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 Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]

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MessageSujet: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Mer 18 Juin - 22:31


 

Chacun cultive sa folie avec soin
 
 
Le docteur Singh se préparait à son entretien avec un manque de fougue inhabituel chez lui. Certes, le soleil avait fortement rougi, annonçant ainsi la fin de la journée, mais il était d'habitude ravi d’accueillir un nouveau patient. Quel que soit les circonstances et surtout une adolescente en difficulté. Cependant, celle qui l’attendait était tout sauf en recherche d’aide. Ses collègues lui avaient confié son dossier avec vigueur, refusant presque d’avoir de nouveau affaire à elle. La jeune femme était tout simplement insupportable et bon nombre de psychiatre avait préféré s’occuper de patients plus violents ou même simplement des légumes plutôt que de devoir s’occuper de nouveau d’elle. Il avait entreprit de consulter son dossier avant l’heure dîtes, plusieurs fois même. Il devait rater l’anniversaire de sa fille pour une folle furieuse ? L’asile d’Arkham avait fait appel à lui pour des cas désespérés ? Il était clair que l’on ne pouvait plus rien faire pour elle, seulement la contenir mais pas la soigner. Devesh retient sa frustration avec peine, broyant un crayon entre ses doigts. Des personnes avaient davantage besoin de lui que cette clown à deux dollars ! Et c’était sa fille qui le demandait actuellement. Déjà que son ex-femme lui reprochait assez souvent de ne pas être présent pour elle. Il regarda les débris de bois sur son bureau et entreprit de nettoyer tout ça. De l’ordre, il fallait de l’ordre ! Comment faire comprendre à une fillette comme cette Duela Dent que le monde était fait d’équilibre s’il s’amusait lui-même à le déranger ?
 
Il inspira doucement pour reprendre son calme. Il espérait que ça irait vite, il avait promis à sa fille de passer la voir en fin de journée et même de venir manger une part de gâteau. On ne fêtait pas neuf ans tous les jours. Il n'avait pas de temps à perdre avec des patients de ce genre, surtout pas aujourd’hui. Si ses collègues n’avaient pas autant insisté, sans doute aurait-il refusé. Il aurait pu choisir un autre jour pourtant et pourtant, le rendez-vous avait vite était formulé. Peut-être que la curiosité avait été plus forte que l’amour paternel, mais ça il ne se l’avouerait jamais. Il soupira longuement, jouant avec un nouveau crayon, qu’il espérait plus solide cette fois. Lorsqu’il se sentit suffisamment calme, il appela un infirmier.
 
- Ici le docteur Singh. Vous pouvez faire venir la patiente Duela Dent, s’il vous plait ?
 
La pièce qu’on lui avait fourni était dès plus primitive. Du papier peint jauni, des meubles assez anciens, pas un seul outil informatique. Il n’était pas un employé à plein temps donc cela pouvait s’expliquer. Il se contentait de venir quand on faisait appel à lui ou pour suivre ses anciens patients. De toute façon, il n’aurait rien accepté de plus. Cet asile le rendait dingue. Il y avait des moments où il était heureux de travailler ici mais le plus souvent, cet endroit l’ennuyait et le dégoûtait. Il se sentait tellement mieux dans son propre cabinet, tellement plus apaisé. Quelques patients se souvenaient d’ailleurs de ses moments de frustration. Ce lieu lui rappelait trop cette petite secrétaire qu’il avait épousé par le passé avant que leur histoire d’amour ne se termine en tragédie. Heureusement qu’elle avait été remplacé. Il la supportait déjà assez souvent au téléphone quand il avait la garde de leur fille. En parlant de fille, elle téléphona au moment où la porte s’ouvrit. Devesh indiqua le siège d’un mouvement de main et prit l’appel, sans jeter un regard vers les arrivants.
 
- Allo ? […] Oui ma chérie, je viendrais comme promis. […] Non non, tu ne me déranges pas, c’est juste que papa est au travail. Tu sais bien. […] Garde moi un bout de gâteau, tu veux bien ? Oui c’est ça, je t’aime. Encore bon anniversaire ma puce. A plus tard.
 
Il raccrocha en s’excusant du bout des lèvres. L’infirmier rit volontiers en voyant le médecin faire.
 
- Pas d’appel privé ici, doc. Vous le savez bien. Elle a quel âge votre fille ?
- Neuf ans. Hn, pouvez-vous aller me chercher un café en repartant ? C’est bien aimable, dit-il dans un ton soudain froid.
 
Il n’avait aucune envie de perdre davantage de temps avec un tel crétin. L’infirmier partit aussitôt et le médecin put enfin poser ses yeux sur sa patiente. Une adolescence, un petit bout de femme qui aurait pu paraitre mignonne si on oubliait ses horribles cicatrices si semblable au sourire du clown le plus connu de tout Gotham. Son teint pâle lui donnait un air de poupée malade pour le médecin –il se demanda même s’il ne s’agissait pas de maquillage tellement cela lui parut étrange. Parmi la masse verte, il distinguait des racines blondes.
 
- Miss Dent, enchanté de vous rencontrer. Je suis le docteur Singh. Dit-il enfin. Je vous serrerais bien la main mais on m’a fait savoir que vous deviez garder votre camisole lors de nos échanges. Il fit un mouvement vers la feuille vierge qui se présentait devant lui pour se ravisa. Comment allez-vous aujourd’hui ?
 
Une question très banale mais qui pouvait amener pas mal de réponse lorsque le patient était bavard. Duela Dent. Était-elle bavarde ?
 
- J’ai cru comprendre que vous indisposiez certains de mes collègues depuis votre séjour chez nous ? Ce n’est pas l’attitude qu’on attend d’une jeune femme.
 
Provocation. Il attaquait d’entrée de jeu. Il voulait des réponses pour pouvoir bloquer cette affaire de clown au plus vite.


Dernière édition par Dr. Devesh Singh le Mer 2 Juil - 1:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Jeu 19 Juin - 12:23



Chacun cultive sa Folie avec soin ▬ Dr. Devesh Singh & Duela Dent


- Hé hé ! Celle-là, j'en suis sûre vous la connaissez pas ! Ha-ha ! Qu'est ce qui est tout rouge, qui hurle à la mort, qui gigote et qui fait des bulles ?! Hein Hein ?! C'est quoi ?
- Sérieusement, si elle se la ferme pas, je veux bien prendre perpet' pour l'avoir tué d'une balle entre les deux yeux.
- C'est !
- Ta gueule Dent !
- Un bébé plongé dans l'acide ! Ha-ha !
Le gardien qui mesurait à vue d’œil cinquante centimètres de plus que Duela n'hésita pas à lui mettre une violente gifle, faisant ricaner la jeune fille encore plus.
- Hé hé ! Vous savez ce qui est pire qu'un nourisson dans une poubelle ? Ha-ha ! Le clown manqua de s’étouffer de rire tout en gesticulant sur le brancard qui ramenait cette patiente habituée à Arkham Asylum, ses cheveux verts en bataille, son sourire rouge dégoulinant et baveux, son regard de petite fille sage n'avait pas manqué aux membres des soins intensifs. Ils auront tout essayé, elle venait du Pénitencier, elle avait faillit égorger un autre détenu avec une petite cuillère, l'isolement, elle chantait des jours et des nuits I will Always love you de Dolly Parton sans s'arrêter ce qui énerva tout être vivant normalement constitué. On la jeta dans la plus petite cellule d'Arkham, on l'a attachée à un poteau dehors, on l'a bâillonnée, on a tout essayé comme dirait le directeur de ce lugubre asile. Ca faisait seulement deux pauvres petites semaines que la petite fille dont la voix nasillarde et insupportable avait retrouvée son précieux asile, bien que cette fois, elle ne se soit pas livrée elle même contrairement au 1er avril. Que de blague ! Cette fois non, la fille chérie du Joker et de tous les autres criminels les plus cinglés c'était fait avoir par la police à moitié nue dans une piscine publique avec des enfants en train de déverser de l'acide sulfurique dans leur bassin. Enfin, c'est limite si le clown ne s'était pas jeté dans les bras des agents en les voyant. Duela est bizarre et elle le sait. C'est sûr que le changement est radical, comparer l'ancienne pauvre petite Duela timide et dépressive au bord du suicide et la nouvelle, tellement plus joyeuse à jouer les dingues complètement omnibulée par ses caprices immondes de massacres sanguinolents et tellement vomitif.
Ils mirent Duela sur ses petits pieds blancs dont le vernis vert et violet commençait à s'écailler, elle riait encore et encore, donnant envie aux gardiens et médecins qui l'entouraient de passer du côté criminel. Ils continuaient de la trainer, Duela ne marchait pas et était comme une vulgaire chaussette en train de parcourir les couloirs.

- Alors ?! Vous savez pas ? Mais vous êtes complètement nunul ! Ha-ha ! Eh bah c'est un bébé dans deux poubelles !
Le gardien qui se tenait à sa gauche fouilla dans ses poches et en tira un rouleau de gros scotch, il en découpa un morceau avec ses dents et le colla sur la bouche de la jeune fille qui ne pouvait plus que grogner ou couiner.

- Je n'en peux plus d'elle, je comprends pas pourquoi on la fout pas à Blackgate, une dingue pareille c'est irrécupérable.
- Ils veulent essayer avec un pédiatre cette fois ... pauvre type il va s'enfermer lui même. Répondit l'autre en ricanant puis, en cœur il balancèrent Duela dans sa nouvelle cellule encore plus pourrie que celle d'avant pensa t-elle. Alors elle patienta, elle devait rencontrer son nouveau joujou dans pas longtemps et elle en était comblée, son sourire dégoutant sur son visage en témoignant. Elle s'allongea par terre et commença à chanter I Will Always Love you avec des sons bizarres, n'ayant pas sa voix pour le moment. On tapa à sa porte et elle pouffa, un « Ta gueule » vint la faire sourire encore plus. Elle se redressa en entendant qu'on parlait d'elle dans le couloir, deux infirmiers arrivaient vers sa cellule, son sourire s'étira encore plus sous le gros scotch marron, ils entrèrent.

- Mademoiselle Dent, nous allons vous emmener à votre nouveau psychiatre.
Le clown se mit à applaudir et rire de façon étouffée, avant de partir, ils resserrèrent sa camisole et la trainèrent encore à travers le couloir elle pensait déjà à comment elle allait martyriser son nouvel ami de passage, elle se rappela de son premier psychiatre qui avait fini par la rejoindre dans la cellule d'à côté tellement elle l'avait traumatisé. Duela fût jetée sur une chaise, elle resta la tête baissée, cependant son visage restait à moitié visible et ses cheveux en bataille lui donnait des airs de petite fille maligne. Plus le docteur parlait, plus son sourire s'étirait.

- Miss Dent, enchanté de vous rencontrer. Je suis le docteur Singh. Je vous serrerais bien la main mais on m’a fait savoir que vous deviez garder votre camisole lors de nos échanges. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Un petit pouffement se fit entendre le docteur continua et Duela releva la tête pour montrer le scotch qu'elle avait sur la bouche, l'un des infirmier hésita puis le lui retira. Grosse erreur.

- Bonjour Docteur ! Hurla Duela avec sa voix la plus enfantine, Vous êtes un rigolo dites-moi ? Ha-ha ! Tant mieux j'adore les gens rigolos ! Moi-même je suis une grande rigolote ! Ha-ha ! Je connais beaucoup de blagues drôles ! Vous en voulez ? Haha !  Je vais vous en raconter une !
Elle remarqua que le Docteur essaya d'en placer une, mais elle continua malgré tout en avançant son visage du sien, un sourire malsain plaqué sur la figure.

- Alors tu vois Docteur, c'est l'histoire d'un type qui va chez un docteur comme vous, le gars tu vois il a un cancer ... Ha-ha ! Alors il demande si on peut en guérir, alors alors le médecin dit que non mais qu'il devrait faire des bains de boue. Vous savez pourquoi Docteur ? Pour qu'il s'habitue à la terre ! Ha-ha !

Elle balança sa mèche de cheveux verte, puis daigna répondre à sa question :

- Sinon oui je vais très bien ! Ha-ha ! C'est sympa ici, j'aime bien ce jaune cracra sur les murs ça fait très pro ! Hahahahahahahaha ! Et vous ça va ? Vous avez mauvaise mine, faudrait arrêter de prendre de somnifère pour dormir ça vous rend tout pâle et ça vous rend tout flagada après ! Haha ! Je connais maman de substitution en prenait ! Ho ho ! Vous savez que j'ai plein de parents et que mon vrai papa c'est le Joker ? Ouuuuuuui ! Le gars trop bizarre qui tue tout le monde ! Ha-ha ! Fantastique hein ?!
Duela bailla en ouvrant largement la bouche et continua de sourire au docteur Singh, en pensant à son nom, la jeune fille ne put s'empêcher de poser des questions.

- Singh ! Ca vient d'où ? Ca veut dire quoi ? Hein ? Ha-ha ! J'aime pas trop je trouve que y a pas assez de 'D', alors que Dent tu vois c'est bien ! Et encore mieux ! Duela Dent ! Oh oh ! D et D c'est tellement beau !  Et toi c'est quoi ton prénom hein ? George ? Franck ? Jack ? Un truc qui y ressemble ? Haha tu sais je vous aime déjà bien Docteur ! Vous avez l'air un peu sympa et j'aime bien ça ! En plus tu as l'air de beaucoup m'aimer ! Haha !

La jeune fille s'approcha lentement du Docteur avec un air psychopathe le sourire aux lèvres comme le Minet de Chester.

- Crois-moi Daaaaarling entre moi et toi, ça va être du Tonnerre !



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MessageSujet: Re: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Ven 20 Juin - 22:55




Chacun cultive sa folie avec soin


Du scotchs et une camisole. Devesh vérifia de nouveau le dossier. Elle était certes connue pour sa violence mais était-ce bien nécessaire d’utiliser des méthodes aussi rudimentaires ? Très certainement que oui et le pédopsychiatre ne s’en formalisa pas. Après tout, ce n’était pas la première fois qu’il rencontrait des patients dont il fallait utiliser des méthodes peu orthodoxe diront nous. Comme il l’espérait, la patiente était bavarde. Trop bavarde bien sûr et c’était cela qui rendait dingue la plupart de ceux qui l’avaient fréquenté. Son humour morbide, son rire désagréable, ses paroles en continu. Ô et Bien sûr, elle imposa directement la conversation. Ne laissant pas le médecin faire le moindre son pour tenter de la contenir. Il finit par se lasser et il croisa les bras, l’observant dans un silence plutôt irrité la demoiselle faire son monologue. Au moins, il ne passerait pas des heures pour lui faire cracher des informations et s’était l’essentiel. Il se permit même un micro sourire face à ses blagues, elles étaient certes horribles mais il ne pouvait que féliciter l’imagination. Lorsque le flot de parole commença à s’atténuer, il griffonna alors quelques mots sur la feuille vierge qui se tenait devant lui.

- Je ne prends pas de somnifère, et c’est moi le docteur ici. Hn, votre mère... Gilda Dent, c’est ça ? J’ai lu dans votre dossier que ça n’allait pas fort entre vos parents de substitutions, comme vous dites, il y avait des raisons précises à cela ? A part que votre père était peu présent bien sûr. D’ailleurs, cela vous a manqué de…

Il fut coupé sans aucune forme de politesse par sa patiente qui visiblement était bien plus intéressé par son nom que par leur conversation. Elle semblait chercher des points communs entre lui et elle, après avoir réalisé que le docteur Singh était enclin à l’humour, désormais elle cherchait une similitude avec la lettre D. Par reflexe, l’hindou attrapa le badge qui se trouvait accroché à sa chemise comme pour le cacher de sa vision. Devesh. Il y avait cette fameuse lettre. Il n’avait aucune idée s’il devait entrer dans son jeu ou non. En tout cas, elle était désormais persuadé que le quarantenaire l’appréciait. Ce dernier grimaça et il le fit d’autant plus lorsqu’elle s’approcha de lui. La gêne se transforma vite en colère et il plaqua sans aucun ménagement voir même avec brutalité sa main sur son front. Il la repoussa en arrière, la faisant cogner contre le dossier du fauteuil. C’est dommage, il avait réellement fait des efforts pour se contenir cette fois-ci.

- Distance de Sécurité, miss Dent. D’accord ? Il gomma avec force les mots qu’il avait griffonnés précédemment. Vous aimez jouer ? On va faire un jeu : chacun pose une question. Bien sûr, je veux toute la vérité et vous me laissez-vous interrogez sans me couper. Sinon, je ne joue plus et vous rentrez dans votre cellule. Ça m’arrangerait même !

Après tout, elle avait pu constaté qu'il était vivement attendu ailleurs. Il regarda sa montre. Il n’avait pas perdu beaucoup de temps, il pouvait poursuivre la séance. Il relâcha alors doucement son badge, dévoilant son fameux prénom. Le Docteur Devesh Singh. Le Docteur Devesh. Il avait pas mal de D finalement. L’infirmier revient à ce moment-là, déposant le café exigé sans le moindre son. Sans doute avait-il compris que sa présence n’était pas le moins du monde désiré. Le pédiatre le regarda partir silencieusement –laissant tout le loisir à sa patiente de ce réjouir de son prénom ou même du nouveau jeu que l’imprudent lui offrait sur un plateau. Il se saisit alors de son café et le but par petite gorgée.

- Je commence, pour montrer ma bonne fois. Singh, c’est indien. On peut le traduire par Lion. Son visage n’exprimait que l’ennui et l’agacement. A votre tour. Pourquoi vos parents se disputaient et est-ce que l’absence de votre père vous a manqué ? Vous étiez assez jeune après tout.

C’était une adolescente. Une adolescente dangereuse certes mais il avait appris avec le temps que contrarier ce genre de patient ne menait à rien d’autre qu’un blocage dans le meilleur des cas. Il fallait dans leur sens, un temps du moins, avant de couper net leur rêve illusoire. Personne ne savait ce qu’il voulait à cet âge-là. Duela Dent ne ferait pas exception. Ce n’était qu’une folle après tout. Bien sûr, en tant que médecin il ne pouvait utiliser un tel langage même s’il le pensait fort.




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MessageSujet: Re: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Ven 27 Juin - 21:58



Chacun cultive sa Folie avec soin ▬ Dr. Devesh Singh & Duela Dent


Duela dévisagea avec un sourire démoniaque l'infirmier qui porta le café à Monsieur le Docteur. Le cerveau de la jeune fille était en pleine ébullition, en voyant ce café se poser sur cette table, des idées immondes lui virent à l'esprit, son esprit calculateur et toujours désireux de faire le pire. Le but de ce jeu, s'évader. Juste pour s'amuser et y retourner, c'était le petit amusement de la jeune femme qui écoutait à moitié le déversement de paroles de son interlocuteur. Devait-elle donner un grand coup dans le table avec ses jambes pour faire voler la tasse et tout ce qu'il y a dessus pour ensuite menacer le docteur, un pied sur la gorge et l'autre sur sa poitrine afin de bien l'angoisser ? Oh non il ne devait pas penser qu'une jeune fille aux airs aussi niais que Duela pouvait avoir des pensées malsaines et des plans tordus pour sortir de cet asile lugubre et encore moins qu'elle pouvait être violente. La jeune fille souffla sur l'une de ses mèches verte en écoutant d'une oreille le Docteur et se décida à répondre à sa question.

- Si vous parlez de ce cher Harvey comme mon père tu fais erreur mon gros ! Ha-ha ! Harvey n'est pas on vrai père, mon vrai père c'est le Joker point final ! Harvey ne m'a pas manqué, je ne l'aimais pas trop, il était i-nu-tile ! Ha-ha ! D'ailleurs si je le croise un jour lui, je pense que je lui offrirais une balle entre les deux yeux...

Son sourire s'étira tellement que l'on pourrait penser que ses points de sutures aux joues allaient cèdre. A vrai dire, Duela n'avait pas grand chose contre Harvey, elle ne s'était pas forcément liée à lui et il pouvait bien crever dans d'atroce souffrance, Duela ne pleurerait seulement si elle n'en était pas l'auteur. La jeune fille papillonna des cils avec une sensualité dégoutante tant sa mine ressemblait à celle d'une gamine d'à peine douze ans. Personne ne connaissait réellement l'âge de Duela, elle pouvait avoir quinze ans comme vingt, elle même n'hésitait pas à dire des âges différents quand on le lui demande, un jour mineur, un jour majeur tantôt enfant, tantôt adulte. Plus le temps passait plus Miss Dent devait quelqu'un de difficile à cerner, fille du Joker ? Non, on est mardi, fille du Pingouin ! Mais c'est Mardi gras, alors c'est la fille du Sphinx ! Mais attendez, quelle heure est-il ? Bientôt 20 heures ? Alors c'est la fille de Harvey. Oui mais non, Harvey c'est pas un criminel, donc elle est la fille de ... de... Trop de monde pour réellement le savoir ! Quant à sa mère ? Duela riait d'avance, il allait bien lui demander qui est sa mère et elle lui répondrait un nom au pif comme toujours. Mais la jeune fille décida d'être prévoyante et après avoir baillé à gorge déployée, elle s'exclama :

- Puis, comme vous me parlez de père, vous allez me parler de mère n'est-ce pas ? Ha-ha ! Je suis très forte en devinette vous savez ! D'ailleurs l'un de vos prédécesseurs, le premier je crois, de psy que j'ai vu, tu sais ce qu'il a dit ?
Le regard de la gamine semblait étrangement 'normal', inquiet et légèrement touché, comme si soudain, Duela était prise par un état de sensibilité et d'attitude typique d'une jeune femme se remémorant un souvenir apparemment positif. Mais ceci dura environ trente six secondes, le sourire dérouté et le regard malsain reprirent le dessus sur le visage blafard de Mademoiselle Dent.

- Je connais ma vrai maman mon cher monsieur ! Ha oui ! Ha-ha ! Vous savez, je sais tout de ma vie depuis le petit accident chez la Harvey's Family ! Oh oh ! Tu ne connais pas l'histoire ? Je vais te la conter mon chéri ! Ha-ha !

Son rire enfantin résonna dans la pièce, donnant à la jeune fille un aspect inquiétant. Elle était complètement folle et à elles seules, ses expressions faciales intrigantes en témoignaient. Si la demoiselle n'avait pas une allure tant semblable au Joker et si son sourire si perturbant s'éteignait à jamais, elle serait comme toutes les jeunes filles de son temps.

- Je suis née à l’hôpital comme tout le monde héhé, ma pauvre môman Jeannie est morte d'on ne sait quoi ! Ha ha ! La pauvre ! On suppose qu'elle a eu un accident, de biberon ou de camion, voire même que mon cher père l'aurait un peu trop tapé ! Haaaaan, et vous Docteur ? Vous frappez votre petite femme chérie ? Oh, comme c'est pas bien ... Tu sais docteur, si tu tapes ta femme, tes enfants risquent de devenir comme moi !
Le clown se mis à rire de façon grotesque, son seul but était bel et bien de provoquer autant qu'elle le pouvait se pauvre psy qu'elle n'hésiterait pas à tester jusqu'au bout.

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MessageSujet: Re: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Dim 29 Juin - 22:04




Chacun cultive sa folie avec soin


Devesh l’a regarda avec ses grands yeux noirs, semblant afficher une légère surprise. Elle était difficile à déchiffrer et au final, assez intéressante dans certaines de ses réponses. Inutile ? C’était réellement comme cela qu’elle voyait l’homme qui l’avait élevé et leur relation ? Le pédopsychiatre nota l’information rajoutant au passage que la jeune folle lui donnait assez d’importance pour apprécier l’idée de le descendre. Que c’est beau l’amour père fille, n’est-ce pas ? Il allait falloir qu’il le contacte, peut-être que rapprocher ces deux-là pourrait créer une réaction particulière chez la jeune fille. Ou femme. Il ne savait pas trop comment la qualifier. Pour lui, elle semblait avoir à peine dix-sept ans. Cependant, elle avait déjà esquissé l’idée avec de précédents psychologues qu’elle pouvait très bien être majeure. Elle savait très bien mentir. Comme celui qu’elle considérait comme son vrai père d’ailleurs. Le docteur Singh avait entendu parler de ce patient –en dehors des journaux bien sûr, il semblerait que le clown ait inventé une centaine de versions différentes de son passé ! C’était dingue. Sans mauvais jeu de mot.

- Une balle entre les deux yeux à une personne que vous jugez sans intérêt ? Qui vous a élevé pourtant. C’est intéressant comme point de vue, la plupart des gens se contenteraient d’ignorer ce père-là. D’ailleurs, pourquoi tant de violence ? J’ai cru comprendre qu’il n’y avait pas que mes collègues de travail qui ont dû subir votre… humour à toute épreuve ? Votre sens du spectacle ? Votre crise d’adolescence ? Choisissiez la réponse que vous préférez.


Très forte en devinette ? Est-ce pour cela qu’elle s’est identifiée un temps comme la fille de ce charlatan poseur d’énigme ? Qui était-elle réellement ? Était-elle réellement la fille de quelqu’un d’ailleurs ? L’hindou se posait beaucoup de questions sur elle et elle seule connaissait la réponse. Il allait falloir la travailler au corps. Surtout qu’elle semblait être d’excellente humeur et c’était mauvais signe. La mettre en colère n’était très certainement pas une bonne idée non plus. Qu’est-ce que tentait de faire le quarantenaire dans ce cas ? La provoquer, la faire parler. Après tout, elle avait la langue bien pendue. Peut-être lâcherait-elle des informations un peu plus importantes sur elle. Il l’écouta d’une oreille peu attentive, griffonnant sur sa feuille des mots et des pensées. Ce qu’avait dit le tout premier psychiatre qu’elle avait rencontré ici ? Le médecin n’aimait pas trop les devinettes, il savait écouter et analyser, mais deviner aucunement.

- Que vous étiez très dérangée mais que nous allions tout faire pour vous aider ? Fit-il avec un ton mi lasse mi ironique en continuant de remplir sa fiche.

Tout faire, c’était exactement le mot que le terme que l’on pouvait employer ici. Qu’est-ce que n’avait pas fait l’asile pour soigner ses patients ? On pouvait se le demander. Son rire lui fit quitter la feuille, reposant une nouvelle fois son regard sur elle. L’incident ? La dispute de ses deux parents elle voulait dire surement puis la mère adoptive qui avait pris ses affaires et sa fille sous le bras. Quand était-il du terme « vraie mère » ? Qu’est-ce que c’était que cette histoire ? C’était sur sa fiche d’ailleurs ? Son corps fit un léger mouvement en avant, montrant qu’elle avait son intention. Pour une fois. Jeannie, Jeannie. Alors qu’elle abreuvait sa curiosité de médecin d’information en tout genre, elle lui balança alors avec le même sourire enfantin puis un rire profondément inquiétant s’il… tapait sa femme. Devesh tiqua alors et recula brusquement. Ah ça, il s’y attendait pas le moins du monde. Elle osait lui poser ce genre de question. Son visage se fit plus dur. Avait-elle deviné ou avait-elle fouiné ? Qu’importe, mais cette question ne lui plaisait pas du tout. Il remarqua alors que son pouce commençait déjà une pression sur son nouveau crayon. Il le reposa alors et entreprit de tirer ses cheveux vers l’arrière. La chaleur de la pièce n’aidait pas non plus à rester d’un calme olympien.

- Je n’ai pas de femme. Dommage, vous avez raté votre tour.

Son ton était glacé, comme s’il se contenait. Elle ne l’amusait plus tout d’un coup. Oh, il ne mentait pas vraiment. Après tout, cela faisait maintenant sept ans qu’il avait quitté sa femme. La raison était bien entendu ses excès de colère mais actuellement, il ne fréquentait personne. Ce n’était qu’un demi-mensonge. Après tout, elle n’avait qu’à être attentive, il n’avait pas d’alliance.

- En parlant de relation, en dehors de vos meurtres, vous avez réussi à vous faire des amis ? Vous êtes encore jeune, vous devriez être à l’université et fréquenter… des garçons de votre âge par exemple. Pourquoi avoir renoncé à ce genre de vie ? Bien ranger, bien paisible, c’est ce que tout le monde voudrait pour vous. Vos parents, enfin, vos parents adoptifs, c’est ce qu’ils auraient souhaité. D'ailleurs, que penses Gilda de vous aujourd'hui ? Elle doit être tellement fière.

Le sarcasme, comme c'est original. Y’avait-il la moindre chance de la raisonner ? Devesh n’était pas naïf, il se doutait bien que ce genre de créature pourrirait en cellule avec une camisole de force jusqu’à la fin de ses jours. Il n’y avait qu’une chose à faire dans ce genre de cas. Apaiser et contenir la folie.

- Vous vous doutez que le Joker va être arrêté, encore, pour être enfermé, encore. Son ton était lent mais régulier, comme le grincement d’une horloge. Son petit accent renforçait cet effet. Il tourna distraitement les pages de son dossier. Et je vois dans votre dossier que vous venez assez régulièrement ici, mais volontairement. Vous comptez continuer ce manège longtemps ou vous décidez à réellement changer ? Nous essayons de vous aider mais vous ne faites aucun effort.

Il plaça une de ses mains sous son menton, appuyé négligemment sur son bureau. Il but un peu de café, se brûlant légèrement les lèvres.  Pourquoi avait-il accepté de travailler ici à mi-temps ? Il ne faisait même pas du bon café. Il y avait l’acharnement des responsables d’Arkham qui avait été insistant, il y avait ses anciens patients et une certaine dose de curiosité. Il ne savait toujours pas si cela avait été une bonne idée au final. Tout comme il ne savait pas s’il avait envie de frapper la gamine en face de lui ou l’encourager à continuer son bavardage.
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MessageSujet: Re: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Sam 5 Juil - 2:04



Chacun cultive sa Folie avec soin ▬ Dr. Devesh Singh & Duela Dent


- Oui tout à fait ! Sans intérêts, aucuns ! Même pas un tout petit ! Ha-ha ! Harvey ne m'a jamais été utile dans ma vie, il n' ya qu'à voir. Regardez ce que son éducation à faite !
S'exclama t-elle en se désignant le sourire aux lèvres. Le pauvre Doc' pouvait dire tout ce qu'il voulait, Duela trouverait toujours le truc dérangeant à dire pour se défaire du fond réel des questions que lui posait son psychiatre favori. Au final, elle utilisait ses farces de mauvais goûts et ses réflexions déplacées pour ne pas avoir à raconter des choses sur elle, non par parce que cela la dérangeait, du tout, mais plutôt pour s'amuser et ne pas avoir à raconter sa vie mille et une fois. Duela est quelqu'un qui se lasse très vite et, n'ayant pas moyen de tuer facilement le docteur Singh quand il commencera à l'ennuyer, elle racontait tout et n'importe quoi qui malgré tout, avait tout de même un fond de vérité. Oui Duela détestait Harvey, pourquoi ? Car il n'avait pas su garder Gilda ? Car il n'a jamais été très sympathique avec Duela ? On ne sait pas vraiment le pourquoi du comment. A vrai dire, la jeune fille n'est pas vraiment quelqu'un qui déteste sans raison contrairement à ce qu'elle laisse paraître.

- Bref, ajouta le clown en papillonnant des cils, non vous n'êtes pas mon seul chéri d'amour à Gotham. Vexé hein ? Oh oh ! Mon pauvre amoureux ! Crise d'adolescence ? Oh, vous me connaissez si mal c'est déprimant, vraiment ! Ha-ha ! Je dirais plutôt... hum... ma grande passion pour l'humour adorable ! Vous ne trouvez pas que je suis trop trop mignonne ? Non ? Dommage on me l'a tant dit quand je suis arrivée ici la première fois ! J'avais hum, oh je ne me rappelle plus ! Ha-ha ! Je ne sais pas quel âge j'ai ! Oh oh ! J'ai l'impression que plus le temps passe, plus mon paternel me colle à la peau ! Ha-ha !
Duela était écroulée de rire, gesticulant dans sa camisole mille fois trop grande pour son petit corps mi-enfantin, mi-séductrice. Duela, un prénom qui représentait à merveille sa dualité autant physique que mentale. C'est alors que la petite clownette s'empara avec brio de la perche que ce cher Singh venait de lui tendre, en fait, il s'était plutôt bien fait avoir par le piège tordu à souhait de la gamine. Elle le laissa parler encore et encore pour finir par lui adresser son sourire le plus affreux qui soit, pauvre de lui, Miss Dent n'a pas la mémoire courte et la simple phrase «Je n'ai pas de femme» n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd du tout ...

- Alors comme ça tu n'as pas de femme mon pauvre canari rose en pudding ? Oh ... Mais c'est trop triste ! T'es tout beau et tout drôle quand tu t'énerves ! Ha-ha ! Peut-être quesi j'avais trente ans de plus, je t'aurais draguer, ou hum... enlevé ! Oh oui ! Ha-ha ! Je t'aurais enlevé pour t'épouser de force ou non ! Héhé ! Magnifique ! Tu m'imagines pas trop trop dans ma robe de mariée ? Oh si hein ? Ne t'en fait pas mon amour ! Chuchota Duela en s'approchant dangereusement du docteur Singh, dès que je sors de ce trou... enfin, de ce magnifique asile ! Ha-ha ! Je reviens te chercher sur mon cheval blaaaanc !
Des rires, encore des rires insupportables qui n'en finissent jamais. Duela était prête à dire tout et n'importe quoi pour provoquer son nouveau joujou de passage, sa nouvelle paire de chaussettes préférée, rose avec des points verts dans le meilleur des cas.

- Ah et, tu sais ma chère Gilda, elle n'a jamais cherché à me chercher plus que ça quand j'ai fugué. Quand je n'étais qu'une pauvre petite fille perdue dans le monde de Gotham la Grande ! Ha-ha ! Au final, docteur, qui est le plus méchant dans l'histoire, hein ? La mère et le père adoptif qui n'ont jamais cherché à retrouver leurs pseudo-fille-chérie ? Ou la pauvre petite elle-même, livrée à elle seule dans les rues cracra de Gotham Cityyyyy ? Ha-ha ! Puis, pourquoi changerais-je docteur si je suis heureuse ainsi ? Hein ? Hahaha ! Après tout, avec le Joker etles autres tarés là, j'ai trouvé une famille... Ha-ha ! Bon okay, une famille très bizarre mais une famille ! Ce que moi, pauvre petite Duela a toujours désiré ... Ha-ha-ha !
Même si on ne le dirait pas, Duela avait un fond de sincérité dans ses paroles. Elle n'avait jamais été aussi épanouie depuis son entrée rocambolesque dans l'univers du crime, les criminels même les plus ignobles la respectait en raison de ses faits particulièrement 'gores' et sinistres.

- Cette famille que j'ai renié mon chéri d'amour, ne m'a servie à rien à par à devenir ce que je suis devenue, soit la plus belle et la plus talentueuse criminelle de Gotham ! Ha-ha ! Oh, tu sais, murmura Duela en prenant des airs de séductrice, je serais prête à tout tout tout pour vos beaux yeux et votre fond de teint un peu mal étalé sur votre joue ! Ha-ha !

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MessageSujet: Re: Chacun cultive sa folie avec soin [Duela & Devesh Singh]   Ven 18 Juil - 13:01




Chacun cultive sa folie avec soin


Devesh la regarda d’un drôle d’air. C’était loin d’être la première fois qu’il entendait ce genre de phrase. En faites, elle faisait partie quotidiennement de son travail. Elle sortait de la bouche des jeunes patients mais très souvent des proches aussi. C’était facile de rejeter la faute sur les parents. Le plus souvent ils étaient là, bien présents. Ils étaient là au début de leur vie, dans les moments merveilleux et les plus durs aussi. Évidemment, pour la plupart des personnes qu’il a guéris ou tenté de guérir, il était plus simple de se dire que les choses auraient été beaucoup mieux si les parents n’avaient pas agi de telle ou telle manière. Cependant, la socialisation n’était pas basée sur la seule force parentale. Il y avait les amis, les voisins, les camarades d’école, les professeurs ceux que l’on rencontrait souvent comme le médecin de famille et ceux que l’on rencontrait moins souvent comme les vendeurs de supermarchés. La socialisation était une structure très complexe et chaques relations jouaient de son importance même si on ne pouvait renier que les parents avaient une place bien particulière. Cependant, cet argument ne tenait pas. Duela n’était pas devenu ainsi par la faute de ses parents, pour cela le docteur Singh en était certain. Elle était responsable de ses actes, tout comme son « père » : Le Joker. Il secoua doucement la tête et griffonna de nouveau. Il n’aimait pas beaucoup la tournure que prenait la séance et plus particulièrement le fait qu’elle prononce ce genre de mot vis-à-vis de lui : « Darling » « chéri d’amour », « amoureux ». Il fallait vite mettre les choses à plat pour éviter la moindre influence, il était le psychiatre et rien d’autre. Il posait les questions, demandait des réponses et agissait en conséquence avec des médicaments si nécessaire. Il était le médecin et cela se stoppait là. Il comprenait de plus en plus ses collègues de travail en tout cas.

- Tenez-vous en à mon titre. Appelez-moi Docteur ou monsieur Singh, je vous prie. Il se redressa un peu. Très sincèrement, je ne pense pas que le Joker ait la moindre influence sur vous. Vous le copiez, certes, mais vous êtes suffisamment intelligente pour faire vos propres choix. Tout comme vous avez fait le choix de venir ici ce 1er Avril. Une façon très personnelle de faire un « poisson d’Avril » cela va s’en dire.

Cherchait-elle au fond d'elle un peu d'aide ? Il la regarda rire avec une expression réprobatrice qui se changea en colère. Le sujet suivant ne lui plut pas davantage. Ce fut même pire. Il l’écouta pourtant attentivement, reculant doucement jusqu’à ce que son dos rencontre le dossier de son fauteuil mais il ne put rester ainsi bien longtemps avant de succomber à une pulsion de rage. Il repoussa de nouveau brutalement la jeune femme du plat de la main, la forçant à reculer. On passage, il lui avait tapé le nez. Comme on le ferait sur le museau d’un chien un peu trop remuant.

- Vous ne sortirez jamais avec ce genre d’attitude miss Dent. Je peux vous l’assurer. Tachez de rester calme ou j’appelle la sécurité. Je ne joue plus.

Il croisa les bras, prenant une allure plus défensive. Il l’écouta d’une oreille peu attentive cette fois-ci. Il se forçait bien sûr à prendre les informations qu’elle lui donnait mais il devait bien avouer qu’elle le rendait de plus en plus mal à l’aise, malgré que son visage avait repris un aspect plus neutre.

- Si vous voulez sortir d’ici et avoir un avenir, il vous faut changer. Il faut vous canaliser. C’est ce que le monde attend de nous, de vous, il vous faut l’accepter. Vous pensez pouvoir jouer encore combien de temps ? Rien ne dure ; un jour votre « famille » vous poignardera avant même que vous n’ayez pu penser à créer votre propre famille. En avez-vous conscience ?

Il but cul sec son café, tentant ainsi de se donner du courage pour redevenir maître de la situation. C’était sa première séance avec la fille du Joker et il comptait bien lui mettre dans le crane qu’elle n’était qu’une gamine qui prenait une mauvaise direction. En faites, elle avait déjà entamé cette route.

- Et cela vous satisfait d’être une criminelle ? Dit-il en jetant son gobelet dans un lancer fluide, dans la poubelle. Vraiment ? Entièrement ? Vous connaissez les risques et la douleur que vous infligez aux autres et à vous-même ? N’avez-vous donc aucun autre rêve ? Fondez une famille par exemple ?

Une famille, il se demandait si c’était possible pour une personne comme Duela de comprendre ce mot. Les criminels n’étaient pas sa famille, le Joker ne l’était pas non plus même s’il était son géniteur. Presque au même moment, son téléphone fit un léger sifflement. Cela le ramena dans la réalité, sa réalité et non celle de Duela. Il prit discrètement son téléphone de sa poche et put voir un texto très bref mais qui voulait absolument tout dire. Il s’agissait de son ex-femme et elle avait beaucoup de choses à lui reprocher mais elle le résuma en une seule phrase : « Tout le monde est parti, pas la peine de venir. ». Il jeta alors brusquement un regard vers sa montre, un peu paniqué. Il avait beaucoup trop tardé avec cette patiente et il était désormais beaucoup trop tard pour venir fêter l’anniversaire de sa fille. Il n’avait même pas remarqué que la pièce s’était assombrie. Oh comme la petite Kelly devait lui en vouloir.

- Oh, tu sais, fit tout bas la jeune fille Duela dans un air qu’elle voulait sensuelle, je serais prête à tout tout tout pour vos beaux yeux et votre fond de teint un peu mal étalé sur votre joue ! Ha-ha !

Il leva doucement la main quand elle parla de son fond de teint mal étalé. Il la baissa aussitôt, se contentant de soupirer. A quoi cela servait de rectifier maintenant ? Soudain, il envoya sa main sur le visage de la jeune femme. C’était lui qui s’était approché et ce n’était pas pour lui souffler des mots. La gifle était partie, rapide et puissante.

- Je suis le médecin. Le docteur. N’oubliez pas ce titre, miss Dent. La séance est terminée.

Il se lève alors, prêt à demander l’intervention des infirmiers pour lui faire quitter la pièce. Il ignorait s’il était capable de gérer sa frustration et ses excès de fureur alors il préférait agir vite.


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