Batman Legacy


 
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 Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]

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MessageSujet: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Ven 28 Mar - 15:05

Gotham, la ville la plus pourrie par le crime et la corruption que les Etats-Unis ait jamais porté. Avant même que je ne m’engage dans l’armée, mon père m’en parlait déjà comme un endroit abandonné par la loi. Une cité à l’abandon, ou la loi du plus fort ou encore celle du plus riche, prévaut sur toutes les autres. J’y avais déjà travaillé par le passé, Gotham est une ville qui nourrit beaucoup de rancunes. Se faire un nom dans cette ville c’est un peu assurer sa célébrité dans le monde. Puis le travail m’en a éloigné, Gotham pouvait régler ses problèmes seules. Enfin jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à la venue du Batman. Cette ville gangrénée par la maladie qu’est le crime venait de produire un anticorps plus efficace que le GCPD. Le taux de criminalité n’avait pas singulièrement baissé, un homme seul ne pouvait réussir l’exploit de soigner cette ville. Cependant il l’avait changé.
 
Les petits criminels n’osant plus sortir la nuit faire leurs petites affaires, ils c’étaient rangés sous l’ombre des plus grands. Si bien que le la grande famille du crime à Gotham pouvait se résumer à une poignée de noms, des noms que l’on chuchote de peur de s’attirer leur attention. Si bien qu’aujourd’hui les puissants de Gotham c’étaient remis à payer, à payer cher pour régler leur comptes. Discrétion et efficacité. Le travail se devait d’être fait mais s’il l’on pouvait éviter de mettre Batman sur l’affaire c’était toujours mieux. Et bien que je garde mon œil ouvert sur la chauve-souris, ce soir c’était une nouvelle célébrité en ville qui avait mon attention. Catwoman, jeune voleuse visiblement aussi douée qu’agréable à regarder. Le contrat ne donnait pas de raison, en même temps ça n’est pas comme si j’en avais véritablement besoin. Il me fallait juste une brève liste de ses compétences, son mode opératoire et une manière de l’attirer dans un piège. Tout cela m’avait été fourni, visiblement elle nourrit une obsession pour tout ce qui est chat. On ne peut pas dire que tout ceci était bien surprenant. Le seul point noir du contrat stipulait que je devais la livrer vivante. Voilà qui risquait de compliquer légèrement la chose.
 
Les œuvres d’art sur les félins ne courent pas les rues, mais quelques faux placé dans un appartement loué par mes soins feraient l’affaire. L’appartement se situait en hauteur, et pour se sauver par une fenêtre il fallait y réfléchir par deux fois. Puis je fis courir la rumeur dans différents quartiers de la ville qu'un collectionneur d'art c'était réfugié dans Gotham pour vendre des artefacts d'origine d’égyptienne .Cela pouvait paraitre grossier au premier regard, mais bien généralement les pièges simplistes réussissent plus que les trop compliqués. Et puis, si elle ne vient pas à moi, j’aurai tout le loisir de venir la chercher chez elle. Son identité n’est pas le secret le mieux gardé qui soit. C’était déjà ma troisième nuit à surveiller cet appartement depuis l’immeuble d’en face, avec pour seul compagnie un fusil équipée d’une lunette thermique. Puis elle finit par montrer le bout de ses oreilles pointues. Elle semble s’être déjà approprié les lieux, serait-elle déjà venue ? Je la regarde se déplacer avec la légèreté d’une ombre, on ne peut pas dire qu’elle s’embarrasse de ce qui se trouve autour d’elle véritablement. Elle est venue chercher le chat, cette statuette contrefaçon plutôt bien réussite d’un model égyptien. J’arme le fusil avec le harpon lui-même relié à une corde. Le boucan risquait d’attirer l’attention, mais l’on se trouve à Gotham les gens ont l’habitude d’assister à des règlements de comptes avec un peu de chance le GCPD ne s’en mêlerait peut être pas ou tout du moins pas a temps.
 
Je la laisse encore farfouiller un petit peu, et tire sur le mur juste au-dessus de la baie vitrée. La suite n’est plus ni moins que l’irruption fracassante en tyrolienne d’un tueur professionnel dans un appartement, qui lui-même n’est rien d’autre qu’une immense cage dans laquelle vient de pénétrer un chat. Je dois au moins lui laissé que j’attendais d’elle une réaction bien plus vive. Enfin, j’avais toute la nuit pour lui montrer qui j’étais et à quel point il fallait me craindre. Me craindre moi, et les deux matraques électriques que j’avais sélectionnées pour l’occasion.
 
-On peut encore éviter d’avoir recourt à la violence. Le contrat stipule que tu dois être livrée vivante, il n’est nullement fait mention des blessures ni même des membres manquants.
 
Je ne me présente pas. L’inconnu peut parfois être plus effrayant encore que la connaissance d’un grand danger. Et puis dans un cas comme dans l’autre elle finira bien par l’apprendre.
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Mar 6 Mai - 21:57

Rien de personnel
Selina Kyle/Catwoman - Slade Wilson/Deathstroke
C'était censé être un coup facile... Un petit casse discret, dans un appartement laissé à l'abandon. Rien de très folichon, la routine même. Mais Selina aurait dû s'en douter... Après tout, rien ne marche jamais comme sur des roulettes à Gotham City. Et ce soir, la situation était au plus mal. La vie de Selina était en danger.

Quelques jours auparavant

Ses dernières semaines, la vie de Selina avait radicalement changée. La voleuse de bas étage qu’elle était et qu’elle avait toujours été n’était à présent plus. Le nom de Catwoman était désormais sur toutes les lèvres de Gotham City. Enchainant vols sur vols, Selina était désormais la cible numéro une à abattre. Selina savait que le costume de Catwoman lui avait apporté de nombreux ennemis mais il lui avait apporté quelque chose de plus important à ses yeux : elle menait la vie dont elle avait toujours rêvée et qu’elle avait tant promis à Holly. Selina savait au fond que plus longtemps cette mascarade durerait, plus les risques allaient être grands pour elle et son entourage, mais tant qu’elle le pourrait, Selina n’abandonnerait pour rien au monde cette vie si existante et si rebondissante.


Selina avait cette habitude de flâner dans les rues mal fréquenté de l’Est End, cette envie de sentir le vent glacial parcourir ses cheveux noirs geais. L'East End était un quartier peu accueillant, surtout pour les jeunes femmes aux formes chaleureuses, Selina ne le savait que très bien, elle en avait fait l'expérience à ses dépens. Malgré l’extrême criminalité qui régnait au sein de ce quartier, elle n’avait pas pour autant la moindre peur. Après tout, c’était son quartier. Et en tant que Catwoman, elle tentait comme elle pouvait de rendre ce quartier un peu plus accueillant, mais elle n’était pas Bruce. Elle ne pouvait pas lutter indéfiniment contre les gangs qui venaient régulièrement s’installer dans l’East End mais elle veillerait à ce que ces derniers laissent les gens innocents en paix.

Ce soir-là, et comme plusieurs soirs par semaines, Selina fit un détour de son chemin habituel pour aller voir ses amies prostituées de longue date. Il s’agissait pour elle de s’assurer qu’elles étaient en sécurité et que tout allait au mieux pour elles. Elle savait à quel point la vie de prostituée amenait son lot de problèmes : une dette envers un proxénète, des problèmes d’addiction en tout genre, des envies suicidaires… Lorsqu’elle le pouvait, Selina offrait de l’argent de ses butins précédents afin de rendre leurs vies un peu meilleures. En échange, les filles lui fournissaient diverses informations qu’elles trouvaient dans la rue : l’arrivée de nouveaux diamants au musée de Gotham, les lieux des pièces les plus rares et chères, la date et le lieu de gala de charité de riches hommes d’affaires. De précieuses informations dont rêveraient tous les criminels de Gotham.
Et coup de chance, les filles avaient obtenues de nouveaux renseignements qui mèneraient Catwoman à commettre un nouveau vol. Un collectionneur d’art aurait récemment déposé ses valises à Gotham, en amenant bien sûr sa collection personnelle. Selon la rumeur circulant dans les rues de la ville, il aurait loué un appartement dans New Gotham afin d’y exposer ses pièces les plus folles. L’appartement serait pourvu des systèmes de sécurité les plus banals. Pas de caméra de surveillance, pas de gardiens pour protéger les lieux. Seulement un système d’alarme avertissant le GCPD en cas d’infraction. Quel homme naïf. Il ignorait sans doute tout de l’endroit où il venait de poser les pieds.

Une si belle nuit ne pouvait s'achever qu'en s'introduisant illégalement dans un appartement pour y dérober quelques objets. Il fallait à présent localiser précisément l’appartement mais la tâche ne serait pas simple.


Nouveau Gotham

Avec un peu de liquide et de persuasion, les langues se déliaient rapidement à Gotham City. Rien ne restait secret bien longtemps. L’appartement en question se situait dans les étages de l’immeuble au croisement de la 6ème et la 9ème rue. Un immeuble aux abords sans prétention, abritant des appartements plus grands les uns que les autres. New Gotham était sans doute l’un des plus beaux quartiers de Gotham. Chaque appartement de cet arrondissement était sans doute la source de nombreuses richesses mais ce soir, seulement un appartement intéressait la femme-chat.

De toit en toit, Selina se rapprochait à grand pas de sa destinée. Elle n’imaginait pas qu’à la seconde où elle arriverait sur les lieux, elle déclencherait un piège se refermant droit sur elle. Arrivée sur les lieux, il ne fallut qu’un seul coup d’œil à Selina pour repérer l’appartement qu’elle recherchait, le seul qui semblait inoccupé depuis plusieurs années. En un coup de fouet, Selina se hissa sur le balcon noircit par le temps. Sans attendre plus longtemps, elle leva légèrement sa main au niveau de son visage et sortit ses longues griffes aiguisées. Elle tendit la main droite vers la vitre et enfonça ses griffes pour y dessiner un énorme cercle. En quelques secondes, Selina s’introduisit dans les lieux.

Les rumeurs semblaient avoir été amplifiées. Il s’agissait d’un banal appartement où seulement quelques objets trainaient par-ci, par-là. Au fond de la pièce principale, un sphinx tout d’or composé ornait sur un piédestal. Selina abaissa les lunettes infrarouges avant d’avancer dans la pièce, par mesure de précaution. Si les rumeurs étaient fausses, cela pourrait lui couter sa carrière de criminelle. Il n’y avait rien, absolument rien d’autres que les objets et ce magnifique sphinx. Quelques salto arrières et la voilà devant l’artéfact égyptien. De la même manière qu’elle s’était introduite dans l’appartement, Selina traça un cercle parfaitement ovale et y introduisit sa main. Le sphinx était désormais le sien mais quelque chose semblait étrange. Elle avait l’habitude de voler des objets entièrement composé d’or mais celui-ci semblait plus léger. Etrangement léger.


Un grand fracas survint dans la pièce. Selina, en un sursaut fit tomber le sphinx sur le sol qui s’éclata en morceau et se retourna. En quelques secondes, Catwoman fit rejoins par un homme en armure. Elle n’avait pas la moindre d’idées de l’identité de l’homme qui se trouvait en face d’elle mais elle pouvait sentir l’animosité qu’il avait pour elle. Tout cela ne présageait rien de bon.

- On peut encore éviter d’avoir recourt à la violence. Le contrat stipule que tu dois être livrée vivante, il n’est nullement fait mention des blessures ni même des membres manquants.

Et si tout cela n’était qu’un piège.

- Il faudra être plus rapide que le chat, mon mignon.

Sans attendre la réaction de l’inconnu, Selina sortit ses longues griffes ainsi que son fouet. Même si elle savait que tout cela n’aurait aucun effet sur cette terrible armure, elle tenterait par tous les moyens de s’enfuir, avant qu’il ne soit trop tard…
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Jeu 8 Mai - 0:13

La première impression est toujours la plus important dans une confrontation. Si l’effet de surprise est présent, alors pendant un court instant il est possible d’avoir un véritable aperçu de la personne en face de soi. Et elle avait sursauté, même si elle c’était retournée avec une vitesse calculée, elle avait dans un premier temps sursauté. Ca n'était pas forcément suffisant pour dresser un portrait entier de sa personne. Mais il était possible de la surprendre, peut être même de l'effrayer. Sa tenue était comment on me l’avait décrit, plutôt sobre et fine. Pas de protection, à aucun endroit. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle avait une silhouette qui flatte l’œil. Je ne doute d’ailleurs pas un seul instant que c’est l’un des buts premiers de cette tenue. Elle avait dû en faire tomber plus d’un entre ses griffes, jeunes ou moins jeunes, la regarder bouger avait quelque chose d’envoutant. Elle n’avait fait que se retourner et pourtant j’avais eu l’impression que tout son corps c’était mis en mouvement pour ça. Elle avait pivoté avec une étrange aisance, une légèreté que peu de personne possède. Et pourtant j’avais plutôt bien roulé ma bosse.
 
Je la regarde sortir ses griffes ainsi que son fouet. Bien entendu, tout ceci était d’un dérisoire terrible mais je m'en amuse. Je ne doutais pas que ces dernières soient très affutées, bien assez pour lacérer des vêtements et la peau en dessous. Mais elle pourrait passer la nuit entière à lui lacérer l’armure qu’au petit matin elle n’aurait toujours pas la moindre idée de la couleur de ma peau. Quant au fouet de la même manière c’est une arme qui ne trouve son utilité que quand la force de l’utilisateur peut être mesurée avec celle de l’agressé. Sinon, c’est l’utilisateur qui se retrouve en danger. Elle semble détendue, peut-être un peu trop. J’aurai tout le temps pour observer si tout ceci n’était qu’un bluff ou pas. Ca n’était peut-être pas non plus la première fois qu’elle se faisait prendre. J’allais devoir lui démontrer que j’étais loin d’être le balourd habituel, le porte-flingue bon marché. Elle me provoque, bien entendu elle ne peut pas voir mon sourire sous mon casque. J’en étais presque désolé, désolé de devoir peut être plaqué quelques bleus sur ce magnifique corps. C’était peut-être l’avantage d’être devenu un vieux loup, on apprécie toujours autant de regarder les belles choses mais on a plus de facilité à s’en détacher aussi. Je fais craquer mon cou une fois à droite, deux fois à gauche.
 
-Personne n’ira dire que je suis celui qui ait voulu faire les choses ainsi.
 
Je termine ma phrase en frappant du pied la table basse qui me sépare d’elle, ses pieds éclatent alors que le reste est projeté en l’air. Puis d’un autre coup de pied je la projette sur elle, la table est en bois et j’ai visé le ventre. Je commence tendre, tentant de régler la chose comme le ferait un humain, un humain avec ces capacités d’humain. Et là encore elle me surprend, elle esquive la table, ce n’est pas véritablement ça qui me surprend ça n’était pas le coup du siècle. Non ce qui m’étonne le plus c’est encore le mouvement. Sauter ainsi sans réel élan. Elle avait maintenant piqué ma curiosité, quelque chose que je ne souhaite réellement pas à quelqu’un. Et puisque visiblement les choses se présentaient plus intéressantes que prévu je pris enfin la décision de venir la saluer en personne pour une petite danse.
 
Dans un premier temps des coups plutôt rapides et serrés tels que les aurait donnés un boxeur. Je n’y mets pas particulièrement de cœur, juste un semblant de vitesse. Mais par contre beaucoup de force. Tout ce qui se trouve en dessous est brisé, et il en est de même pour le mur. Et pourtant, malgré la pression des os cassé, malgré l’inutilité de ses coups de griffes, elle esquivait avec une aisance déconcertante.  Dans un style déconcertant, je n’avais jamais vu quelqu’un bouger ainsi. Une technique forgée à l’instinct. Catwoman, je comprenais maintenant pourquoi. Et pour la mettre à l’épreuve je décidais de progressivement faire monter ma vitesse, et ma technique.
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Sam 10 Mai - 0:14

Rien de personnel
Selina Kyle/Catwoman - Slade Wilson/Deathstroke
De sa démarche féline et féminine, Selina s’avança légèrement en direction de son adversaire. Le fouet à la main, la femme-chat dégageait une impression dédaigneuse et sure d’elle. Son cœur battait la chamade. Si les sens de chats pouvait lui parler, ils lui diraient quel était en danger et que ces jours étaient sans doute compté. Au fond d’elle, Selina savait qu’elle ne sortirait pas sans une blessure de ce combat qui s’annonçait éreintant. Son adversaire, bien qu’encore inconnu à ses yeux, était l’archétype parfait de l’assassin sans pitié. Une forme physique indéniable, une armure qui ne lui laisserait aucune chance, certainement un fin stratège. Le titane et le carbone allaient être une barrière des plus redoutables pour la femme-chat. Elle savait par avance que ces griffes ne pourraient résister à une telle armure. De peur d’y laisser sa main, elle s’abstiendrait de les utiliser mais ne pouvait s’empêcher de les sortir. Avec ses griffes aiguisées telles le plus tranchant des couteaux, Selina se sentait un peu plus rassurée. Mais cela ne serait que de courte durée.

Sa respiration ralentit. Son corps semblait comme transcendé par l’adrénaline et la peur. L’homme entièrement vêtu de noir et jaune lui faisait réellement peur. Il n’était pas Batman, il était sans doute bien pire. Bien pire que tout ce qu’elle avait connu dans sa courte carrière de criminelle. Même si elle avait échappé à de nombreuses prises aux mains d’autres vilains, elle n’échapperait pas aux mains de cet homme. En une fraction de seconde, elle jeta un œil au reste de la pièce. Elle devrait se montrer ingénieuse si elle voulait ressortir par cette fenêtre, désormais fracassée. Ses yeux se posèrent rapidement sur l’homme. Une épée, de nombreuses munitions autour de ses bras, des armes. Il était évident que quelqu’un l’avait engagée pour se débarrasser d’elle. Balançant les hanches de droite à gauche, Selina s’arrêta à une bonne distance de son adversaire mais elle était assez proche pour l’entendre craquer trois fois son cou.

- Personne n’ira dire que je suis celui qui ait voulu faire les choses ainsi.

- Toute cette mise en scène pour moi, je suis flattée. Mais ai-je vraiment d’autres choix que celui-ci ? Je ne compte pas mourir sans me battre.

Même si l’inconnu ne pouvait pas vraiment s’en rendre compte, Selina savait que sa voix tremblait. Elle était tendue, mais qui ne le serait pas ? La situation était désormais claire, elle se battrait jusqu’au bout pour sa liberté et pour sa vie.

La table basse qui les séparait vola en coup éclat lorsque l’inconnu la fracassa à l’aide de son pied. Sans doute rien de plus qu’une démonstration machiste de sa force, mais elle devait admettre qu’il avait une puissante force dans les jambes. Les pieds de la table traversent la pièce tandis que le reste de table fonce droit sur Selina. Son sixième sens s’active et avant que la table ne lui traverse le ventre, elle s’élance dans les airs en un alto arrière. Les chats retombent toujours sur leurs pattes.

La femme-chat se redressa après cette attaque, dévisageant l’homme mystérieux. Peu à peu, la colère prenait le dessus sur la peur. Selina eut à peine le temps de digérer la table volante que l’homme fonçait droit sur elle. Plus aucun obstacle ne les séparait. Quelques petits coups de poings tel un boxeur que Selina parvint à esquiver sans aucuns problèmes. La formation de Ted Grant portait ses fruits. Combien de fois Selina s’était pris un crochet du gauche avant d’anticiper les mouvements de son adversaire ? Elle s’était retrouvée le visage si souvent ensanglantée que cela était devenu une habitude pour elle. Les poings du mercenaire fendaient les airs, Selina pouvait les entendre siffler à quelques millimètres de ses oreilles. Même si l’homme était rapide, Selina le serait le plus encore, elle le devait.

Selina reculait à chaque coup de poings esquivés, si bien que l’homme heurta un mur et y laissa un profond trou. Coincée entre un mur qui menaçait de s’effondrer et un homme armé jusqu’aux dents, Selina tenta le tout pour le tout en réalisant une roulade sur le côté. Libérée de l’emprise du mercenaire et désormais dans son dos, elle fit claqué son fouet dans les airs et l’enroula autour du bras gauche de l’inconnu. Entre ses mains, le fouet semblait se retourner contre elle. L’arme qu’elle avait toujours utilisée jusqu’à présent, l’arme qu’elle maitrisait à la perfection était devenue la cause de sa défaillance. L’homme avait saisi le fouet enroulé autour de sa main pour attirer Selina près de lui. En un grand geste, elle se retrouvait à ses pieds.
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Dim 11 Mai - 15:53

Rapide, mais si ça n’était que ça. Elle ne faisait pas que bouger rapidement, elle ne semblait pas réellement réfléchir à ce qu’elle faisait. Ses choix d’esquive lui venaient, comme ça, son intuition était incroyable. Je ne pouvais pas réellement annoncer si j’avais commencé à compter sur mes pouvoirs ou pas, mais une chose est sure elle était une femme d’instinct. Et maintenant je comprenais comment elle avait réussi à tenir aussi longtemps. Ça, et le fait qu’elle avait dû recevoir l’entrainement de quelqu’un de très doué. Quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, la boxe est un art plutôt complexe. Mais visiblement elle n’avait pas de grosses difficultés à esquiver mes coups. Quant à son visage, oh bien entendu elle ne pouvait pas se douter de l’expression qui animait ses traits. Mais moi oui. Ses yeux n’étaient plus que deux points allant et venant ne regardant quasiment jamais mes poings, mais mes épaules, j’en étais sur maintenant elle avait été entrainé par quelqu’un qu’y avait plutôt bien roulé sa bosse dans le milieu. Elle ne se préoccupait même plus des dégâts que je pouvais faire, son visage semblait être celui de la concentration personnifié. Elle n’en était que plus belle encore à mes yeux, un constant qui ne devait pas dépasser le stade de l’objectivité.

Je la regarde rouler pour quitter son coin et se retrouver derrière moi, espère-t-elle seulement que mon dos soit plus découvert que mon ventre ? Elle allait avoir une amère surprise. Peut être tout aussi amère que le mienne fut douce. Son fouet fend l’air en un claquement sonore alors que je regarde ce dernier s’enrouler autour de mon bras. Elle tire un coup sec, mais rien ne vient. Pour tout dire je sens à peine la traction qu’elle exerce sur mon bras. Elle allait vite se douter que son fouet venait de se retourner contre elle, aussi c’est à cet instant que je me décide de lui montrer l’étendue de ma propre vitesse. Avant qu’elle ne lâche j’attrape le fouet à peine main et tire dessus d’un mouvement aussi sec que brutal, l’expression de surprise qui passe sur son visage est flatteuse. Elle traverse une bonne partie de la pièce en volant, le reste du chemin en glissant par terre, jusqu’à moi. Je la remets debout d’un mouvement fluide et sans effort, en l’attrapant par le cou.
 
-Mourir ? Qui a parlé de mourir…
 
Ses pieds ne touchent plus le sol, main est comme un étau. J’essaie autant que faire se peu de frapper son visage. Je n’étais peut être pas le plus clément des hommes, mais j’avais quand même un certain respect pour les belles choses. Hors un visage brisé le reste à jamais. Je la regarde griffer les protections de mon bras, et quand sa main se met à chercher le chemin de mon casque je la lâche et lui fait traverser le mur déjà bien abimé qui nous sépare de la cuisine, d’un coup de pied en plein milieu du ventre. Je m’engouffre ensuite dans le trou, elle peine à récupérer ses esprits et comme je la comprends. J’avais peut être triplé ma vitesse sans crier garde, et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, j’étais à nouveau sur elle. Nous avions assez joué tous les deux, mais il n’est bonne compagnie qui ne se quitte. Et je n’avais jamais été de ceux qui font durer la chose pour le plaisir.
 
-Tu t’es bien battue, généralement on ne m’oppose pas autant de résistance. Mais il me fait quand même faire ce pour quoi je t’ai attiré ici.
 
J’aime reconnaitre cela à ceux qui m’ont résisté de toutes leurs forces cela fait rarement une quelconque différence. Disparaitre ainsi, en ayant combattu jusqu’au bout n’est-ce pas la meilleure manière de quitter ce monde ? Garder ses forces pour tenter une dernière fois de terrasser son adversaire plutôt qu’a les gaspiller à fuir, économiser sa salive pour la cracher à la figure de son ravisseur plutôt que la gaspiller à le supplier. Je l’enjambe, un mouchoir imbibé de chloroforme dans les mains, elle se débat comme une véritable diablesse. Sa souplesse n’arrange pas les choses, et quand son pied s’écrase lourdement contre mon casque je remercie dieu de m’avoir fait penser à renforcer les protections mon cou, ma vie aurait pu s’arrêter là. Ce dernier coup je l’accepte assez mal, je n’ai jamais véritablement apprécié que l’on pose ses pieds sur mon visage. Aussi j’oublie un très court instant la beauté de son visage, elle essuie un revers de ma main. J’espère que sa mâchoire est solide, au mieux sa joue allait gonfler un jour ou deux, au pire elle cracherait quelque dents. Dans tous les cas elle est calmée.  Mais mains ont ce genre de pouvoir sur les gens. J’applique avec force, mais sans violence le mouchoir sur son visage. Elle s’endort. Il me faut vite quitter l’appartement, j'ai choisi ce batiment parce qu’il très calme avec une population plutôt âgée le genre qui dort à poings fermées ou qui est trop sourde pour se préoccuper des petits bruits aux alentours. Pour être bien sûr de ne croiser personne je prends les escaliers de secours, elle sur mes épaules. Je l’attache à l’arrière, les yeux et la bouche bandés. Quant à moi je retire le plus gros de l’armure histoire de ne pas attirer l’attention pendant ma conduite. L’échange devait avoir lieu dans un parking souterrain pas loin d’ici, mais cette ville était capable de tout et je hais les surprises.
 
J’arrive un quart d’heure en avance, histoire de pouvoir me rééquiper, elle recommence à bouger j’espère qu’ils ne seront pas en retard. S’il y a bien quelque chose que j’aime encore moins que les surprises ce sont les gens qui ne respectent pas les plans. Le quart d’heure de politesse n’est pas quelque chose qui doit être appliqué à ce genre de rendez-vous. Et hormis les retards, et les surprises il y a aussi autre chose que je déteste. Ce sont les amateurs. Les voitures qu’ils amenèrent étaient à mon gout bien trop visibles. Quand à celui qui tenait la valise, il avait la tête d’un jeune con. Tout l’orgueil du monde sur le visage, et son sourire me donnait déjà envie de lui faire passer à coup de poings dans la figure. Il était venu avec bien trop d’hommes de main pour un simple échange, oh bien entendu j’avais l’habitude c’était le privilège d’être le numéro un. Les gens ont souvent tendance à vouloir en faire bien trop, par peur, ou par envie d’impressionner. Dans tous les cas ça ne fonctionne que très rarement. J’avais choisi l’endroit, les parkings souterrains offrent une belle protection en cas de combat armés, même des armes lourdes. En parlant d’arme, j’avais récupérer toutes les miennes puisque la force létale avait été mise de côté contre le chat.
 
-Deathstroke ! Je suppose que tu as honoré ta part du contrat.
 
Je ne réponds pas, je ne serai pas ici à devoir supporter cet idiot si ça n’était pas le cas. Son attitude nonchalante commence à m’énerver au plus haut point. Pense-t-il véritablement qu’avec son petit numéro de cirque grossier il va m’empêcher de voir les hommes qui encerclent la voiture. Une dizaine d’hommes, je me sentais presque insulté. Mais je laisse faire, je n’entame jamais les hostilités. Avec un peu de chance il se rendra compte de lui-même qu’il aurait pu en amener deux fois plus.
 
-Déposez la mallette à terre, et faites la glisser jusqu’à moi. Après vérification j’ouvrirai la voiture pour vous livrer la fille.
 
Il se met à rire, et il me traverse instantanément plus d’une dizaine de manière toutes plus douloureuses les unes que les autres de le faire taire. Rare sont celles où il reste en vie d’ailleurs.
 
-A ces assassins, toujours à vouloir tout contrôler, tout négocier. Mais devine quoi monsieur le numéro un, ici tu n’es pas en mesure de négocier.
 
Se fait ensuite entendre le bruit d’une dizaine de fusil mitrailleur. Je suis encore surpris que des idiots tentent encore de se la jouer avec moi de cette manière-là. Gotham est une ville plus orgueilleuse que ce que je l’imaginais. J’aurai pu répondre, faire de l’esprit. Mais finalement je n’avais pas les ressources en patience nécessaire pour ça. Non à l’inverse je me concentre et pousse mes sens jusqu’à leurs extrêmes limites. Les respirations deviennent assourdissantes, les eaux de toilettes font souffrir mon nez. Mais plus intéressant encore tout semble ralentir autour de moi. Tout va très vite, les quatre autour de mon ex employeur sont les premiers à tomber une balle dans la tête pour les quatre. Les balles commencent à pleuvoir, je n’ai pas peur pour Catwoman, la voiture est blindée plus qu’il n’en faut. Quant à moi, j’ai ce qu’il faut sur moi pour tenir le temps de me glisser sous cette dernière. De là je détruis littéralement les chevilles des adversaires restant pendant que ces derniers gaspillent leurs munitions à tirer sur la voiture. Comme rester debout sans ses chevilles et tout bonnement impossible, je n’ai plus qu’à redistribuer une volée de plomb cette fois si dans les têtes pour enfin pouvoir ressortir de la voiture. Le sourire de cet idiot que j’avais épargné avait disparu, pour mon plus grand plaisir, maintenant il tremblait accroché à sa valise comme à sa vie. Valise que je lui arrache sans ménagement, il me l’offre avec un couinement des plus pathétiques. A son poids j’en déduis qu’elle est vide.
 
-Mo…Mon père est très très ri riche, il vous donnera tout ce que vo…
 
Il ne termine pas sa phrase mon poing s’écrase douloureusement contre la jonction de sa mâchoire et celle de son crâne. Cette dernière se disloque sur le coup sans opposer la moindre résistance. Je n’ai plus envie de l’entendre parler, qu’il sanglote s’il le veut, mais je ne veux plus entendre sa voix.
 
-Tu m’as pris pour un idiot…Est-ce que ton père peut me rendre ce que tu as voulu me prendre ce soir ? Non…Je ne crois pas. Mais toi tu peux. Tu peux faire passer un message.
 
Il me fait oui de la tête, toujours en pleurant a chaude larme, se tenant la mâchoire comme si cette dernière allait tomber au sol sans un soutient. Je sors mon épée doucement de son fourreau il se met à pousser des petits cris inarticulés, puis un hurlement quand cette dernière lui transperce l’épaule.
 
-Personne…Ne double Deathstroke. Personne.
 
Je ponctue le dernier Deathstroke en retournant l’épée dans son épaule pour la disloquer elle aussi. La retire puis j’envoie cet idiot au pays des rêves d’un coup de pied de l’autre côté de son crâne. Tout ceci ne fut au final qu’une perte de temps. J’avais peine à garder mon calme, mais il me fallait encore la libérer elle, elle devait être pleinement réveillée maintenant. Je range mes armes, toutes mes armes, et ouvre la portière pour la faire sortir de la.
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Mer 14 Mai - 0:15

Rien de personnel
Selina Kyle/Catwoman - Slade Wilson/Deathstroke
Pour bien de ses ennemis, le fouet, dont arborait fièrement Selina à la taille, n’était qu’un simple accessoire futile. Bien sûr, face à une arme, Selina ne faisait pas le poids mais en un claquement de fouets, son ennemi pouvait être désarmé, se retrouvant nez à nez avec la colère de la femme-chat. Et quand bien même sa cible restait accrochée à son arme, elle ne rivalisait jamais avec la rapidité du chat.
Si l’on savait correctement utilisé un objet, il pouvait devenir une arme mortelle et Selina maitrisait à merveille son fouet tout de cuir composé. Les principes de Selina l’empêchaient cependant de tuer, même la pire des ordures. Dans n’importe quelle situation, elle choisirait la manière la plus pacifique qu’elle puisse pour obtenir l’avantage. Et si la manière la plus douce qu’il soit revient à laisser son ennemi à demi-mort, elle le ferait sans remords.

Cette fois-ci et sans doute s’agirait-il de la dernière fois, son fouet l’avait trahi. Ne connaissant pas l’homme qui se tenait face à face, Selina avait sous-estimé sa force et l’étendue de ses capacités. Il faisait preuve d’une extrême rapidité, c’était indéniable, mais sur ce point, il ne faisait pas le poids face aux sens de chat de Selina. Il était néanmoins différent des criminels qui fréquentaient les murs de Gotham. Jamais encore, elle n’avait eu à faire face à une telle force, sauf peut-être la chauve-souris et Selina s’était faite un bon nombre d’ennemis ces derniers mois. Chaque délinquant de Gotham avait ses propres faiblesses mais lui semblait comme infaillible, inhumain. Il n’avait aucune faille, aucune dont Selina pouvait retourner contre lui.

La chute aux pieds de l’inconnu fut très brutale. Malgré la combinaison en latex, ses genoux étaient en feux. Le frottement lui causait d’horribles douleurs qui lui remontaient dans les cuisses. Selina prenait sur elle pour faire abstraction de cette douleur. Après tout, elle avait connu d’autres coups, tous les plus violents et les plus douloureux les uns que les autres et ses cicatrices pouvaient en être la preuve. Cette vie de criminelle avait son lot d’inconvénients.
Au sol et affaiblit de ce choc brutal, Selina n’eut pas le temps de retomber sur ses jambes qu’une main froide et métallique entoura sa gorge.

- Mourir ? Qui a parlé de mourir…

Ses pieds quittèrent dangereusement le sol. La main de l’inconnu se refermait un peu plus sur son cou, la privant assez d’oxygène pour paralyser ses mouvements. Ses yeux s’écarquillèrent, Selina n’écoutait plus son adversaire, sa voix était comme brouillée. Elle tentait par tous les moyens de respirer autant qu’elle le pouvait. Alors qu’elle sentait ses poumons se vider petit à petit, l’inconnu lui donna un premier coup dans le visage. Son second puis une dizaine d’autres coups, le sang ruisselait sur son doux visage. La douleur était si vive qu’elle avait cette impression que tous ses os venaient de se briser sous son dernier coup.

Malgré cette souffrance qui lui montait à la tête, elle tendit les bras instinctivement devant elle, griffes tendues. Elle essaya de blesser et d’entailler tout ce qui se trouvait à sa disposition mais l’armure était un véritable frein. Le visage ! Selina tenta de viser l’unique trou par laquelle son adversaire pouvait encore voir mais bien avant même qu’elle n’eut le temps d’atteindre son objectif, à bout de souffle, la main relâcha son cou. Elle pouvait enfin respirer à pleins poumons. Selina prit une longue bouffée d’air et fut projeter d’un coup de pied dans le ventre à travers le mur fragilisé.

Au milieu des placards vides de la cuisine, Selina semblait encore sous le choc du coup de pied. La respiration halètement et saccadée, elle tentait de reprendre ses esprits, tant bien que mal. Un gout de sang dans la bouche, la femme-chat essaya en vain de se relever. Selina voulait sa revanche mais son corps ne lui obéissait plus.

Quelques secondes s’écoulèrent avant que Selina n’entende à nouveau les pieds métalliques de l’homme. Elle pouvait sentir son cœur battre vivement dans ses intestins. Une certaine pression rongeait son corps. Selina était prête à exploser de rage mais les nombreux coups l’avaient considérablement affaiblit et ralentit. Elle n’avait pas le temps de panser ses blessures. Elle ferma les yeux tandis que l’inconnu s’avançait à présent dans la cuisine détruite. Lorsqu’il arriva à sa hauteur, il rouvrit les yeux. Son doux et tendre regard qu’elle avait habituellement avait disparu, ses pupilles étaient dilatés et l’on ne pouvait apercevoir plus qu’un regard sombre et enragé. L’homme tenait un mouchoir à la main, rien qui ne s’annonçait bon pour elle. A l’odeur dont pouvait dégager le tissu, Selina savait qu’il tenterait de l’endormir et d’honorer ce dont pourquoi il était venu.

Avant que l’individu ne se rue sur elle, Selina, boostée par l’adrénaline et ses sens de chat, s’extirpa avec ses dernières forces des placards en une galipette avant. Debout sur ses deux jambes, en position de combat, elle utiliserait et exploiterait ce regain d’énergie jusqu’au bout. Elle ne savait pas ce que la suite du combat lui réservait mais elle ne voulait pas le découvrir. Quelques salto arrières en direction du mur le plus proche, Selina, en un bon, s’appuya sur le mur et lança sa jambe en direction de l’homme. Peu importe où l’impact toucherait l’armure, elle tentait son ultime coup.

Un dernier coup et les pensées de Selina se troublent. Elle est étrangement attirée avec une sombre lumière. La pièce autour d’elle tourne sur elle-même. L’homme en face d’elle devient presque attirant à ses yeux, un homme virile comme elle les aimait. Et puis le noir totale. Inerte, Selina tomba dans un profond sommeil, abandonnant totalement et complètement la partie.

[…]

Le chloroforme commençait à se dissiper. A l’arrière de la voiture où elle était détenue, Selina reprenait doucement ses esprits. La dose avait dû être faible, et fréquentant Ivy, son système immunitaire était au-dessus de la normale. Son corps métabolisait plus rapidement les drogues qu’on pouvait lui injecter, une chance pour elle.
Au travers de la vitre de la voiture, elle pouvait distinguer quelques brides de conversations. Son cerveau ne pouvant réagir plus, elle ne s’inquiétait pas pour la suite des événements. Son esprit flottait, elle se sentait bien à vrai dire. Selina luttait pour se réveiller complètement mais une partie d’elle voulait continuer à dormir sur la banquette arrière. Elle était si bien, les douleurs avaient disparues pendant quelques instants…

Une flopée de balles rebondissant dans la voiture vint réveiller à nouveau la femme-chat. Cette fois-ci, elle était consciente, et bien consciente qu’au dehors se déroulait un règlement de compte dans les règles. Jusqu’à présent, Selina avait réussi à éviter ce genre de choses. Il était évident qu’elle ne jouait pas dans la même catégorie, tout ceci la dépassait. Elle n’était pas habituée à tant de violence, à tant de sang, à tant de cadavres. Tandis que les armes se déchainait au dehors, elle retint sa respiration en attendait son heure.

Puis soudain, tout s’arrêta. Elle était encore en vie, mais à quel prix ? Tout ceci était de sa faute. Tout était remis en question cette nuit. En débutant sa carrière de justicière, elle n’aurait jamais pensé en arriver là. Elle n’aurait jamais pensé causer tout ce mal. Et si c’était l’heure d’arriver tout ça ? D’arriver les vols en costume de chat, d’arriver d’avoir cette vie dangereuse qui menait ses jours en danger.

- Personne…Ne double Deathstroke. Personne.

Deathstroke. Un nom était désormais posé sur cet homme. Avec un nom, Selina pourrait trouver de nombreuses informations sur cet individu. Qui était-il, que faisait-il à Gotham, quel genre de criminel il s’agissait. Selina avait son réseau, elle obtiendrait beaucoup à son sujet, mais elle ne savait plus si elle voulait vraiment s’avoir tout cela.  

Un cri derrière elle et le silence revint. Il semblait qu’il n’y avait plus personne encore en vie. Tous avaient été brillamment neutralisés. Mais qu’allait-il faire désormais de Selina ? Elle ne lui était plus d’aucune utilité à présent. Pleine de ressources, Selina avait une brillante idée. Pourquoi n’y avait-elle pas pensé plus tôt ?
Attendant patiemment le moment où Deathstroke ouvrirait la portière de la voiture, Selina glissa lentement une main dans sa botte droite. Voilà plusieurs semaines qu’Ivy lui avait fournis une poudre des plus intéressantes mais elle lui était totalement sortie de la tête : concocter avec ses plantes fétiches, Pamela lui avait créé une poudre qui permettrait à celui qui l’a respirait d’être temporairement sous le contrôle de la femme-chat. Selina n’était pourtant pas dupe, si la poudrait marchait sur Deathstroke, il ne s’agirait que de quelques minutes. Elle ouvrit la bourse contenant la poudre, en prit quelques paillettes et referma le tout. Il fallait désormais attendre.

Faisant mine d’être assommée par les coups, Selina laissa le temps à son adversaire de s’approcher et d’ouvrir la portière de la voiture. Sentant la brise fraiche de la nuit sur son visage ensanglantée, elle comprit qu’il était venu le moment d’agir. En un alto arrière, Selina enroula ses jambes autour des épaules de Deathstroke. Assise sur ses épaules, dos à son visage, elle se pencha en avant et souffla la poudre verte en direction de l’encoche de son œil. Un second alto arrière et elle libéra l’adversaire de son emprise. Selina espéra de toutes ses forces que la poudre fonctionnerait et lui donnerait une avance afin de s’enfuir.
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   Jeu 15 Mai - 21:13

Je ne me vante pas en disant cela, après tout j’ai été recrée pour ça, mais quoi que puisse faire un homme, je peux le faire dix fois mieux. Je suis dix fois plus rapide qu’aucun homme, dix fois plus fort ou encore endurant. Pire encore je pense dix fois plus vite, ce que certaines personnes peinent à réaliser par réflexe s’approche tout juste de ce que j’appelle allait vite. Sur un champ de bataille je vois les corps se déplacer au ralenti, et bien que je ne sois pas toujours en mesure d’y faire quoi que ce soit il m’arrive même parfois de discerner clairement une balle cheminant vers moi. Crée pour être le soldat parfait, je l’avais encore démontré ce soir. Combien d’homme aurait pu se sortir de ce guêpier sans y laisser des plumes à ma connaissance très peu. Et pourtant j’en connaissais du beau monde. Je ne me souviens plus la dernière fois ou un duel en un contre un m’a posé un souci, j’en suis même réduit à diminuer ma force ne serait-ce qu’a en profiter un peu. Tout ceci peut être paraitre exagéré, ou encore passer  pour de la vantardise. Mais c’est un fait l’armée m’a placé au-dessus du genre humain.
 
Cependant c’est bien une humaine qui m’attend à l’arrière de cette voiture, et malgré ses incroyables réflexes portés par un instinct tout aussi remarquable. Elle n’en reste pas moins humaines, avec ses forces et surtout ses faiblesses. Aurait-elle pu survivre à cette fusillade si nos rôles avaient été inversés ? Non j’en doute. Et c’est pourquoi sur le coup je me sens perdre le contrôle de moi-même, car pendant un très court instant elle me surprend. Je suis surpris, et malgré toutes mes facultés cette surprise me ralenti. Elle me ralenti juste assez pour lui donner le temps d’enchainer, chose qui elle aussi ne m’était plus arrivé depuis des années. Je regarde ses jambes s’enrouler autour de mes épaules, puis de mon casque sans réagir. Et quand je veux tirer pour la tracter dehors, elle est déjà penchée sur moi, soufflant cette poudre sur le seul point faible de mon casque. Jamais je n’avais vu cet orifice comme une faiblesse. Bien trop petit pour être visé de loin, ma vitesse faisait généralement en sorte qu’il ne soit pas possible de l’avoir de prêt. Et au final toujours en accord avec les pouvoirs qui m’avaient été gracieusement par l’armée il avait été avéré qu’aucun poison ne pouvait me tuer.
 
Je recule les mains devant mon visage pour dissiper au maximum de nuage de poussière, je suis surpris par l’odeur, quoi qu’elle m’ait lancé au visage cela sent plutôt bon. Je sens le composé entré, je n’ai pas spécialement peur non. Si je peux énoncer qu’un poison ne peut me tuer, c’est bien parce que je les ais quasiment tous plus ou moins reçu. De mon plein grès, ou pas d’ailleurs. Tout au plus je serai malade quelques instants, handicapé quelques instants avec cette horrible et plus si familière que ça sensation d’humanité. D’humanité et de faiblesse. J’ai soudainement envie de la tuer pour cette humiliation, ce piège grossier dans lequel j’étais tombé. Cette insulte. Je suis prêt à lui faire passer à jamais l’envie de jouer avec moi, quand soudain je prends conscience de quelque chose. Je ne suis pas malade, pas le moins du monde, je me sens  même mieux. Je me sens bien, avec elle. Les détails la concernant envahissent mon esprit tel un flot de pensées parasites m’empêchant de suivre le fil de mes « véritables » pensées.  Ses yeux, grands et verts deux émeraudes taillées dans l’espièglerie, les courbes de son corps dessinées probablement par le démon lui-même. Poser l’œil sur elle revient à tenter de regarder le soleil, cependant je ne peux pas détourner le regard. Mon cœur s’est emballé, je sais que tout ceci n’est qu’un effet de cette poudre mais le savoir ne m’aide pas. J’ai envie de l’entendre me parler, qu’elle pose les yeux sur moi. Je ne trouve plus de prétexte pour lui payer son geste. Non pire que ça, tout devient secondaire. A côté d’elle tout devient secondaire. Je range les armes, je sais que tout ceci ne durera pas éternellement, que la colère et la frustration d’avoir été roulé dans la farine reprendrait bientôt le dessus. Et je n’avais pas envie qu’elle soit encore avec moi à cet instant précis, elle ne pourrait malheureusement pas me refaire ce coup là.
 
-Partez…Vite.
 
C’est quasiment une supplication. Je ne veux pas lui faire de mal, mais je sais qu’une fois que j’aurai retrouvé toutes mes facultés cela ne pourra se terminer autrement. Mon corps se bat tel qu’il l’a toujours fait. J’ai l’intime conviction de travailler contre moi-même, mais je ne peux pas résister. Pour combien de temps, une poignées de secondes, de minutes peut être j’ai l’impression qu’a moins d’y être véritablement contraint rien ne pourrait me forcer à lui faire du mal. Ma tête commence à me lancer, signe que mes véritables intentions entre en conflit avec celle que je pense être les miennes.
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MessageSujet: Re: Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]   

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Rien de personnel, c'est juste pour le boulot. [Catwoman]
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