Batman Legacy


 
AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un client dont on se passerait bien

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Un client dont on se passerait bien   Ven 16 Oct - 13:57

Capuche sur le crâne, nous étions en plein jour, pourtant ... mon contrôle était incertain aujourd’hui. J’étais énervé, excédé, et le wendigowak en moi n’améliorait guère ma situation. J’avançais, tête penchée, quelques malheureux badauds sur ma route se heurtaient à mon torse, à mes coudes ou pour certains privilégiés à mes épaules.
 
Ma tête était baissée, j’avançais comme une locomotive dans Park Row. Je supportais de moins en moins les clients dédaigneux comme celui que je venais d’avoir. Il me demandait d’aller retirer des morceaux encore utiles à sa voiture. Enfin, ce n’était guère une demande, c’était un ordre.
 
Et j’étais le seul qui pouvait donner des ordres ici.
 
Toi, tu ne les avais pas respecté, Cheyenne. Tu m’avais retrouvé dans le Nevada, mais aussi ici : à Gotham. Mais je n’étais plus le même homme. Un sourire carnassier étira mon visage, le dernier cadavre que je t’avais laissé était je trouve un chef d’œuvre, mais tu ne pliais pas encore.
 
Ma décision était à présent prise : si tu ne réagissais pas plus avec les corps, c’était à moi à me montrer. J’allais te forcer la main.
 
Je suis l’ALPHA ! Dans notre famille, notre meute à présent. Tu me devais le respect, et surtout tu devais plier à mes moindres désirs.
 
La rage, la colère me tenait, je ne contenais cela que peu aujourd’hui, comme si l’idée de cette rencontre déstabilisais ma retenue habituelle. L’espace d’un instant, un enfant regardant sous ma capuche par curiosité, ma colère sortit, mon visage s’allongeant quelque peu en un museau, mes yeux rougeoyant subitement.
 
L’enfant blêmit et s’enfuit rejoindre son père vociférant quelques insultes, mais je ne lui tins guère rigueur et j’avançais.
 
Un carrefour, je pris à droite, mon corps revenant à la normale alors qu’en levant la tête je pouvais déjà voir l’enseigne de ton garage.
 
Haha, tu étais devenue garagiste et moi en soi désosseur.
 
Tu réparais alors que moi je cassais.
 
Mais pourtant nous n’étions pas si opposés, et peut-être qu’en nous combinant, nous pourrions faire quelque chose d’intéressant au sein de cette ville. Mais cette combinaison ne pouvait venir que de moi, ne pouvait que m’avoir moi à la tête. Tu devais te soumettre, simplement !
 
L’espace d’un instant, je restais figé, on pouvait voir mes bras grossir et se réduire, variation de volume difficilement due à une contraction musculaire mais s’apparentant plus à une mutation.
 
Il y avait un client, mais je n’hésitais pas, j’entrais aussi. Relevant la tête et découvrant mon visage, je faisais comme si de rien était. Après tout, je pouvais aussi venir chercher des pièces dans ton garage.
 
Et ton devoir allait être de satisfaire mes désirs …
 
Ma très chère sœur.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Sam 17 Oct - 12:21

Six mois loin de Gotham.
Après avoir accidentellement mordu Jake, Cheyenne l'avait emmené à la réserve dans la maison de ses parents pour l'aider à maîtriser sa nouvelle... condition. Pas facile, d'autant que Jake c'était révélé comme un Alpha ce qui rendait la chose bien plus ardu vu son envie excessive de vouloir dominer. Mais ils avaient tenu bon tout les deux... Et Jake ne s'en portait que mieux. Bon, c'est sûr qu'avoir copuler durant les chaleurs de l'indienne avait grandement aidé... Mais les faits sont là, les résultat aussi et c'est tout ce qui comptait. Le soucis était qu'à présent, l'un comme l'autre était devenu distant et à peine retourner à la vie citadine, chacun était partit faire sa vie de son côté. C'était étrange, passer autant de temps à vivre seul avec une personne au milieu de nulle part avait poussé Cheyenne à apprécier cette personne... Et se retrouver brusquement coupé d'elle... Créait un manque.

« Jake, tu as vu ma... »

Sortant de la salle de bain, une serviette sur les épaules, Cheyenne se stoppa dans son salon. Vieux réflexe de ces six mois passé avec lui. La jeune femme pinça les lèvres et soupira. Évidemment qu'il n'était pas là... Pendant un instant, la jeune eu un pincement au cœur. Il n'était plus là, il fallait l'accepter. Prenant son téléphone sur le comptoir de l'espace cuisine, la jeune femme observa l'écran. Pas d'appels, pas de sms... Rien. Pas le moindre signe de lui. Comme si...Il l'avait purement et simplement retirer de sa vie. Comme si ce qui s'était passé dans ce chalet n'avait aucune importance. Mais elle savait que c'était faux, elle l'avait sentit à travers ses caresses et ses baisers.... ce n'était pas feint. Ce n'était pas juste les pulsions de la bête. Secouant la tête, la jeune femme reposa le téléphone, le cœur lourd. Elle l'aurait bien appeler, au moins essayer... Mais il ne voudrait sans doute pas lui parler. Après tout, il avait été clair tout de même en disant que c'était elle qui avait détruit sa vie... Mais n'avait-il pas dit aussi qu'elle était à lui ? Alors pourquoi est-ce qu'il ne venait pas la voir ? Pourquoi ne lui parlait-il pas ? Pourquoi est-ce qu'il l'ignorait ?

◈◈◈
Le vieux cabriolet n'avait rien de grave mais effectivement la batterie était morte. Bonne à changer. Le vieille homme qui semblait ne pas comprendre, fixait Cheyenne en effectuant une moue inquiète alors que sa moustache frémit. Bon sang, ce petit homme était tellement adorable...

« Monsieur Loyd, ce n'est rien c'est juste la batterie... »
« Est-ce que ça va me coûter cher miss Hu'yana ? »
« Pas du tout et vu que c'est la première fois que vous venez je vous fait même une réduction de 10% sur le coût, cela vous va ? »
« Oh vous êtes un ange tombé du ciel mon enfant ! »

Elle sourit à l'homme qui lui prit la main et la serra avec douceur, les doigts tremblant sous l'effet de la vieillesse.

« Quand pourrais-je venir chercher ma voiture ? »

« Revenez vers dix-sept heure, elle sera prête et roulera à merveille. »
« Parfait, merci alors ! »

L'homme pivota et à l'aide de sa canne s'éloigna vers la sortie. Il croisa un homme à la stature imposante et sans peur, le vieille homme se contenta de sourire, soulevant son chapeau pour le saluer poliment avant de sortir. Cheyenne pivota le visage et observa le nouvel arrivé... Bordel, elle n'avait même pas flairer son odeur avec toutes celles du garage ! Se figea, la jeune femme observa l'indien perplexe. Impossible, i ne pouvait pas être là... Il avait lui même décider de se trouver loin d'elle ! Il l'avait supplier...

« Khangee... ? »


Inspirant longuement, la louve déglutit. Oh non ça elle n'était pas rassuré. Son frère, tout comme Jake était un Alpha né à la différence que lui ne s'était jamais maîtrisé. Il était violent, cruel et sanguinaire. Sa présence à Gotham ne présageait rien de bon.

« Qu'est-ce que tu fait ici ? Comment m'as tu retrouvé ? Je te signale que c'est toi qui m'a dit de rester loin de toi et je l'ai fait ! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Dim 18 Oct - 11:39

Un instant, je restais dubitatif face au vieil homme, avant de répondre d’un hochement de tête à son salut. Avec l’âge ce dernier avait-il perdu tout sens du risque ? Ne comprenait-il donc pas quelle espèce d’homme ou de créature j’étais ? Sans doute que non, peut-être avait-il perçu toute ma colère et ne voulait rien envenimer.
 
Cela eut pour effet de me déstabiliser un instant, j’oscillais toujours entre colère et étonnement, avant pourtant qu’un grognement provenant du plus profond de mes entrailles rétablisse le tout. J’avançais, ta voix semblait si lointaine, comme si j’étais enfermé dans un caisson et que tout son se faisait force pour traverser ce dernier.
 
Posant ma main sur le cabriolet, tu lui avais promis pour fin de journée hein ? Et moi ? M’aurais-tu oublié ? Tu ne m’avais même pas senti venir. Tu te reposais trop sur tes acquis à présent Cheyenne. Et si ce vieil homme était le prochain cadavre que je laissais sur ton seuil ? Que je laissais pour que tu me poursuives ? Peut-être réagirais-tu mieux si je m’attaquais réellement à ce qui t’animait.
 
Mon visage s’allongea, formant un museau, ma main sur la capot du cabriolet commençant à découvrir des risques, je gagnais en centimètres à vue d’œil, ainsi qu’en masse musculaire avant de me stabiliser. Ton odeur était étrange, cela ne concordait pas avec ce que je voyais. Mes griffes commencèrent à griffer le vieux cabriolet. C’était superficiel, une simple couche de peinture rétablirait probablement le tout.
 
 « Oui, je te l’ai dis, mais avant que tu ne viennes me trouver à Las Vegas. »
 
Elle n’avait pas respecté les ordres, et en plus, à présent, elle ne s’était même pas réservée pour moi, mon museau s’allongea, mes dents avec, je me transformais petit à petit, en pleine journée, volontairement. Dans un garage où n’importe qui pouvait rentrer. Je n’en avais que faire en cet instant, Cheyenne.
 
 « Mais tu es venue hein, tu ne m’as pas obéis, Ka’ya. »
 
Du petit surnom que je te donnais lorsque nous étions jeune, on pouvait sentir sourdre une haine profonde, une forme de dégoût, inexplicable en cet instant. Te retrouver n’avait guère été difficile, je travaillais avec énormément de garages, et l’ouverture du tiens n’était pas passé inaperçu dans Park Row, surtout avec une tête de loup. Petite idiote.
 
 « Et en plus de ça … TU NE T’ES MÊME PAS GARDEE POUR MOI ! »
 
D’un coup, je me transformais partiellement en wendigowak, lui sautant brutalement dessus pour la jeter au sol et me pencher sur elle, mon museau, où les orbes rougeoyaient de colère en te fixant, peu à peu mon visage descendait, te reniflant entièrement, avant d’arriver à ton ventre. Il était bien trop plat. Je secouais la tête, reniflant tel un animal, je ne comprenais pas.
 
 « Qui est le chien qui t’a engrossé ? »
 
Ma voix était radicalement plus sauvage, je revenais mettre mon museau devant le tiens, la masse que j’étais devait peser bien plus que le bloc moteur du cabriolet derrière nous. Ma langue, animale et longue vint repeindre ton visage.
 
« Qui est le chien qui semble avoir oublié qui est l’alpha ici ? »
 
La pression de mes mains et griffes se faisait plus forte sur tes poignets, je reposais tout mon poids sur toi, pourtant même si la menace était clairement visible, rien n’avait été fait pour blesser, étonnamment.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Dim 18 Oct - 12:08

Il croyait qu'elle l'avait pister, puis retrouvé.
Mais c'était faux,lorsqu'elle avait hérité de sa morsure, Cheyenne avait comprit que son frère n'était plus le même, qu'il serait prêt à lui faire du mal par n'importe quel moyen. Pauvre Khangee, comment avait-il put laisser son humanité s'envoler ainsi ? Et pourtant la jeune femme avait toujours cru que des deux, c'était lui qui avait le mental le plus fort. Là encore, elle s'était trompé. Et au passage, s'était grandement sous-estimé. Ainsi la petit sœur était finalement la plus forte des deux d'un point de vue psychique ? Tant mieux, le soucis c'est que vu la situation, cela n'allait pas vraiment l'aider. Alors quand Khangee parla de chasse gardée, Chew le toisa et lâcha dans un grognement.

« Quoi ? T'es pas net ou quoi ? C'est quoi ces conneries encore, t'es mon frère Khangee ! »

Mais trop tard, furieux il s'était jeté sur elle, la plaquant au sol avec force. Cheyenne sentit l'arrière de son crane heurté le sol bétonné et se crispa de douleur alors que le corps massif de son aîné se retrouva au dessus d'elle. Sa langue, humide et brûlante, animal plus qu'humaine, lécha sa joue. La jeune femme esquissa un puissante grimace de dégoût en détournant le visage pour tenter d'échapper à cette chose qui glissait sur sa peau... En vain. Mais voilà, cette langue n'était pas le plus inquiétant dans cette histoire, la notion de grossesse qui fut lâché comme une bombe manqua de la faire s'étouffer. L'alpha ? L'alpha... Jake ! Cette pensée fut comme un brutale retour à la réalité. Jake l'avait marqué ? Khangee arrivait à sentir son odeur sur elle alors qu'ils ne s'étaient pas vu depuis un mois... Merde, mauvaise nouvelle. Pour elle comme pour lui.

« Tu crois vraiment que je vais te le dire ? Tu rêves. »

Prenant son frère par les épaules, Cheyenne poussa un long grognement et l'expulsa en arrière pour l'envoyer s'écraser sur l'établi qui se brisa sous la force du choc et le poids de Khangee. Rapidement la jeune femme se releva et fila en courant vers l'étagère métallisée du fond et saisit une bombe de nettoyant pour jantes puis le petit chalumeau portatif puis pivota, fixant son frère d'un regard dur et d'une vive couleur ambré. Retroussant les lèvres, elle dévoila ses crocs, menaçant.

« Je crois que tu n'as pas bien compris Khangee... Ici c'est MON territoire. Et si il y a une chose que je n'aime pas... C'est qu'un maudit caniche vienne pisser sur mon bout de terrain. »

Braquant vers lui le chalumeau, La jeune femme esquissa un sourire carnassier et lâcha :

« Dis barbecue ! »

Cheyenne l'alluma rapidement puis de sa main libre appuya sur le bouton de pression du produit vers la flamme qui envoya brutalement, un puissant jet de flamme vers son frère pour lui roussir le poils. Le moins que l'on puisse dire que c'est l'indienne avait du mordant. Oser se confronter ainsi à son frère, un pure alpha...Il fallait être complètement givré dans sa tête. OU bien n'est-ce pas qu'elle chercher à protéger Jake, surtout ? Au fond d'elle, Cheyenne le sentait. C'était une envie viscérale, à la fois bestiale et très humaine que de vouloir protéger son mâle.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Dim 18 Oct - 16:58

Cette trainée ! Elle s’était donnée à un autre homme, déjà ce fait me révoltait. Mais en plus, elle avait été bien assez idiote que pour se faire engrosser par ce dernier ! Et elle se rebellait ? Elle faisait front face à ma dominance naturelle ? Si cela était possible, mes yeux luirent d’une rage certaine, ils étaient comme deux phares à présent. Ce soir, j’allais devoir me battre, je le sentais, sinon cette ville je finirais par la réduire à feu et à sang, du moins jusqu’à ce que l’on finisse par m’abattre.
 
Elle refusait, elle me refusait. Et elle n’osait même pas révéler le nom du bâtard qui lui avait fait cela. Mais ce n’était pas important, son odeur, je l’avais. Je le chercherais. J’allais le traquer, le pister, comme une bête. Je comptais bien l’acculer et le réduire en charpie, mes crocs et mes griffes se chargeraient du futur père bien avant qu’elle n’arrive au terme de sa grossesse.
 
 « Et tu vas faire quoi de l’enfant ? »
 
Je me posais moi-même la question. Dans ma tête, le sort du père était clair, celui de la mère dépendrait de ses … qualités. Mais l’enfant ? Cet enfant ? Qu’arriverait-il de lui ? Que pourrais-je en faire ? Oui, car tu es ma propriété ma sœur, et cet enfant, né d’une union que je n’approuvais pas ne pouvait être qu’un problème.
 
Certes, nous étions des wendigowak, mais ton amant ? L’odeur était incertaine, je ne pouvais trop le dire, il fallait que je trouve une autre sorte. Après tout, pour moi, ce garage puait la CHIENNE ! Et elle se prétendait avoir son propre territoire ? Elle ? Une femelle ?
 
Mon visage se fermait de plus en plus, je voyais bien clair dans son petit jeu. Sans doute me prenait-elle juste pour un animal décérébré, mais j’étais aussi humain, pour ce qu’il en restait. Elle voulait saper mon autorité, elle voulait se créer sa bulle, dans laquelle elle se pensait à l’abri face à moi. Quel doux rêve. Le règne animal n’avait encore jamais vu cela. Une chienne pensait-elle donc réellement tenir tête à un loup ?
 
Surtout si ce loup s’avère être une de ces bêtes mythiques : un loup-garou ? Certes, pas encore parfait, mais s’avérant être un alpha suffisamment fort que pour imposer son autorité sur une meute, si cette meute devait se constituer. Je la voyais pointer sur moi un objet, ne portant guère attention à ce dernier, je fis un pas en avant, et ensuite : stupeur.
 
Une flamme fondit vers moi, je ne pus que faire un bond en arrière, atterrissant et déchirant le tissus du toit du cabriolet dans mon dos, m’y empêtrant maladroitement en m’agitant pour fuir les flammes, jusqu’à ce que celle-ci s’attaque à la capote du véhicule dont je me séparais sans pour autant ne subir quelques brûlures sur les avant-bras et sur le visage.
 
Subitement, je disparus de l’autre côté de la voiture. On pouvait voir, dans l’ombre que je projetais sur le mur comme une forme se tordant, la douleur était nette, présente, et cela s’entendait. Ce n’était pourtant pas gravissime pour un wendigowak, il se soignerait assez vite, mais il n’avait plus l’habitude du feu.
 
Mais doucement les cris se firent plus … bestiaux, agressifs, rageurs, et l’ombre se tordait, mais gonflait, dégonflait, comme s’il mutait contre son gré mais tâchait tout de même de conserver sa forme partielle. On pouvait voir doucement sa silhouette dépasser du véhicule, il grandissait bien plus vite, il perdait toute forme humaine.
 
Et d’un coup, je disparus à nouveau, reprenant forme partielle, reprenant le contrôle de lui-même.
 
 « SAAAAALOOOOOPE »
 
Enfin, reprenait le contrôle était un bien grand mot. Deux mains apparurent, énormes, équipées de griffes qui s’enfoncèrent dans la portière du cabriolet qui n’était à présent plus en grande forme.
 
« Cet enfant que tu portes, JE LE TUERAIS !! »
 
Il arracha d’un coup net la portière, le hurlement du métal couvrant presque celui de la bête, et il balança sur toi cette portière, à une vitesse fulgurante, comme s’il s’agissait d’un vulgaire boomerang.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Dim 18 Oct - 20:44

A nouveau Khangee fit mention d'un enfant. Cheyenne ne se faisait pas à cette idée, sans doute disait-il cela pour lui retourner le cerveau et les nerfs. Mais quand ressortit de la voiture à moitié brûlé et furieux, elle réalisa que non, c'était la vérité. Ainsi elle était tombé enceinte de Jake ? Pas le temps d'apprécier ou bien de pleurer, Khangee était vraiment prête à lui faire du mal. Quand la portière fut arrachée avec violence puis jetée dans sa direction, l'indienne eu à peine le temps de réagir qu'elle se prit le projectile avec une force déconcertante. Bon sang, Khangee n'avait aucun limite ! La bête était déchaînée, l'humain ne cherchait même pas à la contrôler... Seul le soleil jouait en la faveur de Cheyenne en empêchant Khangee de prendre une fore complète de wendigo. Au sol, la jeune femme essoufflée repoussa la portière de voiture et se releva en titubant, fixant son frère d'un regard mauvais.

« Alors quoi, tu vas attendre que je mette mon enfant au monde pour le tuer ? Et pourquoi tu viens pas le chercher directement hein ? Tu as peur de m’abîmer Khangee ? »

Lâchant un rire amer, Cheyenne se pencha et souleva la portière de voiture, la traînant avec elle alors que le métal crissait sur le béton du garage. Le bruit était affreusement désagréable...

« Dis, si t'as besoin d'une femelle... Pourquoi tu te trouve pas une charmante femme à qui tu offrirait ta morsure ? Et comme ça, tu en profite pour me foutre la paix et me laisser faire ma vie dans mon coin »

A son tour et dans un grognement bestiale, l'indienne lui envoya la portière avec toute la force dont elle était capable puis bondit au sol pour ramasser sa bombe et son chalumeau avant de les braquer dans sa direction. Un pas de plus, le moindre geste et cette fois elle lui roussissait le poil pour de bon. Un joli feu de joie qu'il n'apprécierait pas. La jeune femme fixa son aimé d'un regard sombre, mauvais et remplit de haine... Menacer ainsi sa vie, celle de Jake et du probable bébé qu'elle portait... ça c'était la pire idée qu'il avait eu. Il n'y avait rien de pire qu'une mère en colère... Même un alpha ne pouvait rivaliser avec l'instinct maternel.

« Je te laisse dix secondes pour te barrer d'ici Khangee. Pas une de plus et c'est uniquement parce que tu es mon frère que tu es encore en vie sinon je peux te jurer que tu serais déjà en charpie. »


D'un signe de la tête, et désigna la sortie du garage tour en se décalant encore d'un pas. Maintenant qu'elle y pensait, tout ces cadavres lâchés dans Park Row, ce wendigo dont elle avait tout juste sentit l'effluve sans pouvoir y mettre un nom... C'était lui ? Évidemment que oui. A présent tout avait un sens, elle comprenait mieux.Se retrouver ici à Gotham était un odieux coup du sort, la faute à pas de chance. Mais de là à voir son propre frère partir dans un délire bestiale et incestueux.. Cheyenne en avait la nausée. Ouvrant grand la bouche pour dévoiler ses crocs, elle poussa un long grognement en fixant son frère et hurla à plein poumon.

« DEGAGE !!!! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Mar 20 Oct - 10:51

Je tremblais violemment, chacun de mes muscles était gainé, comme tétanisé et plus que gonflé, dans cette forme partielle, je tenais de moins en moins de l’homme. Au fil de mes transformations je le remarquais moi-même, je me trouvais de plus en plus wendigowak … Mais cela m’importait bien peu … Après tout, je ne me sentais que plus fort, plus rapide … Plus dangereux.
 
Le bruit de la portière, crissant sur le sol m’irrita, me faisant aboyer de mécontentement, c’était sorti tout seul, sans que je le veuille réellement et cela se transforma dans un grognement menaçant, voulu cette fois. Ma cage thoracique vibrait puissamment alors que je te fixais, mes yeux rouges te lorgnant d’un air à la fois malsain et étrangement déterminé.
 
 « Peur de t’abimer ? Haha … Tout de façon il n’y a que très peu de choses qui nous sont réellement définitives ! »
 
Une charmante jeune femme à qui offrir ma morsure ? Provocation, je me redressais de toute ma stature, dépassant les 2m20 de haut sous ma forme partielle, un colosse, voire même un titan. Plus aucun homme ne pouvait à présent prétendre faire le poids face à moi, du moins nul ne rivalisait en taille. Bien que ce n’était certainement pas le plus important dans un combat, cela restait impressionnant.
 
« L’occasion, je te l’ai laissé ! »
 
A nouveau, j’hurlais, extériorisant ma rage mais aussi mon ressentiment, certes, je n’étais plus le frère que tu avais connu, pourtant, il était toujours bien là, entre les griffes de la Bête. Il était enfermé et j’étais celui qui avait pris le pas, prenant facilement la direction des opérations à présent.
 
 « Je ne te laisserais pas faire ta vie dans ton coin Ka’ja, jamais ! Tu es à moi ! »
 
Disais-je alors que j’attrapais au vol la portière, l’arrêtant net. Tu n’étais encore qu’humaine, tu t’enorgueillissais de ta maîtrise, mais tu n’étais pas même apte à prendre une forme partielle en pleine journée. Si je le souhaitais, pour ma part, je pouvais même sombrer entièrement, que l’astre lunaire me baigne de sa bénédiction ou non.
 
Laissant la portière retomber, j’observais le sang qui coulait de la paume de ma main, portant ma main à ma bouche, je ne pouvais que lécher le sang qui s’écoulait et déjà voir petit à petit l’hémorragie s’arrêter. Dans une heure, il n’y aurait même plus cette coupure.
 
Si je te réservais un sort semblable, pouvais-tu avoir la certitude de t’en remettre si rapidement ? Personnellement j’en doutais.
 
 « En charpie ? MOI ? »
 
Elle osait me donner des ordres ? Me menacer de son chalumeau ? Moi ? L’Alpha ? Celui qui l’avait créé telle qu’elle était à présent ? Je lui tournais subitement le dos, me dirigeant vers le cabriolet, auquel je me cramponnais pour le soulever du sol dans un grognement d’effort, avant de l’envoyer exploser contre un mur. C’était une démonstration de force, dont chaque animal faisait preuve pour impressionner l’autre.
 
Mais j’avançais subitement vers la sortie, sans même me retourner, avant de me figer, lui tournant toujours le dos.
 
« J’ai son odeur, une fois que je serais sorti d’ici … Je le traquerais. Veux-tu toujours autant que je sorte ? »
 
Ma silhouette commença à s’affiner, à diminuer, je reprenais forme humaine, seul mon pantalon semblait avoir plus ou moins tenu le choc. Un sourire étirait mon visage, mais tu ne pouvais le voir.
 
Dans tous les cas, que je sorte à présent ou non, j’allais le traquer, le trouver, et le tuer pour avoir pris ma femelle de la sorte.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   Mer 21 Oct - 17:27

Impossible de le raisonner.
Quoi qu'elle dise, Khangee refusait de plier, refusait même d'accepter l'évidence. Jamais elle ne serait à lui, c'était contre-nature et parce qu'un autre s'était déjà octroyé le droit de la... conquérir. Observant son frère qui cherchait à se transformer sans y parvenir, Cheyenne resta sur ses gardes, crachant avec colère.

« Et qui te dit que tu feras le poids face à lui ? Ne le sous estime pas, il a un avantage sur toi... Il a passé des années à tuer les abominations dans ton genre... Je te laisse imaginer ce qu'il fera de toi si ce n'est pas moi qui le fait avant. »

Enfin Khangee reprenait une stature normale. Chew n'en revenait pas, i avait été à deux doigts d'une transformation totale en plein jour... Avait-il donc renoncer à son humanité plus qu'elle ne l'avait imaginé ? Visiblement oui. Braquant une fois encore son crame-wendigo face à elle, la jeune femme souffla, la haine rendant sa voix gutturale, totalement inhumaine.

« Jamais tu ne toucheras mon enfant et son père. »

Et la pression se fit alors qu'un nouveau jet de flamme s'élança vers Khangee. C'est incroyable, d'un côté elle culpabilisait de blesser son frère et d'un autre, la souffrance qu'elle lui provoquait était diaboliquement jouissive. Dans un sens, Cheyenne n'avait jamais supporté la morsure, incapable de savoir si cela avait été volontaire de la part de Khangee. C'est bien pour cela qu'elle n'en avait pas voulu à Jake qu'il la déteste pour cela... Sauf qu'elle, ce fut involontaire et à voir le comportement de son frère, elle était presque sûr que sa morsure à lui fut parfaitement volontaire. Le feu perdu vite en puissance alors que la bombe de nettoyant pour jante arrivait à la fin et la jeune femme la balança sur son frère avant qu'elle ne recule et ne lui lâche.

« Maintenant tu dégage de là... Peut importe tes menaces Khangee... Je ne serais jamais à toi. »

Elle était sa sœur, pas son vagin ni son incubateur. La simple idée qu'il puisse avoir du désir pour elle la répugnait au plus haut point. Cheyenne montra à nouveau les crocs, grondant longuement contre l'alpha.

« C'est fini ! Vas t-en !!! »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un client dont on se passerait bien   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un client dont on se passerait bien
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: