Batman Legacy


 
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 Un jeu de cartes pas tout à fait complet

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MessageSujet: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Jeu 16 Juil - 19:01



La nuit était fraîche, bien trop pour la saison. Cela n'empêchait en rien certains individus de venir squatter les recoins sombres de la ville. Parmi eux, une jolie blonde qui avait quitté l'espace de quelques heures, son appartement de Park Row. Loin de connaître tout les recoins de la ville, elle avait simplement marché jusqu'à tombé sur un dealer dans une sombre ruelle. D'abord elle l'avait observé, silencieuse jusqu'à ce qu'il s'approche, essaye de lui relier sa cam de mauvaise qualité et quand elle avait refuser d'un simple mouvement de tête, l'idiot l'avait collé à un mur avant de la pousser au sol. Après tout, il pouvait aisément en profiter, ici personne ne l'entendrait hurler... Alors qu'il se glissait entre ses cuisses et que la bougresse ne chercha même pas à se défendre, elle s'empara d'une vieille bouteille en verre qui traînait et le frappa de tout ses forces avec. Dans un gémissement, il s'écroula au sol et Alice le fit rouler sur le dos pour se mettre à califourchon sur lui.

Elle le fouilla, son regard azuré se posant sur un couteau accroché à sa ceinture et maintenu par une chaînette et la jeune femme s'en empara avant de soulever le t-shirt du malfrat. Maigrelet, elle se dit qu'il ferait néanmoins l'affaire, jusqu'à ce que la lame se plante dans son thoras et que lentement elle l'ouvre en deux jusqu'au nombril. Il ne cria pas, mourir trop vite et ce qui chagrina le plus cette blondinette qui glissa ses mains dans les entrailles fumante de sa victime avant de les porter à son visage, aspirant le sang qui stagnait au creux de ses paumes. Le liquide teinta le bas de son visage d'une couleur vermeil qui tranchait diaboliquement bien avec la pâleur de sa peau. La jeune femme se délectait de son repas, répétant sa gestuelle jusqu'à finalement arracher le cœur du corps de l'homme et de mordre dedans à pleine bouche. Le goût de la chair humaine n'avait, à ses yeux, aucun égal. Elle en voulait plus, toujours plus abandonna finalement son repas, lassé de celui-ci qui avait bien trop vite refroidit.

Où aller à présent ? C'est dans un vieux théâtre à l'abandon qu'elle entra, observant les murs, le sol et le plafond, la décoration douteux et à son goût bien trop mauvaise. Si seulement il y avait plus de rouge ici. Passant ses doigts sur son visage ensanglanté, Alice récolta le peu de sang qui s'était pas encore séché et plaqua sa main sur le mur, continuant d'avancer en y laissant une longue traînée sanglante. Là, c'était beaucoup mieux ainsi... Plus de rouge. Toujours plus de rouge. Déboulant dans la grande salle du théâtre, elle passa entre les sièges et s'assit sur 'un d'eux, observant le lieu désert avant de lâcher simplement, le regard vide.

« J'ai faim.... »

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Jeu 16 Juil - 23:38




The Killing Joke


Un vieil appareil à musique, défraichit, oublié, usé par les hoquets du temps. Combien de temps cet appareil avait-il hanté les vieux couloirs du théâtre Jebediah Elliot ? Bonne question ! L'individu qui venait de choisir un disque au hasard, se risqua à le mettre avant d'entendre une légère musique s'élever, doucement, dans les hauts-parleurs de la salle. Souriant, l'être se dirigea, une canne-épée dans la main, vers une direction des plus hasardeuses. L'endroit était vieux, usé, triste, et les peintures se faisaient la malle. En un mot, l'endroit puait et ça servait de décharge. La musique retentit doucement, "Casse-noisettes", un classique de Tchaikowsky ! Un artiste et un virtuose qui n'avait rien de dégoutant pour les chastes oreilles de l'homme. Son visage était fin, élimé, propre, blanc ... Ses lèvres d'un rouge vif et des dents virant au jaunâtre. Ses cheveux verts faisaient sa fierté et son sourire était toujours sur son visage, toujours propre, toujours très classe. Il portait un imperméable violet, classique, et sa canne-épée. Il écoutait la musique, chaste musique à ses oreilles, innocente, agréable, douce, et pourtant, cette musique lui donnait envie de massacrer quelqu'un avec un casse-noisettes. Morceau par morceau. L'idée lui plaisait et le faisait sourire. Un autre homme, plus petit, plus bossu, attendait. Se frottant les mains, l'homme patientait depuis des heures ici, et il avait accepté exprès ce rendez-vous qui lui foutait un peu la trouille.

Johnsie - "L'endroit vous plait ? J'veux dire ... Le courtier a dit que c'était le genre d'endroit qui vous bottait."


Le Joker sortit la pénombre, suivit de la musique. Souriant, le Joker semblait être dans une bonne humeur. Ses cheveux étaient hasardeux, dans tous les sens, son visage s'était refait une beauté, et ses yeux semblaient être de nouveaux "calmes" et normaux pourrait-on dire. Comme s'il avait encore changé, au niveau physique, mais aussi au niveau comportement. Silencieux, le Joker se dirigea vers le petit homme. Celui-ci était envoyé par le courtier, un type qui se chargeait de revendre des vieux endroits aux criminels de la ville. Un type à qui ça dérangeait pas de vendre un bâtiment pour faire un musée des horreurs par la suite. Noooon, ce n'était pas dans les habitudes de la maison monsieur ! Quand on a un travail et qu'on est un professionnel, comptez sur ce cher Sherman Fine, le courtier le plus en vogue de Gotham City. La voix du Joker s'éleva soudain.

- "C'est ... Grand, démesuré, vide, encombré, et terriblement insalubre. Je prend ! Et je peux même vous dire que vous faites une affaire de dingue ! Hihihihihihi !"


Et le Joker tendit sa main pour conclure l'affaire. Malheureusement pour l'homme qui venait de baisser sa garde, ce-dernier n'avait pas vu la petite piqure empoisonnée dans le creux de la main gantée du Joker. Et ce-dernier commençait à comprendre son erreur. S'appuyant sur le mur. Il commençait à étouffer, et à sourire, son teint devenait blanc, et un sourire commençait à luire sur son visage. Un sourire rouge, et des yeux exorbités.

- "Malheureusement, vous comprendrez cher ami, qu'avec cette année Zéro, mes finances sont au plus bas. Et oui, ma carte de crédits a brulé, alors je suis navré mais je ne paierais pas. Boooon, je vois que vous le prenez bien, vous avez un grand sourire sur votre jolie face de bébé rachitique. Je pense que je vais vous laissez encore un peu ici, ne vous en faites pas, vous allez adorer ce que je vais faire de cet endroit."


L'homme succomba et le Joker prit le cadavre par un morceau du col et l'envoya valdinguer comme un vulgaire sac de chiots vers l'arrière. Il déboula hors du rideau rouge de la scène, avant de s'écraser lamentablement aux pieds d'une jeune fille qui était encore couverte de sang. La musique de Casse-noisettes avait laissé la place à du french cancan, le Joker traversa alors le rideau rouge à son tour avant de faire une ovation à un public invisible. Souriant, il s'imaginait que les projecteurs étaient tournés vers lui, tous magnifiques, un public qui le saluait, et une jeune figurante aux mains pleines de sang séché sur la peau. Aaaah les joies du spectacle ! Faisant un grand salut de la main, le Joker était ravi, parfaitement ravi ! S'avançant vers le cadavre, le Joker s'abaissa vers l'homme et souris avant de lui mettre une étiquette "Je suis un idiot" sur le front. Se relevant, il ricana avant de regarder la gamine blonde qui était là, en face de lui.

- "Chic ! Chic ! Chic ! Un admirateur ! Tu veux un autographe, jeune sacripant ? Donne moi un stylo ! Non ! Donne moi une plume et de l'encre ! Non ! Donne moi ton sang et je te le grave sur le visage hihihihihihi."


Le rire résonna dans la salle. Le Joker croyait entendre des applaudissements, comme toujours. Il était dans un rêve, la réalité ? Il n'y touche plus ! Cela lui gâche ses hallucinations. Et puis pour tout dire, on avait pas besoin d'une réalité froide et naze. La jeune fille allait surement prendre peur. Tant mieux !

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Ven 17 Juil - 0:11



Un corps fut poussé de la scène alors qu'une musique retentissait dans le théâtre. Oh, elle connaît cet air mais était incapable de le nommer. Se penchant doucement, le regard azuré d'Alice se pose sur l'homme mort et le visage bleui d'effroi et de douleur. Pauvre chose... Sa mort avait l'air d'être horrible. La jeune femme releva le visage pour voir débouler un drôle d'énergumène aux cheveux vert. D'abord silencieuse, Alice le fixe en silence, un léger sourire flottant sur ses lèvres carmine et observe l'étrange inconnu qui mime comme s'il était face à une salle pleine. Alice sait pourtant que l'endroit est parfaitement désert mais elle apprécie sa façon de bouger, de s'exprimer. Quelque chose de fou... Totalement fou. Et ça, c'est ce qu'elle aime le plus. Dans son monde à elle, rien n'est normale, tout est à l'envers à commencer par ses pensées totalement débridées et chaotique. Alors que l'homme porte sur elle son regard, elle sourit un peu plus, tel une enfant émerveillée. Elle ne réponds pas de suite et se contente de lever les mains et de les taper l'une dans l'autre. Une fois. Le silence tombe et elle recommence, plus vite jusqu'à ce que ces frappe deviennent un léger applaudissement. Qui est donc ce clown que la mort n'effraie pas ? Et elle, devrait-elle avoir peur ? Bien sûr que non, car Alice est reine dans son monde à elle.

« Sais-tu danser ? »

Murmure t-elle doucement avant de se lever. Elle enjambe le cadavre sans une once de compassion pour le pauvre bougre qui jonche sur le sol puis elle grimpe les marches qui donne à la scène et sourit. Ce sourire carnassier, à la fois enfantin et diabolique. Immonde créature se cachant sous les traits délicieux d'une petite blonde. A son tour elle s'incline face au Joker puis se redresse, levant les bras et les arque doucement puis tourne sur elle-même, mimant une danse avec un partenaire invisible.

« Tu veux essayer ? Soit mon cavalier ! »

Elle tourne, tourne et tourne envers avant de brutalement s'arrêter, tituber et de tomber à genoux au sol, à demi pencher vers la salle et surtout... au dessus du cadavre. Passant d'une extrême à l'autre, Alice fixe le mort alors qu'un puissant gargouillis brise le son de la pièce, passant même au dessus de la musique. Lentement elle porte une main à son estomac, fixant le défunt alors que sa lèvre tremble et lâcha d'une voix suppliante, fixant le Joker d'un regard larmoyant.

« J'ai... j'ai tellement faim... »


Une larme glisse le long de sa joue sur son visage poupin et couvert de sang. A genoux sur la scène, la belle Alice renifle et murmure.

« N'aurais-tu pas un cœur tout chaud ? En échange, je te laisserais faire ton autographe où tu voudras. »

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Ven 17 Juil - 10:33




The Killing Joke


Le Joker ne savait pas si c'était l'air du moment, mais il pensait à la musique de Frank Sinatra dans ses oreilles, il entendait Frankie chanter son célèbre Strangers in the Night. La scène se transforma en véritable opéra dans son crâne. Quand la jeune femme s'avança pour que le Joker la prenne dans la danse, le Joker se sentit battre fort dans sa tête, sa nouvelle lubie lui rappelait de nombreux souvenirs contradictoires. Il s'imaginait jadis être un ancien crooner qui a eu la malchance de faire un pas de travers pour se payer sa drogue quotidienne, ou bien était-ce encore une autre histoire ? Alors que la jeune fille semblait danser avec Robert, le joyeux fantôme invisible, le Joker s'appuyait doucement, prenant appui sur sa canne-épée, regardant avec un certain intérêt ce qui se passait sous ses yeux. Ne répugnant pas à cette folie, le Joker fixait l'étrange scène qui se déroulait sous ses yeux. Oooh c'était une jolie petite cannibale bien sur, une gentille et adorable petite bouffeuse de palpitants humains. Tout est normal ! Elle était à genou, devant le Joker, rendant un hommage à l'homme qui venait de pénétrer céans dans ces lieux. Elle voulait becter le cadavre ? Pas un problème pour le clown de la ville de Gotham. Chacun ses folies dirons-nous.

- "Accorde-moi cette danse, chérie, et tu pourras becter celui-là."


Dit-il en pointant de la canne le cadavre qui gisait sur le sol. Jetant sa canne-épée, le Joker se saisit alors des deux mains de la jeune fille qui était prostrée devant le clown, et dans sa tête, ça tournait, et ça tournait, tournait, encore et toujours, sans arrêt, sans cesse, sans s'arrêter. Pour tout dire, ils dansèrent tous deux, dans un rythme parfois lent, parfois effréné. Mais c'était là la beauté de la folie. Deux inconnus, dans la nuit, seuls, dans un endroit bizarre, avec un cadavre à côté. Quoi de plus beau ? Cette seule invitation à la folie. La musique passa du french cancan à quelque chose de plus endiablé, de plus rapide, de plus fou. Se tenant l'un à l'autre, le rythme continua à s'accélérer et tout devint plus calme. Plus doux, plus tonitruant, le bouquet final. Et ils dansèrent pendant encore quelques minutes, et quand la musique se fit plus douce, le Joker se fit même plus tendre, au fur et à mesure que la musique folle devint plus douce.

- "Ce soir ... On meurt, on rit, c'est la beauté de la comédie !"


Elle était tâchée de sang ? Et alors ? Cela ne rendait que mieux à la vision que le Joker avait de la soirée qu'il passait. Une soirée folle, excentrique, dingue, et totalement hors-sujet. Qu'était la folie au final ? Les êtres normaux ne comprenaient jamais ce qui se passaient dans le crâne de ceux qui sont différents. Mais le plaisir ! Le plaisir de faire ce que l'on veut, de faire l'inattendu ! Cela était surement la vraie folie, mêlée à la mort, l'excentricité et à l'art ! Voila la plus belle des folies, et le Joker en était un esthète. Sortant un flingue de son veston, toujours tenant la jeune fille dans son autre main, le duo continuait à danser, doucement. Elle voulait danser ? Jusqu'à en mourir ? Parfait, le Joker en était capable ! Il sortit de son veston violet une révolver qu'il posa contre la tempe de la jeune fille. La fièvre de la danse le gagnait, petit à petit, un duo qui se formait sous les projecteurs, un peu comme Fred Astair et Ginger Rogers, un couple uni pour faire rêver, un moment privilégié qui montrerait à la jeune blondinette que l'on ne remplit pas qu'un seul estomac, mais qu'on peut aussi remplir son crâne avec des folies et des actes encore plus insensés. Oui, ce soir, c'était la fièvre de la folie.

- "Juste une pression. Juste une et je t'offre la plus belle mort de ta vie. Une mort en musique, une mort avec de la passion et du rire. Une mort en apothéose."


Ils étaient collés l'un à l'autre. Elle avait faim ? Elle voulait manger ? Pas encore, pas encore. Pourquoi diner avant de danser ? C'était mieux de se nourrir l'esprit que de manger un bête type. On était dans un théâtre ! Un lieu de joie, pas une salle à manger. Regardant avec intérêt la jeune fille, le Joker savait qu'elle durerait le temps de l'amusement du Joker, après, il s'en débarrasserait. Peut-être ... Cela dépendrait de son humeur du moment. De clown psychopathe, à blagueur, en passant par un romantique perdu, le Joker se savait d'humeur à la gaudriole. Et il appréciait ces moments de pure folie.

- "As-tu déjà dansé avec le Diable au clair de Lune, mignonne ?"


La musique s'arrêta et le Joker, au dernier moment, dégagea le canon du flingue de la tempe de la jeune blonde et le pointa vers sa tête, tirant avec le révolver. Un drapeau en sortit, avec l'inscription "BANG" dessus. Il éclata d'un rire avant de lâcher la jeune fille. Si elle voulait becter le cadavre du type que le Joker avait saigné, pourquoi pas ? Cela ne le dérangeait alors pas, et dans aucune mesure. Il éclata d'un rire qui résonna dans le vieux bâtiment insalubre. Le public applaudissait cette mise en situation. Tout n'était que sentiments au théâtre. Passion, joie, tristesse, tout en une danse mélodramatique, c'était ça le Joker ! C'était ce gout pour la folie et pour la mise en scène. Le gout du rire et de l'envie de rendre les choses plus folles qu'elles ne le sont.
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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Sam 18 Juil - 11:36


Alors que la faim la tiraillait, la jeune femme continuait de fixer l'être étrange face à elle et quand il sortit une arme pour la poser contre sa tempe, elle ne bougea pas. Aucun réaction, rien. Pourquoi n'éprouvait-elle aucune peur ? L'idée même de mourir, que tout s'arrête si vite aurait dû lui arracher au moins un petit frémissement... Mais Alice ne ressentait rien, si ce n'est un vide totale. Son regard resta imperturbable, l'azuré de ses yeux resta braqué sur le Joker et quand enfin le coup partit, elle pivota le visage pour fixer le petit drapeau. Pas de peur... mais aussi aucune colère. Cette autre Alice semblait ne pas avoir conscience de certaine chose, comme si toutes ces années enfermé dans le crâne de l'originale l'avait laisser bloqué à un stade enfantin. Mourir ? Pourquoi ? Comment ? Voilà ce qui se passait dans sa tête, elle restait bloqué sur ça, comme un enfant qui observe son poisson rouge récemment décéder sans comprendre de quoi il s'agit. Pour elle la mort n'avait aucune signification, ce qu'elle voyait au pieds de la scène était juste une coquille éteinte, pour elle ça ne valait rien, aucune raison d'avoir peur, d'être triste. Mourir, c'était s'éteindre, point.

Elle garda le silence jusqu'au bout sans ouvrir la bouche une seule fois. C'était Alice, l'art de rester muette et caché dans les ténèbres, observant ce qui l'entoure, sans craintes. Lorsque le coup partit et que le drapeau apparut, la jeune femme pivota le visage et observa le jouet avant qu'un sourire ne vienne se glisser sur ses lèvres gourmandes et rougit par le sang. Lentement elle se leva et s'empara du jouet, rentrant le drapeau puis tira à son tour pour le faire sortir de plus belle. Un rire amusé glissa hors de ses lippes puis sans gêne elle balança le jouet par dessus son épaule et glissa jusqu'au Joker, se lovant contre lui.

« Jamais... mais peut-être devriez-vous me montrer. »

Bien que la musique s'était arrêté, dans la tête d'Alice elle était encore bien présente. Reculant doucement, elle ne quittait pas le Joker du regard, entamant quelques pas de danse sans prétention, laissant ses pieds glisser sur le sol lisse de la scène. Un petit swing sans prétention, n'importe qui aurait pu y arriver. A nouveau elle glissa vers l'avant, saisissant la main du joker en levant le ras et passant l'autre derrière sa nuque en se fichant qu'il accepte ou non puis le tira vers le centre de la scène, les faisant tourner sous les projecteurs. Danser, voilà une bonne idée... Et quoi de mieux que de le faire avec le partenaire le plus qui soit ? Le seul à avoir brisé sa solitude depuis.... toujours.

« Quel est votre nom, monsieur ? Vous dansez si bien... et jamais je n'ai entendu un rire si enjoué que le votre ! J'aimerais tellement devenir comme vous... »

Un sourire et la jeune femme se cambra, arqua son dos et basculant la tête vers l'arrière avec une souplesse incroyable. Détendu, sereine, la vile Alice savoir cet instant de folie et de douceur, s'en délecte comme un bonbon acidulé sur la langue. Cet homme a quelque chose de rafraîchissant, elle se sent vivre pour la première fois de son existence, elle n'est plus juste l'autre... Elle existe pleinement.

« J'aimerais être quelqu'un aussi... Avoir un joli costume comme le votre. »


Se redressant, la blonde ouvre les yeux et plonge son regard dans celui du Joker. Oui, exister... Voilà déjà un bon début, un projet simple qui pouvait aisément être concrétiser. Elle cesse de danser et observe le fou face à elle et lève une main, effleurant du bout de son doigts le rouge à lèvre du Joker et murmure.

« J'ai toujours aimer le rouge... J'aime le rouge... Vous me donneriez des vêtements de cette couleur ? Des vêtements beaux comme les vôtres. »

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Sam 18 Juil - 14:06




The Killing Joke


Le Joker éclata d'un petit rire. Elle ne savait pas qui il était ? Et pourtant, son visage était placardé dans la ville entière, avec un bel avis de recherche et avec la mention "Dangereux" en gros dessus. Marrant hein ? Alors que tout s'emballait à une vitesse folle, la gamine montrait quelques drôles d'intérêts. Enfin quand on dit drôle, avec le Joker, y'avait une espèce de relativité évidente. Le Joker était drôle mais ça dépendait surtout de ses humeurs. Elle découvrirait très vite qui il est, la seule chose que le Joker avait en tête, c'était cette danse, folle, intriguante, et monstrueusement endiablée. Elle parlait, elle parlait beaucoup, comme le Joker oui, mais pas aussi bavarde non, elle était plutôt du genre questions. Elle voulait être aussi intéressante que le Joker ? Pourquoi pas ? Après tout, il n'y a pas quelques minutes, elle voulait bouffer un palpitant d'être humain. Niveau folie, on repassera pas la case "santé mentale" dix sur dix. Cessant la danse, le Joker ne dit rien, il observait, patientant, s'imaginant la jeune fille en rouge, couleur sang. Elle toucha ses lèvres rouge sang.

- "C'est du perma-clown. Je la dois à un bon bain d'acide."


Elle voulait devenir comme le Joker ? Devenir aussi folle ? Mais ... Cela ne s'improvise pas ! Jamais ! Que nenni. Alors que le Joker fixait avec des yeux ronds la jeune fille, le Joker s'approchait, petit à petit, avant de reprendre une nouvelle fois la gamine dans ses bras. Elle avait touché le Joker, et elle semblait être instable psychologiquement. Inquiétant mais terriblement excitant pour le Joker. Prenant son regard le plus charmeur, le Joker lâcha sa canne-épée avant de lui dire doucement, tendrement.

- "Il suffit d'une journée, tu sais, une journée pourrie de trop ... Pour basculer dans les affres les plus terribles et les plus noires qui soient ... Une journée pourrie pour devenir maboule. C'est quoi ton histoire ?"


Tout le monde a une histoire, une histoire bien à lui. Une histoire qui en disait long sur la personne. Pour le Joker, lui, c'était différent ... Il avait ... Disons, comme un trou, il ne savait plus trop qui il fut jadis. Parfois, il s'en souvient d'une façon, le lendemain une autre. Des souvenirs, confus, étrangers, et parfois même prenants. Mais la plus drôle des choses, et c'est ce qui mettait le piment dans cette vie si triste, c'était d'avoir plusieurs histoires possibles, au moins, on était jamais déçu. Non. L'ambiance devint vite étrange, vite bizarre. Pour tout dire, le Joker avait envie de la voir dans un monde bien à elle, il voulait l'aider bien sur, il voulait lui montrer que certaines choses ne valaient pas d'être vécues, que certaines choses étaient si inutiles, si drôles. Il fallait lui montrer la triste réalité dans laquelle elle vivait. Et elle en rigolait, surement ! Caressant les cheveux blonds de la jeune fille, le Joker sourit, d'un sourire à faire presque peur.

- "Chuuuuut ne me dit rien. Invente toi des histoires, invente ta personnalité, devient autre chose que ce que tu es."

Et d'un coup, il la jeta à terre, enfin dans le sens où il la jetait carrément en dehors de l'estrade, de la scène. Elle allait prendre un sacré coup dans le dos. Elle aurait mal, mais le Joker, lui, restait imperturbable. Son sourire était toujours figé, toujours fou.

- "La douleur nous endurcit, elle nous apprend qui nous sommes vraiment. Et pour tout te dire ma chère. Il te faudra souffrir pour devenir celle que tu veux être."


Se rapprochant du bord de la scène, le Joker entendait encore les applaudissements, les rires, il pouvait même imaginer être sous les projecteurs et être éblouit par les lumières qui se collèrent à son visage. Bien sur, tomber d'une scène, ça peut faire très mal, mais le Joker s'en fichait, son plan était de la pousser encore plus dans la folie, dans la mort, et dans l'excentricité. Sérieux, mais ô combien à fond dans sa folie, le Joker étira son sourire avant de reprendre sa canne-épée. Il faut souffrir pour être belle non ? Activant la lame logée dans sa canne, le Joker sauta de la scène et se rapprocha de la jeune fille à terre.

- "Je ne te tuerais pas ... Mais je vais te faire ... Très ... Très ... Très ... Mal."


Et le Joker éclata d'un petit rire. En vérité, il allait lui infliger une douleur, une douleur si forte, si traumatisante, que la gamine allait sombrer dans la folie, petit à petit. Elle deviendrait une véritable criminelle, entreprenante, dangereuse et morbide. Pas aussi dangereuse que le Joker non, mais relativement monstrueuse pour infliger à Gotham City une plaie encore plus béante. Oh oui, cela serait des plus amusants. Le Joker avait l'acide, le couteau, et il y'avait surement des vêtements intéressants pour la parer de la meilleure des façons. Elle serait une véritable reine de cœur. Ignorant la souffrance et sachant savourer les meilleurs mets en terme de cœurs humains. Le Joker était un psychopathe, et il changeait régulièrement de mentalité comme bon l'amusait, et lui semblait. La douleur des autres ? Il s'en fichait. Il ne voyait que ses lubies, ses expériences et ses preuves. Ce soir, il allait prouver à Gotham City que tout le monde peut devenir encore plus maboule. Qu'il suffit d'aller loin dans la douleur, pour virer cinoque. Pourquoi continuer à fermer les yeux ? La douleur est toujours là, mais une fois qu'on l'a réellement goutée, on sait comment survivre dans un monde aussi ... dur et irrationnel.

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Lun 20 Juil - 15:12



Suivant le Joker du regard, c'est avec fascination que la petite Alice le fixait. Cet homme étrange mais Ô combien rigolo lui donnait de bien étrange envie. N'allez pas vous faire des idées ceci dit, rien de malsain à cela... Il ne s'agissait que de l'imagination d'une jeune fille perdu dans les ténèbres de Gotham. Alors quand le Joker la questionna sur son histoire, la petite blonde plongea son regard azuré dans le sien. Là... C'était ça la question la plus cruciale. Quel était son histoire ? En avait-elle une au moins ? Silencieuse, Alice le fixe, penchant lentement la tête sur le côté et bien que ses yeux ne le quitte, l'on sent qu'elle regarde bien bien au delà. C'est dans ses souvenirs qu'elle se plonge, cherchant à trouver la réponse à la question du criminel. Mais cet absence de réaction vient à jouer contre elle et Alice se retrouve éjecté de la scène. C'est en poussant un cri de douleur qu'elle s'écrase lourdement sur les sièges avant de tomber au sol. Il lui faut quelques instants pour laisser à son corps le temps de se remettre du choc. A plat ventre sur la moquette du théâtre, la petite blonde geint faiblement, appuyant ses mains sur le sol avant de pousser pour se redresser faiblement et pivoter le visage vers celui qui semble déjà, avoir quelques projets pour elle. Malgré la douleur et je geste dont elle ne comprend pas la raison, Alice ne se plains pas continue d'observer le fou avant de se redresser doucement et de tituber. Rapidement elle prend appuie contre un siège, tremblante alors que sa hanche et son dos lui font un mal de chien.

« Je... Je ne suis personne. Je n'ai même pas de prénom... Tout ce que je sais c'est que j'existe... Parfois. Pas toujours ! La plupart du temps je dors dans les ténèbres... Il y fait froid, i n'y a personne à par moi... Et quand je me réveil, je suis là, avec ce corps et ces vêtements... Et cette faim... J'ai toujours faim et je ne sais pas pourquoi. »

Alice le laisse approcher, ne cillant pas malgré qu'elle sait que les coups vont pleuvoir. Pourquoi se défendrait-elle après tout, n'est-ce pas lui la forme d'autorité ici ? N'est-il pas comme un père ? On ne doit pas contredire un père, car un père veille à notre bien être. Immobile, la voix tremblante, l'enfant s'exprime à travers les lèvres de l'adulte.

« Quand je dors et que je me réveille... Parfois il s'est passé des heures... Des jours, des semaines ! Et aussi... Des années. Je ne comprend pas, chaque fois le monde n'est plus pareil... Et j'ai peur, parce que je suis seule... Personne ne me voit, personne ne sait qui je suis... »

Oui, la douleur ne lui fait pas peur. Qu'il lui fasse du mal autant qu'il veut, elle était prête à tout subir tant qu'il mettait fin à sa solitude, qu'il fasse d'elle un être à part entière et pas les brides du conscience bloqué dans un corps qui n'était pas le sien. Elle était la chose de trop et ce rôle, elle n'en voulait pas.

« Je veux devenir quelqu'un... Fais de moi une personne... Je veux un nom... Je veux un corps. Je veux juste être... Moi. »


Et si pour être réellement en vie elle devait subir mille tourments des mains du Joker, alors qu'il en soit ainsi. Car même dénué d'identité, cette enfant avait une détermination sans faille que rien ne pourrait arrêter. En revanche, Joker lui, avait le pouvoir de la faire grandir, encore et encore. Ce qui n'annonçait rien de bon pour Gotham.

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Lun 20 Juil - 15:55




The Killing Joke


La douleur, quand on commence à l'appréhender, des milliers de neurones commencent à se relayer l'information. Il n'en faut pas plus, la douleur est là pour nous permettre d'endurer, de suivre et de ressentir. Si l'on ne ressent rien, à quoi bon vivre ? Il faut une douleur nécessaire, utile et surtout aléatoire pour permettre à l'individu de s'améliorer. Quand le Joker y pensait, y pensait-il réellement ou faisait-il ça pour son propre plaisir ? Il savait qu'il ferait le meilleur des choix, et que la folie ambiante dans Gotham City en ce moment ne pourrait qu'être un écrin dans lequel on réservait un bijou pour sa promise. Mais la voila la grande idée ! La voila la plus belle des idées, elle pourrait être un as dans la manche du Joker, elle pourrait être une nouvelle créature, une nouvelle monstruosité urbaine. Une nouvelle blague à sortir dans les mains de Batman ! La voila la meilleure des idées, la plus drôle des blagues ! S'avançant avec un certain calme, même si le sourire en disait bien moins sur la teneur des actes qu'il allait lui faire, le Joker essayait de rester le plus "souriant" possible quant à la vue de cette chère demoiselle. Qu'allait-il lui faire ? Bonne question, une chose est sure, lorsqu'il avait sorti son rasoir de barbier de sa veste, son sourire s'étira.

- "Tu sais, chérie. Les vraies histoires sont toujours ennuyeuses, inintéressantes, mais j'ai quelque chose pour toi. Imagine ... Un barbier, et ce barbier, c'est ton père. Mieux encore ! C'est l'oncle qui te viole derrière dans ta chambre lorsque ton père l'invite à la maison."

L'idée du Joker était d'abord de lui créer une histoire, une histoire horrible. Une histoire émotionnelle qui forgerait son caractère, qui endurcirait son cœur, et qui lui offrirait un comportement de cinglée, tout simplement ! Une belle histoire, bien monstrueuse, bien horrible. Les gens adoraient ce genre de truc, le public aimait quand ça saignait, quand ça dégommait, quand ça faisait pleurer. Mais il faut du rire aussi ! Du rire et des larmes, les joies du théâtre ! Jouant du bout des doigts avec son rasoir, il tira la lame en arrière, dévoilant une sublime lame tranchante, une lame qui coupe aussi bien qu'un sabre japonais. Le Joker s'en servait pour certaines de ses passions, à savoir torturer un gugusse qui entrerait dans son manège personnel.

- "Imagine aussi ma belle, que pour oublier ces sévices, que tu t'inventes un pays imaginaire. Un pays des merveilles, que tes larmes qui coulent sur le lit n'existent pas. Que les corps moites n'existent pas non plus, qu'il ne te reste que le pays des merveilles. Et tu en serais la protagoniste. Alice par exemple ? C'est un nom agréable, tendre et mignon. Oublie l'enfance perdue, oublie ta chambre devenue un enfer sur Terre. Dans cette vie, il faut savoir s'amuser. Te voila dans ta chambre ... Seule ... Avec un couteau ... Tu vois la vie dans son état complet ... Une vaste blague après tout ! Tout ça ne rime à rien ! Pourquoi continuer à y croire ?"


Le Joker gifla fortement la jeune fille. Il la cale alors dans un fauteuil avant d'avancer son visage souriant vers elle. Une expérience oui, oui, elle n'était qu'une expérience, et il allait prouver qu'il pourrait faire d'elle une créature aussi semblable que lui. Infime et mineure en fonction de son Art, mais bien présente dans l'âme de Gotham City. Elle ne serait qu'une folle de plus, à enfermer, à gaver de médicaments, et qu'on devrait essuyer sa bave en permanence après les longs délires. Oui, elle hurlerait à la Lune dans sa cellule capitonnée. Oui, elle deviendrait une paria, une folle, mais elle avait tellement à apprendre, tellement à faire, et si peu de temps. Prenant la jeune fille de sa main droite, il avait son rasoir dans la main gauche, et il caressait la joue de la gamine avec. Doucement, de haut en bas, sans qu'aucune entaille ne soit faite.

- "Qu'importe les histoires, qu'importe ton passé, fait de ta ... Vie ... Un feu ... D'artifices !"


Le Joker posa le rasoir de barbier sur les cuisses de la jeune fille assise dans le fauteuil. Se reculant, le sourire du Joker ne s'arrêtait pas. Non, non, elle voulait du sang ? Pourquoi pas ! Elle aurait ce qu'elle veut, tandis que le Joker, lui parachèverait la transformation de la jeune femelle qui avait dansé le tango de la mort avec lui. Les spectateurs voulaient du sang, ils en voulaient pour leur argent. Bien, qu'elle fasse ce léger sacrifice. La douleur, si elle venait de quelqu'un autre que soit, n'avait aucun intérêt, non. La douleur devait venir de soi-même, du mal que l'on s'inflige pour renaître, encore plus monstrueux qu'avant. Ce serait orgasmique à voir. Comme la fois où la jeune Hells avait arraché le visage du Joker pour son bon plaisir. Le Joker s'en souvient. Douloureux, mais délicieux à la fois.

- "Arrache. Coupe. Tranche. Montre-moi jusqu'où tu es prête à aller. Retire tes vêtements et montre ton vrai toi. Celle qui est à l'intérieur."


Suite à cela, le Joker attendait. Il ferait d'elle sa créature. Elle serait son Frankenstein à lui. Il pourrait montrer à Batman, et lui démontrer, que personne ne peut être sauvé d'une vie aussi folle ! C'était impossible ! Que seule la folie était la seule vraie porte de sortie dans un monde aussi ... Schizophrénique. Oui, oui, Batman comprendrait, et il accepterait cet état de fait. Cela ne pouvait qu'être du bon sens ! Après tout ... Batman lui aussi avait dû avoir une mauvaise, une terrible, une abominable journée pourrie pour être devenu ce qu'il était. Sauf que lui, préférait y voir une logique implacable. Alors que la vie n'était qu'une cruauté sans nom. Le rire du Joker emplissait à nouveau la pièce, grande, et poussiéreuse. Le Jeu était là, sur la table, assise dans un fauteuil, prête à succomber à la folie.


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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Mar 21 Juil - 21:23

Se créer une histoire, faire preuve d'imagination pour berner tout le monde. Et avec ça, elle aurait enfin l'impression d'avoir eu une vie. L'enfant bloqué dans le corps d'une femme entrouvrit ses lèvres tremblantes, lâchant un bref sanglot et murmura, jouant le jeux, s'imaginant la scène comme si elle l'avait vécu, comme si ce souvenir faisait partit d'elle.

« Je le sens en moi... Il bouge si fort que j'en ai mal... je veux qu'il arrête, je le supplie mais il continue... Il se tient au draps... son visage enfoncé sur l'oreiller... il est tellement lourd que j'ai l'impression d'étouffer !!! »


Elle glisse son regard larmoyant sur le Joker, libérant un nouveau sanglot, une plainte convaincante  alors que le fou continue sa tirade, la poussant plus loin dans le vice. Jusqu'à ce que la gifle retentisse. Puissante, le visage d'Alice pivote sous la force du coup et lui arrache u geignement de douleur. Malgré cela son imagination continue de travailler, son esprit malade toujours avec son oncle violeur inexistant. Elle arrive déjà à voir les détails de cette sordide histoire qu'elle pourra raconter à qui voudra l'entendre. Doucement son regard suit la main du Joker, elle observe attentivement le rasoir de barbier parfaitement propre et brillant. Ce qu'il lui demande... Elle n'ose pas, pas de suite. Elle ne comprend pas vraiment le but de la manœuvre jusqu'à ce qu'il lui ordonne de se déshabiller et de se charcuter. En silence la jeune femme se lève et s'éloigne du siège pour se glisser dans l'allée et être libre de ses mouvements.

« Après... est-ce que tu me donneras mes jolis vêtements ? Et un rouge à lèvres comme le tien ? Je veux des cheveux noirs aussi... »

Elle en avait assez de cette blondeur candide, ça n'allait pas du tout avec l'image qu'elle se faisait d'elle. Alice soupira puis agrippa son sweet tâché de sang et le passa par dessus sa tête avant de le jeter au sol. Rapidement son jean fut descendu jusqu'au bas de ses jambes et retiré, idem pour les chaussette et les chaussures puis son t-shirt rejoignit le reste. Elle hésita... Devait-elle enlever le reste ? Après tout, c'était un défis qu'il lui lançait, elle ne devait rien épargner de ce corps... Elle devait prouvé sa foi. Alice baissa les yeux puis glissa ses mains dans son dos, ouvrant le soutient gorge avant de le laisser glisser au sol puis abaissa sa petite culotte et c'est totalement nue qu'elle resta dans l'allée du théâtre.  L'enfant posa son regard sur le rasoir puis le saisit. Elle savait déjà là douleur qu'elle allait endurer... Mais se la provoquer à soit-même, c'était une autre histoire.

Elle inspira nerveusement, expira. Du courage, beaucoup de courage. Elle n'avait pas peur de la mort parce qu'elle ignorait ce que s'était, la douleur en revanche... Personne ne pouvait se vanter de ne jamais l'avoir ressentit, la peur de la douleur s'était la limite de chaque être humain pour ne pas foncer tête baisser vers l'auto-destruction. Alors que se passait-il quand quelqu'un outrepassait cette peur pour s'infliger des sévices ? Alice fera les yeux, à nouveau elle revoyait cet oncle imaginaire couché sur elle, son père inexistant qui observait et ne disait rien. Elle pouvait sentir la lame dans sa main et s'imaginant que c'était ce porc grassouillet et malsain qu'elle tranchait, elle glissa sa lame le long de son ventre et s'entailla la peau. Aussitôt son cri de douleur de retentit alors que le sang coula le long de son ventre et de son pubis, glissant le long de ses jambes jusqu'à ses pieds et se mélangea sur la moquette couleur de vin. La douleur fut tel que Alice cru que ses jambes allait lâcher sous le choc. Tremblante, elle prit appuie sur un des sièges, gémissant. Il lui fallait reprendre son souffle... Inspirant de nouveau, la blonde leva le rasoir et tranchant son avant bras d'un coup vif, laissant une nouvelle entaille cingler sa chair alors que son cri se répercuta dans la salle. Elle porta son bras à son visage, étouffant sa bouche au creux de son coude alors que des larmes brûlantes coulaient le long de ses joues. Le jeu ne faisait que commencer, elle n'était pas au bout de ses peines.

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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Mar 21 Juil - 22:46




The Killing Joke


La voila la douce musique ! La voila la tendre et douce symphonie de la Haine, de la douleur, et du macabre. Elle était nue, entièrement. Entièrement nue pour assister à une véritable renaissance. Le Joker ne disait rien, il observait. Se dirigeant vers l'ancien tourne-disques qu'il avait précédemment allumé, le Joker l'avançait avant de le placer sur la scène. Soufflant sur un vieux disque, il se dit que ce serait du chic et de la classe de voir quelqu'un se trancher sur du Sinatra. Et pendant qu'elle s'enfonçait le rasoir dans la peau, qu'elle se tranchait le bide, le Joker savourait la musique : "I've got you under my skin" de Frankie ! Frank Sinatra pauvre abruti ! Le grand, l'unique, le roi de la Classe ! Et ça collait en plus avec l'ambiance de la soirée pour tout dire. Elle se tranchait la peau, elle révélait celle qu'elle cachait au plus profond d'elle-même, et pour le plus grand plaisir du Joker, elle l'amusait. Oui, elle amusait le Joker. Sa souffrance était un véritable plaisir pour l'empereur du crime de Gotham City. Nue, affolée, se tranchant elle-même, elle avalait l'histoire, bribe par bribe, s'imprégnant et devenant UNE avec l'histoire que le Joker lui avait concoctée. C'était ça la beauté du geste, de la folie. S'accaparer une histoire bidon et faire en sorte que tout devienne plus noir, plus monstrueux, et surtout plus théâtrale. D'une voix fluttée, amusée, endiablée, le Joker ouvrit le grand rideau rouge de la scène avec le cordon, révélant de nombreux costumes et accessoires qu'utilisèrent jadis les anciens acteurs et actrices du théâtre. Mités, usés, ces vêtements étaient dans certaines dispositions, disons, avancés, mais encore valables !

- "Don't you know little fool ? You never can win ! Use your mentality, wake up to reality. But each time, I do just the thought of you makes me stop before I begin because I've got you under my skiiiiiiin. Because I've got youuuuuuu under my skiiiiiiiin."


Le Joker éclata d'un grand rire, un rire bruyant tandis que la jeune fille continuait à s'auto-mutiler. Elle n'était qu'une chenille, et le Joker lui offrait la voie de l'évolution. Celle qui la mènerait vers un sentier plus bizarre, plus doux, plus fou. Bien sur, on en perdait sa santé mentale, mais qui ne la perdait pas dans cette foutue ville ? Tout le monde devenait cinglé à Gotham City. Quand on s'évertue à rester normal, c'est mieux reculer pour mieux sauter dans le puits de folie qui restait à Gotham City. Continue ma belle, tranche, découpe, et la folie entrerait en toi comme dans un livre ouvert, elle s'emparerait de la jeune gamine, et ils la dévoreraient, jour après jour. Ils l'abreuveraient d'une folie de sang, de haine, de violence, au péril de son âme. Se sacrifiant chaque jour du reste de sa vie. C'était une belle ironie hein ? Quand on y pensait. Mais elle n'était qu'une chrysalide, elle émergerait en beau papillon. De nouveau, la voix du Joker s'éleva et un rire en sortit.

- "Ne parle plus, laisse la lame glisser sur ta peau. Laisse la couper, trancher, laisse la faire son travail ..."


Le Joker laissa la jeune fille quelques minutes, elle était en train de se trancher, toute seule, comme une grande. Tirant un vieux lit de décor, le Joker utilisa le système de roulettes aux quatre pieds du lit pour l'amener sur la scène. La jeune fille n'allait pas tarder à flancher. Et le Joker avait prévu quelque chose pour elle. S'approchant d'elle, il reprit la lame de rasoir et la rangea. Il prit le corps nu et sanglant de la jeune fille dans ses bras et monta l'estrade avant de la poser sur le lit. Se vidant de son sang. Retirant sa jaquette violette et retroussant sa chemise, le Joker sortit du fil, une épingle et de quoi faire quelques sutures. Il claquait des doigts, elle ne devait pas tomber dans les pommes, oh ça non ! Oh ça non ! Elle devait éprouver la douleur, jusqu'au bout.

- "Reste avec moi hihihihihihi ! Tu vas être magnifique ma petite ! Magnifique ! Ma chose ! Ma créature !"


Et le Joker commençait à la rafistoler. Plongeant son aiguille dans la chaire pour raccommoder, refaire, reconstruire et remettre en place ce qui avait été découpé. Bien sur, elle avait perdu du sang, et un peu de chaire et de peau. Pas grave, cela la rendrait bien plus forte, bien plus intéressante. De sa voix douce, le Joker continuait le récit du viol par l'oncle, répétant, répétant, répétant mots pour mots ce qu'il apprenait à la jeune fille. Dans la douleur, entre la vie et la mort, on entre dans un délire, un délire d'avant-mort, une espèce de petit orgasme et on paraissait comme drogué. Dans ce cas-là, le Joker implantait de faux souvenirs à la fille. Histoire de lui créer un passif amusant et complètement déglingué. Il parlait des scènes de viol, il parlait de cet oncle dégueulasse, de ses délires lubriques, de ses mains qui lui retenaient la bouche. Et le Joker soignait, pansait les plaies. Il avait trouvé dans un vieux placard, des robes rouges qu'il avait disposé sur le sol de la scène. Elle se servirait à son réveil. Giflant la jeune fille, le Joker sourit, d'une voix douce et sombre. La créature avait parachevé sa transformation. Elle n'était pas parfaite, elle était monstrueuse et hideuse, mais parfaite aux yeux du Joker. Des fils dans les endroits tranchés, des cicatrices en formation, des morceaux de chaires en moins à certains endroits dans le ventre. Elle survivrait oui.

- "Debout, debout mignonne ... Il faut se réveiller ..."


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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Ven 24 Juil - 12:12

Il fallait résister, tenir debout... Elle était forte et le savait, mais jusqu'où allait sa limite, après tout elle restait humaine, une enfant dans le corps d'une femme... La lame trancha une dernière fois, le long de la hanche pâle d'Alice alors qu'un nouveau sanglot lui échappa. Quelle atrocité...Comment pourrait-elle un jour se faire à une telle douleur ? D'autant qu'elle prenait conscience que ce n'était que le début, sa vie ne faisait que commencer et avec elle, bien des péripéties. Elle savait déjà que d'autres lui ferait subir bien pire.

Alors qu'elle chancela, prête à s'écrouler pour de bon, elle fut rattrapée par le Joker qui la souleva avant de la guider sur la scène. Alice n'avait qu'elle envie, c'était de se laisser aller au sommeil, plonger à nouveau dans les ténèbres jusqu'à son prochain réveil. Mais l'homme fourbe n'était pas du tout de cette avis et alors que son ire résonna dans le théâtre, l'enfant émergea à nouveau, tremblante alors que son corps fut traverser par une vague de douleur. Les paroles du Joker résonnait comme un écho, comme s'il était à des mètres d'elle, si ce n'est plus. Elle entendait sans vraiment comprendre alors qu'autour d'elle le décor était affreusement flou Est-ce qu'elle allait mourir ? Pas encore, elle pouvait sentir la douleur provoqué par les sutures qui refermait les plaies. Elle voulait hurler pour exprimer la douleur mais n'en avait pas la force, alors elle se concentra sur les paroles du fou, s'imaginant encore et encore ce faux oncle et ses tortures. Tout fini par être clair, à la fin Alice pouvait aisément imaginer juste dans les moins détails... Seul le visage du faux oncle restait inévitable flou dans son esprit... la seule chose qu'elle voyait était le faciès de ses proies, ceux qu'elle avait dévoré sans une once de culpabilité.

A nouveau elle fut arracher à sa demi inconscience, laissant ses paupières s'ouvrir. Non, il ne voulait décidément pas la laisser dormir. Geignant de douleur et de mécontentement, l'enfant se redressa. Tous ses muscles étaient endoloris, ses membres tremblants sous l'effort à fournir. Quelle torture... Elle cette soudaine envie de vomir... La nausée lui brûlait l'estomac alors qu'un vertige la prit. Il était difficile de tenir debout, mais elle y parvenait. Toujours nue comme au premier jours et sans pudeur, l'enfant marcha doucement, la sueur perlant le long de son front, sa poitrine et de son dos. Elle frissonnait mais n'avait pas froid, bien au contraire... C'était une vive chaleur qui la traversait, particulièrement désagréable. Lentement elle s'abaissa et se mit à genoux au sol, saisissant les quelques robes éparpillées et les observa une à une. Non, rien n'allait parmi ces robes, rien qui était à son image... La déception la prit et l'enfant tournant son visage vers le Joker, le toisant d'un regard larmoyant de colère et de tristesse.

« C'est tout ? C'est à ça que j'ai le droit après ce que j'ai fait ?! Je mérite mieux que ces fripes !!! »

Saisissant une des robes, elle la jeta violemment sur les pieds du Joker avant d'inspirer. Ses larmes brûlantes roulèrent le long des joues et elle ajouta.

« Je veux que tu me confectionne une robe toi-même ! Je veux une robe à mon image ! »
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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Sam 25 Juil - 10:35




The Killing Joke

Visiblement, les femmes étaient toutes les mêmes ! Après le sexe, elles réclamaient ! Comme toujours ! C'était vraiment une arnaque ! On payait pour cinq minutes de plaisir, et après elles parlaient chiffon, quelle blague ! Les femmes et leurs fringues, une véritable sinécure, et le Joker ne savait pas comment régler ça ? Une gifle pour le moral ? Ou une bonne vieille explication psychologique pour la berner et l'endormir ? Le Joker avouait, ça pouvait être une bonne chose de la gifler et de lui expliquer. Mais comment pouvait-elle cracher sur le don que le Joker lui accordait ? Elle avait maintenant passé un stade plus que critique dans sa vie. Elle deviendrait bien meilleure, plus réfléchie, et terriblement dangereuse. Mais pour jouer la carte de la folie, il fallait être plus rusé, plus réfléchi, plus manipulable. Passant son bras autour de son cou, le Joker saisit la jeune fille avant de poser son visage contre le sien, susurrant des mots qu'elle seule pouvait entendre, doucement, claires, et calmes.

- "Un robe à ton image ? Mais je pourrais travailler des années dessus sans jamais égaler la beauté que tu es devenue aujourd'hui. Et de ce fait, je ne suis pas le meilleur des tailleurs. Par contre, je sais qu'un certain Dollmaker adore travailler la peau humaine, je suis sur qu'il te ferait une robe époustouflante ! Digne de ta beauté et de ta métamorphose ... En attendant ..."


Bon, c'est vrai, le Joker était un charmeur de première, il savait trouver les mots pour calmer, favoriser et bien entendu, pour manipuler ceux qui le côtoyaient. Le Joker était un monstre, un pervers qui brisait tout ce qui était sacré, tout ce qui était beau, pour l'amener à son niveau de folie. Qu'importe les victimes et le sang versé, il se devait de démontrer qu'il était sain, mais différent après tout. Que la folie pouvait réclamer n'importe qui, et le Joker se voyait comme un homme qui se devait d'apporter à l'entité de la folie, son tribut en âme. Des âmes, faibles, à Gotham City, y'en avait plein, des milliers, et à chaque fois, le Joker savait comment s'y prendre pour pousser les gens de l'autre côté de la ligne.

- "Fait avec, dis toi que cette robe n'est que le début de quelque chose de ... Magique ! Dis-toi qu'une de ces robes sera retravaillée, refaite, et dit toi surtout une chose. Dit-toi que cette robe est comme toi, qu'au fil des jours, elle s'améliorera, elle deviendra merveilleuse, à chaque fois que tu la regarderas, tu penseras à ce jour où je t'ai ouvert les yeux. Fait en une relique, un objet qui te rappelleras ce que j'ai fais de toi ..."


Le Joker s'abaisse, et prend une robe rouge, sanguine, couleur de chair et de sang. Elle semblait avoir servit pour les rôles de Mac Beth, un des meilleurs écrits de Shakespeare. Ou bien était-ce celle de Juliette, dans Roméo et Juliette ? Qui sait ? C'était une robe, une perle parmi les merdes qui restaient dans ce tas informe de vêtements. Le Joker la saisit et la donne à la jeune fille. Qui sait ce qu'elle en fera ? Elle se baladerait quand même pas à poil dans tout Gotham City, quoique ... L'idée pouvait être drôle si on y réfléchissait et puis, c'était vrai qu'une femme opérée, tranchée, et réajustée, c'était un bon moyen de se faire enfermée à Arkham, surtout si on se baladait en plein New Gotham à poil. Pas de larmes, que du rêve.

- "Tu sais ma belle, regarde mes fringues ? Est-ce que j'ai l'air d'un top-modèle ? Nan ! Mais je ressemble au Père Noël hihihihiiii. Tu sais, on ne juge pas un livre à sa couverture ... Mais toi ..."


Le Joker lâche la fille avant de se positionner devant elle, un sourire sur le visage, posant ses deux mains sur les épaules de la jeune femme, avec un sourire de détraqué, de malade, un rire qui résonne légèrement. Il avait des plans pour elle, oh que oui, il en avait, des plans, et à la fois, rien. Tout passait et ressortait dans sa tête, comme si chaque plan en remplaçait un autre, et qu'il le détruisait pour montrer qu'il allait de façon aléatoire dans telle ou telle direction. C'était ça le truc, ne pas avoir de direction prédéfinie. Cela servait à quoi après tout ?

- "Tu es un livre qui aspire à l'excellence. Tu es quelqu'un de ... Nécessaire à cette ville, et crois-moi, quand j'ouvrirai ta cage, tu vas me dévorer cette ville hihihihihihi."


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MessageSujet: Re: Un jeu de cartes pas tout à fait complet   Dim 2 Aoû - 15:15



Joker, incapable de faire une robe.
Sous le regard contrarié de sa protéger, il lâcha néanmoins un nom intéressant. Dollmaker ? Inconnu pour elle, comme tout le reste, mais la précision même qu'il travaillait merveilleusement bien la peau humaine laissa la petite ogresse rêveuse. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres d'Alice alors qu'elle reste imperméable aux compliments exagéré du fou.

« Je dois trouver ce Dollmaker ! »

Difficilement, elle se releva, les jambes tremblantes et garda en main la robe rouge tout en fixant celle que le Joker choisit. Quand il commenta sa propre tenue, la jeune femme arqua un sourcil, le détaillant avec attention.

« Et bien je pense que tu as tord ! Je trouve ta tenue vraiment très jolie... J'apprécie beaucoup les rayures figures toi. Tu semble sortit d'un autre temps... Tu n'es pas juste un costume sortit d'une vieille malle à déguisement. »


Elle jeta robe au sol avec mépris et détourna le visage. Agacée, mécontente... l'enfant semblait incapable de se satisfaire de quoi que ce soit. La seule chose qu'elle voulait c'était une robe parfaitement, unique et qui la rendrait fière.

« Moi ? Nécessaire ? Et comment ? Tout ce que je veux c'est manger... je meurs de faim tout le temps... »

Elle saisit la robe tendu par le Joker et l'observa quelques instant. Vraiment elle ne l'aimait pas celle-ci, ni aucune autre. Mais comme disait l'homme aux cheveux vert, il fallait bien commencer quelque part, n'est-ce pas ? Elle agita le tissus puis se détourna de son professeur et descendit les marches de la scène pour remonter l'allée jusqu'à ses vêtements et les enfiler rapidement, ignorant le sang qui tâchait sa tenue.

« D'accord, je prends celle là, mais je trouverais ce Dollmaker et il fera de moi la plus belle petite fille de la ville !!! et toi, tu seras obliger de reconnaître que... je suis la plus belle. »

Un rire cristallin et innocent passa les lèvres charnues de la blondinette qui leva la main et fit un signe au Joker. Elle avait enfin trouvé un ami avec qui jouer dans cette maudite ville, un ami qui ne la bridait pas dans sa faim et voulait la voir grandir et s'épanouir. Un sourire aux lèvres, l'enfant oubliait déjà la douleur de son corps et lâcha d'une voix vive et enjouée.

« Au revoir, nous nous reverrons bientôt quand j'aurais trouvé le Dollmaker ! Je t'aime très fort Daddy ! Ne soit pas sage en mon absence veux-tu ?»

Pivotant sur elle même, elle roula la robe et la glissa son bras avant de boitiller jusqu'à la sortie du Théâtre. Une belle soirée que voilà, dans le sang et la bonne humeur, que demander de plus pour quelqu'un dont l'existence se résumait à vivre dans un corps qui n'était pas le sien. Le sourire aux lèvres, la silhouette eue d'Alice s'éloigna dans la pénombre de la nuit jusqu'à disparaître, une chose est sûr, à son réveil l'autre Alice serait pour le moins surprise, surtout quand la douleur de son corps lui arracherait des cris d’effrois dès l'arriver des premiers rayons du jour.

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