Batman Legacy


 
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 [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau

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MessageSujet: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Lun 9 Juin - 18:32


Derrière le rideau, Harvey Dent faisait les cent pas. En tant que nouveau procureur, fraîchement élu ces derniers jours, il se devait de faire une première apparition officielle. Pour cela, il avait choisi une conférence de presse retransmise en direct sur le Gotham City Network. Concentré, il allait et venait en attendant qu'on lui indique d'entrer, se répétant les grandes lignes de son discours. Il n'avait pas voulu l'écrire et apporter ses fiches. Pas assez professionnel, pas assez naturel. Dent préférait de loin mémoriser les principales idées, leur ordre, leur progression, et s'en remettre à son don inné pour la tribune.

Finalement, une jeune femme de la chaîne télévisée vint à lui, en lui indiquant qu'il serait à l'antenne dans vingt secondes. Il hocha la tête, souffla un bon coup, et la suivit. Ensemble, ils contournèrent le rideau de velours bleu qui les séparait de l'assistance. L'endroit était assez sommaire. Une estrade, surmontée d'un pupitre sur la façade duquel on pouvait lire "Conférence de presse GCN – Harvey Dent, DA.''. Un micro équipait le pupitre, de manière à ce que chaque mot du procureur passe parfaitement à l'antenne. Une caméra filmait directement l'endroit où se tiendrait Dent, de face, et en contrechamps, une autre caméra prendrait des images de l'assistance, faite d'un parterre de journalistes influents et populaires.

Hors champs, un assistant du plateau faisait des grands signes, pour indiquer à quel moment le direct serait disponible. Antenne dans cinq... quatre... trois...


Sous quelques applaudissements de courtoisie, Harvey Dent, nouveau procureur du district de Gotham City, se plaçait derrière son pupitre, souriant et levant la main pour remercier cet accueil, et aussi réclamer le silence. Il était de coutume, lors de telles interventions, de procéder à un discours sur les projets du conférencier, et ensuite de laisser libre cours aux questions des journalistes. C'était cette deuxième partie que redoutait davantage Harvey. Qui savait ce que ces fouineurs allaient ressortir, à l'occasion d'une diffusion en direct, pour mettre en difficulté le nouveau représentant de l'État dans les procès à venir ces prochaines années ? Dent but deux gorgées d'eau dans le verre mis à sa disposition, et se lança.

« Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,
Citoyens de Gotham,

Je tenais tout d'abord à vous remercier. Avoir été élu, avec une majorité assez conséquente qui plus est, est un gage de confiance dont vous me faites le privilège. Cela signifie que vous êtes prêts à me donner la responsabilité de rendre à Gotham une justice, qu'elle attend depuis trop longtemps. Par cette confiance, je suis honoré, et j'espère me montrer à la hauteur de cet honneur.

Je sais combien vous vous sentez oppressés par l'insécurité qui règne dans votre ville. Je sais, parce que j'en suis moi-même un citoyen, et que je vis cette insécurité au quotidien. Et vous imaginez comme je vais la vivre d'autant plus, avec ce nouveau poste...
 »
Avec un large sourire détendu, Harvey s'exposait aux regards des journalistes, qui riaient de cette petite blague. Mais ça n'en était pas une, pas vraiment. Il savait à juste titre qu'en accédant à la fonction de procureur, et avec la réputation qu'il s'était taillée ces dernières années, il deviendrait une cible privilégiée des chefs mafieux du coin. Il reprit pourtant, toujours détendu.
« Mais si je dois risquer gros pour protéger les braves gens de cette ville, je suis prêt à le faire, sans hésitation.

Je sais combien vous attendez de moi. Je le sais, parce que c'est ce que j'attendrais d'un procureur, si ça n'était pas moi. Et vous savez comme j'ai à cœur de redorer le blason de notre ville, de lui redonner cette vie lumineuse qu'elle mérite. Trop longtemps, vous avez vécu dans la peur, et cela a assez duré. Ce n'est pas aux braves gens d'avoir peur, pas à ceux qui travaillent dur pour élever leur enfants, nourrir leurs familles, mener leurs honnêtes existences. C'est au criminels de trembler. Et ils le feront.

Comme premières mesures de mon mandat, je compte réformer drastiquement la justice du district. Premièrement, j'ai l'intention d'éradiquer la corruption, à tous les niveaux de la chaîne judiciaire. Et comme il n'est pas question de mener une chasse aux sorcières, de stigmatiser qui que ce soit, les magistrats seront, quand ce sera possible, tous remplacés. Comme je ne peux remplacer le Juge Sullivan, puisque le magistrat à ce poste est nommé par notre Président, je mettrai à sa disposition de nouveau Juges-Magistrats, chargés de l'aider dans son travail. Au nombre de quatre, ils seront des gens de confiance, détachés de toute corruption, et placés sous haute protection policière.

Ensuite, j'ai déjà contacté le Gouverneur de l'Etat, pour lui faire part d'une demande toute particulière. Au vu de la situation préoccupante de Gotham, dont il est parfaitement au fait, j'ai demandé au Gouverneur de placer une requête de loi. La Loi des Trois Coups, en vigueur dans de nombreux États, sera mise au vote ces prochains jours. Si elle entre en vigueur dans notre État, Gotham bénéficiera de ses effets. Ils sont simples et concernent les récidivistes, qui sont la principale constituante du crime organisé dans notre ville.. Lorsqu'une personne se verra condamnée pour la troisième fois, le Juge se verra contraint de prononcer une peine de prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle ni remise de peine.

Si elle est adoptée, cette mesure marquera un réel tournant dans la justice de Gotham City, et nous permettra de mettre hors d'état de nuire bon nombre de criminels qui ont déjà été condamnés par le passé.

Sachez, chers citoyens, chers amis, que je ne me soucie de rien d'autre que le bien-être de notre ville. Et que tant que je serais en fonction, les criminels et la pègre auront du souci à se faire. D'autres mesures de réforme judiciaire sont en ce moment à l'étude par mon équipe, et les dossiers en cours ont été tous repris à la base, pour que rien ne soit laissé au hasard. Les procédures de ces prochains mois en seront rallongées ou retardées, mais – je le garantis – avec un résultat à la hauteur de vos espérances.

Et maintenant, s'il y a des questions...
 »

Il prêtait le flanc au feu nourri des journalistes. Qu'ils fassent leur travail, et il ferait le sien. Il s'y était préparé, il s'agissait maintenant de ne pas flancher.
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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Mar 10 Juin - 17:44

Alexander Knox n'est pas un bon journaliste, pire encore, c'est ce qu'on appelle une brebis galeuse, un mec qui n'est pas accepté par ses pairs et dont le travail est sans cesse ridiculisé et jeté à la poubelle. C'était habituel à vrai dire, pour lui, de faire chou blanc au niveau de ses articles. Il ne passionnait pas autant qu'un Jack Ryder, et ne faisait pas palpiter les cœurs comme une Vicky Vale mais tant pis. Il était là pour remuer la merde, et il aimait ça.
Knox était du style à aller en profondeur, vraiment en profondeur, même si c'était sale, noir, et surtout visqueux. Il aimait se complaire dans la merde, dans la fosse sceptique de Gotham City. Après tout, c'est quand même lui qui a fait parler du Batman à ses débuts, c'est lui qui a donné à la presse les premières estimations et les premiers faits répertoriés du Chevalier Noir. C'était lui qui allait au front tandis que les autres étaient assis, gras et béats, faisant des articles de merde sur des sujets inintéressants. C'était ça le journalisme de fauteuil, attendre la paie, fermer sa gueule et dire des conneries. Knox était pas du genre à se laisser déborder, pas vraiment.

Wiggins - "Hey Knox, on t'envoie à la conférence de Dent, essaie de pas faire honte au Globe."

Avec un sourire, le fameux Knox se dirigea, muni de son imperméable gris et de son chapeau feutre en direction du Courtyard fraichement rénové pour l'occasion. Knox entra et vit bon nombre de ses collègues, qui ne l'estimaient pas plus on pouvait dire, sur la situation actuelle de ses articles dans les feuilles de chou du Globe. Le Procureur, Harvey Dent, arriva et lançât son petit discours de héros fraichement arrivé sur la scène politique. Prenant la parole et après avoir gribouillé des mots inintelligibles, Knox leva la main, et fut surpris de voir qu'il était le seul pour le moment. On se serait cru devant un peloton d'exécution. Lui, face à une armée de lèches-culs torchonnant leurs petits articles.

- "Monsieur Dent, la rumeur dit que votre campagne a été payée par une petite association de riches contribuables de la ville, donc un certain Bruce Wayne. Qui ne nous dit pas que votre élection va servir aux puissants de la ville et continuer à écraser les petits contribuables ? Autre chose, et si c'étaient les contribuables qui allaient payer pour votre buffet champagne-caviar, vous n'avez pas peur de vous attirez les foudres de votre électorat au fil des ans ?"

Autant aller puiser la merde jusqu'au bout, Knox le ferait lui, pas les autres qui cireraient surement les pompes du nouveau chevalier blanc de Gotham City. D'autres questions se bousculèrent les unes après les autres au niveau de la mentalité du célèbre reporter. Prenant toujours la parole de sa voix trainante et légèrement hautaine. Knox continua son entreprise en solo.

- "On dit que vous alternez le rôle de Chevalier Blanc le jour, et la nuit, celui du Chevalier Noir. Est-ce vrai ?"

Des éclats de rire. Les autres gratte-papiers se fendaient déjà la gueule des questions rattachant toujours à Batman et à sa légende. Ceux-ci étaient comme Saint Thomas. Tant qu'ils ne le verraient pas, il n'y croiraient pas, mais Knox, lui, y croyait fortement, et il savait que le Batman existait, tout comme le Arkham Knight.

- "Êtes-vous Batman, monsieur le procureur ? Ou bien vous avez un jumeau maléfique qui alterne votre rôle dans la combine ? Les Gothamites ont le droit de savoir ! Regardez moi, droit dans les yeux, et dites moi que vous n'êtes pas Batman."

La formule serait surement reprise dans les interviews, un jour où l'autre. Knox souriait. Il passait certainement pour un fêlé ou un excentrique, mais il s'en foutait. Il aimait ça, être différent et surtout ne pas passer la brosse à reluire. Certainement pas.
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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Mar 10 Juin - 18:17



Au moment où il invitait les journalistes à le questionner, Harvey ne vit qu'une seule main se lever. Alexander Knox, du Globe, à en croire le badge qu'il portait sur son imperméable gris sale. Il levait une main nonchalante, mais son regard trahissait une excitation sans égale, certainement à l'idée de mettre mal à l'aise le nouveau procureur.

La première question portait sur la nature des fonds de campagne que Dent avait réussi à lever, grâce à l'aide de Bruce Wayne, qui se trouvait être à la fois l'homme le plus riche de Gotham et un proche ami de Rachel, tout comme Jim Gordon, et tous les deux pouvaient être utile à Dent. L'un en s'engageant dans un combat pugnace contre la pègre et la corruption, l'autre en mettant sa fortune au service de la justice. C'est d'ailleurs ce qu'il avait fait. Un gala, une seule soirée, et Harvey avait vu sa campagne entièrement financée, et même plus. Et il semblait que la provenance de cet argent ne plaisait pas à certains.

« L'argent n'est qu'un moyen au service d'une fin plus noble, Monsieur Knox. Si vous étiez à ma place et que vous vouliez mettre fin à l'existence du crime dans Gotham, n'auriez-vous pas fait en sorte de mettre toutes les chances de votre côté pour atteindre votre objectif ? Bruce Wayne et ses amis, c'est vrai, ont financé ma campagne. Et pour une raison simple. Parce qu'on ne peut pas demander aux plus modestes quelque chose qu'ils ne peuvent faire. Le commun des mortels de cette ville a bien d'autres préoccupations que de savoir comment et par qui a été financée ma campagne, ne croyez-vous pas ? N'est-ce pas le résultat qui compte ? Et le résultat, c'est que j'ai été élu, et que je compte bien faire le travail que j'ai promis de faire. Que les riches aient payé ma campagne, c'est un détail à côté de ce que je compte apporter aux gens plus modestes. Chacun contribue selon ses possibilités.
Mais si vous en savez autant sur moi que ce que vous voulez montrer, Monsieur Knox, vous devez donc également savoir où je me place, idéologiquement parlant. Vous devez savoir comment j'ai mené ma carrière jusqu'à maintenant, et que je ne suis pas homme à dévier de ma conduite pour des choses aussi triviales que de l'argent. Sinon, comment pourrais-je valoir mieux que tous les corrompus qui gangrènent notre ville ?
 »
Rires dans l'assistance. Mais si la majorité des journalistes présents ne paraissaient pas avoir de vraie question à poser, s'ils semblaient être venus pour prendre quelques notes à reporter dans leurs feuilles de chou, Knox s'accrochait. Il enchaînait avec des questions décousues, au ton sarcastique.
« On dit que vous alternez le rôle de Chevalier Blanc le jour, et la nuit, celui du Chevalier Noir. Est-ce vrai ?
Je ne sais pas qui exactement raconte ça, mais il faut bien reconnaître que c'est amusant.
Êtes-vous Batman, monsieur le procureur ? Ou bien vous avez un jumeau maléfique qui alterne votre rôle dans la combine ? Les Gothamites ont le droit de savoir ! Regardez moi, droit dans les yeux, et dites moi que vous n'êtes pas Batman. »
Ça s'agitait dans l'assistance. Les questions de Knox commençaient, passé l'amusement, à agacer ses confrères. Ils fronçaient les sourcils, soupiraient ostensiblement, l'un d'eux demanda même à ce qu'on le fasse taire. Harvey leva les mains pour réclamer le calme, et répondit de manière posée. Après tout, il était là pour répondre, pour faire face.
« Ecoutez... Il n'y a ni jumeau, ni autre élucubration grotesque qui me ferait courir la nuit sur les toits. Je ne suis qu'un procureur, un homme de loi. Ce Batman est un justicier masqué, il agit dans l'ombre, il fait peur aux criminels – ce qui est une bonne chose – mais il ne peut se substituer à la justice. Moi, j'agis en pleine lumière, aux yeux de tous, et je représente l'Etat et la loi. Si son "travail" peut servir le mien, je ne me plains pas. Mais le Batman et Harvey Dent n'ont rien de plus en commun. »

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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Mer 11 Juin - 21:00

Bien répondu le nouveau procureur. Il avait le talent, la classe et le charisme personnifiés. Il s'en sortait habilement et les questions de Knox s'effacèrent doucement. Le journaliste eut un grand sourire quand le procureur avait repris chacun des points les plus loufoques évoqués précédemment. Dans la tête du journaliste, ça se bousculait, mais ça se calmait. Il venait de prendre une tournure des plus amusantes. Maintenant que les points ridicules avaient été abordés, Knox, encore surpris, leva à nouveau la main, tandis que les autres ne levèrent toujours aucune main. Il fallait croire que les bons journalistes avaient déserté la conférence de presse du terrible Knox.

- "Vous avez un bon sens de l'humour, monsieur Dent, et je crois que je commence même à vous apprécier. Vous pourriez finir en odeur de sainteté dans mes articles."

Tout le monde ria.
Knox jeta des regards tout autour de lui, lui aussi très amusé par sa dernière blague. Il était connu pour égratigner tout le monde dans ses articles, poussant jusqu'à la provocation et l'ironie jusqu'au bout. Mais là, c'était légèrement différent. Il semblerait que l'Homme qui venait d'être élu avait non seulement des valeurs, mais aussi de l'humour et de la répartie. Il avait des "cojones", c'était bien, surtout à Gotham City, on en avait grandement besoin pour nettoyer les rues.

- "Voila ma dernière question, monsieur le Procureur. Quel message voulez-vous faire passer à vos électeurs, aujourd'hui, maintenant, à l'heure où je vous parle. Que vous vient-il en tête ? Avez-vous des paroles d'espoir ? De précaution ? Des encouragements ? Nos lecteurs attendent quelque chose de fort, monsieur Dent. Ils veulent se débarrasser des années Loeb et Branden. Ils veulent une vraie justice, êtes-vous vraiment là pour la donner ?"

Knox poussait légèrement le ton, mais il fallait le faire. Ce n'étaient pas les mollusques qui servaient de confrères reporters à Knox qui allaient poser les vraies questions que le citoyen moyen lambda voulait qu'on pose. Ils seraient trop occupés à parler sexe, corruption et autres potins ridicules. Il fallait des actes, et Dent devait se montrer ferme, il devait trouver quelque chose d'accrocheur, plus symbolique que "Je crois en Harvey Dent". Il fallait quelque chose de plus visionnaire, de plus percutant.
Dès la fin de la petite sérénade, le journaliste fut alors coupé par d'autres questions, certaines revenaient sur les dernières paroles que je venais de dire, d'autres extrapolaient, d'autres se contentaient de questions imbéciles sur Rachel Dawes et sa possible relation avec elle. Tout ça c'était de la rumeur de merde. Inintéressante, sans gout, sans consistance dans les pages d'un article. Ce qui faisait vendre, c'était le rêve, Martin Luther King avait "I have a dream" et Harvey Dent ? Il aurait quoi pour une ville où la pauvreté, le crime, la corruption sont en croissance explosive tandis que la lueur de l'espoir faiblit de plus en plus.
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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Jeu 12 Juin - 9:12



Alexander Knox avait décidé de pousser Dent à la faute, il voulait l'obliger à dire des choses, qui pourraient être mal interprétées, ou portées à son discrédit. S'il voulait redonner à Gotham une vraie justice ? Qui était ce journaliste, pour n'avoir rien suivi de ces derniers mois que Dent avait passés à mener campagne ? Un bruit de fond commença à s'élever de l'assistance. Les journalistes qui s'étaient tenus tranquille jusqu'ici en avaient visiblement assez de voir poser des questions sur la politique judiciaire du nouveau procureur, ils voulaient du sensationnel. Harvey n'avait jamais aimé ce genre de presse ordurière, et si ça n'avait tenu qu'à lui, il l'aurait interdite. L'atteinte à la vie privée des gens était quelque chose qu'il exécrait. Il avait une image publique, mais aurait eu horreur de voir sa vie quotidienne dans les tabloïds. Et dire que ces "journalistes" là avaient eux aussi une carte de presse, c'est d'ailleurs comme ça qu'ils avaient eu accès à cette conférence.

Essayant de faire abstraction des questions sans pertinence, Harvey leva la main une nouvelle fois pour appeler au calme. Quand le silence fut suffisant, il prit la parole.

« S'il vous plaît, Monsieur Knox aimerait entendre sa réponse, laissez-moi donc la lui donner...

Je me bats depuis de nombreuses années contre les injustices, contre le crime, contre la mafia... J'ai moi-même vécu la violence gratuite, comme beaucoup de citoyens de Gotham, et en réalité, je ne suis rien de plus qu'un citoyen. La seule chose qui me différencie des autres, c'est que je porte ce costume, chaque jour, pour aller les représenter face aux criminels. Je suis leur voix, c'est pour ça qu'ils m'ont élu. Et c'est pour ça que si les citoyens de Gotham veulent une vraie justice, je suis tenu de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour la leur donner.

Je sais comme parfois il est difficile de trouver la force de continuer. Les mauvais hommes sont tellement partout que ça en est désespérant, et qu'on a souvent l'envie de baisser les bras. Ce que je veux dire aux gens, c'est ceci. Ne baissez pas les bras. Parce qu'il reste des gens prêts à se battre pour Gotham, et je ne suis pas le seul. Cette ville est remplie de gens bien, qui en ont assez de vivre au milieu de cette violence, qui ont peur pour leurs enfants et pour leurs familles, et qui méritent de vivre autre chose. Et c'est ce que je compte m'appliquer à leur offrir. Le temps où on pouvait se cacher de la justice est terminé. Personne ne sera plus à l'abri, de la petite frappe au grand ponte. Je travaille dès à présent avec le GCPD, pour la création d'une unité spéciale, avec laquelle je vais faire le ménage dans Gotham, et croyez bien que je ne suis pas du genre à laisser de la poussière sous les tapis...
 »
À nouveau, les journalistes assaillirent le procureur de questions ineptes, répétitions de celles de Knox, révélatrices d'une incompréhension au désarroi de Dent, ou concernant tout autre chose que l'avenir judiciaire.

Knox affichait un sourire satisfait, que Dent ne savait pas comment interpréter. Satisfaction due aux réponses qu'il avait données, ou bien avait-il décelé quelque chose qui lui suffirait à faire les choux gras de son journal, en détournant les propos pour dire tout à fait autre chose ? Harvey espérait la première. Cette conférence de presse était supposée marquer sa prise de fonctions et le début de son mandat, pas saper son travail avant même qu'il n'ait commencé.

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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Mar 17 Juin - 15:58

Knox n'était pas du genre à saper le travail "d'honnêtes" et "intègres" citoyens de Gotham City. Bien que chercher un homme sain ou propre n'était pas la chose la plus aisée à Gotham City. Il fallait néanmoins songer que l'Homme en question, Harvey Dent, pouvait finalement être le changement que tous espéraient depuis l'avènement des Falcone et des Maroni. Cependant, beaucoup de choses restaient en suspens. Son travail allait-il non seulement en rester aux histoires des mafias ? Allait-il juste sévir et ne s'en prendre qu'aux petits poissons ? L'avenir le dirait, et le niveau de vendetta l'expliquerait aussi. On risquerait même de retrouver un jour, le séduisant procureur, dans la baie de Gotham, avec des pompes en béton. Tout était possible.
Un autre homme leval a main, plutôt gros, fumant le cigare et suintant la graisse de phoque à tout va. L'homme était un journaliste à la moustache proéminente, avec un badge "Presse" tâché d'un liquide rosâtre douteux, surement de la fraise qui avait séché sur le badge récemment. Très peu soigné, sa voix rocailleuse et empreinte des cigares fumés se fit entendre.

- "Walter Wilbury, de Bien le Bonjour Gotham. Que comptez-vous faire face à ces clowns déguisés qui sévissent dans les rues ? Est-ce que la loi peut quelque chose contre de pareils cinglés ? Peut-on autoriser la peine de mort pour ces monstres ? Des ordures comme le Pingouin ou encore Black Mask ? Des crevures comme le Joker ou encore Edward Nigma. On en fait quoi ? On les laisse pourrir dans un asile et on les laisse tuer nos enfants pour le plaisir ? Monsieur Dent, les Gothamites vous écoutent !"


Puis d'autres voix surenchérirent, plus perçantes au fur et à mesure des questions. Certains tentaient de faire le plus choquant possible, dans la mesure où la plupart des criminels étaient vicieux, les journalistes voulaient du scandale pour certains, d'autres faisaient vraiment leur boulot, tout comme Knox ou Wilbury.
Dans l'écho, un gratte-papier chauve, avec des lunettes et un visage blanc apparut. En costume classe et en griffonnant des notes de toute part sur son calepin. L'homme était semblable à un requin, enfin, un des requins de la finance, le genre "Bon Samaritain" mais qui prenait un malin plaisir à gerber sa haine dans les papiers. Le brin cynique et salopard. Il leva la main lui aussi en direction d'Harvey Dent.

- "Karl McLachlan, du GNN. Il semblerait que certains hauts criminels de renom, à savoir Griffe Rouge, Deathstroke, Deadshot et tant d'autres sont dans la ville de Gotham City depuis un moment. Comment comptez-vous leur mettre la main dessus ? Est-ce que vous comptez secrètement sur le Batman pour qu'il les arrête lui-même ces criminels jugés dangereux ?"

Enfin, dans le fond, avec des favoris en guise de pilosité facile, et un chapeau feutre sur la tête et un appareil photo autour du cou, se tenait un membre dissimulé des mafias, un type qui cherchait uniquement à avoir des infos ou à foutre la merde, histoire de faire chanter le nouveau procureur en chef. Ce type releva la tête et leva la main à son tour lui aussi. Souriant, il avait eu ses informations de son boss, une drôle de petite blague attendait ce cher procureur. Bien sur, son nom était surement un faux, mais la carte de presse qu'il portait sur le chapeau feutre était une vraie. Faux reporter ? Membre corrompu ? Les questions étaient nombreuses quand un de ces personnages venaient pour vous humilier. En espérant que Dent ne tombe pas dans le piège grossier tendu par ce mec.

- "John McUltha, du Daily Gotham, il paraitrait selon certaines sources, que vous avez eu quelques entretiens avec un psychologue de grande renommée et que vous n'auriez pas divulgué vos résultats psychiatriques. Pourriez-vous nous dire si vous allez bien, monsieur Dent ?"


Les questions s'enchainaient, les unes après les autres, sans s'arrêter. Maintenant que Knox avait lancé l'appel, tous répondaient présents. Il fallait désormais voir, comment le nouveau héros de Gotham City allait se sortir de ce piège mortel que sont les conférences de presse.
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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Mar 17 Juin - 18:07


On y était. Knox avait ouvert la brèche, maintenant tous les charognards s'y engouffraient. Les voix des journalistes s'élevaient, de plus en plus fortes, et des bribes de questions arrivaient aux oreilles de Dent. Des questions sérieuses pour quelques unes, ordurières pour la plupart.
Un des plus bruyants, un type crasse, adipeux et sudoripare, se présenta comme Walter Wilbury. Il s'intéressait aux projets du procureur concernant les criminels qui se donnaient des airs de monstres de foire, déguisés comme au carnaval et qui s'en donnaient à cœur joie dans les atrocités les moins avouables. Certainement que dans le lot, Wilbury incluait les justiciers autoproclamés, ceux qui officiaient sous un masque, pour la plupart, au nom d'une sacro-sainte justice, qu'ils rendaient d'une manière très particulière, et se confondant pour certains avec ces mêmes criminels qu'ils combattaient. Harvey lui répondit, après avoir une nouvelle fois calmé les éclats de voix qui couvraient la sienne.

« Monsieur Wilbury, je sais que vos questions sont celles que se posent nos concitoyens. Et c'est normal. Quelle société peut permettre l'apparition de tels monstres ? Une société rongée par le crime, à tel point que même la justice en place s'en fait la complice. Et que dire des institutions adaptées supposées les accueillir, alors qu'ils plaident la folie ? Arkham, dont on nous a assuré longtemps la sûreté infaillible, a fait les preuves de ses lacunes, en matière de capacité à contenir ces malades. Car ce sont des malades, avant même d'être des criminels, qu'on le veuille ou non. Des mesures sont à l'étude, au moment où nous parlons, pour revoir du tout au tout le système de détention des condamnés relevant de la psychiatrie. Ils ne seront donc pas laissés à pourrir dans les asiles, comme vous le dites, mais internés pour y être soignés, à la différence qu'ils ne sera plus question d'entendre parler d'évasion d'un tel psychopathe, puisque cela sera tout bonnement impossible.

Et pendant qu'on les soignera, ils ne pourront pas tuer nos enfants, ou qui que ce soit d'autre... vous me suivez, Walter ?
 »

Accompagnant son apostrophe d'un clin d'œil, Dent déclencha encore quelques rires, moins nombreux et moins expansifs, mais qui permettaient de deviner quels journalistes étaient capables de déceler les sarcasmes gentiment envoyés par le procureur.

Un autre journaleux, propret et impeccable se fit entendre. Karl McLachlan. Dent lui fit signe, et il lança ses questions, auxquelles Harvey répondit sans même un instant de silence.

« Ces personnes que vous nommez sont effectivement pour certaines dans nos murs. En cavale, puisqu'évadés, ou simplement de retour après quelques temps d'apparente absence. La seule vraie absence que l'on puisse déplorer, c'est celle d'une véritable sévérité du système judiciaire, qui associée à un laxisme sécuritaire des structures de détention a permis leur retour sur le devant de la scène. Tout cela est fini. Ces criminels ont été, d'une manière ou d'une autre, réduits au silence par le passé. Ils peuvent l'être à nouveau, et ils le seront. Ils ne seront pas jugés différemment de n'importe quel criminel, ou alors plus sévèrement. Et puisque vous parlez du Batman...
Cette fois, Dent marqua un arrêt. Ce qu'il s'apprêtait à dire représentait une prise de risque. Mais les récentes incursion du Batman lui avaient conféré un capital sympathie important auprès de la population. Dent ne pouvait ignorer cela, sans parler de la crainte que l'Homme Chauve-Souris inspirait aux malfrats de tous poils. C'était un atout qu'il pouvait être intéressant de garder dans sa manche. Fallait-il le conserver ou le sortir dès maintenant ?
Le Batman veut agir pour le bien de la justice. Grand bien lui fasse. Grand bien nous fasse. Tant qu'il n'agit pas de manière contre-productive, ça me va. Nous nourrissons nombre de dossiers sur des criminels recherchés, que la police de Gotham – malgré un travail de longue haleine – n'arrive pas à localiser. Si le Batman peut nous les amener, nous nous chargerons de les traduire en justice, preuves à l'appui. Mais, si le Batman agit comme un criminel, il devra être considéré comme tel. Aucun passe-droit ne sera accordé. Je pense, comme beaucoup de mes concitoyens, que le Batman essaye vraiment d'aider. J'espère juste ne pas me tromper. »
Dent avait choisi de jouer la carte de la sincérité. Il verrait bien jusqu'où cela payerait.

L'homme qui vint ensuite poser ses questions renfrogna un peu le procureur. Un type louche, à l'air peu naturel, comme s'il cherchait à cacher quelque chose, ou à se cacher lui-même. Il s'en prenait directement à l'image du procureur. Il était venu pour ternir Dent, c'était clair. Cette ville était pourrie, sur de nombreux niveaux, et l'information n'échappait pas à la règle. Cela avait le don de mettre à Dent les nerfs à fleur de peau. Mais il ne laissa rien paraître et continua à répondre, avec le sourire. Enfin, en ne laissant presque rien paraître. Le ton de sa voix au début de sa réponse se faisait plus rauque et mauvais, tandis que son visage détendu et souriant contrastait. L'image et le son, l'espace d'un instant, n'étaient plus en rapport. Un court instant, puisque Dent se reprit aussitôt.

« ''Certaines sources'' ? Et quelles sont ces sources, au juste, Monsieur McUltha ? De nombreuses personnes ont recours aux services de psychologues, et il se trouve que le mien est en effet de bonne réputation dans son métier. Pas de quoi fouetter un chat, jusqu'ici. Mais quoi que vous puissiez avoir entendu... Mes médecins sont tous de grands professionnels, et sont tenus au secret, comme le leur impose leur serment. Et ils sont des gens de confiance, aussi devriez-vous approfondir vos recherches sur mon compte. Vous apprendriez des choses bien plus intéressantes, et fondées, que des rumeurs sur mon état psychologique.
Mais si vous vous inquiétez sincèrement de ma santé, je vous en remercie, et soyez rassuré : je vais bien. Vous ne me verrez pas de si tôt braquer des banques à l'explosif sous un masque de clown, ou vêtu de collants verts, chapeau melon assorti, à lancer des énigmes idiotes à tout va.
 »
Rires à nouveau. Dent avait le chic pour retourner les situation à son avantage. Le plus souvent. Ici au moins, il semblait avoir réussi à faire oublier le lourd sous-entendu de ce McUltha. Finalement, tout ne se passait pas si mal, et le temps qu'on lui avait alloué pour cette conférence touchait à sa fin. Il y avait encore le temps pour une ou deux questions maximum, et Dent ne pouvait nier qu'il avait hâte que tout ça finisse.
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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Jeu 19 Juin - 17:55

Les gratte-papiers avaient leurs réponses, tout semblait parfaitement s'accorder. La conférence de presse avait partiellement bien marchée et toutes les questions avaient maintenant trouvées leurs réponses. La conférence de presse continuait avec des questions plus incipides les unes que les autres. Encore heureux qu'il y'avait eu des volontaires avec de vraies questions pour cette conférence. C'était pas Knox qui allait sortir des questions sur la vie sexuelle d'Harvey Dent et ses relations avec sa jeune et jolie assistante.
Vicky Vale aussi avait été l'assistante de Knox pendant un moment, et malgré tous les gentils coups qui avaient lancé la jeune femme, il s'était fait rejeté sévèrement par la jeune femme au niveau plan drague. Pas de bol pour Knox, le raté, le loser, le perdant. Les petites victoires, on les avait comme on pouvait. Se consoler du peu pour façonner un avenir un peu moins merdique que prévu.
Un journaliste, chapeau feutre et tronche pas trop nette s'approcha très rapidement du podium où Dent se trouvait et ...

Journaliste - "Hey Dent, t'as le bonjour de Black Mask !"

Un coup de feu retentit, un tir qui avait visé le procureur. L'avait-il touché ? Aucune idée. Panique à tout va, ça hurlait, ça criait, ça courait dans tous les sens. Les gardes tentaient-ils de l'arrêter, d'attraper celui qui venait d'attenter à la vie du nouveau procureur général ? Bonne question. La cohue était monstrueuse. Gratinée pour Dent, imaginative pour Knox mais diablement terrifiante.
Si les criminels s'en prenaient à Dent, alors l'homme était de confiance. Ou bien était-ce un complot pour noyer le poisson et faire croire que Dent est l'homme à abattre ? Qui sait ? L'avenir le dira de manière très certaine. Knox était assez parano dans ce genre de dossiers, toujours à l'affût de la moindre erreur potentielle, de la moindre supercherie que l'on pouvait trouver dans les affaires en cours. Mais pourtant ... Ce procureur avait l'air intègre. Il voulait le croire, le croire sincèrement.
Knox tentait de sauver sa peau en courant accroupi vers les sorties sur les extremités de l'estrade. Peine perdue, les gardes resserraient le filet et s'apprêtaient à arrêter l'ordure qui avait tiré sur le procureur. Et Harvey Dent alors ? Avait-il été abattu ?

- "Gotham Globe ! Gotham Globe, on ne tire pas !"

Le journaliste leva les mains et eut un sourire abruti. A vrai dire, pour le moment, tout était flou. Le mec venait de se faire arrêter mais personne n'avait vu Dent. Où avait-il put bien passé ? C'était la grosse question. En espérant que tout allait bien pour lui. Gotham City n'aimait pas vraiment le progrès. C'était à croire qu'une force maléfique s'employait à détruire tout ce qui était bon au fur et à mesure dans cette ville. Les Wayne, Harvey Dent ... Cette ville est foutue.
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MessageSujet: Re: [Conférence de presse] Le Chevalier Blanc monte au créneau   Jeu 19 Juin - 19:37


Dent pensait avoir bien maîtrisé la situation. Des attachés de presse commençaient à gagner l'estrade et à se placer derrière le procureur pour lui permettre de s'éclipser. C'est à ce moment qu'un homme sortit de la foule et s'approcha de la scène. Habillé comme un banal journaliste, il tenait à la main un dictaphone, mais ce ne fut pas cet appareil qu'il tendit vers Harvey. Il lança très clairement : « Hé Dent, t'as le bonjour de Black Mask ! » puis extirpa de sa manche d'imperméable une main armée d'un revolver, et à peine le canon pointé sur l'homme du jour que le coup de feu retentit. Cris dans la foule, mouvement de panique, tout le monde se mit à courir dans toutes les directions en quête d'une sortie ou d'un endroit sûr. Dent, lui, se retrouvait derrière le rideau du décor. Un assistant de la télévision, jeune homme courageux, l'avait tiré par ici au moment où la panique se saisissait de tout le monde et que les hommes de la sécurité se saisissaient du tireur. Un peu déboussolé par tout ça, Harvey ne savait plus trop où il était. Le jeune gars était près de lui, l'interrogeant sur sa santé.
« Vous allez bien, Monsieur Dent ?
Je crois que oui... Je crois... »
Il ressentait une vive douleur au bras gauche, profonde morsure du projectile de métal qui lui était destiné. La manche de son costume portait une déchirure grossièrement circulaire, tout comme la chemise en dessous, le tout par-dessus une belle blessure bien sanglante. À y regarder de près, la balle avait traversé. La blessure était donc impressionnante, mais moins grave que ce qu'elle aurait pu être.

Dent sentait la colère monter en lui. Qui était ce type qui venait d'essayer de le tuer ? Qui lui avait fourni la couverture nécessaire pour entrer ? Une succession de questions de pressaient dans son esprit. Il fit signe au jeune homme de l'aider à se lever. S'appuyant sur son épaule, Dent se redressa, mais une fois debout il se rendit compte que l’hémorragie lui avait fait perdre assez de sang pour lui causer un malaise. Ses jambes flageolaient et sa vue se troublait. Mais il avait assez d'énergie pour hurler.

« QUI ÉTAIT CE TYPE ? COMMENT EST-IL ENTRÉ AVEC UNE ARME ? OÙ EST LE RESPONSABLE DE LA SÉCURITÉ ? QUELQU'UN VA DEVOIR PAYER POUR TOUT ÇA !!! »
Quelques centimètres plus à droite, et c'était le poumon ou pire, le cœur. C'en aurait alors été fini de Harvey Dent et de ses beaux projets pour Gotham. Mais déjà dans la tête du procureur, les choses se bousculaient. Cet événement le confortait dans son désir de ramener la justice. Et c'était sur cette affaire qu'il faudrait frapper un méchant coup. Il comptait bien pousser ce type jusqu'à la cellule où il finirait ses jours. C'était l'occasion de montrer au grand public que le nouveau procureur ne laisserait rien passer.

Déjà, des officiers du GCPD emmenaient le tireur, menottes aux poignets. Il se laissait mener tranquillement, sans opposer de résistance, le sourire aux lèvres, dernière effronterie qu'il lançait à Dent quand leurs regards se croisèrent. Les policiers l'emmenaient vers une sortie à l'arrière. Il fallait éviter d'exposer cet homme aux photographes qui attendaient dehors, devant le Courtyard. Ils le chargeraient sans doute dans une voiture banalisée pour aller le mettre en cellule au QG de la police en attendant les suites de son geste. Harvey n'avait plus qu'à espérer qu'aucun grain de sable ne vienne se glisser dans l'engrenage.

Une ambulance avait été appelée, en prenant soin de leur indiquer l'endroit pour accéder discrètement, et en leur demandant bien de ne pas faire retentir de sirène, pour ne pas inquiéter plus que de raison. Harvey fut rapidement pris en charge par les gens du paramedic, pansement compressif et antidouleurs, puis direction l'hôpital, où il serait gardé en observation quelques heures. Bien entendu, une brochette de flics de confiance, choisis par Gordon en personne, seraient mis en faction à son étage et dans le reste de l'hôpital, et plus particulièrement devant la chambre du procureur. On n'était jamais assez prudent, Dent venait de le vivre.

Et les Gothamites aussi. Lors de la diffusion, malgré l'important dispositif policier volontairement exposé aux yeux du public, tout le monde put voir l'attentat contre le procureur. Tous les citoyens purent assister aux premières secondes de panique après le coup de feu contre leur Chevalier Blanc, mais pas à sa fuite ou à sa crise de colère. Pas tous. Certains esprits, pas forcément mal intentionnés, avaient cru bon, au nom du droit à l'information, de diffuser sur des chaînes payantes la séquence entière. Au final, rien de vraiment mauvais pour l'image de Dent – on pouvait comprendre un peu d'emportement dans de telles circonstances – mais le fait était là. On savait désormais que Harvey Dent n'était pas si blanc. En réalité, il était un homme, simplement. Tout en nuances de gris.


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