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 La fierté brûle la mort

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MessageSujet: La fierté brûle la mort   Mar 24 Juin - 20:56

La journée s'était déroulée calmement, si bien que la gérante du café n'avait pas eu à travailler et elle avait pu passer son temps à régler des affaires internes ou certains sujets délicats avec ses propres clients, bien qu'ils soient plus rares qu'auparavant, ou avec certains malfrats qui voulaient la main-mise sur la prostitution à Gotham. Vers 17 heure, début des passes, la femme se relève et s'étire gracieusement, tel un grand chat d'Asie. Elle porte un Yukata couleur d'eau où des carpes Koi s'ébattent et créent des ronds d'eau sur la soie précieuse, le liseré est fait de tissu doré. Le bleu pâle fait ressortir les yeux en amande de la jeune femme, subtilement rehaussé d'un trait de noir. Ses lèvres sont peinte d'un rouge laqué, qui jure avec sa peau porcelaine et ses cheveux d'ébène. Ceux-ci sont coiffés en hauteur, des bijoux précieux faits d'or, de rubis et de saphir ornent sa chevelure et seules deux mèches encadrent son visage fin.

    Une fois débout, la jeune femme observe la table basse, qui lui sert de bureau, elle est parsemée de papiers, qui tombent jusqu'aux tatamis du sol. Un soupir s'échappe de ses lèvres parfaites, elle doit aller se changer pour accueillir les clients du soir, pas les siens, mais ceux de ses autres filles. Un bruit timide la tire de sa songerie, elle relève la tête et ordonne à la personne d'entrer. Une jeune femme au teint sombre entre, elle est vêtue de l'uniforme du café, dont les bruits étouffés parviennent jusque ici.

« Ifa-sama, dit-elle avec déférence, que souhaitez-vous porter ce soir ? 
-Je ne sais pas encore, allons voir. »

   Sa voix est douce, mais autoritaire. Les deux personnes sortent donc de la pièce, le premier étage est déjà en effervescence, tous et toutes galopent à droite et à gauche afin de se changer et regagner leurs chambres. Mais aucun ne passe devant leur patronne sans s'incliner profondément. Lady Ifa gagne une pièce pleine de costumes et d'habits d'apparat, une autre pièce y est attenante, aussi grande mais contenant des vêtements encore plus beaux et luxueux. D'un œil critique, l'Oiran juge et jauge les tissus et choisit finalement une robe Chinoise, fendue jusqu'au fesses sur le côté droit. Le carmin de la robe allait à merveille avec son rouge à lèvre, si bien que la prostituée ne l’efface pas, en revanche le noir sur ses paupières ne collait pas avec les oiseaux dorées de la robe, elle le remplace donc par un trait pailleté. La robe était ouverte en un cercle sur la poitrine bien dessinée et était fermée avec deux entrelacement blancs. L'autre femme l'aide à se faire un chignon plaqué sur le côté puis à attacher un collier de perles nacrées. Ifa complète le tout de talons blanc crème.

   Son aide la laisse vérifier le tout avant de s’incliner et tourner les talons pour aller se préparer. Lady Ifa sort à son tour du vestiaire pour rejoindre un petit comptoir juste après les escaliers. Un homme y est déjà assis, mais il se lève pour céder sa chaise. Ce sont les Veilleurs, un des cinq types que Sasha à engagé, des gardes principalement, mais ils font de tout, sauf du sexe. Ils n'étaient que des mercenaires, mais à son installation Ifa les a recrutés et sédentarisés. Contre une belle paye, ils lui restent fidèles.

    A peine la tenancière s'est-elle installée qu'un homme arrive et l’interpelle à propos d'une employée malade. Ifa se lève pour aller voir de quoi il en retourne, on lui ouvre la porte d'un chambre, celle d'une dénommée Arin, une gamine qui avait dix-sept ans en arrivant, qui a toujours suivi Sasha, dès le début. Elle est couchée dans un lit double, le teint pâle et les yeux fiévreux. La malade refuse que sa patronne l'approche, mais celle-ci récupère un lingue imbibé d'eau fraîche et lui applique sur le visage. L'homme sort chercher un médecin sur l'ordre de Lady Ifa et laisse les deux vielles amies seules.

   Quelques minutes après le départ du garçon, un cri retenti dans l'étage suivi d'une galopade et la pote s'ouvre à la volée, une jeune femme annonce quelque chose affolée, tellement vite qu'Ifa doit lui ordonner trois fois se calmer avant obtention. Un intrus. D'habitude, les Veilleurs s'en chargent, mais Ifa détestes ces gens qui pensent pouvoir intimider l'Oiran et ses employés. La femme se lève et intime à l’intruse de prendre la relève. Dès qu'elle sort de la pièce, Ifa voit un attroupement, on lui cède la place respectueusement alors qu'elle s'approche de la scène. Les deux mains croisées sur son ventre elle scrute au travers des gens attroupés ce qui peut bien les mettre dans cet état. Un autre éclat de voix lui fait perdre sa patience, sa voix reste calme alors qu'elle demande : « Qui sème le trouble dans ma maison ? Qu'il s'annonce ici et devant moi, ou qu'il parte dans la nuit ! »


   Les voix se taisent et on lui laisse la place.
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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Mar 1 Juil - 21:45

U

 
 

 
 
Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi suis-je assis à ce bar déjà ? Comment je m'étais retrouvé ici ? Cela devait bien faire cent printemps que je n'étais plus capable de faire quoi que ce soit à une femme. Alors pourquoi étais-je dans ce bordel miteux une chope à la main et deux catins me tournant autour avec insistance ? Peut-être l'espoir. En changeant de forme mon corps c'était bien mis à subir les effets de l'alcool, plaisir qui m'été refusé depuis ma première mort, alors pourquoi pas... ça ? Mais non, non bien entendu, un mort ne baise pas. Et toujours ses deux putes pour me traîner autour.  Pourquoi ne voulait-elle tout simplement pas comprendre que je ne voulais pas d'elle ?  Les regards débordant d'envie de meurtre que je leur lançais n'étaient pourtant pas difficile à déchiffrer.  
Les voilà qui s'approchent. Un homme descend des chambres, l'alcool monte, monte monte, brouille ma perception, tout devient floue, le sons trop fort, tout se mélange. L'homme descend des chambres, les catins dansent, la musiques retentit, les hommes rigolent, les gros puent la sueur et la bière, les nouveaux martèlent les pieds sur le sol, la fumée des cigarettes est omniprésente, le mouvement est constant, le barman me sourit d'un air entendu, les couleurs sont trop bruyante, la musiques trop visible, l'alcool trop puissant sur mon organisme plus habitué. Les mains des deux catins se posent sur mon épaule. Et là je craque.  


J'explose littéralement le comptoir. Il vole en éclat, brisé dans toute sa longueur il n'en reste que des copeaux. Ecumant de rage, je parcouru la salle d'un regard assoiffé. Assoiffé de sang.  Un silence absolue avait envahie celle-ci, tout le monde me regarde, saisie de stupeur. Et d'un coup c'est le silence qui vole en éclat. Tout le monde se met à hurler, à s'enfuir par la porte, et bizarrement certain reste pour former une sorte de cercle autour de moi, ce que je ne comprends pas. Emporté par une poussée d'adrénaline j'attrape les deux traînés par le coup, avec la belle idée de le briser la nuque lentement. Douloureusement. Puis de tuer toute personne présente ici. Juste pour me défouler. Connerie de Lupanar. 
Mais c'est alors qu'une voie tonna : 

-« Qui sème le trouble dans ma maison ? Qu'il s'annonce ici et devant moi, ou qu'il parte dans la nuit ! »

- Moi c'est Solomon grundy. Et effectivement, je penses que "semer le trouble" est une bonne expression pour me qualifier. Maintenant dégage, ou meurt. 



 
 
 

 
 
 
 
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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Mer 2 Juil - 0:44

Maximilian Carlton a écrit:


feat. Solomon Grundy
La fierté brûle la mort.

« Ta maison, tes règles. »


« Moi c'est Solomon grundy. Et effectivement, je penses que "semer le trouble" est une bonne expression pour me qualifier. Maintenant dégage, ou meurt. »




« DIALOGUE, AUTRE »

Un homme d'une laideur absolue se présentait dans le repère du vice, de l'amour, de la sensualité et surtout, surtout de la beauté. Un homme au crâne dépouillé de pilosité, la face affreuse et blanchâtre. Doté d'une laideur aussi haute que sa taille, Solomon Grundy était repoussant. Mais ici, on ne rejetait aucune bourse, aussi horrible que soit son propriétaire. Dans le lit d'un femme, disait toujours la patronne, un homme ne pouvait qu'être beau. Cet amour infime, bien que faux, rendait l'homme désirable. 
Et Ifa ne refusait en sa maison que la violence et le non-respect de ses sacro-saintes règles. Et aujourd'hui le colosse qui avait fait voler en éclats le comptoir du deuxième étage bafouait les deux petites règles de l'Oiran. Le moins que l'on puisse dire, c'est que sa colère pulsait aux yeux de qui savait la connaître, si bien que le zombie n'y verrait qu'un calme froid et tranchant.  

L'homme décline son identité puis profère des menaces aussi ridicules qu'inutiles, Ifa le toise de haut en bas, le nez pincé. Elle n'a aucune informations sur cette personne, mais dès demain, son réseau lui fournira un résumé complet de la vie de l’intrus, si toutefois demain il y a... La jolie asiatique s'ébroue mentalement, histoire de chasser cette mauvaise vision de la situation. Puis enfin, d'un air paisible elle rétorque : « Allez-y. Allez-y! Tuez moi! Mais jamais, oh non jamais je ne céderais à vos basses menaces! Alors, allez-y! ». Et elle écarte ses bras, comme Jésus sur la croix, son regard d'acier dans les yeux vides de Solomon.. Juste à ses côtés un Veilleurs tente de s'interposer, sèchement elle lui ordonne de reprendre sa place. 
« Reste où tu es, dit-elle d'une voix douce mais autoritaire, les autres, regagnez votre chambre ou votre poste. Marco, elle s'adresse au Veilleur dans son dos, tu reste. Maintenant, Solomon Grundy, je vous le répète, calmez-vous ou sortez. Ici, nous préférons mourir que de laisser nos leitmotiv partir en fumée devant plus violent, plus fort. 
Ici ce n'est pas comme dans les bordels de mafieux, ici c'est chez moi, Solomon Grundy, et sachez bien que Lady Ifa ne s’agenouille jamais. »
De nouveau, la prostituée s'avance, juste un pas vers l'homme, un seul. Un défi jeté au ciel. Les bras toujours tendus, elle empêche son homme de main de se jeter entre elle et la terrible menace, de toute façon, il ne ferait qu’attiser cette haine qui brûle en le mort vivant.

© Code de Anéa pour N-U
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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Ven 4 Juil - 20:34

U

 
 

 
 Cette pute me regardait droit dans les yeux. Aucune peur ne transparaissait dans ces deux grandes fenêtre sur un monde de fierté brûlante. Elle n'avait pas peur, pas du tout, elle pensait être intouchable. Pensait que pour la simple raisons que c'était sa maison, son bordel, rien ne pouvais lui arriver. J'allais lui montrer à quel point une pute de basse extraction aussi importante soit-elle dans son milieu, était touchable.
Je tuais les deux traînés d'une torsion sec du poignée et les laissais choire contre le mur comme deux poupée de chiffon. Une mort sans douleur. Dommage. Puis à la vitesse de l'éclair je me retourne, saute sur la pute en chef et l'attrape par le cou. Son garde du corps, me saute dessus. Sans même le regarder, mes yeux toujours fixé dans ceux de la patronne, je dégaine une de mes dague et lui plante droit dans le cœur d'un mouvement rapide et fluide. Il était mort avant d'avoir touché le sol. Je regarde toujours l'arpenteuse de rempart dans les yeux. Puis je la plaque contre le mur et sert ma mains de plus en plus fort.

-Alors comme ça on ne s'agenouille pas hein ? Pourtant j'ai entendu dire que pour 20 balles tu prenais beaucoup de plaisir à t'agenouiller.

Putain, mais pour n'a-t-elle pas peur ? Elle est sur le point de mourir. Elle est censé avoir peur ! Toute personne saine d'esprit à peur quand viens la mort, surtout quand cette mort s'incarne en... en moi !  Mais non, elle était là à me regarder droit dans les yeux, sans sourcilier, avec peut-être une pointe de colère mais rien de plus. Intriguais, je sentis ma colère se calmer un peu. Et je la lachais. Reculant d'un pas.

-Mais bordel, t'es qui toi ?   

 
 
 

 
 
 
 

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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Dim 6 Juil - 18:38






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La colère. Une colère qui dévastait tout, Ifa le sentait. Une telle rage pouvait brûler, massacrer ou annihiler tout ce qu'elle croisait. De nature pédagogue, la jolie femme savait qu'elle aurait dû s'incliner et laisser cette lame réduire à néant tout ce qui la contrariait. Être ce galet qui laisse la mer furieuse le soulever et l'emmener au loin. Mais Ifa était Ifa, ni plus ni moins. Elle refusait de céder sous le poids écrasant de la force masculine, cette terreur qu'ils inscrivaient dans les prunelles des femmes, cette poigne de fer. Mais tout à sa rage l'homme saisit deux femmes, des nouvelles, belles comme l’innocence, morte. D'un coup. D'un seul, et ô destin cruel, les yeux tournés vers leur patronne, impuissante devant ce monstre. On lui tire le bras, on voudrait la sauver, elle au moins, pas la plus belle des femmes d'ici, mais celle qui les a tous sauvés, tous. L’étreinte vient d'un de ses mercenaires, Tim, elle secoue son bras avec force. Non ! S'en est assez ! Ces femmes étaient vivantes au matin, elles souriaient ! Et maintenant... et maintenant... ce regard vide... Sasha se baisse et clos à jamais les yeux vitreux des deux pauvre putains. Elle avait promis de les protéger. Et elle a faillit.





Cet imbécile profite de me voir assise devant les corps pour se jeter sur Solomon, tout est si lent. Une dague, dans le cœur, tout simplement. Tim regarde la rose écarlate fleurir en son sein, et puis... il tombe. Entre temps, Ifa s'est relevé en criant le nom de son homme, son ami... mais hélas, elle est encore impuissante. Et en elle monte la furie de la colère, de la rancune. Elle voudrait hurler à cet homme de glace et de sang « pourquoi ?! » mais sa bouche reste close et ses traits impassibles. Même quand il l’attrape par la gorge et la plaque violemment contre un mur. Oui, elle souffre. Mais pas autant que ses femmes, pas autant que Tim. Non... Son regard de braise se plante avec rage dans celui de Grundy. Il me prenait pour une simple pute, et se croyait le spectre de la mort. Ifa savait craindre les hommes, pour cette force violente en eux, cette inconditionnelle supériorité.







Tandis qu'elle suffoquait s'en rien en montrer, elle sentait son cœur réclamer de l'air et son cerveau bourdonner dans ses oreilles. Lady Ifa fixait Solomon, mais son regard n'y voyait plus rien, voilé par le manque cruel d'oxygène dans ses poumons. La douleur était atroce, une brûlure lente et sinueuse au creux des ses côtes. Et puis d'un coup, de l'air entre par saccade. Par miracle, Ifa retombe sur ses pieds, elle se frotte la gorge tellement respirer lui inflige une douleur pesante. Ce genre de douleur quand on boit cul-sec un alcool puissant. Mais elle ne quitte pas les yeux de Grundy à mesure que sa vision se précise.






« Mais bordel, t'es qui toi ? »






Bonne question... Qui était-elle ? Avant, elle aurait répondu qu'elle était Lady Ifa. Point. Mais ce nom signifiait « protéger ». Elle Sasha avait échoué. Lamentablement.





« Je suis celle à qui vous avez ôté trois amis. Celle qui avait juré des les protéger ! Sa voix devient rauque à cause d'un noeud formé au creux de sa trachée, mais l'Oiran se refuse à une quelconque forme de tristesse devant l'homme, de toute façon, ses paroles sont lourdes de sens. Et je vous hais autant que je ne vous méprise pour cela, Solomon Grundy. »






Toute personne censée savait ce que ses mots pouvaient entraîner. Ce que ses mots entraîneraient. Une mort pus ou moins douloureuse. Mais Ifa ne craignait plus la mort, son amour pour les samouraïs lui avait inculqué cette morale qui disait « si tu échoue, paie-en le prix par ta vie. ». Et aujourd'hui, le moment de l'addition semblait être venu.





© Jawilsia sur Never Utopia

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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Dim 6 Juil - 19:24






Ainsi elle me haïssait ? Habituelle. Presque affligeant. Pendant un instant je ne vis en elle qu'une femme fragile, sans défense, inutile. Bonne à tuer. Mais mes yeux croisèrent à nouveau les siens. Et toute mes fausses certitudes s'envolèrent. Cette pute avait la foi. Cette pute avait le feu dans son corps. Elle était énervé contre moi. A un point tel que je crue un instant que deux langues de flammes allaient sortir de ses deux orbites. J'étais deux fois plus grand qu'elle, huit à neuf fois plus fort, j'étais armé, je venais de tuer tout le monde dans la salle sauf elle, je lui avais même broyé la gorge. Et pourtant non, non, elle n'avait pas peur. Elle était en colère. Elle avait encore le courage d'être en colère. Intéressant.
Reculant encore d'un pas, je détachais mes armes, les laissais tomber à terre et reculer encore d'un pas. Je voulais lui montrer que je ne lui voulait plus de mal pour l'instant. Et même si elle profitait de cette occasion pour appeler ses gardes, j'étais capables de tous les tuer à mains nue. 
Ce petit rituel achevé, je la regardais de nouveau dans les yeux. Mais cette fois ce fût plus fort que moi. Cette colère explosive, cette détermination de fer. J'éclatais de rire. Ça m'arrivait bien trop souvent à mon goût ces temps ci. J'en avais les larmes aux yeux. Voir cette simple femme, cette simple... gamine, n'ayant même pas vécue la moitié du quart de la longueur de ma vie, ne se doutant pas du tout face à quelle genre d'entité elle se trouvait, me regarder aussi farouchement, provoquait en moi une hilarité très mal contenu. 
Mais malgré, je trouvais cette catins... Intéressante. Presque digne d'être respectée. Essuyant mes yeux encore blessée de cette hilarité, je m'appuyais contre le mur et me laissais glisser par terre à côté des deux cadavres maintenant froid.

-Voyons. Calmez-vous, nous sommes entre gens civilisé. 

Cette remarque me fit presque repartir dans le monde sinistre qu'était l'hilarité. Mais je repris mon sérieux. 


-Discutons voulez-vous ? Et si, vous me disiez qui vous êtes vraiment ? Plutôt que de m'envoyer vos sentiments à la gueule ? Sentiment dont je me contrefous d'ailleurs. Bon, reprenons à zéro. Je suis Solomon Grundy, je suis immortel, mais qui je suis, importe peu. Maintenant à vous, qui êtes-vous ? Comment une femme aussi forte que vous a-t-elle pue se retrouver à la tête d'un telle endroit ? Je vous vois plus à la tête d'une entreprise gérant la moitié du pays avec ce caractère. 

Un test. Tout simplement, je voulais voir de quelle bois elle était vraiment faite, s'énerverait-elle ou discuterait-elle ? Le premier cas n'ajouterais qu'un cadavre de plus à ma liste infini. Le deuxième, par contre, pourrait être intéressant.   
  









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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Dim 6 Juil - 23:07






La fierté brûle la mort.
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Dans un « clong » métalique, une à une, les armes tombaient. Mais pas sur son dos, pas en une pluie violente. Non... il se désarmait. C'était presque... comique. Un geste de paix entre des cadavres. Un geste de paix venant d'un homme qui pouvait broyer la gorge de la frêle jeune femme. Et pourtant. Ifa sait que la moindre alerte signifierait la mort de tout le monde, y compris elle. Jamais l'asiatique n'a voulu de sang dans cette maison, jamais... et pourtant, trop régulièrement le sang coule ici. Mais jamais une vie ne s'est échappée. Elle défendait à ses gardes de tuer... Peut-être aurait-elle dû faire régner une loi de terreur afin de dissuader... Au début, personne ne se souciait d'elle, les grands patrons du commerce sexuel riaient d'elle, et puis... et puis... elle a réussi, et très vite Ifa a dû engager ses hommes de mains, les Veilleurs. On essayait de la tuer... Une femme, qui plus est une putain qui s’emparait du marché ainsi ? Impensable ! Et pourtant ! Mais maintenant, tout semblait... terminé. Ce soir serait le dernier.. ? Et soudain... Solomon se mit à rire.


Il riait. C'était si... malsain. Si déplacé. La gorge déployée et le visage rejeté en arrière il se fendait la poire. Sasha était si dégoûtée par cet être abject qu'elle aurait volontiers vomit, mais enfin, ses manières l'en empêchait. Son rire ricochait contre elle, contre les murs et contre les cadavres. Abject. Comment diable pouvait-il rire de... cette situation ? Sous son masque, Ifa tombait des nues. Qui pouvait comprendre pourquoi il rirait ! Riait-il d'elle ? Qu'il la tue plutôt que de rire comme un possédé ! Il s'essuie les yeux, pleins de larmes d’hilarité, et tombe au sol dans un bruit sourd. Une détresse immense s'empare d'Ifa. Il gît aux côtés de ses employées dont la chaleur est partie.


Il suggérerait de se calmer, d'agir comme des gens civilisés après avoir massacré trois êtres vivants, trois êtres avec un pouls palpitant et les yeux animés de cette flamme qu'est la vie. Ifa aurait voulu pleurer. Tant de cruauté... Mais elle reste stoïque.


« -Discutons voulez-vous ? Ifa ne voulait pas, grands dieux non, elle voulait fuir, courir au loin et hurler. Et si, vous me disiez qui vous êtes vraiment ? Plutôt que de m'envoyer vos sentiments à la gueule ? Sentiment dont je me contrefous d'ailleurs. Bon, reprenons à zéro. Je suis Solomon Grundy, je suis immortel, mais qui je suis, importe peu. Maintenant à vous, qui êtes-vous ? Comment une femme aussi forte que vous a-t-elle pue se retrouver à la tête d'un telle endroit ? Je vous vois plus à la tête d'une entreprise gérant la moitié du pays avec ce caractère. 


-Je suis Lady Ifa », au moment de s'incliner son instinct hurle de ne pas quitter l'homme des yeux mais elle se doit de le faire, respecter une étiquette pour ne pas perdre les pédales. Rester calme. « Je suis la maîtresse de ce lieu et une... Oiran. » Elle insiste sur ce mot, quiconque la prendrait pour une pute de bas étage serait idiot. Puis elle reprend mot pour mot « qui je suis importe peu, tout comme le pouvoir et la richesse m'importent peu. »


Comble de la désinvolture, elle tourne le dos à l'homme pour aller ouvrir une vaste armoire, elle y saisit trois draps blancs comme la neige puis se dirige au plus près de Grundy, vers ses morts. Délicatement elle les recouvre tout en poursuivant : « Je ne souhaitais rien d'autre qu'aider ses filles de la rue... Le pouvoir n'est rien comparé à la gratitude dans leur yeux. Mais vous, vous ne le comprenez pas. Vous ne connaissez que le voile opaque que la mort y appose, que le froid de l'après-vie et que les râles que la Faucheuse apporte. A votre tour Solomon... »


Elle se lève et se place bien droite devant le terrifiant mort-vivant, « Pourquoi ? Pourquoi elles et pas moi ? Oh, je comprends pour Tim... Il vous a attaqué. Ma vie n'est rien si elle les sauve... » . Elle ne dit rien de ce sentiment maternelle que lui donne son travail. On a beau dire qu'elle les prostitue, rien n'est pire que l'insécurité de la rue... Une larme amère, juste une, roule su sa joue. Ifa l'essuie si rapidement que Solomon Grundy ne l'a peut-être pas vue. Un ultime adieu, une dernière faiblesse. 

© Jawilsia sur Never Utopia

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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Mer 9 Juil - 14:12


 
 

 
Du culot. Elle avait du culot. Et du courage. Beaucoup, beaucoup trop pour que je ne commence pas à l'apprécier un tant sois peu. Elle s'inclinait, elle tenait une étiquette alors que n'importe qui se serait pissé dessus. Elle reprenait même mes propres mots pour me les renvoyer ! Elle était presque sur le point de me faire regretter d'avoir tuer ses deux filles. Si elle ne me haïssait pas, je penses qu'on aurait pue être amis.
Et, dieu, qu'elle était belle, pas dans son physique. Cela faisait bien longtemps que je ne m’intéressais plus au physique des femmes, enfin, ce n'était plus la première chose que je regardais. Non ses yeux étaient de toute beauté, ils transpiraient la peur, mais aussi et surtout la colère. Elle était farouche et courageuse. Deux très grandes qualités. 
En voilà une autre tiens, elle me tourne le dos maintenant, elle recouvre ses morts. Les cadavres que j'ai crée. En me tournant le dos. Courageuse. Vraiment. 
Et elle continue à parler, à parler. A déblatérer connerie sur connerie, à se plaindre, à me sortir des horreurs comme quoi je ne "connaissais que le voile de la mort", je ne pensais vraiment pas, que les paroles et les sentiments perçus dans les yeux de quelqu'un puissent entrer à ce point en contradiction. Mais je répondis quand même. Pourquoi pas au final.

-Oh non ne t'inquiète pas, je ne connais pas que le.. euh.. "Voile de la mort" comme tu dis, j'ai eu une fille aussi, et malgré tout j'aime certaine personne. Mais il est vrais que j'ai une certaine affiliation avec la mort, il faut dire que ça a été ma seul compagne pendant quelques temps.

Puis elle se mit à parler des deux putes que j'avais tuée, me demandant pourquoi elles, pourquoi pas elle. Dans un élan de colère, je me relevait, l'attrapais par l'épaule et la retournais vers moi. 

-Penses-tu vraiment que je suis venu ici pour toi ? Que je suis venu ici pour te voir, te tuer ?! Penses-tu que j'aurais accepté un contrat qui m'ordonnait de tuer des gamines ?! Non. Je suis venue ici pour faire ce que faits chaque personne s'aventurant ici. Et, je vais pas non plus te raconter toute mon anatomie, mais il se trouve que la mort, malgré beaucoup d'avantage est quelques... désavantages à ce niveau là. Donc ça m'a quelque peut énervé. Malheureusement tes filles étaient juste au mauvaise endroit au mauvais moment. 

Je n'avais bien entendu, aucun remords, quand on a mon expérience du meurtre, les remords ne sont plus qu'un doux souvenirs, on en a plus, tuer devient une normalité. Il n'empêche que je n'ai jamais aimé tuer des gamines. Jamais. 
Me calmant, je me remis assis dans un soupir et j'attrapais une bouteille d'un alcool au nom inconnu qui avait atterrie ici quand j'avais faits exploser le comptoir. Buvant une longue rasade, je soupirais de plus belle, et la regardais.

-Tu me hais hein ? C'est normal. Tu n'es qu'une personne de plus qui vient s'ajouter à cette liste. Mais je t'aime bien, enfin non, je n'irais pas jusque là, disons que j'ai du respect pour toi. Rare sont les personnes à avoir encore la force d'être en colère contre moi après mes démonstrations de forces. 

 
 

 
 
 
 
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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Jeu 10 Juil - 12:05






La fierté brûle la mort.
feat Solomon Grundy




Ifa sentait la fureur gronder en elle, cet homme était venu pour... baiser, tout en sachant qu'il ne pouvait pas ! Et la colère le prenant devant son impuissance il avait tué deux femmes sans défenses ! Elles n'étaient en rien coupable d'un quelconque crime, mais avaient payé le prix... le prix de quoi ? Et tout cela ressemblait à une odieuse mascarade, comme un hasard. « Malheureusement tes filles étaient juste au mauvaise endroit au mauvais moment. » oh oui, un malheureux hasard, qui fait que l'on meurt ou que l'on vit. Et si Ifa était restée au comptoir au lieu d'aller voir son amie malade, elle serait morte elle aussi. Odieux hasard... Ifa n'arrive pas à avoir peur, bloquée par une main sur son épaule, forcée d'affronter la tourmente de colère du mort-vivant. Oui, Ifa connaissait la peur, mais par dessus tout le profond désespoir dans lequel elle était balayait tout. Il était si puissant, il l'enfermait dans un carcan de tristesse, qu'elle n'entendit pas son interlocuteur, saisissant quelques brides à peine. D'ailleurs, elle s'en fichait, qu'il lui annonce qu'elle allait mourir ou qu'il allait s'en aller brûler l'Amérique, elle s'en fichait. Parce qu'Ifa avait échoué.
Un soupir et Sasha est libre, il s'assoit à ses pieds et se sert d'une bouteille de saké, une bouteille qui traîne sous le comptoir pour servir au plus vite les clients des chambres. Le bouchon vole au loin et rebondit contre le mur alors qu'en de longues rasades l'homme boit. Mais toujours ses yeux plantés dans ceux d'Ifa. On ne sait plus vraiment qui regarde qui. 
«Tu me hais hein ? Ifa voudrait hurler un « oui » sonore, mais elle le laisse continuer. C'est normal. Tu n'es qu'une personne de plus qui vient s'ajouter à cette liste. Mais je t'aime bien, enfin non, je n'irais pas jusque là, disons que j'ai du respect pour toi. Rare sont les personnes à avoir encore la force d'être en colère contre moi après mes démonstrations de force. »
Du respect... de la haine... de la tristesse... Tout cela tombe sur les épaules frêles de l'asiatique, elle reste néanmoins debout, ses yeux n'ont pas bougés mais ils sont perdus dans le vague... son poing gauche fermé sur le tissu de sa robe, crissant avec la soie... Enfin, d'une voix basse, peut-être trop pour qu'elle soit entendue, l'Oiran dit : « Partez Solomon Grundy... Je n'ai que faire de votre respect. Je dois enterrer mes morts, je n'ai plus cette prétendue « force » pour vous affronter... Prenez tout l'alcool que vous voulez et puisque vous ne pouvez pas vous offrir un quelconque plaisir charnel... Partez. Ici nous n'avons rien pour vous. »
Pour la première fois, Ifa baisse les yeux, épuisée. Un pas en arrière, peut-être deux, et elle se retrouve dos au mur, il lui suffit de se laisser glisser pour être assise à même le sol. Elle se laisse choir ainsi, épuisée. 
« Courez retrouver cette fille que vous avez, courez retrouver ce que vous aimez, mais par respect pour moi, si toutefois vous en avez vraiment, partez avant que je n'en sois plus digne... »


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MessageSujet: Re: La fierté brûle la mort   Ven 11 Juil - 0:15






Elle allait pleurer. Je n'avais pas compris. Elle considère toute ces putes comme ses filles. De simples gamines, qu'elle avait recueilli, élevée, comme.. comme ses enfants. Une image me traversa l'esprit. Comme une balle vous traverse le bras. Rapidement et douloureusement. Une image de Klara morte. La nuque brisée. Une immense tristesse m'envahie, tout de suite suivie par une colère inouïe. Bon sur ce coup j'avais foiré. D'accord.
Un sentiment inédit vint me torturer, décidément cette nouvelle forme était pleine de surprise, un sentiment de.. Rejet, enfin pas totalement, je ne pouvais pas rester une seconde de plus dans cette endroit. La tristesse infini de la maitresse, imprégné tout, je me sentais rejetais, je n'étais plus assez bien pour cette endroit. Je ne le méritais plus. J'en avais détruit une partie sans m'en rendre compte. Pas seulement une partie physique, un comptoir ça se rachète, mais j'avais détruit deux piliers de cette endroit. J'avais tuer deux filles.
Je n'ai pas de remords. Je ne peux spirituellement plus ressentir de remords. Mais une tristesse m'envahit. Une profonde tristesse. Depuis que je connaissais Klara, j'avais de nouveau le sentiment d'avoir un être chère à protéger. Ifa elle, en avait toute une maisoné. Et j'en avais tué deux. Je comprenais parfaitement la tristesse qui rongeait ses traits.
Lentement, je me levais, et je ramassais mes armes, je les attachais toujours aussi lentement regardant toujours Sasha. Puis je me dirigeais vers le comptoir. J'attrapais une autre bouteille d'alcool. La vidais d'un trait. Et en attrapais une autre.
Puis je me mis accroupie face à Lady Ifa. Je devais dire quelque chose. Je voulais dire quelque chose, un mot d'excuse, une menaces, n'importe quoi ferait l'affaire mais rien ne vint. Je me contentais, de la regarder longuement une dernière fois.
Détachant enfin mes yeux d'elle, j'attrapais en silence les tables renversées et les remisent à leur place. Je ne pouvais malheureusement rien faire pour le comptoir. Mais je rassemblais quand même les plus gros morceaux dans un coins. Puis je me dirigeais vers l'armoire où elle avait trouvé les trois draps qui recouvraient maintenant les cadavres. J'en saisie un et m'avançais encore une fois vers elle, je plaçais le drap sur ses épaules. Et dit dans un murmure se voulant rassurant.

-Continue d'être toi même gamine. Tu es plus forte que tu ne le penses.

Je ne pouvais pas rester dans cette endroit, j'en avais trop fait ici. Je me dirigeais donc vers la sortie. Alors que j'allais me jeter dans le monstre odieux qu'était la nuit. Je m'arrêtais et me mis à parler, je dis ce que j'avais sur le coeur, sans la regarder, mes yeux fixé sur la lune.

-Tu sais... Tu vas surement pas me croire. Mais je suis désolé. Je ne voulais pas les tuer. Je suis désolé, vraiment. Et tout à l'heure je ne mentais pas. Tu as tout mon respect. Et je te dois deux morts. Alors si un jour tu a besoins d'aide, de protection, où si simplement, si tu arrives à me pardonner, tu as besoins de parler. Appelle Solomon Grundy, et j'accourais. J'habite dans les marais.

C'était abrupte, bourru, ça pouvait paraître violent, mais c'était tout ce que j'avais. J'espère qu'elle comprendrait. Je m'engouffrais dans la nuit. Et les profond sanglots qui s'échappèrent alors de la Lanterne Rouge me donnèrent envie d'aller voir la seul personne qui comptait pour moi. Klara.







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