Batman Legacy


 
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 Le Clochard et l'Oiseau

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MessageSujet: Le Clochard et l'Oiseau   Ven 13 Juin - 0:06

Je regarde le ciel, vautrée sur mon bureau et accoudée au rebord de la fenêtre. Rien de bien extraordinaire au dehors, mais je tiens dans ma main un ruban rose, sali par l'air vicié et tâché de sang. Son principal défaut réside en une grande déchirure fendant l’œil droit, qui, sans un nœud à l'arrière, aurait scindée le masque en deux parties distinctes. Je souffle du nez, afin de contenir mon agacement, si je ne me dépêche pas de retrouver un bout de tissu de la même teinte rose pâle, je devrais attendre pour reprendre mes sorties au clair de lune. Quelle guigne !

    Le lendemain, la femme de mon buraliste me tend d'un air complice une feuille avec noté une adresse. Pas le quartier chic, mais il correspond plutôt bien à mon budget. Qui est... Serré...

« C'est pas la grande classe, me dit-elle dans un clin d’œil noyé sous le gras de sa paupière, mais c'est pas de l'arnaque ! »

    Et de partir dans un rire huileux tout à fait ragoûtant. La classe intégrale !

    Se déroule alors une journée normale, mais qui finit tôt, ce soir : patrouille ! Avec le chef, le top du top. C'est toujours le genre de soirée Donuts, blagues de flics et action/baston. J'adore, littéralement. Même travail que celui que je fais avec Mockingbird, mais dans la légalité et avec un bon camarade. Une sortie de rêve, pour moi...

    A 4 heure je suis libre, mais sommée de revenir à 7 heures tapantes ! Je me change rapidement, optant pour un jean's délavé et une débardeur large couleur crème. Je laisse mes cheveux bleus et courts au vent, de toute façon, ils ne me gênent pas. Direction : le quartier juif ! Le chemin promet d'être long, surtout pour moi qui suis complètement paumée dans cette ville. C'est pas faute de l'arpenter assez souvent. Mais disons que j'ai mon quartier, qui englobe le QG, mon appartement et mon ancien hôtel. Rien de plus folichon, de toute façon, je suis perdue dès que je sors de cette zone...

     Dans le bus ou dans la rue, je me coltine les regards amusés, méprisants ou moqueurs des gens, je leur répond en levant la tête d'un air impérieux, voire insolent. De toute manière, je suis largement plus belle que cette foule inextricable et siiiii commune ! Les secondes et les minutes se succèdent, visiblement, le trajet accomplis en une heure se faisait facilement en 20 minutes... Bref... Ce qui est fait est fait, même si c'est relativement mal fait...

     Je me retrouve devant... devant quoi au fait ? Un repère de SDF ? Non, franchement, j'en ai vu des choses, mais là... Bien qu'étrangement, l'atmosphère semble vieillotte, mais chaleureuse, poussiéreuse mais accueillante. Et puis, tant pis, et Carpe Diem ! Je m'élance contre la porte et... me la prend dans la figure. Après une minute à pousser comme un veau dans un flot discontinu d'insultes, je commence à croire que l'échoppe est fermée. Pour cause d'indigestion de poussière ! Un type qui passe par là me regarde bizarrement, il louche de moi à la porte puis de la porte à moi et ainsi de suite. Je me tourne pour voir ce qui l’intéresse autant que moi dans cette porte capricieuse, jusqu'à trouver un écriteau avec stipulé « tirez ». Je grogne un « fallait le dire avant » plein de mauvaise foi, et m’exécute. En effet, non seulement c'était ouvert, mais en plus, le panneau ne mentait pas ! Wah !

     C'est une vraie caverne d'Ali Baba, il y a de tout dans un foisonnement incroyable. On ne comprend pas bien l'ordre logique qui a définit le placement des produits, mais qu'importe ! On dirait un tableau impressionniste, bourré de tâches de couleurs diverses, sur un fond sombre de bois en mauvais état. Ça sent la poussière, le vieux et... la qualité. Mon cœur bat la chamade, je ne suis pas pourtant fana de couture ou de mercerie, mais c'est... féerique ! Je suis seule dans la boutique, alors je me permet d'oublier mon but premier et de tout caresser, sentir, apprécier. Enfin, une bobine de satin d'un rose si doux et si pâle attire mon œil saturé de tant de babioles. Elle semble fragile, mais en le tendant d'un coup, elle ne semble pas prêt de me lâcher. Mais sait-on jamais, je décide de prendre la bobine complète, de toute façon, ça ne risque pas de me ruiner car elle est presque vide. Autre gage de qualité.

     La caisse semble désertée, je ne dois quand même pas m'encaisser moi même, si ?

« Excusez-moi... euh... quelqu'un ? »


    Je m'accoude au comptoir pour attendre le propriétaire, en battant rapidement du pied. Peut-être que c'était réellement fermé?
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MessageSujet: Re: Le Clochard et l'Oiseau   Sam 14 Juin - 16:15


Ça faisait un moment que je n'avais pu m'offrir une bonne nuit de sommeil. Cette nuit a été calme. Je trouve que ça sent mauvais quand c'est calme. C'est comme si la citée appliquait "le calme avant la tempête". Ça arrive parfois, il n'y a rien pendant quelques nuits puis un gros trucs. M'enfin, ça ne me dérange pas. Ça me permet de bien me reposer avant de m'attaquer à plus difficile que d'habitude. Et à bien m'entraîner, aussi. Le seul hic cette nuit, c'est que je me suis mangé un mur en volant. Il va vraiment falloir que je songe à arrêter d'essayer de voler. J'ai aussi fait un bond qui m'a très certainement traumatisé à vie : j'ai voulu me jeter sur un type en train d'agresser une fille et j'ai atterri dix mètres plus loin, sur une voiture. C'est... pathétique !

M'enfin, bon. Donc, pour en revenir à nos chiffons, j'ai pu bien me reposer cette nuit. Ce matin, Rabbi Luria est venu me rendre visite. Il voulait que je lui fasse des marionnettes en chiffons pour un spectacle de rue, et réparer celles que le marionnettiste avait déjà. Soit. Mais je ne peux m'empêcher de me retirer le calme de cette nuit de la tête. Qu'est-ce qui va me tomber dessus ? Est-ce que mes rêves pourraient m'aider ? Mmh... alors, j'ai rêvé qu'un oiseau s'était fait un nid avec mon costume et qu'il se foutait de ma poire... À part ça... Je ne suis pas sûr que ça m'aide à l'avenir. Armé d'une aiguille et d'une marionnette en sale état, je pousse un soupire. Non, ce n'est pas du côté des rêves que je dois fouiller.

Continuant de raccommoder ma petite marionnette, je rassemble tout ce que j'ai pu glaner comme information mais rien ne me revient à l'esprit. Rien de bien significatif en tout cas. Quoi que... et si...? Mais oui, un oiseau ! Le pingouin adorait les oiseaux ! Fier de moi, j'ai l'impression d'avoir résolu l'énigme de mon rêve. Donc le pingouin prépare un coup foireux ?... Mais quoi ? Y aurait-il quelqu'un dans mon quartier qui aurait un objet de valeur à voler ? Un objet en forme d'oiseau ? Mmh... J'ai beau y réfléchir, aucun nom me vient à l'esprit. Bon, tant pis. Ce soir je mènerais mon enquête de toute façon. Et quand bien même je n'arrive pas à lever le voile sur ce mystère, je le saurais de toute façon quand ça arrivera !

Pour ce qui est de l'instant présent, j'ai fini de raccommoder mes marionnettes. Je vais pouvoir commencer les miennes. Mais pas tout de suite... J'ai faim ! Je regarde ma pendule. Elle affiche 15h. Ah. Normal que j'ai faim ! Je laisse mes marionnettes en plan. Je me dirige vers la porte de ma boutique pour la fermer et tourner mon petit panneau "open/close" pour qu'il affiche "close". Ensuite je me dépêche de grignoter. Il n'y a pas grand chose dans mon frigo, il est temps que j'aille faire les courses... Je me vais un truc vite-fait avec des restes qui tirent la tête. Mmh... Oui, grand temps de faire les courses. J'ai combien ? Je sais plus... Bah, je dois bien avoir assez pour m'acheter des pizzas au moins ! Une fois que j'ai fini de grignoter, je retourne ouvrir la boutique. Il est 15h 30.

Je me doute que pas grand monde passera. Comme toujours... Aussi je retourne à mes marionnettes, à l'arrière de la boutique. Je me demande quoi fabriquer comme marionnette... Mmh... Je sais ! Des animaux ! Je commence par faire un petit panda tout rond tout mignon. Je galère un peu, mais je suis plutôt satisfait du résultat. Je regarde l'heure. Il est pas loin de 17h et je viens juste de finir mon panda. Personne n'est venu et, vu l'heure, je doute que quelqu'un vienne. Les affaires ne marchent pas bien en ce moment... Je pousse un léger soupire et m'en retourne à mes marionnettes. Je prends des tissus jaunes et commence à faire un canard. Alors que je finis le gant avec dextérité – mais pas encore le canard en lui-même, hein – j'entends la sonnette mécanique.


Je lève le nez de mon travail. J'ai un gant jaune sur ma main gauche et je tiens un fils et une aiguille dans l'autre. Je me lève pour aller voir le client. Enfin... la cliente. Une bombe nucléaire, bien plus belle que la femme fatale de l'autre jour. Elle a les cheveux d'une couleur électrique, un look... très particulier. Mais ça me plaît. La punk – c'en est une, j'en suis sûr ! – fouine partout, touchant mes tissus, testant les textures. Je m'adosse au cadrant de la porte, celle qui lie la boutique et l'arrière boutique. Ainsi posé, je continue de bosser sur ma marionnette en observant la cliente du coin de l'oeil. 'Manquerait plus qu'elle me pique quelque chose. Elle est tellement jolie, ce serait dommage que je sois obligé de l'arrêter. En tout cas, je suis obligé de retourner dans l'arrière boutique pour chercher le bec de mon canard.

- Excusez-moi... euh... quelqu'un ?

Mouarf ! Je m'absente quelques secondes et on me réclame déjà. Je reviens avec mon canard inachevé, du fils et une aiguille. J'offre un sourire à la cliente et pose mon barda sur le comptoir. Un coup d'oeil me suffit pour repérer la bobine. Tiens, ça fait longtemps qu'elle est en rayon celle-là. Je commençais à désespérer qu'elle se vende.

- Oui, il y a quelqu'un ! Bonjour et bienvenue au Rags'n'Tatters. C'est pour encaisser ?

Sans doute, oui. Je connais le prix de l'objet. Ce ne sera pas long. Dommage. Derrière mon comptoir, je regarde la demoiselle. Elle est vraiment jolie. Avec de jolis yeux. Mais pas énormément de poitrine... Bah ! C'est pas la poitrine qui importe.

- Vous n'êtes pas du coin vous, non ?

J'essaie d'engager la conversation comme je peux. Je n'ai pas envie qu'elle s'en aille trop vite. C'est pas tous les jours qu'on croise des beautés pareille...!
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MessageSujet: Re: Le Clochard et l'Oiseau   Sam 14 Juin - 23:06

Alors que j'allais tourner talons, agacée un type me répondit d'une voix légèrement pâteuse. Je me retournais pour asséner une remarque cinglante quand son visage m'arrêta. Net. Ses yeux bleus tranchaient sur son visage couturé de cicatrices, et son pif de travers jetais une ombre sur le tableau. Le vendeur tentait de cacher les formes de ces muscles sous une épaisseur de vêtements qui n'étaient pas de première fraîcheur. Hormis cela, il n'était pas mal... Hormis cela...

Le type lorgne mon visage puis mon corps et enfin l'objet de ma visite, histoire de quand même faire sérieux, puis il me déballe son discours de caissier en me demandant si c'est pour encaisser. Le jeune homme semble ce rendre compte de l'absurdité de la question puisqu'il ajoute : «  Vous n'êtes pas du coin vous, non ? ». Je le regarde, radoucie par son air fatigué. De près, j’observe des poches sous ses yeux incroyables. L'état du magasin et son épuisement avancé font peine à voir... Je me décide pour un petit geste, qui, cela dit ne peut me ruiner...

« Non, je viens pour me faire inviter au resto', mais vu votre état, j'ai peur de vous voir pioncer dans la soupette... Plus sérieusement... je cherche un tissu élastique, blanc, pas trop chaud mais pas trop froid. Et non, je ne suis pas d'ici, mais visiblement la police cherche des gens compétents pour les asservir... J'ai emménagé il y a quelques mois.»

Ce tissu, j'en avais besoin, en plus, je voulais un bandeau de poitrine adéquat, quelque chose qui tenait bien et qui ne me faisait pas crever de chaud ou de froid selon la saison... Je fis volte-face en attendant qu'il me conseille, ou qu'il ne s'endorme définitivement, pour regarder diverses babioles. L'endroit me plais bien, n'était pas trop loin de chez moi, et mes combats me donneraient une excuse pour aller chercher de quoi rapiécer mon costume.

« Vous n'êtes jamais parti d'ici, je m'arrête, enfin, je veux dire... c'est une ville si oppressante... Boah... »

Je lâche un claquement de langue avant d'agiter ma main de droite à gauche pour lui signifier d'oublier. J'aime bien cette boutique, et ce type est marrant, il semble complètement dépassé, ses vêtements, son allure et même son regard un peu fou... On dirait un chiot ! Il me donne envie de rire et lui taper dans le dos ou de lui caresser ses cheveux en bataille. J'attrape un énorme ciseau à tissu et demande d'un air innocent : « et ça, c'est quoi ? Un truc de rituel macabre ? Z'êtes louche vous savez ? ». Une quinte de toux s’empare de mon petit corps frêle, et finit en fou rire incontrôlé. Très vite, je me retrouve assise à tenter de me calmer pour pouvoir respirer.

« Désolée, ça doit être le stresse... ou vous ! »


Et de repartir dans un éclat. Je devais passer pour une folle, mais cela dit, ce n'étais plus vraiment un fait extraordinaire. J'étais la cinglée du GCPD, je serais la cinglée de la boutique en ruine !
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MessageSujet: Re: Le Clochard et l'Oiseau   Mar 24 Juin - 19:52


Le petit canon se tourne vers moi avec la tête qui veut dire "toi je vais te passer un savon tellement puissant que tu t'en souviendras toute ta vie et même après". Nos regards se croisent. Elle reste muette. Ses magnifiques yeux me regardent de la tête aux pieds. Je ne peux retenir un sourire en coin. Je crois que je lui plaids. Qu'elle chance. Je fais bien d'essayer d'engager la conversation, je pense. Elle semble un peu nerveuse ? À moins que je me fasse des films. En tout cas elle semble bavarde. C'est bien, ça ! Ça facilite la conversation. Elle me fait rire. Moi ? M'endormir dans le plat ?... Mais complètement ! Et j'assume ! La vie de héros n'est pas du tout repos. Mais bon, elle ignore ma double vie et c'est tant mieux.

Cette charmante jeune femme aux cheveux bleus semble chercher un tissus blanc, élastique, résistant, qui tient pas chaud mais pas froid non plus. Euh... Alors, j'ai quoi dans le style en magasin ? Elle me confirme qu'elle n'est pas d'ici tandis que mon regard parcourt les rayonnages. La police ? Elle est flic ? Je lui jette un vague coup d'oeil. Elle est jeune, elle doit être tout en bas de la hiérarchie. Je suis étonné qu'ils acceptent son style vestimentaire et capillaire. Mais passons. Je lui offre un sourire de tombeur, ce qu'objectivement je suis... pas. Mais ce n'est pas grave ! Qui ne tente rien n'a rien, n'est-ce pas ?

- Eh bien si vous voulez je peux vous faire visiter les quelques endroit intéressants de la ville.

En disant ces mots, je quitte mon comptoir pour guider ce canon de fliquette aux tréfonds du magasin. Je crois avoir ce qu'il lui faut. Elle me demande si j'ai déjà quitté la ville.

- Euh... non. On n'a jamais eu les moyens de quitter Gotham.

Je souris en la voyant agiter la main au même moment où je répond. Soudain, réaction totalement imprévisible, elle se saisit d'un énorme ciseau à tissu.

- Et ça, c'est quoi ? Un truc de rituel macabre ? Z'êtes louche vous savez ?

Mes yeux sortent de leurs orbites. Keuwa ?! Elle explose de rire et je la regarde, sidéré. J'hésite entre avoir peur et rire aussi. En tout cas, je lui enlève prudemment le ciseau des mains pendant qu'elle se marre. Elle s'assoit et tente de se calmer. Elle a visiblement du mal à respirer. Mi figue, mi raisin, je reste là à la regarder faire. Enfin, elle se calme assez pour me dire :

- Désolée, ça doit être le stresse... ou vous !

Et elle se remet à rire. On dirait une tarée. Selon ses dires, elle est stressée... et pas insensible à mon charme. Ça confirme mon impression lorsqu'elle m'a regardé des pieds à la tête : je lui plaids. Je souris. Un sourire taquin. Je m'agenouille pour me mettre à sa hauteur. Elle se marre, se fend la poire. Ça me fait sourire. Un peu de bonne humeur, ça fait pas de mal. Mais là, ça nous empêche de communiquer. Avec douceur, je m'empare de son menton... puis pose mes lèvres sur les siennes en un doux baiser. Je garde nos lèvres collées jusqu'à ce que je sois bien sûr qu'elle est bien calmée. Une fois que j'ai l'impression c'est le cas, je la relâche.

- C'est bon...? Calmée...? lui demande-je doucement, avec mon plus beau sourire.

Je m'attends à une baffe monumentale. Aussi je me relève vite-fait, un peu gêné quand même. Je ne connais pas son nom, après tout. Et elle ne connait pas le mien non plus. Bref ! Changeons de sujet ! Je m'empare d'un rouleau tout neuf de tissu blanc.

- Voici un tissu blanc qui correspond à vos attentes, je pense. Petit silence. Euh... Désolé... C'était juste pour vous calmer, j'ai cru que je...

Que je quoi ? Que je l'attire ? Technique de drague pourrie. Je soupire.

- Je pensais que c'était une bonne idée pour vous détendre un peu. Mmh... Un petit dinet pour me rattraper, ce serait possible ?

Je suis sûr et certain que je vais me faire engueuler comme un poisson pourri. Au moins ça me fera une anecdote sur laquelle rire ce soir lorsque j'irais voir Rabbi Luria ! Et un beau souvenir – celui d'avoir embrassé cette jolie jeune femme – à emporter avec moi cette nuit. Pas dans mon lit, non, pour combattre la déchéance de Gotham. Dire que, chaque nuit, je sauve des gens comme elle. Des héros du quotidien, un peu tarés, qui aiment la vie et rire. Ceux qui devraient dominer cette ville à la place des cinglés comme la mafia ou le Joker. Ceux pour qui je me bat. Oui, je me bat pour conserver le quotidien. Pour éviter que la vie des citoyens ne s'écroule d'un coup... tout comme ma vie s'est écroulée lorsque j'ai découvert mon père, ce jour-là. Une ombre passe dans mes yeux à ce souvenir. Je détourne le regard. Je tourne la tête. Pour regarder un objet quelconque d'un air aussi naturel que possible.
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MessageSujet: Re: Le Clochard et l'Oiseau   Mar 24 Juin - 22:21

Je rigolais trop pour voir son visage, nul doute qu'il me pensait folle, mais j'arrivais à le discerner alors qu'il s'agenouillait à mes côté. A partir de ce moment je le voyais de mieux en mieux et oh, de plus en plus gros... Ah, non ! De plus en plus près... de moi... avant de pouvoir formuler une réflexion logique entre de rire, je sentis très clairement ses lèvres emprisonner les miennes dans une cage plutôt agréable, douce... Le manque d'oxygène, plus le choc, plus son baisé commencèrent à arrêter mon rire, qui se calmait progressivement. Une fois que je fûs complètement stoppée dans mon élan humoristique il se détacha de moi, déçue je m'empêchais néanmoins d'aller repêcher ses lèvres. Je ne pris pas la peine de répondre à sa question, alors que mon nez se retroussait en une mine boudeuse de gamine. Vraiment, c'était digne de moi... Le vendeur se relève rapidement, l'air gêné ! Monsieur m'embrasse et monsieur est gêné, bin voyons ! Et moi, alors, je dois être quoi ?

   Il attrape un tissu immaculé, et reste e regard planté dans l'objet histoire de ne pas me voir, alors que je m'appuie sur mes genoux pour me relever. Le jeune homme, c'est quoi son nom, d'ailleurs ? Enfin bref, le jeune homme essaie une justification bancale mais s'arrête avant de l'achever, ça m'intrigue, ça m'intrigue, ouh ! Je m'approche de lui, vers son dos et me penche, en fait non, je suis déjà trop petite pour ça, je me contente juste d'être très proche de lui et de susurrer : « Que croyez vous, monsieur.. ? », et hop, double question ! Je suis vraiment vraiment la meilleure !

«  Je pensais que c'était une bonne idée pour vous détendre un peu. Mmh... Un petit diner pour me rattraper, ce serait possible ? »

   Trop col ! C'est la première fois que je me fais draguer à Gotham ! Youhou ! Bien sûr que ça se fête ! Je contrôle juste mon corps afin qu'il ne fasse pas des bonds de partout dans le magasin, histoire d'éviter de perdre ce coup-là. Ce beau coup, même !

« ça marche, mais ne vous endormez pas dans votre assiette ! »

   Je lui sers mon plus beau sourire, un peu en coin, parce que je me moque de lui, mais un beau et grand sourire tout content d'avoir des amis ici, et peut être plus... si affinité ! Mais il semble se perdre dans ses pensées, et vu sa tête de poisson pané, ça à pas l'air joyeux. Le jeune homme tourne sa tête à l'opposé, mais j'ai décelé un éclat de tristesse dans ses prunelles, un truc déchirant. Un truc que je connais, la tristesse pure qui nous happe dans des moments joyeux. Je le contourne et me place juste sous son regard, en le fixant pour pas qu'il ne détourne la tête. Si il s'enfuit, ça ne servirait alors à rien de dîner avec lui. Il n'y a pas pire que la fuite...

   Une main, juste une, que je pose délicatement sur sa joue. Mes yeux se ferment alors que j'approche mon visage doucement. D'une simple caresse mes lèvres touchent les siennes, puis se posent réellement. Juste une seconde, puis je m'éloigne, les yeux entr’ouverts. Je ne sais pas quoi dire, alors je lui dis mon nom. C'est stupide mais sur le coup ça me parait une idée du feu de dieu. Puis j'ajoute : « Ce soir je travaille, mais demain, vous viendrez au dîner que vous venez de me promettre... ». Je laisse ma main glisser le long de sa mâchoire, pour une fois pas sûre de moi, puis je baisse la tête. L'heure tourne...
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MessageSujet: Re: Le Clochard et l'Oiseau   

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