Batman Legacy


 
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 Aussi pure que la blanche

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MessageSujet: Aussi pure que la blanche   Mar 25 Aoû - 22:15

Aussi pure que la blanche
et que Gotham
New Gotham, le lieu qu'il faut fréquenter quand on a les moyens de le faire. C'est ici que les personnes les plus riches et les plus influentes viennent gaspiller leur fortune dans des niaiseries sans nom. Enfin, cela dépend dans quoi ils mettent leur argent, on peut très bien avoir une fortune et ne pas savoir la gérer, de nombreuses personnes, quand elles vieillissent, ont besoin de quelqu'un pour les aider à ne pas tout dépenser. Mais le mieux, c'est d'organiser un assassinat pour remporter une partie de l'héritage après avoir tapé assez fort sur la personne en question pour qu'elle accepte de signer sur un papier officiel le contrat. New Gotham, c'est comme un immense océan, avec de gros poissons, qui n'attendent qu'à être happés dans des filets, et une fois à l'air libre, étouffer jusqu'à en crever. La richesse est quelque chose de très recherchée, enviée. Mais le mieux, c'est de côtoyer la richesse, de faire en sorte de la fournir, en tout et en n'importe quoi, de la cajoler, lui faire une gâterie même, tout faire pour qu'elle dépense, encore et encore. Et qu'elle s'enrichisse, dans ce système qui enrichit les plus riches et qui appauvrit les plus pauvres, il faut faire son choix, et le faire très vite avant de se faire bouffer par la société de consommation, qui pousse encore et encore à acheter à crédit. Une voiture, un chien, une pute, peu importe, tout se fait par crédit quand on a pas les moyens.

Et Emily est loin d'aimer les crédits, surtout quand des acheteurs ont des ardoises immenses. 200$, c'est une AK-47 achetée à un pauvre paysan de Lettonie. Alors il vaut mieux buter un type avec 200$ et récupérer tout ce qu'il a sur lui, ça fait rentrer un peu plus de sous dans les caisses. Elle aime la simplicité, et elle ne supporte pas compliquer les choses, un mort c'est un mort, ça ne se relève pas.

Emily a ses petites habitudes, elle n'aime pas stagner trop longtemps chez elle, alors, quand la nuit arrive, elle sort, avec quelques personnes autour d'elle, quelques « amis », si on peut dire que ce sont des amis. On a pas de copains dans ce milieu, un copain, ça peut vite trahir. Alors il vaut mieux garder ses ennemis près de soi, et ses amis encore plus près.

Ce soir, elle a décidé de sortir dans une boite branchée dans le Nouveau Gotham, un endroit chic, où la population tient plus de la jeunesse que du reste, la vingtaine, voir la trentaine, et c'est ici, qu'elle peut faire son beurre, tous les jeunes sont attirés par des choses nouvelles, alcool, sexe, drogue. Et ça, Emily peut en fournir sans problème. Elle qui a le plus gros du trafic de cocaïne, en réussissant à avoir des relations professionnelles avec des capitaines de bateaux, passer quelques kilos dans un cargo est une chose facile, trop facile même. De la blanche de Colombie, voilà ce qu'elle propose, c'est là bas que l'on peut trouver tout, à n'importe quel prix. Emily sait choisir ses fournisseurs, elle opte toujours pour une qualité moyenne, elle hausse un peu le prix et elle fait une grosse marge dessus pour se payer ses sorties, mais aussi ses coups d'un soir. Elle connaissait bien ce milieu, la prostitution, elle avait réussi à trouver quelques catins en manque de macs, de quelqu'un pour les gérer, alors, elle avait sauté sur l'occasion pour se faire un peu plus d'argent, et elle ne sait pas où elle s'arrêtera, trafic d'humains, d'organes, peu importe, tant que ça rapporte un maximum de blé.

La boite, le « Sunshine » promet des grandes soirées, même si ca coute un bras. L'endroit est divisé en deux parties, la piste de danse avec de nombreuses tables autour, ainsi que le bar, et un étage où des canapés luxueux attendent les personnes sur la liste VIP du club. Des barres de pole-dance s'y situent aussi, avec quelques danseuses qui ne cessent de bouger jusqu'au petit matin. L'entrée à été coûteuse, pour ce genre d'emplacement, il faut débourser 1000$, incluant le prix de la bouteille de champagne, une bouteille de Dom Pérignon Moët de 1996 qui coûte dans les 200$, ce n'est pas grand-chose, quand on a du liquide sur soi, et un compte bien rempli.

Installée sur un canapé, la bouteille de champagne ouverte, avec d'autres alcools un peu plus fort, Emily, entourée de quelques associés de la première heure, écoute silencieusement la musique. Elle ne s'était même pas rendu compte, que quelqu'un autour de la table venait de commander du caviar, un serveur amenant couteau, cuillère et tout le reste pour que ce met luxueux soit dégusté dans cet immense brouhaha.

« Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree »


On vient la déranger, un des types qui l'accompagne vient la voir, pour lui demander de passer cinq grammes de cocaïne, il a réussi à flairer un petit jeune qui a envie de s'éclater cette soirée. Elle sort de son pantalon un petit sachet contenant cinq grammes de cocaïne, elle le tend à son acolyte en le fixant du regard. Elle vient de remarquer qu'il était juste en train de la reluquer pendant qu'elle fouillait à la recherche de la dose demandée. Habillée avec un simple soutien gorge qui peut paraître futuriste, pour éviter qu'elle ne prenne froid, elle a pris avec un manteau assez fin avec de la fausse fourrure. Elle voit son larbin s'éloigner, puis se remet à écouter la musique, déconnectée du monde extérieur, alors que le reste de la table commence déjà à déguster le caviar.

« I travel the world and the seven seas
Everybody's looking for something »


Elle penche son regard vers le caviar. Elle est entourée d'envieux, des putains d'envieux, si elle apprend que c'est elle qui devra payer cette merde en boite, elle risque d'ouvrir la gorge du fils de putain qui a osé en commander, et lui fourrer cette daube à l'intérieur, qu'il déguste sans mâcher. Son regard passe ensuite sur les diverses danseuse qui ne sont pas loin, elle en décrit quelques unes avec ses yeux, chaque courbe, chaque endroit alléchant.

Enfin, son associé revient, déposant 400$ sur la table, devant elle, la somme qu'il faut verser pour cinq grammes de poudre blanche. Elle n'écoute même pas ce qu'il dit, sans doute une remarque, une blague mal placée, et un rire de merde. Cependant, Emily elle, sait très bien placer les choses.

« Some of them want to use you
Some of them want to get used by you »


Se saisissant du couteau posé sur la table, elle le plante presque mécaniquement dans la jambe de cet odieux connard qui lui sert de complice. Planté dans un endroit qui ne fait pas trop mal, mais qui donne une assez grosse frayeur quand même. Dans son cercle professionnel, tout le monde sait qu'il ne faut pas crier, peu importe ce qu'il se passe, il ne faut pas crier. Et c'est ce qu'il fait, cet imbécile, il la ferme, et il souffre en silence, elle retire le couteau, le sang a très peu coulé.

« Regarde encore une fois mes seins connard, et je te coupe ta paire. »

Le type ne bronche pas, il continue de se taire, et tant mieux, elle n'aime pas qu'on lui résiste. Elle sort d'une de ses poches un sachet par la même occasion. Elle l'ouvre délicatement et dispose une poudre blanche qu'elle commence à tasser avec la carte de visite du club, le monde autour s'en fiche, elle se défonce où elle veut et quand elle veut, elle pourrait même le faire en garde à vue, si elle le souhaitait. Elle sort ensuite de sa poche un billet de cent dollars, on dit que les instituts utilisent ces billets pour connaître la consommation de poudre blanche au niveau national, c'est ce que Emily a entendu, après, si c'est vrai…

Elle le roule, le pose sur la table, approche son visage, rapproche un côté d'une de ses narines, et aspire la drogue, elle relève la tête d'un coup, exclamant en même temps un :

« Putain, c'est bon ! »

Elle range le billet dans sa poche, repartant dans son monde.

« Some of them want to abuse you
Some of them want to be abused »


Une fois redescendue, elle attrape un glaçon dans le bac à glace et le passe au larbin blessé, lui disant avant de repartir dans les étoiles.

« Met ça sur ton genou, et trouve moi deux putes. »

S'affalant presque sur le canapé, la musique semble devenir subitement lourde, et le monde autour d'elle arrête presque de tourner, c'est alors qu'elle sent un petit saignement au niveau du nez, elle a aspiré trop vite, quelle conne, elle en rigole, un faible ricanement au début, puis un fou rire qui ne dure que quelques secondes, le temps qu'elle parvienne à s'essuyer avec le revers de sa main.

« Hold your head up, keep your head up, movin' on
Hold your head up, movin' on, keep your head up, movin' on »


Elle a empôché 400$ pour le moment, ça aura de quoi payer une des catins, car ici, la chair doit valoir cher, pas comme ce qui traîne dans les rues en ce moment. Son acolyte est parti depuis cinq minutes. Cinq putain de minutes, le temps paraît long tout à coup, et qu'il ne la déçoive pas, elle pourrait lui arracher le visage si il ne lui ramène pas quelque chose de valable.

Il a de la chance, il  vient de ramener deux jolies jeunes femmes qui vont faire passer un bon moment à Emily, une est naturelle, une est refaite, ça ne gêne, pas, tant qu'Emily y trouve satisfaction. Deux danseuses de la boite, rien n'est joli à Gotham, et même le plus respecté des établissements à sa part d'ombre. Elle se redresse un peu en s'aidant de ses deux poings, appuyés contre le cuir du canapé pour mieux juger du regard les deux catins.

« Salut les filles. »


Dit-elle avec un sourire masquant légèrement ses yeux à présent cernés.

« Le canapé est assez grand pour nous trois, c'est la première fois que vous quittez votre barre de pole-danse ? »

Emily peut paraître courtoise, elle ne l'est en aucun cas, ce n'est rien de plus qu'un masque, et la suite le prouve amplement, elle assène un tape sur les fesses d'une des danseuses de la boite.

« Viens donc t'asseoir ma jolie. »

La danseuse vient s'asseoir sans sourciller, c'est son travail après tout, et parfois, on ne tombe pas sur des hommes. La seconde vient la rejoindre. Les mains d'Emily commencent alors un lent travail. Sa main droite vient se poser sur une des épaules de la danseuse qui paraît être la plus jeune, tandis que sa main gauche caresse lentement le dos de la seconde.

« Si vous voulez du caviar, il va falloir le mériter. »

Dit-elle en rigolant, elle qui n'aime pas vraiment les combats de chien, elle aimerait bien voir deux prostituées se battre pour un met de merde que l'on qualifie comme succulent. Le reste de la table ne  dit rien, il faut laisser Emily là où elle est, et ne jamais l'obliger à montrer les crocs, elle l'a très bien montré juste avant.

« Hold your head up, movin' on, keep your head up, movin' on
Hold your head up, movin' on, keep your head up »

Sa main gauche quitte alors le dos, de la danseuse pour prendre le billet de cent dollars de sa poche et le glisser entre le string de cette dernière, tout est fait de façon presque commerciale, elle ne demande pas son identité, ce n'est que le coup d'un soir, et elle estime qu'il n'y a rien à demander dans ce cas là.

Enfin, elle finit par repasser sa main dans le dos de la catin, elle approche son visage du sien et l'embrasse à pleine bouche tandis que sa main droite descend lentement.

« Some of them want to use you
Some of them want to get used by you »


On dit que Batman est la nuit incarnée. Ce type là ? Cet enfoiré de première ? Il ne connaît rien à la nuit. Emily Nissen, sait ce qu'est la nuit, et elle met tout son savoir en pratique chaque soir.

« Some of them want to abuse you
Some of them want to be abused »
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