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 La passion de l'atypique [wt. Dollmaker]

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MessageSujet: La passion de l'atypique [wt. Dollmaker]   Ven 10 Jan - 14:13












23h21.
Je venais de regarder ma montre pour la sixième fois de l'heure, nous étions dimanche et je ne travaillais pas aujourd'hui et mes recherches n'aboutissaient à rien de concret. J'étais tassé comme un lièvre dans son terrier, rongé par mon ennui oppressant, j'avais l'impression d'être claustrophobe. Que devais-je faire pour combler ma journée qui avait si mal commencée ? Ranger ma montagne de feuille déchirées où étaient griffonné mes recherches et mes 'peut-être' expériences futures qui finalement étaient des idées inutiles ? Non, bien trop ennuyant par rapport à mon taux d'ennui déjà constaté, il ne ferait qu’accroître. Aller faire une petite ballade dans les couloirs de mon ancien lieu de travail, l'asile d'Arkham histoire de revoir mes anciens collègues et ce que sont devenus mes anciens 'patients' ? Non, il ne manquerait plus qu'ils pensent qu'ils me manquent et je ne suis pas d'humeur à jouer les hypocrites même si j'adore le faire.


23h37.
Après avoir somnolé sur mon canapé poussiéreux, j'attrape ce journal qui traîne sur la petite table en bois à ma gauche, le déplie et découvre qu'il date de la veille, je ne m'en rappelais pas … J'ai dût le prendre machinalement et le jeter sur le guéridon aussi vite que je l'ai acheté sans même l'ouvrir. Avant de le lire, je lançais un regard observateur afin de contempler le plafond de cet appartement piteux où je vis. Un léger rictus se dessina sur mon visage pâle minutieusement rasé en voyant des toiles d'araignées en construction aux quatre coins des murs, les objets de cauchemars fréquents envahissaient mon antre d’Épouvantail ce qui me donna une immense satisfaction. Après cela, j'attrapais mes lunettes et les glissaient sur mon nez avant de plisser les yeux pour lire la première page qui dès le titre eu l'agréable surprise de me plaire.




Un psychopathe collectionneur de poupées …


Un sourire mauvais s'esquissa sur mes lèvres fines, montrant que ce type allait sûrement éveiller en moi un certain intérêt.



Un homme au visage atypique et au corps pleins de cicatrices s'est enfermé dans l'Hôpital de Gotham, armé. Il serait entré dans l'Hôpital en prenant l'apparence d'un chirurgien. Nous n'avons cependant aucune nouvelle de cette prise d'otage, juste quelques informations sur ce criminel récidiviste. Cet homme qui se proclame 'Artiste' se fait appeler Dollmaker, il a pour habitude de voler la peau de ses victimes pour en faire des poupées à l'apparence humaine...


Mon visage ressemblait de plus en plus à celui du Chat de Chester. Cet homme m'intéressait au plus haut point, il fallait que j'en sache plus sur lui et son travail qui avait l'air fort passionnant et peu banal. J'avais déjà entendu vaguement parler de lui lorsque j’exerçais à l'asile, ce n'était qu'à l'époque quelques bruits de couloirs, quelques murmures de cellule... Ces rumeurs inquiétantes d'un artiste incompris fanatique des peaux humaines étaient parvenues à mes oreilles baladeuses, mais je n'y avais pas prêté grand intérêt. Ce type, je devais le garder dans un coin de ma tête précieusement, aussi précieusement que les peaux devaient l'être pour lui.


0h00.
Cette rencontre par le biais des journalistes me combla, j'avais pris soin d'écrire le peu de chose que je savais sur ce Dollmaker avant d'aller m'assoupir dans les bras de Morphée...


* * * * *




Fort heureusement, les volets n'étaient jamais ouverts dans mon antre maléfique valsée dès le matin par l'odeur douce des cauchemars que j'allais réveiller aujourd'hui. J'ouvris les yeux et m'étirais nonchalamment dans ce grand lit à baldaquin, je posais les pieds à terre et commençais mon rituel matinal assez semblable au trois quart de la population Gothamite qui consistait à une douche, un habillage et un petit déjeuner avant de se lancer dans les rues déjà sûrement envahies par les piétineurs matinaux.
A neuf heures zéro un je fus sorti de mon sinistre lieu de vie, direction mon cabinet où cette arriérée de secrétaire devait m'attendre depuis vingt minutes. Je trottinais jusqu'à mon lieu de travail, je fus accueillie par Mademoiselle Flynns, cette débauchée reconvertie par mes soins en secrétaire.


- Bonjour Docteur Crane ! Vous allez bien ? Votre premier rendez-vous est à neuf heure vingt, à Otisburg, je vous ai écrit l'adresse complète sur un post-it que j'ai collé sur son dossier que j'ai mis là ! C'est Madame Ottawan !


Je l'écoutais en la dévisageant, fait qui ne semblait pas déranger cette ahurie dépourvue de toute intelligence... Je lui rétorquais d'un ton blasé :


- Merci merci … Comment je vais ne vous servira à rien dans votre journée.


J'attrapais ce dossier et le rangeait soigneusement dans ma mallette en métal et pleine de secret. Je passais ma main dans ma veste et le fait de toucher ce visage de toile de jute caché dans ma poche me fis frémir et sourire naïvement. Je claquais la porte et grimpais dans cette voiture des années 50 qui me servais de carrosse.
Direction Otisburg, ce quartier bipolaire oscillant entre l'agréable et la débauche mortuaire, j'espérais que mon patient se trouve du bon côté. Enfin arrivé dans ce quartier mi-désolant mi-ravissant, je jetais un coup d’œil au post-it rose fluorescent gentillement disposé sur le dossier de ma patiente par cette crétine de secrétaire qui, visiblement, avait un léger faible pour moi. Qu'elle n'ai crainte, elle ne m'intéressait pas du tout. Je relu plusieurs fois l'adresse puis regardais les pancartes de nom de rue … A croire que celle que je cherchais n'existait pas. Au final je réussis à trouver cette rue sombre, qui devait l'être encore plus que d'habitude à cause du temps actuel : pluie et nuages sinistres...
Je décidais de sortir de ma voiture afin de trouver le numéro 896, je dégainais mon parapluie noir et essuyais mes lunettes noyées par les gouttes de pluie échouées sur mes verres, je marchais lentement, examinant chaque façade. Je me trouvais soudainement face à une petite ruelle entre deux immeubles gigantesques, je remarquais une ombre d'apparence humaine. Qu'est-ce que quelqu'un pouvait bien faire ici ? Seul ?
Comme bien de rares fois, ma curiosité me m'obligea à aller à la rencontre de cette personne. Abrité sous mon parapluie, les lunettes tombantes sur le bout du nez, je reconnus en un rien de temps cet homme aux dreadlocks rougâtres malgré le fait qu'il ne m’aie pas encore aperçu. Ce ne pouvait être que lui. La tenue et le physique correspondait. Je m'exclamais alors fièrement après m'être redressé :


- Bonjour Monsieur Dollmaker, voilà une agréable surprise de découvrir cet artiste dont j'ai rêvé la veille !
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MessageSujet: Re: La passion de l'atypique [wt. Dollmaker]   Mar 14 Jan - 12:54








C’est l’heure. J’ai suffisamment attendu, la police doit certainement avoir quitté Dollhouse à présent. Il est temps que je revienne à la maison et que je prévienne Matilda pour qu’elle me rejoigne là-bas à son tour. Ces insignifiants personnages armés osent dire qu’ils répandent l’ordre et la justice alors qu’ils ne font que semer les graines de la haine pour donner naissance à l’arbre de la criminalité qui grandit à chacune de leurs actions téméraires. La plupart d’entre eux sont corrompus et il me tarde de les faire payer. Ces nombreuses semaines d’isolement et de captivité m’ont permis de réfléchir et de fomenter un nouveau projet. Lorsque je serai rentré à mon atelier, je préparerai le matériel nécessaire à son accomplissement. Un policier corrompu deviendra prochainement la pièce principale de mon nouveau travail. J’ai tout ce qu’il me faut chez moi pour préparer cela et je pense que ce sera très amusant à mettre en place. J’en rigole déjà alors que je me trouve encore dans cette puante ruelle sombre d’Otisburg, à écrire comme un vulgaire poète exilé. J’ai été trop gentil jusqu’à présent et ma bienveillance a failli me coûter ma liberté et ma vie à plusieurs reprises. Il n’est plus question de contenir ma haine envers la société et la corruption qui l’infeste quotidiennement. Je vais me remettre au travail avec deux fois plus de détermination et de motivation. Gotham City va très vite comprendre qui je suis. Père sera fier de moi lorsque j’aurai réussi à rendre cette population belle et obéissante. Il aura été un martyr mais il m’aura transmis la juste parole à son dernier souffle. Je serai le maître du monde des poupées, cette ville est à moi. Je deviendrai le créateur d’une nouvelle genèse. Tous m’obéiront, tous m’écouteront, tous vivront en paix dans un monde parfait où la corruption sera éradiquée. Le libre arbitre est le fléau de cette société, je vais l’exterminer en même temps que leur conscience. A présent je v

Bonjour Monsieur Dollmaker. Agréable surprise que de découvrir cet artiste dont j'ai rêvé la veille !

Ces vives et bruyantes salutations saisirent Barton tandis qu’il écrivait soigneusement ses pensées dans son petit carnet personnel qui lui servait de journal intime, le visage exagérément rapproché afin de discerner les lignes sur lesquelles écrire, trop assombries par l’obscurité de la nuit. Son rythme cardiaque s’était très rapidement élevé. Il ne s’attendait pas à entendre le moindre bruit de ce genre en pleine réflexion, au point d’en froisser inconsciemment le bout inférieur de la page qui était ouverte. Le criminel, assis par terre sur un morceau de carton, leva brusquement la tête et fixa de ses yeux voilés - en fronçant les sourcils - la personne qui l’avait interrompue. L’homme semblait le connaître d’une façon ou d’une autre. Ce détail échappa à Dollmaker, trop emporté par sa colère et ne prenant de ce fait pas le temps d’analyser la phrase qu’il avait osé lui adresser. Sa silhouette était grande et fine. Sa posture, elle, était hautaine et vaniteuse, celle d’un homme présomptueux. Le criminel referma puis posa son carnet à terre et se dressa ensuite face à lui pour l’observer plus attentivement. Une petite barbe de trois jours, des yeux sournois protégés par deux morceaux de verre, des cernes immondes et des cheveux châtain foncé à peine décoiffés, il empestait l’odeur de la routine nauséabonde. Portant un costume noir et une cravate rouge vin, il dégageait l’apparence d’un citoyen gothamite qui passait la plupart de ses journées – et peut-être même de ses nuits – dans un bureau. Quelques secondes suffirent à Barton pour comprendre la vie insignifiante de son interlocuteur. Sa colère ne s’estompa cependant aucunement et sa main droite agrippa fermement le cou de l’inconnu. Il serra fort tandis qu’il le fit reculer jusqu’à s’être retrouvé collé de dos sur le mur de briques de la ruelle. Dollmaker approcha son visage près du sien en continuant à serrer davantage sa main. Son haleine morbide et pourrie s’en allait pénétrer ses narines. Il sortit un scalpel de sa poche et le posa violemment sur la veine jugulaire de sa cible. 

Tu as dix secondes pour te présenter et me dire pourquoi tu es venu me déranger à cette heure tardive.

Le psychopathe ne plaisantait pas, il était prêt à le tuer. Il n’avait pas supporté que l’on vienne le déranger de façon si provocante. A quelques heures de son retour à Dollhouse, rien ne devait se mettre en travers de sa route, il avait autre chose à faire que de parler à des snobs à lunettes sortis de l’université.

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MessageSujet: Re: La passion de l'atypique [wt. Dollmaker]   Mar 14 Jan - 20:59














Qu'est ce qu'un artiste aussi passionnant que dégénéré faisait ici, assis sur un carton ? Je remarquais qu'il écrivait sur un petit carnet qu'il posa à terre en me voyant, c'est ainsi que je pus voir son regard blanchâtre. Me voyait-il ? Visiblement oui vu l'expression qui se dessina sur son visage alors que le mien restait de glace. Dollmaker s'approcha lentement de moi, comme une ombre funeste, semblant m'examiner, je ne bougeais pas. Que pouvait-il bien penser de Jonathan Crane ? Mon simple masque frêle et mesquin sous lequel ma réelle identité se cachait sournoisement. Il devait se dire « Pff, voici un simple Gothamite dont la vie aussi plate qu'une lime à ongle, il n'est d'aucun intérêt. » c'était souvent ce que pensait ceux qui m'examinait car, que penser d'un homme aussi banal que passe-partout que ce psychiatre ? Qui pouvait s'imaginer ce que j'étais vraiment ? Personne justement, telle était la réponse à l'énigme de l'effroyable épouvantable. Malgré mes salutations inhabituellement sympathiques, - jouer un rôle est quelque chose de très compliqué, ainsi, paraître aimable était un défi pour le Chasseur de Corbeaux- l'artiste plongea sa main droite sur mon cou maigre et me menaçant avec un scalpel sur la gorge.


Tu as dix secondes pour te présenter et me dire pourquoi tu es venu me déranger à cette heure tardive.


Alors que Dollmaker semblait vouloir m'effrayer, je ne montrais aucun signe d'agitement ou de stress, simplement car je ne ressentais aucun sentiment d'effroi. Cette petite altercation me rappelait ma rencontre avec Killer Croc, j'avais l'habitude de me faire bousculer par des gros durs ou des épouvanteurs, cet homme n'en serait qu'un de plus. Afin de ne pas compliquer mon cas, je m'empressais de répondre à ses questions visiblement importantes à ses yeux vitreux, d'un ton calme et posé, comme toujours.



- Excusez mon manque de politesse, il est vrai qu'il est impoli de ne pas se présenter. C'est gênant, surtout quand l'on connaît celui à qui l'on s'adresse...


Je me mordis la lèvre et régurgitais difficilement, sentant ses doigts se crisper sur mon cou j'ajoutais sinistrement :



- Je me prénomme Jonathan Crane, je suis psychiatre à Park Sheldon, j'étais d'ailleurs en marche pour un rendez-vous quand j'ai aperçu votre silhouette dans cette ruelle nauséabonde... En vérité, je n'avais pas l'intention de venir à vous, disons que, le hasard à fait les choses.




Sans aucune gène, je répondis à l'artiste en plongeant mes yeux bleus innocents dans les siens, j'espérais que cet homme qui exerçait en moi un certain intérêt ne soit pas un ahuri profond dont le seul but est de tuer simplement pour l'argent ou la renommée. Ce serait pour moi une énorme déception et, me connaissant je me sentirais obligé d'anéantir chaque parcelle de son esprit. D'un ton naturel et calme, je repris la parole toujours le regard dans celui du criminel, après la gentillesse forcée, il me devait de me dévoiler un peu plus et surtout, faire ce qui était mon talent, le déranger …


- Vous ne comprenez pas pourquoi je ne semble pas apeuré pas vous n'est-ce pas, Dollmaker ? Vous ne comprenez pas … Car, pourtant j'ai l'air aussi abruti que les autres mais, quelque chose cloche, ma réaction n'est pas normale. Les apparences sont parfois trompeuses vous savez et je suis ce genre de personne qui se cache derrière un masque …




Déstabilisé sûrement, le criminel lâcha prise. Je passais ma main sur mon cou et dans mes cheveux mouillés par la pluie, mes verres étaient envahis par les gouttes, je ne voyais presque rien à part des silhouettes informes, je jugeais bon de les enlever. Certes, je ne voyais pas aussi nettement qu'avec, mais je pouvais percevoir ce qui était proche de moi et donc je pus trouver mon parapluie qui était tombé de mes mains lorsque Dollmaker m'avait cramponné par la gorge. Je le secouais puis m'abritais en dessous, je sortis un petit chiffon de ma poche et commençais à essuyer soigneusement mes lunettes.


- Je sais qui vous êtes seulement grâce aux journaux, Monsieur. Je trouve votre travail fort intéressant, une passion atypique et dérangeante pour les esprits pas assez ouverts … Et malgré mon air vaniteux et fichtrement monotone digne du plus banal habitant de Gotham, j'approuve votre vision des choses. Voilà une des raisons pour lesquelles je m'intéresse à vous, Dollmaker.


Je plongeais mon regard de nouveau dans celui de l'artiste, un rictus mesquin se dessina sur mon visage maladif.



- Ce n'est pas dans le but de me jeter des fleurs ou attirer votre attention bêtement que je vais vous dire ça mais, j'ai, moi aussi une passion qui dérange. Personne ne sait encore que le fantastique Docteur Crane est en vérité, un simple et triste Epouvantail … Voyez, Monsieur, ma passion est la peur, je rêve de vos phobies les plus profondes et je frisonne de vos cauchemars.





Je penchais la tête, toujours le sourire sur les lèvres et enlevais mes lunettes. Toujours mon parapluie noir dans la main droite, je mis mes carreaux dans ma poche et en profitais pour toucher la toile de jute de mon visage d'Epouvantail...

- Ainsi, il va être dur pour vous de m'effrayer... Car, je suis le Maître des peurs.


Devais-je me mettre et enfoncer une seringue dans le bras du criminel ? Devais-je sortir mon arme fatale et envoûtante, ce gaz fait par moi-même, le Somnium … histoire d'effrayer l'homme au visage cicatrisé et dévoiler ses cauchemars les plus effroyables qui soit ? Non, il fallait laisser une part de mystère pour le moment, garder mes secrets jusqu'à l'instant où il ne pourront plus être cachés. Je plissais les yeux en regardant Dollmaker et ajoutais ma sinistre phrase qui paraissait pourtant bien inoffensive …


- Dites-moi, quel est votre pire cauchemar, Monsieur l'Artiste ?
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MessageSujet: Re: La passion de l'atypique [wt. Dollmaker]   

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