Batman Legacy


 
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 Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)

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MessageSujet: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Lun 2 Déc - 0:01


Le centre pénitencier et psychiatrique d’Arkham ouvrait ses portes. Les premiers criminels détraqués y entraient, arrêtés un par un par les forces de l’ordre et les nouveaux justiciers. Une étude psychologique était prévue pour chacun d’entre eux. L’établissement était la plus grande prison de tout Gotham. A la pointe de la technologie, extrêmement bien surveillée, contrôlée et protégée, il était difficile d’en sortir une fois recensé dans la liste des patients. Rares étaient ceux qui avaient les compétences intellectuelles pour s’y échapper indemnes. Seuls les plus ingénieux pouvaient espérer y parvenir. Barton Mathis, auto-surnommé Dollmaker, occupait les lieux depuis une dizaine de jours. Interpellé par le Batman puis arrêté par les forces du GCPD, le criminel trentenaire s’était vu transféré à Arkham, le centre pénitencier de Blackgate ne lui convenant pas. Il mettait temporairement de côté [dans le secret le plus absolu] son laboratoire. Un lieu d'horreur et de barbarie se cachait derrière la porte d'entrée du bel appartement de Dollmaker, dans le quartier des prostituées de l’East End. Le rez-de-chaussée comprenait les pièces les plus habituelles d'une habitation : un vestiaire, une cuisine, un salon et une chambre à coucher. Le sous-sol, accessible par un escalier métallique circulaire caché derrière une bibliothèque, était quant à lui bien différent. Le vieux papier-peint n'est plus là, laissant les murs de briques sans aucune décoration. Trois portes composaient le long couloir. Dollmaker enfermait ses victimes derrière la première porte à gauche. Un ancien puits de pierres lui permettait de les y jeter le temps de les affamer pour que leur peau soit de meilleure qualité afin d'être prélevée. La première porte à droite cachait la pièce la plus horrible de l'habitation du tueur. Sadique, morbide et froide, remplie d'armoires métalliques contenant ses instruments chirurgicaux, c'est là qu'il opérait ses victimes. Une fois son opération réussie, Dollmaker rassemblait, collectionnait et exposait les différents morceaux de peau prélevés. Lorsque celles-ci étaient suffisamment belles, il les utilisait pour son usage personnel. Son repaire n’était connu que par lui et sa magnifique assistante Matilda. Tous deux abandonnés et laissés pour compte dans les rues sombres de la ville, la jeune femme – à la complexe psychologie – était tombée amoureuse de lui quelques années avant son arrestation, subjuguée par une personnalité aussi incroyable. Dollmaker, lui, voyait en elle une aide précieuse pour réaliser son oeuvre. L’infirmière à l’ample chevelure blonde et aux formes ravissantes devint son bras-droit, son assistante et sa confidente. Pour confirmer ce statut et prouver son allégeance envers son maître, Matilda accepta de se faire opérer. Son visage fut transformé en celui d’une poupée et la peau enlevée ornait fièrement la plus belle vitrine du laboratoire, posée à l’intérieur sur un socle prévu à cet effet.  
Barton cherchait la cible idéale et Matilda attirait celle-ci jusqu’à lui. Le moment venu, le criminel assommait la victime et l’attachait fermement sur une table métallique au sous-sol. Le modus operandi était pratiquement le même à chaque opération. Lorsque la personne restait plus ou moins calme, elle devenait une poupée grandeur nature, habillée et soignée, qui obéissait dès lors à son nouveau maître. Dans le cas contraire, son corps était ouvert, sa peau prélevée et ses organes volés puis vendus à de riches clients. La peau était soigneusement arrachée et permettait au criminel de créer de nouveaux visages et de nouveaux corps. Les restes étaient empaillés et rangés dans la pièce d’exposition. Telle était l’œuvre du Dollmaker. Persuadé de faire le bien, il cherchait à capturer les êtres corrompus de Gotham et à les métamorphoser en des citoyens meilleurs, idéalisés et obéissants. Cette mission lui avait été transmise par son père juste avant de mourir devant lui, froidement exécuté par le capitaine Gordon, membre actif du GCPD. 
(…) Je vis mon père pour la dernière fois lorsqu’il me retrouva et m’emmena en pleine nuit dans le parc où nous chassions tous les dimanches. Il me regarda dans les yeux et me supplia de continuer notre activité. Il me confirma que Gotham était pourrie de l’intérieur et qu’il fallait que je me débarrasse de cette pourriture en créant des êtres purs. Il avait l’air nerveux, je ne compris que trop tard qu’il s’était enfui de la prison dans laquelle je me trouve aujourd’hui. James Gordon débarqua et, sans hésiter, lui tira deux balles dans le corps, voyant qu'il s’apprêtait à s’enfuir à nouveau. J’étais détruit, anéanti. Le policier désira m’emmener avec lui mais je refusai en hurlant à pleins poumons. Après plusieurs minutes de réflexion il s'éloigna quelques instants avec son téléphone pour appeler une ambulance. Une rage grandit en moi alors que je pleurais devant le corps de mon défunt père. Un désir incontrôlable de faire ce qu'il m’avait supplié d’exécuter. (…) – extrait audio de l’entretien #2 entre Barton Mathis et le docteur Cross, psychiatre responsable.
Une nouvelle journée au centre pénitencier et psychiatrique d’Arkham commençait. La petite pièce qui lui servait de cellule était loin de lui convenir, habitué au confort, à la beauté et à la grandeur des choses. C’était une cellule tout à  fait quelconque, isolée des autres et construite en pierre bleue. Une vitre triplement blindée l’empêchait de s'enfuir et aucune fenêtre n’était présente pour lui permettre d’avoir une vue. Il arrivait à communiquer grâce aux quelques petits trous sur la vitre. Un bureau et une bibliothèque lui permettaient de s'occuper jour après jour en dessinant et en lisant. Un ensemble de musiques classiques y était passé en boucle, à sa demande. Claustrophobe, sentant la pièce s’écraser sur lui de tout son poids, ressentant les claquements de portes de cellule aux alentours comme des coups de feu, il n’arrivait pas à bien dormir la nuit et n’était jamais tranquille la journée. Malgré ses cris de protestation, aucun garde, aucun psychiatre, aucun responsable ne fit attention à lui. Sa colère [qu’il dissimulait si bien] grandissait de plus en plus. Il désirait partir, s’échapper. Matilda lui manquait, malgré son côté solitaire. Son œuvre n’avançait plus et cela commençait à le ronger de l’intérieur. Couché sur le lit grinçant au-dessus de la couverture poussiéreuse qui, au lieu d’apporter de la chaleur, apportait des démangeaisons, le psychopathe regardait le plafond moisi couvert de tâches d’humidité, les mains posées sous sa nuque. Il se rappelait de son père qu’il aimait tant. 
(…) Je le voyais partir avec sa carabine tous les dimanches au lever du jour dans la forêt près de chez nous. Il aimait chasser, il me disait toujours que c’était sa passion, que cette activité le relaxait et qu’il m’y emmènerait un jour. Quand il revenait, il s’enfermait dans la cave jusqu’à ce que maman revienne du trottoir. Lors de mon dix-septième anniversaire, mon père était reparti dans la forêt. Je voulais le rejoindre pour fêter l’événement avec lui. Je l’imaginais, à chacun de mes pas, en train de chasser de belles biches et de gros sangliers. En fait, je me suis rendu compte qu’il chassait des êtres humains et que la forêt était un parc public. Il tuait une personne toutes les semaines et ramenait le corps dans la cave. Ce jour-là, lorsqu’il me vit, il sut que j’avais compris. Il sourit et m’emmena au sous-sol de la maison en me tenant par le col. Il mangea devant moi quelques morceaux de peau et de chair de sa nouvelle victime et comptait se débarrasser du reste. Il me fit dès lors goûter de force un morceau toutes les semaines. Au début je trouvais cela répugnant, le sang coulait partout et ce n'était pas très appétissant, mais avec le temps et l’habitude le goût devenait plus agréable et je commençais à manger de moi-même. Le dimanche devenait notre petit moment à nous. (…)
Une étrange apparition le chassa de ses pensées. De la visite. Un petit homme vêtu de vert au grand chapeau se dressait fièrement de l’autre côté de la vitre blindée, le sourire moqueur et le regard hautain. Dollmaker se releva de son lit et s’approcha lentement de la paroi en verre en ne quittant pas l’inconnu des yeux. Ils ne s’étaient jamais vus auparavant. Le petit homme n’était pas quelqu’un de banal, il était très intéressant. Barton engagea la conversation, persuadé qu’elle serait prolifique. 
Bonjour.
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Lun 2 Déc - 17:56

"Mais qui est Jervis Tetch ?"



C'est par ces mots que l'on pourrait commencer a se poser la question sur cet étrange petit personnage qui dirige la vieille boutique de Chapeaux dans le Bowery. On ne sait que très peu de choses de Jervis Tetch, si ce n'est qu'il est vendeur de chapeaux, et qu'il fut jadis un grand scientifique pour Wayne Entreprises, avant de quitter son poste sous un motif encore mystérieux. Suite à cela, il se lançât, d'après ce que l'on dit, dans l'élaboration de chapeaux en tout genre, obsédé par ce passe-temps, il en devint Chapelier professionnel. Mais cela, c'est ce que l'on disait sur lui.

Mais Jervis Tetch était un génie, un vrai scientifique passionné par la microtechnologie et par son livre d'Alice au Pays des Merveilles. Il s'était déjà tenté a écrire une suite au livre de Lewis Carroll, sans succès apparent. Au final, la construction et la création de puces de contrôle mental avait parfaitement réussie ! Quand les souris répondirent présent et s'installèrent pour prendre leur mini-thé dans leur parc, tout marchait comme sur des roulettes, je pouvais les forcer a faire ça, les forcer a devenir ce que je voulais qu'elles deviennent. Elles étaient sous mon contrôle. Le cerveau humain n'avait plus aucun secret pour moi. Je tiens même consigné dans mes pages, certaines informations furent alors inscrites dans mon journal personnel. Cela ne servirait peut-être à rien, ou si ? Aucune idée, la seule chose était de garder quelques traces de mon travail.


- Jour 6 après réussite. Extrait du journal de Jervis Tetch.


"Mon travail sur ces minables des quartiers de Gotham City semble marcher, malgré certains sujets récalcitrants, les sujets semblent parfaitement se développer sous mon contrôle. Un bé mol peut-être, un soucis que je n'arrive pas a bien intégrer, c'est la parole. Ils refusent encore de parler ! Peut-être que c'est un soucis technique ..."

- Jour 9 après réussite. Extrait du journal de Jervis Tetch.


"J'enrage ! Alice va me passer un savon et la Reine va lui couper la tête ! Je n'arrive toujours pas a placer ce maudit problème derrière moi. Ils ne peuvent pas parler, ils arrivent a ouvrir la bouche mais aucun son ne sort de ces stupides pantins. C'est comme si on leur avait coupé la tête ..."

- Jour 12 après réussite. Extrait du journal de Jervis Tetch.

"J'ai peut-être trouvé le moyen de les faire parler. Un criminel, nommé Dollmaker, enfermé à l'asile d'Arkham, il semble côtoyer ses victimes comme si elles étaient ses alliées. Même après les horreurs infligées, ils restent fidèles à leur maitre. Ils gardent une liberté de conscience qui m'intéresserait énormément. Il n'utilise pas de chapeaux pourtant ... Comment peut-il faire ça sans chapeaux ?"

- Jour 13 après réussite. Extrait du journal de Jervis Tetch.


"Je suis paré. J'ai rendez-vous à Arkham pour le rencontrer au parloir. J'ai montré mes dossiers judiciaires vierges, entièrement faussé bien sur, aux surveillants du vieil asile d'Arkham. Certes, l'endroit ne garde que deux trois pensionnaires, et il est vétuste, mais il y'avait un peu d'activité quand même. J'irais donc livrer mes chapeaux au Dollmaker très bientôt. J'espère que le Lapin Blanc ne sera pas là pour m'ennuyer."


Le jour où Tetch alla à Arkham, il prit sa plus belle redingote verte et son chapeau préféré avant de s'y rendre. L'île était en partie vide. Personne, ou très peu de gens, s'en souciaient. Blackgate était quand même la destination de choix, mais Arkham avait une malédiction, une espèce de superstition qui remonte au fondateur Amadeus Arkham, qui sombra dans la folie lui aussi. Bref.
Les contrôles franchis, je me dirigeais avec un garde, sous mon contrôle bien entendu, jusqu'à la cellule de Dollmaker. La consigne était d'avoir un garde au cas où, moi, j'en avais un rien qu'à moi. Pendant qu'il attendait bêtement, j'observais le patient derrière sa vitre avant de le regarder bêtement, mais amusé.


- "Je vous souhaite la bonne après-midi, Dollmaker. Je me présente, Jervis Tetch, simple vendeur de chapeaux. Et je viens à vous pour avoir quelques informations à votre sujet."
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Lun 2 Déc - 19:47

Je vous souhaite la bonne après-midi, Dollmaker. Je me présente, Jervis Tetch, simple vendeur de chapeaux. Et je viens à vous pour avoir quelques informations à votre sujet.

Sa voix mielleuse faisait sourire le criminel. Le petit bonhomme l’amusait, il n’était pas comme les autres. Barton, se rapprochant un peu plus près de la vitre blindée, était intrigué par ce curieux personnage. Sa petite taille devait certainement beaucoup le complexer, d’où le fait qu’il portait un grand chapeau. Son long manteau vert pendait au sol et deux mèches de cheveux s’échappaient de son couvre-chef sur le devant. Son sourire moqueur était insupportable mais ses paroles lui donnaient un air cultivé et intelligent. Il l’était certainement. Il était ici pour de bonnes raisons et Dollmaker avait besoin d’en savoir plus. Il fixa froidement le petit homme, plongeant ses yeux voilés dans les siens. Les lumières de sa cellule se coupèrent soudainement et le criminel fut plongé dans le noir. Seul l’insignifiant éclairage du couloir permettait désormais à Jervis de distinguer son interlocuteur. L’atmosphère était effrayante et morbide. Barton colla brusquement sa main sur la vitre, ce qui fit saisir le petit bonhomme. 
Ma punition… Ils éteignent les lumières dans ma cellule de temps à autre. Le directeur ne m’aime pas et me priver de visibilité lui donne l’impression de me contrôler. Il semble apprécier cette petite torture mentale. 
Le psychopathe recula et disparut dans l’obscurité de la cellule. Il s’assit à terre, le dos appuyé au mur en face de la vitre blindée. 
Je vous trouvais fort sympathique et réceptif à la courtoisie, jusqu’à ce que vous me donniez les raisons de votre venue Monsieur le dénommé Jervis Tetch – dit-il en souriant. Vous allez bien trop vite, prenez le temps de savourer la vie et ses moments importants. Etes-vous en retard ? Avez-vous un rendez-vous ? Nous avons tout le temps, même si je n’ai pas la même conception du temps. Je suis enfermé ici depuis une dizaine de jours comme un vulgaire pantin usé que l’on range dans un placard poussiéreux et que l’on oublie à mesure que les jours passent. 
Votre peau porte l’odeur d’un vieux magasin à peine rénové et vos vêtements dégagent un doux et paisible odorat féminin. Une femme belle et jeune, à la peau fraîche et tendre. Vous avez de bons goûts, j’apprécie cela. Est-ce votre femme ? Votre esclave ? L’intense parfum qui se colle à vous me laisse deviner que, quoi qu’il en soit, vous passez beaucoup de temps auprès d’elle. Elle vous attire, n’est-ce pas ? Vous êtes certainement plus âgé qu’elle mais j’imagine que vous devez fantasmer sur des scénarios et des mises en scène où vous seriez heureux à deux. Peu importe, cela ne me regarde pas. C’est moi qui vous intéresse. Echange de bons procédés Monsieur Tetch, je parlerai de moi et vous me parlerez de vous. Il est inutile que je vous raconte les détails de ma vie privée, je suis certain que vous n’en avez cure et que vous aimeriez surtout connaître les raisons de ma présence ici derrière cette vitre, au centre pénitencier et psychiatrique d’Arkham qui vient d’ouvrir ses portes. 
Savez-vous quel est le plus grand organe de l’être humain ? Il s’agit de sa peau. Ne trouvez-vous pas cela magnifique ? Moi oui. Notre cuir recouvre et protège la chair saignante de notre corps. Certaines personnes portent sur elles de si belles peaux que je me suis décidé à les prélever. Certains se laissent faire et d’autres non. Dans ce cas, je les tue, j’ouvre leur corps et je m’accapare de leurs organes pour les vendre. Lorsqu’ils sont gentils… ils deviennent mes poupées… métamorphosés… embellis… idéalisés… et… obéissants. J’ai tenté de purifier Gotham en la libérant des êtres corrompus pour en faire de parfaits citoyens ou de belles œuvres d’art mais personne ne me comprend. Le Batman, cette pitoyable et insignifiante chauve-souris, m’a retrouvé et m’a offert au GCPD. C’est intolérable. On me traite de fou dangereux, de cannibale et de psychopathe. Ils ne me comprennent vraiment pas. Ils ne voient pas la symbolique de mon œuvre. Il est vrai qu’il m’est arrivé de manger quelques restes humains pour effacer les preuves mais de là à me considérer comme un ogre sanguinaire, je trouve que c’est un petit peu trop.
Echange de bons procédés Monsieur Tetch, c’est à votre tour. Pourquoi vous intéressez-vous tant à moi, vous qui n’êtes qu’un simple vendeur de chapeaux ? Je ne pratique pas dans ce domaine.
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Lun 2 Déc - 21:17

Entrée particulièrement théâtrale de cet homme qui portait les stigmates de son passé sur le visage. Entrée d'ailleurs des plus saisissantes qui firent élargir le sourire de Jervis Tetch. Je ne pus que sourire, c'était la seule chose qui me venait à l'esprit en voyant cet acteur montrer les actes et parler tel un artiste. Comment ne pas résister à cet attrait de la folie ? Moi-même j'avais des envies d'acteur, de devenir quelqu'un, d'être une star de Gotham City, moi, le petit Jervis Tetch, que personne ne veut écouter à cause de sa petite taille. Mais tout ça, ce sera bientôt fini. Et le Dollmaker était la clé.

- "Vous maniez parfaitement le verbe. Rassurez-vous, je ne suis pas là pour discuter passé et autres domaine médical. Mais vous m'intéressez. Je suis vendeur de chapeaux en effet, et j'aime une certaine demoiselle qui reste souvent à mes côtés."

Voila le point qui était important. Inconsciemment, Dollmaker venait de vendre son fond de commerce. Il parlait de l'obéissance. Comment pouvait-il leur ouvrir les yeux ? Comment arrivait-il a les séduire malgré la défiguration et l'horreur éprouvée. C'était cela la chose la plus importante aux yeux de Tetch. Peut-être que la drogue était utilisée ? Qu'il camait ses victimes ? A voir ...


- "J'ai moi aussi mes folies, j'avoue que je ne suis pas un Saint, comme en témoigne notre ami ici présent qui me sert de garde accompagnateur. Le pauvre est surement en plein délire, alors que moi, je contrôle son cerveau et ses mouvements. Je suis un génie de la science, et je viens chercher l'élément que vous semblez posséder. La parole."

Tetch s'avançât près de la vitre, touchant des doigts la glace froide, dure, résistante. Au moins, on pouvait savoir que les protections à Arkham n'étaient pas de la rigolade. Et puis, il y'avait quoi ? Une dizaine de patients ? L'asile n'était pas tellement peuplé depuis les meurtres de Amadeus Arkham. Je pouvais discerner la silhouette de l'homme en face de moi, mais son visage était caché.


- "Comment faites-vous ? Comment faites-vous pour vous assurez leur loyauté ? Comment développer le langage de vos pantins ? Dites moi ... Je peux les contrôler, sentir leurs corps, leur faire faire ce que je veux, mais impossible de les faire parler."

Dans l'esprit de Tetch, dans mon esprit, tout s'accentuait, il fallait néanmoins passer aux choses sérieuses. Gotham City avait besoin de changer, et peut-être que Jervis Tetch serait une solution au sérieux problème de Gotham City ? A savoir la forte corruption ? Si on contrôlait tous ces mafieux, on garderait la paix ... Et il y'aurait des tas de chapeaux, des chapeaux pour tout le monde ! Des chapeaux pour Falcone, pour Maroni, la joie d'une ville remplie de chapeaux sous mon contrôle. Ce serait le rêve et finit les brimades contre le pauvre Jervis Tetch.
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Mar 3 Déc - 1:48



Vous maniez parfaitement le verbe. Rassurez-vous, je ne suis pas là pour discuter passé et autres domaine médical. Mais vous m'intéressez. Je suis vendeur de chapeaux en effet, et j'aime une certaine demoiselle qui reste souvent à mes côtés. J'ai moi aussi mes folies, j'avoue que je ne suis pas un Saint, comme en témoigne notre ami ici présent qui me sert de garde accompagnateur. Le pauvre est surement en plein délire, alors que moi, je contrôle son cerveau et ses mouvements. Je suis un génie de la science, et je viens chercher l'élément que vous semblez posséder. La parole. Comment faites-vous ? Comment faites-vous pour vous assurer leur loyauté ? Comment développer le langage de vos pantins ? Dites-moi... Je peux les contrôler, sentir leurs corps, leur faire faire ce que je veux, mais impossible de les faire parler.
Dollmaker sourit. Il aimait les compliments et, surtout, aimait qu’on le sollicite pour quelque chose d’important. Il se croyait – à ces moments-là – essentiel. L’origine de cette réaction inconsciente remontait à son enfance. Solitaire, taiseux et froid, le petit Barton n’était pas très sociable et manquait cruellement de confiance en lui-même. Sa mère, écoeurante prostituée, le reniait tandis que son père préférait s’occuper de ses affaires de son côté sans se soucier de sa famille. Cannibale trempé dans le trafic de drogues et d’organes, il transmit son adoration pour la chair humaine à son fils avant de se faire arrêter par la police et de mourir quelques mois plus tard par James Gordon. Seul au monde et chagriné par le manque d’affection et par la mort de son père, le petit garçon avait longtemps hésité à en finir avec la vie, ne comprenant pas le sens de sa présence sur terre. Dès lors qu’on lui témoignait de l’intérêt, sa vie avait un sens. Son rêve ultime était, depuis l’arrestation de son père, de devenir essentiel à la société. L’importance de son existence devait surpasser celle des autres.
Toujours assis par terre dans l’obscurité, le dos appuyé contre le mur en face de la vitre, le psychopathe hésitait à reprendre la parole. La lumière blanche vive revint soudainement dans sa cellule. Ses paupières se fermèrent brusquement et ne se rouvrirent que quelques secondes plus tard, le temps nécessaire pour que ses yeux se réhabituent à la luminosité. Le directeur de l’asile [Dollmaker ignorait son identité, ne l’ayant jamais réellement rencontré], s’amusait de façon puérile avec le mental du criminel en le torturant par ces changements de lumière. Les deux individus pouvaient désormais se voir de façon très claire. Dollmaker portait la tenue bleutée des patients de l’établissement. Plusieurs dessins étaient accrochés sur les différents murs en pierres de sa cellule. Son lit était insuffisamment confortable et son bureau en bois était rongé par le temps. Il se releva et s’approcha à nouveau de la vitre blindée, ne quittant pas des yeux son interlocuteur de petite taille. Celui-ci souriait également, il avait l’air satisfait et impressionné par l’homme qui se tenait en face de lui de l’autre côté. 
Je me souviens de ma première œuvre d’art. C’était une jeune femme un peu forte, elle devait avoir la trentaine. Je l’ai rencontrée un soir dans la rue près de chez moi, elle venait d’insulter un sans-abri qui lui demandait de l’argent de façon trop insistante et n’avait pas manqué de lui cracher au visage. Elle était malpolie, vraiment très malpolie. Par chance elle était belle. Je n’avais pas rencontré de femme aussi belle qu’elle jusque-là malgré ses quelques kilos en trop. Son surplus de poids rendait sa peau plus tendre et plus facile à prélever. Je l’ai suivie dans la pénombre et je l’ai assommée en lui tapant sur la tête avec une barre en métal. Elle est tombée en arrière dans mes bras. Ses cheveux ont effleuré mon visage, j’ai senti son parfum, c’était un moment magique, je me suis senti libre comme l’air. Je l’ai ramenée jusque chez moi et je ne l’ai pas nourrie jusqu’à ce que sa peau soit d'une qualité optimale. Le secret, je l’ai découvert cette nuit-là, c’est de prendre des femmes fortes et de les affamer pour que, lorsqu’elles perdent du poids, leur peau puisse pendre à leur corps. Il ne faut surtout pas oublier de les obliger à se passer de la crème hydratante sur le corps pour le garder en bon état. Quand le moment était venu, je l’ai couchée sur la table d’opération, je l’ai anesthésiée et je lui ai découpé deux morceaux de peau sur le long de son dos, ses cheveux, la peau de son visage, de sa poitrine, de ses bras, de ses mains et de ses épaules. J’ai fixé les morceaux prélevés sur un mannequin, ensuite j'ai remplacé les parties manquantes par du bois et du plastique, sans oublier la perruque, pour transformer cette ravissante créature en poupée. Je ne savais que faire de son corps, alors, au lieu de le manger, j’ai préféré lui donner une nouvelle vie. Une vie plus significative. Une fois métamorphosée, j’ai pris le contrôle de son esprit et je l’ai rendue obéissante. Aujourd’hui elle est en vie et voue son existence à me servir. Elle respire, se nourrit, dort, parle et ne dit jamais "non" à mes ordres.
J’imagine que vous aimeriez savoir la formule magique qui m’a permis de créer ce miracle ? Echange de bons précédés Monsieur Tetch, à vous. Dans quel but désirez-vous apprendre mes secrets ? Quel serait mon intérêt ? Pourquoi vous le dirais-je ? C’est un secret bien gardé, je ne peux pas le transmettre à n’importe qui.
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Mar 3 Déc - 10:36

Tetch était néanmoins inspiré, enfin, j'étais inspiré. L'asile d'Arkham avait quelque chose de lugubre, de cynique, de glauque, et je me sentais étrangement, chez moi. Comme si ce lieu pouvait révéler qui j'étais vraiment. Comme si je pouvais être une partie de ce bâtiment, comme si ma place devait forcément revenir ici, c'était un sentiment vraiment étrange, et pour la première fois de ma vie, je me sentais ... Bien ici. C'était un étrange sentiment, mais je n'avais pas peur de m'exprimer librement. Le garde ci-présent mourrait après l'interview, et c'était prévu que je sorte de là, tant que j'avais encore ma santé mentale ? Je ne l'avais plus depuis longtemps, c'était surement pour ça que je me sentais bien ici.

- "Elle ... Elle s'appelait Alice."

Je baissais la tête, mon sourire diminua de peu et j'observais ensuite l'homme de nouveau visible dans la cellule. Son mobilier était pauvre, mais pour mon montrer que je gardais un net contrôle sur les choses, j'ordonnais à mon sbire d'infortune de se cogner la tête contre le mur. Un léger filet de sang suintait de son crane, et le verre paraissait toujours debout, intact. L'homme ne bronchait pas, le sang coulait sur son visage. C'était dingue néanmoins, d'avoir un tel pouvoir sur les hommes. Les richesses, le pouvoir, les passe-droits, tout était possible désormais. Un pouvoir infini dans la cervelle d'un petit génie qui ne dépasse pas le mètre soixante. Il y'en avait dans cette caboche, et Tetch se ferait un grand plaisir de domestiquer tout Gotham City si c'était possible.


- "Je l'ai aimé du plus profond de mon âme, elle ne voulait pas du pauvre Jervis Tetch, alors je me suis résolu a éliminer son petit ami. Ce qui n'a hélas pas marché. Maintenant, elle va se marier, et ... Je cherche Alice. Bien qu'elle ne soit pas facile a trouver, j'enchaine les nombreuses Alice mais elles n'arrêtent pas de hurler, de pleurer, de demander leurs parents. C'est agaçant !"

En connaissance de cause, on avait rapporté deux jeunes filles disparues blondes ces derniers jours. Toutes deux étaient âgées entre 12 et 16 ans. Personne n'a plus jamais entendu parler de ces jeunes filles. C'était dommage, surtout pour les familles. Le GCPD en a conclu à une fugue, et bien entendu, ils n'ont jamais enquêté la-dessus. Le Lieutenant Gordon avait tenté de les rechercher, mais Loeb l'a envoyé paitre.


De nouveau en face de Dollmaker, Tetch sourit une nouvelle fois. Son habit, son costume, on aurait vraiment cru le petit personnage du livre de Lewis Carroll. Mais c'était ça, Jervis Tetch se prenait vraiment pour le personnage de ce monde étrange et loufoque. Adorant les chapeaux et les jeunes filles blondes.


- "Appelez-moi le Chapelier Fou, ce nom me va a ravir finalement. Ce que je veux faire reste un projet encore non décidé. Mais je rêve de dominer Gotham City, de contrôler ces masses ahuries. Je pourrais vous faire sortir d'ici, avec la bonne utilité de ces hommes que j'ai croisé dernièrement. Et puis, je pense que votre intérêt n'est pas de rester ici, a repenser au passé de vos conquêtes, vous avez un jardin de quidams a récolter en peaux. Oui, j'aimerais ajouter votre petit grain à mes rouages déjà bien définitifs."

Résolu dans sa voix, le Dollmaker devait sans doute espérer une évasion, s'enfuir de là, quitter le lieu où il était retenu pour pouvoir continuer ses forfaits. Nul doute, Mad Hatter était là pour arranger la situation. Avec des chapeaux !
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Mar 3 Déc - 19:17


Elle... Elle s'appelait Alice.  Je l'ai aimée du plus profond de mon âme, elle ne voulait pas du pauvre Jervis Tetch, alors je me suis résolu à éliminer son petit ami. Ce qui n'a hélas pas marché. Maintenant, elle va se marier, et... Je cherche Alice. Bien qu'elle ne soit pas facile à trouver, j'enchaine les nombreuses Alice mais elles n'arrêtent pas de hurler, de pleurer, de demander leurs parents. C'est agaçant ! Appelez-moi le Chapelier Fou, ce nom me va à ravir finalement. Ce que je veux faire reste un projet encore non décidé. Mais je rêve de dominer Gotham City, de contrôler ces masses ahuries. Je pourrais vous faire sortir d'ici, avec la bonne utilité de ces hommes que j'ai croisés dernièrement. Et puis, je pense que votre intérêt n'est pas de rester ici, à repenser au passé de vos conquêtes, vous avez un jardin de quidams à récolter en peaux. Oui, j'aimerais ajouter votre petit grain à mes rouages déjà bien définitifs.
Le sourire de Barton diminua jusqu’à disparaître totalement. Il cessa de fixer Jervis et recula au fond de sa cellule. Son regard était vide, il regardait le sol sans vraiment le regarder. Plongé dans ses pensées, le criminel ne faisait plus - l’espace d’un instant - attention à son petit interlocuteur. Celui-ci venait de lui proposer une affaire en or : un service en échange d’une évasion. C’était pour lui une occasion inespérée de s’évader du centre pénitencier et psychiatrique d’Arkham. Il pourrait dès lors respirer la liberté, retrouver son assistante Matilda et reprendre son travail. Les mains dans les poches de son pantalon bleu foncé, il se mit à faire les cent pas dans la cellule. Aller-retour après aller-retour, l’expression qui se dégageait de son visage se partageait entre de l’inquiétude, de l’hésitation et de l’embarras. Le bruit de ses pas résonnait à travers l’ensemble du bloc de cellules. Celles aux alentours étaient encore vides, l’établissement était récent et seuls quelques rares patients y étaient déjà recensés. La nuit tombait doucement, le couloir devenait plus sombre et l’ambiance paraissait déjà plus effrayante. Il faisait froid, très froid. Dollmaker s’arrêta et regarda le mur en face de la vitre blindée, tournant alors le dos à Jervis. Il prit sa décision.
Vous êtes convaincant. Je suis enfermé ici depuis déjà treize jours Monsieur Tetch. Je sais que jamais ils ne me laisseront sortir d’ici vivant. Jamais. Je suis prisonnier de cette vitre triplement blindée, incapable de m’amuser, incapable de réfléchir, incapable de vivre. Tout ce que je veux c’est pouvoir faire mon travail. Je ne vis que pour cela, je ne pense qu’à cela, je ne suis fait que pour cela… Je vous offrirai mes services, je vous dirai ce que vous voudrez savoir, je vous fournirai la plus belle poupée de Gotham jamais créée. Je vais vous aider, Monsieur Tetch. La seule chose que je vous demande en retour, c’est de me faire sortir d’ici. Tout vient à point à qui sait attendre. J’ai attendu, j’ai suffisamment attendu. Mais vous, combien de temps pourrez-vous attendre ? Vous avez besoin de moi, et j’ai besoin de partir d’ici. Vous ferez le nécessaire pour me faire évader au plus vite. Gotham a besoin d’ordre. Gotham a besoin de pureté. Elle a besoin de contenir de parfaits citoyens. Lorsque vous m’aurez fait sortir, je rassemblerai les plus belles créatures de cette ville, je les transformerai en poupées et je vous fournirai la plus compatible à vos critères en vous révélant mes secrets de dressage. Faites-moi sortir d’ici et, grâce aux organes prélevés que je vendrai, l’argent ne sera pas un problème pour vos recherches et pour vos besoins physiologiques. Je sais être reconnaissant comme vous le voyez. Je n’oublie jamais ceux qui m’aident.
Barton se retourna lentement vers Jervis et recommença à le fixer de ses yeux voilés.

A mes yeux vous n’êtes pas un fou, vous croyez juste l’être ou vous aimeriez le devenir. J’ai deviné à votre regard que l’endroit dans lequel je vis depuis une dizaine de jours vous plait. Vous aimeriez devenir des tas de chose en fait. Un scientifique, un maître, un dominateur, un libérateur. Vous détestez votre identité, physique ou mentale, et vous croyez que cela fait de vous quelqu’un de supérieur aux autres. Le mal dont vous souffrez est un millier de fois plus sauvage que ma petite personne. Vous avez simplement de l’ambition, comme moi. Nous nous ressemblons. Nous sommes considérés comme des criminels aux yeux des autres, mais nous ne sommes pas nés criminels, nous le sommes devenus après des années de mauvais traitement systématique. De sérieux dérangements engendrent des êtres violents. Si je demandais aux personnes qui étudient mon dossier de me dire ce que je pratique, ils me répondraient que je prive les femmes de leur peau, de leurs organes, de leur libre arbitre et parfois de leur vie. Ce n’est pourtant qu’une incidence. Ma réelle motivation est de purifier Gotham de la corruption qui la ronge. Personne, à part vous, ne me comprend. Aidez-moi en me faisant sortir d’ici et je vous aiderai à mon tour.
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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Mer 4 Déc - 14:14

Pour la première fois dans la vie de Jervis Tetch, il y'avait quelqu'un qui le comprenait. Ce n'était que de la surprise que l'on pouvait lire sur le visage du nouveau et dénommé Chapelier Fou de Gotham City. C'était tellement nouveau et tellement surprenant. Cet homme derrière cette vitre, on aurait cru qu'il pouvait lire dans les pensées du Chapelier Fou. Il savait parfaitement comment la société avait fané le pauvre Jervis durant toutes ces années, le privant du bonheur qu'il méritait. Dollmaker avait fait mouche et c'était réussi. Dans la tête de Jervis Tetch, c'était maintenant clair : Ses actes étaient justifiés, normaux, il faisait ça pour se venger uniquement des horreurs qu'on lui avait faite et ce n'était que justice à ses yeux. Si Tetch pouvait remercier Dollmaker, c'était bien en le faisant libérer de cette geôle immonde. Un sourire passa sur les lèvres du Mad Hatter.

- "Alors nous nous entendons parfaitement, cher ami de conte. Vous me fournirez la recette nécessaire à mon thé spécial, tandis que je vous assisterais pour sortir de cette horrible et puant asile qui ne mérite pas d'avoir un invité de votre marque pour le thé."

Il ne fallait absolument pas être en retard pour le thé, oh ça non ! Dollmaker pouvait être un bon invité, quelqu'un qui règle les invités, qui les rend parfaits pour le thé. Oh oui, Dollmaker avait le soucis du détail, son travail, ses idées, ses conceptions, Mad Hatter les avait lues dans la presse et c'était un travail d'esthète. Si Jervis Tetch n'avait pas peur du sang, peut-être qu'il aurait choisit une voie similaire qui sait ? La chose la plus importante, c'était de s'occuper de la libération de ce cher Dollmaker.

Observant attentivement la vitre avec un air intéressé, Le Chapelier Fou réfléchissait à la moindre faiblesse et force qu'il fallait tenir en réserve pour élaborer cette évasion.


- "Cet asile est vieux, désuet ... Je pense que votre évasion pourra avoir lieu très bientôt. J'espère que vous vous tiendrez prêt pour mes lapins."

Il était encore trop tôt et surtout malavisé de parler des détails ici, surtout dans l'asile et même si le garde était hypnotisé et encore suintant du sang de sa blessure au front, il fallait se méfier. Les murs ont des oreilles et la Reine pouvait être dangereuse. La cellule de Dollmaker n'avait qu'une petite fenêtre qui donnait sur des conduits d'aération étroits. Drôle de vue oui, il faudrait donc passer à une évasion massive et tactique, de plein fouet. Quitte a faire les kamikazes devant les portes blindées de l'asile. Ce qui était largement faisable avec assez de lapins et de dynamite ...


- "Nous savons tous les deux que nous empruntons la voie de la folie, pour le meilleur et surtout le pire. Mais au final, tout cela débouchera sur une débauche qui contentera tout le monde. J'en suis certain, et vous serez, comme moi, un des artisans de la nouvelle Gotham, un nouvel ordre ! Des chapeaux pour tous ..."

Touchant des doigts son amour de chapeau, son chapeau préféré, Jervis Tetch savait qu'il avait besoin d'encore plus de puces, de technologie, mais qu'il devait être patient, et d'avoir les bonnes grâces de ce cher Dollmaker pour avoir la potion magique à tous ses soucis. Après ... Alice ne pleurerait plus jamais.

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MessageSujet: Re: Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)   Jeu 5 Déc - 0:06

Tea and dolls (fin du chapitre)

 


Alors nous nous entendons parfaitement, cher ami de conte. Vous me fournirez la recette nécessaire à mon thé spécial, tandis que je vous assisterai pour sortir de cet horrible et puant asile qui ne mérite pas d'avoir un invité de votre marque pour le thé. Cet asile est vieux, désuet... Je pense que votre évasion pourra avoir lieu très bientôt. J'espère que vous vous tiendrez prêt pour mes lapins. Nous savons tous les deux que nous empruntons la voie de la folie, pour le meilleur et surtout le pire. Mais au final, tout cela débouchera sur une débauche qui contentera tout le monde. J'en suis certain, et vous serez, comme moi, un des artisans de la nouvelle Gotham, un nouvel ordre ! Des chapeaux pour tous...

Satisfait de cette conversation prolifique, Barton sourit et laissa percevoir à Jervis une dentition parfaite, dangereusement parfaite. Ses quatre grandes canines et ses incisives centrales pointues avaient été soigneusement forgées durant des années par la dégustation de chair humaine. Habitué dès l’adolescence à se nourrir de restes humains offerts par son père chaque dimanche, il avait appris à aimer le goût de la peau, du sang et de la viande difficilement masticable. Le cannibalisme était devenu pour lui une philosophie de vie tout à fait normale. Il ne comprenait pas pourquoi les gens autour de lui étaient répugnés rien qu’à l’idée d’imaginer qu’une personne pouvait oser enfoncer violemment ses dents dans un membre afin d’en extraire de la chair pour satisfaire son appétit nauséabond. Dollmaker, depuis la mort de son père, avait perdu toute estime envers la société et envers l’humain. Il méprisait la vie, les gothamites et leurs valeurs. Le cannibalisme symbolisait inconsciemment pour lui la destruction de la barrière morale fixée depuis l’enfance par l’éducation et le respect envers autrui. Se nourrir de viande humaine et s’en délecter n’était pas quelque chose de naturel et de censé. Cela ne le gênait pas. Cela ne le gênait plus. 

Barton s’assit sur la chaise en métal en face de son bureau. Il ouvrit le tiroir en-dessous de celui-ci et en retira un portrait inachevé qu’il posa soigneusement devant lui. Il prit l’un des crayons ordinaires qui était à portée de main et continua à travailler dessus. Il dessinait une femme d’âge moyen, nue et couchée dans un lit dans une position érotique, en extase au milieu d’une chambre d’appartement modeste et quelconque, la fine couverture lui recouvrant le bout inférieur de sa jambe gauche. Le criminel dessinait merveilleusement bien. Il arrivait à reproduire à la perfection les émotions des personnages qu’il représentait. Il avait le souci du détail, il s’appliquait avec beaucoup de concentration sur les traits, les ombres et le réalisme des formes. 

C’est ma mère – dit-il en continuant à dessiner sans regarder la petite personne à qui il s’adressait. C’est le souvenir le plus intact qu’il me reste d’elle. Elle se prostituait et je ne l’aimais pas à cause de cela. Elle m’a renié parce-que je le lui avais dit lorsque j’étais encore un pré-adulte. Le dimanche, pendant que mon père adoré chassait dans le parc public près de notre habitation pour me ramener de la chair fraîche, ma mère longeait les trottoirs des petites ruelles et se faisait prendre par les ordures les plus écoeurantes et les plus dégoûtantes de cette ville à l’arrière de leur voiture. Elle n’avait aucune dignité pour elle et pour son corps. Elle ne le faisait pas pour nous aider, elle le faisait parce-qu’elle aimait cela. Mon père le savait, il avait même voulu la tuer un jour mais il avait eu trop de pitié pour le faire. Il a préféré s’occuper de moi et me transformer en l’homme que je suis aujourd’hui. Je ne le remercierai jamais assez pour cela. J’aurais voulu que ma mère reste digne d’elle-même et ne vende pas son corps à la première personne venue en manque de sexe avec un surplus de testostérone. J’ai toujours été, et je le suis encore maintenant, passionné par la beauté du corps humain. J’essaie, à travers mon œuvre, de dégager en chacune des femmes que j’opère leur plus grande beauté. Ce n’est pas un travail facile, il faut être patient, précis et minutieux. J’aime ce travail et je ne suis fait que pour cela. Vous comprenez donc que j’ai absolument besoin de sortir d’ici au plus vite.

Partez maintenant Monsieur Tetch, et revenez me voir lorsque vous serez prêt à me faire sortir d’ici. Je vous attendrai, de toute façon je n’ai nulle part où aller. En quittant cet endroit, profitez-en pour demander à votre… garde… de soigner son visage. Je respire l’odeur de son sang jusqu’ici. A très vite Monsieur le Chapelier, j’en suis sûr.

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Tea and dolls (Dollmaker - Le Chapelier Fou)
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