Batman Legacy


 
AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Barton Mathis (Dollmaker).

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Barton Mathis (Dollmaker).   Sam 10 Mai - 3:25



DOSSIER N° : 

2605MATHISBARTON1005


Nom : Mathis
Prénom : Barton
Alias : Dollmaker
Sexe : Masculin
Nationalité : Américaine
Base d'opération : Gotham City






Date de naissance : 20/04/1967
Lieu de naissance : Gotham City
Rhésus : AB
Orientation sexuelle : Inconnue
Situation familiale : Célibataire
Antécédent(s) : Crime avec barbarie



Génétique du patient



Bien, l'enregistreur audio semble fonctionner. Commençons. Ici le docteur Matthew, psychiatre de l'établissement pénitencier et psychiatrique d'Arkham, responsable du patient référencé 2605 : Barton Mathis, dit Dollmaker. Nous sommes le 10 mai 1995 et il est 9h50 à ma montre. Avant toute chose je rappelle qu'il est interdit aux membres des forces de l'ordre, aux employés de l'établissement de Blackgate et d'Arkham et à tout autre groupe ou personne autoritaire et spécialisée dans le domaine psychiatrique d'exploiter ces enregistrements à des fins autres que médicales. Il est également interdit aux cités ci-dessus de divulguer des éléments audio confidentiels présents pouvant contenir des informations psycho-médicales sur les patients du centre pénitencier et psychiatrique d'Arkham. Afin d'éviter tout litige, je porte à l'intention des employés de cet établissement l'article 2.10 du contrat de travail lu, signé et approuvé :
"Vous reconnaissez que le centre pénitencier et psychiatrique d'Arkham a consacré du temps, des efforts et des dépenses au développement d'informations confidentielles et que lesdites informations confidentielles donnent au centre pénitencier et psychiatrique d'Arkham un avantage dans son secteur. Vous reconnaissez que toute violation du présent Accord par vous-même, par violation du droit de confidentialité, causera des torts irréparables au centre pénitencier et psychiatrique d'Arkham, dont la portée sera difficile à déterminer, et que des réparations financières ne suffiront pas à y remédier. En conséquence, vous reconnaissez qu'en cas de violation du présent Accord, le centre pénitencier et psychiatrique d'Arkham sera autorisé à demander une injonction légale ou tout autre recours équitable qu'un tribunal ou une cour autoritaire externe adéquate jugera approprié, en plus des réparations qui pourront être exigées."
Le second entretien avec Barton Mathis commencera d'ici quelques courtes minutes. J'ai envoyé les gardes le chercher dans sa cellule afin que je puisse m'entretenir avec lui. J'ai implanté une ambiance relaxante dans la salle grâce à une cassette enregistrée d'une heure, laissant exprimer différents bruits naturels d'une forêt, afin d'éviter toute tension. Nous parlerons le plus calmement possible. Barton a été interpellé par les forces de l’ordre et placé ici-même il y a dix jours sous ma responsabilité. Je dois admettre n’avoir jamais rencontré de toute ma carrière un individu aussi étrange que lui. Mesurant 1 mètre 85, pesant 70 kilos, mon patient a un physique qui ne laisse pas indifférent. En effet, je ne suis toujours pas parvenu à distinguer sa véritable apparence faciale, mis à part ses dreadlocks dont la couleur oscille entre le brun et le rouge. Je ne l’ai actuellement croisé qu’en de rares occasions dans l'établissement mais j'ai à chaque fois ressenti un certain effroi en croisant son regard glacial. Il fait peur. Il le sait et profite de cet avantage, même si sa musculature est quasi-absente. Il y a énormément à dire sur son physique, qui est très inhabituel je dois l'avouer. Ses yeux sont voilés, comme s’il était aveugle. Il devient dès lors difficile pour moi et mes collègues d’analyser ses émotions. Je suis convaincu qu'il n'est pas malvoyant, mais je n'arrive pas à trouver d'explications logiques à cela. Sa dentition est parfaite et ses lèvres sont anormalement écorchées. La peau de son corps est très blanche et soignée. Cependant, celle située au niveau de son visage et de son cou n’est pas naturelle, recouverte de cicatrices et remplacée par d’autres morceaux encore non identifiés. Je tâcherai aujourd’hui d’en savoir plus. Lorsque Barton a été arrêté par le GCPD, plusieurs objets classés dangereux ont été découverts dans ses poches et lui ont été confisqués. Les forces de l’ordre ont pu rassembler un pistolet à six coups, un cran d’arrêt, un couteau de boucher et deux bistouris. Ses vêtements de chirurgien ont été placés dans le vestiaire principal sous surveillance. Depuis l’incident lors de notre premier entretien - j'y reviendrai plus tard - le sujet semble s’être apaisé et adapté à l’établissement psychiatrique. Je ne peux toujours pas le considérer comme stable, son calme paraissant étrangement coupable et mensonger. Intelligent et cultivé, tourné vers un cannibalisme barbare extrême et une mythomanie accentuée par une profonde mégalomanie, nous devons tous rester méfiants.
Bien, commençons. Faites-le entrer s’il vous plait, messieurs.


Profil psychologique
 
Bonjour Barton, asseyez-vous. Comment allez-vous ?

Bonjour docteur, je me porte à merveille. Et votre bras, comment va-t-il ?

Oh… Mieux… Merci. Je rappelle pour le besoin de l’enregistrement que Monsieur Mathis avait mordu et arraché un petit morceau de peau de mon bras gauche lors de notre premier rendez-vous.

Vous avez installé une musique relaxante ? J’apprécie beaucoup, on se croirait presque au milieu d'une forêt.

Bien Barton, comme nous n’avons pas été correctement présentés la dernière fois, nous allons nous efforcer de mieux nous en sortir aujourd’hui.

Avec plaisir Monsieur le docteur. J’aimerais cependant que cette fois-ci vous ne m’interrompiez pas, je déteste cela.

Bien Barton, commençons, ou plutôt reprenons. Vous avez été arrêté il y a maintenant dix jours pour meurtre avec barbarie. Pouvez-vous m’en dire plus à ce sujet ? Qui était-ce ? Pourquoi en êtes-vous arrivé à faire cela ?

Savez-vous quel est le plus grand organe d’un être humain ? La peau. Il n’y a rien de plus magnifique que la peau humaine, elle est si fraîche, si délicate. Je collectionne les plus belles, et cette femme portait sur elle la nouvelle pièce de ma collection, je devais la lui prendre.

Donc, vous avez tué cette femme pour prendre sa peau ?

Oui. Elle ne s’est pas laissée faire, alors j’ai dû la tuer. Je le regrette vous savez… La peau est de meilleure qualité lorsque la personne qui la porte respire encore. Je lui ai ôté la vie en lui découpant soigneusement la gorge. Le sang est sorti rapidement, elle s’est vite étouffée avec et n’a donc pas eu le temps de souffrir, j’ai été gentil.

Vous vous rendez compte que vous avez tué un être humain ?

Bien sûr, et elle n'est pas la première ! C’était nécessaire d’ailleurs ! Que croyez-vous ? Vous pensez que j’ai choisi cette personne au hasard ? Non ! En plus d’être belle, elle était corrompue. Elle trompait son mari et prenait de la drogue en cachette. Je l’avais observée depuis des jours, et j’ai ensuite attendu le bon moment. Je ne suis pas coupable, c’est elle qui l’était. D’ailleurs, tout Gotham est coupable. Je ne fais que libérer la ville des pourritures qui l’infestent.

Cela fait de vous un criminel.

Non, un libérateur, un créateur et un artiste. Je capture les êtres corrompus, les soigne, les habille et les rend meilleurs. Ils deviennent alors des poupées grandeur nature qui m'obéissent au doigt et à l'oeil ou qui se destinent à enrichir ma collection de mannequins articulés. Ceux qui résistent sont tués et empaillés. Je revends leurs organes, et leur peau me permet ensuite de créer de nouveaux visages. Vous n'imaginez pas le nombre de clients qui me sollicitent sur le marché des achats et ventes d'organes. Mon oeuvre libère le mal qui ronge Gotham.

Des poupées qui vous obéissent ? Je pense plutôt que votre esprit a développé une mégalomanie profonde, vous ne pensez pas ?


Pensez ce que vous voulez Monsieur Matthew, les résultats sont là.


Antécédents et suivi du patient

Je vois… Nous reviendrons sur ce point la semaine prochaine. Et si nous parlions de votre enfance et de votre famille ?

Je suis né dans cette ville mais j’ai passé toute mon enfance à voyager sur le vieux continent. J’ai vécu en République Tchèque quelques années. C’est un pays magnifique, l’architecture est splendide. Mes parents et moi sommes revenus vivre à Gotham City lorsque j’avais seize ans. Nous n’étions pas très riches, nous étions même pauvres. Ma pauvre mère se prostituait pour gagner plus d’argent et mon père, Wesley, avait des soucis avec la justice. Je l’aimais beaucoup plus que ma mère. C’est lui qui a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui.

Comment ça ?

Je le voyais partir avec sa carabine tous les dimanches au lever du jour dans la forêt près de chez nous. Il aimait chasser, il me disait toujours que c’était sa passion, que cette activité le relaxait et qu’il m’y emmènerait un jour. Quand il revenait, il s’enfermait dans la cave jusqu’à ce que maman revienne du trottoir. Lors de mon dix-septième anniversaire, mon père était reparti dans la forêt. Je voulais le rejoindre pour fêter l’événement avec lui. Je l’imaginais, à chacun de mes pas, en train de chasser de belles biches et de gros sangliers. En fait, je me suis rendu compte qu’il chassait des êtres humains et que la forêt était un parc public. Il tuait une personne toutes les semaines et ramenait le corps dans la cave. Ce jour-là, lorsqu’il me vit, il sut que j’avais compris. Il sourit et m’emmena au sous-sol de la maison en me tenant par le col. Il se mit à manger devant moi quelques morceaux de peau et de chair de sa nouvelle victime et chercha la meilleure façon dont se débarrasser du reste. Il me fit alors goûter de force un morceau, et ce fut la même chose toutes les semaines. Au début, je trouvais cela répugnant. Le sang coulait partout et ce n'était pas très appétissant. Mais avec le temps et l’habitude, le goût devenait plus agréable et je commençais à manger de moi-même. Le dimanche devenait notre petit moment à nous. Le 19 décembre, pendant la nuit, des policiers ont défoncé la porte d’entrée de notre maison. Un dénommé Gordon se présenta et donna l’ordre à ses collègues d’emmener mon père et ma mère. Quant à moi, je fus placé dans un foyer d’accueil jusqu’à mes dix-huit ans. Je ne m’y suis jamais plu et je ne parlais presque jamais. Je n’avais plus de raison de vivre sans mon père.

Vous avez revu vos parents ?

Je n’ai jamais revu ma mère. Je vis mon père pour la dernière fois lorsqu’il me retrouva et m’emmena en pleine nuit dans le parc où nous chassions tous les dimanches. Il me regarda dans les yeux et me supplia de continuer notre activité. Il me confirma que Gotham était pourrie de l’intérieur et qu’il fallait que je me débarrasse de cette pourriture en créant des êtres purs. Il avait l’air nerveux, je ne compris que trop tard qu’il s’était enfui de la prison dans laquelle je me trouve aujourd’hui. James Gordon débarqua et, sans hésiter, lui tira deux balles dans le corps, voyant qu'il s’apprêtait à s’enfuir à nouveau. J’étais détruit, anéanti. Le policier désira m’emmener avec lui mais je refusai en hurlant à pleins poumons. Après plusieurs minutes de réflexion, il s'éloigna quelques instants avec son téléphone pour appeler une ambulance. Une rage grandit en moi alors que je pleurais devant le corps de mon défunt père. Un désir incontrôlable de faire ce qu'il m’avait supplié d’exécuter. Je pris son corps dans mes bras et m'enfuis dans une maison abandonnée des vieux quartiers de la ville. Je volai quelques instruments chirurgicaux à l'hôpital le plus proche et, pour ne jamais l’oublier, je pris le bistouri que j’avais trouvé et je lui découpai certains morceaux de peau de son visage. Je fis pareil pour moi, non sans douleur, et je remplaçai ma peau arrachée par les morceaux de mon père. Sa peau recouvre aujourd'hui mes joues, mon nez et mon cou. J'ai malheureusement gardé quelques séquelles, notamment au niveau des yeux. Cela me donne un certain style, malgré tout. Cela symbolise beaucoup de choses. Je vois la vie différemment de tous ces citoyens ignorants de Gotham City.

C’est à partir de la mort de votre père que vous avez commencé votre… travail ?

Oui, je me suis préparé pendant des années afin de trouver la meilleure façon d'honorer mon père par mon travail et d'être parfaitement prêt à le réaliser. J'ai commencé récemment, jusqu’à ce que cette pitoyable chauve-souris me retrouve. Je pensais que ce n’était qu’une légende. Il m’a assommé en pleine rue et je me suis réveillé il y a dix jours dans cet établissement, attaché aux mains et aux jambes dans ce stupide accoutrement orange. Je le retrouverai et je le tuerai, tout comme Gordon et toute autre force qui s'opposera à moi et à mon travail.

Bien... C’est assez pour un seul jour, nous avons pas mal avancé et vous avez été sage. Il nous reste cependant encore beaucoup de travail. Je reviendrai vous voir la semaine prochaine et nous reparlerons de votre œuvre. Tâchez de rester sage d’ici-là.

Je tâcherai.

Behind the screen

Information(s) importante(s) :
Je sais compter jusque vingt-neuf en coréen.

Un surnom ? "Doll".

Nom de l’avatar : Dollmaker (comics).

Lien éventuel avec un joueur déjà présent : Le staff et quelques membres.

Disponibilité pour poster ? Tous les jours dès la fin des examens scolaires.

Comment as-tu connu le forum ? Je suis l'actuel Esprit d'Arkham.

Code du règlement :  
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Barton Mathis (Dollmaker).   Sam 10 Mai - 3:45

Il est de retour !!!!!! :) Re-bienvenue à toi !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Barton Mathis (Dollmaker).   Sam 10 Mai - 13:02

Heureuse de revoir le Dollmaker parmi nos rangs.

Fidèle à tes habitudes, cette histoire est absolument parfaite. J'ai beaucoup aimé la génétique du patient ainsi que les trois parties qui ne sont qu'une seule et même scène. On plonge immédiatement dans l'ambiance et tout y est parfaitement retranscrit.

Une première validation, félicitations.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Barton Mathis (Dollmaker).   Sam 10 Mai - 15:28

Une présentation génialissime -enfin on s'y attendait!- et écrit de façon formidable !

Tu es validé !


(OWIOWIOWIDOLLMAKEROWIOWIOWIOWI!)
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Barton Mathis (Dollmaker).   

Revenir en haut Aller en bas
 
Barton Mathis (Dollmaker).
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciennes Présentations-
Sauter vers: