Batman Legacy


 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous


C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] Empty
MessageSujet: C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]   C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] I_icon_minitimeSam 4 Oct - 17:37















 
C’est de ta peur dont j’ai peur.
~ Pourquoi tu m’as fait ça ? ~

 
 

 

 
« Il est en liberté car ces abrutis de flics ne l'on pas chopé en train de faire quelque chose d'illégal, même si je suis fort certain que dans ses placards, il y a des petits filles déguisées en Alice... »
 
Il semble pensif soudain. Ca doit être exaspérant de voir un homme aussi fou et dangereux se promener en tout liberté… Surtout quand on sait de quoi il est capable. Je repense à Dollmaker et je frissonne. Lui aussi est en liberté malgré les choses atroces qu’il a faites. J’allais lui répondre quand Oswald Cobblepot, l’invite dans le carré VIP. Je m’y retrouve aussi, le « Pingouin » m’ayant visiblement prise pour la compagne du Docteur Crane. Comme si cet homme pouvait accepter d’être vu en compagnie de quelqu’un comme moi. Je regrette la compagnie de Jimmy, Peter et Shal. Perdue au milieu des fous, des mafieux et des fortunés de Gotham, je me demande ce que je fais là. Notre hôte entame un discours bateau et plutôt ennuyeux. Crane semble complètement blasé. J’ai réussi à récupérer un verre plus digeste que le dernier. Vodka-cassis. J’aime bien… C’est sucré. Et ça me réchauffe un peu. Il fait froid au sommet de l’Iceberg. C’est alors qu’un camion de glace entre en trombe dans le Lounge. Je me fige, surprise. Un échalas aux cheveux verts en sort, accompagnés de clowns lourdement armés. Je me rapproche instinctivement de Crane. Mais qu’est ce qu’il se passe bon sang !? Le verdâtre s’approche d’une fille terrifiée et l’asperge de gaz. Elle s’écroule. Morte. Et il en rit, comme seul un fou pourrait le faire. Je serre les poings, me mettant à la place de cette fille. Elle n’avait rien demandé… Elle avait sans doute des gens qui tenaient à elle, une famille, une histoire. Une vie. Achevée parce qu’elle s’est retrouvé devant un monstre cruel. Comme ma mère au fond. Elle n’a pas eu de chance. Il a suffit qu’un connard s’estime au dessus des autres et se permette de prendre sa vie pour qu’elle disparaisse… A présent, le Joker, car c’est bien lui, réclame à grands cris Oswald Cobblepot. C’est aussi de sa faute au fond si cette fille est morte. Tous des grands hommes complètement fous et abrutis de fric, se pensant au dessus des lois humaines. Je les hais d’un coup, d’une haine si forte qu’elle me fait trembler. Je les hais car moi, je ne suis qu’une humaine. Une toute petite humaine insignifiante…
 
Cobblepot s’avance vers le verdâtre et ils commencent à discuter. Le Joker semble se calmer, et parle de champagne. Il salue Jervis Tetch, visiblement ils se connaissent… Sans doute d’Arkham. Mais il ne remarque pas la présence de Crane, et encore moins la mienne. Je suis transparente. Une blonde en robe noire comme la moitié des femmes de l’assistance. Comme la fille morte sur la table.
 
Des tirs se font alors entendre, et je me mords les lèvres pour retenir un cri. Je voulais juste me détendre, passer une bonne soirée ! Pas me retrouver au milieu d’une fusillade ! J’aurais mieux fait de rester devant Bernard et Bianca…
 
« Allez les gars ! Un tonnerre d'applaudissements pour Oswald Cobblepot et sa magnifique soirée, le sang coule à flots, les cadavres empestent dans l'air, c'est un hôte génial et magnifique. Allez ! APPLAUDISSEZ ! »
 
Il hurle avant de boire dans le verre du Pingouin. Je suis pâle comme un linge. J’espère m’en sortir. C’est tout ce que je veux… J’espère aussi que mes camarades sont à l’abri. Je pense que oui. Peter ne laisserait jamais Shal courir le moindre risque, Jimmy protégera Peter jusqu’à son dernier souffle, et Shal veille sur Jimmy. Le trio parfait. Crane prend alors la parole, après s’être allumé une cigarette avec un briquet d’argent
 
« - Si je puis me le permettre mon cher Oswald, il me semble que vous aillez oublié d'inviter un autre arriéré mental. »
 
Je  le regarde abasourdie. Est-ce qu’il joue les blasés ? Non, il a l’air sincère si on peut dire. D’autres hommes lourdement armés entrent alors, escortant un homme en costume. Qui en veut visiblement au Joker et au Pingouin. Nous sommes toujours coincés parmi les fous. Crane se dirige alors vers un garde du corps au pantalon souillé et lui prend son arme sans plus de cérémonie.
 
« - Mademoiselle Quinzel, vous savez ce que peut provoquer le stress si celui-ci est trop poussé ? Il peut provoquer des hallucinations, des pertes de mémoires et une angoisse extrême. »
 
Qu’est-ce qui lui prend de me réciter des définitions de cours ? Je reste néanmoins près de lui, assez proche pour entendre ses chuchotements. Un coup de feu, le Joker se prend une balle dans l’épaule. La balle visait visiblement Cobblepot. Au niveau de la tête. Il l’a échappé belle. Je ne sais pas si je dois m’en réjouir ou non.
 
Deux clowns emportent le verdâtre loin du carré VIP, tandis que le Pingouin invite son « sauveur » à monter. Jervis Tetch part sans plus de cérémonie.  Une serveuse amène quelques verres de vodka, ses joues sont pincées. Elle doit se les mordre pour ne pas fondre en larmes. Je la plains sérieusement… J’entends un petit clic. Crane est voûté sur sa mallette. Un nuage de gaz envahit alors la pièce. Je le sens qui m’attrape par le bras. Il me tire en avant, se dirigeant vers la sortie. Je me sens bizarre. Mon esprit semble fuir mon corps. Il crie à quelques personnes que les hommes du Joker ont gazé la salle avec du gaz délirant. Je crois entendre des pleurs. Je me trompe peut être ? Surement. Ce n’est pas possible. En tout cas. Ce ne sont pas. Les hommes. Du. Joker. Qui ont gazé. La salle… Mais lui. C’est lui. Je l’ai vu. Entendu. Je crois. Peut être.
 
Nous sommes dehors. Je tremble pour de bon cette fois. Mes jambes me lâchent. Je crois que je me suis blessée en tombant sur l’asphalte. Je ne sais pas. C’est possible. A moins que tout ça ne soit qu’un cauchemar ? Je ferme les yeux. Tout ira bien. Calme toi Leen. Calme toi… Je sens alors quelqu’un qui me frôle l’épaule. Je sursaute. Rouvre les yeux. Paniquée. Non. Non. Non ! Il est mort. Il est mort. On me l’a promis, il est mort. Mais. Il est là. Devant moi. Il sourit. De ce sourire éthylique que j’ai appris à redouter. Non. Non. Je n’arrive même pas à pleurer. Je me fige. Poupée de cire. Je ne dois pas parler. Pas bouger. Une larme roule sur ma joue.
 
« Bonjour Leen-jolie. »
 
 
 



© Codage By FreeSpirit




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] Empty
MessageSujet: Re: C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]   C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] I_icon_minitimeJeu 9 Oct - 23:37


«C'est de ta peur dont j'ai peur.»



- Les hommes du Joker ont gazé la salle avec leur gaz délirant ! M'exclamais-je en croisant quelques personnes complètement en début de transe grotesque. Un fin sourire s'étala sur mon visage, maudit soit ces gens qui m'empêchent d'assister à ce cauchemar en masse.

Je pousse la porte qui nous mène vers une ruelle perdue au milieu des immeubles de Gotham, dans la vitesse de l'instant, j'eus l'impression que cette course pour sortir du Lounge avait durée trois secondes. Une pour attraper Harleen, une pour faire croire que le Joker avait sorti son gaz, une pour courir en espérant qu'une balle perdue ne se loge de mon crane ou celui de ma compagne de soirée. Bien que la mort de pauvres êtres-humains m'importe peu, je trouvais que cette jeune femme valait au moins la peine que je la tire d'une mort certaine. Peut-être cachait-elle derrière ses airs de  jeune femme blasée un talent incroyable en psychanalyse et ce genre de personne à potentiel avait le droit à quelques-unes de mes faveurs. Je la tire par le bras, je sens ses petits muscles fins se contracter sous mes doigts, elle s'effondre comme une poupée désarticulée sur le sol. J'aurais dût la laisser pourrir dans le Lounge pensais-je, ça m'aurait évité de devoir jouer les 'justiciers' à bientôt minuit. N'ayant pas vraiment l'habitude de traîner des jeunes demoiselles en détresse sur mon épaule, je tentais en vain de la tenir, espérant trouver un lieu sûr pour qu'elle reprenne ses esprits, si possible au plus vite. Soudain, un jeune couple passe devant la ruelle, madame gémit, c'est une horreur, la pauvre, elle est mourante, appelons une ambulance, à l'aide. Quant à monsieur, il a les sourcils qui se froncent, il se fait des films, il sur-protège madame. Je les regarde et leur adresse le sourire le plus faux possible au monde, mes lèvres ayant presque des difficultés à s'élever sur mon visage pâle, je prends une voix douce et amusée et m'exclame comme si de rien n'était :

- Ma pauvre femme ne sait donc pas s'arrêter sur l'alcool !

Ils se sont mit à rire et sont repartis, pauvres êtres abrutis capables de gober les choses les plus absurdes. Je pris Harleen dans mes bras, je la remerçiais d'ailleurs d'être légère car avec mon physique fluet, il aurait été difficile pour moi de la traîner aussi longtemps. Je la déposais dans un petit recoin, ici il n'y aura pas de visiteur trop intrigué et surtout, vu son état qui se dégradait de seconde en seconde, je me devais de vérifier plus minutieusement son état. Comme à mon habitude, je réajuste mes lunettes sur mon nez aquilin et plisse les yeux pour tenter de mieux voir le visage de la jeune femme dans la pénombre. Je touche légèrement son front, il est chaud, elle sue, elle est pâle. Les cernes cachées sous sous fond de teint témoigne d'une fatigue déjà présente, elle ne devait pas avoir beaucoup mangé, elle est toute maigrelette et donc fragile d'où le fait que la toxine soit aussi puissante pour elle. Je n'avais pas prévu ça, mais en même temps, si je n'avais pas gazé la salle, nous serions peut-être mort, une balle entre les deux yeux.
Je regarde ma montre, il est 1h47. Je pose mon index et mon majeur sur son cou blanc, son pouls est élevé, 184. Ses pupilles sont dilatées et surtout, elle est en plein délire funeste au vu de ce qu'elle raconte, je lui tapote la joue, je ne suis pas un roi pour rassurer les gens, au contraire, j'étais plutôt dans l'art de les effrayer, quitte à les faire mourir de peur.
Une larme dégouline sur sa joue, elle hyperventile, je la tiens comme si ses os étaient devenus mous, elle ne tient plus toute seule, comme si elle était morte, comme si son corps était mort.

- Harleen,
murmurais-je tout bas, concentrez-vous sur quelque chose de bien, un bon souvenir. Je sais pas … votre petit ami ? Vos amis ? Votre chat ? Votre travail ? Pensez à ce qui est bien, relaxez-vous et…
Voyant que la situation n'allait pas mieux, je fouille dans ma mallette à le recherche de calmant. Rien. Juste des hallucinogènes et des feuilles par millier. Je passe ma main dans mes cheveux et me rapproche de la jeune femme, je la dépose contre moi et lui caresse doucement les cheveux, tentant de l'apaiser, si mes calculs étaient bons, il ne lui resterait que trois minutes d'horreur.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] Empty
MessageSujet: Re: C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]   C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] I_icon_minitimeVen 10 Oct - 20:12















 
C’est de ta peur dont j’ai peur.
~ Pourquoi tu m’as fait ça ? ~

 
 

 

 
Je rapetisse. Disparaît. A ma place, une petite fille qui attend en silence. Elle a les cheveux tondus. Les yeux rouges de trop pleurer. Elle tient contre elle un lion en peluche inutile. Il ne peut pas la protéger. Personne ne peut la protéger. Elle n’est rien. C’est pour ça que tout le monde la laisse tomber. Je ne suis rien. Je n’ai pas changé d’un iota. Je suis toujours petite. Sale. Je sens son odeur et le whisky. Il a bu, comme toujours. Il fait noir, si noir ! J’entends des voix au loin, qui rient et discutent. Aidez moi ! Mais je ne peux rien dire. Un homme et une femme fantomatiques s’approchent. Ils parlent avec lui. Se moquent de moi. Et partent. Non ! J’ai besoin de vous ! Ne me laissez pas seule avec lui. Il me tue. Il me poignarde chaque soir quand Maman n’est pas là. Papa me tue.
 
Je sens ses doigts sur moi. Il me soulève et m’emporte. Il est là. En vie. Il me dépose dans une ruelle. J’ai la tête qui tourne. Une petite voix résonne en moi. Elle a les mêmes intonations que Josh. Calme toi. Leen, calme toi. Tu sais ce que tu dois faire. Avale la peur qui te bouffe. Tu peux bouger. Il n’est qu’un homme. Un homme qu’on peut découper. Tu l’as vu à la morgue. Son torse barré de ces cicatrices réconfortantes. Il est mort. Mort et incinéré. Il ne peut pas revenir. C’est impossible. Ou alors… Il n’y a qu’un moyen de faire disparaître le monstre de tes cauchemars.
 
 Je souris alors. Doucement. Timidement. Comme la petite fille que je ne suis plus. Je ne me suis pas souillée pour rien. Je n’ai pas visité les abîmes pour rien. C’était pour me préparer à ce moment. Où le monstre devient homme. J’attrape mon sac. Un papier blanc tombe par terre, je ne le ramasse pas. Je me lève. Titubante. J’ai envie de vomir. C’est peut être vain ? Peut être que je devrais me laisser faire… Ca finira vite… Non ! Je dois le combattre. Je sors alors mon arme. Un magnifique revolver, que j’arme d’une main sure.
 
Que je braque sur lui. Sur mon père.
 
 
 



© Codage By FreeSpirit




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] Empty
MessageSujet: Re: C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]   C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] I_icon_minitimeLun 23 Fév - 23:41


«C'est de ta peur dont j'ai peur.»


Quand je perçois un léger sourire sur le visage de la jeune psychiatre affaiblie, je suis rassuré. Si elle mourrait, je ne l'aurais pas sur la conscience non, la mort d'une personne m'importe si peu, je n'aurais pas non plus peur de la justice. Le Joker était passé par là dix minute auparavant, un simple mensonge m'aurait rendu blanc comme neige. Mais je n'étais pas d'humeur à passer la nuit au poste de police, encore moins à devoir appeler sa famille pour annoncer le décès prématuré de la jeune Harleen et puis, même si elle était bêtement innocente, je l’appréciais, très légèrement. Nous dirons plutôt que je la tolérais. C'est alors que la jeune femme se relève, brusquement, trop brusquement pour espérer rester debout plus de cinq secondes, les effets du gaz peuvent endormir certaine partie du corps. Tout à coup, c'est à moitié titubante qu'elle tire fouille dans son sac, reculant difficilement, je l'observe priant pour qu'elle ne se fracasse pas le crâne violemment sur le sol. Mais c'est comme si son dernier effort était celui-ci : Harleen tira une arme à feu de son sac à main, je reste de glace, ravalant difficilement ma salive.
Nerveux ? J'ai de quoi l'être, voici qu'une pauvre enfant déboussolé rêve de m'assassiner. Mourir seul, dans une ruelle dégueulasse de Gotham, par une demoiselle persécutée par ses tourments. Voilà une triste destinée qui, menaçait de m'arriver.

Harleen … Murmurais-je doucement en tendant ma main vers elle, je suis Jonathan, pas ce que tu vois. Je me relève très lentement, tout en essayant de m'avancer vers elle. Je sais que dans ma poche, il y a tout ce qu'il faut pour la neutraliser, les risques de la tuer sont minces, mais ils existent. Mais vaut-elle mieux qu'elle vomisse pendant une semaine ou qu'elle finisse sa vie en prison ? Ou pire, à Arkham ? Elle n'aurait même pas le privilège de contempler mon auguste personne à travers les barreaux piteux de sa cellule. Malheureuse. Son regard vitreux se plonge dans le mien, je l'observe, regard lourd et presque mauvais, je voulais avoir le contrôle de la situation, mais je n'ai qu'une solution pour apaiser les souffrances de la jeune femme et sauver ma peau. Je ne savais pas ce qu'elle voyait, je ne pouvais donc pas jouer là-dessus, il allait falloir la troubler. La violenter en bouleversant hallucination et réalité, rien de plus atroce mais de plus efficace pour s'accaparer un esprit faible. Il fallait que je m'avance encore plus, il fallait juste que je me trouve juste à côté d'elle pour la plonger dans les abysses de l'inconscience. Je n'avais pas d'autre solution, mis à part le fait de la tuer froidement, ce qui m'était tout à fait possible après tout. Mais j'avais une image à couvrir, l'asile d'Arkham m'appartenait, il serait bête de tout perdre pour... elle.
D'un pas léger, je m'avance doucement vers elle, sans qu'elle remarque réellement mon approche. Je lui raconte des choses banales, tentant de détourner son attention, son esprit. Je lui raconte ma journée, enlevant ce qui pourrait m'être reprocher, transformant ces actes en choses futiles. Il ne manquerait plus que ça, que Harleen retienne ce que j'ai dit «J'ai travaillé sur un gaz capable de révéler les peurs, capable de donner vie aux plus sombres souvenirs. Qu'en penses-tu ?»

Une fois très près de la jeune femme, je plonge ma main dans la poche de ma veste, mon sauveur est ici. Froidement, je lui enfonce une seringue de calmant dans le bras. L'aiguille transperce sa peau fine et l'une de ses veines. Elle tombe. Bien plus profondément qu'elle n'avait déjà sombré.

Le lendemain matin


Je n'avais pas dormi de la nuit, bien trop inquiet du fait d'avoir une jeune femme psychotique dans mon salon, étalée sur le canapé bien trop poussiéreux. Préférant finalement travailler dans mon bureau tout en jetant, de temps en temps, des regards assassins vers mon invitée. J'aurais pu la laisser croupir dans la ruelle, les criminels et vagabonds en auraient fait leur quatre heure. Mais il fallait croire que pour une fois, j'ai été bienveillant, à contre-coeur. Il me restait bizarrement encore un semblant de sympathie mais surtout d'humanité, malgré ce que j'avais vécu, malgré Gotham, malgré ce que je suis devenu, malgré tout. Être un brillant docteur conventionné dans ce qui est déjà étudié, appliquer à la lettre ce qui fût appris, ne pas chercher plus loin. C'est ce que j'aurais pu faire, mais non. Rester dans les rails, dans le moule et se voiler la face était trop naïf pour le monde dans lequel nous vivons.
J'entends du mouvement dans la pièce d'à côté, Harleen semble commencer à se réveiller. Douloureusement, je me lève, apportant à la jeune femme un verre d'eau et un cachet pour le mal de tête, elle devait sûrement avoir une migraine violente. Je lui pose sur la table basse tout en lui balançant les coussins qu'elle avait tomber du canapé.

- Vous prendrez le fait que je vous ai mis en arrêt maladie pour quelques jours comme mon unique acte de sympathie envers vous.


Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] Empty
MessageSujet: Re: C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]   C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane] I_icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
C'est de ta peur dont j'ai peur [Harleen Quinzel/Jonathan Crane]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: