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 Thousands shadows dancing in the dark. [Pv Toylord]

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MessageSujet: Thousands shadows dancing in the dark. [Pv Toylord]   Lun 21 Sep - 22:45

Une jour, Karl Kraus a dit que la différence entre les psychiatres et les autres malades mentaux, c'était un peu le rapport entre la folie convexe et la folie concave. C'étaient deux formes de folie plus ou moins justifiées mais, les psychiatres n'étaient conscients de leur propre folie car ils ne percevaient que celle qui les entourait – du moins, la plupart du temps. Et il n'avait pas tort, ce satiriste autrichien. Ce n'était qu'une absurde mais incontournable vérité, tout comme le fait que, entre le Génie et la Folie, les frontières sont tellement minces qu'on peine à les discerner.

19h45, Arkham Asylum.
Après être passé discrètement chez ta cousine afin de lui confier ton fils adoptif, Mihail, tu t'es rendu à Arkham Island. C'était rare qu'on t'appelle de l'Asile afin de prendre en charge des consultations pour des patients souffrant des troubles et des pathologies de ton domaine d'expertise. Il n'y avait pas des cardiologues ni des pneumologues dans cet antre infernal et, toi, tu étais spécialisé dans ces domaines tout comme dans la dégénérescence musculaire. On t'avait recommandé quand on a appelé à l’Hôpital central de Gotham car, malgré ton jeune âge, aucun patient ne s'était encore plaint – et, surtout, tu n'avais encore tué aucun patient. En sommes, tu étais quelqu'un de très fiable, du moins, pour ce qui était du travail. On ne savait pas grande chose à ton sujet et, de toutes façons, tu savais rester discret.  

Un taxi t'avait déposé devant le bâtiment principal, où quelqu'un t'attendait afin de te guider à travers les installations. Cependant, tu dus passer un contrôle de la sécurité avant. On te fit déposer tout ce qui pourrait être utilisé comme une arme, tout objet métallique, téléphones et autres dans un plateau et on te fit traverser par un scanner. Tu n'avais rien à déposer, pas de portable, pas de bipeur, pas de clés. Rien, sauf ta mallette – où tu avais tes outils médicaux – et un bouquet de fleurs que ta cousine t'avait donné pour le patient à qui tu allais rendre visite, aujourd'hui. Tu n'avais pas pris de scalpels mais tu avais quand même des lames dans les chaussures. Les pointes étaient métalliques, puisque c'étaient des ranger renforcés propres à la GCPD. Puisqu'on n'y trouva rien dérange, même après que tu les aies enlevées, on te laissa passer et arranger ta tenue avant de récupérer ta mallette.

En chemin vers l'aile des soins intensifs, tu n'as pas vraiment écouté ce que l'infirmière te disait. Elle déblatérait inutilement pendant que tu scrutais le bouquet que Siren avait confectionné pour ton nouveau patient. Elle t'avait demandé de le lui faire parvenir et tu savais qu'il y avait un message camouflé dans cette sublime mais inusuelle composition florale. Tu avais une petite idée mais tu ne connaissais pas le langage des fleurs aussi bien que ta chère Alice. Elle avait soigneusement assemblé quelques pétunias 'Thumbelina' rouges-roses claires, avec des saxifrages pelté roses et blancs, des bégonias elatior roses et deux lys blancs au milieu, couronnant leurs semblables aux corolles fragiles. Le tout, elle l'avait entouré par quelques feuilles de bégonia rex sur les teintes vertes, blanches et et magenta, tenues avec un petit ruban rouge. Elle était très rusée et, même si le message avait été un astuce pour aider le destinataire à s'évader, personne ne se douterait qu'elle passait des mots à certains patients en isolement par le biais de ses fleurs. Ce n'était pas la première fois qu'elle en offrait, à Arkham Asylum mais elle ne les apportait jamais d'elle-même. C'était tellement innocent, tellement... improbable, en apparences.

Applaudissant intérieurement à ta cadette pour son génie, tu t'es posté devant la cellule de celui qu'on appelait Toylord. Ta cousine t'avait parlé de lui, peu avant que le Year Zéro prenne fin. Elle semblait l'apprécier alors, en plus de l'ausculter et de faire un rapport de son état physique, tu comptais le jauger. Cet individu semblait intéressant malgré tout ce qu'on pouvait dire à son égard. Son dossier n'était pas bien garni mais les gardes et l'infirmière n'avaient eu qu'un mot en bouche : pédophile. On t'ouvrit la porte et, après avoir roulé des yeux,  tu as pénétré dans la cellule en roulant des yeux. Ces employés te blasaient. Ils ne pouvaient pas juger quelqu'un sans le connaître ne serait-ce qu'un peu et tu savais mieux que quiconque que les fichiers d'Arkham étaient facilement faussés. Ce n'était pas à eux mais à toi d'en juger, aujourd'hui. Lorsqu'on ferma la porte, derrière-toi, l'infirmière partit, te laissant en tête à tête avec cet étrange spécimen aux allures d'un pantin. Tu connaissais son dossier, comme tant d'autres, tu n'avais pas besoin de l'avoir sous les yeux pour t'occuper de lui.

Bonsoir, Toylord – car je suppose que vous préférez être appelé ainsi. lançais-tu de ta voix grave et presque monocorde. Tu étais froid mais pas désagréable, non. Tu étais très poli, comme ta cousine. Je suis le Dr. Prescott, de l'Hôpital central. Je vais m'occuper de vous, en ce début de soirée. Cependant, j'ai quelque chose chose qui vous est adressé. J'espère que vous comprendrez ce qu'il en retourne. continuais-tu, désignant le bouquet de fleurs.

Par prudence, tu l'as déposé non loin de lui, sans briser une certaine distance. Après cela, tu as posé la mallette entre tes pieds et tu as croisé les bras sur ton torse, observant ton patient. En le détaillant, tu avais pu constater que sa cage thoracique était anormalement étroite et cela attisa ton intérêt d'une certaine façon. Tu n'étais pas pressé et tu ne laissais paraître en rien ta curiosité puisque tu étais aussi inexpressif que Siren. Hormis vos yeux, vous n'aviez aucune ressemblance physique alors, tu ne craignais point qu'on décèle un quelconque lien consanguin avec elle. Ta chère Alice avait signé son œuvre avec le double sens des lys blancs. Saura-t-il capter le message qu'elle lui avait adressé ?

Comment vous sentez-vous, aujourd'hui ? J'ai lu que vous aviez de l'asthme – ou, du moins, c'est ce qui figure sur votre dossier. ajoutais-tu, marquant une courte pause. Tu parlais aussi stoïquement que d'habitude, fixant ton interlocuteur avec ton seul œil visible avant d'achever ton discours : Avez-vous d'autres problèmes de santé liés à votre appareil cardiovasculaire ou le respiratoire ?

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MessageSujet: Re: Thousands shadows dancing in the dark. [Pv Toylord]   Mar 22 Sep - 20:55

Cela fait plusieurs jours qu'aucun docteur n'est venu t'étudier. Avec leurs questions, leurs instruments et leurs airs condescendants. Ils allaient tous subir ta fureur. Un jour ou l'autre, ils paieront… Pour tes Jouets… Pour tes mains… Pour les enfants…

Une infirmière avec une tête dégoûtée entra, et fixa l'homme masqué. On pouvait lire très clairement sur son visage sa pensée : « Espèce de monstre congénital ! Meurs dans ta chiasse comme le chien que tu es !!! » Toylord ne regarda la femme qu'une seconde, car son regard se porta sur l'homme qui l'accompagnait. Grand, mince, brun et plutôt beau garçon. La trentaine dans le pire des cas. Poker face ; il ne démontrait aucune émotion, à part peut-être un semblant de gène causer par sa répugnante compagnie. L'infirmière souffla des narines et s'adressa à Toylord sans le regarder puis au brun ténébreux :

- Patient n° 1987 08082014. Nom : Tweety Ritero. Alias : Toylord. Vous avez de la visite. Docteur, s'il y a un quelconque problème avec le patient, veuillez suivre la procédure.

Elle partit aussi sec. Dans un réflexe, le pantin tenta quelques mimiques mais sa camisole blanche l'empêchait de faire n'importe quel mouvement de bras. Il gémit un peu et toussa. Le docteur s'assit et prit la parole :

- Bonsoir, Toylord – car je suppose que vous préférez être appelé ainsi. Je suis le Dr. Prescott, de l'Hôpital central. Je vais m'occuper de vous, en ce début de soirée. Cependant, j'ai quelque chose chose qui vous est adressé. J'espère que vous comprendrez ce qu'il en retourne.

Ne répondant pas, le concerné regarda le présent que cet étrange mais charmant homme lui avait apporté. Un bouquet de fleurs. Une belle composition. D'un fleuriste certainement. Mais l'alliance des couleurs paraissait étrange. En y regardant de plus près, les fleurs avaient une disposition anormale, comme si… elle voulait dire quelque chose. N'écoutant pas vraiment le nouvel arrivant, Toylord scrutait depuis sa chaise le bouquet. Des pétunias, symbole de l'espoir. Des saxifrages, de l'affection. Des bégonias, une pensée pure… Et des feuilles de bégonias, la rencontre… Non, une visite… Et des lys… Des lys… Lys… Lice… Alice… Lady Alice ?

Dans une inspiration d'étonnements, la marionnette toussa pendant quelques secondes. Les bruits qui venaient du fond de son œsophage n'étaient vraiment pas agréable à entendre. Le mystérieux interlocuteur venait d'avoir ses réponses sans que le l'interloqué est eu besoin d'entendre les questions. Le regard de Toylord se rabattit sur le visage blafard du docteur… Avait-il un lien avec Lady Alice ? Ou est-ce juste Toylord qui délire ? Mais ses yeux… Se levant de sa chaise, il s'affala sur la table et fixa les deux mirettes du jeune ténébreux… Oui… Il reconnaît ces pupilles…

- Lady Bifröst… Lady… Alice… Êtes-vous… Tu… Elle… Comment va-t-

Toylord fut arrêté par un grosse quinte de toux. Un peu de sang commença à couler du masque. Puis son regard revint sur le jeune homme. Il était décidé à coopérer. Il se rassit sur sa chaise et commença à parler d'une voix raillante :

- J'ai des problèmes docteur… Je respire mal… J'ai besoin d'être soigné… Pitié… Je n'ai plus accès à mes médicaments et - *toux* – mon système respiratoire est endommagé… J'ai besoin… d'aide…

Un léger bruit mécanique se fit entendre. Un des deux pupilles de Toylord peina à s'allumer pour fixer le beau jeune homme brun qui lui faisait face. Pris de soubresauts et de toux, il s'affala encore sur la table. Puis son, masque pivota et sa voix se fit vraiment lointaine :


- Por favor… Ayuda me… 
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