. Il va être déçu, je ne suis pas phobique. Comme tout le monde, il m'arrive d'être effrayé. Mais de là à être terrifié de quelque chose en particulier, non. Je sais qu'il y a une fille dans ma classe qui ne supporte pas les miroirs. Elle évite les toilettes publiques car elles sont souvent munies de grands miroirs. Chez elle, il paraît qu'il n'y a absolument rien qui reflète: les vitres sont peinturés. Le plus étonnant dans tout ça c'est qu'elle est toujours coiffé de manière impeccable. Elle doit sûrement se faire aider de l'un de ses parents, c'est impossible sinon. Je crois qu'elle serait une patiente idéale pour le docteur Crane. D'ailleurs, il me pose une question qui n'en est pas une. Comme s'il ne savait pas que c'est mon professeur qui m'a obligé à venir ici. Et puis, je n'ai aucune envie de discuter de la mort de mes parents. C'est un deuil que je fais moi-même sans l'aide de personne. Alors au lieu de répondre, je glisse ma feuille de présence vers le psychologue.

« Vous devez signer là. »

Il y a un genre de grincement étouffé qui fait écho dans le bureau. Je me tourne sur ma chaise en essayant d'identifier la source de ce bruit. Le ton du docteur Crane change complètement. Il est tout à coup tendu et nerveux. Je tourne le visage vers lui. Je ne le crois pas. Ce ne sont pas des chats. Ça avait vraiment quelque chose d'humain comme son. Je renifle, suspicieux.

« C'est bizarre, ça. Les fenêtres sont toutes fermées et nous sommes au troisième étage. Ces chats doivent vraiment avoir de grosses cordes vocales. »

Je passe en mode Robin. Ce qui, concrètement, signifie que j'observe Crane avec les yeux d'un détective. Il joue avec trop d'intensité avec son stylo. Son calepin est dans un angle étrange. Il y a une panique franchement inappropriée dans son regard. Tout ça est suspect. Je me cale dans mon siège, l'oreille tendue. Je vais lui donner le bénéfice du doute pour cette fois. Mais si j'entends encore quelque chose, je vais aller fouiller dans ce placard au fond. Il me semble évident que c'est la seule cachette possible d'un éventuel intrus.

« Vous pouvez signer la feuille ? »

Je jette de furtifs coups d’œil vers l'arrière en attendant la réaction de Crane.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeSam 1 Mar - 19:36

Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Tumblr_ms2uuxmdzz1r1oploo1_500
Alors comme ça je suis fou ?

"Richard Grayson & Dr. Jonathan Crane"


Alors que je joue nerveusement avec les pages de mon carnet, le gosse me fait remarquer que mon excuse des chats est la plus stupide du monde. Il fallait à tout prie que je me calme, vraiment, je n'avais rien à craindre de lui ! Même si ce gamin de douze ans et un mètre vingt les bras levés tombait sur la vieille dans le placard, je n'aurais qu'à lui planter discrètement une seringue dans le cou pour le décréter cliniquement fou et hop, adieu les problèmes. Puis, qui pourrait croire un enfant lorsqu'il dira 'Chez Docteur Crane, y a des vieilles dames enfermées dans ses placards qui hurlent à la mort !' personne. De plus, j'ajouterais qu'il n'était aucunement crédible à cause de son statut, il faut rappeler mes amis, que celui-ci est dans le bureau d'un psychiatre en tant que patient. Voilà la clef de la manipulation, il faut toujours être le maître des marionnettes, être au dessus de tout et en l’occurrence, je suis le maître de la psychologie.
Tout à coup, le môme me présente une feuille de présence sous le nez. Je plisse les paupières pour examiner un peu mieux l'objet, je me redresse et attrape le document pour le ranger dans le tiroir qui se trouve à ma droite puis, j'adresse à mon jeune patient un sourire hypocrite. Croyait-il vraiment que j'allais le laisser partir aussi facilement ? Non non … Ce serait contre mes principes ! N'oublions pas que je suis un bon psychiatre qui fait dignement son travail, aider les esprits malmenés. Je me mis à rire intérieurement, ce que je voulais par dessus tout, c'était tester mes toxines sur un moins de vingt ans, je n'en avais pas encore eu le plaisir.
Je m'enfonce lentement dans mon fauteuil noir, laissant paraître une certaine sérénité derrière mes lunettes de docteur. D'une voix lugubre et posée, je réponds à sa demande avec une pointe d'hypocrisie :

- Voyons Monsieur Grayson, si vos professeurs on déclaré que vous aviez besoin de moi, ils ne peuvent qu'avoir raison …

Soudain, une pluie battante s'écrase sur les vitres du bâtiment, la pièce s’obscurcit, devenant peu à peu un lieu de film d'épouvante.


Le petit garçon qui aurait aimé partir plus vite qu'il était prévu, le regard sombre et malsain du psychiatre des phobies.

Alors que je décèle une certaine insatisfaction dans le regard de mon patient, je fais craquer lentement mes phalanges une par une, le bruit résonne légèrement dans ce silence morbide qui règne. Quand au bout de trois minutes, je brise ce silence pesant avec ma voix glaciale.

- Allons mon cher, je suis là pour vous écouter. Parlez-moi de vos parents. Comment sont-ils décédés ? Je suppose que cet événement fût fort traumatisant pour un enfant de votre âge … Quand cela c'est il produit d'ailleurs ?

Je savais bien que ces questions le dérangerait, lors d'un deuil, la personne souffre dès qu'on en évoque le souvenir... Et là était le chemin dans lequel je voulais le mener. La souffrance. Pas très professionnel me diriez-vous ? Certes, mais ce morveux m'avait chercher des poux en ne me croyant pas sur les chats et j'étais d'humeur joueuse. C'est alors que je me mets à rire silencieusement, laissant juste un sourire visible, je venais de penser à quelque chose.

- C'est étrange que vos professeurs m'aient pris comme psychiatre pour vous, car je suis théoriquement spécialisé dans les phobies et les craintes ! Soupçonneraient-ils quelque chose à ce propos monsieur Grayson ?

Le bureau s'assombrit alors encore plus, la pénombre nous guette, les volets claquent à cause du vent qui s'est levé. Cette atmosphère funeste m'emplit de pensées mauvaises, je trépignais à l'idée de le voir plonger dans le Royaume des Cauchemars, comme une petite Alice dégringolant dans le pays des merveilles. Voir ses lèvres mordues, son corps tremblant et ses paupières sursauter après chaque chose ignoble qui se dessinera dans son esprit de petit garçon. Voir ses larmes commencer à s'écouler sur ses joues roses, les cris et les gémissements face aux mauvais souvenirs... Mes envies se firent psychopathes, le psychiatre des peurs reconverti en maître des cauchemars. Mais restons calme, je dois patienter, en savoir plus sur ce gosse, je me ressaisit.  
Je lui lance un sourire et m'approche de mon patient en décollant mon dos du fauteuil, les lunettes glissant sur le bout de mon nez.

- Dites-moi tout Grayson, je suis une bonne personne à qui vous pouvez confier toutes les horreurs du monde … Et sachez que dans ce domaine, je m'y connais énormément. L'horreur ...





Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeLun 3 Mar - 7:02

Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Tumblr_m6ysknqjsx1r6i27eo1_400

Bon. Il y a quelques petites choses qui ne vont pas du tout chez ce psychiatre. S'il savait que je suis un détective, il essaierait d'être plus subtil. Je vois très clair dans son jeu. Il doit savoir que je suis le fils adoptif du milliardaire Bruce Wayne et veut me garder chez lui suffisamment longtemps pour pouvoir s'acheter un chalet avec les honoraires. Je le soupçonne même de vouloir me bourrer de médicaments coûteux. Je vais me lever lorsque la pluie commence à tomber. Merde. Je vais devoir appeler Alfred pour qu'il vienne me chercher. Je n'ai aucune envie de me mouiller. Je commence à sortir mon téléphone portable de la poche de mon pantalon d'uniforme lorsque le docteur reprend la parole. Je plisse les yeux. À quoi joue-t-il ? Il est super bizarre. Ce n'est peut-être qu'une impression mais on dirait qu'il veut me faire peur. Carrément. Il prend une voix sinistre, me lacère de son regard encore plus lugubre. Peut-être qu'il fantasme sur les films d'horreur, les histoires de savant fou. Les fous, je les connais. Autant que ce docteur théâtral, sinon plus. J'en combat presque à tous les soirs. Hier, j'ai même arrêté un homme qui se croit vivre au Pays des Merveilles de Lewis Carol. Si cet homme croit me faire peur avec ses ambiances, il se met le doigt dans l’œil. Je suis beaucoup plus inquiet de me retrouver à marcher sous la pluie. Crane aborde le sujet de mes parents alors qu'il y avait une sorte de silence. Je baisse les yeux en repassant brièvement la mort de ma mère et de mon père, comme un film mental. Je me souviens de mon impuissance, je ne pouvais que regarder leurs corps se fracasser contre le sol du chapiteau. Toute mon enfance on m'avait averti du risque du métier de trapéziste sans filet. Mais quand on le vit, ce n'est pas la même chose que lorsqu'on nous prévient. On ne peut pas se préparer à voir ses parents mourir. Évidemment, j'ai compris au fil des années que cette scène ne s'effacerait jamais à mon esprit. Je dois vivre avec, l'accepter. C'est un mauvais souvenir mais il nourrit Robin, il nourrit ma soif de justice. Je vais pour répondre alors que je vois un sourire se dessiner sur les lèvres de Crane. Ça me choque. Me met en colère. Mais je décide de lui rendre son sourire, même si c'est sans joie. À quoi bon me joindre à ses lubies ? Je n'ai pas envie de me confier à lui de toute manière, je ne perds rien d'autre que mon temps. Je réponds quand même à son hypothèse.

« J'ai un peu peur de savoir ce qu'ils prennent comme viande à la cantine, si vous voulez savoir. »

Je souris à mon humour. Et l'autre semble aussi pris d'euphorie mais d'une intensité presque effrayante. Je ne crois pas être si drôle. Alors j'avoue que ça me fait passer une sueur froide dans le dos. À quoi pense-t-il ? Je commence à me demander si ce type n'est pas aussi malade que ces patients. Mal à l'aise, je saute sur mes pieds et ajuste le veston de mon uniforme scolaire.

« Docteur Crane, je suis désolé mais je n'ai pas du tout besoin d'un psychologue. Ça va très bien là-haut... »

Je me donne de petites tapes sur le crâne et prends mon téléphone portable de l'autre main. J’appuie sur composition rapide.

« Je vais passer un appel pour que mon majordome vienne me prendre. Et ce serait vraiment aimable à vous de signer la feuille de présence mais si vous ne le faites pas, ça ne me gênera pas plus que ça. »

Je croyais que cette rencontre allait être drôle mais je ne m'amuse pas du tout. Je commence même à avoir des doutes sur la dangerosité de ce type. Il a cette manière de parler très inquiétante, il fait planer le doute. Pour un détective, c'est quelque chose de très agaçant car cela donne une piste, un indice. Je ne suis pas déguisé alors je ne peux pas l'interroger ni aller regarder dans son satané placard sans risquer de griller ma couverture. Je dois me comporter comme un gosse de riche, le fils adoptif de Bruce Wayne. Un garçon plus ou moins banal, de douze ans. J'ai tendance à oublier mon âge et ce qu'il donne comme indicatif à mon entourage. J'ai peur que ce type m'attaque sans que je puisse me défendre comme je peux le faire à cause de l'absence de ma cape. Batman m'a appris à ne jamais me mettre dans une situation de vulnérabilité, surtout quand je suis en civil. Je ne croyais pas pouvoir l'être lors d'une simple visite chez le docteur ! Je me force tout de même à garder une expression faciale détachée, je souris même. Je porte le téléphone à mon oreille.

« Salut Alfred, je suis au cabinet du docteur Crane. Tu peux venir me chercher ? »

Je détourne le regard de Crane et commence à marcher vers la porte. J'ai toujours le portable à l'oreille, j'attends la réponse d'Alfred sans plus accorder d'importance au docteur Crane. J'ai hâte de sortir de cet endroit... Je me tourne prestement vers l'autre après avoir écouté le majordome.

« L'adresse...? »

Merde, j'ai oublié l'adresse. C'est un peu embarrassant pour un détective. Alfred peut très bien regarder dans le bottin ou à l'ordinateur ( Alfred utilisant l'ordinateur de la batcave c'est très drôle ) mais ça va prendre plus de temps. J'interroge donc du regard le docteur.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeJeu 6 Mar - 23:44

Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Tumblr_ms2uuxmdzz1r1oploo1_500
Alors comme ça je suis fou ?

"Richard Grayson & Dr. Jonathan Crane"



- Allons Monsieur Grayson, calmez-vous, depuis que j’ai commencé à parler, votre rythme cardiaque s’accélère, vous voulez fuir à tout prie le dialogue avec moi, votre respiration est rapide et saccadée... Vous semblez tendu ... Ne vous en faites pas, je ne suis un monstre.

Je montre à ce jeune homme mon sourire le plus sinistre, il s’enfuit un peu plus loin pour téléphoner alors que je me ris intérieurement de lui. Le voir dans cet état de stresse comme un petit animal qu’on enferme dans un bocal me satisfait étrangement. Pendant qu’il s’absente, j’ouvre l’un des tiroirs fermé à clef du bureau en chêne et lance un regard intéressé vers les seringues qui y sont cachées. Trois seringues dont le composant pourrait faire frissonner le plus rustre des chimistes... Tout un mélange qui une fois injecté dans votre corps vous rappelle vos plus douloureux souvenirs pendant théoriquement une demie heure, le cœur s’affole et se torture à cause des milles rappels ignobles, vous risquez même un malaise. Je n’ai eu aucun décès suite à ce poison, c’est pour cela que je l’ai choisi pour expérimenter mes toxines sur un enfant, je sortais mon carnet de note lorsque Richard revint vers moi pour me demander l’adresse du cabinet. Ah non, il ne rentrera pas aussi vite, il va me falloir presque une heure pour observer tous les effets secondaires et les répertorier dans mon carnet spécialisé. Avec un air aussi hautain que mauvais, je lui réponds en me trompant volontairement de numéro.

- 23 Rue Wallace, Sheldon Park...

Après cela, j’incite du regard le jeune garçon à se ré asseoir devant moi. Je reprends mon air malsain et pose mes coudes sur le bureau tout en manipulant une corde entre mes doigts, regardant avec insistance ma valisette déposée durant son absence.

- Reprenons là où nous en étions si vous voulez bien...

Je soupire et me mets à bailler discrètement, je commence à m’ennuyer sérieusement, je n’ai qu’une envie, lui planter l’une des seringues dans le bras. Mes doigts se crispent sur la corde, je me redresse.

- Bien. Parlez-moi de vos peurs Monsieur Grayson, ou plutôt, parlez-moi de vos pires souvenirs...

J’attends. Je regarde l’heure, ma montre s’est arrêtée, je la remonte alors qu’un long silence règne dans la pièce. J’en ai ras le bol de jouer les gentils psychiatres, j’attrape ma mallette et lance un regard interrogateur vers le jeune homme qui semble étonné de cette soudaine mise en mouvement de ma part. Je reprends la parole mais cette fois avec plus de motivation, comme celle d’un psychopathe qui est prêt à malmener sa future victime. J’ouvre la valisette minutieusement et ne regarde même plus mon ‘patient’, je le regarderais certes, mais plus tard !

- Avez-vous déjà croisé l’Epouvantail Monsieur Grayson ?

Je saisis mon terrible masque et continue.

- Je vais vous le présenter, un être assez étrange que beaucoup de psychiatre utilisent pour leurs thérapies ...

Je me le met sur la tête, le gamin eu à peine le temps de me dévisager, que j’ouvris le tiroir, tirant l’une des seringues, je murmurais alors de ma voix roque et effrayante :

- Vu que vous ne voulez pas tout me dire, nous allons forcer un peu les choses Monsieur Grayson ...

Dès que la fin de ma phrase fut prononcée, je plantais violemment la seringue dans le bras du jeune garçon dont les paupières commençaient déjà à sautiller.







Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeVen 7 Mar - 4:42

Il est tellement bizarre ce type. Il parle de trucs complètement décalés de la réalité. Par exemple, il commente mon rythme cardiaque. Pourtant, je vais très bien. Il aurait pu parler de n'importe quoi mais c'est ce qu'il a décidé de pointer. C'est décourageant à la fin. J'ai hâte d'être à la maison et d'oublier cet étrange personnage. Alors que je m'interroge sur la santé mentale du psychiatre, je me rends compte que la rue que je viens de donner à Alfred n'est pas la bonne. Parce que la rue Wallace ne se trouve pas dans ce quartier. J'en suis convaincu parce que c'est là que j'ai arrêté un homme qui avait volé le sac à main d'une dame. Je me souviens de toutes mes interventions en tant que Robin, j'en suis tellement fiers ! C'est qu'il m'a menti, le salopard. Je vais lui dire ma manière de penser lorsqu'il sort de sa valise un masque étrange, tout rapiécé. Je me tourne sur ma chaise et cherche les caméras. Il doit y avoir des caméras ou des éclairages. Ce n'est pas la réalité, c'est un film. Je joue dans un film psychédélique allemand et on ne m'a pas averti. Ou peut-être que c'est l'émission des Gags de Gotham. Un type va sortir de sous le bureau et me taper le dos avec un rire aussi gras que sa perruque. Et moi je vais faire semblant de rire jusqu'à ce que la caméra cesse de tourner et que je puisse péter le dentier à l'animateur de télé. Oui. Ça doit être un genre de piège à con. Pour les milliardaires. Je me retourne vers Crane, prêt à recevoir une poignée de main et d'entendre un rire en canne. Au lieu de ça, c'est une seringue qu'on me donne gracieusement. Elle me transperce le bras. Si ça fait mal ? Mais bien sûr espèce d'imbécile, c'est quoi cette question. Je me lève et je pousse un espèce de couinement de stupeur. Je retire brusquement l'aiguille même si son contenu s'est bel et bien vidé dans mes veines. Il ne doit rester que deux gouttes dans le contenant. Je fixe le docteur avec répugnance et une certaine incrédulité. Comment oses-t-il m'attaquer comme ça ? C'est absurde. On attaque pas les gens comme ça. On ne plante pas de seringue dans le bras d'un enfant ! C'est insensé ! C'est un malade ! Je sens ma tête qui tourne. Je m'éloigne, fait tomber la chaise et tente de trouver la porte de sortie. Mais la porte est au plafond. Ah non, c'est moi qui suis tombé. De toute manière, ce n'est plus la porte du bureau, c'est la sortie d'un chapiteau.

« Vous m'avez drogué !? »

Je me tiens la tête, ça fait mal. Je suis en sueur. Je veux enlever mon veston. Alors je l'enlève. Je le balance sur l'autre épouvantail. Son masque est épouvantable. Il grossit de plus en plus. Il faut que je détourne le regard. Ce n'est qu'une illusion. Il m'a drogué. Il m'a empoisonné ! Comment ai-je pu me laisser avoir ? Qu'est-ce qu'il va faire de moi ? Je ne veux pas mourir. Encore moins me faire torturer. J'en connais des gens morts. Mes parents. Ils sont là. Entre l'épouvantail et moi. Ils sont bel et bien morts. En regardant de plus près, il y a pleins de détails qui me sont échappés la dernière fois que j'ai vu leurs cadavres. Déjà, il y a de petits bouts d'os pointus qui déchirent la peau du cou de mon père. Sa tête est dans un angle impossible, il regarde ma mère. Cette dernière est méconnaissable. Elle est tombé face la première. Son nez est cassé. J'ai l'impression que plus je les regarde et pire ils sont. Leurs yeux sont jaunes et vitreux, leurs pupilles ne sont que des points dessinés au crayon feutre. Et ils souffrent. Je le vois sur leurs traits. Ils ont eu tellement mal. C'est impossible... Ils sont morts sur le coup, Bruce me l'a dit. Et pourtant, ils souffrent là. Je tends la main pour les toucher mais un cafard sort de la narine gauche de mon père. Je pousse un petit cri et rampe vers l'arrière. J'ai touché le mur. Je tremble. Pourquoi je ne peux pas me ressaisir ? Ce n'est qu'une illusion ! Rien de tout ça n'est vrai. Mes parents sont enterrés. Ils ne sont pas là. Ils sont poussière maintenant. Ils ne sont plus que grains de sables.

« Ils ne sont pas ici. C'est pas vrai ! »

Je me passe les mains dans les cheveux et ferme les yeux du plus fort que je peux. Rien de tout ça n'est réel. La musique du cirque, c'est la musique du bureau de la secrétaire de Crane. Alfred va venir me chercher, il va trouver le cabinet. Je vais rentrer à la maison et je vais prendre un chocolat chaud. Oui, ça va m'aider à me détendre. Je murmure:

« Avec des guimauves et de la crème fouettée. Et un coulis de chocolat. En écoutant la partie de basket. Un bain chaud avec de la mousse. De la musique classique. Un rouge gorge. Un rouge gorge qui siffle. »

Tout ce qu'il y a de rouge ici ce sont les corps ensanglantés de mes parents. J'étouffe un cri en me mordant le poing. Je souffle, j'essaie de me calmer. J'imagine que l'effet de la drogue va s'estomper. Et dès qu'elle s'en va, je le fout en prison. Mais ça faut pas le dire. Je mets mes mains sur ma bouche et me recroqueville dans mon coin. Je suis vulnérable. Je suis seul. Et ces constats me terrifient. Mais Bruce m'a appris à ne pas me laisser avoir par la panique. Alors je fais des exercices de respiration. Je ne veux pas donner la satisfaction à ce malade de hurler ou de pleurer. Je vais me battre contre lui et ses seringues. D'ailleurs, je lève courageusement la tête vers l'épouvantail et brandit un index inquisiteur vers lui.

« Cinglé ! J'ai douze ans espèce de demeuré ! T'as drogué un enfant ! Va en enfer ! Cinglé, cinglé, cinglé ! »

Je croise les bras sur mes jambes repliées et j'enfouis mon visage dans le tout. J'ai la tête qui tourne. On dirait que je suis dans un manège infernal qui a perdu son frein d'urgence. Je suis condamné à passer en boucle une montagne russe jusqu'à ce que j'explose.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitimeLun 10 Mar - 23:53

Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Tumblr_ms2uuxmdzz1r1oploo1_500
Alors comme ça je suis fou ?

"Richard Grayson & Dr. Jonathan Crane"



"Patient Richard J. Grayson, 19 Février.

Observations : Première expérience sur un individu de 12 ans, sa vie ne semble pas en danger d’après les premiers symptômes.
Le sujet semble très bien réagir à la toxine, ce n’est pourtant pas l’une des plus fortes, cependant l’entrée dans le cauchemar semble s’être faite en l’espace de quelques secondes. Le patient semble semi-conscient, il me demande si je l’ai drogué.
"

Tout en écrivant dans ce petit calepin, je me mets à ricaner funestement sous mon masque terrifiant.

"Le sujet est pris de violents spasmes, il murmure des choses inaudibles. Le cauchemar semble basé sur l’apparition de ses parents -décédés-, enfin je le suppose, note à moi-même : penser à trouver un moyen de vivre le cauchemar avec le patient, pour profiter amplement du spectacle. Qui sait, ce pourrait sûrement être un moyen très intéressant pour observer l’imagination du cerveau humain en état de crise de panique.
Le sujet semble à présent perdre toute notion «normale», il évoque de la nourriture ou plutôt des choses agréables.
"

Je pose mon regard malsain sur le gosse, le voir ainsi se débattre contre ses hallucinations me satisfait tellement que la tentation de lui injecter quelques doses supplémentaires me traverse l’esprit.

"Nous noterons donc que le patient essaye de se raccrocher à des visions positives, de bons souvenirs pour détourner la souffrance. "

Je me mis à sourire quand le gosse me proféra des menaces, heureusement que je suis un honnête homme avec un minimum d’empathie et de conscience car j’aurais très bien pu l’enfermer dans mon bureau toute la nuit pour tester mes milles éprouvettes sur son esprit faible.

"30ml d’Anxietium injecté par seringue, dernier patient sur qui cette toxine fut testée, Jervis Tetch.
"

Je repose mon stylo tout en continuant à prendre un plaisir atroce à admirer l’état de ce cher Richard, encore plus quand il semble avoir l’impression de me parler alors qu’en réalité il est les yeux fermés tremblotant devant moi, sur sa chaise qui grince à chacun de ses mouvements, désignant parfois la lampe posée sur mon bureau de doigt en hurlant. Malgré la satisfaction immense qui m’emplit à chacun de ses couinements de petite vermine, je me pose la question  malheureusement existentielle pour ne pas que mon sinistre secret soit dévoilé : quand le cauchemar va t-il s’arrêter ?  Sur mon précédent patient qui était agé de la quarantaine  d’après mes souvenirs, la toxine avait fait effet pendant une quinzaine de minutes... Mais comme dit plutôt, il avait la quarantaine, celui là n’a que douze années de survie dans ce bas monde. J’espérais -malgré mon plaisir mémorable à le voir souffrir- qu’il reviendrait rapidement dans notre galaxie.
C’est alors qu’on frappe à la porte de mon bureau, d’un geste rapide, je retire mon masque et le jette un peu plus loin, derrière un meuble.

- Docteur Crane !


C’était cette ahurie de secrétaire insupportable dont je rêvais lui asséner un supplice aux milles et une seringues...  

- Docteur Crane ! Un certain Monsieur Pennyworth vient chercher le petit Richard !

Je lève en vitesse, passe ma tête par la porte avant qu’elle ne prenne la décision d’entrer par elle-même et lui lance un regard sombre. J’acquiesce ses dires et regarde ce certain monsieur Pennyworth, type agé, je n’aurais sûrement pas trop de mal à entourlouper. Je retourne en vitesse dans mon bureau et regarde avec énervement l’état du jeune homme, il comate douloureusement. Il n’y a pas de temps à perdre, je vais devoir improviser et pire, je vais devoir porter ce gosse jusqu’à ce qui semble être son majordome ... Il n’y a bien que ces pourris de riches pour venir consulter, je remercie leur existence.

- Bonjour Monsieur, Richard est un peu ... bouleversé par notre entretien, il semble s’être endormi à cause de tous ces mauvais souvenirs qui remontent. Ne vous en faites pas, il ira mieux dans quelques heures, les symptômes post-traumatiques sont toujours, comme dire, surprenants...


Sourire radieux, allure de bon docteur qui prend soin de ses patients, je dépose le gosse tremblotant dans les bras de mon interlocuteur.

- Et, pour le prochain rendez-vous, voyez ça avec ma secrétaire ! Enfin, si Richard ressent de nouveau le besoin de venir parler un peu avec moi... Bien sur !


Spoiler:
 




Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] Empty
MessageSujet: Re: Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]   Alors comme ça je suis fou ? [Terminé] I_icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Alors comme ça je suis fou ? [Terminé]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: