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 Il se forge son métier avec des métaux indolents. [RP SOLO]

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MessageSujet: Il se forge son métier avec des métaux indolents. [RP SOLO]   Mer 2 Juil - 22:18


Il se forge son métier avec des métaux indolents.»


Arkham Asylum, 3 juillet 1995, 22h16

Il n'y a rien de plus intriguant et à la fois de plus excitant que la sensation que l'on ressent juste avant de commettre quelque chose d'affreux. Tout avait été réfléchi, calculé minutieusement, un peu comme le ferait un médecin légiste avant une autopsie. Je regarde ma montre, il est 22h16, à peu près tout le personnel de l'asile est parti, il ne reste que quelques infirmiers endormis et des gardiens rigolant forts ne ressentant aucune gène à réveiller les patients complètement drogués. Des néons toujours cliquetants, donnant à cet asile pullulant d'horreur et autres ignominies, un  air tout à fait morbide. L'asile d'Arkham, c'est encore plus sinistre qu'un cimetière, des fous errent sans vraiment savoir pourquoi et les visages dépressifs défilent comme dans un carrousel infernal. Je passais la tête par la porte de mon bureau, personne à l'horizon. Tout était parfait pour mettre en œuvre ma vengeance, depuis le jour que j'attendais ça, j'imaginais déjà leurs visage décrépis lorsqu'ils verront. Lorsqu'ils verront que celui qu'ils ont tant descendu à réussi l'impossible. Je fermais la porte à clef, tout était là dans mon bureau, je n'avais qu'à me glisser dans la peau du Vice en personne pour parvenir à commettre ce qui me donnera une satisfaction sans fin.
Non je n'allais tuer personne, je ne suis pas un psychopathe comme ces arriérés qui trainent à l'asile, j'allais faire bien pire. Comment cette idée m'est elle venue ? Simplement serait mentir, je planifiais ce jour depuis celui où ils sont venu me chercher. Me trainant comme un moins que rien jusqu'au Tribunal. Que croyaient-ils ? Que j'étais qu'un pauvre criminel ? Ils se fourraient le doigt dans l’œil, Jonathan Crane est l'un des psychiatres les mieux placés pour étudier les Peurs et autres Phobies et voilà pourquoi j'avais fait ces expérimentations. Pour la psychanalyse. Je n'avais qu'une envie, celle de leur cracher au visage, à eux qui m'avait lâcher balancé. Oh mais, heureusement ce crétin fini de Jérémiah Arkham avait été facile à manipuler, me permettant de garder mes diplômes et l'espoir de retrouver mon post, un jour. Puis voilà que je reviens ici grâce à un autre abruti, ce Musicien dépourvu d'intelligence qui me fût d'une grande utilité, je lui en serais redevable ! Mais encore une fois, ce pauvre Jérémiah sera ma victime, victime de l'épouvantable Épouvantail mais pour la bonne cause voyons. Je glisse dans la manche de ma veste noire la dose de toxine nécessaire à mon dessein, je me regarde dans le miroir qui trône sur la vieille commode et me met à rire sinistrement. Ce qui attendait cet asile pourri par la crasse qui y règne allait être merveilleusement horrible. Je pose délicatement mes lunettes rondes sur mon nez fin, sourit et ouvre la porte. Rire ? Une chose que je  fais que très rarement il est vrai. Mais l’événement qui m'attendait, je le vivais un peu comme une noce rusée et malsaine dont j'étais le dangereux fiancé, une avancée dans ma vengeance contre mon si lugubre passé.
Je sors, sans faire aucun bruit comme un chat de gouttière maigre qui déambule sur les toits, je traverse le couloir semblant interminable, ces couloirs qui rendait fou les patients juste en les traversant. Il n'y a personne et j'entends soudain ma future victime tousser, ça lui apprendra à fumer à s'en détruire les poumons.  Je me retourne une dernière fois avant le moment ultime, personne, parfait.
Sans même toquer, j'ouvre la porte, il est là. Il me regarde l'air niais.

- Docteur Crane ! Vous savez qu'avec votre allure vous avez presque réussi à m'faire peur ! Héhé.

Aucune réponse, ce serait inutile je ne montre sur mon visage éclairé par une lumière tamisée un rictus qui ferait froid dans le dos à n'importe qui. Il me sort un blabla que j'écoute à peine, il n'y a jamais eu quelque chose qui m'intéressait vraiment dans les nombreux charabias du directeur Arkham, faire semblant de l'écouter fût l'une de mes nombreuses techniques pour le manipuler comme bon me semble. Quand enfin un silence règne, je prends la parole.

- Vous savez a quoi j'ai pensé ce matin, Jérémiah ? A vous. Je pense à ce moment depuis tellement longtemps que maintenant que j'y suis, j'ai l'impression d'être dans une sorte de rêve, voyez-vous ? Je me rappelle du jour où la première fois cette idée m'a effleurée l'esprit, je parlais avec ce psychiatre là ... Hum Hugo Strange, voilà. J'étais aux débuts de ma carrière et encore insouciant, puis est arrivé l'incident.
Le regard de Jérémiah se fait inquiet il s'enfonce dans son fauteuil qui couine.


- Qu'est-ce que ?
- Ecoutez-moi. Il a été si facile de vous convaincre de me défendre que j'ai presque envie de vous remercier. Votre innocence, votre naïveté me fût d'une grande utilité pour mes projets et malheureusement je n'ai plus besoin de vous, pire même, vous me dérangez.
- Crane, qu'est-ce que...

D'un mouvement vif, j'asperge de la toxine au visage du directeur qui au bout de quinze secondes tombe en plein délire hallucinogène. Il allait souffrir pendant un bon moment, quelques mois seraient nécessaires pour qu'il s'en remette mais le voilà or de la course.

Arkham Asylum, 3 Juillet 1995, 22h47.

- Eh bien Professeur Crane, heureusement que vous étiez là, il semble que notre directeur aie perdu la tête ...
- Une dépression, sûrement.
Et voilà comment Jérémiah Arkham se retrouva dans une cellule -certes moins invivable que celle des patients- à baver sur sa camisole en hurlant.

- Cependant, nous n'allons pas pouvoir laisser l'asile sans quelqu'un à sa tête, ce serait du suicide...
s'exclama le Maire en passant nerveusement sa main sur sa veste, dites, vous avez l'air bien sérieux et bien expérimenté... monter en grade ne vous intéresserait pas par hasard ?
- Ce serait avec plaisir Monsieur Hill, je pense que je serais très utile à Arkham.

Tout comme Arkham me sera très utile.


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