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 Concours ensanglanté

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MessageSujet: Concours ensanglanté   Mar 18 Mar - 19:31

- Ah...AHH...blurp...

Un cri qui déchire le silence pesant de l'intérieur de l'autobus de ville. La femme se lève d'un bond, les mains à la gorge pour ensuite s'écrouler au sol, ensanglantée. Des quelques passagers, un seul remarque le drame. C'est que maintenant, ils écoutent tous leurs lecteurs cd portatifs et ne se préoccupent de rien d'autre. Le témoin ouvre la bouche, incrédule. Ce genre de meurtre ne se déroule-t-il pas plutôt dans les ruelles, la nuit ? Bon, il est presque sept heures du soir mais il ne fait même pas encore noir dehors ! Il fixe un moment la victime avant de pousser un gémissement rauque. C'est que Monsieur Binns a la phobie de tout ce qui sort de la banalité. Vous me direz qu'il a mal choisi sa ville. Ce meurtre est si incongru qu'il lui bloque le cerveau. Il aurait dû crier. Mais il reste là. Son regard glisse vers le responsable de ce bris de banalité. C'est Zsasz, courbé, le regard fixé sur sa victime. Il porte une camisole blanche et des pantalons cargo. Doucement, il dirige son couteau vers le creux de son coude et y taille une ouverture de quelques millimètres. Se faisant, il ferme les yeux et gémis de contentement. Tout ça ne prend que quelques secondes, tout au plus une minute. Finalement, d'autres passagers remarquent la morte qui bloque le passage. Et surtout, le grand type flanqué d'un couteau ensanglanté qui leur rend leurs regards avec un sourire tranquille. Ça crie, ça se colle aux murs de l'autobus mais l'engin continue de rouler. C'est qu'ils sont en plein milieu d'un viaduc où la circulation va à toute allure. Victor n'a pas réfléchi à son moment. Il a tué cette femme car elle faisait claquer ses ongles sur la vitre de l'autobus depuis presque quinze minutes. Après l'avoir fasciné, il avait eu mal à la tête puis avait décidé de la tuer. Et le bruit que produit maintenant les autres passagers commencent à lui donner les mêmes envies. Il fracasse la tête de Monsieur Binns sur la vitre de l'autobus. Malheureusement, elle est solide et Zsasz en est désintéressé après cinq coups. À peine une fissure qu'il a créé. On dirait des vitres pare-balles. Il égorge le sieur d'un seul mouvement. L'autobus freine subitement. Le chauffeur ouvre les portes et hurle à qui veut l'entendre de sortir. Zsasz est occupé, il se fait une entaille sur l'avant-bras, tout près de celle de la dame qui saigne encore à l'intérieur de son coude. L'engin se vide. Avant que la police se remmène, Victor s'enfuit. Il se réfugie dans une taverne, au coin de la rue. Il essuie son couteau sur le manteau d'un type qui ne s'en rend pas compte. L'endroit a quelques clients. Tous des types louches. Le meurtrier se fond parfaitement dans le décor. Il s'approche du comptoir où le barman est un vieux type à qui il manque la moitié du nez. Zsasz le fixe un moment sans rien dire, il louche particulièrement vers le nez de l'homme. Il se dit que son nez semble grugé par les rats. Il se passe distraitement l'index sur le nez.

- Donne moi une bière s'il te plaît... t'as un joli chapeau...

Le barman n'est pas habitué à ce genre de propos respectueux. Il lui tend une bouteille en le dévisageant comme si Victor lui avait parlé en allemand. Le trentenaire bouille de l'intérieur. Il baisse les yeux sur l'alcool.

- On dit merci quand on reçoit un compliment. Pour la peine, je ne te dirai pas merci pour la bière.

Il paie sans regarder de combien et explore l'endroit. Il y a là une femme tatouée qui semble ailleurs. Victor s'approche avec un sourire pervers tordu sur les lèvres. Il touche l'épaule de la jeune femme du bout des doigts. Jamais trop toucher...

- Salut. Est-ce que je peux m'asseoir avec toi ?

Il attend la réponse à peine deux secondes avant de faire éclater sa bière entre ses doigts. Il s'assoit devant la dame et lui montre ses dents dans ce qu'il veut être un sourire gentil.

- Tu es très jolie... je pourrais te découper le visage et le conserver... Ça te dit de t'amuser ? Je m'appelle Zsasz...
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MessageSujet: Re: Concours ensanglanté   Mer 19 Mar - 18:44

 
En cette fin de journée mouvementé, Ace avait eu envie de se « reposer » dans un café. Non pas qu’elle était fatigué, non pas non plus que tué des gens l’avait réellement dérangé, mais elle aimait bien se rendre dans cette taverne les soirs de ses  journée bien remplie ou elle pouvait finir sa soirée en buvant quelque verre d’alcool.
 
 Elle avait marché dans les rues, c’était un début de soirée tranquille. Les rues étaient baignées dans la luminosité du soleil couchant,  bercé par le doux bruit des lointaines sirènes de police.  Ses cheveux flottaient au grès de la douce brise du soir. Elle observait chaque personne qui passait dans la rue, chacun aillant leur manière de marcher, de soupirer, d’agir différente c’était assez instructif, le souffle d’une personne est ce qu’il y a de plus important en elle, c’est ce souffle qui rend la personne unique, lui créant sa façon de parler et d’agir, et même si Ace adorait tuer, elle aimait aussi apprendre à lire dans les gens, ça lui permettait de prendre encore plus de plaisir en tuant, elle pouvait voir dans leurs yeux –quand elle ne les avait pas arraché- encore plus de souffrance et de douleur que leurs mots pouvaient le laisser entendre.
 
Elle arriva devant le bar et poussa doucement la porte, laissant voir la population qui se trouvait dedans, et cette population faisait parti de ce que les gens « normaux » souhaitent croisé la nuit dans une ruelle sombre. Cette réflexion faisait toujours rire Ace, elle tuait à tous heures de la journée, et pas souvent dans des ruelles sombres, c’était un cliché populaire !  Elle se posta devant le barman, regardant silencieusement son nez, se demandant comme il avait fait pour finir dans un état aussi déplorable.  Elle demanda un whisky, d’un ton neutre et froid comme elle avait l’habitude de faire, elle l’attrapa et alla s’installer à une table, au fond dans un coin, ou elle pensait pouvoir être tranquille. Ce qui fut de courte durée.
 
Elle regarda un moment le liquide caramel qui remplissait le fond de son verre ,lançant sa lame sur la table à intervalle régulier, créant de petite entaille, tout  en réfléchissant à sa journée, mais alors qu’elle amenait le liquide à ses lèvres elle sentit quelques choses lui toucher la main. Elle frissonna, elle n’aimait pas particulièrement qu’on la touche. Elle fit remonter son regard le long de la main pour observer la personne de haut en bas, c’était un homme plutôt impressionnant si on le regardait dans son ensemble, par sa taille, mais aussi par ses innombrables cicatrices qui recouvrait son corps. Un sourire froid se dessina sur le visage d’ace à la vue de ses cicatrices.
 
- Oui, oui, tu peux, merci, j’aime bien tes cicatrices, c’est jolie… mais pour mon visage, je préfère qu’il reste là où il est ! Ace enchanté, à qui ai-je l’honneur ?  
 
Elle l’avait directement tutoyé vu qu’il l’avait fait avec elle. Elle récupéra sa lame, recommençant son manège en avant d’une traite son verre.
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MessageSujet: Re: Concours ensanglanté   Jeu 20 Mar - 7:44

Victor dévisage Ace un moment après qu'elle ait parlée. Il est immobile, le visage figé sur son rictus. Rictus qui n'a plus sa franchise, qui n'a plus d'âme du tout. Il finit par baisser le regard, le promener dans le vide. Sa bouche se tord en tics nerveux. Il frappe la table du poing et se redresse de toute sa hauteur.

- Zsasz ! Je viens de te le dire ! Zsasz !

Il n'a pas hurlé mais presque. D'une voix loin d'être contrôlée, brisée par la rage. Il fige, écarquille les yeux, se laisse tomber sur sa chaise et se masse les tempes lentement. Il n'a pas voulu lever le ton. Il n'aime pas les gens qui s'énervent. Surtout pour de toutes petites choses comme celle-là. Toutefois, il ne pardonne pas à Ace d'avoir oublié son nom si vite. Mais il ne veut pas être fâché contre elle trop longtemps. Il a envie de s'amuser. Et la colère lui est insupportable. Il fait des conneries lorsqu'il perd son calme. Victor se rassoit, il ouvre les mains pour signifier en langage des signes qu'il va bien, qu'il s'est calmé. Il observe avec un intérêt réel les marques que la femme creuse sur la table. Ça l'excite. Il a envie d'en faire des pareilles sur son corps. Mais pour ça, il faut qu'il tue. Un meurtre, une marque. L'équation est simple. Il va l'expliquer à Ace, en ces mots. Il sort son propre couteau et le fait tourner devant lui sans le regarder. Ses yeux verts sont fixés sur la femme.

- Il me faut d'autres marques. Je dois trouver des zombies. Un mort, une cicatrice. Une gorge tranchée, une nouvelle coupure. J'en ai besoin.

Victor ne sait pas que la femme qui est en face de lui est aussi un criminel dangereux. Il ne se préoccupe pas de cacher ses crimes. Il n'a pas honte, il n'a pas peur. Il en parle comme un peintre le ferait de ses toiles les plus prestigieuses. Mais en voyant l'intérêt dans les yeux de sa partenaire de table, une idée germe. Victor adore les jeux. Il en vient à sa pensée naturellement qu'il va s'amuser avec cette fille. Zsasz sourit à nouveau, il se penche vers Ace.

- On fait un concours. Dans une heure, celui qui a tué le plus de viandes se fait payer une tournée par le perdant. Je suis sûr que t'aime ce genre de concours Ace, tu me sembles être le genre de femme à apprécier poignarder.

Sans attendre de réponse, l'homme se lève et se dirige vers la sortie. Dehors, il attrape le premier passant qu'il voit par les épaules et marche un brin avec lui. Il est déjà imbibé par l'alcool et se laisse entraîner. Il discute, rigole stupidement. Au coin de la rue, Victor lui plante son couteau sous le menton. Lorsque le type ouvre la bouche pour hurler, on voit la pointe de l'arme. Zsasz pousse plus fort. Il plante son regard dans celui de sa victime. Il est très sérieux. Il croit le libérer d'une existence triste, d'un fardeau. La rue est vide. Il faut dire que Crime Alley devient calme à cette heure de la journée pour redevenir active vers onze heure du soir où les malfrats se réunissent. Zsasz étend doucement le cadavre par terre et retire son couteau. La lame est plissée. Il la dépose près de la tête du macchabée après s'être fait une marque. Il va devoir trouver une nouvelle arme. Coupante si possible pour qu'il puisse se couper. Il attend, immobile. Voyant que personne ne vient, il emprunte une rue remplie d'habitations à prix modiques. Il sonne à tous les numéros d'un bloc et réussi à se faire ouvrir la porte. Il frappe à la porte d'un numéro un, personne. Numéro deux, on menace d’appeler la police. Numéro trois, même chose. Finalement, on entre-baille la porte du numéro cinq. C'est assez pour que Victor s'y fraie un passage. Il coupe la gorge des deux femmes formant le couple de l'appartement. Il tue aussi l'adolescent. À main nue pour les femmes, avec un couteau de cuisine pour le jeune. Il se coupe l'épaule. Il regarde l'heure. Ça fait quarante-cinq minutes. Il tente d'entrer chez les voisins mais rien n'y fait. Il retourne à la taverne et se prend une nouvelle bière. Il s'assoit à la même table et attend Ace, un brin inquiet. Il n'aimerait pas que sa nouvelle amie lui ait faussée compagnie sans avertir. Ça lui semblerait tout à fait impolie.
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MessageSujet: Re: Concours ensanglanté   Lun 24 Mar - 23:07

Il avait presque hurlé, en tapant la table de son poing, Ace avait sursauté et levé le regard vers lui. Elle n’était pas totalement concentré sur l’homme qui s’était présenté devant elle, elle l’avait écouté poliment, mais elle était toujours absorbé par son verre de whisky, pas qu’il était spécialement délicieux, mais en le fixant, elle pouvait réfléchir tranquillement. Elle s’excusait de ne pas avoir toute de suite mémorisé son prénom.
 
- Désolé Zsasz
 
Il avait l’air de s’énerver facilement, et elle n’avait pas envie de se retrouver dans une position délicate avec lui. Il s’était assis devant elle, massant ses tempes. Elle l’observait silencieusement. Il était passé en quelques secondes du calme à la rage. Elle savait maintenant qu’il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin avec lui au risque de se retrouver morte en moins de temps qu’il le fallait pour dire « pardon ». Quand il sorti son couteau, Ace posa ses yeux dessus, avant de revenir fixer l’homme. 
Alors c’était ça ses marques, c’était le nombre de personne qu’il avait tué. Il avait réussi à obtenir l’attention d’Ace, ses yeux le regardaient avec un certain respect, et une certaine admiration. Il avait lui aussi commis beaucoup de crime. Elle le regardait comme une enfant devant une poche de bonbon.
A sa proposition, elle rigola silencieusement.  Effectivement, ce genre de concours lui plaisait, et elle allait relever le défis, en espérant gagner, mais le parie risquait d’être serré.
 
- J’accepte ton concours
 
Elle attendit qu’il soit parti pour se lever de la table après avoir fini son verre, elle s’étira en rangeant le couteau à son emplacement initial, et enfin elle sorti dehors. La nuit avait fait tomber un peu plus son voile. Elle tourna la tête à gauche puis à droite, et s’engouffra dans la rue, réfléchissant à comment elle allait pouvoir lui prouvé qu’elle avait belle et bien tué des personnes.  Elle haussa les épaules en tournant dans une petite ruelle.  Elle aperçut, sortant de chez elle, une femme, un blonde plus exactement.  Sans attendre plus longtemps, elle se jeta sur elle. Elle plaqua sa main sur sa bouche, et trancha sa carotide, le sang gicla, tachant son visage. Elle souriait de plaisir. Elle regarda la parfaite dentition de la jeune femme, elle fronça les sourcils, et à l’aide du manche de sa lame, elle fit sauter une de ses dents de devant. Elle la regarda et l’enfonça dans une de ses poches. Plus loin dans la rue, elle remarqua une fenêtre entrouverte, elle se glissa dans la pièce, c’était une chambre, une chambre d’enfant, dans le berceau, dormait un petit enfant, il ne devait avoir que quelques  mois, malheureusement,  il ne pourra jamais vivre plus longtemps, sans attendre plus, elle enfonça la lame dans le cœur de l’enfant avant de récupéré une autre dent, toujours la même, l’incisive droite, c’était une toute petite dent, une dent de lait. Quelqu’un se précipita dans la chambre, surment la mère, elle cria en voyant le sang sur le visage d’Ace, mais elle n’eut pas le temps de faire plus, car Ace lui fit un coup du lapin, la tuant de suite, elle enleva de son emplacement la dent de la mère. Elle fit le tour de la maison mais elle était vide. Elle ressorti de la maison avec deux dents de plus, ça lui en faisait trois. Elle continua à avancer dans la rue, les minutes  défilé, et elle ne croisait personne, soit les portes étaient close, soit les rues vide, il ne lui restait qu’un quart d’heure pour trouver encore des victimes. Elle n’espérait plus croiser personne quand elle croisa enfin un couple deux personnes âgés qui se tenaient amoureusement par le bras, sans pitié, elle les tua. Ils tombèrent chacun leur tour sur le sol.  Elle récupéra leurs deux dents, et enfin, elle se redirigea vers la taverne, elle ouvra la porte et chercha Zsasz du regard, elle le trouva, à la même place. Elle lui lança sourire avant de s’assoir devant lui en posant ses cinq incisives sur la table.
 
-Voilà, Zsasz,  chaque incisives correspond à une personne, comme moi je ne me fais pas de…jolie coupures… je pensais même t’en faire un collier de dent… et toi combien ?  
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MessageSujet: Re: Concours ensanglanté   Mer 26 Mar - 5:32

Victor a déjà vidé sa bouteille de bière lorsque Ace apparaît. Il est content de l'entendre prononcer son nom. Elle gagne des points pour ne pas s'être trompée deux fois. Mais son regard tombe rapidement sur les cinq petites dents qu'elle fait tomber sur la table. Il se mord l'intérieur de la joue, embêté. Il trouve ça un peu dégoûtant d'arracher les dents des cadavres. Et surtout, il est déçu de se rendre compte qu'elle a tuée une viande de plus que lui. C'est gênant. Il aurait peut-être dû profiter de l'heure complète. Il n'a prit que quarante-cinq minutes. Ça lui apprendra à sous-estimer les dames. Il lui montre son avant-bras encore ensanglanté.

- Quatre. T'as gagné.

Mais Zsasz est bon perdant. Il fini par sourire et faire signe au serveur d'approcher. Mais il ne vient pas. Il n'est pas finalement intimidé ce type. Victor insiste dans sa demande en faisant des gestes de plus en plus violents. Le serveur s'obstine à l'ignorer. Alors le tueur se lève en faisant tomber sa chaise et fonce à grands pas vers l'homme au nez démolit. Il l'attrape par le bras. Enfin, le barman daigne le regarder. Il a cet air blasé des types qui en on vu des pires. Zsasz se mâchouille la lèvre avant de prendre la parole. Il veut rester calme. Il pense au poisson rouge qu'il a adopté. Zen attitude. Quand il prend la parole, c'est d'une voix douce et presque calme.

- Tu m'as pas vu ? Je te faisais des signes. Tu m'ignores ? Bon, c'est pas grave. Je te pardonne. Mais la prochaine fois que tu me causes problème... ha !

Il se tourne vers un client assis au bar qui écoute la conversation. Zsasz lui sourit, conciliant. Puis il retourne au barman.

- Je veux un pichet de... hum... Hé Ace !

Il gueule dans la direction de Ace sans quitter l'employé des yeux. Celui-ci frotte la même pinte  avec un vieux torchon noir depuis le début de la conversation. Il est tendu. C'est Victor qui le met dans cet état. Il faut dire que son allure n'a rien de rassurante. Même parmi tous ces clients tout droit sortis d'un film western, Victor fait tâche. Il est évident qu'il est dangereux. Avec ses tics, le sang qui glisse paresseusement sur sa peau et ses nombreuses cicatrices. Son regard aussi. Il a l'œil fixe. Si les personnes présentes dans la taverne n'avaient pas eux même quelque chose de grave à se reprocher, ils auraient contacté la police. Au lieu de ça, l'endroit commence lentement à se vider. L'attention est rivée sur le grand maigre qui malmène doucement le patron de l'établissement.

- Tu veux quoi comme alcool !? Sangria ou...  ! Oh et puis merde, j'vais pas gueuler comme un cinglé. Donne moi un pichet de bière blonde.

Il paie avec l'argent du porte-monnaie d'une de ses récentes victimes. Il ne se préoccupe pas de savoir laquelle. Encore une fois, il ne regarde pas combien il donne et le barman ne se soucis pas non plus de lui rendre la monnaie. Zsasz pose le pichet sur la table, juste à coté des dents et sert un verre à Ace. Il garde son verre vide et dépose ses mains sur ses genoux. Il n'est pas très doué pour les rapports humains. Mais celle-là, il n'a pas envie de la tuer tout de suite. Même si elle reste un cadavre plutôt immonde, décomposé depuis longtemps. Il va s'amuser encore un peu avec elle avant. Et puis, il a l'impression qu'elle va se défendre plus que les autres. Il vaut mieux la saouler.

- Alors... est-ce qu'elles ont crié ? Les miennes oui... la plupart. Il y avait un couple de lesbiennes. Et... ben il n'y en a plus. Haha. Mais l'important c'est que j'ai perdu. J'aurais pas dû arrêter tout de suite. Je ne pensais pas que tu allais en avoir plus que moi. La prochaine fois... Je t'ai sous-estimé parce que t'es une fille tu vois. Les filles tuent moins bien, c'est ce que je me suis dit. J'ai eu tord. J'ai évolué. On évolue tous même si ça sert à rien de le faire puisqu'on va tous mourir. C'est triste, hein ? C'est pour ça que je tue. La vie est un fardeau.

Il a murmuré tout ça plus pour lui-même que pour Ace. Il se caresse les cuisses un moment, les yeux dans la vague. Puis il revient à la réalité et sourit à la femme devant lui. De son sourire fou, tordu.

- Tu sais ce que je vais faire quand il n'y aura plus de place sur mon corps ? Je vais me tuer. La dernière marque...

Il sourit plus sincèrement cette fois. Un sourire humain qui laisse apercevoir ce qu'il a déjà été.

- Oh mais je ne suis pas suicidaire, c'est pas avant très longtemps. Je ne fais pas de grandes marques. Ce serait bête !


Il se remplit un verre de bière.

- Et toi ? Pourquoi est-ce que tu... tues des gens ?

Il prend une gorgée et plante son regard dans celui de Ace. Une lueur de désir y passe.

- La nuit est encore jeune... Tu veux qu'on le fasse ensemble ?

Il dépose son verre et avance son visage vers celui de Ace. Il se mordille la lèvre.

- ...Tuer
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MessageSujet: Re: Concours ensanglanté   

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