Batman Legacy


 
AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez
 

 Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)

Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeDim 6 Avr - 15:44




Stella Peter / Monster
Déréglement psychologique



Harleen Quinzel, jeune psychiatre surdouée et travaillant à plein temps à l'asile d'Arkham depuis deux ans, trouvait une joie indéniable dans le domaine du traitement psychiatrique. C'était devenu sa passion. Parmi les médecins de l'établissement, elle faisait partie des meilleurs, et elle en était fière. Ici, elle avait tout ce qu'il lui fallait: son bureau, ses dossiers, mais surtout les patients, qui ne manquaient pas d'affluer au fil des jours et qui la fascinaient toujours autant. Harleen était d'une patience incommensurable avec eux et leur vouait tout le temps qu'il fallait pour les analyser et s'occuper d'eux comme il se devait. Malheureusement, des cas intéréssants, il n'y en avait pas toujours.
Enfin, pas des cas aussi intéressants que celui du Joker. Ah, le Joker, voilà un homme du monde. Harleen avait été assignée pour être son médecin traitant lors de sa première venue, puis l'avait revu quelques fois. Aujourd'hui, elle interchangeait entre les patients à demi fous et ceux qui simulent une folie engendrée par leurs péripéties adolescentes. Elle se devait de s'occuper des autres internés, et s'en donnait à cœur joie. Après tout, diversifier était une très bonne chose, et c'était son métier.

Un jour, un infirmier déposa dans son bureau le dossier 16-035-810 Peter Stella 633-304-76. C'est alors que les choses s'accélérèrent dans la carrière de la jeune femme. Lorsqu'elle ouvrit le dossier, elle fut immédiatement plongée dedans.
En bref: "nom du patient: Stella Peter, âge: 25, problème: schizophrène meurtrière et dépressive". Génial. Vraiment, c'était magnifique pour Harleen. Sur les photos prises par la police lors de son arrestation, elle pu voir sur son visage des plaques rougeâtres. Qui était cette femme? La jeune psychiatre avait hâte d'en savoir plus. Avec le dossier se trouvait une lettre du directeur de l'asile lui disant que leur premier entretien se déroulerait jeudi à 10h. Dans deux jours, donc. Harleen comptait les heures passer, et lorsqu'arriva enfin le quatrième jour de la semaine, elle ne perdit pas un instant pour sortir de son appartement, filer à l'asile et se rendre dans la salle d'«entretien sous camisole». Elle arriva presqu'en courant devant la porte close et blanche, fit un signe de tête afin de dire à l'infirmier se trouvant devant que tout irait bien et qu'elle n'avait pas besoin d'assistance, puis elle sortit son pass et entra.

La salle n'était pas bien grande, pas plus qu'une salle de classe banale. Quatre murs en carrelage blanc cassé la formaient et seulement quelques meubles l'occupaient: une armoire, une table, une chaise roulante et la chaise-lit où était allongé le patient. Dans le cas présent, la jeune femme en question: ses cheveux tirés en arrière et son corps enfermée dans une camisole blanche dont il est impossible de s'en défaire. Voilà comment était Stella Peter. Ses bras, recouverts de la camisole et enlaçant son propre corps, semblaient avoir plus d'épaisseur au niveau des avant-bras, comme si des bandages les recouvraient.

- Bonjour, miss Peter. dit-elle en s'avançant dans la salle, d'un ton neutre mais quelque peu froid.

Harleen posa ses dossiers sur la chaise roulante placée à côté de Stella, alla vers l'armoire, en sorti un flacon et une seringue, puis revint devant sa patiente, allongée. Elle ouvrit le flacon et y remplit la seringue. Avant chaque entretien, les internés à potentiel agressif devaient absolument être drogués. Harleen avança alors la seringue vers le cou dégagé de Stella... mais n'en fit rien. Elle n'aimait pas ce mode d'action, et pensait fermement qu'un patient serait plus à l'écoute et répondrait avec davantage de détails s'il n'était pas drogué. C'était un fait. Elle referma donc le flacon, déposa celui-ci dans l'armoire, mit la seringue encore pleine de morphine dans la poche de sa blouse, puis vint s'asseoir aux côtés de la jeune femme, stylo et dossiers en mains, prête à retranscrire par écrit leur échange de paroles.

- Tout d'abord, sachez que je n'enregistre pas cet entretien pour la simple et bonne raison que je ne procède pas toujours comme cela, aujourd'hui j'ai décidé de ne pas être sous écoute. dit-elle calmement en fixant les iris dorées de Stella. Je suis votre médecin traitant pour commencer, et si vous nous êtes satisfaite par rapport aux questions, nous verrons si cela restera comme ça, reprit-elle en souriant.

Elle désirait bien s'entendre avec cette jeune femme, l'aider, et surtout trouver des réponses à ce mystère qu'est cette mutation. Ajustant ses lunettes sur son nez, elle appuya sur son stylo pour en faire sortir la mine, et commença.

- J'aimerai que nous commencions par le commencement, si vous le voulez bien. Vous plaisez-vous ici? Je veux dire, en tant qu'internée dans un asile, tout se passe bien?

Codage : MlleAlys.


Dernière édition par Harley Quinn le Sam 3 Mai - 13:47, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeJeu 10 Avr - 17:15

Je n'en revenais pas, j'étais ébahi. Ma douce fleur sacrée s'était faite agressée. Oui messieurs dames, agressée ! Par trois voyous qui ne voyaient les femmes que comme des trous ambulants ! "Un trou reste un trou". Grr ! Que je déteste cette expression ! Heureusement que tous les hommes ne pensent pas ça des femmes, sinon les viols seraient légaux et on ne peut plus courant. Moi par exemple, je ne vois pas les autres individus femelles comme des trous. Ce sont des êtres doués d'émotions et de pensées, tout comme ma tendre et chère Stella. Et ce qui est amusant ce n'est pas de considérer les autres êtres vivants comme des objets mais comme des créatures capables de souffrir, d'espérer, de désespérer, de haïr, de se sentir impuissantes, de craindre... Que d'émotion que je provoquerais un jour dans le cœur de ceux qui avaient fait souffrir mon ange, la prunelle de mes yeux.

C'était avec consternation que, ces derniers temps, j'ai vu ma liste s'allonger à tel point qu'il y avait désormais deux voire trois fois plus de personnes dessus. Bien évidemment je parle de la liste de ceux qui ont fait souffrir Stella. Donc, parmi eux : le juge, les avocats, la police et les médecins qui la maintenait enfermée à l'asile. Oh bien entendu ma douce et adorable Stella n'était pas allée en prison. Elle avait été déclarée folle – à tort, je vous le jure ! Ses larmes, ses regrets et sa tentative de suicide avaient eu raison de la "justice". Et quelle justice, franchement ! Justice à la noix, laissant ces abrutis libres comme l'air et nous forçant à aller à l'asile sous prétexte que ma puce était folle. Heureusement que je leur avais laissé un cadeau à nos agresseurs, sinon il n'y aurait jamais eu de justice !

Enfin bref. Lors du procès, et horrifiée par ce que j'avais fait à ses connards sans nom, Stella s'était ouverte les veines des poignées dans le but de mettre fin à sa "misérable" existence et pour s'empêcher de faire de nouveau de pareils horreurs à l'avenir. Heureusement pour elle, j'avais réussi à prendre le contrôle de notre corps puis à bander ses plaie tout en appelant les gardiens. Franchement, réussir à se trancher les veines alors qu'on est en garde-à-vue... Tous des incompétents à la police ma parole ! Et maintenant, comble du comble, on la gardait en camisole et on la droguait ! Pff... Bon, comme ça au moins elle ne risquait pas de tenter une seconde fois de se supprimer, et ça donnait donc un bon point aux médecins... Du coup, y en a que j'hésite à garder sur ma liste ou non.

Me sortant de mes pensées, des médecins entrent dans la chambre de mon cœur. Stella, vide et complètement déprimée, les laisse la manipuler sans rien dire ni opposer la moindre résistance. La pauvre broie tellement du noir que j'ai du mal moi-même à la sentir. Elle est dans un état second. Comme en train de dormir. Sauf qu'elle ne dort pas, bien sûr, sinon je dormirais aussi. Logique, non ? Donc, pour en revenir à nos moutons, elle s'est retrouvée – en plus de la camisole – attachée à un lit. Pour quoi faire ? Ils veulent la forcer à dormir ? Je suis perplexe. Puis les médecins poussent le lit vers la porte. Eh bien ? Serait-elle donc si folle qu'elle ne sait plus marcher ? Bande de débiles, tss... Ces macaques en blouse blanche – d'ailleurs il n'y a pas que leur blouse qui est blanche mais on s'en fout – emmène ma puce en sucre d'orge jusqu'à une petite salle aux murs blancs avec une armoire, un siège et une table.

Quelque chose me paraît étrange. Pourquoi ? La salle est blanche. Ok, comme partout. Il y a un placard... Bon, ce n'est rien de bien extraordinaire ça... Une table... Moui... Une chaise... Stella s'éveille un peu avant de retourner broyer du noir. Je saisis la seule pensée qu'elle a alors, un truc que j'avais complètement oublié tellement j'étais occupé à haïr tout le monde. Aujourd'hui on a rendez-vous avec un psychiatre. Une certaine madame Queen... Quin... Je sais plus. Il y avait un truc derrière, mais je ne me souviens plus quoi. La porte s'ouvre. Stella lève les yeux avec lassitude de ce qu'elle regardait – le vide en face d'elle – pour voir la personne qui venait d'entrer. Une blonde en BLANC. Arg ! Je vais finir par haïr le blanc. Y en a marre du blanc ! Mettez un peu de couleur quelque part, c'est déprimant tout ce blanc ! Comment voulez-vous d'un déprimé ne déprime plus s'il y a du blanc déprimant partout ? C'est idiot !

J'entends la psychiatre fouiner dans le placard. Mon petit ange adoré lève une nouvelle fois les yeux, plus par automatisme que par curiosité, vers la femme blonde. Celle-ci prend une seringue, la remplie et s'approche de ma Stella. Ma puce se raidit légèrement et je fixe intensément cette foutue aiguille. Oh non, encore de la drogue... Mais qu'ils se la mettent là où je pense leur drogue ! Puis, me surprenant, la femme pose la seringue sur la table. Ah. Ok. Tant mieux, même si c'est étrange. Stella se remet à fixer le vide devant elle. La psychiatre lui demande si on est bien traité. Mais mon cœur ne répond pas. Elle ne veut pas parler, seulement broyer du noir. Et moi... Moi j'ai pas envie de parler non plus. En fait, la question ne m'intéresse pas vraiment.

Ce qui m'intéresse c'est tout ce blanc. Ça m'énerve de voir tout le temps la même couleur ! J'ai envie de m'arme de pots de peinture, de les ouvrir à coup d'extincteur puis de les jeter sur les murs. Comme ça se sera plus gaie, non ? Et peut-être aussi égorger deux ou trois personnes pour rajouter un beau rouge vif tout en me passant enfin les nerfs sur nos tortionnaires. Mais ce ne sont que des rêveries, et je doute pourvoir réaliser mes doux rêves un jour. Mon ange est tellement amorphe que je décide de prendre le contrôle de son corps. La face blasée, je laisse mon regard parcourir la salle. Blanc. Blanc. Blanc. Gris. Blanc. Pfff... Je me tourne vers la psychiatre. Je vois alors du jaune. Que c'est beau, enfin une couleur ! Je me met alors à afficher un sourire bêta et pacifique, un sourire idiot que pourrait avoir un mouton en train de manger de l'herbe.

Cheveux blonds, formes harmonieuses, maquillage la mettant en valeur et yeux... Mmh, je ne vois pas leur couleur. Mon sourire s'évanouit pour laisser place à une expression impassible. Alors que le silence règne dans la salle – normale, je ne dis rien et Stella non plus, alors – je commence à avoir envie de le briser. Comment pourrais-je détruire le silence ? Je réfléchis quelques instants en fixant les quelques couleurs qui s'offrent à mes yeux. Couleurs bénites. Oh, un badge. Je plisse les yeux. Quin... zel ! Ah ! C'était donc ça la suite de son nom. D'ailleurs, je n'ai pas vraiment écoutée ce qu'elle a dit. S'était-elle présentée ?... Je ne sais plus. Mais le plus important c'est d'avoir le moins de blanc possible.

- Dis, Quinzel, tu voudrais pas enlever ta blouse et tes binocles par hasard ?

Je la fixe tranquillement en attendant la réponse, les sourcils légèrement haussés. J'ai posé ma question tout comme j'aurais pu lui demander le temps ou des informations sur un quelconque ragot sans intérêt. Mon attitude aussi est banale. Dites autrement ma demande aurait facilement pu sembler perverse. Mais en réalité ce qui m'intéresse actuellement c'est juste de mettre un peu de couleur dans cette salle nue et blanche. D'ailleurs, je me demande si je pourrais réussir à la convaincre d'accrocher son pull sur un mur. Si elle a un pull. Sa veste sinon. Oh et elle a un stylo ! Génial ! Si seulement je réussissais à la convaincre de faire des gribouillis sur les murs de notre chambre. Oui notre. Celle de Stella et moi.


Dernière édition par Stella Peter / Monster le Jeu 21 Aoû - 18:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeMar 22 Avr - 20:14




Stella Peter / Monster
Déréglement psychologique



- Miss Peter, concentrez-vous plutôt sur ma quest...

Harleen s'arrêta. Elle comprit à la seconde près qu'elle avait devant elle la double personnalité de Stella Peter. C'était exactement ce qu'il fallait dans cet entretien. Lorsqu'un psychiatre est face à une personne souffrant de schizophrénie, tout ce qu'il lui faut est de demander à cette personne de laisser sa double personnalité prendre le dessus. Mais là, Harleen n'avait même pas eu à lui demander; Stella n'était déjà plus elle-même lorsque la jeune médecin était entrée dans la pièce. Maintenant qu'elle l'avait compris, le déroulement de l'entretien allait être plus facile.

Alors, comment s'adresser à cette personne? Était-elle de type masculin en la personne de Stella, ou féminin? Était-elle sur la défensive, ennuyée, excitée, totalement folle? Harleen allait savoir tout cela dans quelques minutes, après avoir parlé avec cette personne autre que Stella. C'était assez nouveau pour elle, mais elle savait comment s'y prendre. Elle était douée, après tout. Parler à la double personnalité de Stella Peter revenait à parler à un interné comme les autres.

Harleen retira alors doucement ses lunettes, non pas pour répondre au désir encore incompréhensible de son interlocuteur, loin de là, mais parce qu'elle se concentrait mieux sans ses lunettes au bout du nez. Elle se dit alors qu'il valait mieux aller dans le sens de la face cachée de Stella, sans s'affaiblir non plus face à elle, et se dit que commencer par les bases était un bon choix. Elle prit tout de même dix bonnes secondes à réfléchir à la formulation de sa question.

- J'aimerai savoir votre nom, s'il vous plaît, dit-elle enfin.

Harleen regretta alors la manière dont elle l'avait posée, mais attendit seulement la réponse. C'était clair et tout à fait compréhensible, la double personnalité de Stella allait comprendre que la psychiatre savait qu'elle ne parlait pas à Stella, mais à elle. Assise sur sa chaise, les lunettes dans une de ses mains et son carnet et stylo dans l'autre, Harleen regardait avec attention les yeux fatigués de sa patiente.

Codage : MlleAlys.


Dernière édition par Harley Quinn le Sam 3 Mai - 13:47, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeMar 29 Avr - 0:24


- Miss Peter, concentrez-vous plutôt sur ma quest...

- Ques... tion ? Quelle question ?

Étrange femme. Elle commence à parler et ne finit pas ses phrases ! Elle semble avoir compris quelque chose. Mais quoi ? Que je suis fou ? Mais, voyons, je ne suis pas fou ! Je suis tout à fait saint d'esprit. Je peux expliquer tous mes actes et mes envies avec des arguments très... argumentées ! Enfin... basé sur la raison, tout ça. Très sensé, voilà ! Et Stella n'est pas folle non plus. Mon bonbon noir a juste le cafard. Depuis... très longtemps. La seule chose qui éloignait son cafard c'était l'informatique mais je suppose qu'ici on ne peut pas en faire... C'est quand même naze l'asile. Me tirant de mes pensées, la psychiatre retire ses lunettes. J'approche ma tête, la mine curieuse. Ses yeux sont bleus. Ouah, du bleu et du jaune ! Je suis gâté !

J'affiche un sourire bêta. Oui, brisons cette tyrannie de la couleur blanche ! Remplaçons-là par une anarchie multicolore ! Hihi, ce serait génial. Un sourire béat aux lèvres, je regarde la salle en imaginant des tâches colorées partout, comme si j'étais dans un délire du à de la drogue. Et ces derniers temps ont en a eu notre dose de délires colorés avec Stella. Et oui, les médecins ils ont pas la main légère lorsqu'il s'agit de calmer les patients !... Tsss, bande de larves mutantes baveuses et rampantes. Un jour... Oui, un jour... Je vous forcerais à vous arracher les yeux. À vous écorcher vifs pour me survivre, ou à mourir dans d'atroces souffrances. Je vous laisserais choisir entre vivre et tuer la personne que vous aimez le plus ou vous sacrifier pour elle. Ce sera... délicieux.

- J'aimerai savoir votre nom, s'il vous plaît.

Tout sourire, je me tourne vers la madame. Elle n'a pas retiré sa blouse. Mais ce n'est pas grave. Je suis sûr qu'elle le fera. Il suffit d'utiliser la manière douce. Je suis sûr qu'en argumentant bien, elle se rangera de mon côté. Je jubile à l'idée de mettre fin à cette monopolisation du blanc. Je m'en rends compte et me dis que je dois vraiment m'ennuyer pour qu'une chose aussi stupide me réjouisse à ce point. Je sens, dans mon esprit, Stella confirmer avec mépris. Elle me méprise. Mon sourire fane tel une fleur d'été surprise par de la neige. En plus rapide, bien évidemment. C'est donc avec un visage sérieux, déçu mais désinvolte que je répond à la blonde :

- Ma biche au chocolat m'appelle "Monster". Mais on s'en fout ! Le plus important, tu vois, c'est que t'as pas retiré ta blouse.

Je regarde la femme d'un faux air sérieux, à la fois détendu, sûr de lui et... fou ?

- Je sais ce que tu peux te dire. Ouaaiis, c'est un perveeerrs, tout çaaa, il veut me mater... Mais que nenni ! De toute façon y'a que mon sucre d'orge qui m'intéresse. Mais revenons à nos moutons ! R'ah, les fourbes de moutons. Vous savez ce que je reproche aux moutons ? Oh, ils ont bon goût, hein. Ils font bêêê et dans l'assiette c'est un régal, c'est sûr. Mais ces fourbes ils sont blancs. Comme tous ces fichus murs, ces fichues portes, ces fichues blouses... Alors, vous voyez, ma chérie d'amour pure arrête pas de déprimer depuis son agression...

Petite pause. Je pince les lèvres en regardant le plafond sur le côté. Un peu difficilement, j'avoue la suite.

- Et... Le fait que j'ai bien amoché ses agresseurs... Hum ! Mais ils avaient pas qu'à vouloir la violer aussi, ces salopards ! Ils ont eu que ce qu'ils méritaient... Mais je m'égare ! Donc, ma chérie broie du noir et qu'il y ait la même couleur déprimante partout ça l'aide pas. La preuve, elle s'est taillée les veines ! Et sans moins, c'en était finie de ma Stella ! Finie, capoute ! Heureusement que je suis là pour veiller pour mon trésor quand même.

Je m'arrête. J'en ai oublié mon sujet de départ avec tout ça. Je regarde autour de moi. Ah oui, le blanc !

- Bref ! Donc pour éviter qu'elle recommence à vouloir crever comme une fiente, je vous prierais de bien vouloir m'aider à colorer mon petit monde. Alors, ouste la blouse et armons nous de trucs qui font de la couleur comme des stylos, de la peinture, de l'encre... du sang... AHEM et repeignons cet asile à la con ! Donnons-lui des couleurs plus joyeuses !

Je finis mon petit monologue avec un sourire extatique et autant de conviction dans ma voix qu'un meneur d'homme qui pousse son armée à la guerre. Une guerre qui s'annonce pleine de gloire, d'honneur et de victoire.


Dernière édition par Stella Peter / Monster le Jeu 21 Aoû - 18:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeSam 3 Mai - 13:45




Stella Peter / Monster
Déréglement psychologique


Harleen réussit à écrire "Monster" sur ses notes sans lâcher la patiente du regard. Intéressant. Tout est intéressant lorsqu'on a un cas comme celui-ci en face de nous. "Monster", donc, -il avait été bien difficile pour Harleen de se convaincre que ce n'était pas Stella qu'elle avait devant elle-, lui reprocha de ne pas avoir enlevé sa blouse. La psychiatre n'en fit rien et le regardait toujours paisiblement. Elle l'écouta s'expliquer sur ce désir qui n'était en rien pervers, puis parler de moutons. Le fait qu'il leur reprochait leur laine blanche fit rire Harleen. Elle comprenait bien que toute cette couleur blanche était déprimante. Mais Miss Peter s'y fera durant son incarcération ici. Puisqu'elle ne sortira pas de sitôt, elle aura tout le temps d'apprécier ces murs fades blanc cassé et ces carrelages froids et clairs comme de la glace.

Puis Monster partit dans le vif sujet. Et bien, c'était rapide et facile! pensa la jeune femme en l'écoutant soigneusement. Il mentionna les agresseurs de Stella et sa vengeance à lui. Harleen nota de quelques mots abrégés tout ce qui sortit de la bouche de la patiente. Mais le voilà repartit sur la couleur blanche. Quelle obsession! Ensuite il parla de ses tentatives, mais que lui était toujours là pour la protéger. L'amour qu'il lui portait, Harleen n'avait jamais vu ou connu ça... Elle ferma les yeux pour réfléchir une seconde et se dire que fort heureusement elle n'avait jamais connu ça: un amour schizophrène, très peu pour elle. Elle regarda de nouveau Monster qui baladait son regard dans la pièce et l'entendit s'enthousiasmer sur peindre les murs et donner des tons plus joyeux à cette salle. "Peinture", "encre", "sang". Bien. Maintenant qu'elle avait tout noté et que Stella n'ouvrait plus la bouche pour que Monster
parle, Harleen remit ses lunettes pour relire rapidement ses notes, puis les plia et les rangea dans la poche de devant de sa blouse. Décidement, ses lunettes n'étaient pas de tout confort pour elle. Tant mieux, ça plairait au moins à Monster que Harleen laisse dévoiler ses yeux bleus durant tout l'entretien.

- Monster, si vous permettez que je vous appelle comme cela, je suis là pour vous aider. Laissez-moi finir: vous aider ne signifie pas séparer Stella de vous, ou vous faire subir des séances de lavage de cerveau et autres manoeuvres très peu à mon goût. Cela signifie seulement faire le vide dans votre esprit et avoir une conscience tranquille. Je vais vous expliquer cela tout de suite, vous allez voir c'est très facile.

Elle se leva et vint poser ses notes sur la table. Harleen sentit en marchant la seringue qu'elle avait laissé dans sa poche. Elle la gardait en précaution, si quelque chose s'accélérait dans la discussion et partait en vrille. Elle savait de quoi était capable Monster mais n'avait aucunement peur de lui, elle devait juste rester prudente. Elle revint s'asseoir et sourit à Stella Peter. À Monster.

- Nous pourrions tout à fait nous étendre sur votre enfance -où plutôt celle de Stella-, sur votre rencontre, votre vie... Mais ce serait en fait avec elle que j'aimerai parler de tout cela. Et puisque c'est vous qui êtes là ce matin, Monster, nous allons parler de vous. Vous allez me révéler des choses que Stella n'imagine même pas.

Elle ne fit pas une pause très longue mais essaya juste de capter ce qui se cachait dans le regard pénétrant de la patiente. Elle reprit ensuite après s'être éclaircie la voix:

- Et pourquoi feriez-vous tout ça, allez-vous me demander? Parce que je doit être la seule psychiatre ici ayant assez de pouvoir pour vous donner la chance de vous en sortir. Je dois connaître votre origine, vos démons, vos passions...

Avant de continuer, elle espéra pendant un instant que Monster réponde à tout cela et ne complique pas davantage la situation. Tout d'abord, lui enlever cette idée de colorer l'espace. Hors de question que Harleen réponde à ses attentes en enlevant sa blouse: premièrement car c'était interdit par le réglement, deuxièmement parce que si Stella n'aimait pas son environnement, c'était à elle de l'exprimer. Pas à sa double-personnalité. En fait, Harleen désirait ardemment au fond d'elle parler avec Stella. Mais si Monster tenait les rênes ce matin, alors la psychiatre laissait les choses comme elles étaient pour l'instant. Elle sourit toujours à son interlocuteur et continua de parler d'une voix sûre et forte.

- Il n'y a aucun risque à ce que vous me dévoiliez cela. Si quelqu'un nous écoutait dans cette pièce, il croirait que je parle à Miss Peter et que Miss Peter me répond. Mais moi, je sais que c'est vous qui êtes présent. Et j'ai besoin d'un bon dossier pour vous aider.

Codage : MlleAlys.


Dernière édition par Harley Quinn le Mer 2 Juil - 20:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeMar 13 Mai - 14:49

Pendant tout mon monologue à propos de la couleur blanche, la psychiatre ne dit rien, se contentant de noter à toute vitesse. Un peu comme un page qu'on aurait mis au service d'un patron bavard avec un débit rapide. Bavard avec un débit rapide... Ça me résume assez bien. La blonde a rigolé lorsque j'ai parlé de la laine des moutons. Ah cool, on est sur la même longueur d'onde alors ! Elle va enlever sa blouse alors, hein ? Et repeindre les murs, hein ?... Eh ben non. Quelle déception... Moi qui pensait que j'avais un allié, pfff... J'ai une seconde déception lorsque je la vois remettre ses lunettes. Je fronce les sourcils d'un air outré. Puis elle les enlève, et je suis comblé. Enfin, presque. Elle porte toujours sa blouse la greluche.

- Monster, si vous permettez que je vous appelle comme cela...

- Bah oui, c'est mon nom.

- ... je suis là pour vous aider.

- Ah ?

- Laissez-moi finir.

- Ok.

- Vous aider ne signifie pas séparer Stella de vous...

- Pomme de terre.

- … ou vous faire subir des séances de lavage de cerveau et autres manoeuvres très peu à mon goût.

Je prend un air perplexe. Un lavage de cerveau ? Genre ils nous enlèvent le cerveau, le nettoie au jet puis le remettent ? J'hausse un sourcil. Très peu à mon goût aussi.

- Cela signifie seulement faire le vide dans votre esprit...

Je plisse les yeux. Je ne comprend plus rien là. J'ai décroché. On parle de lavage de cerveau, puis de vider l'esprit... C'est une déménageuse de la tête ou quoi ?

- … et avoir une conscience tranquille.

- Oh bah c'est déjà mon cas, merci docteur.

Je lui offre un grand sourire de gamin. C'est cool, on a même pas besoin de son aide avec ma puce en sucre !

- Je vais vous expliquer cela tout de suite, vous allez voir c'est très facile.

- Serviette.

Quinzell se lève pour poser son carnet sur la table puis retourna s'assoir. Je la regarde faire, le visage impassible. Une fois qu'elle est assise je fais des yeux de chouettes – ou de hiboux, comme vous voulez – et dit qu'un air dans la lune :

- Monastère.

- Nous pourrions tout à fait nous étendre sur votre enfance...

- J'en ai pas eu, ça va être difficile.

- … où plutôt celle de Stella...

- Dis que je pue aussi !

- … sur votre rencontre...

- Hein ?

Notre rencontre ? Pour rencontrer quelqu'un, il ne faut pas avoir des corps séparés, à la base ? Non ? Je suis persuadé que si.

- … votre vie...

Je la fixe, stoïque. Je me rend compte que j'ai complètement perdu le fils de la conversation. On parlait de quoi, déjà ? Je me souviens avoir parlé de mouton. Pourquoi est-ce que j'ai parlé de mouton ? Je lance au mur un regard interrogatif. Ah oui, le blanc ! Je me tourna vers la psychiatre avec la tête de celui qui a compris le truc qu'il avait pas compris.

- Mais ce serait en fait avec elle que j'aimerai parler de tout cela.

Ah ? Elle veut parlé du blanc avec Stella ? C'est à dire que... ça va être difficile... Elle broie tellement du noir que je me demande si elle a pas aussi broyé sa langue au passage. Euh, non. C'est pas possible ça : j'utilise sa langue pour parler.

- Et puisque c'est vous qui êtes là ce matin, Monster, nous allons parler de vous.

- Euh... Si tu veux...

Je ne comprends pas le rapport avec le blanc. Franchement cette nana elle parle trop, elle se perd dans les paroles. Elle raconte n'importe quoi, j'arrive plus à suivre. Elle peut pas être un peu logique deux secondes et essayer de rester dans le sujet ? Et après c'est moi le taré...

- Vous allez me révéler des choses que Stella n'imagine même pas.

J'écarquille les yeux. Hein ? Quoi ? Mais je suis le fruit de l'imagination de Stella ! Comment je peux révéler des trucs que Stella n'imagine pas ? Ça n'a pas de sens ! C'est complètement illogique ! Et pourtant je m'y connais en illogisme. Juste après avoir pondu sa bombe atomique, Quinzell me regarde droit dans les yeux. Je comprend pas ce qu'elle veut. Je regarde derrière Stella, au cas où. Mais non, y a rien. À part un mur blanc. Je me tourne de nouveau vers la psy. Il lui manque une case, la pauvre. Ou alors... mais oui ! C'est une bataille de regard qu'elle veut ! Je me sens un peu bête de pas avoir compris plus tôt. Pourquoi c'est tellement logique ! Bon, j'ai perdu le premier round parce que j'étais pas concentré, mais le deuxième je vais l'avoir, c'est sûr ! Je la fixe donc droit dans les yeux d'un air sérieux. Elle se racle la gorge, je lâche pas ses yeux du regard.

- Et pourquoi feriez-vous tout ça, allez-vous me demander ?

- … ? Euh...

Je crois que j'ai raté un épisode, là...

- Parce que je dois être la seule psychiatre ici ayant assez de pouvoir pour vous donner la chance de vous en sortir.

Mais je ne lâche rien. Je continue de la regarder droit dans les yeux sans ciller ni détourner le regard. Je gagnerais, c'est sûr ! Et c'est pas son blabla illogique qui va me faire perdre ! En fait, je ne l'écoute même plus. À un moment elle cesse de parler et me sourit. Je lui souris en retour, un sourire provocateur, un sourire sûr de moi. Je vais gagner c'est sûr. Et c'est pas la peine d'essayer de me draguer. Elle se remet à parler. J'entends deux fois "Peter" aussi, toujours occupé à gagner ma bataille de regard, j'écoute quand même un peu son blabla.

- … et que Miss Peter me répond. Mais moi, je sais que c'est vous qui êtes présent. Et j'ai besoin d'un bon dossier pour vous aider.

Mon sourire a disparu pour laisser place à une mine à mi-chemin entre l'exaspération et l'agacement. Et la revoilà partie dans ses délires d'aide. Sans quitter ses yeux bleus du regard, je réplique :

- Nan mais c'est bon, c'est pas en me parlant de douche de cerveau et d'éviscération d'esprit que tu vas le gagner ton combat de regard ! Et c'est pas en racontant du blabla incompréhensible et illogique que tu vas m'avoir aussi. Et c'est pas la peine de me menacer de me couper en deux ou d'essayer de vous allonger sur Stella, je ne perdrais pas cette fois-ci !

Je suis déterminé à gagner. Le seul moyen de me faire perdre, c'est de m'arracher les yeux ! Et celui qui arrachera les yeux de mon ange est pas encore né, na ! Donc... Je suis sur de gagner. Héhé. Elle a aucune chance.


Dernière édition par Stella Peter / Monster le Jeu 21 Aoû - 18:15, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous


Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitimeDim 6 Juil - 22:41



Stella Peter / Monster
Déréglement psychologique



Après qu'Harleen eu fini ses instructions entrecoupées des petites remarques impertinentes et incessantes de la part de sa patiente, elle regarda Monster qui la fixait sans lâcher prise, sans sourire comme tout à l'heure, l'air grave. Ce regard insistant ferait presque ciller des yeux la jeune psychiatre, mais elle n'en fit rien. Dans cette salle, dans cet asile, c'était elle qui était la personne supérieure à cette schizophrène. Elle voulait l'aider, mais Monster l'empêchait d'avoir toute discussion appropriée.

Elle lui cria presque que son aide lui était inutile, prétextant qu'elle ne gagnerait pas son "combat de regard". Mais de quoi parlait donc Monster? Harleen ne dit rien durant son petit discours, se terminant par un "je ne perdrais pas cette fois-ci" brutal. Il se croyait donc dans un jeu? Comment lui expliquer qu'il n'en était rien et que son cas était des plus sérieux?

- Je ne vous couperai pas en deux et ne ferait aucun mal à Miss Peter... finit-elle par dire après deux minutes de silence, sans lâcher la patiente du regard.

Apparemment, Monster semblait convaincu de sa bonne santé et de l'amour qu'il éprouvait envers son propre corps; envers Stella. Qui es-tu au juste? se demanda Harleen en plissant les yeux. Elle n'aurait pas sa réponse si elle arrêtait l'entretien maintenant. Mais bon sang, c'était avec Stella qu'elle devait s'entretenir! Pas avec cet être sorti de nulle part. Elle se leva brutalement, se pencha devant le lit à camisole, posa ses mains de chaque côté de la tête de Stella et, le visage proche du sien, cria sans hésitaiton.

- Rendors-toi et laisse-moi parler à Stella! Je n'arriverai à rien sinon, comment vous sortir tous les deux de cet asile si tu ne donnes pas du tien, Monster?

Elle avait bien appuyé sur ce prénom à la fin de sa phrase. Il devait se rendre compte que la psychiatre concevait tout à fait sa présence, mais qu'il était maintenant temps qu'elle parle à la véritable propriétaire de ce corps. Allait-il coopérer?
Codage : MlleAlys.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) Empty
MessageSujet: Re: Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)   Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster) I_icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 
Déréglement psychologique (PV Stella Peter / Monster)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: