Batman Legacy


 
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 Fletcher McManus, la Sangsue

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MessageSujet: Fletcher McManus, la Sangsue   Sam 5 Juil - 13:08



DOSSIER N° :0068756/MCMANUS/FLETCHER/69783456


Nom : Fletcher
Prénom : McManus
Alias : Leech (Sangsue)
Sexe : Masculin
Nationalité : Américaine
Base d'opération: Gotham City, Wonder City

Date de naissance: 17 septembre 1950 (45 ans,)
Lieu de naissance: Gotham City,
Rhésus: O négatif

Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Situation familiale: Veuf
Autre information: Patient d'Arkham


Génétique du patient
Taille : 1m76
Poids : 75kg
Description physique du sujet :
Pas spécialement grand, pas non plus costaud, Fletcher n'a rien d'exceptionnel, au premier regard. Si l'on fait abstraction de son teint jaunâtre, comme celui d'un malade du foie. Cette coloration est due à l'excès de bilirubine, une substance qui se trouve dans le foie de ses victimes, et qu'il ingère (cf. histoire). De la même manière, ses yeux, à l'origine bleus, présentent une teinte plutôt verte, tirant sur le jaune. L'ensemble donne un résultat qui met assez mal à l'aise.
Pour le reste, McManus est assez banal. Pas particulièrement musclé, brun, sans signe particulier, ni tatouage, ni cicatrice, il pourrait se fondre dans la foule sans grand mal. Mais à grand renforts de cosmétiques. C'est d'ailleurs de cette manière qu'il arrive à sortir dans la rue sans être dévisagé. Fond de teint et lentilles de couleur lui permettent de retrouver son apparence normale, sans avoir à attendre d'avoir évacué toute cette bilirubine de son organisme.
Évolution notable du sujet : Arrêté et jugé, Fletcher et son avocat on plaidé la folie. Il est interné à Arkham depuis plusieurs semaines maintenant, mais les psychiatres s'arrachent les cheveux sur son cas. Il arrivera à s'évader, et ira se terrer à Wonder City.
Il découvrira que sa 'mauvaise habitude' aide son métabolisme à ralentir, ce qui fait que son corps vieillit moins vite, voire se régénère (soin de blessures, léger rajeunissement).



Profil psychologique
Avant, Fletcher était un homme tout ce qu'il y a de plus normal. Enjoué avec ses amis, investi dans son travail à l'hôpital, bon mari, bon père de famille. Et puis tout à changé...
Depuis son internement, McManus est quelqu'un de discret. Il ne parle que rarement, et se ferme complètement lorsqu'il se sent en difficulté. Ce qui explique que les médecins n'arrivent pas à percer son mystère. Il passe le plus clair de son temps immobile dans sa cellule, silencieux, sans qu'on puisse sonder ses pensées. Le regard fixe et vide, il ne reflète aucune émotion quelle qu'elle puisse être.
Mais quand il entre dans une phase meurtrière, Fletcher est une vraie machine. Il est froid, insensible à toute forme de pitié ou de compassion. Rien ne pourrait l'empêcher de commettre son acte. Déterminé et méticuleux, il tue ses victimes sans le moindre remords, sans jamais leur faire perdre une goutte de sang. Ensuite, il les débarrasse de leur foie, en en mangeant une partie sur place et en emportant le reste avec lui. Il lui arrive de ne pas avoir le temps pour ainsi mutiler le corps, dans ce cas il se contente de le mordre pour boire une bonne rasade de sang.



Antécédents et suivi du patient

La pièce était exiguë. Petite, étouffante. Sale aussi. La lumière crue diffusée par les néons au plafond rendait le tout blafard et déprimant. Les murs autrefois blanc étaient maintenant plutôt jaunâtres, et présentaient des traces de moisissure aux coins des plafonds. Au milieu, une table métallique, faite d'une seule pièce, dont les pieds étaient solidement boulonnés au sol. Deux chaises, elles aussi métalliques, dont l'une était également vissée au sol. Celle-là était également munie de contentions aux pieds et au dossier, pour immobiliser les patients les plus délicats.

C'était sur cette chaise que Fletcher McManus était attaché. Bien qu'il ne paraisse pas agité, loin de là : immobile, le regard dans le vide, la respiration lente et calme, il ne présentait aucun signe du patient récalcitrant. C'était bien pour ça qu'on l'avait attaché. Les médecins se méfiaient de lui. Il leur avait montré à quel point il était imprévisible, en agressant l'infirmier qui lui apportait son repas, le premier jour. Il se tenait sur son lit, exactement comme sur sa chaise en ce moment, et la seconde qui suivait il lui avait encastré le plateau dans la mâchoire. Bilan : quatorze dents cassées, le mandibule fracturé, plancher orbital détruit, coma de douze jours. Ce qui expliquait qu'on se méfie de lui.

La porte s'ouvrit, dans un son sinistre de verrou qu'on tourne, et une femme en blouse blanche entra. Elle avait le type même du médecin en plein travail. La blouse, mais aussi les stylos dans la poche sur sa poitrine, le badge où apparaissait sa photo et son nom, la tablette qu'elle tenait à la main, où Fletcher devinait son dossier résumé et de quoi prendre des notes.
La femme prit place sur l'autre chaise, de l'autre côté de la table,  déposa sa tablette, un stylo et un dictaphone. Fletcher restait impassible. La femme enclencha le dictaphone et se risqua à parler.

« Fletcher ? Êtes-vous... êtes-vous avec moi ? Fletcher... vous m'entendez ?
Bien entendu que je vous entends, Docteur. Je ne suis pas sourd.
Très bien... Commençons, si vous voulez bien... Nous en étions restés à...
... à la fois où j'ai tué ma femme. Que voulez-vous savoir ?
Hé bien, les choses habituelles. Votre état d'esprit, ce qui a déclenché les événements... ce qui vous passe par la tête. Vous savez comment ça fonctionne.
Très bien. Ce soir là, je rentrais du travail. Une journée de plus à l'hôpital, j'étais assez fatigué. Elle n'était pas encore rentrée, puisqu'elle travaillait de nuit, et moi je rentrais juste après son départ. Ça, c'était ce que je croyais. Dès que je suis rentré, j'ai compris qu'elle était là.
Comment ?
Les gémissements, Docteur, les gémissements. Ces vagissements de femelle en chaleur qu'elle poussait depuis la chambre. Cette putain était à la maison, et pas seule.
Elle vous trompait ?
Elle forniquait avec un homme qui n'était pas moi. Oui.
Comment avez-vous réagi ? »
Fletcher fit silence. L'ombre d'un sourire se dessina sur ses lèvres, habituellement si inexpressives que cette imperceptible expression prenait l'air d'un terrifiant rictus.
« N'avez-vous pas vu les photos, Docteur ?
Non. Nous n'avons pas accès à ce genre de pièces du dossier.
Dommage, vous auriez eu une vision de mon art.
Vous vous considérez comme un artiste ?
Je ne suis qu'un désaxé. C'était une façon de parler.
Racontez-moi, alors. Quelle a été vore réaction ?
C'était... complexe. Tout d'abord, j'ai été m'asseoir dans la cuisine. J'y suis resté un moment, je ne sais pas combien de temps. Assez longtemps. Les gémissements ont gagné en force, et sont devenus des cris. En cet instant, j'ai commencé à sentir la colère monter. Jusque là, je n'aurais pas su dire ce que je ressentais, mais là... La colère. Elle enflait, enflait... Elle m'habitait complètement. Je suis allé à la chambre.
Et ensuite ?
Vous savez ce qui s'est passé ensuite.
Fletcher... vous savez ce que je veux dire. Quelles sensations avez-vous eues ? Avez-vous eu l'impression que tout se passait hors de votre volonté, comme si vous étiez spectateur ?
Pas du tout. J'avais décidé de les tuer, tous les deux. Je suis entré dans la chambre, sans un bruit. Elle criait comme une chienne, bon Dieu... Elle était sur lui, elle me tournait le dos. Elle n'a su que j'étais là que quand j'ai posé ma main sur sa nuque. Elle a dit quelque chose, comme : "Oh mon Dieu, Fletcher !" puis j'ai saisi son cou, et j'ai frappé sa tête contre celle de son amant. »
La psychiatre griffonna une note sur sa page, sans que McManus ne cherche à lire ou à deviner.
« Qu'avez-vous ressenti à cet instant ?
À cet instant, rien. Mais juste après... J'ai recommencé, j'ai frappé encore leurs deux visages ensemble. Le sang a coulé. Encore. Et encore. Le sang m'a éclaboussé le visage, et j'ai senti son goût. C'est là que j'ai perdu le contrôle.
Perdu le contrôle ? La femme-médecin était effarée par cette déclaration. Comment pouvait-il appeler cela 'avoir le contrôle' ? Qu'y avait-il ensuite de plus dément encore ?
Oui. Pour une raison que je ne m'explique pas, j'ai ressenti le besoin de goûter encore le sang. De m'en emplir la bouche. C'était comme une pulsion à laquelle je ne pouvais me soustraire. C'était... je n'avais jamais ressenti ça. J'ai continué à entrechoquer leurs têtes, jusqu'à en être essoufflé. Quand je l'ai lâchée, elle est tombée comme une poupée de chiffon. Lui respirait encore, mais c'était très faible. »
Difficile de dire ce qui était le plus effrayant, entre le récit lui-même, ou cette façon qu'avait Fletcher de garder un calme olympien en narrant ces atrocités d'un ton neutre et monocorde.
« C'est là que j'ai ressenti le besoin de manger. J'ai été chercher un couteau à la cuisine et je suis revenu à la chambre. J'ai incisé sa chair, juste ici. McManus contorsionna son poignet pour pointer son index sur son abdomen. Net, propre. J'ai pris ce que mon instinct me dictait de prendre, ce que ma faim me guidait à manger. C'étai son foie. J'ai croqué une fois dedans, et j'ai mâché. J'ai du en manger une bonne livre. Puis j'ai répété cela sur l'amant. Je n'ai pas mangé autant de lui que d'elle. Il n'avait pas autant de saveur. »

Le médecin restait sans voix. Comment pouvait-on avoir perpétré de telles choses sans montrer la moindre émotion ? Elle arrêta le dictaphone, blême, et ramassa son stylo. Fletcher la dévisageait avec une inexpressivité qui frôlait l'indécence.
« En avons-nous déjà fini ?
Pour aujourd'hui, oui. Je pense que nous avons bien avancé, et... Elle réprima une nausée. ...je dois terminer des dossiers avant ce soir. Nous reprendrons la prochaine fois.
Comme vous voudrez, Docteur. J'ai été ravi. »
La psychiatre quitta la pièce après avoir récupéré ce qu'elle avait apporté, de manière précipitée, laissant seul McManus. Il eut alors un large et franc sourire, pour lui seul.
« Je vous ai trouvée délicieuse. »




Behind the screen
Information(s) importante(s) : DC de Harvey Dent
Un surnom ? /
Nom de l’avatar : Doug Hutchison
Lien éventuel avec un joueur déjà présent : /
Disponibilité pour poster ? les après-midis et le soir après 22h
Comment as-tu connu le forum ? /
Code du Règlement :
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus, la Sangsue   Sam 5 Juil - 13:45

Une bien jolie présentation, je l'admet.
Cependant, avant ton "+1", j'aimerais savoir en quoi ton personnage se diffère du cannibalisme de Dollmaker, histoire de séparer la nuance :)
Le reste de la fiche est excellente sinon.
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus, la Sangsue   Sam 5 Juil - 14:13

Je vais parler de Fletcher, parce que je connais pas assez Dollmaker pour comparer les deux.

Fletch tue pour la première fois quand il tue sa femme et l'amant de sa femme. Il est poussé par quelque chose qu'il ne s'explique pas (il appelle ça son instinct) à manger leur foie. Ce n'est pas quelque chose de conscient, il ne le contrôle pas (au départ).

Par la suite, il va développer une sorte de dépendance, ce qui va l'obliger à se livrer à de tels actes. Paradoxalement, continuer à manger le foie de ses victimes va le changer physiquement, lui interdisant définitivement de retrouver une vie normale, sans qu'il ne puisse s'arrêter.
C'est pourquoi il ira vivre dans Wonder City, comme un reclus, dont il ne sortira que pour assouvir ses besoins alimentaires particuliers, comme un junkie qui sort chercher sa dose. Voilà en gros.
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus, la Sangsue   Sam 5 Juil - 14:17

Si je suis bien le raisonnement, ton personnage finira en quelque sorte "drogué", il aura donc une dépendance, une certaine vulnérabilité et ne sera plus tellement conscient de sa situation. Cela me semble plutôt bon dans le sens où ça diffère de Dollmaker qui reste néanmoins un "visionnaire" dans son domaine de la beauté de Gotham. Cela me semble bon.
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus, la Sangsue   Sam 5 Juil - 14:22

C'est ça. Et d'un autre côté, comme il le montre dans l'entretien, il est tout à fait conscient de ce qu'il a fait. Il sait qu'il tue, il sait que ce qu'il a fait est affreux, mais il ne le met pas sur le compte d'hallucinations ou d'un coup de folie. Juste il ne peut pas se contrôler, c'est comme un 'besoin vital', auquel il ne peut pas se soustraire.
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus, la Sangsue   Sam 5 Juil - 15:10

Un personnage bien flippant, décidément on a un bon carnaval à Arkham.
Tu as ma validation !
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus, la Sangsue   

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