Batman Legacy


 
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 Stella et Monster

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MessageSujet: Stella et Monster   Ven 21 Mar - 18:38



DOSSIER N° : 16-035-810 Peter Stella 633-304-76


Nom : Peter
Prénom : Stella
Alias : Elle n'a pas d'allias mais ses deux personnalités se surnomment mutuellement "Monster" et "Ma puce ne sucre d'orge" (et plein d'autres surnoms mielleux)
Sexe : F
Nationalité : Américaine
Base d'opération: Gotham City

Date de naissance: 07.04.1969
Lieu de naissance: New York
Rhésus: A+

Orientation sexuelle : Stella est hétéro et Monster est pansexuel
Situation familiale: Parents divorcés, un demi-frère, père aveugle
Autre information: Autrefois étudiante en informatique, aujourd'hui sans emploie et vivant dans les égouts.


Génétique du patient
Taille : 1m 67
Poids : 65kg
Description physique du sujet :
- Journal sonore du Professeur Peter Lewis, pour le projet "Hudragon". Mon projet avait pour but de créer un "super humain", un être aux sens surdéveloppés, aux capacités surhumaines et capable de voler. N'ayant pas eu l'autorisation de l'état pour faire des tests sur des embryons humains, j'ai fait des tests sur ma femme enceinte. Bien évidemment elle n'était pas au courant. Je la droguais tous les soirs pour pouvoir faire des injections dans son ventre. Par la suite mon projet a été découvert, mes notes ont été prises par les autorités et j'ai été mis en prison.

- On se demande pourquoi...!

- Hum !... Je vous présente Monster, la seconde personnalité de ma fille, Stella.

- Bonjour, spectateurs inexistant ! Je suis ravi de faire votre connaissance ! Huhuhu...!

- Tss... Enfin bref...

- Ouais !... Enfin bref, tu parles à une machine, mec ! T'es pas normal dans ta tête, vieux !

- Dit-elle... Puis-je avoir le silence ?

- Dit-il. Mmh... Chais pas, je vais réfléchir à la question.

- Merci.

- Mais de rien...!

- Donc, je disais... Euh... Je disais quoi déjà... ?

- Que les policiers ils sont missants ! et ils t'ont confisqué tes notes.

- Ah euh... Oui, merci. Donc, je disais. J'ai perdu mes anciennes notes. Hors j'en aurais actuellement grandement besoin. Contrairement à mes espérances, ma fille n'a pas développé de capacités hors du commun. En revanche sa morphologie a changé. Pendant vingt cinq ans elle est restée on ne peut plus humaine. Elle faisait un mètre soixante pour cinquante cinq kilogrammes.

- Elle a la taille, ma choupinette~! Dommage qu'elle s'habille comme Madame Tout-le-monde...

- … Certes... Ses cheveux étaient blonds cendrés et ses iris marrons clairs, pour ne pas dire ambre foncé. La première modification physique furent la couleur de ses cheveux et de ses iris.

- Ils sont devenus tout dorés ! Trop beeaaauuuu !

- Euh, oui, en effet. La deuxième modification fut la couleur de sa peau ainsi que sa texture. Sa peau est devenue rouge bordeaux. Elle vire au gris foncé, presque noir, lorsque des écailles se forment. Des écailles de varan. En même temps, la forme de sa pupille et ses ongles ont changé. Ses pupilles sont devenues semblables à celle des chats, mais elle garde pourtant une vision humaine. La seule différence avec un œil humaine c'est que, lorsque ses pupilles se contractent, elles deviennent fendues au lieu de juste rétrécir. Ses ongles, eux, sont devenus des serres semblables aux serres des rapaces. Elle ne peut pas les rétracter.

- Mais tu lui as fait quoi pour qu'elle se modifie comme ça ?

- Je... Je lui ai... injecté des fragments d'ADN de varans... de cobra... de faucon...de mouche... et de chat...

- Eh beh.

- Ces animaux combinés donnent des créatures qui rappellent les dragons.

- Ok, cool pour toi.

- … *soupire* Pour finir, ma fille s'est retrouvée dotée d'ailes reptiliennes et d'une queue  pouvant s'entourer autour d'objets. Monster aime bien l'utiliser pour se pendre la tête à l'envers comme une chauve-souris.

- J'essaie de communiquer avec Batman, pffhihihi... !

- Ne faites pas attention à ses commentaires, il dit tout ce qui lui passe par la tête.

- Cacahuète !

- L'état de ma fille ne cesse de se dégrader. En ce moment ses dents tombent les unes après les autres et sont remplacés par des dents de prédateurs. Elle a d'ailleurs des crocs de cobra qui poussent à la place des canines. Selon mes recherches ces canines ne pourront pas produire de poison, elles sont cependant aussi redoutables que des crocs de fauves. De même, la forme de ses pieds change. Ses jambes prennent la forme d'une patte arrière. Des pattes arrières à la peau rouge et aux écailles grises foncés... Des pattes de dragon ? Ou ce qui s'en rapproche en tout cas. Je pense que cette forme est dû à l'hybridation entre les gènes de chats et de reptiles. Ah, et j'allais oublier ses cornes. Des cornes noires sur la tête, sans doute des gènes de varan.

- T'oublies aussi ses cicatrices ! Sur le visage, sur les bras, sur tout le corps ! Des traces de coups de couteaux, des traces de griffures qu'elle s'est faite elle-même que ce soit récemment avec tes serres à la con ou en tentant de se suicider en se coupant les veines !

- Ces détails n'ont aucun intérêt scientifiques.

- Pff !... J'te hais, mec.

- En revanche ce qui a un intérêt c'est ton changement de voix. Selon la personnalité qui domine, Stella a une voix de femme ou une voix... masculine. Monster se décrit d'ailleurs comme étant un homme.

- Je SUIS un homme.

- … Un homme dont la voix monte souvent dans les aiguës. C'est un hystérique... Stella peut aussi feuler et ronronner, ce qui est assez perturb-

*On entend un bruit sourd de choc puis d'un corps qui tombe. Monster vient d'assommer Lexis avec une chaise.*

- Tu m'as mal attaché, "Papa" ! Et t'as oublié le plus important. Stella, mon ange, ma douceur, mon trésor, l'amour de ma vie... Elle est discrète et a le regard soit craintif, soit éteint. Moi en revanche je sais m'imposer et mon regard trahi facilement mes pensées. Et mes pensées sont souvent simples... Je vous hais pour le mal que vous lui faites, je veux que vous mourriez tous dans d'affreuses souffrances !...

Évolution notable du sujet : Hein ? Stella évolue ! * musique * Bravo ! Votre Stella a évolué en Monster !



Profil psychologique
Stella est recroquevillée dans un coin des égouts. Elle est assise, les bras enroulés autour des jambes, la tête dans les genoux, la queue enroulée autours d'elle et les ailes la protégeant des gouttes qui tombent du plafond. Jouant sur son corps, deux rat d'égouts qu'elle a adoptés peu de temps après son "emménagement" dans les égouts. Ça lui permet d'oublier que je suis la seule personne qui lui tient compagnie. Ma douce fleur ne dort pas. Elle se morfond. Vite ! À moi de lui changer les idées !

- Et si on jouait à quelque chose, ma douce ?

Elle ne répond pas, malgré l'entrain de ma voix.

- Bon alors c'est simple. Le jeu va s'appeler "Apprend à te connaître toi-même" ! Qu'en dis-tu ?

Stella reste muette comme une tombe. Bon... À moi de mettre l'ambiance.

- Les règles sont simples : l'un dit les défauts et les qualités et tout de l'autre, et l'autre donne son avis sur la question. Ça permet de mieux se connaître l'un et l'autre ! C'est un super jeu, hein ?

Toujours le silence. Je fais la moue. Un rat lui tombe sur la tête, la faisant tressaillir. Je lève la tête et prend la bestiole entre mes mains. Je lui fais quelques papouilles avant de le laisser partir.

- Faudrait qu'on nomme nos rats, non ?

- … Mmh...

Ah ! Enfin une réaction !

- Alors pour le noir je propose Buster, pour la marron Rasta et pour la bicolore Pandore !

- … 'Ké...

Quelle grande bavarde ! Tss...

- Bon, je commence ! Alors tu es gentille, tu es douce, tu es généreuse, euh... Tu es patiente. C't'une qualité ça. Tu es affectueuse, avec plein de bonne volonté. À tel point que tu veux sauver le monde. Rendre service à la communauté pour te faire aimer de tous !... Mmh...

- … Brutale, égoïste, dépourvue de tact, schizophrène, paresseuse, peureuse, pleurnicharde, lâche...

- Là on fait les qualités, pas les défauts !... Bon, ok, tu n'es pas douce. Mais tu es fragile même si tu veux le cacher. Sinon j'existerais pô.

-

- … Grmh... Et si tu faisais la liste de mes qualités, hein ?

- … T'en as pas...

- Mais si j'en ai ! Cherche un peu !

- … … Non, vraiment... Je vois pas...

- Je suis protecteur, amusant, doux...

- … Violent, impulsif, haineux, sadique, égoïste...

- … Hum !... Plein d'imagination, et-

- Pour torturer les gens...

- R'oh ! Mais !... Je ne fais qu'obéir à tes désirs conscients et inconscients. Lorsque je fais du mal à quelqu'un c'est que tu le veux très fort même si tu t'en rends pas forcément compte ! Je t'aime, moi ! Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre heureuse et te protéger !

- … Tu t'y prends très mal...

… Bon, visiblement c'était pas la meilleure des idées que j'avais eu. Bon, essayons autre chose.

- Bon, on va faire autre chose ! Tu me dis ce que tu aimes et je te dis ce que j'aime. D'accord ? Et pareil pour ce qu'on aime pas ! Allez, toi d'abord et ce que tu aimes !

- … *soupire* Pff... J'aime... Mon frère... Ma mère... L'informatique... … Les bibliothèques...

Silence.

- … Oui... ?

Elle hausse les épaules pour signifier que le reste elle ne sait pas.

- … Boonnn... Alors moi j'aime toi et tout ce que tu aimes !

- … Ah... Et aussi arracher les yeux des gens...

Je ris, légèrement gêné.

- C'est que comme leur regard te dérange bah je leur arrache les yeux pour que leur regard ne te dérange plus, c'est tout...!

… Décidément, elle n'est pas du tout bavarde ma pupuce ! J'aimerais bien mettre sa sur sa timidité, mais... Je crois juste qu'elle ne veut pas parler là. Elle est com-plè-te-ment déprimée ! Et quand elle accepte de l'ouvrir, c'est pour m'envoyer balader ! Snif...

- Et sinon tu aimes pas quoi ? Moi j'aime pas trop les égouts, hihi ! Surtout depuis que t'y vis !

Ahh, elle me fait un tout petit mini sourire ! Enfin !

- … Pareil...

Victoire !

- … Qu'est-ce que tu n'aimes pas ?

Enfin, elle s'intéresse à moi ! Ah, je suis tellement content !

- Tous ceux qui te font du mal.

- Alors tu ne dois pas beaucoup t'aimer.

Outch ! Je me casse la figure de mon piédestal. Quelle cruauté ! Quel sarcasme !

- Il existe des choses en ce monde qui t'effraient ?

- Oui, bien sûr. En douterais-tu ?

- Moi j'ai peur de tout, mais toi... Tu sembles n'avoir peur de rien...

- Je n'ai qu'une seule peur mon ange... Que la vie quitte ton corps.

Elle ne me répond plus, mais je sais que je l'ai touché. Je l'aime, ça la touche forcément. Après tout... Tout ce qu'elle veut c'est être aimée. Et moi, tout ce que je veux c'est qu'on l'aime. Mais on a pas forcément les mêmes façons de procéder... Eh oui, car dans le même corps on a celle qui veut se faire aimer en faisant le bien, et l'autre qui veut imposer sa tyrannie avec violence et cruauté. Non, en fait je veux juste détruire les humains. Il n'y a qu'eux pour vouloir se faire autant de mal entre eux comme ça. Même les animaux sont plus civilisée de ce côté-là ! Ils ont leurs règles, certes. Et elles sont cruelles. Mais chez les humains... c'est à croire qu'il n'y a pas de règles.

Je les hais. Je les détruirais, après avoir torturé tous ceux qui t'on fait du mal, ma fille.



Antécédents et suivi du patient
Éveil. Conscience sans conscience. Invention sans nom dans l'imagination d'une petite fille. Je ne sais rien de plus que ce qu'elle sait actuellement. Et ce que je sais, c'est qu'il y a des monstres dans les ombres. Des monstres qui lui font peur. Plein de monstres inventés eux aussi par son imagination débordante de gamine de cinq ans. Immatériel et inexistant, je crée une barrière magique. Dans la pièce sombre qui s'offre à son regard, je cherche une vision réconfortante. Ah là, sur les draps. Des chatons. Voilà donc la barrière magique : des chatons angéliques qui repoussent les monstres. La petite fille est rassurée par cette  image qu'elle s'est créée elle-même. Elle s'endort. Et je disparais.

* * *

Je m'éveille à nouveau. Cette fois-ci la petite fille doit avoir sept ans. Elle vit son premier traumatisme d'enfance. Elle a vu à la télé une scène qui, dans son imaginaire de petite fille, était plus terrible encore que les histoires du père Fouettard. Une scène où elle avait cru voir un monstre tuer puis manger un humain. Maintenant, même la lumière lui fait peur, lui rappelant la lumière diffuse de la télé. Elle est dans un lit en hauteur. Le plafond se trouve à un mètre à peine d'elle. Dans les ombres, il y a des monstres et dans la lumière il y a des démons. Ma barrière de chaton ne suffit plus. Ma barrière est là pour la protéger des ombres, pas de la lumière...

Qu'est-ce qui pourrait donc la rassurer ? Je cherche autour de nous. Tout lui fait peur. Son regard terrifié se fige sur une portion de plafond plongée dans les ténèbres, juste au dessus de sa tête. Son imaginaire y crée une forme d'araignée. Celle-ci a la taille d'une assiette. Je m'approprie cette forme qui lui fait plus peur que les autres. Dans son imaginaire, les ténèbres se retournent contre la lumière et les ombres. L'araignée règne en maître. Puis elle reste là où elle est, immobile. Ses huit yeux scrutent l'obscurité à la recherche d'un ennemi. La petite fille est à elle. Nulle ne la touchera jamais. Rassurée, l'enfant s'assoupit lentement. Elle vient de chasser la peur par la peur, le cauchemar par le cauchemar, les démons par le monstre...

Et, tandis que son esprit s'enfonce dans le sommeil, je me dissous. Moi, protecteur tout droit sortit de l'inconscient et de l'imaginaire d'une gamine terrifiée. Elle s'endort, et je disparais.

* * *

Je m'éveil de nouveau. Un réveil forcé. Je me sens malmené par la rage et la tristesse. Je ressens une vive douleur. Dans son cœur et dans son corps. Je souffre avec elle. Que se passe-t-il ? Tandis qu'elle pleure à grosse larme, j'observe les pensées qui lui traversent l'esprit. Elle est à l'école primaire. Depuis quelques années, et sans qu'elle sache pourquoi, elle est régulièrement repoussée et maltraitée par les autres enfants. Elle devient solitaire, et les Maîtresses ne voient pas. Elles sont toujours parties. J'entends son esprit crier... non, hurler... "Pourquoi ? Qu'ai-je fait ?" En effet, qu'a-t-elle fait pour devenir le bouc émissaire ?

Pauvre petit ange incompris. Moi je vois ta douceur et ta gentillesse. Laisse-les tomber, ils ne te méritent pas. La prochaine fois, frappe-les ! Rend-leur le mal qu'ils te font ! Tu sais faire ça, non ? En tout cas, je sais que tu le veux. Te venger. Une voix nous interrompt. Aussitôt, je revois tous ceux qui l'ont maltraitée et frappée ! Je me sens d'une rage noire. Je me jette sur la conscience de mon ange. Je la fais se retourner avec un cri de rage et frapper l'origine de la voix. Aussitôt, l'horreur et le regret l'envahissent. Mais pourquoi ? Dans ses souvenirs, je vois que je viens de lui faire frapper l'une de ses seules amies. Oups. Mon ange m'enterre avec violence dans son inconscience. Cette fois-ci je ne disparais pas, non... Je suis détruit, anéanti.

… Au sens propre du terme.

* * *

C'est avec un léger étonnement que je me vois m'éveiller à nouveau. Là encore, l'esprit de mon ange est malmené par la haine. Face à elle se trouve un jeune garçon au sourire immense. Les bras croisés, il la toise d'un air méprisant et moqueur. Houlà, celui-là sa tête me revient pas. Mais je vais regarder dans les souvenirs de mon ange. Je vois qu'elle s'en veut encore d'avoir frappée son amie. Oh, pardon ma douce... Si tu savais à quel point je suis désolé... Je me concentre sur les souvenirs liés à ce jeune garçon. Tout me vient d'un bloc en plein figure. Ainsi donc elle est en vacance. Sa mère et son beau-père – hein ?! – ont loué une maison dans un pays étranger. Et, par le plus grand des hasard, la maison voisine a été louée par une famille elle aussi américaine.

Cette famille avait un fils. Un gosse insupportable, qui voulait toujours commander et qui se comportait comme le pire des sales gosses avec mon ange. Hélas elle avait été obligée de le supporter durant toutes les vacances : les parents du gamin ne cessaient de coller les baskets de ses propres parents. En parlant de baskets, c'était justement la cause de la colère de mon ange. Ce soir était son dernier soir à devoir supporter l'insupportable. Demain, elle et sa famille s'en iraient. Ils rentreraient chez eux. Et la famille voisine les avait invitée à manger chez eux pour ce dernier soir. Hélas, le petit capricieux ne voulait pas voir son jouet de chair et de sang s'en aller, aussi il avait caché les baskets de ma douce sous son lit et il était le seul obstacle entre elle et le lit.

Mon ange me pousse vers la conscience et glisse elle-même vers une semi-inconscience. Elle veut que je lui fasse sa fête. En bon grand frère – ou chevalier servant – je lance un regard meurtrier au gamin qui se dresse devant elle. Je vais lui faire ravaler son sourire à grands coups de baffes. J'anime le petit corps de ma princesse. Elle a toujours peur de se faire mal et de faire mal aux autres. Moi ce n'est pas le cas. Nos poings voltigent dans tous les sens. L'adrénaline coule à flot dans notre sang. Ma rage et ma fureur rendent mon petit ange plus vif et plus fort. Très vite, le sale gamin finit par terre. Pour le finir, je lui donne deux coups de pied, dont l'un dans l'entre-jambe.

Le sale gamin pleure à grosse larme maintenant. Je suis très satisfait de le voir chialer comme une madeleine. Bien fait ! Il ne fallait pas s'en prendre à ma petite protégée ! Mon ange retourne à la lumière de la conscience, et moi dans l'inconscience. Non... dans la semi-conscience. Ah ! Elle est tellement fière, contente et énervée à la fois ! Elle est fière de ce qu'on a fait. Moi aussi. Elle est très satisfaite de le voir pleurer. Moi aussi. Rageusement, ma môme récupère ses chaussures et les met. Puis elle retourne dehors, là où les adultes mangent. Tous les regards son dirigés vers elle. Je vois sa mère se retenir de rire. Elle partage mon hilarité.

En revanche mon petit ange est toujours en colère, et elle lance un regard noir à tout ce beau monde. Ses parents se dépêchent de s'en aller. Une fois de retours à la maison louée par ses parents, les deux adultes se mettent à rire. Mon ange ne comprend pas, elle est surprise. Moi je comprend. Et tandis que sa colère s'envole, je m'endors en ronronnant tel un fauve rassasié.

* * *

Je sors de mon sommeil. C'est la peur qui m'a réveillée. Aujourd'hui, mon ange a décidé de rentrer seule chez elle. De son école à sa maison à pied, elle connaissait le chemin par cœur. Il était tard, les rues étaient désertes. Pourtant, il faisait toujours jour. À moitié réveillé, je surveillais ma puce d'un œil. Quel âge a-t-elle ? Dix ans ? Cinq ans que je la protège. Je n'existe toujours pas. Nos consciences ne sont pas encore séparées. Mais elles se déchirent. Bientôt, et sans que je le sache actuellement, j'aurais conscience de moi. Je ne serais plus une simple partie de mon ange, non. Je serais une conscience à par entière. Mais une conscience sans existence. Enfin, bref...

Elle marchait vite, son regard détaillant les rues malfamées de Gotham. Elle ne vivait pas dans les coins les plus riches ni les plus sûrs. Les bâtiments semblent si grands face à son regard d'enfant. Elle se remémore sa vie. Ça me permet d'en apprendre plus sur mon ange. Elle est née à New York, mais ses parents ont emménagés à Gotham alors qu'elle avait deux ans. Son père a fait de la prison. De ses trois ans à ses huit ans. Sa mère ne lui a jamais expliqué pourquoi il avait fait de la prison. Stella avait cru comprendre que son père était fou. Comme les scientifiques fous dans les livres ou à la télé. Et il avait fait des expériences méchantes. Quels genres d'expériences ? Sur quoi ? Sur qui ? Aucune fichtre idée !

D'ailleurs, Stella va chez son père là. C'est lui qui habite le plus près. À ses sept ans, sa mère c'était remariée. Peu de temps après elle avait eu un autre enfant. Le demi-frère de mon ange. La seule personne qu'elle aimait et à qui elle faisait confiance. Les autres... Eh bien... À l'école, elle était un bouc émissaire et même son professeur la détestait. Son père était un ancien criminel très récemment guéri de sa folie, son beau-père était un macho, et sa mère passait son temps à crier.

La sortant de ses pensées, une voiture s'arrêta à sa hauteur. Mon ange prit peur et chercha à se cacher derrière moi. Je m'éveille complètement et regarde le conducteur avec sévérité. Je serre les poings et me prépare à me battre pour nous défendre. Mais non, fausse alerte. C'est son père. Il lui demande ce qu'elle fait là et lui demande de grimper dans la voiture. Ma douce a peur de se faire engueuler, je reste donc aux commandes. C'est avec méfiance que je monte dans le véhicule. Lewis Peter. C'est ainsi, donc, que se nomme son père... Il ne lui dit rien de tout le trajet et l'amène simplement chez lui. Bien évidemment, il appelle sa mère dès qu'il arrive. Mon ange a peur de la réaction que va avoir sa mère. Mais pourquoi ? Je cherche un peu... Ah... Elle est partie sans rien dire à personne, pensant que sa mère l'avait abandonnée.

Tss ! Alors comme ça même sa mère veut lui faire du mal ! Grr, j'enrage ! Lewis remarque qu'un truc cloche. Il me demande si ça va. Je ne répond rien et me dirige vers la chambre de ma puce. Il m'arrête et immobilise mon visage dans sa grosse main d'adulte. Il regarde les yeux de mon ange. Mais qu'est-ce qu'il a ?! Il la regarde d'un air professionnel d'abord. Puis l'étonnement se peint sur son visage. Il pâlit. Ma puce a encore plus peur. Je repousse la main de son père et nous enferme dans la chambre de mon ange. Celle-ci se calme peu à peu et me permet de me rendormir.

Je me fais réveiller en sursaut quelques minutes plus tard. Quoi encore ? Stella m'a projeté dans la conscience d'un coup, sans crier gare. Pourquoi ? Où sommes-nous ? Ah, euh... Nous sommes près de la porte d'entrée. Là, il y a une maman hurlant au visage déformé dans la colère. Elle me fait peur à moi aussi. Je peux pas lutter contre ce monstre qui fait deux fois ma taille, enfin ! La femme adulte se jette sur mon ange. Tout ce que je peux faire c'est nous protéger derrière les bras de mon ange. Elle refuse de me laisser prendre la fuite ou d'essayer de lutter, je reste donc sur place à tenter de la protéger avec ses bras.

Mais, au lieu de la violence, j'ai droit à un câlin et à des larmes. Je ne comprend rien du tout. L'amour de cette  mère est transmissible. Il me transperce de part en part. Je n'ai jamais été aimé, ça me fait tout drôle. Je l'écoute pleurer et je comprend enfin ce qu'il se passe. Cette femme était très inquiète pour sa fille, d'où l'engueulade... puis le câlin. N'est pas peur mon ange, ta mère ne te déteste pas... Elle t'aime ! Je pousse mon ange vers la conscience et me retrouve dans son inconscient. L'amour. Je n'ai connu que la peur et la violence. Cet amour me perturbe au plus haut point. Un amour violent. Un ouragan près à détruire quiconque se mettrait entre elle et sa fille.

Je disparais tout doucement, profondément touché par tout cet amour...

* * *

Mon ange a vingt-cinq ans maintenant. Pendant toute son adolescence, j'ai joué le rôle du fantasme. Après avoir été son protecteur, son grand-frère, durant toute son enfance, je suis devenu le parfait amant. Je jour, j'étais son ami, son réconfort. Et la nuit j'étais l'incarnation de ses désirs. Un beau ténébreux, hyper possessif et surprotecteur. Puis, vers la fin de l'adolescence, sa vie a fini par s'améliorer. Elle n'a plus eu besoin de moi, son ami imaginaire changeant de forme au grès de son imagination et de ses désirs inconscients. La petite fille qui lisait des livres dans la cours de l'école, seule et délaissée par les autres, a finalement réussi à ses faire des amis. Elle est même tombée amoureuse. D'une femme. Haha, bien différente de moi, oui.

Je me suis effacé pendant tout ce temps, la surveillant vaguement. Oui, tout allait bien pour mon trésor. De grand-frère à amant, j'étais passé au rang de dragon. Le monstre protégeant son cœur des blessures. Mon pauvre sucre en orge... Je me languis de quelqu'un pouvant te faire sortir de tes dépressions à répétition. Je suis le seul qui t'empêche de te suicide. Moi, l'incarnation de ton narcissisme. Ton ego blessé. Je suis un amas de toutes ces émotions que tu refuses d'avoir. L'amour, le désir, la haine, la violence, le narcissisme. Par conséquent je t'aime. Oh oui je t'aime. Plus que personne ne t'aimera jamais. Pour toi, je suis près à détruire tous ces humains qui te font du mal.

Mais tu ne veux pas tuer. Tu veux pardonner et devenir un héros aux yeux des autres. Moi... Moi je ne suis pas comme toi. Je t'aime et je suis rancunier. Oh oui, je le suis... Je grince des dents imaginaires à chaque fois que tu tends la main à quelqu'un qui t'a fait du mal. Je rêve de les torturer. Je ne tuerais pas, non. Mais ils me supplieront de le faire lorsqu'ils seront à ma merci ! Je sais que tu le veux. Mais pas de façon consciente, non. Tu nies... puis tu oublies. En fait, je ne suis que la partie de toi qui refuse d'oublier. Mais je refuse aussi de te faire souffrir. Aussi je ne ferais jamais rien susceptible de te faire du mal.

Promis.

Ah, tu m'amuses ma puce. Clouée devant ton ordinateur, tu te sens enfin libre. Tu comprends toute la complexité de cet internet naissant. Tu bidouilles les machines avec virtuose, tu écris des programmes à longueur de journée et tu aimes ça. L'informatique c'es ta passion. Ainsi que la mécanique, pour mieux comprendre l'objet de ta passion. Tu veux faire chercheuse dans ce domaine. Je suis sûr que tu feras de grandes choses sur cette machine. Tu seras parmi les meilleurs car tu es passionnée. Pourtant tout le monde ne te comprend pas. Il faut toujours qu'il y ait des imbéciles incapables de te comprendre pour se moquer de toi. Tss...

Je les hais.

* * *

… Monster... …Monster... Monster... Voici mon nom. Je n'existe pas mais j'ai pourtant un nom. Pourquoi, Stella ? Pourquoi faire de moi un être à part ? Pourquoi te diviser en deux ? Je suis une partie de toi, ne me repousse pas comme ça ! Je ne suis que ta création, pourquoi me hais-tu comme ça ? Tu es là sous la douche, nettoyant d'un air paniqué les traces de sang sur ton corps. Et tu répètes en boucle "Ce n'est pas moi, c'est Monster." Il ne faut pas avoir peur. Ce que j'ai fait, tu me l'as demandé. Trois mecs, dont deux armés de couteaux. Ils t'ont coincée dans la ruelle. Je n'ai pas supporté de ne rien faire. Je t'ai viré avec violence, c'est vrai... Et on s'est battu. Tu es blessée au visage... Pardon, c'est ma faute. J'aurais du faire plus attention. Mais j'ai gagné ce combat, ma puce en sucre d'orge. Et je leur ai fait payer les idées mal placées qu'ils ont eu.

Lorsque les flics sont arrivés – un peu trop tard j'en ai bien peur – je les avais déjà tous éborgnés. J'en avais éventré un et je m'amusais à effrayer les deux autres. Il y en a un qui a mangé les yeux des autres, c'est vrai. Oui, c'est horrible. Oui, je suis un monstre. Mais sur le coup tu trouvais ça amplement mérité. Ne t'en veux pas. Je les ai aussi castrés. Comme ça ils ne recommenceront plus !... Hahaha ! C'était tellement amusant d'être dans cette cellule du poste de police, et de voir tous ces criminels fixer tes jolies mains pleines de sang, de voir enfin des autres te craindre. Oh, ma puce ! Libère-moi et ils se prosterneront devant toi. Cesse de vouloir jouer aux héros. Personne ne veut de toi à part moi... le monstre... la bête que tu as créée pour te protéger. Et je te protègerais très efficacement. Tu m'as fait horrible.

Je suis le monstre qui fait peur, pour éviter aux autres monstres de t'approcher. Je suis l'araignée de ténèbres sur un plafond plongé dans la pénombre, combattant les démons cachés dans la lumière et les monstres cachés dans l'ombre. Je suis ta création. Je suis toi. Alors éloigne se couteau de tes poignées, prend confiance en toi. Et si je ne te plais pas, efface-moi. Mais je t'interdis de te tuer.

Tu m'entends ?



NE TE SUICIDES PAS, BORDEL !



Comment puis-je te protéger de toi-même ?

* * *

Depuis l'incident, de nombreux mois ont passés. Tu as gagné le procès, mais tu as aussi été cataloguée comme étant schizophrène. Oui, c'est vrai... Et alors ? Un petit effort et nous ne ferons plus qu'un, de nouveau. D'ailleurs, le psy te l'a dit. Mais tu ne veux rien entendre. Tu refuses d'être un monstre. Tu veux que je disparaisse. Pourtant je reste... ce qui signifie que tu veux que je reste. Paradoxal, non ?

Mais peut-être que maintenant mon... "existence" est indépendante de ta volonté ? Après tout, c'est seulement depuis cet incident que ton corps fait des trucs bizarres. D'abord, ce n'était rien de bien méchant. Juste tes cheveux qui devenaient plus blonds, plus dorés. Et tes iris aussi. Ensuite, tu as commencé à avoir des plaques rouges. Les gens ont pensé à une maladie, ils t'ont fait des tests... Mais ils ne trouvaient rien. Par la suite, il y a eu les gonflements et les douleurs. Des douleurs sourdes et continues, dans le dos et au bas de la colonne vertébrale... Tes ongles sont devenus difficile à couper. Tes dents sont tombées une par une, remplacées par des dents aiguisées. Tes pupilles aussi ont changé de forme, tout doucement.

Les psy t'ont déclaré guérie. Mais jamais tu n'as pu rentrer chez toi. Ton père... Ah, ton père... Il t'a enlevé ce salaud ! Et j'ai rien pu faire ! Il t'a drogué puis enfermé dans un laboratoire comme un cobaye. Il disait qu'il voulait te soigner. Et il t'a expliqué... Oh oui, il t'a expliqué ce qu'il t'a fait... Alors que tu n'étais encore qu'un embryon, il s'est amuser à changer ton code génétique. Il voulait faire de toi un super-héros aux sens hyper-développés pour chasser le crime à Gotham. C'est d'ailleurs ce qui lui a valu son petit séjour en prison.

Mais tu n'avais jamais rien développé. Il avait cru que son expérience état un échec. Mais maintenant il se rendait bien compte que non. Même si ça n'avait pas fonctionné comme il le souhaitait. Il avait voulu un être humain avec des sens rivalisant avec ceux des animaux, il a hérité d'une hybride taillée pour la boucherie aux sens humains. Pendant tout ce temps passé dans le laboratoire, tu m'as laissé les commandes. Tu te sentais trahie. Tu ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. Tu voulais qu'il paie cher sa trahison. Et ce fut le cas. J'ai profité d'un instant d’inattention pour l'assommer à grand coup de chaise. Puis je lui ai crevé les yeux et laisser un message sur son dictaphone.

- Lewis, Lewis, Lewis... Vraiment, tu aurais dû garder toutes tes petites cachoteries pour toi. Tu ne peux pas savoir à quel point tu lui as fait mal !... Mais bon, je sais que tu ne recommenceras pas. Après tout, je vois difficilement comment tu pourrais bidouiller l'ADN de quoi que ce soit maintenant tu n'as plus d'yeux. C'est ma vengeance. Notre vengeance. Pour nous avoir trahi. Maintenant, et si tu permets... Je vais essayer de réparer le mal que tu as fait...! … C'est que... ce serait dommage qu'elle se suicide par ta faute... N'est-ce pas ?

Maintenant on est obligé de vivre dans les égouts et de manger dans les poubelles la nuit, quand tout le monde dort. Car ta mère te pense possédée par le Diable. Et parce que tu as peur, ma puce... Oui tu as peur. Tu as peur de leur regard. Encore et toujours les regards. Mais as-tu choisi de devenir un monstre ? Non. Ce sont les autres qui t'ont transformée en monstre. Ils ne t'ont pas laissé le choix, alors tu te terres comme un rat, comme un Quasimodo. Mais moi je t'aime ! Nos amis rats aussi t'aiment leur que je leur balance un bout de sans abris... Oh oui, je sais. Tu es tellement dégoutée par ce qu'on doit faire pour survivre... Par ce que je n'hésite pas à faire pour que TU survives... Mais moi aussi j'ai peur...

Pitié, ne disparais pas...

… Ne t'élimines pas, c'est un ordre !



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MessageSujet: Re: Stella et Monster   Ven 21 Mar - 19:13

Personnage super complexe, je te souhaite bonne chance pour réussir à gérer une schizophrène dans ce genre :)


Sur ce, tu as ma validation.
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MessageSujet: Re: Stella et Monster   Ven 21 Mar - 19:14

Impressionnante Présentation, je valide à mon tour.
Bonne chance pour la collocation dans les égouts avec Croc.
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MessageSujet: Re: Stella et Monster   

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Stella et Monster
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