Batman Legacy


 
AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Sam 28 Juin - 17:25


With GRUNDY & KLARA.

Ce soir là la gamine n'avait absolument aucune envie de rentrer chez elle, de rester cloîtrer en quatre murs aussi imprégnés de cette puanteur Gothamite qu'ils n'en étaient de mauvais souvenirs. Il faisait froid, il tombait des cordes, mais cela faisait bien longtemps que tout ceci lui importait peut. A quoi bon rentrer chez soit quand on sait pertinemment que personne ne vous y attend ? Pourquoi se hâter de retrouver un foyer vide ou nul personne ne vous attendra pour vous étreindre de sa douce chaleur protectrice, un chocolat chaud fumant sur la table de la cuisine, et prêt à vous entendre vous plaindre de la journée éreintante que vous venez de passer ?

Klara n'en connaissait pas la saveur, et ne saurait peut être jamais gouter à autre chose que l'amertume de la solitude. Qui pouvait encore témoigner de l'âge de cet enfant perdu de Gotham ? Entre enfant des rues blessé et l'âme d'une justicière adulte, trop consciente du monde qui l'entour. C'était dur, d'autre l'aurait certainement plainte, mais elle jamais. Elle se terrait dans ce mutisme bien que son visage porte aujourd'hui les marques de son passé. Un regard trop noir, trop éveillé. Un langage qu'aucun enfant de son âge ne devrait encore avoir. A l'heure où ses camarades se hâtes de retrouver amis et foyer, de passer une nouvelle soirée entouré, aimé. Klara déambulait seule dans les rues de Gotham comme une pauvre âme perdue et sans but. En réalité, ces rues elle connaissait par coeur, comme un véritable terrain de jeu, elle en avait fait son territoire. Et ces visites, elle lui permettait non sans mal de son conforter dans l'idée qu'il y avait réellement quelque chose de pourri dans la grande Amérique. Alors qu'elle tirait une nouvelle fois sur la manche de sa veste trempée, que l'eau lui procurait des démangeaisons, surtout quand certaines gouttes malicieuses venaient à se glisser dans des endroits improbables, elle porta son poignet à son visage afin d'en chasser certaines, et surtout la sensation.

Les lumières naissantes des lampadaires se reflétaient partout, sur les vitrines, les flaques, les part-brises des voitures immobilisées sur le bas côté. Certaines d'entre elles n'en finissaient plus de faire entendre leur chant à cause des embouteillages. C'était aussi quelque chose que la jeune fille ne comprenait pas. Pourquoi les gens étaient toujours tous aussi pressés ? Était-ce pour retrouver leur chez eux plus rapidement et se faire à ces effusions d'amour à tout va ? Cela expliquerait pourquoi la gamine ne comprenait pas ce comportement et ne s'y ferait jamais. Elle fini par se lasser et quitta les trottoirs d'Otisburg au profit d'un petit parc qu'elle connaissait bien. A cette heure-ci, on y croisait pas grande monde, l'aubaine quand on voulait avoir la paix. Elle se plongea de nouveau dans ses songes quand une ombre imposante se mêla à la sienne, la faisant sursauter. En relevant la tête, elle se serait attendu à voir un de ces types louches prêt à l'agresser ou que savait-elle d'autre encore de moins fameux. Mais il n'en était rien. Elle eu un instant d'hésitation, plantée là devant cette masse, elle petit gabarit de rien du tout. Klara inclina légèrement la tête sur le côté comme pour mieux réfléchir, plissant son petit nez d'interrogation.

     
J'vous ai pas déjà vue quelque part vous ?


Semblant se perdre dans son esprit un court instant, elle fini par avoir comme une illumination et son visage se décrispa. Il était différent, mais à elle on ne la lui faisait pas, tout lui rappelait cette ombre qu'elle avait aperçus un soir comme celui-ci, la pluie en moins, errer dans les rues de Gotham comme elle le faisait elle même souvent. A plusieurs reprises, intriguée par son étrangeté et ce quelque chose qui attisait sa curiosité, elle s'était surprise à le suivre. Comme pour en apprendre plus. "Dis moi qui tu es" Là, il était face à elle et à moins que les choses ne se passent autrement, elle pouvait se contenter de se décaler et de le laisser passer. Il resterait un illustre inconnu et elle, une étrange personne qui l'aurait interpelé dans la rue. Mais ce n'était pas s'appeler Klara Sovaris que d'agir de cette manière. Elle essuya activement ses mains contre ses vêtements trempés comme pour les sécher maladroitement, et lui tendit une main franche et amicale.

Heu...Bonsoir ? Je... J'suis désolée ça doit vous paraître super bizarre mais, en fait c'est pas la première fois que j'vous vois et...heu, je m'appelle Klara !


On avait fait mieux comme approche, mais son côté à la fois innocent et vierge de tout contact humain la trahissait. Elle n'avait jamais su comment aborder les gens; ni même comment se comporter avec eux pour être agréable, dans leur sens tout du moins.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Dim 29 Juin - 13:26


 
 

 

La pluie. Que j'aimais la pluie. A dire vrai, c'était une des seuls choses que j'aimais encore du plus profond de la chose que j’appelais anciennement, cœur. Sentir cette eau du ciel, nous tomber dessus, couler le long de nos membres, entendre le doux clapotis régulier de son choque avec le sol, la beauté de son rideau. Tout était adorable en la pluie, tout. C'est pour cette raisons que j'étais sortie dans gotham ce soir là. Non, si je devais être honnête une fois dans ma vie je dirais c'était une partie seulement de la raison. L'autre sentiment qui m'avait poussé à sortir de mon marais, c'était un sentiment que je n'avais pas ressentit depuis bien longtemps, depuis une éternité même. La solitude. Rien de moins que la solitude, peut-être se sentiment avait-il ressurgit avec ma forme actuelle ? Ou alors ne m'étais-je jamais rendu compte que j'étais entouré de monde ? Avant, mon marais était vivant, les Collants, me vénéraient, se chamaillaient, rigolaient, hurlaient, les jours de fêtes, leurs cries et leur joies, résonnaient jusqu'à ma grotte, tout cela me paraissait normal, je n'avais jamais pris le temps de réfléchir dessus. Mais depuis que l'autre grognasse c'était amusé à détruire mon marais, il n'était plus que cendre et silence. Depuis lors je détestes chaque seconde que je passes là bas, mais je n'ai nul part ailleurs où dormir. Alors je n'y reste que le temps de dormir, le reste de ma vie, je le passe à Gotham, magnifique, transcendante, puissante, Gotham. Je redécouvre cette Dame à chacun de mes pas.

Pas qui me conduisirent, comme toujours, dans le vieux quartier qui me rappelait la gotham de mon époque, bien entendu, il c'était décrépit et était devenu un des quartiers les plus pauvres de la villes mais c'était lui, le quartier où je vivais, avant de mourir la première fois. Arrivé dans un petit parc, j'aperçus une petite silhouette marchant sous la pluie, dans le silence, seul. Ne sentant aucun aura de danger, je m'approchais d'elle, au départ je ne voulait que la dépasser, sans qu'elle ne me remarque. Pourtant elle se retourna, de la peur passa dans ses yeux. Pour l'instant rien d'inhabituel.  Puis elle me surpris, infiniment, à tel point que j'en restais interdit, la lueur dans ses yeux se mua en curiosité, en question, en gène, mais toute trace de peur l'avait abandonné. Bien sur, je n'étais plus le géant que j'étais, j'avais un peu plus l'air humain, mais mes yeux brillait dans le noir, ma peau étai translucide et lumineuse sous la lumière de la lune, et même un enfant de 8 ans aurait pue sentir l'aura de danger qui émanait de moi. Mais non, elle, cette gamine, était indifférente à tout cela, et alors, elle me parla, avec gène, mais pas un gène produite par la peur, plus une gène de ne pas savoir comment aborder un inconnu, j'étais tellement surpris, tellement pétrifié, que je ne pue répondre à sa question. Et  ne répondit à sa remarque que par un horrible cafouillage de lettre et de mot.

-Bon..bon..bonjour à toi. Je.. je.. crois me souvenir de toi oui.

Et c'était vrai, je me rappelais d'elle maintenant, c'était la fille qui me suivait quelque fois, quand je sortais dans gotham, mais elle était toujours restait à distance et ne m'avais jamais causé le moindre tort. J'évite de tuer les enfants, tant que je le peux. Peut-être étais-ce son regard ampli de curiosité, peut-être étais-ce sa fougue apparente, ou peut être solitude, mais bizarrement aucune idée de menaces ne me vint à l'esprit. Aucune violence verbale, aucun ordre, rien juste un fouillis de phrases prononcé tellement rapidement, qu'il ne devait surement pas être compréhensible. 

-Moi, c'est Solomon grundy. Et je suis immortel. Mais bizarrement je t'aime bien. Je n'ai pas trop l'habitude de parler avec des inconnus. Enfin si, mais je les tues après, mais toi j'ai pas envie de te tuer. Et je ne me fait jamais abordé par des inconnues. Rapport à ma taille.

Pitoyable.  





 
 
 

 
 
 
 

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Lun 30 Juin - 13:23


With GRUNDY & KLARA.

On avait fait mieux comme approche, mais son côté à la fois innocent et vierge de tout contact humain la trahissait. Elle n'avait jamais su comment aborder les gens, ni même comment se comporter avec eux pour être agréable, dans leur sens tout du moins. La grande masse qui se tenait devant elle sembla décontenancée par son attitude. Avait-elle fait quelque chose de mal ? Ce n'était pas comme que l'on devait s'adresser au gens ? Était-ce impolie ?

Il fini par ouvrir les bouche et presque tout aussi hésitant qu'elle, bataillant à trouver ses mots, il articula une phrase, qui laissa apparaître sur le visage de la jeune fille un sourire satisfait. Il se souvenait d'elle, c'était possiblement aussi effrayant que cela pouvait être agréable. S'il lui parlait en tout cas, c'était soit que sa présence l'avait dérangée, au quel cas il ne tarderait pas à le lui faire savoir, soit qu'elle l'intriguait au moins autant que lui. Il se présenta enfin. C'était comme lever le voile sur un mystère qu'on aurait presque aimé garder secret. Comme la fée des dents, ce genre de conneries enfantines quoi. Klara arqua un sourcil interrogateur quand il prononça son nom.

"Solomon Grundy"... Comme dans la chanson ?


C'était à la fois amusant et tellement étrange, peut commun. Ses grands yeux semblaient luire de leur propre lumière grisâtre dans la pénombre de la nuit tombante. C'était comme se retrouver pour de vrai dans un film d'horreur, face au monstre de la ruelle sombre, Jack L’Éventreur, tout ça quoi. Mise à part que tout le monde sait que ces choses sont aussi débile que le père Noël ou le pays des merveilles. Ce sont des fantasmes de l'esprit humain, et ce n'était pas la présence d'être venus d'un autre monde, comme la rumeur le prétendait au sujet du héro de Métropolis à la force surhumaine, qui lui ferait dire le contraire. Quand bien même, elle était le genre de personne capable de raisonner avant d'avoir peur. Les fantômes n'étaient que des créations du subconscient humain, les OVNI de simples combustions de plasma auxquelles venaient se greffer des peurs collectives. Et les malédictions, des placebo dérisoires issue des obsessions humaines et surfant sur les paranoïas plausibles. Quand à la mort...

Une fois de plus la gamine se retrouvait victime de sa propre réflexion, et les souvenirs qui devraient être encore si douloureux, lui revinrent en plein visage. Comme une gifle qui aurait la force d'une éternité sans amour. Pourquoi ne ressentait-elle rien ? Pourquoi n'était elle pas "triste" d'avoir perdu les siens et d'avoir eu à affronter ce monde seul ? Était-ce une fois de plus sa capacité à raisonner qui l'empêchait d'avoir mal à ce muscle empli de dégout pour le genre humain ? Ceci dit, elle abaissa sa main tendue, et afficha de nouveau un grand sourire sincère.

Faut voir le bon côté des choses, vous seriez pris à coup sûre dans une équipe de basket avec une carrure comme la votre !


Un immortel hein ? Est-ce que par hasard ce type ne serait pas juste un p'tit peu allumé ? Si l'immortalité était quelque chose de possible, cela ferait bien longtemps que beaucoup de ces richards dont la fortune n'a d'égale que leur couardise, aurait cherché à fuir le grand saut vers l'éternel. Elle n'en montra absolument rien, mais quand il parla de tuer de gens, la gamine se posa la question un bref instant de savoir si elle n'aurait pas été une cible à ajouter sur sa liste si elle avait continuer de le suivre. Cette idée fu rapidement chassée par le fait qu'elle fut rattrapée par la réalité. Il pleuvait, elle commençait à frissonner maintenant qu'elle ne bougeait plus, et sa logique lui indiquait que l'homme étrange était peut être un assassin. Pour une raison qu'elle ignorait, sa méfiance n'était réellement au rendez-vous. Trop de curiosité, sa soif d'apprendre et de comprendre était toujours tellement plus forte... Elle la perdrait sûrement un jour. Mais là, elle voulait savoir qui était ce Grundy, du moins, en savoir plus sans atteindre la limite du non retour. Elle jeta un œil vers un coin du parc où elle aperçu un petit carrousel. L'envie de s'abriter la gagna et elle regarda dans cette direction avec insistance.

J'suis désolée de vous importunée... C'est plus fort que moi quand quelque chose m'intrigue, je me sens obligée de le comprendre. Et vous j'vous ai trouvé bizarre... Pas comme les autres gens. Plus... Comme moi en fait. Et. Enfin... Je sais pas comment on parle convenablement aux gens sans que vous preniez peur ou que vous me trouviez folle, comme tout les gens avec qui je parle. J'suis désolée.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Lun 30 Juin - 22:47


 
 

 
 
Elle ne me croyait pas. J'en suis sur, ça se voit dans le regard des gens quand ils ne vous croient pas, ça se voit quand ils pensent que vous êtes fou. Cette petite lueur d'amusement dans les yeux qui tanguait entre la compassion le dégoût et la pitié. Cette petite lueur qui avait habituellement le don de m'énerver. Mais là rien, rien qu'une simple envie de lui démontrer que ce que je dis est vrais.
Mais je compris que ce ne serais pas facile, car il y avait une autre lueur dans ses yeux, une lueur que je n'avais pas vue depuis très longtemps, l'intelligence, l'intelligence et la curiosité sans bornes. Je n'étais rien face à ce genre d'intelligence, rien qu'un tas de muscles sans aucune capacités à penser. Mais je m'étais pris d'affection pour cette gamine au regard curieux. Et je n'avais pour l'instant aucune envie de la tuer.


Elle fit alors une remarque sur mon nom, remarque qui me fit sourire. 

-Oui comme dans la chanson, d'où crois-tu qu'elle vient cette chanson petite ?


Mais ce fut sa seconde remarque qui me fit partir dans un grand éclat de rire. Elle avait en face d'elle, un homme armé, musclé, grand, aux yeux luisant et à la peau translucide puant le danger et la mort à deux kilomètres et la seul chose qu'elle trouvait à dire était que j'aurais pu devenir basketteurs avec ma carrure. 

-Je n'y avait jamais penser vois-tu ? Je ne suis qu'un simple immortel.

La façons dont elle se mit à parler ensuite, me fit agréablement penser à moi. Tout dans sa voie, sa manière de me parler, me regarder, transpirait la solitude, et l'incapacités de parler aux gens. Elle était comme moi. L'intelligence en plus. Décidément je l'aimais de plus en plus cette gamine. 

-Je comprends Klara, et sache que je t'aime bien, enfin, si je ne t'aimais pas, je le saurais déjà, enfin non ne te ne le saurais pas, vue que tu serais déjà morte. Étendue sur le sol dans une flaque de sang. Sans que je prennes peur ? M'a tu bien regardée gamine ? Penses tu vraiment que j'ai une tête à avoir peur ? Ne penses-tu pas plutôt que j'ai une tête à faire peur ? Ne t'excuse pas Gamine, c'est normal, et tu t'y est mieux prise que moi. Viens allons parler à l'abri, je ne sens pas la pluie tomber sur ma peau, mais toi, tu n'es qu'humaine, et j'ai un souvenir très désagréable de la pluie froide me perçant jusqu'à l'os lorsque j'étais moi même encore humain. 

Sur cette petite tirade, j'avançais, vers la carrousel qu'elle regardait depuis quelques minutes maintenant avec insistance. Un souvenir me taraudant, me labourant l'esprit. 



 
 
 
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Mar 1 Juil - 14:52


With GRUNDY & KLARA.

La gamine arqua un sourcil interrogateur tout en l'écoutant parler, patiente et sans failles. Lui aussi il tenait un discours étrange. La petite fronça les sourcils ce qui fit plisser son petit nez. Un petit sourire assuré et un peut moqueur. Pas de ces moqueries qui vous fendent le coeur, mais plus de celles que vous partageriez avec un ami de longue date.

Mais, tout l'monde a peur de quelque chose voyons ! C'est intrinsèque à ce que nous sommes, notre espèce. Peut importe ce que nous sommes, à partir du moment où nous sommes doté de raison. Même les animaux sont animés par le peur primale de leurs prédateurs, ne serait-ce que ça ! Des fois ça peut être quelque chose de tout bête ! Tenez, quand j'étais plus jeune j'avais un chat, et il avait peur de son sac de croquettes ! A chaque fois qu'il en entendait le bruit il détalait comme un furieux...


Elle se stoppa assez rapidement dans son développement... Elle ne voulait pas une fois de plus déballer sa science et obliger quelqu'un à l'écouter. Klara savait à quel point les gens détestaient cela, cela avait toujours eu tendance à leur faire prendre la fuite. Ils venaient toujours à la regarder comme un monstre, un phénomène de foire, bref, quelqu'un de pas normal dans l'ensemble. Elle se contenta de redresser la tête pour fixer son regard vert marais dans celui de l'immortel.

Vous ne pouvez pas dire que vous avez une tête à faire peur avant d'avoir vue celle que je m'paye tout les matins au lever. Mais, vous devriez y penser, j'suis sûre que vous pourriez avoir un grand avenir à la NBA.


Dit elle en exécutant un ou deux dribles invisibles tout en mimant les sons acapella, avant de se redresser pour envoyer sa balle imaginaire dans un panier d'un autre monde. Elle laissa s'échapper un léger rire franc, elle se sentait ridicule mais s'en fichait. Bien qu'elle aurait clairement due être sur la défensive avec une personne qu'elle ne connaissait pas. Son instinct de survie était encore étouffé par son trop plein de curiosité. Si elle était méfiante, elle ne pourrait pas discuter avec lui. Klara le laissa ouvrir la marche jusqu'au carrousel, instinctivement lucide de ne pas laisser quelqu'un qui se dit tuer marcher dans son dos. Une fois à labris, elle retira sa capuche, découvrant ses longs cheveux qu'elle s'empressa d'ébouriffer pour en chasser l'eau. La pluie semblait ne pas avoir envie de s'arrêter, elle était bonne de toute manière pour continuer à se tremper jusqu'à son chez elle, voir chopper une bonne grosse crève.

La petite s'appuya contre la rambarde et se laissa retomber sur le sol en soupirant. Elle avait attendu un moment de répits, pour elle comme pour son esprit, toute la journée durant. Bon, elle était gelée, mais au moins la pression petit à petit s'envolait, la quittait comme un bout de pensée dans le rien. Elle ouvrit subitement les yeux et commença à extirper de son sac un ordinateur portable. Ces petites choses étaient hors de prix, et elle espérait grandement que ce dernier n'ai pas pris l'eau, sinon, il serait foutu. Elle tenta de l'allumer, il répondu après lui avoir faite une frayeur.

Vous aimez le classique en général ? Chopin ? Tchaikovsky ? Schubert ? J'ai toujours été plus romantique que classique personnellement, les auteurs romantiques, ils avaient quelque chose à dire dans leur musique, c'était les premiers à communiquer des images en jouant sur les émotions des gens. Enfin... Moi mon morceau préféré, c'est Sarabande d'Haendel, vous connaissez ? ...Ou peut être en fait que ce serait plus la Valse numéro 2 de Shostakovich ? Rah zut ! Maintenant j'hésite...


Dit-elle en affichant une petite moue contrariée. Elle se mit à farfouiller sur sa machine et sorti de son sac un petit objet jaune et gris qu'elle sembla brancher à ce dernier. Relevant une petite pièce métallique à l'avant, elle fit s'allumer une petite loupiote rougeoyante. Et en même temps que cette dernière s'alluma, un air de Chopin s'éleva timidement dans les airs.


Ca ne vous dérange pas ? J'ai... Horreur des silences gelés. Quand personne ne parle, qu'il n'y a pas de bruits de fond ce genre de chose. Ça me fait réfléchir et pas forcément à de "bonnes choses".


Klara effaça bien vite son air mélancolique au profit de son sourire, les yeux vifs et pétillants d'en apprendre plus sur lui.

Et vous êtes qui Monsieur Grundy au juste ? Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Enfin... A part tuer des gens ? Il doit bien y avoir des choses que vous aimez faire ! ... Oh si je suis trop curieuse, n'hésitez surtout pas à me le dire... Je n'sais pas m'arrêter...




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Ven 4 Juil - 18:04


 
 

 
 Cette gamine m'intriguait de plus en plus. Elle était là avec son regard pétillant de curiosité et dénué de toute peur, à me regarder comme on regarde un spécimen de laboratoire. Elle marchait à côté d'une créature blanche comme la craie, aux yeux luminescent et glacial, armé des pieds à la têtes, capable de la tuer avant qu'elle est eu le temps de comprendre de ce qu'il se passait, et pourtant, elle était là à me parlait gaiement, longuement, faisans étalage de son immense savoir réduisant mes décennies d'expériences du monde à un simple babillement d'enfant perdu, et parfois même se moquait gentiment de moi. Et je trouvais ça... Vivifiant, c'était la première fois depuis de très nombreuses années, que quelqu'un me parlait sans peur, sans être effrayé par ceux que je pourrais faire si l'on disait quelque chose qui ne me plaisait pas. En y réfléchissant, les seuls conversation que j'avais eu depuis quelques résurrection, n'étais que des menaces, des engueulades, et discutions avec les "chamans" servant d'intermédiaire avec moi aux Collants. Que des conversation de peur, et de colère, aucune conversation faite pour le simple plaisir de converser. Mais avec cette gamine c'était différent, quand elle parlait je n'avais qu'une envie, répondre. J'avais un sourire constamment plaqué sur mon visage.

-Intrinsèque à notre espèce hein ? Ca fait bien longtemps que je ne me considère plus comme de votre espèce petite. Je suis un immortel, pas un humain. Mais comme tu le dis, tout être doté de raison à peur. Et je n'échappe malheureusement pas à la règle. Mais je t'aime bien gamine, alors je vais te donner un conseil, conseil qui te gardera en vie, ce qui me fait peur, te terrifiera au delà des possibles. Alors ne cherche pas à savoir ce qui me fait peur, et encore moins à le rencontrer. 

Puis je partie dans un grand éclats de rire aussi fugace que soudain.

-Non, petite, crois moi, la NBA n'est pas faite pour moi. 

Arrivé à la carrousel je m'assis contre le fer qui maintenait le chapiteau de métal et l'observais sortir un ordinateur de son sac, lorsque la musique qu'elle avait lançait retentit dans la nuit, faisans écho à la pluie et au vent, de nombreux souvenir enfoui dans les tréfonds de ma mémoire me revinrent à l'esprit. Une autre gamine, un autre, temps, de grands yeux curieux et insoucian, de long cheveux blonds, un sourire magnifique ou alors étais-ce des cheveux noirs ? Une voie chaude et réconfortante. Les larmes me vinrent presque aux yeux à l'évocation de cette gamine là. Il n'y a pas de mots pour un parent ayant perdu son enfant. La douleur est indescriptible. Mais la douleur est pire encore quand l'on a vue son enfant vieillir et mourir âgée de façon tout à fait normal sans pouvoir ne serais-ce que lui dire bonjour de peur de la terrifier. Quelle femme ça avait été, grande, curieuse, aussi lumineuse que le soleil. Je sais qu'elle est morte heureuse. Mais moi, je ne suis pas mort. Et son sourire me torture encore.

Dans un mouvement brusque je m'ébroué ce n'étais pas elle, c'était un autre temps, je ne pouvais pas m'affaiblir avec ce genre de faiblesse. Pourtant plus je la regardais plus la gamine du temps présent me rappelait ma gamine. Malgré la différence de forme, c'était surtout les yeux, les yeux étaient exactement les mêmes, d'un noir d'encre mais pétillant de curiosité et dévoré par une soif de savoir à toute épreuve. Mais je fût brusquement ramené à la réalité par sa voie s'élevant dans les airs.


-Ah oui, non ne t'inquiète pas, ça ne me dérange pas du tout, j'étais juste quelques décennies en arrière. Au contraire j'aime beaucoup le classique, surtout Dvorak, le quatrième mouvement de sa neuvième symphonie me donne envie de m'envoler. Sur le vieux tourne disque que j'ai récupéré et installé dans mon marais je... 

L'évocation de mon marais me fit taire. Je n'ai plus de marais. J'ai encore ma grotte, mais sans mon marais, ma grotte n'est plus qu'un troue. Et voilà j'étais encore partie dans mes pensées et pendant ce temps, la gamine c'était remise à parler, heureusement je réussi à revenir à la réalité avant qu'elle n'est fini.

-La curiosité est le seul défaut que j'adore petite. Qui je suis ? Solomon grundy, le Grundy de la chansons, l'immortel. Ce que je faits dans la vie ? Je tente de laisser une place dans l'histoire, et malheureusement cette objectif fait naitre de nombreux ennemies. Mais mes vies, ne sont pas intéressante. 

    

Je me redressais et la regardais droit dans les yeux un petit sourire gentil sur le visage. 

-Mais, et toi, Klara, qui es-tu ? Que faits tu ici, dans ce parc, à cette heure de la nuit ? Pourquoi vouloir me suivre ? 

Et voilà toute la tension s'était envolé, ce n'était plus qu'une banale conversation, simple, joyeuse et informative. Et franchement, alors que mon marais était vide, et que l'ennuie me torturait à toute les heures de ma vie, ça me convenait. Et bizarrement, cette enfant, tout en me rappelant ma fille, faisait naître dans mon organe autrefois appelait cœur, un sentiment que je n'avais pas ressentie depuis bien longtemps. 

L'affection.

 
 

 
 
 
 

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Sam 5 Juil - 19:17


With GRUNDY & KLARA.


Klara ramena ses jambes contre son buste, les enserrant de ses bras. Elle vint poser son menton sur ses genoux et fredonna l'air de musique qui accompagnait les paroles de son acolyte de bonne fortune. Parfois, avec l'aide d'élus voués à disparaître, Gotham se rappelait de son statut de ville culturelle et organisait des évènements sur une période de temps donnée. La gamine n'avait elle jamais eu les moyens de pouvoir mettre les pieds dans un opéra, et pourtant, elle savait depuis son jeune qu'elle adorerait ça. La musique adoucit les meurs, c'est même ainsi que sa trop grande peine, quand la mort la sépara de sa mère, s'était tue. Avec un magnifique air de Schubert. Klara se souviendrait probablement toujours du jour où la fatalité la frappa une nouvelle fois avec force. Après une dispute avec sa mère, elle avait décidé de quitter le domicile familiale, une fugue ? Oui, on pouvait qualifier cela de cette manière. Elle ne voulait plus rentrer. Ce jour là, il neigeait à Gotham, il faisait un froid immonde et le ciel était d'un gris opaque qui avait cela d'inquiétant. La fillette avait erré dans les rues, comme elle le faisait ce soir. Elle avait longuement réfléchies à la question, et ne pouvant se passer d'une personne qu'elle aimait sincèrement, malgré les maux et l'absence de mots qui réconfortent, elle voulu rentrer. Rentrer s'excuser, rentrer et la serrer dans ses bras, lui promettre que tout irait mieux. Elle voulait que sa mère entende que cette fois-ci, la voix du coeur de son enfant lui hurlait de cesser ces idioties. Elle voulait que sa mère puisse lire dans son regard toute la détermination du monde, qu'elle puisse y trouver la force de se relever et d'avancer encore et toujours. Mais à son retour...

Il n'y avait nul odeur de souper, malgré l'heure avancée. La petite cheminée était presque éteinte, il faisait plutôt froid. Une ambiance macabre régnait dans l'intégralité de l'appartement.  Dans le bâtiment tout entier le temps semblait s'être arrêter pour une heure ou deux. Elle avança à tâtons, prudente mais tellement enjouée de pouvoir retrouver cette mère qu'elle chérissait au fond d'elle. Celle à qui elle ne savait pas comment témoigner ce trop plein d'amour. Elle était tellement heureuse et pressée de lui demander pardon, et de repartir sur de bonnes bases. Qu'ensemble elles apprennent enfin à vivre ensemble et à s'aimer comme le devrait une mère et une fille. Se comprendre, compatir, échanger.

La seule chose qu'elle trouva, ce fut une mère comme endormie étendue sur le canapé du salon. A côté d'elle trônait encore trois petits sachets de plastique complètement éventrés. Ils n'étaient pas plus gros qu'un pouce, et pourtant, ils pouvaient faire tant de mal. Au cœur, à l'esprit, mais aussi à l'entourage, à ceux qui aiment et qui désirent être aimés. Klara s'approcha d'elle, pour la réveiller. Sa peau était froide et portait encore les traces d'une transpiration abondante. Ses lèvres avaient bleuis et sur le sol comme au coin de ses lèvres, une sorte de substance blanche était encore visible de manière résiduelle. L'enfant ne compris pas tout de suite. Sûrement parce qu'elle ne voulait pas comprendre. Elle s'était agenouillée et avait posé sa tête contre son ventre, espérant tristement, naïvement le sentir bouger son sa tempe. Mais rien, pas un son, pas un mouvement. Elle senti un véritable flot de larmes la gagner. Elle supplia. "Maman... Ne t'en vas pas. J'ai tellement de choses à te dire. Je dois te dire que je suis désolée. T'en vas pas." . Silencieuse, elle senti son amour étouffer, puis mourir. Sans un mot de plus, elle se dirigea vers le seuil de la porte de sa douce voisine et lui explique ce qu'elle avait vue.

Alors que la voix de Grundy se tuait, la gamine réfréna ses souvenirs douloureux, chassant d'un geste ample mais bref le flot d'émotion qui gagnait son visage à l'aide de sa manche trempée. Elle fini par reposer son menton sur ses genoux et froncer les sourcils.

Moi...? Je sais plus si je suis vraiment quelqu'un. Ou si j'ai été une personne. Les gens ça aiment, c'est heureux, ça a des amis. Les gens, c'est... Pas comme moi. Moi, je suis "Klara"... Juste "Klara". Celle qu'on regarde bizarrement parce qu'elle voit le monde différemment... Si je suis dehors aussi tard, c'est juste que je ne vois aucun intérêt à rentrer quand c'est pour ne retrouver personne chez soit. Ni amis, ni famille. Personne pour nous aimer ou juste parler de la journée qui s'est passée. Je... Voulais pas te suivre, en tout cas, pas pour que ce soit gênant ou malsain... Non je t'ai trouvé tout seul, tout bizarre, tout comme moi et... Je voulais juste comprendre.


Elle était inconsciemment passé d'un vouvoiement respectueux à un tutoiement qui se voulait sonner comme affectueux. Klara regarda ses mains mouillées et sa veste n'arrêtant plus le froid et songea qu'elle était bonne pour chopper la crève avec ça. C'est vrai qu'elle était bizarre, ils avaient raison les autres. Peut être pas pour ce qui était d'être cruel avec elle, mais elle n'était pas comme eux, et les gens rejettent ce qui ne leur ressemble pas, voyant en eux tous les défauts de ce monde. La gamine tout comme l'enfant qu'elle était n'avait jamais voulu être une plaie, elle n'avait jamais voulue faire souffrir. Comme elle le disait, elle était juste "Klara", et elle voulait exister en tant que personne, comme les autres gens autour d'elle. Mais c'était comme si ce privilège lui était refusé, interdit. Elle songea à ce qu'elle venait de dire, concernant sa situation, son absence de famille. Elle sembla se ressaisir et haussa les épaules, le regard dans le vague.

J'ai jamais pu dire pardon... Elle est partie en étant en colère contre moi. C'est triste hein ? J'suis pas une gentille fille... Et toi, tu en as de la famille ?




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Mar 8 Juil - 15:09






Cette gamine allait sérieusement me faire chialer. Enfin, elle était-elle même sur le point de le faire, elle avait eu ce regard, ce genre de regard que j'ai souvent en ce moment. Le regards que l'on a quand l'on est dévoré par la tristesse. Je hais ce regards. Je sais pas ce qui lui était arrivé. Et pour tout dire, je n'avais aucune envie de savoir, pas que je m'en foutais, loin de là, mais je savais à quel point cela pouvait être douloureux de rouvrir les blessures passées. Mais je savais, que je détesterais revoir ce genre de regards sur son visage.
Ma fille avait été comme elle. D'une intelligence sans bornes, mais aussi solitaire que pouvait l'être une dame sans père, ni mère. Lorsque j'étais revenue pour la première fois, j'avais sue que jamais plus je ne pourrais lui parler, je m'étais contenté de la voir vieillir de loin, sans figure paternel. Seul. Mais elle s'en était sortie, avait trouvé un mari, avait fondé une famille, et était morte d'une mort naturelle, les yeux repus de tout le savoir du monde et animé par une force sans commune mesure, comme j'étais fier d'elle. Mais elle m'avait laissé seul. Seul au monde, je n'avais plus rien. Plus personne à qui j'aurais pu m'attacher.


Ce qu'elle dit ensuite, confirma mes pensées, cette gamine, derrière son masque de légèreté, était triste. Triste et désespérément seul. Elle en était même venu a ne plus se considérer comme une personne.

-Je te comprends Klara, je te comprends. Mais je ne souhaite à personne de ce considé-rer comme moi-même je me considère. Je ne supporterais qu'une gamine telle que toi, me rappelant feu ma fille par bien des aspects ne se considère plus comme quelqu'un, juste parce qu'elle est seul. Alors considère jeune fille, qu'à partir de maintenant, tu t'es faites un ami. Un ami pour la vie, comme ils disent. Comprendre ? Gamine, pourquoi vouloir me comprendre moi ? Comprends-toi d'abord en premier lieu.

Ce qu'elle dit ensuite par contre, me fit tout comprendre, comme si la dernière pièce du puzzle c'était assemblée, formant ainsi le macabre tableau. J'avais perdu une fille, elle, avait perdu une mère. Et elle était plus bouffée par le remords qu'un vieux cadavre par les asticots. Je pris surement, alors, la décision qui aurait détruit tout le mythe de Solomon Grundy si quelqu'un nous avait écoutés dans la nuit sombre et pluvieuse. Mais il n'y avait personne, et, à l'instant présent, je m'en fichais. Je me levais et affiché le sourire le plus gentille que j'avais en stock, surement une grimace horrible. Je m'avançais et me mis assis à ses côtés.

-J'ai eu une fille avant. Il a bien longtemps, tes arrières arrières grands parents n'étaient même pas née. Mais elle est morte, heureuse et vieille. J'étais seul  depuis ce temps-là, aussi seul que toi, sans familles et sans amis. Mais maintenant, j'ai retrouvé ma fille. Et elle est juste à côté de moi, écoutant du Chopin, et est aussi seul que la lune.


Je laissais les mots imprégner l'air, son esprit, mon esprit, je la laissais réaliser, je n'avais aucune idée de ce que serait sa réaction, peut être me rejetterais-t-elle, dans ce cas-là ce ne serait qu'une simple retour de plus à ma vie moribonde et grise.


-Et si tu me montrais ce que tu fais avec cette ordinateur ? Je doute que tu ne fasses qu'écouter de la musique.







Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Mer 9 Juil - 19:59


With GRUNDY & KLARA.

C'est curieux le destin, en tout cas pour ceux qui y croient. Peut importe les embranchements que vous pouvez vous forcer à prendre, même si cela ne vous ressemble pas, même si ce n'est pas "vous", il y aura toujours, systématiquement un moment où le chemin qui devait être le votre refera surface. Les lois de la probabilités, celle de Murphy aussi pour les moins chanceux d'entre nous. Ou du moins, ceux qui pensent être poursuivis par la fatalité. C'était parfois le cas de Klara. La gamine se demandait souvent si elle n'avait pas mis une quelconque entité en colère un jour et qu'il le lui faisait payer. Le reste du temps elle avait peine à y croire. S'il y avait réellement un Dieu là haut, aimant, et comme tout le monde aime à le dire si "pardon", pourquoi laisserait-il donc ses "enfants" devenir pour certains à ce point miséreux ? Le jour où sa mère est partie, Klara savait que l'homme était comme une machine que l'on éteint, il n'y avait rien après, on ne se rendait même pas compte que l'on était plus là. Il n'y a pas d'âme, il n'y a pas de paradis, il n'y a pas d'enfer non plus. Personne ne serait quelque part invisible à l'observer, à la réconforter, à l'encourager. Le corps est comme une machine constamment sous tension qui un jour finis par s'éteindre car trop usée. Il arrive qu'elle ne fonctionne plus de manière prématurée, comme un ordinateur sur lequel on aurait renversé du café, où qui aurait été victime d'un dysfonctionnement. Tout pareil.

Si l'humain, si l'Homme était comme une machine, alors la machine devait être capable de penser si on l'éveillait suffisamment pour.  Cette pensée heurta la petite crack de l'informatique comme un coup de poing. Une intelligence artificielle, une chose faite de métal et de vis capable de penser par elle même, de répondre comme un humain, d'analyser et d’interpréter également certaines choses... Créer... Une vie ?

Bien vite venait se poser la question de "est-ce que ce n'était pas se prendre pour Dieu ?". Qu'il aille au diable s'il existe vraiment ! Après tout, il n'y avait jamais eu de Dieu pour elle auparavant, pourquoi interviendrait il dans sa vie maintenant ? Un hypocrite, c'est tout ce qu'il serait dans ce cas là. Rien d'autre. Des gens souffraient partout dans le monde, des gens comme ce Grundy qui se tenait à côté d'elle. Cette pauvre âme avait elle ne serait-ce qu'un jour désiré devenir l'immortel qu'elle prétendait être ? Voir l'intégralité de ses proches partir les uns après les autres sans jamais rien pouvoir y faire ? Rejeter et incompris de tous. C'était pas une vie. Il était vraiment comme elle, en tout cas, c'est ce qu'elle ressentait. Et si leur souffrance était la même, alors ce Dieu ne méritait que leur foudre et jamais aucun amour. Elle tourna la tête vers le géant et d'une voix posée, elle répondit à ses interrogations.

Je te l'ai dis... J'avais l'impression que tu me ressemblais. Je pensais que tu étais seul... Et à priori j'avais raison. Te comprendre, te connaître, c'était un peut comme en savoir un peut plus sur des petits bouts de moi que je me refuse de voir sans avoir à les explorer pour autant. Je... "feinte" mon esprit et ma propre logique de cette manière là. Tu comprends ?


Elle soupira de compassion, comme si elle s'en était découverte la capacité, quand elle l'entendit parler de sa fille perdue. Klara avait donc vue juste, il était bien suffisamment vieux pour avoir vue les siens partir... Dans le fond, personne n'y échappe, mais cela n'en demeurait pas moins le plus lourd mal qui puisse être fait à un coeur humain. Si cette souffrance il pouvait la ressentir, c'est qu'une part de son humanité était sauve, là, quelque part. Derrière cette incroyable armure de méfiance et de cruauté. La preuve en était, il n'aurait jamais pris le temps de rester et discuter avec elle si elle se fourvoyait. Sa dernière phrase la fit tiqué et elle arqua un sourcils curieux avant de se rendre compte qu'il était bien sérieux. Elle ne sourit pas, mais quelque chose dans ses yeux s'était allumé, comme une étincelle que l'on aurait créée trop du gaz, entrainant une explosions de sentiments contraires et de questions. elle n'avait ressenti cela qu'une seule fois auparavant. Lors de sa rencontre avec Harper. Tout compris, elle avait tout compris. Pour la première fois de sa vie, elle avait pu discuter avec une personne qui ne la regardait pas de travers quand elle venait à parler de choses compliqués touchants à l'électronique, elle avait même complété ses idées. Klara lui avait parlé de son projet Hyperion, et sans même se poser la question de l'étrangeté de la requête formulée par la gamine, Harper avait accepté de l'aider. Klara ne savait pas encore si elle devait dire qu'elle était son amie, mais elle appréciait énormément sa compagnie. C'était ne plus être seule pendant quelques heure.

Qu'il en soit ainsi ! Mais je te préviens, je ne sais pas ce que c'est qu'un père. Le mien était comme toi, il tuait des gens... Et un jour, on l'a emmené à Blackgates. Il a été jugé et condamné à la peine de mort. L'avantage, c'est que je ne pourrais ni te juger ni même te comparer, car je n'ai aucun autre exemple avant le tiens.


Elle se gratta brièvement la tête à l'évocation de ce fait. Puis elle détourna de nouveau les yeux vers son écran. Ha oui !, C'est vrai ! Son idée de tout à l'heure. Elle s'empressa d'ouvrir un fichier dans lequel se trouvait un véritable charabia de lettres, de chiffres et de ponctuations, de signes en tout genre. Les codes, l'âme d'Hyperion de ce qu'elle appelait avec fierté son "bébé avant l'heure". La petite s’exécuta à entrer de nouveau une multitude de lignes du même acabits que les précédentes, comme si elle savait pertinemment ce qu'elles racontaient, que tout ce souque avait un sens. C'était assez amusant de la voir pianoter aussi rapidement sur ce clavier, surtout avec ces airs de classique en fond. C'était comme si sa machine était son instrument et qu'elle en jouait comme le plus grands des prodiges de son temps, à l'image de Mozart et de ses confrères.

Elle s'arrêta un instant quand il lui demanda ce qu'elle pouvait bien faire d'autre avec son ordinateur. C'était comme demander à quelqu'un ce qu'il était capable de faire avec sa main, ses yeux ou ses pieds. Cette machine, c'était Klara, c'était comme une partie de son propre corps qu'elle ressentait vivre. Si elle avait un coeur, elle l'entendrait battre dans sa propre poitrine. Klara se demanda tout d'abords si elle n'avait pas fait confiance un peut trop rapidement à cet inconnu. Elle ne pouvait pas non plus tout lui dévoiler au sujet de Skylar et de ses actions. Après tout, un flic avait bien déjà essayé de la coincer comme ça. Elle l'avait mener par le bout du nez comme le dernier des lapereaux. Elle se contenta de redresser la tête, et dans un sourire chaleureux elle lui annonça.

Avec ça ? J'essaye juste de rendre le monde meilleur. Ou en tout cas, un peut moins pourri...


Elle se laissa basculer sur le côté pour se retrouver contre lui et continua alors de pianoter sur son clavier. Un frisson la parcourue. Il n'y avait aucune chaleur à venir chercher au contact de cet homme, bien au contraire, elle avait l'impression au premier contact de geler sur place avec ses vêtements trempés. Elle le savait, elle serait malade. Rien que le fait d'en parler, elle sentait déjà sa gorge se prendre et son nez se boucher. La gamine tenta de soupirer de désarroi, mais cela ne fit qu'engendrer une quinte de toux, se soldant par un reniflage des plus élégant. Déclenchant lui même une éternuement que l'on aurait pu entendre jusqu'à Park Row.

Monde de merde... Me voilà bien moi...




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   Ven 11 Juil - 23:02






Dieu. Existe-t-il vraiment une entité flottant au-dessus de notre tête dans un lieu imaginaire appelé paradis ? Les miracles existait-il ? Pour tout dire, je n'en savais rien. Et je n'en avais rien à foutre, cela faisait bien longtemps que ne me considérais plus comme étant soumis aux désirs d'un sois disant créateur. Mais cette nuit, alors que l'aube commençait à pointer le bout de son nez, alors qu'une gamine encore inconnus il y a de cela quelques heures étaient appuyé contre moi, je me mis à douter de mes convictions. Et si Dieu existait ? Et si... Les miracles existaient ? Le destin existait-il aussi ? Notre, vie était-elle toute tracée ? Écrite dans un grand livre de la vie ? Incluant une introduction, un développement et une conclusion ? Non. Je ne pense pas, je voyais plus la vie comme... comme un entrelacs de "si" et de "peut-être" la vie était un enchevêtrement d'innombrables chemins. De chemins possibles, chaque mots prononcé, chaque action, chaque sentiment, chaque regards pouvait nous faire dévier de notre chemin de base, voir même carrément en changer, mais à la fin, la conclusion est toujours la même. La mort. Sauf pour moi, moi je n'ai pas de morts, je n'ai que des résurrections, sous une forme à chaque fois différente, agissant à chaque fois différemment, pensant à chaque fois différemment. Mais alors qu’elle était ma conclusion ? Quelle était ma fin ? Devrais-je vivre encore des milliards d'années pour le comprendre ? Je n'en savais foutrement rien. Et ça m'énervait quelque peu. Mais sur un point, je n'échappe pas la règles, quelques soit mon nombre de vie, ma vie ne serait elle aussi qu’un entrelacs de "si". De chemin, mes chemins étaient juste beaucoup plus longs.
J'en étais arrivé à penser à ça, car je me demandais ce que j'avais fait de bien, pour mériter un telle récompense. J'avais une fois de plus retrouvé ma fille. Pourtant je ne me souviens d'aucune bonne action, ou connerie du genre. Si Dieu existait, sois il était très con, sois il avait un plans pour moi, sois au final ça se révélerait être une punition. Peut-être m'avait-Il redonné ma fille pour mieux me la reprendre ? Je n'en savais rien. Mais rien qu'à l'idée de la perdre à nouveau, je sentais la colère monter en moi. La colère et une pointe de tristesse.


Je me secouais la tête, ce n'était pas le moment de me noyer dans d'obscurs pensées. Je serais Klara contre moi et la regarder pianoter sur son ordi. Ce n'était effectivement pas de la musique qu'elle cherchait, elle tapait plutôt de sortes de... lignes de codes. Oui, c'était ça, des lignes de codes, j'avais un peu d'expérience dans l'informatique, j'étais bien sûr, incapables de me servir d'un ordinateur convenablement. Mais, j'avais déjà travaillé avec de petits génies qui m'avaient appris quelques trucs utiles. Ainsi, elle essayait de rendre le monde moins merdique ? Intéressant. Mais elle n'avait fait que contourner ma question. Elle ne me faisait pas encore complètement confiance. En même temps qui lui en voudrait de ne pas confier toute sa vie à un inconnu. Je pouvais jauger la plupart des personnes d'un simple coup d’œil, savoir si je les aimerais ou non, savoir si je pouvais leur faire confiance, mais moi j'avais plusieurs vies d’expériences derrière moi, et il m'arrivait encore de me tromper, rarement, mais ça arrivait.


Je savais que ça prendrais du temps, mais j'obtiendrais sa confiance entière et absolue. Si je voulais le protéger, je devais connaitre la vérité. Toute la vérité.


La nuit passa, petit à petit, les heures s'écoulèrent, les étoiles défilèrent, la lune tomba, et nous. Au milieu de ce chaos cosmique, nous discutions, de tout et rien, nous rions, elle pianoté sur son ordi, changeant la musique, moi je lui parlais de mes vies, je lui racontais mes histoires. L'atmosphère était détendu, jovial. J'adorais ça. Je sue que cette gamine, serait la seul personne pour qui je mourrais encore sur cette terre. Nous étions deux différents, deux solitaires, nos amis étaient rares, tout comme nos élans de joies. Mais nous étions ensemble. Et moi, je trouvais ça magnifique, c'était simple. Mais c'était la meilleure chose qui me soit arrivait depuis la mort de Lylla. Ma première fille.  


Puis l'aube arriva. Je devais regagner mon marais. Je n'avais bien entendu pas peur du jour, mais je n'avais aucune envie de m'énerver à cause de la foule dans les rues. Je ne voulais pas tuer d'innocent. Pas ce soir.
Souriant, je me levais doucement pour ne pas la réveiller. Ce qui bien entendu échoua lamentablement. Elle me regardait de ses grands yeux prêts à recueillir tout le savoir du monde. Souriant, je marchais jusqu'à la "sortie" du carrousel et me retournais. La regardant droit dans les yeux.

-Tu sais gamine, tu es surement la meilleure chose qui me soit arrivé depuis 200 ans. Sache que Solomon Grundy, te considère comme sa fille, si t'as un problème un jour, n'hésite pas à citer mon nom. Je suis plutôt connu des malfrats dans cette ville. Ensuite sache, que si un jour, il t'arrive quoi que se soit, de la plus petite baliverne à la plus grosses des emmerdes, tu peux venir me voir, je trouverais toujours un moment pour toi. Et si tu as simplement envie de parler, je suis là aussi. J'habite dans les marais viens me voir de temps en temps d'accord ? Je passerais te voir à chaque fois que je passerais en ville. Allez gamine, je dois y aller. Prend soins de toi jusqu'à la prochaine fois. Et surtout, ne laisse jamais personne te rabaisser. Tu es beaucoup plus forte que tu ne sembles le penser.

Puis sur un dernier sourire, je partie dans la lueur naissante de l'aube, et pour la première fois depuis longtemps, aucun sanglots ne retentit derrière moi, je crue même entendre un petit rire. Mais je ne suis pas sûr.






Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois. Ou pas ? [pv Grundy]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: