Batman Legacy


 
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 Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)

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MessageSujet: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Lun 18 Nov - 0:28




When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham


C’était supposé être une soirée simple, tout ce qu’il y a de plus banal dans ma vie de civile. Moi Dinah Lance, fille de l’ancienne Black Canary, je vivais dans le quartier le plus malfamé de Gotham Park Row. Un bref aperçu de ce lieu plein de vie ? Eh bien à ma droite tandis que je marche avec mon caisson de bières que je dois livrer au quatrième appartement près du tribunal, vous voyez des dealers faisant des échanges avec leurs chers et adorables clients. Le genre cadavérique, avec la peau presque aussi fripée qu’une anorexique passée dans un sauna. Le genre de chose qui vous donne non pas pitié de la personne, mais du corps que possède la personne. Comment pouvait-on se laisser entuber par cette espèce de poudre blanche soi-disant bienfaisante ? Tout ce que je voyais en passant par les rues où croulaient ces pauvres âmes détruites, c’était des teintes aussi blafardes que le solide à l’allure de quartz pillé, en train de geindre et être parcourues de spasmes. Rien qui puisse laisser passer le mot bien-être dans ma bouche. Me mordant un peu la lèvre inférieure, je détournais mes yeux bleus un peu trop scrutateurs pour ainsi me recentrer sur mon objectif. Mes cheveux mi longs noirs flottaient tel un voile de veuve éplorée et combien l’étais-je depuis que j’avais appris la mort de la femme de l’ancien gérant du bar. Encore des dettes, des poursuites aux quatre coins du pays par des prêteurs à gage sans scrupules ne voulant que plus s’enrichir sur la tête d’honnêtes gens. Tout cela me dégoutait, mais quand j’étais dans la rue, sans mon costume et ma perruque blonde, il valait mieux que je la ferme. Tout du moins, en partie. Bah quoi ? Je ne vais pas tout le temps la fermer en voyant des gus me peloter ou presque me lécher l’oreille ! Je suis pas une pute non plus ! Une petite côte cassée ou une paire de burnes inactives pendant quelques heures ça rafraîchit les idées.
 
            En parlant de froid, je vois déjà au loin les nuages gris se faire plus opaques et le vent plus fort. Depuis deux ans, je mets des bâtons dans les roues de la famille Falcone et leurs alliés, mais quelque chose me donne un frisson plus intense que d'habitude. Les yeux rivés vers le ciel, la colonne vertébrale déployée dans toute sa longueur, j’attendais que ce frisson de survie animale passe. Un grand danger s’apprêtait à entrer dans ces rues et je ne le savais pas. Pourquoi ? Parce que j’étais comme à mon habitude prête à rendre service aux gens à l’aide de la notoriété que mon bar, le Blue Bird, me donnait. Quelques services, de la sécurité, un endroit chaleureux perdu dans un des quartiers les plus bondés mais aussi les plus mal fréquentés. Chacun, qu’ils soient criminels ou simples badauds trouvent chez moi ce qu’il n’avait pas dans leur vie : de la chaleur humaine. Ce n’est pas faux que des fois je profite de mon physique pour les charmer mais … je ne serai pas la femme que je suis sans cela. Taquine, osant l’aventure, d’une volonté de fer et au sacré caractère, je m’étais imposée en arrivant ici. Sourire aux lèvres, je le perds assez vite en voyant ce qu’il se passe à dix mètres. Face au tribunal, une famille de pauvres modestes sortent en courant, suivis de près par deux hommes plutôt bien musclés. Super, encore un procès donné en faveur de ces idiots de mafieux. L’homme essaie de protéger sa fille de cinq ans je pense comme il peut mais il n’a pas l’avantage. Que faire ? Frapper ? non ce serait se faire repérer. Les appâter ! voilà la solution ! Reprenant ma caisse entre les bras et sortant de mon grand sac ma perruque blonde pour l’enfiler, je m’avance d’un pas gracile et assez sensuel vers les deux grandes brutes, les sifflant comme pour les complimenter. Mes yeux pétillent et je me mordille les lèvres avec envie, disant d’une voix douce et chaude ponctuée de buée sucrée :
 
« Hey les gars … ! Je vois que vous êtes vachement bien roulés ! Ces muscles … ce regard … ! Vous avez tous mes indices de choix. Ça vous dit de partager une bière avec une pauvre nana dans une rue pas loin … ? Je me sens si seuuule ce soir.
-                Hey Clay. On fait quoi ? , dit le rouquin.
-                Laisse tomber ma nana. On a d’autres engagements, grogna le noir balafré.
-                Cet engagement est plus important que … ça ? »
 
D’un revers de la main, je fis glisser le col en v de mon pull rayé noir et blanc en mailles fines sur mon épaule gauche, révélant ma peau blanche ainsi que les dessins du bonnet de mon soutien gorge. Je sens le rouquin faiblir et transpirer tandis que son collègue s’apprête à suivre la famille. Mais son partenaire l’arrête et une discussion s’engage entre eux, ponctuée de râles et de rires. Mon regard bleu enflammé ne faiblit pas, je les observe même avec la plus grande des attentions. Le noir, qui portait une petite barbe crasseuse, me regarda un instant. Sourit bien Dinah, aller, montre que tu as envie d’eux. Grand sourire colgate, mes lèvres carmin s’étirent et je rosis même tout en agitant une bière pour leur montrer leur récompense. Ça y est, ils approchent. Le rouquin m’attrape aux hanches et on va enfin dans cette foutue ruelle sombre. Je peux enfin me lâcher. Dieu que ça fait du bien d’emplâtrer la tête de ce gars à la tête de débile sur le béton crasseux de l’immeuble tandis que son collègue je le retourne d’un morote (prise de judo) tout en lui faisant une clé de bras. Il en avale sa chique ? Tant mieux, ça lui donnera une raison de ne pas recommencer. Je me relève, époussetant mon long pull tombant sur mes cuisses et en remettant mes bottes fourrées en place puis je pars voir si le rouquin et knock out. D’un coup de pied dans les côtes, je vérifie la chose. Pas de réponse. Tout bénef. Je repars donc vers son collègue qui geint tout en tenant son bras démis. Je le tiens par le col et je dis :
 
« Oublie pas que dans ces alentours, mon gars, je suis connue. Black Canary, oublie pas ça. Donc t’es envoyé par qui ?
-                J’te le dirai pas sale pute.
-                Mauvaise réponse chou, dis-je tout en lui cassant ses incisives du maxillaire d’un coup de poing.
-               Aaaaah é ents ! 'alcone ! ‘alcone. C’lui ka demadé à c’qu’on é uive. Témoins ‘ênants », dit enfin la brute en retenant ses cris de douleur.
 
Plus qu’à les ligoter après ce petit enregistrement Dinah et tu envoies ça à Gordon via la radio. Je lui fais répéter dans le transmetteur radio avant de mettre les deux sonnés dos à dos et bien ficelés. Pfiou plus qu’à partir en sens inverse vers mon point de rendez-vous et c’est bon. Poing lavé et perruque enlevée dans le noir, je reprends ma route en découvrant quelque chose d’encore plus flippant que ce que je venais de voir. Un homme, vraiment blanc de visage, au costume bariolé de violet et aux cheveux verts se traîne. D’un coup d’œil je vois que ses joues ne sont pas normales. Il a l’air perdu. Faut-il se méfier de cet inconnu que je n’ai jamais vu dans les parages ? Hm pourtant il n’a pas l’air hostile pour le moment. Je m’avance vers lui, souriante et pas du tout agressive :
 
« Excusez moi … monsieur ? Vous êtes-vous perdu dans Park Row ? Je peux vous aider si vous voulez. Je ne travaille pas très loin et j’ai juste une livraison à faire »
 

Oui, je ne sais pas que devant moi se tient la prochaine Némésis de Gotham, peut-être bien l’un des fléaux que Moïse abattit sur l’Egypte. Et l’Egypte devenait cette chère ville de mon enfance, ce que j’allais encore plus devoir protéger de mes talents. Moi, Dinah, alias Black Canary, je me faisais souriante et chaleureuse envers le Joker. Ma main tendue, mon regard innocent et ne montrant pas une once de dégout face à ce visage qui venait de se tourner vers moi, j’attendais la réponse du chaos. Pour le meilleur et surtout pour le pire ...

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Lun 18 Nov - 15:10




When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham


Gotham City m'avait toujours paru être une ville froide, malade, synonyme de mort et de malfaisance. Un mauvais lieu pour d'honnêtes gens. Quand les Mafias ne vous menaçaient pas, vous êtiez des cibles idéales pour les gangsters, les petites frappes, etc. Tout ça parce que c'était un tout, et que la société ne ferait rien du fait qu'elle était corrompue et qu'elle défendait les ordures qui avaient l'argent. C'était ça la magnifique société occidentale capitaliste. Un lieu où l'on écrase en permanence les faibles en leur faisant croire à cette blague immonde qu'ils peuvent un jour trouver le bonheur et s'épanouir. Tout ça sous le couvert d'une pseudo-démocratie qui garantit les droits et devoirs de chacun. Or, quand un pouvoir protège des ordures, il faut le détruire.
J'errais dans Gotham, je venais de perdre ma femme, mon futur enfant, et mon visage en une seule journée. Une seule journée qui venait de me rendre complètement fou. C'est dingue pas vrai ? Comment ? Le Hasard ? Non, quelque chose me dit que j'étais prédestiné pour tout ça, si ça avait été le Hasard, alors j'étais chanceux. Non, c'était écrit ! Je devais devenir ce que je suis. Tout ce que je savais, c'est que j'avais perdu la raison, et que je ne voyais pas comment survivre normalement après ce qui venait d'arriver. L'appartement où Jeannie et moi vivions avait été brûlé, un incendie, ils disaient. Devant une petite troupe de badauds, je m'étais dissimulé dans une ruelle et je contemplais le feu qui détruisait ma vie. Un sourire, des larmes, c'est ce que j'éprouvais alors que je commençais sérieusement a virer foldingo. Un homme vêtu de vert passa non loin de moi, je n'y fis pas attention, j'observais continuellement jusqu'à ce que le feu achève de brûler mes souvenirs.
Oh et puis zut ! Les souvenirs sont néfastes ! Après tout, ils vous freinent et vous empêchent d'avancer, c'était une espèce de petit relent nostalgique, un luxe pour minables, et au Diable l'avarice. Une nouvelle vie et peut-être que maintenant que j'en avais le faciès, je ferais rire les gens. Non, ils me prendront surement pour un monstre, l'Humain est une ordure face à ce qui dérange, qui n'est pas normal. Je suis un paria, et en m'associant avec les mecs à Falcone, j'avais commis une erreur qui m'avait fait sombrer. Mais pourquoi voir le mauvais côté de la chose ? Après tout, c'était marrant non ?
J'étais libre maintenant, libre de toutes les contraintes imposées par la société, je n'avais plus de nom, je n'étais pas fiché, personne ne pourrait savoir qui je suis réellement et cela serait un des plus grands mystères de Gotham City et je mettrais tout en oeuvre pour faire tomber les Falcone, en ajoutant bien entendu le sang, la violence et le meurtre gratuit. Puisqu'ils le font, autant répondre avec les mêmes armes.

Il devait être minuit passé et je n'arrêtais pas de marcher. J'observais mon visage dans les vitres des rues, je ressemblais à un clown, une espèce de pitre avec mon costume mais ça me donnait un genre, un peu comme les jokers qu'on l'on trouve sur les cartes, une espèce de clown, un bouffon. Mais j'avais trouvé mon nom, je serais le Joker. Ce serait mon nom de scène et Gotham mon public, je serais le roi de la comédie meurtrière à Gotham, un ensemble, une vision unique.
Cependant, je ne dois pas oublier la personne à qui je dois ça, le Batman. Enfin était-ce vraiment une énorme chauve-souris ? N'était-ce pas une hallucination ? Aucune idée mais si je venais a le retrouver, alors les choses seraient ... Mémorables. Il me faudra un peu de temps pour le cerner, mais je suis sur que notre duo durera pendant très longtemps. C'est à ce moment que je fus tiré de mes pensées personnelles. Une jeune femme, brune, m'interpella. Elle ressemblait à ma femme, si belle, si agréable au regard. Fait toi une illusion, elle est MORTE ! Elle ne reviendra pas, elle ne sortira pas de son caveau pour te donner un dernier baiser. Oublie-la, efface-la, oublie ta vie et détourne-la.

Dinah Lance : "Excusez moi … monsieur ? Vous êtes-vous perdu dans Park Row ? Je peux vous aider si vous voulez. Je ne travaille pas très loin et j’ai juste une livraison à faire."


Je la regarde de mes yeux verts, fous, mon regard la fixe, j'étire mon sourire avant de lui répondre. Certes, il fait nuit, mais je m'avance quand même vers elle, petit à petit. Je révèle ma posture et mon visage ne tarde pas a être illuminé par le néon du lampadaire.

"C'est ... Pas grave de se perdre du moment qu'on se retrouve ?"


Le choc, je ne peux pas m'empêcher de sourire, la douleur dans les joues, du sang sort un peu de ma bouche et du bas de mes yeux. L'acide avait pas mal brûlé ma peau. Ce serait temporaire bien entendu, ça faisait mal oui, mais au fond, ça faisait du bien. La douleur me prenait et me mâchait, j'aimais ça. Souffrir et infliger de la souffrance, Dieu que ce serait délicieux.

"Désolé, mademoiselle, j'ai juste eu une très mauvaise journée. Les Falcone vous comprenez."


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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Lun 18 Nov - 16:27

 

 
 
When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham

 
         Ce gars avait vraiment l’air paumé et surtout hésitant. Je le regarde droit dans les yeux puis me penche sur ses blessures fraîches, supposais-je, au niveau des joues. De longs traits de chair en train de bouger, de saigner … c’était horrible mais j’étais habituée à voir ça. Entre les corps éventrés de gars appartenant à telle ou telle bande lâchés dans ma rue, les visages déformés errant comme ils pouvaient en s’appuyant sur un mur, les organes volés … Tout était sujet à faire du commerce ou de la violence. Mais là, on entendait encore l’acide crépiter et s’engorger sur sa peau. Ça me faisait mal pour lui ça je vous l’assure. Mais comment pouvait-il avoir les cheveux verts après un bain là dedans ? Et le voilà qui sourit encore plus. Tout saigne par sa bouche et j’ai l’impression de voir une fontaine de sang à son visage ouvrir la bouche pour déverser son liquide. Là Baudelaire aurait vu ce qu’était l’exhalaison. Même moi, je ne pouvais que rester figée sur place, les yeux écarquillés sous la surprise que m’offre la scène. Je n’ai vraiment pas peur, non … je suis juste horrifiée de la violence des Falcone. De suite dans ma tête, je fais un rapprochement. On ne peut sourire dans ces moments là à part si vraiment on perdu comme on dit un boulon. De nouveau, ce frisson me parcourt l’échine, m’avertissant d’un futur danger. Cette sensation m’horripilait mais me permit d’entendre au loin des pas et des cliquetis d’armes. J’attrapais l’individu par le bras sans répondre à ses excuses, bien trop en alerte et voulant me faire la plus discrète possible dans la situation actuelle. Je le tire vers l’une des ruelles étroites et je me mets devant lui pour le cacher, faisant mine de sortir de mon sac une clope pendant que passe le groupe. Là j’entends une voix de mec castrat qui s’amuse à faire tourner la roulette de son revolver tout en donnant ses ordres. Que c’est désagréable :
 
         « Il faut le retrouver cet homme. Il a réussi à s’en sortir ce salaud. Falcone le veut mort et je parie qu’il traîne dans le coin.
-         Ouais mais patron. On risque de se faire choper par Black Canary et vous savez ...
-               Tu as dit, Billy … ? »
 
Je vois l’ombre du castrat, un petit qui fait la moitié de la taille du grand benêt coiffé de son chapeau melon. De son revolver chargé, il lui vise les parties génitales et d’un autre, il relève le canon vers le menton du géant. Le gars se pisse dessus. Un nouveau je suppose. J’ai presque envie de rire quand je vois ces soi-disant jeunes qui se jettent chez les bandes des Falcone en espérant obtenir gloire et argent facilement. Sophia Falcone, que j’avais affronté une fois devait penser la même chose. De l’index gauche, je pressais les lèvres décharnées de mon compagnon nocturne pour qu’il ne se mette pas à rire même si je le comprendrai. Ils repartent enfin et je peux souffler un instant en récupérant ma caisse de bières. Mon doigt glisse des lèvres et la tête un peu tournée vers l’étrange homme, je l’observe des mes grands yeux bleus en faisant une moue badine :
 
 « Je vois que vous vous êtes déjà fait des amis. Et pour ce qui est des Falcone, je connais. C’est le quartier où je vis après tout. Venez, l’immeuble où je dois faire le troc de bières n’est pas loin. On ne risque pas de se faire repérer pour le moment.»


Je lui adresse un petit sourire rassurant, ne voulant pas plus le perturber dans ses réflexions qui devaient êtres inconstantes comme ses sauts d’humeurs. Marchant d’un pas lent où mon déhanché devenait un outil de métronome lent et splendide, j’observe les immeubles crasseux où des fois quelques fissures se détachaient, montrant l’insalubrité qui régnait derrière ces murs. Je me retourne de nouveau vers lui, près de la porte de ma destination et dit en blaguant, avec ce petit filet de vapeur sortant de mes lèvres :
 
« Et pour répondre à votre perdre mais se retrouve, faites attention à ne pas non plus chercher la petite bête. Elle est souvent capricieuse. Je reviens dans un moment. Si vous avez froid, n’hésitez pas à entrer. Je fais le troc.»
 
Mes cheveux noirs volent dans mon sillage et c’est ainsi que je me porte hors de vue de l’homme, sans lui demander son prénom. Le devrais-je ? Je ne sais pas. Secouant ma tête, je reportais mon attention sur Lucia, la grande mama s’occupant de ce dispensaire de fortune, en train de tendre ses larges bras pour me serrer. Elle sentait bon la rosée du matin Lucia, une grosse dame à la douceur et au caractère trempé qui s’occupait de pauvres clodos ou malades dans ces murs branlants. Falcone avait voulu exploser le bâtiment plusieurs fois mais manque de pot je savais tout par ici. On discute un moment, elle regarde dehors pour savoir pourquoi j’avais besoin d’eau, linges et désinfectant et elle comprend, ne m’en demandant pas plus. Oui, j’allais soigner le Joker sans le savoir … Lucia revient et me passe un flacon de désinfectant, des tissus blancs et une bouteille d’eau. Comme d’habitude, elle palabre sur le fait que ce soit dangereux pour moi, que je ferai bien de me trouver un Jules riche au lieu de rester par ici. Si seulement elle savait … ça me fait rouler des yeux son discours. Mon cœur battant, et ne sachant pas si les hommes de Falcone avait chopé ma rencontre, je marche rapidement vers l’entrée avant de sursauter en sentant la présence à mes côtés. Je souffle et me met à rire, comme ça, sans aucune raison tout en lui tendant un premier tissu pour sa bouche :
 
« Vous m’avez fait peur. On dirait que vous vous êtes fait discret toute votre vie. Levez la tête. Je vous passe de l’eau sur le visage afin de faire sortir un peu l’acide encore présent. »
 
De mes longs doigts, je l’attrape au menton et je lui relève la tête, la bouteille en main. L’eau glisse sur son visage blessé et le sang et la peau décollée s’en vont lentement après avoir caressé du tissu la chair. Il sourit encore et je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête mais ça n’augure rien de bon. Autant ne pas laisser un silence durant ce moment et l’obliger à parler :
 
« Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi tout le monde se tourne vers les Falcone et pourquoi Gotham. Si vous n’aviez pas été là, vous seriez encore bien portant non ? Attention je vais vous laisser passer un tissu avec du désinfectant. »
 
J’imbibais un autre tissu de désinfectant et je lui tendais pour le laisser faire, l’air un peu chagriné face à ce spectacle. Il ne semblait pas sensible à la douleur en passant le tissu il avait même l’air d’aimer ça. Contrecoup de la douleur, la morphine le faisait chavirer comme la drogue. Et après on s’étonnait du nombre de dingos dehors. Bras croisés et un peu perdue dans mes pensées, je lui demandais calmement :
 
« Si ça ne vous gêne pas, quel est votre nom, monsieur l’ami des Falcone ? »
 
Oui « l’ami » était ironique. Personne ne les portait dans le cœur et surtout pas moi. Pas en sachant tout ce que je voyais passer dans les rues de Park Row …
 
 

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Lun 18 Nov - 17:06




When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham


Une étrange demoiselle, bien trop gentille et légèrement naive. Devrais-je vraiment rester gentil ? Après tout, elle tentait de m'aider, pour soulager cette soirée riche en émotion. Le passage des types de chez Falcone dans la ruelle ne me surprit vraiment pas. C'étaient surement ces gars-là qui avaient incendié l'appartement où je vivais (était-ce réel désormais ?). Ils avaient surement eu vent que le coup de ce soir avait été un échec, que les deux types qui m'accompagnaient s'étaient vautrés et avaient fini dans de jolis petits sacs plastiques.

Leurs visages me revenaient en tête et j'éclatais d'un rire tandis qu'elle était partie chercher des soins pour me cautériser et soigner mes blessures de guerre dût aux produits. Je me remis a tout revoir dans ma tête. Mais un élément retenait et revenait en permanence. Le Batman. C'était lui qui m'avait fait glissé. Non ! Il m'avait poussé, il m'avait jeté dans cette cuve d'acide il n'y a même pas deux heures et qui m'avait fait. Il m'a crée. Cette légende urbaine s'était créer et venait de produire d'autres légendes qui viendraient par la suite. Mais je suis devenu quelque chose, un produit magnifique, 100% Axis Chemicals.
Au fond de moi, j'ignore encore ce que je suis destiné a devenir, mais je sais que je dois le faire venir à moi. Qu'il doit me voir et qu'il doit comprendre qu'il est responsable de moi. Voila le point : Nous sommes des monstres tous les deux, et je suis le seul, enfin je pense, a pouvoir le comprendre.
La jeune fille revint à moi, appliquant ses compresses, mon visage détourné, mon regard s'affala ailleurs. Ce n'était clairement pas le type de femme que l'on pourrait espérer manipuler. C'est alors qu'elle me parlait des Falcone. Carmine et son engeance de bouffeurs de spaghettis. Tu parles d'une famille, trempés dans la merde la plus crasse et pourtant ...
Pourtant j'avais une envie féroce de dézinguer toute la famille et que ça soit drôle ! Putain, j'ai même pas encore émergé de ma condition, j'ai fais aucun point sur ma nouvelle vie et pourtant ça me défoulera de faire bouffer sa langue au vieux Falcone. C'est pas l'envie qui m'en manquerait, c'est certain.

Mais je la vois la vraie vérité.

Tout ça n'est qu'une blague. Et je suis le plus idiot, le bouffon, l'abruti qui est le seul à la voir. Pourquoi cette gentillesse ? Pourquoi fait-elle ça ? Voila qu'elle me dégoute a parler, mon sourire s'estompe. Je ne sens rien, rien de rien, la douleur disparait et pourtant j'ai envie de hurler, de me soulager. Il y'a quelque chose qui m'énerve dans sa voix, quelque chose qui me donne envie de lui enfoncer quelque chose de dur et de métallique dans son crane de brune. Sa compassion m'honore mais elle me dégoute, acte hypocrite ? Surement ! Elle se sent surement utile en égayant sa vie auprès des laissés pour compte.

Mais qu'est ce que je fous ?

Je la regarde avant de me remettre a sourire, mes lèvres et mes joues rougissent de sang. Je force a lui sourire, un mauvais sourire.

"Appelez-moi Joker."


Je me lève et je ramasse une espèce de vieille barre en cuivre laissée là, abandonnée. Je la regarde attentivement et je m'imagine lui ouvrir le crane avec ça. A vrai dire, ça me défoulerait et me ferait un bien fou. Fou ! C'est le mot, et maintenant, il fallait être à la hauteur de ces derniers évènements.

"Est-ce que tu connais la blague du type qui défonce le crane de sa nana ?"


Faisant deux trois moulinets dans le vide, j'essaie de frapper et de cogner cette jeune femme. A vrai dire, plus rien ne me contrôle vraiment. Je ne sens plus la conscience, ma morale agir. Tout ça, ne sont que des barrières humaines idiotes et les fous n'en connaissent aucune. Mais alors, vraiment pas.



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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Lun 18 Nov - 19:14


 
 
When the Falcone falls
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         Je vois juste pendant un long moment la barre voler près de ma tête et je sens juste que j’esquive par pur réflexe les coups. On pouvait considérer qu’en vivant dans un endroit pareil j’avais pu acquérir de quoi me défendre en cas de besoin ou tout simplement éviter de façon maladroite comme Zorro dans cette série pourrie de Walt Disney. J’évite encore et encore mais je ne peux pas le laisser me découvrir comme ça ou bien me fracasser le crâne. La seule solution qui me vient à l’esprit alors que le fameux Joker s’agitait devant moi avec son morceau de fer fut de faire semblant de glisser et lui faire un croche-patte. Le voilà à terre et moi aussi. Je choppe sa barre et me met à califourchon sur son ventre, me pressant ce qu’il faut pour l’empêcher de bouger et se relever vu que la barre qu’il utilisait encore il y a quelques instants se trouvait contre ses clavicules, partie forte mais oppressante de la cage quand on pressait les bons points. Et niveau poigne, je n’y vais pas de main morte. Je presse et le regarde un instant, en train de rire et s’esclaffer jusqu’à ce que la toux arrive avec son sang encore au bord de ses lèvres déformées. J’avais vraiment pitié de ce mec. Toujours en train de presser, je me redressais juste un peu, laissant mes cheveux mi longs glisser près de son visage, tel de légers filets de foulard déchiré à la lueur de la nuit. Mes yeux bleus luisaient et je ne détachais pas du tout mon regard du sien, l’observant juste un moment de toute la froideur qui m’habitait dans ce genre de moment. Je décoche pourtant un sourire et vient glisser mes lèvres près du visage blessé, soufflant de l’air chaud dessus en disant d’une voix douce et calme :
 
         « Dire que j’étais prête à vous offrir un verre, mais on dirait que les Falcone ont détruit tout ce qu’il fallait. Ils n’ont pas vraiment besoin de vous poursuivre. Tout viendra. Et vous allez finir comme eux. »
 
         Clin d’œil en coin alors qu’enfin je le sens s’arrêter de se faire hilare et complètement instable, cette fois c’est moi qui rit parce qu’il fait une tête de fou, oui peut-être mais avec son air de chien battu. Ça lui faisait une grimace drôle comme pas possible. Non je ne me moque en rien de lui, dans ce froid glacial et je lui fais bien comprendre en me relevant et en récupérant la barre :
 
         « Pas mal Joke’. Rien qu’avec une grimace, tu sais comment me faire rire. »
 
         Je ne savais pas que ce « tu sais comment me faire rire » allait avoir un réel impact sur le Joker. Je le vois juste se figer un instant, se tordre encore avec son air abattu puis son sourire sanguinolent. Je lui jette la trousse de secours en tapotant sur ma paume la surface métallique du tuyau. Sachant qu’être gentille avec lui ne semble pas être la bonne attitude, je m’abstiens donc de le faire lui laissant le loisir de s’en occuper lui-même. Je m’amuse pendant ce temps là à faire la majorette avec la barre de cuivre avant de tout bonnement la jeter en faisant genre que c’est lourd, de l’autre côté de la rue. Ça tombe pil poil pas loin de la bouche d’égouts et ça roule jusqu’à se fondre dedans. Quand je lui ai dit qu’il allait finir comme eux, je me doutais parfaitement que ce ne serait pas le gars que je devrai fréquenter. Ce serait même mon ennemi. Mais bon une trêve ça ne fait jamais de mal et puis, je restais Dinah, la pauvre gérante de bar qui sait à peu près se défendre. Le vent frais me faisait un bien fou et je me mis à en inspirer une pleine bouffée. Mes yeux se posèrent de nouveau sur le Joker et d’une poigne ferme je l’aidais à se relever vu qu’il était toujours dans son état à hagard. Haussant les épaules je le laisse se remettre de ses émotions si il en a encore et je repars, main droite sur ma taille et lui faisant une petite moue triste :
 
         « Bon. Tu le veux ou pas ce verre ? Ah et je sais que tu vas dire que je raconte des bobards Joke’, mais si je voulais vraiment me faire passer pour une pétasse qui aide les gens juste pour sa popularité, je crois que tu as essayé de défoncer la mauvaise porte, référence à ta blague. On est à Park Row ici pas à Gotham bobo. Alors ? »
 
         Pas le temps de savoir sa réponse, je vois déjà les gars enfin deux des gars de tout à l’heure se ramener. Et merde. Même si Joker est un sacré fou de salaud je ne peux pas le laisser se planter seul face à deux hommes armés de revolver. Je m’avance donc vers alors qu’ils courent, les bousculant sèchement pour piquer leurs armes. Ils râlent, je m’excuse et je m’en vais plus loin. Au moins ça passera les nerfs au Joker de leur mettre une latte on dirait et puis ça me fera du travail en moins en tant que Black. Je l’ai aidé donc à lui de m’aider même si c’est de manière involontaire. C’est ainsi que je m’adosse au mur, attendant de voir ce qui va se passer.
 
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Mar 19 Nov - 11:42


 
 
When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham

 
Je n'étais clairement pas un adepte du corps-à-corps c'est vrai. Il me faudrait en tout cas réfléchir à des choses plus diaboliques, plus sinistres, en parfait accord avec la situation dans laquelle j'étais à présent. Cependant, une chose m'avait interpellée, et ça n'était pas encore rentré dans ma tête mais, elle était assez puissante, plus puissante qu'une simple femme de Gotham. Plus maligne oui, plus forte, et ça en était étrange. Bof, y'a des femmes qui font de l'auto-défense après tout. Ce n'était pas pour me plaindre, mais plus elle me cognait et j'appréciais en fonction des coups. La plupart auraient put être fatales.

"Oh mais je sais que nous sommes à Park Row. J'y ai vécu assez longtemps pour comprendre la sinistre blague de la vie."


Une étincelle dans les yeux tandis qu'elle me cognait. Toujours ce sourire, toujours ce rire, et bien entendu, aucune peur dans ses yeux. Comme si l'expérience de ce soir avait balayé toutes les peurs du Joker. C'était fascinant, j'avais l'impression d'être en vie, d'être libéré d'un poids immense. Comme si faire tout ce que je veux me donnait cette liberté. C'était le chaos dans ma tête. Chaos est pourtant LE mot a retenir, c'était ça qui me poussait a renverser les principes établis de cette société injuste. Mais il manquait quelque chose, quelque chose qui pourrait égayer un joli sourire sur mon visage.
La jeune fille s'en alla, et deux mecs de Falcone se pointèrent. C'étaient les deux types aperçut tout à l'heure. Billy et machin, j'ai pas retenu leurs noms. Reprenant mon souffle ainsi qu'une nouvelle arme, une plaque de poubelle. Pas vraiment une arme mais on s'en sortira quand même. Savoir improviser et rester indéfinissable, mes nouvelles logiques. M'avançant dans la rue, avec ma nouvelle arme, j'étais dans un état pitoyable c'est vrai. Ce qui suscita le rire de mes camarades.

"Messieurs, je viens à vous, vous promettant rire et bonheur."


Les deux types hilares de voir mon visage, de me voir ridiculisé avec cette plaque de poubelle dans les mains, étaient victimes d'une apparition peu banale. Certes, et cela ne manquait pas de piquant que je me mis même a rire avec eux d'une voix nasillarde. Ils cessèrent de rire en voyant mes yeux grands ouverts, riant avec eux pour je ne sais quel motif quand soudain ...

J'écrasais violemment la plaque en métal sur le crane du premier que je trouvais sur mon chemin avant d'exploser le visage en faisant un revers  pour atteindre le plus gros en plein visage. Et lorsqu'ils furent assez surpris par ça, je continuais a les frapper, a ne pas m'arrêter, a écraser sans cesse ces deux hommes. Ce n'était pas de la simple défense, mais de la haine à l'état pure, de la folie. Il fallait que je les tuent, ce n'était pas une question de survie, mais une question de soulagement. Il fallait que je détruise ces deux vies pour combler mon bonheur.
Lorsque le sang parut, je lâchais mon espèce de protection souillé par le sang et les ordures avant d'éclater d'un rire. J'étais couvert de leurs sangs, à eux deux c'est vrai, mais ça me faisait marrer. Ils étaient morts, c'était sur et certain.

"On ne pourra pas dire que je ne vous ai pas fait rentré mes blagues dans le crane."

 
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Mar 19 Nov - 23:09


 
 
When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham

 
         « Et merde … »
 
         Ce sont les mots qui traversent ma bouche tandis que je serre mon sac, hésitant un court instant à enfiler le plus vite possible ma tenue. C’était chaud de le faire dans la rue pas loin, mais je n’ai pas le choix, surtout que quand on s’y connaît en violence, alors avec une plaque de poubelle … Je fais donc mine de m’enfuir, sans crier bien sûr parce que sinon ce serait me faire repérer et je tiens à ce que mon identité reste secrète. Vu la flamme de folie que les yeux verts de Joker laissaient entrevoir, je me dois de me dépêcher. Cachée dans la rue et grimpant de mes talons et mains sur les murs pour arriver au toit de l’immeuble, je reste calme et je m’habille rapidement comme à chaque fois. Peut-être que c’est dans le froid mais là je n’ai pas le temps de penser à faire des mignardises ou autre gâteau apéritif de luxe. Je fais tomber mon pull et mon legging à l’abri des regards indiscrets et j’enfile ainsi mes gants renforcés, mes bas résilles et mon bustier ainsi que ma veste. Plus que la perruque et en à peine cinq minutes je suis en place. Heureusement que je me mets des tenues faciles à enlever parce que sinon … Enfin bref, me voilà lancée, courant sur mes bottes hautes vers le rebord de l’immeuble pour observer la scène. Je n’ai vraiment pas de le temps de sauver les bougres parce que ce que je vois est tout bonnement horrible. D’une plaque, le fou furieux de Joker scie ou plutôt écrase en essayant de scier la tête du gars de tout à l’heure, le Billy. Le grand dadet a la cervelle qui vole en petits morceaux et le crâne défoncé en plein milieu ce qui fait grand bain de sang. Pareil pour l’autre mais là c’est le visage qui trinque. Accroupie et sous une pluie commençant à se faire légère grêle, je reste à observer et attendre parce que pour l’instant je ne peux rien faire.
 
         Mais d’autres gars se pointent côté Est de la rue et les lumières dans les appartements commencent à s’allumer, les fenêtres avec des petites têtes d’enfants qui se penchent pour voir à s’ouvrir … je crois que Joker a réussi à se faire une réputation en deux temps trois mouvements. Par contre, je ne vais pas le laisser continuer même si ce sont des salauds de mafieux qui en ce moment tirent en l’air. Et après tout, j’ai aussi en main des pistolets en main, je n’ai qu’à leur tirer dans les jambes … mais non, je ne vais pas me rabaisser à leur niveau et leur donner un moyen de plus tard me dire que je ne vaux pas mieux que les criminels de Gotham ou Arkham. En parlant de Arkham, c’est là que j’enverrai le Joker. Je mets mon téléphone en route en appuyant sur la puce dans mon oreille qui me permet de me relier de suite au bureau de Gordon et ainsi de le prévenir du carnage qui s’est joué sur Park Row. Sachant que dans ce quartier, et surtout près du tribunal, les policiers ne sont pas connus pour leur extrême incorruptibilité. Alors c’était soit Gordon et Arkham, soit il continuait son petit manège de tuerie. Pas le temps de réfléchir, il faut se lancer. Je mets en route la conversation d’une pression et commence à courir vers le prochain toit. Féline et habile, je saute en me mettant en position pour me rattraper sur la pierre et me voilà non loin des hommes armés. La tonalité se fait entre jusqu’à ce que le cliquetis du téléphone se fasse entendre :
         « Gordon à l’appareil. Qui m’appelle à cette … ?
-                Hello Gordon. Comme on se retrouve. Canary à l’appareil. La dernière conversation remonte à quand ? Quatre jours ?
-                Canary … ! Je croyais avoir dit …
-                Stop Gordon. J’ai un coup pour vous. Park Row, près du tribunal, à environ deux blocs à l’Est. Et un fêlé aussi. Ça vous va ? (je ne peux pas me permettre de dire que je l’ai vu carrément sombrer dans la folie. Ça se trouve la conversation était écoutée)
-                D’accord puisque c’est comme ça ! Allen ! Emmène dix hommes avec toi à Solomon Wayne deux blocs à l’Est. Et (…) »
 



La conversation se coupe parce que je ne laisse pas le temps à Gordon d’en placer une de plus. Faire une voix plus grave que d’habitude était dur même avec le petit gadget dans ma bouche que l’on m’avait fabriqué. Je le remets donc d’un coup de langue en place dans ma chair buccale et m’apprête à prendre mon élan au bon moment. Ça y est, je les vois courir et être à disons dix mètres de ma position, mon pied prend appui et je m’élance dans le vide. Le vent siffle dans un bruit grinçant sur mon cuir noir et je plie alors mes jambes pour jeter un coup de genou au plus proche, un brun. Sa mâchoire craque et il s’étale à terre, moi aussi pour l’occasion mais je me relève de suite après une chute en avant. De nouveau debout sur mes talons et le groupe à présent à l’arrêt regardant leur collègue à terre d’un air ahuri. Mon sourire se fait fin sous mes lèvres rouges et je me lèche du bout de la langue la supérieure en jetant mes cheveux blonds sur mon épaule gauche. Qu’ils ont l’air débiles ces hommes en costard. Tout dans le canon mais rien dans le chargeur ! Leur mettre du plomb dans la tête ne leur fera pas de mal ça les alourdira même. Mes doigts craquent sous ma paume et ma voix truquée se lève dans l’air glacé :
 
« Hello messieurs. Je crois qu’on a des comptes à régler. Je n’avais pas fait passer le message à Falcone "ne plus revenir ici" ? Il ne comprend plus l’anglais ?
-                Black Canary !, crache celui à terre avec sa mâchoire déboitée qu’il se tient après ce cri.
-                Eh oui, en chair et en plumes. Vous avez envie de me canarder hein les choux ?
-                T’bouges poufiasse, tu crèves, me dit le plus vieux de la bande au vu des cheveux poivre et sel, avec son pistolet de pointé.
-                Tu crois ? Je vais dire Pow et si tu arrives à me toucher, tu me gagnes … eeeet POW ! »
 
Ma voix résonne devant l’assemblée et d’un glissement de corps je me penche pour m’écarter de la trajectoire. D’une acrobatie faite de souplesse et d’élan, mon premier mouvement me permet de faire un saut périlleux vu que je ne suis pas loin du mur et de m’y appuyer pour me projeter en l’air. Là de mes jambes, c’est la toupie que se met en marche. Quatre hommes ça va encore. Le premier reçoit le revers de mon pied dans l’occiput et il finit un moment sonné. Je le choppe aux épaules et je l’éclate sur celui qui se jetait sur moi que je finis d’un coup de poing dans le visage. Le quatrième m’attrape et c’est en me balançant que je l’envoie se latter dans mon élan sur le lampadaire. Voilà qui est fait. Quatre hommes à terre et plus que le Joker. Et ça rime en plus. Je secoue ma grande chevelure blonde, observant d’un œil plus aguicheur que mon innocent regard de gérante de bar et j’interpelle le gars à la plaque, bras croisés et sourcil haussés :
 
« Hey le clown. Tu sais que tu ne me fais pas rire ? Ne t’inquiète pas tu vas bientôt te retrouver au cirque. »
 
Cette fois-ci sourcils froncés et poings serrés, je me mets en position, attendant qu’il s’avance. Il est imprévisible et je l’oublie. Si je n’avais pas levé mon bras à temps j’avais la joue de craquée. Je me ressaisis de suite et je le tacle, l’attrapant au col comme au judo et le voilà la face contre le sol. J’entends même encore sa mâchoire craquer. Signe d’un nouveau saignement. Il se marre encore mais la police arrive juste à ce moment là. Les crissements de pneus, les sirènes, les phares, tout m’éblouit. La voix de Gordon résonne alors que je suis en train d’écraser du talon le dos de ce fou furieux :
 
« Canary ! Restez où vous êtes ! Et ne bougez pas ! Allen ! Choppe la. »
 
Gordon sait qui je suis, il veut juste me remonter les bretelles. Allen, le grand barraqué noir qui me connaissait déjà par poings hésite, fixant son chef d’un air perplexe. Mais il se jette quand même sur moi pour me passer les menottes. Pas de chance, mes mains glissent dans les siennes qui sont moites, je lui fais une clé de bras et je le garde en bouclier. Il aura beau jurer, je sais que ses collègues n’oseront pas, surtout qu’ils savent que je ne suis pas une menace. Je siffle et me met à rire, leur montrant le Joker à terre :
 
« Le gars, là, avec la tête de Clown. Tu l’as entendu au téléphone Gordon. C’est celui qui a charcuté de la plaque de poubelle les deux là bas en riant comme un dingue. Donc tu te récupères cinq malfrats et tu me laisses partir. C’est ma zone ici et je ne vous ai jamais apporté d’ennuis. »
 
Gordon se mit à réfléchir, en vieux tuteur qu’il était. J’avais l’impression de me taper Ted et ça m’énerve. Il souffle, je gonfle les joues mais le deal c’est le deal. Il intime ses hommes à s’occuper de la clique et je lâche Allen qui me regarde, encore surpris qu’une blonde puisse lui faire ça. Un baiser volant et mes talons me portent vers les voitures. Les hommes défilent et j’observe le Joker passer et mes seuls mots sont :
 
« Bienvenue dans le cirque de la vie ! »
 
J’ironise sur le Roi Lion, un film sorti l’année dernière. Oui, c’est bête, mais ça reste une bonne comparaison. Il avait envie de jouer et faire son gamin capricieux, je serai la baby sitter.
 

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Mer 20 Nov - 16:13




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Le froid tombe sur Gotham



Bien entendu, les Falcone sont reconnaissables au fait qu'ils aiment porter des smokings ou des vêtements tout beaux tout propres avant de saloper leurs mains. Quelle bande de petits gorets choupinous va ! La plaque dans mes mains était encore tremblante du fait qu'elle venait de trouer la cervelle de deux ordures, mais j'avoue que l'expérience était tentante. Cette improvisation, ce risque, c'était magique. Comme une force de la nature en pleine éclosion. Certes, ce n'était qu'une ébauche, un brouillon, mais c'était le premier pas de franchi derrière une ligne que les faibles et les normaux évitaient, ne fréquentaient pas : La Folie.
Gotham regorgeait de cette folie, elle méritait plus que d'avoir de pauvres mafias ridicules qui n'avaient que pour but de faire de l'argent. C'était plutôt bas et plutôt idiot. Il n'y avait aucun amour du travail bien fait, du meurtre bien accompli. Rien de bien agréable à vrai dire ? Il fallait une meilleure classe de criminels pour cette ville et je suis sur qu'on peut lui donner mieux que des Falcone ou des Maroni puants le passé par tous les orifices.
Mis à part cela, la jeune "Black Canary" venait de surgir et venait de régler l'affaire aux hommes du Romain. Moui, c'était du travail bâclé. Elle les avait tous mis au tapis et alors ? Je devais en faire une syncope. Lorsqu'elle eut terminée son affaire avec les affreux bouffeurs de spaghettis, je m'accroupis avant de la fixer droit dans les yeux.

- "Tu sais que tout ça ne sert à rien. Que ta soi-disant Justice va les remettre en liberté dans quelques heures. Pourquoi tu ne les tuent pas ? Ce serait plus expéditif pas vrai ?"


Mais c'est à ce moment bien précis qu'elle me cogne et qu'elle me plaque au sol. Le GCPD arrive bien entendu, toujours à la fin. Cela ne peut que me faire rire. Un lieutenant en sort, le Lieutenant Gordon, très intéressant. On sent le flic motivé derrière tout ça. Mais soudain, je fais une moue tandis que la petite piaffante blonde me plaque le bras contre le dos.

- "Tu sais petit canari, tu n'es absolument pas marrante. Tu es trop prévisible, trop préconçue, trop dans la normalité. Je doute que toi et moi on se revoit avant longtemps."


J'étais prédestiné a trouver quelqu'un comme moi, quelqu'un qui soit entièrement aux frontières de la folie. Black Canary n'était qu'une enfant, une fifille bien cloitrée dans ses limites. Trop gentille et trop normale. Que fait-elle à Gotham alors ? Mais c'est vrai, la ville n'est pas encore folle. Tout ça est beaucoup trop sérieux.
Alors que deux flics en profitent pour me menotter agréablement, j'adresse une dernière remarque à Black Canary avant de la regarder bien dans les yeux.

- "Tu es beaucoup trop sérieuse. Mais ne t'en fait pas mignonne. La soirée ne fait que commencer tu sais. Et je suis sur que l'on se reverra très vite, même si tu es d'un ennui ..."


Puis, l'un des adjoints me cogne la tête contre le haut de la portière avant de m'y placer. Un grand sourire sur le visage, je le fixe droit dans les yeux.

- "Je me ferais une ceinture avec tes tripes dans un avenir plus que proche tu sais."

Le policier n'y prit même pas garde, a vrai dire, pourquoi il y prendrait garde ? Pour le moment, je ne suis qu'un gagne-petit. Mais ... Qui ne dit pas que je provoquerais moi-même un accident de voiture sur le chemin du commissariat ? CHICHE ? Oh ce serait si drôle, il suffirait juste de se détacher et d'étrangler le conducteur. Ce serait vraiment amusant de perdre les pédales en plus de perdre le contrôle de son véhicule.



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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   Jeu 21 Nov - 13:02


 
 
When the Falcone falls
Le froid tombe sur Gotham

 
         Il me fait rire, le Joker, vraiment. Je ne peux pas m’empêcher de décocher un sourire à ses remarques. Trop sérieuse, pas marrante, trop prévisible … Si il voulait dire qu’il avait la rage ça m’aurait fait le même effet. Nada, niet, que dalle. Je n’ai pas peur de ce clown déglingué qui n’a trouvé d’autre moyen alors que je l’aidais à se soigner, de m’éclater le crâne. C’est lui qui devient trop prévisible. Sophia Falcone est pareille, tu lui donnes un jouet pour massacrer, elle le fait et elle s’en fout du reste. Le Joker me regarde dans les yeux et je ne le fuis pas du regard. Perçante tel l’aigle qui régnait en moi sous cette forme, même si on me surnomme Black Canary, je reste droite face à ce clown de mes deux. Pieds, je précise. Quoique non, ce serait faire déshonneur à mes pieds. Il me laisse de glace, comme ce vent qui flotte autour de moi et fait voler mes longs cheveux blonds, encore trempés de l’averse qui venait de commencer. Le cuir me colle à la peau, j’ai des frissons mais mon corps se chauffe sous la montée de dégout que m’inspire cet individu. 


Je suis donc les policiers qui emmènent Joker jusqu’à la voiture, l’écoutant toujours d’une oreille à demi attentive, plus occupée à voir si Gordon voulait me remonter les bretelles après ce petit passage. Ce qui veut dire que je devais me casser tout en ajoutant une pincée de vomi dans la bouche déformée de ce salaud aux cheveux verts. Le policier lui éclate la tête contre le plafond de la voiture et la surface à demi métallique répond parfaitement d’un son fort de rebond. Je m’amuse à fouiller dans mes poches de veste et je trouve l’objet de mes désirs. Un petit flacon avec une pointe remplie de liquide servant de somnifère que j’avais piqué à un gars. Mais je ne sais plus qui. Tant pis ça va servir. Je m’approche donc et je rattrape le Joker par le col, le tirant hors de la voiture en le fixant de mes iris aussi bleus que de la glace sous les lumières des gyrophares et phares de voiture. Je lui balance un grand coup de poing qui a le mérite de lui briser une côte flottante et je dis :
 
         « Écoute moi bien Joker, je suis peut-être prévisible, mais toi tu viens juste de me montrer à quel point tu étais pitoyable. Tu crois que ta famille aurait voulu ça ? Je suis sûre que ta femme ou ton gosse ont dû dire, avant que tu finisses avec ta face de clown névrosé, que tu ne devrais pas le faire. Tu paies tes erreurs, chou. »
 
         Gordon vient de me voir mettre à présent à terre le Joker et un cri de colère parvient hors de sa bouche encadrée par sa moustache mais je m’en fous. C’est un compte entre le Joker et moi, et je ne vais pas lui laisser la chance de s’échapper de quelque manière que soit. Il me rappelle trop ces torchés à mon bar qui ont eu le culot de venir tuer le vieux gérant qui leur avaient servi chaleureusement leurs pintes. Je tourne la tête du Joker, main sur sa joue gauche pour que la droite rencontre le sol, je presse mon genou droit sur sa côte flottante cassée en lui faisant un petit sourire charmeur. Oh que oui, il peut rire mais là il va carrément se faire eu. Dans la seringue, il y a de quoi l’assommer jusqu’à Arkham. Je me penche donc vers lui, passant mon souffle parfumé par ma cigarette d’avant les événements. Sa peau décharnée ne me dégoute même plus, je le vois comme une sorte d’insecte appelé nuisance. Un frelon peut-être, dangereux, imprévisible au départ mais quand on l’analyse est juste assoiffé par son désir de carnage. Les abeilles nommées habitants de Gotham auront du mouron à se faire si jamais Joker s’échappe. Et je sais qu’il va s’échapper. Mais d’abord, il va goûter à Arkham pendant un temps, ça fera un répit. J’entends ce que disent les policiers à propos d’un Red Hood, d’un appartement brûlé, d’un homme touché par de l’acide et je fais de suite le lien. Collée de mon corps contre lui, je reprends lentement la parole, chuchotant à son oreille :
 
         « Et j’ai observé cette chère Dinah. Elle t’a soigné non pas pour reluire son côté de bonne fille mais parce qu’elle était simplement inquiète pour ta pomme. Mais ces mots te semblent inconnus, vu que tu as été capable de te mettre dans un merdier qui a coûté la vie à ta famille. Tu devrais crever chez les flics corrompus, mais Gordon est intègre. La chance. So, bye bye Sweetie. »
 
         Je l’embrasse sur la joue tout en lui injectant le somnifère. Une longue pression de liquide traverse la jugulaire et je regarde le Joker en train d’être parcourus de spasmes qui se font de plus en plus faibles. Je ne vais pas le laisser faire de mal aux mecs de Gordon, ce sont les rares en qui j’ai confiance. Et puis une petite sieste ne fera pas de mal à Bad Joke. Je lui déboite un bras en frappant dedans puis me retire avant que les policiers aient le temps de me choper, sautant sur le capot d’une de leurs voitures. Accroupie, je vois Gordon me fusiller du regard et je hausse les épaules en retour pour lui signaler qu’il valait mieux ça qu’un homme de mort. Un policier essaie de me tirer dessus, j’esquive et Gordon gueule mais je suis déjà loin pour savoir ce qu’il a passé comme rouste à son collègue. Du haut de l’immeuble, je les regarde partir, mon sac en main et cigarette entre les lèvres. Je l’allume alors que s’éteignent les feux de police dans la rue. Plus un bruit, les habitants ont vu le spectacle et sont repartis dormir. Cette putain de monotonie me gave dans le fond, surtout au niveau des gens de Gotham. Ils ne savent vraiment pas que tout va vraiment foirer dans un moment, que les Falcone disséminent des erreurs qui allaient leur coûter cher. Sautant de toits en toits, cheveux claquant au vent, une mélodie me vient à la tête et je chante doucement, assise sur le bâtiment de Wayne entreprises. Voix douce et cassée sous la fumée, tout me glisse dans la lassitude la plus totale :
 
« The gap of noise, the cradle
No one can reach this flower
The gap of noise, the cradle, the sign of fire this flower
Distant, too, is this preview, this heart beat

In absolute silence

Where is my dream? 
Where are my stance? 
Where is heart beat?
This silence is mine 

This... This silence
And the Falcone will fall ...»

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)   

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