Batman Legacy


 
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 Cacher le diable chez soi

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MessageSujet: Cacher le diable chez soi   Mer 26 Aoû - 8:49


Cacher le diable chez soi

- Scarecrow, Hanna Delacour -


Crane avait engagé une course folle dès sa sortie de l'île d'Arkham. Son petit coup de théâtre s'était retourné contre lui : la police l'attendait à l'extrémité du pont, formant un barrage pour l'arrêter. Heureusement pour le nouvel évadé, il ne craignait pas pour sa vie. En fait, il ne craignait rien. Fonçant à toute allure, il ignora les signaux du GCPD lui ordonnant de s'arrêter et entra en collision avec la partie avant de deux voitures stationnées une en face de l'autre. Le choc poussa les obstacles et libéra le passage pour Crane qui pu alors entrer à sa guise dans les rues de Gotham, roulant à toute allure et évitant le trafic dans une ville qui ne dormait jamais. Le GCPD ne mit pas de temps à être sur ses talons.

« La police de Gotham. Toujours à ne pas se mêler de ce qui la regarde. Une fois en sécurité, je pourrai travailler à sa chute. »

Empruntant toutes les ruelles possibles et se faufilant à travers les voitures qu'il croisait sur la route, Crane tentait de brouiller son parcours et le rendre imprévisible, histoire de ne pas rencontrer d'autres barrages. Il ne ménageait pas la voiture et savait qu'une autre collision serait probablement celle qui la ferait tomber en pièces. Quelle situation pour l'Épouvantail : il avait besoin de sa toxine pour inverser les rôles. Les policiers devaient le fuir, pas l'inverse. Bientôt il leur rendrait à tous la monnaie de leur pièce. Ce serait grandiose même pour les standards de cette ville, il se le jurait.

« Voyons voir ce que le Coventry peut me donner. »

Fraîchement arrivé dans le quartier, Crane avait distancé, pour un temps, ses poursuivants. Se garant dans un coin sombre entre deux immeubles, il comptait abandonner ce transport et s'en trouver un autre, histoire d'avoir la paix. S'emparant de son gant, Crane réalisa quelque chose de primordial : il était toujours jaquette, ce bout de vêtement minable et sans identité que procurait l'asile afin d'étouffer les personnalités explosives des patients d'Arkham. Se promener dans les rues de Gotham ainsi attirerait l'attention malgré toute l'étrangeté dont était témoin la ville chaque nuit. L'envie lui prit de retourner dans la voiture et de sortir de la ville malgré tout, même s'il se doutait que la police avait déjà fermée les issues possibles.

« Eh mec... »

Crane se retourna : un ivrogne, probablement un sans-abri, était étendu entre deux poubelles de métal, la bouteille à la main. Il était vêtue de plusieurs vêtements, notamment un grand manteau brun qui avait passé plusieurs hivers. Sa chance revenait à nouveau : ce manteau était son moyen de sortir de cette impasse de la manière la plus sécuritaire.

« Donne moi ton manteau. »

« Uh? Nan nan, il caille, 'veux pas choper la mort. »

« Oh, alors tu as peur de la mort... »

« Kess tu fous bordel? »

Enfilant son gant, Crane releva l'ivrogne avec l'autre bras. Le pauvre bougre se débattait mais son état était tellement avancée que ses réflexes étaient inexistants. Échappant la bouteille, celle-ci se brisa en plusieurs morceaux, répandant le liquide sur le sol. L'ivrogne grogna et sembla reprendre un peu de lui-même.

« Regarde s'que tu m'as fait faire bougre de cornichon! »

« Rassurez-vous, vous n'en aurez plus besoin. »

« Ké? »

Crane planta ses aiguilles dans les yeux de l'individu. Ce dernier cria tant la douleur était intense, mais se calma aussi rapidement : tout cet alcool présent dans son sang l'empêchait de coaguler et il se vida très rapidement. Son vice causa sa mort. Au moins il était mort heureux. Probablement.

« C'est toujours un plaisir de faire confronter les gens à leurs propres peurs. »

S'emparant du manteau, Crane le revêtit et l'attacha pour cacher la jaquette. Enlevant également son gant et ses chaussures d'hôpital, il cacha le premier et jeta les secondes plus loin. S'emparant finalement des bottes et du chapeau du malheureux, Crane pouvait enfin passer pour un civil normal dans une foule. Son répit fut de courte durée cependant : la police rôdait, il entendait les sirènes. Certaines voitures passaient les ruelles au peigne fin avec leurs torches. Si Crane restait là, il serait découvert. La voiture et le cadavre trahirait sa présence, mais le plus loin il serait, mieux cela irait.

Ce n'était pas facile pour le patient évadé, c'était une véritable chasse à l'homme. Si tous les effectifs du GCPD n'étaient pas réquisitionnées pour cette tâche, la réalité ne devait pas être très loin de ce constat. Il en vint même un moment où Crane se sentait cerné, fait comme un rat. Il était surprit par l'efficacité de la police : James Gordon faisait un travail remarquable apparemment. Il devrait éventuellement briser cet homme.

« Je ne voulais pas en arriver là, mais je n'ai pas le choix. »

Entrant dans un immeuble à appartements, Crane frappa à la première porte. Au mieux la personne l'aidait sans chercher de problèmes, au pire il avait une prise d'otages sur les bras le temps que les choses se calment. Il regarda le nom sur la boîte servant à recevoir le courrier derrière lui : le numéro de la porte correspondait au nom Hanna Delacour. Il n'attendit pas longtemps et une femme vint lui ouvrir.

« Bonsoir mademoiselle. Auriez-vous la bonté d'accepter chez vous un homme qui a besoin de disparaître le temps d'une heure? Aucun problème ne tombera sur vous. »

C'était difficile à faire avaler, même pour un orateur comme Crane : Gotham avait une réputation à travers le pays et quiconque s'ouvrait trop aux étrangers finissait souvent avec une balle dans la tête. Quoiqu'il en soit, réponse positive ou non, Crane était prêt.
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MessageSujet: Re: Cacher le diable chez soi   Mer 9 Sep - 12:41

Vers vingt-trois heures, alors qu’Hanna somnolait tranquillement, avachie sur le vieux canapé-lit du salon, quelqu’un osa frapper à sa porte, la faisant sursauter par la même occasion. Le film à l’eau de rose qu’elle avait en bruit de fond n’avait pas su la maintenir éveillée mais ce bruit significatif de la présence de quelqu’un derrière sa porte la fit émerger. Qui pouvait bien vouloir déranger une jeune femme habitant seule dans un quartier malfamé ? Il était déjà arrivé que des clients un peu trop entreprenants et légèrement éméchés la suivent et viennent déranger la quiétude de son foyer en pleine nuit mais là, c’était fort peu probable. Elle s’était fait accompagner jusqu’à chez elle et, aucun être indésirable n’avait suivi la voiture, elle avait vérifiée.
 
Elle soupira en se redressant doucement de son canapé. Ils y avaient trois types de personnes qui vous dérange à une heure pareille : la personne dans le besoin, par exemple un sans abri qui compte sur la générosité d’une femme à fleur de peau pour obtenir le reste du dîner et une couverture quand il a de la chance ; celle qui dérange et qui n’en a rien à faire, comme le voisin qui vient se plaindre pour le bruit ou un concierge qui réclame son dû (Que dis-je ? Un concierge dans un quartier comme celui-ci ? Il n’y en avait jamais eu et il n’y aurait jamais personne d’assez fou pour l’être) ; et enfin, le plus terrifiant de tous, le déséquilibré autrement appelé le psychopathe. Ce dernier, vous le fuyez comme la peste. Même un suicidaire ne veut pas avoir affaire à lui.
 
Elle appuya sur le bouton muet de la télécommande pour faire taire cette romance stupide et s’approcha lentement de la porte. Observant attentivement à travers le judas optique, elle vit un homme qui attendait apparemment patiemment. Il semblait assez grand, mince et son air sérieux n’inspirait pas vraiment confiance. Elle ne voyait pas d’arme mais, il pouvait très bien la cacher dans ce grand manteau marron. Hanna avait beau se méfier, elle ouvrit la porte quand même. Si son heure de quitter cette terre était arrivée, elle ne pouvait pas y échapper de toute façon. La jeune femme qu’elle était croyait au destin et ce même si ce n’était pas la plus joyeuse des pensées. Tout en le fixant, elle murmura :
 
« Bonsoir Monsieur… »
 
Puis, elle l’écouta lui présenter sa requête. Il se montra charmant et sans laisser paraître la moindre expression, il lui demanda de l’accueillir chez elle une heure pour « disparaître ». Pourquoi souhaitait-il se cacher ainsi ? Avait-il tué quelqu’un ? Devait-il de l’argent à l’un de ces mafieux sans vergogne ? Ou alors, la police le cherchait-il ? Il ne lui avait évidemment pas dit. Elle réfléchit intensément. Des dizaines de questions se bousculèrent dans son esprit. Elles n’obtenaient pas de réponses, que des « si » qui s’ajoutait aux précédents. Mais la vie n’était pas faite de si… Son esprit s’embruma et, sans réfléchir davantage, elle dit :
 
« D’accord. »
 
En s’écartant pour le laisser entrer, elle se mordit la lèvre. Elle aurait dû dire non, elle le savait, elle le sentait. Mais maintenant que ce « d’accord » avait été prononcé, elle ne pouvait plus revenir en arrière, elle ne s’en sentait pas la force. Hanna referma machinalement la porte à clef et se tourna vers la télévision. Les deux tourtereaux avaient choisi ce moment précis pour se prouver leur amour. Elle se précipita sur la télécommande et mis fin à cette manifestation spontanée de tendresse. À quelques secondes près, le bandeau annonçant la fuite d’un certain Jonathan Crane dit l’Épouvantail allait interrompre le programme. La photographie du fugitif lui aurait évidemment mis la puce à l’oreille… Malheureusement, il était trop tard.

Elle rougit et se tournant vers son « invité », prononça quelques mots, se sentant obligée de se justifier :
 
« C’est pas ce que vous croyez… Je pensais que c’était un film tout ce qu’il y a de plus normal mais j’aurais peut-être dû me douter de la nature du programme quand elle a dit : "J'avoue avoue un petit côté libertin." »
 
Puis, comme pour effacer la gêne qu’elle venait de créer sans le vouloir, elle essaya de se comporter comme une hôte bien élevée.
 
« Je m’appelle Hanna Delacour. Je suis ravie de vous accueillir même si ce n’était pas prévu. Asseyez-vous, je vous en prie. Je peux peut-être vous servir quelque chose si vous avez faim. »
 
Même s’il ne souhaitait pas lui expliquer pourquoi il devait se cacher, elle espérait au moins qu’il se présente. Un faux nom lui aurait suffit. Tout ce qu’elle désirait, c’était un semblant d’honnêteté. Les détails ne l’intéressaient pas. Elle avait appris à ne pas en demander trop, lassée de se faire réprimander sans cesse par son mari. Il fallait laisser la curiosité de côté le plus possible pour ne demander que l’essentiel et maintenant, c’est ce qu’elle faisait. Enfin du moins, elle essayait…

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Cacher le diable chez soi   Jeu 10 Sep - 9:36


Cacher le diable chez soi

- Scarecrow, Hanna Delacour -


La réponse ne se fit pas attendre : une jeune femme vint répondre à la porte et accéda, à son grand étonnement, à sa requête. Crane s'était attendu à un refus, ce qui aurait été parfaitement logique. Qui à Gotham accepterait de faire entrer un illustre inconnu dans sa demeure durant la nuit? Cela dit, le sort en avait décidé ainsi et cela lui convenait : il n'aurait pas aimé que la situation vire en prise d'otage, lui amenant encore plus de problèmes et probablement le ralentir dans sa fuite.

« Vous êtes aimable. »

Entrant dans sa nouvelle cachette, Crane garda son manteau mais enleva son chapeau. Il prenait un risque de dévoiler son visage, mais il devait se montrer de bonne foi en cet instant. La police fouillait les blocs aux alentours et il était hors de question qu'il soit ramené à Arkham dans les mains de ce cinglé de Strange. Tant que le calme demeurait, l'évadé de l'asile pouvait espérer gagner du temps et voir les forces du GCPD passer au quartier suivant, lui donnant la possibilité de sortir de Gotham et de rejoindre son nouveau repaire.

La jeune femme alla changer le poste de la télévision et revint en psalmodiant des excuses sur le programme qu'elle regardait. Crane l'écoutait à moitié. Était-ce vraiment une si bonne idée de s'inviter comme ça chez quelqu'un? Maintenant qu'il était assit dans la cuisine d'une innocente prise en plein milieu d'un jeu dont elle n'avait même pas conscience, il hésitait à partir. Non pas parce qu'il ne voulait pas la mêler à ça. Au contraire, il s'en fichait. Il y aurait toujours des dommages collatéraux dans les machinations du maître de la peur. Non, le problème résidait dans le fait qu'elle pouvait appeler n'importe qui à tout moment sans qu'il s'en aperçoive. C'était fâcheux comme situation. Il avait apprit à agir seul et le voilà qu'il s'en remettait à une civile. Tout ce qui lui restait à espérer c'était que les choses se passent normalement. Dès qu'il en aurait l'occasion, il s'en irait sans prévenir.

« Mon nom est Jonathan. Jonathan Ichabod. Merci de me recevoir en cette heure impromptue. Ne vous donner pas la peine cependant, je ne compte pas rester longtemps. »

S'asseyant, Crane dévisageait cette Hanna Delacour. Il ne pouvait s'empêcher de se demander de quoi cette femme pouvait bien avoir peur. Là n'était pas le moment de penser à ajouter une nouvelle victime au royaume de l'Épouvantail, mais c'était plus fort que lui. Il songeait au visage qu'il devait exprimer en cet instant : un regard profond, froid, presque malsain, comme s'il désirait voir à travers la chair pour scruter le cœur de l'âme... Arrachant sa contemplation, Crane revint à la réalité et se mit à parler. Il voulait la tester.

« Dites-moi bien honnêtement, de quoi pensez-vous que je veuille me cacher? Qu'est-ce que j'ai bien pu faire faire pour vouloir me sauver à ce point? »
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MessageSujet: Re: Cacher le diable chez soi   Mer 23 Sep - 19:38

Jonathan Ichabod… Ce nom lui rappelait étrangement le personnage de Washington Irving dans « La légende de Sleepy Hollow ». Cette histoire fait état d’un cavalier sans tête qui sévissait dans le Val Dormant situé à Greensburgh dans l’État du Kansas, aux États-unis. Ichabod Crane est attiré par les histoires fantastiques et autres événements paranormaux. Il enquête donc tout naturellement sur cette mystérieuse histoire de cavalier sans tête tout en étant amoureuse de la belle Katrina Van Tassel. Mais pourquoi je vous raconte cela ? Ça n’a rien à voir avec ce mystérieux inconnu qu’Hanna accueille chez elle. En tout cas, tout ça pour dire que ce nom ne paraissait pas réel. Il ressemblait beaucoup trop à un pseudonyme ou encore au nom d’un personnage de roman. Après, elle avait désiré un nom, pas forcément son vrai nom. Elle se doutait qu’elle n’obtiendrait pas la véritable identité de ce monsieur de toute façon. S’il cherchait à se cacher de la police, il n’allait pas être assez stupide pour se présenter à une civile. On ne sait jamais, elle pouvait très bien le dénoncer. Elle sourit intérieurement. Peut-être que lui aussi appréciait cette légende vieille de plusieurs siècles. Amusant. Un point commun qu’elle n’aurait pas cru trouver chez lui. Sinon, elle se faisait des idées et il n’y avait rien à voir avec ce récit fantastique qu’elle avait lu étant enfant.
 
Elle perdit le fil de ses pensées quand elle surprit son invité en train de l’observer. Son regard était… effrayant, il n’y avait pas d’autre mot. Il la fixait si intensément de ses yeux bleus glacials qu’elle se sentit frissonner. Elle ne savait pas qu’un regard pouvait entrer si profondément en elle. Se détournant de lui pour faire chauffer du café, elle en profita pour perdre un moment le contact visuel qui commençait à la mettre mal à l’aise. Même s’il ne souhaitait rien boire, elle sentait qu’un excitant serait nécessaire pour qu’elle puisse se réveiller un peu. La nuit allait être longue, elle s’en doutait. Bien qu’elle n’aimait pas particulièrement le goût du café, c’était apparemment la seule boisson qui passerait à cette heure-ci. Paradoxal mais pourtant tout à fait normal. Hanna avait souvent des idées surprenantes lorsqu’elle était fatiguée. Comme par exemple, aider un parfait étranger.
 
Elle sursauta presque en entendant de nouveau la voix inquiétante de son visiteur nocturne. Il décidait enfin à discuter. Tant mieux, enfin peut-être pas mais, la jeune femme commençait à trouver le temps long. Elle se retourna et l’observa un petit moment. Les questions qu’il posait étaient clairement une épreuve. Si elle parvenait à répondre correctement, elle n’aurait pas de problème. C’est en tout ce qu’on pouvait penser. Cherchant d’abord ses mots, elle se demanda ce qu’elle pouvait bien répondre pour satisfaire Jonathan. Devait-elle vraiment être honnête, comme il le demandait, ou voir derrière ses interrogations une certaine menace ? Évidemment, comme à l’accoutumée, elle ne trouvait pas de réponses à ces questions. L’honnêteté pouvait parfois être dangereuse mais le mensonge n’était pas la solution. Cependant, si elle venait à énoncer la vérité, allait-il devenir violant envers elle ? Nécessairement, il  pourrait chercher à la faire taire... Le dilemme était loin d’être résolu.
 
« Je pense que si vous cherchez à vous cacher avec une telle ardeur en vous invitant ainsi chez une parfaite inconnue c’est que vous avez de bonnes raisons. Je ne peux pas me permettre de mettre des mots sur vos agissements. Cela reviendrait à vous juger et ce n’est pas dans mes habitudes. Je ne peux que chercher à vous aider du mieux que je le peux, vous ne croyez pas ? »
 
Elle espérait que cette réponse, bien qu’elle n’en était pas réellement une, conviendrait. Chercher à découvrir à tout prix la vérité n’était pas toujours une bonne idée, elle l’avait appris à ses dépens par le passé. Mais là n’était pas la question. Pour qu’il ne prenne pas son regard insistant comme une provocation, elle lui tourna le dos pour verser le café brûlant dans un mug à l’effigie de La Tour Eiffel. Ses origines revenaient parfois la hanter sous certaines formes amusantes. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’un souvenir joyeux de son enfance lui traversa l’esprit. La Tour Eiffel avait beau être un monument très connu, elle trouvait ça inélégant et elle ne s’était pas gênée pour le dire lorsqu’elle l’avait visité avec ses parents. Son père avait souri et c’était si rare que ce moment était gravé à jamais dans son esprit.
 
« Vous êtes sûr que vous ne voulez rien ? »
 
A peine sa question terminée, quelqu’un frappa à la porte. Qui cela pouvait-il être ? Elle n’attendait pourtant personne… Encore une fois, elle s’approcha de la porte discrètement et observa. La police venait frapper à sa porte dans la nuit maintenant ?! Il devait sûrement chercher quelqu’un. Un fugitif… Mais c’est bien sûr ! Elle se retourna hâtivement vers Jonathan et lui indiqua la porte entrouverte derrière lui. Il s’agissait de sa chambre mais peu importe, il fallait qu’il se cache tout de suite sinon il serait repéré et la police les arrêterait tous les deux. Elle murmura aussi bas que possible mais avec insistance :
 
« Prenez votre chapeau et allez vous cacher dans la penderie, tout de suite ! »
 
Pourquoi vouloir l’aider alors qu’il était terrifiant ? Il avait peut-être fait du mal à quelqu’un en plus ! Elle l’ignorait mais c’était plus fort qu’elle.
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MessageSujet: Re: Cacher le diable chez soi   Ven 2 Oct - 6:19


Cacher le diable chez soi

- Scarecrow, Hanna Delacour -


Une sainte âme ou bien une jeune femme particulièrement naïve, voilà ce que Jonathan Crane avait devant lui. Maintenant assuré qu'elle ne le reconnaissait pas, l'invité surprise se détendit et se mit un peu plus à son aise. Tout ce qu'il avait à faire maintenant c'était de discuter et de patienter tranquillement jusqu'à ce que la police cesse les recherches dans le quartier. Il pourrait alors continuer sa route et remercier la dame d'une certaine manière. Ou d'une autre, cela pouvait s'avérer fort intéressant. Cela dit, il ne devait pas laisser son envie de faire quelques expériences psychologiques prendre le dessus, cela lui redonnerait un allez direct à Arkham si les choses déraillaient trop vite. Crane continuait donc à fixer cette Hanna tandis qu'elle déblatérait sa réponse. Ce petit jeu l'amusait, il avait presque envie de faire deviner à son hôtesse sa véritable identité...

« Je ne veux rien, merci. Cela dit, je trouve votre réponse très... curieuse. Vous êtes à Gotham, dans la réalité de la plus sombre et cruelle des villes d'Amérique. N'avez vous pas... peur, de tomber sur un de ces criminels enfermés à l'asile? Les situations peuvent très vites dérailler en ces moments critiques. Par chance, nous sommes tous les deux bien tombés. Dites-moi, que faites-vous dans cette ville de ténèbres? »

La discussion cessa immédiatement après le dernier mot de Crane : quelqu'un frappait à la porte. Probablement la police qui avait découvert le cadavre du type dans la ruelle et qui fouillait tous les appartements aux alentours pour trouver de potentiels témoins. Qu'allait-elle faire? Se lever et défendre son invité? Le cacher? Ou allait-elle ouvrir la porte à la volée, exposant Crane à la lumière de la maigre justice que le GCPD tentait vainement d'établir? Il était prêt à agir : fuir, se cacher ou commencer une longue et fastidieuse prise d'otage qui tournerait forcément mal. Mal pour ces gêneurs évidemment.

« Prenez votre chapeau et allez vous cacher dans la penderie, tout de suite ! »

Stupéfait, Crane ne se fit cependant pas prier. Prenant son chapeau, il se leva et se dirigea vers la chambre à coucher, jugeant que la penderie était trop à découvert et trop près de la porte d'entrée. N'hésitant pas, il s'enferma dans le garde-robe et attendit. Il entendait les voix de trois personnes dont celle d'Hanna, mais n'arrivait pas à bien entendre les paroles. Patientant, l'Épouvantail se disait qu'en fait rien ne le retenait vraiment ici. Il était pratiquement certain que les visiteurs étaient deux agents lancés à sa poursuite. S'ils sont ici à l'appartement, cela veut dire qu'ils ne sont pas dehors à le chercher. Le pari était risqué mais pouvait fonctionner.

« Telle une ombre je serai entré dans votre vie et telle une ombre j'en serai sortit, tel un mystère que vous ne percerez que trop tard, vous plongeant dans l'épouvante. »

Au moment où il allait se lancer pour ouvrir la fenêtre de la chambre, il entendit des pas provenir de la cuisine. Quiconque était entré dans l'appartement s'y promenait maintenant. Crane n'avait d'autres choix que de rester cacher. Si par mégarde l'un d'eux devait ouvrir la porte de sa cachette, il ferait face à une morte terrifiante. L'effet de surprise était avec lui et il allait certainement en profiter si l'occasion se présentait. L'excitation le reprenait. Il se mit à sourire, ses lèvres accompagnant son regard sadique. La chose qu'il adorait le plus dans la vie, c'était de terrifier les gens, les mettre à genoux, nus dans leurs propres ténèbres, incapables de se défendre ou de résister, priant pour la froide et cruelle étreinte pour mettre un terme à un cauchemar morbide. Il lui arrivait cependant d'aimer autre chose : le regard que faisaient les gens lorsqu'ils comprenaient qu'ils avaient affaire à Jonathan Crane, alias le sinistre Épouvantail.
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