Batman Legacy


 
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 Just One Bad Day

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MessageSujet: Just One Bad Day    Mar 14 Juil - 12:33




The Killing Joke


Le pas lourd, l'homme se dirige vers un endroit crasseux, un bâtiment qui servait d'immeubles pour les couples et les familles les plus pauvres de Gotham City. Il montait les marches péniblement, et il ne savait pas quoi dire à sa femme, comment allait-elle le prendre ? Il n'avait toujours pas trouvé de job pour tenir son couple et pour préparer l'arrivée du bébé. Comment allait-il faire ? Le temps avançait vite, trop vite et il fallait de l'argent, il fallait payer les dettes, il fallait s'en sortir vivant. Et surtout, mettre la tête hors de l'eau. Comment Jeannie allait-elle le prendre ? Oh Seigneur, que Dieu nous vienne en aide ... Passant la porte du petit appartement crasseux, l'homme se prénommait Jack, et il tomba alors nez-à-nez avec sa femme, Jeannie. Une jolie petite blonde assise sur une chaise, enceinte, et se réchauffant devant un petit poêle miteux, dans un appartement bien dégueulasse, malgré les tentatives de stopper le froid et la saleté. Elle se retourna, et avec une certaine impatience dans la voix, elle parla en premier, Jack, lui, tenait son chapeau de scène dans son dos, comme un garçon cachant une mauvaise nouvelle, ou attendant de se faire réprimander.

Jeannie - "Alors ? Cela s'est bien passé ? Ton sketch leur a plu ?"

Jack - "Ils, euh, ils ont dit qu'ils me rappelleraient. Je ne sais pas ... Je ... J'étais nerveux et j'ai foiré la chute."


Jeannie - "Ah."


Ce petit "Ah" l'énerve, l'homme se retourne vivement et pose ses mains sur la table, son visage irrité fixait la pauvre jeune femme enceinte qui parut stupéfaite devant ce changement de tempérament. Jack était du genre calme, doux comme un agneau, mais cette situation le rendait irascible, et parfois, il buvait un verre de trop au bar pour oublier ses problèmes temporairement. Jack buvait le soir, pour oublier ses piètres représentations. Pour oublier qu'il est un raté, et que demain, cela peut-être un jour meilleur. Mais les jours se suivent et se ressemblent, comme tous les jours, sans cesse, et toujours les mêmes reproches. Jamais un seul jour de concluant. Rien.

Jack - "QUOI "Ah" ?"


Jeannie - "R-Rien, je n'ai rien dit ..."

Jack - "Si. Tu as dit "Ah". Et d'une certaine façon."


Jeannie - "Non mais tu délires, ou ... ?"


Jack - "Ah ! Comme dans "Ah, donc tu n'as toujours pas de boulot" ou "Ah, comment va-t'on nourrir le bébé, alors ?" Tu crois que je n'y pense pas ? Tu crois que je m'en fiche, que tout ça n'est qu'une blague pour ... ? Qu-Quand je vais mon numéro devant eux, et que personne ne rit, t-tu crois que je ..."


L'homme est à bout, visiblement, il s'effondre aux pieds de sa femme, son visage près du ventre fécond de son épouse, il pleure. La situation est dure, mais il sent les doigts de sa femme dans ses cheveux, il sent son parfum et la douce chaleur d'un être à aimer et qu'on aimerait rendre heureux. Jack se sent tellement inutile, tellement nul, tellement un raté. Si seulement il n'avait pas abandonné son travail de laborantin dans Axis Chemicals, il n'en serait pas là, à pleurer dans les bras de sa femme, et à regretter le manque d'argent. L'homme pleure, et se laisse aller à un moment de tendresse, de faiblesse aussi.

Jack - "Oh non ... J-je suis désolé."


Jeannie - "Chéri, allons ..."


Jack - "J-je ne voulais pas te crier dessus. C-c'est déjà assez dur pour toi d'être marié à un minable."


Jeannie - "Chéri, tu dis ..."


Jack - "La vérité ! Pas fichu de rapporter de l'argent. Oh Jeannie, qu'est-ce qu'on va faire ?"


Jeannie - "Ça va aller. Le petit ne sera pas là avant trois mois. Et je crois que madame Burkiss voudra bien attendre pour le loyer. Elle a de la peine pour moi."


Jack - "Elle me déteste."


L'homme se relève, revigoré, d'une possible idée que tout pouvait s'arranger. Ce maigre espoir, comme chaque humain possédait dans les pires moments, le tenait encore, et c'était dans cette optique que certaines choses lui venaient à l'esprit. Comme celui de faire un coup, un cambriolage ou quelque chose. Dans les bars où il trainait, Jack en voyait des types louches, qui faisaient leurs petites saloperies entre eux. Et bosser pour eux, ça pouvait être payant si on réussissait. Et Jack ne se voyait pas vivre dans la pauvreté, dans la rue, avec son gosse et sa femme. Non. Il voulait un avenir pour eux. Quelque chose. Fixant la pluie qui tombait de l'autre côté de la fenêtre, le visage de Jack se faisait plus dur, plus sévère.

Jack - "Elle sort exprès pour me regarder de travers chaque fois que je monte l'escalier. Cet immeuble pue le vieux et la pisse de chat. Il faut qu'on parte d'ici avant l'arrivée du bébé. Je voudrais juste qu'on ai de quoi s'installer dans un quartier correct. Il y'a des filles dans la rue qui gagnent ça en un week-end sans avoir à trouver la moindre blague."


Jeannie - "Hahahaha !"


Son rire, son doux rire qui résonne dans les oreilles de Jack. Il aimait l'entendre rire, c'était la seule qui riait du pauvre Jack. La seule à aimer ses blagues, ses folies, à l'aimer tout simplement. Jeannie était une femme adorable, une femme comme seul un homme comme Jack pouvait aimer. Si il lui arrivait malheur, Jack ne s'en sortirait surement jamais. Oh ça non ... Alors qu'il se retourne pour lui prendre la main, son sourire illumine les pensées de Jack. Elle était si radieuse, si belle, même enceinte, elle restait jolie et adorable. Jolie petite Jeannie.

Jeannie - "Chéri, ne t'en fais pas pour tout ça. Je t'aime, tu sais ? Avec ou sans job, tu es bon au lit ... Et tu sais me faire rire."


La journée se termine. Rassuré, Jack savait cependant ce qu'il devait faire pour agir en tant que responsable de sa famille. Il devait tout faire pour assurer à sa famille une vie agréable. Regardant le gant de baseball qu'il avait acheté pour son enfant, Jack espérait que ce serait un fils, un garçon avec qui il taperait dans le carton, avec qui il jouerait, avec qui il aurait de nombreux souvenirs, et qu'il verrait grandir avec une certaine fierté. Il espérait que les jours meilleurs arriveraient. Vraiment. Peut-être qu'avec un seul coup, une seule nuit. Peut-être que ça marcherait ...




à suivre.
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MessageSujet: Re: Just One Bad Day    Mar 14 Juil - 14:20




The Killing Joke


Le bar & Grill s'appelait le Haddock's Lounge. C'était un vieux bar miteux sur les quais, un endroit où Jack avait déjà tenté d'être comédien pour ce boui-boui. Peine perdue, Jack savait que de nombreux types louches y faisaient leurs transactions, et Jack avait besoin de fric, de pognon pour que Jeannie puisse accoucher, au moins, dans une maison plus digne que ce que l'on avait. Entrant dans le local, l'endroit est bondé, Jack avait rendez-vous avec un type qui s'appelait Joe, un mec avec un chapeau melon et une moustache bien fournie, il était assis, avec un autre type, un mec bien sapé, avec un superbe costard et une petite moustache, un peu comme celle de Carmine Falcone, un italien en quelque sorte. Il s'appelait Silvio. La table était en plein milieu de la grande salle, et sur la table, des crevettes patientaient, fraiches, et attendant d'être dévorées par les clients. Jack se dit qu'en s'asseyant, cela n'engageait encore à rien de concret, on lui commande une bière et on commence à discuter. Les deux types s'intéressaient à Jack, selon le dénommé Joe. Et Silvio avait un énorme sac posé à ses pieds, Jack se demandait ce qu'il pouvait bien trimballer. L'ambiance était plutôt bruyante, au moins, personne ne ferait attention au trio qui discutait âprement. Jack but une gorgée de sa bière et commençait à raconter son histoire, peu sur que les deux truands s'y intéressaient vraiment. Mais Jack avait fait une belle erreur, il en disait trop. Beaucoup trop.

Jack - "Je ... Je dois me prouver que je peux être un bon mari. Et un bon père ! Enfin, je ... Je ne ferai pas ce genre de choses sans ... Sans une bonne raison. Vous voyez, j'ai commencé comme assistant laborantin. Un bon boulot, vraiment. Vraiment parfait. Mais il a fallu que j'arrête. Pour devenir comique. J'étais tellement sur d'avoir du talent ..."


Reprenant son souffle, Jack ne lâche pas son verre qu'il tient dans la main droite. Il fixe bien les truands qui ne lâchent pas son regard sur lui. Leur calme était assez dérangé, Joe redressait sa cravate, et Silvio continuait à fumer, mettant ses cendres dans le cendrier pour.

Jack - "Haha ! C'est ça qui est comique : Vous voyez où ça m'a mené ... Alors j'ai pensé, si je fais juste un gros coup ..."

Silvio - "Parle pas si fort, mec."


Jack - "Pardon, je ... Je ne bois pas à midi, d'ordinaire ... Je veux dire, si vous êtes surs qu'on peut s'en tirer sans que personne ne sache que je suis dans le coup ..."


Joe - "T'en fais pas, on a tout prévu."


Joe enlève les pattes et la carapace d'une crevette, en faisant des bruits assez dégueulasses, et pour fermer la bouche de Jack, il lui enfonce la crevette dans la bouche pour qu'il se taise et qu'il écoute. Silvio lève son énorme sac avant de le poser sur ses genoux, la clope au bec. Il l'ouvre et montre à Jack le contenu, tandis que Joe continue d'expliquer.

Joe - "On doit passer par l'usine de produits chimiques pour entrer dans la fabrique de cartes à jouer. Ta connaissance du terrain vaut de l'or."


Silvio - "Alors pour être sur que personne ne puisse t'identifier ... Tu vas porter ça."


Et Silvio montre à Jack l'intérieur du sac. Un casque rouge, une espèce de grand casque lisse, rond sur le dessus et qui redescend, entièrement rouge. Jack, sa crevette encore dans la bouche, et la queue qui dépasse à l'extérieur, regarde attentivement avant d'être surprit.

Jack - "Porter ç ... ? Mais il n'y a pas de trous. Je n'y verrais rien ..."


Silvio - "La visière fonctionne comme un miroir sans tain. C'est bien foutu, hein ?"


Jack - "M-Mais ce masque .... Ce n'est pas celui que portait ce type ... Red Hood, celui qui a attaqué l'usine à glace le mois dernier ?"


Silvio - "Réfléchis, mec. Y'a pas de Red Hood. Y'a juste une bande de potes avec un masque."


Joe - "Exact ! On s'en fiche de qui porte le masque. On le refile juste au membre le plus important du groupe. C'est ... heu ... Une garantie de sécurité."


Silvio - "Eh ouais, le maillon fort : c'est toi, mec !"


Au bar, ça gueule sec, le patron engueule un type qui gerbe tout l'alcool ingurgité sur le comptoir. Dans les tables voisines, on mange, on discute, l'ambiance est festive. Même si ça pue la merde, le poisson pourri, et les ordures, l'endroit reste vivable, ce qui offre une espèce de comité festif, une espèce de convivialité pour toutes les ordures qui se retrouvaient dans un endroit pareil. Pour tout dire, maintenant, Jack hésitait, il ne savait plus trop où il en était. Il ne savait pas comment il ferait pour gérer ça. Il était tiraillé entre la peur, et la probable réussite du plan. Tenant son verre de bière avec les deux mains, il réfléchissait, malgré la peur.

Jack - "Ahhh j'hésite quand même ... Elle est tellement sinistre, cette usine .... C'est pour ça que j'ai démissionné.


Silvio - "Mais y'a pas de garde, pas vrai ?"


Joe - "Et puis ... Tu veux élever ton môme dans la pauvreté ?"


Jack - "Non. Non, évidemment. C'est vrai. Et puis, c'est juste une fois. Après je changerais de quartier. J'aurai une vie normale ..."


Joe - "Eh ben voila ! Alors, on dit vendredi prochain, 23h00 ?"


Jack - "Oui. Oui, pourquoi pas ? Ha ha ! Vendredi, oui. Et samedi matin, je serai riche J'ai du mal à me rendre compte. Ma vie ne sera plus la même ! Plus rien ne sera comme avant ... Plus jamais."


Le sort était scellé. Jack venait d'accepter le marché des truands de Gotham. Il venait de franchir une ligne, une ligne bien précise dans laquelle sa vie ne serait plus jamais la même. Jeannie n'en saurait jamais rien, mais Jack pensait faire ça pour sa famille, pour lui offrir quelque chose de décent, avec un espoir. Jack voulait que sa vie s'améliore, et peut-être même qu'après ça, il percerait dans le comique. Les deux types se retirèrent, laissant Jack à sa boisson. Ce soir, il y'aurait une nouvelle répétition dans un bar un peu plus lointain dans Park Row. Peut-être que ça marcherait ce soir aussi ? Après tout, il venait de réussir à être embauché pour un seul travail. Vendredi prochain, il serait là, et samedi, il serait riche. Et Jeannie n'aurait plus jamais à rougir de la situation de Jack, plus jamais. Ils trouveraient un endroit beaucoup mieux, et feraient leur vie, comme deux citoyens normaux, comme deux personnes sensées. Une vie "normale", sans problèmes, sans pleurs, et sans tristesse.  





à suivre.
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MessageSujet: Re: Just One Bad Day    Mar 14 Juil - 18:29




The Killing Joke


Une semaine s'était doucement écoulée. Alors que Jack revenait le matin dans le même bar que la dernière fois, convoqué par les deux truands, il eut une sensation agréable, légère, comme si ses ennuis allaient prendre fin et que demain, tout irait pour le mieux. Oui, tout irait mieux, il aurait de l'argent, il pourrait payer ses dettes, et il pourrait emmener Jeannie loin de toute la pollution et des rues dégueulasses de Gotham City. Ils se paieraient surement un joli petit pavillon, et Jack reprendrait surement son travail de comique. Oui, ce serait merveilleux, de vrais beaux moments, de magnifiques moments de joie. Attablé, Jack avait prit une bière, elle paraissait bien meilleure que la dernière fois, comme si la joie de vivre était bel et bien de retour. Comme si tout allait être du gâteau. Comme si tout allait enfin bien se dérouler dans sa vie. Cette pensée lui faisait énormément plaisir, et pour tout dire, il se sentait avoir des ailes. Il faisait un mauvais acte pour survivre, et il le ferait pour sa Jeannie, et pour son enfant à venir. Silvio entama alors la conversation, sa voix chaude et riche était pareille à celle de la semaine dernière, toujours assurée, toujours mielleuse. Jack n'avait pas remarqué les deux types qui venaient d'entrer, un flic, probablement un officier, et l'autre en imperméable, surement un enquêteur ou un détective privé. Un inspecteur peut-être, mais Jack s'en fichait, ce soir, tout serait terminé.

Silvio - "Bon alors, c'est bon pour ce soir ? T'es toujours partant ?


Jack - "Euh, ben oui. Je serais dingue de laisser tomber maintenant. J'ai déjà fait le pire : J'ai menti à Jeannie. Elle ... Elle croit que j'ai une audition ce soir ..."


Joe - "Et elle n'a pas besoin d'en savoir plus."


Silvio - "Pas besoin du tout."


Joe - "Bon, ce soir, mets un costume et un nœud papillon. C'est l'attirail type du Red Hood."


Jack - "Parfait ! Jeannie ne sera pas étonnée, c'est mon costume de Music-Hall, ça tombe bien !"


Silvio - "Heu, Joe ..."


Silvio avait remarqué un truc louche. Et c'est alors que les deux flics que Jack avait à peine remarqué à leur entrée venaient à leur rencontre. Silvio et Joe faisaient semblant de ne pas être impliqués, feignant une posture naturelle. Quant aux deux policiers, ils fixaient Jack et commencèrent à lui parler.

Inspecteur Sterns - "Pardon, monsieur. Nous sommes de la police. Pourriez-vous nous suivre dehors un instant ?"


Jack - "Moi ? M-Mais pourquoi ? Je n'ai ... Enfin, je ..."


Agent O'Hara - "Ça ne prendra qu'une minute ..."


Ils sortent du bâtiment, Jack suit les deux policiers. Le voila maintenant cerné, l'agent est derrière Jack et l'inspecteur jette sa clope. Jack a peur, comment pouvaient-ils savoir qu'un coup se montait ? Non, c'était impossible, Jack n'avait pas parlé, il n'avait rien dit à personne. Rien de rien, c'était certain. Mais rien ne le préparait au coup de massue qu'il allait prendre sur le crane. Rien ne pouvait le prévoir. Surtout que Jack avait quitté Jeannie il y'avait à peine une heure, et qu'il n'avait rien fait de répréhensible. L'homme commençait à sortir une nouvelle cigarette et l'alluma devant Jack. Comme si une mauvaise nouvelle allait vraiment être pénible à annoncer. Jack faisait dans son froc, il avait peur, peur d'être emprisonné, peur de perdre sa femme et son enfant. Peur de mal finir et c'est ainsi que Jack prit la parole, coupant le silence.

Jack - "Euh, écoutez, j-je ne vois pas ce que vous me v..."


Inspecteur Sterns - "Monsieur, je suis navré, mais votre femme a eu un accident ce matin. Il semble qu'elle essayait un chauffe-biberon. Il y'a eu court-circuit, et elle ... Elle est morte ... Je suis désolé."


Jack - "Hein ?"


Inspecteur Sterns - "Ecoutez, ça me désole de devoir vous annoncer ça. Ce sont des choses qui arrivent, hélas. Les gens de l'hôpital vous expliqueront tout. Prenez votre temps. Et à votre place, je reprendrais un verre."


Un long silence. Les deux hommes s'en vont. Il faut plusieurs minutes pour que Jack encaisse le coup. Comment cela avait-il été possible ? Jeannie ? Morte ? Comme ça, sans rien, c'était une mort odieuse, cynique. Une mort que la vie infligeait au pauvre Jack. Une mauvaise nouvelle de plus. Finalement, la malchance continuait de s'acharner. Ses rêves, sa vie, tout commençait à s'effondrer sous ses pieds. Se forçant à rentrer dans le bar, son visage est lugubre, triste, tiraillé par la tristesse. Il s'écroule sur sa chaise, et se retient de pleurer. Son âme encaisse le mauvais coup, la pire pilule de sa vie. Une horrible gorgée à avaler. C'était tellement soudain, que Jack n'arrivait pas à pleurer pour le moment. Il regarda les deux truands qui le fixaient pour savoir ce qui s'était passé avec les deux flics. Le choc est énorme, terrible. Jack se sent tombé dans un gouffre.

Jack - "Ma femme. Ma femme est morte ..."


Joe - "Ah, mince. C'est vraiment affreux ..."


Silvio - "Ouais, on est désolés, mec. Tu veux sans doute qu'on te laisse seul. Alors on se revoit ce soir, ok ?"


Jack - "Ce soir ? Mais ... Mais je ne ferai rien ce soir. Ce n'est plus la peine. Jeannie ... Jeannie est morte, vous ne comprenez pas ?


Ce soir ? Mais pourquoi faire se demandait Jack ? Jack les regarda, avec un air de chien battu. Pour le coup, le coup de ce soir ne servait plus vraiment à rien. Jack n'avait plus de raison de poursuivre, mais hélas, le mauvais œil n'allait pas tarder à se manifester une fois de plus. Les deux truands se levèrent et s'approchèrent de Jack, posant leurs mains sur les épaules de Jack. Ses yeux regardaient les deux truands avec une lourde tristesse dans le regard. Il ne pouvait pas s'échapper de ces deux hommes désormais. Il avait donné sa parole, et il devait maintenant risquer sa peau pour plus rien désormais. C'était dingue comme situation. Les deux truands collaient Jack, leurs sourires n'étaient pas annonciateurs de bonne nouvelle pour tout dire. Et franchement, le pauvre Jack était empêtré dans la merde. Il était obligé, sinon, il finirait dans la baie de Gotham City, avec des poids aux pieds. Non, ce n'était pas enviable.

Joe - "Non, non, non, non. Je suis désolé pour ta femme, mais c'est toi qui comprends pas. Le coup de ce soir, c'est du lourd. Si tu nous lâches, veuf ou pas, il t'arrivera des bricoles."


Jack - "M-Mais ..."


Silvio - "Y'a pas de mais, mon grand. Demain, tu offres un cercueil de luxe à ta bourgeoise. Ce soir, tu nous chaperonnes. Pigé ?"


Jack - "Oui. Oui. J'ai pigé."


Les deux truands se tirent et laissent Jack seul ... Jack est perdu dans ses pensées, son regard est fixe, vide, sans ambition. Soudain, il abaisse son visage contre la table et ses bras sont croisés, ses doigts se replient. Il est brisé, il pleure. Il pleure sa femme morte, son fils mort. Plus rien ne serait comme avant, jamais plus rien. Jack était un homme brisé, pour de bon. Autour de lui, ce ne sont que rires, et chants, et pendant ce temps-là, personne ne s'occupe de Jack. On peut rire de son malheur, de sa mésaventure, Jack était brisé. Il était sur le point de tomber dans le gouffre. Tout ça n'avait plus aucun sens à ses yeux. Rien ne pouvait le rendre heureux, rien ne pouvait le faire sourire, tout ça, au final, n'était qu'une blague sombre et amère. Il n'y avait rien qui pourrait consoler le cœur de Jack ce soir, rien de rien. Demain, il enterrerait Jeannie et après ? La fortune qu'il fera ce soir ne soulagerait jamais sa pauvre âme. Oh Jeannie ... Jack se libéra, il pleurait longuement et ses larmes mouillèrent la table en bois. Ce soir, il serait le Red Hood, pour une nuit, et après ? Qu'est-ce que la vie apporterait encore comme saloperie pour le pauvre Jack ?





à suivre.
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MessageSujet: Re: Just One Bad Day    Mer 15 Juil - 17:39




The Killing Joke


Jack avait passé la pire journée de sa vie, sa femme et son enfant étaient morts, les gens de l'hôpital n'étaient clairement pas des plus chaleureux pour lui annoncer la nouvelle et lui montrer l'étendue de l'accident, il avait passé la journée à remuer des souvenirs, à boire et à oublier. Jusqu'à ce que vienne l'heure de se rendre à Axis Chemicals. Revêtant son plus beau costume de Music-Hall, Jack se rendit alors sur l'ancien lieu de travail dans lequel il avait prit tant de plaisir à travailler en tant que laborantin. La nuit était froide, et la pluie commençait à tomber lourdement. Passant devant un petit canal qui menait à la baie de Gotham City, Jack patientait. Les deux hommes étaient là. Plongé pendant quelques moments dans ses souvenirs, le temps de préparer le coup, Jack repensait à son passé, à son ancien travail et surtout à Jeannie, tout ça pour rien au final ... Toute cette peine pour rien, tout ça pour en arriver à ce gâchis. Quelle tristesse ... Fixant l'eau qui coulait doucement, Jack se disait que la vie n'était pas un long fleuve tranquille. Que la vie n'était qu'une cruauté qui prive l'être humain des plus belles joies, que tout le malheur du monde lui retombait sans arrêt sur la gueule. Et que cette journée était surement la pire de sa vie. Il espérait, maintenant que la journée était passée, que tout irait mieux maintenant. Il l'espérait ardemment. Vraiment, il espérait au moins, que le coup se passerait bien. Au moins, il pourrait offrir un bel enterrement à Jeannie ... Au moins ... C'est alors que la voix de Silvio retentit dans les oreilles de Jack. Silvio était en train d'ouvrir son sac et sortait le casque du Red Hood.

Silvio - "Ho, c'est pas le moment de rêvasser ! Tu viens ou quoi ?"


Jack - "Ou-Oui. Je ... J'arrive. Je repensais juste ... Que je passais ici tous les matins pour aller travailler."


Silvio - "Oui, bon ben mets-toi ça sur le crâne et tais-toi."


Jack - "Oui, tout de suite ? Enfin ... Je veux dire, il n'y a pas de risque, hein ? Je pourrai respirer ?"


Silvio - "Puisque je te le dis, mec ... La vache, t'as une grosse tête !"


Et alors que Silvio posait le casque sur le crâne de Jack, Jack se sentait comme dans un rêve. Est-ce que tout cela était réel ? Peut-être ? Ou non ? Tout devint rouge, et maintenant, il incarnait un célèbre criminel connu dans Gotham City, le Red Hood. Un gentleman cambrioleur qui dévalisait les caisses de nombreuses industries de la ville. L'atmosphère devint bizarre, comme si tout s’accélérait à une vitesse folle et désordonnée, les évènements avançaient trop vite pour Jack, et il ne comprenait plus ce qui se déroulait. Il suivait à l'instinct, se rappelant de ses anciennes actions.

Silvio - "Alors, t'y vois quelque chose ?"


Jack - "Euh ... Ou-oui ... Sauf que tout est en rouge ... Je suis un peu à l'étroit, et ça sent bizarre. Ma voix fait comme un écho, non ?"


Silvio - "Ça te donne une classe folle. Maintenant, montre-nous le chemin, ok ?"

Jack - "Oui, oui ... C'est bizarre, j'ai ... L'impression d'être dans un rêve. Je pense sans arrêt à Jeannie."


Joe - "Gaffe aux marches, mec."


Ils pénétrèrent alors dans l'usine d'Axis Chemicals. Le lieu n'avait pas changé pour Jack, tout était aussi sinistre qu'à l'accoutumée. Les cuves, la rouille, tout, tout lui faisait penser à ses premières années dans le monde du travail, et pour tout dire, Jack avait envie d'en avoir terminé pour de bon. Il voulait rentrer chez lui, revoir Jeannie, et il aimerait que ce cauchemar cesse pour de bon, il voulait que tout s'arrête, il voulait se réveiller, sortir de ce cauchemar. Ce ne pouvait pas être possible ... Mais le silence de l'usine le ramenait à l'ordre et à la dure réalité. Sa femme était morte, son enfant était mort, et il servait de guide pour un casse dans une usine de cartes à jouer. La soirée allait être longue. Pour Jack, avec le casque, cet endroit lui faisait penser à un enfer sur Terre.

Jack - "Cet endroit ... C'est encore pire en rouge on dirait. Bon, c'est par là ... Il faut longer les cuves de filtrage et l'usine à cartes est juste derrière la cloison."


Garde Carry - "Hé, vous trois ! Pas un geste !"


Un garde apparut sur l'échafaudage, braquant son arme vers le trio d'hommes. L'homme était déterminé, et à la grande surprise de Jack, il y'avait des gardes dans l'usine. Comment ? Pourquoi ? Ces questions se bousculaient si vite que Jack ne savait plus donner de la tête. En tout cas, Silvio et Joe sortirent leurs armes pour riposter.

Garde Carry - "Haut les mains, et vite !"


Silvio - "Tu disais qu'y avait pas de garde, pauv'con !"


Jack - "Ils ... Ils ont dû modifier leur politique ..."


Silvio - "Modifier, hein ? C'est ta gueule de bourrin que je vais modifier, moi !"


Premiers tirs et premiers échanges de coups de feu. Le bruit résonna dans le crâne de Jack, lui brûlant littéralement les tympans. Jack posa ses mains sur le casque pour couvrir ses oreilles. C'était douloureux, cela faisait mal, et il en avait assez, il voulait Jeannie. Il voulait plonger sa tête contre son ventre et sentir ses douces mains dans ses cheveux.

Jack - "Aaa ! Ce bruit ! Ça résonne ..."


Joe - "Sauvez-vous, merde ! Le plan est foutu !"


Garde Carry - "Murph, envoie des renforts à la porte sud. C'est le Red Hood et sa bande."


La panique, les trois hommes se dirigeaient direction plein sud. Joe et Silvio étaient en tête, suivait Jack derrière eux. Le ton montait, le plan échoue, et tout se déroulait comme un scénario catastrophe. Au moins, personne ne pouvait repérer Jack sous ce casque. Ils couraient à travers les cuves, comme des souris dans un labyrinthe, Jack, lui, ne savait plus où ils en étaient, Silvio perdait patience, et Joe était partagé entre la peur et la colère.

Joe - "Nom de Dieu, où est la sortie ?!"

Jack - "Je ... Je ne sais pas, je n'y vois rien avec ce masque !"


Silvio - "T'es qu'un boulet, pauvre merde ! Je vais te buter ! Quand on sera tirés d'aff ..."


Une rafale de balles vola devant Jack. Silvio n'eut pas le temps de terminer sa phrase car au même moment, une balle le touche en pleine tête. Il eut le crâne complètement explosé, tandis que Joe était dans l'impossibilité de bouger, deux balles venaient de toucher ses jambes. Affalé contre une cuve, Joe gueulait, et pour cause, ça faisait mal. Mais voir Silvio se vider de sa cervelle sur son froc, c'était pas tellement rassurant non plus. L'état de choc était perceptible. Quant à Jack, lui, il se retrouvait avec du sang sur les gants, et un peu de cervelle de Silvio sur le costard. C'était la surprise, pour lui, qui n'avait jamais vu un cadavre de près. Là, c'était disproportionné à ce qu'il croyait que ce serait. Jack avait peur, il resta figé, à regarder ce qu'il avait sur lui. Il avait échappé aux balles, mais son destin serait pire, encore.

Joe - "Oh merde ... Oh merde ..."


Jack - "Que ... Qu'est-ce que c'est que ça ? J'en ai partout ..."


Joe - "Hé les mecs ? C'est pas moi que vous voulez ! C'est lui ... C'est Red Hood, le grand chef ..."


Garde Stevens - "Faites gaffe ! Il a un flingue !"


Joe sort un flingue, mais il se fait abattre comme un chien. Les flics tirent comme des pros faut dire. Ils savaient parfaitement tirer, au moins, les impôts que payaient les braves citoyens de la ville n'étaient pas pour rien au final. Regardant avec attention la mort de Joe, Jack utilisait son instinct de survie qui lui dictait de se tirer de là, le plus vite possible. Les marches ! Vite ! Jack grimpa les marches à une vitesse qui lui semblait folle, tout s'enchainait dans sa tête. Et il fallait qu'il soit hors du champs de tir, à tout prix. Il avait envie de pleurer, cette journée était abominable, abominable dans tous les sens. Jack savait qu'il allait mourir, qu'il allait être abattu, il s'accrochait à la vie, il ne voulait pas finir comme ça, comme un paria, lui qui avait toujours été bon toute sa vie. Non ...

Jack - "AAAAAAAAAAA OH NON. NON, NON, NON, NON ..."


Garde Murphy - "Le meneur s'échappe sur l'échafaudage ..."


Garde Stevens - "Il est à portée ..."


Batman - "Non, assez de coups de feu. Je suis là. Je m'en occupe à ma façon."


Garde Stevens - "Que ... ?"


Impérial, magistral, le justicier encore peu connu, sous le nom de Batman s'afficha devant les trois gardes qui allaient tirer sur Red Hood. Se faisant un passage à travers les trois hommes, Batman s'avançait, s'appuya sur le rebord de la plateforme et vola jusqu'à l'échafaudage où se trouvait Red Hood, se trouvant devant l'homme casqué. Lui bloquant le passage.

Garde Murphy - "C'est la chauve-souris, ce type dans les journaux ..."


Batman - "Comme on se retrouve, Red Hood."


Jack était terrorisé, c'était l'incarnation du Diable, venu pour l'emporter, pour lui faire payer sa vie misérable, venue pour le détruire et le faire souffrir, pour l'emmener dans les abysses et le détruire morceau par morceau. Non, Jack ne voulait pas, Jack ne voulait pas finir comme ça ... Tendant les bras pour repousser la créature, Jack reculait.

Jack - "Non. Non non NON. Oh mon Dieu, c'est pour me punir, c'est ça ? N'approchez pas ! N'approchez pas ou je ..."


Arrivé au bout de la plateforme, Jack enjamba la barrière avant de se cramponner à une main. Il ne voulait pas finir en taule, il ne voulait pas mourir. Il voulait que cette journée s'arrête, il voulait se réveiller, se tirer de ce cauchemar et alors que la créature ailée avançait ... Jack prit sa décision.

Jack - "Saute ..."


Jack plongea dans l'eau. Il sauta et crut mourir. Pendant un instant, il sentit le vide, pas celui de l'abysse, mais le vide de sa vie, pourquoi s'accrochait-il au final ? Pourquoi ne voulait-il pas mourir ? Après tout, il n'avait plus de raison pour continuer à se battre, il n'en avait plus, c'est vrai. Plongeant dans l'eau, il sentit quelque chose de bizarre. D'anormalement chaud, qui brûlait sa peau et tout son être. Nageant, il cherchait la terre ferme, et d'un coup de main bien avisé, il se cramponna au canal, aux petits quais de béton avant de se hisser hors de l'eau.

Jack - "Hhhuuuhhhh Hhhhuuuhhhh Guuuuh."


Arrivé sur terre, Jack se lève, doucement, il se prend la tête et cherche à enlever son casque. Il a mal, il veut en finir, il veut s'enfuir et ne plus avoir d'histoires après tout ça ... Il veut en finir et jeter ce casque horrible qui lui serre le crâne.

Jack - "Aaaaugh, ça gratte ! Ca brule ! Mon visage, mes mains ... Qu'est-ce qu'il y'avait dans cette eau ... ? Oh ... Je dois enlever ce foutu masque, c-comme ça je pourrai ..."


L'eau devait être bizarre. Jack retira son casque et c'est alors qu'il vit. Il vit son visage. Ravagé. Son teint était blanc, ses lèvres étaient rouges, ses yeux ont tourné au jaunâtre, et ses cheveux sont verts. Le moment est dramatique. Dramatique, mais dingue. Il venait de tout perdre en une journée, sa femme, sa vie, et même sa tronche. Dingue ... En une journée ... Une journée pourrie de trop. Se touchant le visage, il palpait ses nouvelles couleurs. C'était dingue ... Dingue ...

Jack - "Voir ..."


Renversé, Jack laissa tomber le casque à ses pieds. Son regard s'attardait sur ce visage qui se moquait de lui carrément. Et puis, c'était triste, triste à en pleurer, comment ne pas sombrer dans la folie avec ce genre de truc ? Comment ne pas essayer de survivre après tout cet enchainement de mauvaises nouvelles ? Pourquoi continuer à croire en la vie, après ce genre de journée pourrie ? Une seule journée pourrie, pour transformer le plus sain des hommes en un monstre. Dans le cas de Jack, une bonne journée pourrie et un bon bain d'acide. Cette pensée était tellement horrible, que Jack la trouva amusante. La voila la vraie blague ... La vraie blague, c'était ce qu'on appelle cette tartine de merde qu'on avale tous les jours.

Jack - "Ha ... Ha ha ha pfrt ahou ahou ahou hou hou hou hou. Erhrr ... Hahahahahahahahahaha."


Et Jack se laissa sombrer dans l'abîme pour ne plus jamais en sortir. Tout n'était qu'un trou noir, sombre, amer. La vie avait le gout d'une sinistre blague. Un suite logique d'éléments conçus pour briser et réduire l'être humain en bouillie. Au final, Jack n'était qu'une expérience, finalement. Après tout, il avait eu la pire des journées, jamais personne ne pourrait égaler ce qu'il avait ressenti ce soir-même. Non, comment ne pas devenir zinzin après tout ça ? Bon Dieu ! Un homme perd sa famille, sa vie, et même son visage, comment ne pas rester "sain" après tout ça ? C'était impossible. Et plutôt que de continuer à lutter, il fallait se laisser glisser, lentement mais surement, vers le règne impitoyable du chaos et de la folie. Le rire de Jack retentit pendant longtemps, comment ne pas trouver la chose drôle ? C'était amusant ... Une blague qui tue, ça avait de la gueule. C'était ... Fou.

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