Batman Legacy


 
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 Fletcher McManus - Leech [100 %]

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MessageSujet: Fletcher McManus - Leech [100 %]   Mar 30 Juin - 17:45



DOSSIER N° :0068756/MCMANUS/FLETCHER/69783456


Nom : McManus
Prénom : Fletcher
Alias : Leech (Sangsue)
Sexe : Masculin
Nationalité : Américaine
Base d'opération: Gotham City, Wonder City

Date de naissance: 17 Septembre 1950 ( 50 ans)
Lieu de naissance: Gotham City
Rhésus: O négatif

Orientation sexuelle : Hétérosexuel
Situation familiale: Veuf
Autre information: Âme Errante


Génétique du patient
Taille : 1m76
Poids : 75kg
Description physique du sujet : Pas spécialement grand, pas non plus costaud, Fletcher n'a rien d'exceptionnel, au premier regard. Si l'on fait abstraction de son teint jaunâtre, comme celui d'un malade du foie. Cette coloration est due à l'excès de bilirubine, une substance qui se trouve dans le foie de ses victimes, et qu'il ingère (cf. histoire). De la même manière, ses yeux, à l'origine bleus, présentent une teinte plutôt verte, tirant sur le jaune. L'ensemble donne un résultat qui met assez mal à l'aise.



Capacité physique du sujet :

Légère capacité de régénération, dûe à sa consommation de foie. Ses blessures se soignent spontanément plus vite, et il vieillit plus lentement. De fait, il a les traits plus jeunes que son âge réel.

Il ne paraît pas particulièrement fort, mais ses accès de rage lui confèrent une puissance physique explosive. Ses mains possèdent une force impressionnante, capables d'ouvrir sans autre outil un abdomen par exemple.


Comportement potentiellement à risque :

Fortement dépendant de son cannibalisme, il est poussé à perpétrer ses attaques et à manger le foie de ses victimes. Il peut se montrer cruel et sadique au-delà de l'imaginable.
S'il ne consomme pas de foie pendant une durée prolongée, ses capacités de régénération se voient amoindries, jusqu'à disparaître complètement, faisant de lui un homme ordinaire. La seule manière de le rendre inoffensif serait de se montrer pieux et sur la voie de la repentance.



Profil psychologique
Avant, Fletcher était un homme tout ce qu'il y a de plus normal. Enjoué avec ses amis, investi dans son travail à l'hôpital, bon mari, bon père de famille. Et puis tout à changé...
Depuis son internement, McManus est quelqu'un de discret. Il ne parle que rarement, et se ferme complètement lorsqu'il se sent en difficulté. Ce qui explique que les médecins ne sont pas arrivés à percer son mystère. Il passait le plus clair de son temps immobile dans sa cellule, silencieux, sans qu'on puisse sonder ses pensées. Le regard fixe et vide, il ne reflète aucune émotion quelle qu'elle puisse être.
Mais quand il entre dans une phase meurtrière, Fletcher est une vraie machine. Il est froid, insensible à toute forme de pitié ou de compassion. Rien ne pourrait l'empêcher de commettre son acte. Déterminé et méticuleux, il tue ses victimes sans le moindre remords. Ensuite, il les débarrasse de leur foie, en en mangeant une partie sur place et en emportant le reste avec lui. Il lui arrive de ne pas avoir le temps pour ainsi mutiler le corps, dans ce cas il se contente de le mordre pour boire une bonne rasade de sang.



Antécédents et suivi du patient



La pièce était exiguë. Petite, étouffante. Sale aussi. La lumière crue diffusée par les néons au plafond rendait le tout blafard et déprimant. Les murs autrefois blanc étaient maintenant plutôt jaunâtres, et présentaient des traces de moisissure aux coins des plafonds. Au milieu, une table métallique, faite d'une seule pièce, dont les pieds étaient solidement boulonnés au sol. Deux chaises, elles aussi métalliques, dont l'une était également vissée au sol. Celle-là était également munie de contentions aux pieds et au dossier, pour immobiliser les patients les plus délicats.

C'était sur cette chaise que Fletcher McManus était attaché. Bien qu'il ne paraisse pas agité, loin de là : immobile, le regard dans le vide, la respiration lente et calme, il ne présentait aucun signe du patient récalcitrant. C'était bien pour ça qu'on l'avait attaché. Les médecins se méfiaient de lui. Il leur avait montré à quel point il était imprévisible, en agressant l'infirmier qui lui apportait son repas, le premier jour. Il se tenait sur son lit, exactement comme sur sa chaise en ce moment, et la seconde qui suivait il lui avait encastré le plateau dans la mâchoire. Bilan : quatorze dents cassées, le mandibule fracturé, plancher orbital détruit, coma de douze jours. Ce qui expliquait qu'on se méfie de lui.

La porte s'ouvrit, dans un son sinistre de verrou qu'on tourne, et une femme en blouse blanche entra. Elle avait le type même du médecin en plein travail. La blouse, mais aussi les stylos dans la poche sur sa poitrine, le badge où apparaissait sa photo et son nom, la tablette qu'elle tenait à la main, où Fletcher devinait son dossier résumé et de quoi prendre des notes.
La femme prit place sur l'autre chaise, de l'autre côté de la table,  déposa sa tablette, un stylo et un dictaphone. Fletcher restait impassible. La femme enclencha le dictaphone et se risqua à parler.


    « Fletcher  ? Êtes-vous... êtes-vous avec moi ? Fletcher ... vous m'entendez ?– Bien entendu que je vous entends, Docteur. Je ne suis pas sourd.–  Très bien... Commençons, si vous voulez bien... Nous en étions restés à...– ... à la fois où j'ai tué ma femme. Que voulez-vous savoir ?–  Hé bien, les choses habituelles. Votre état d'esprit, ce qui a déclenché les événements... ce qui vous passe par la tête. Vous savez comment ça fonctionne.– Très bien. Ce soir là, je rentrais du travail. Une journée de plus à l'hôpital, j'étais assez fatigué. Elle n'était pas encore rentrée, puisqu'elle travaillait de nuit, et moi je rentrais juste après son départ. Ça, c'était ce que je croyais. Dès que je suis rentré, j'ai compris qu'elle était là.–  Comment ?– Les gémissements, Docteur, les gémissements. Ces vagissements de femelle en chaleur qu'elle poussait depuis la chambre. Cette putain était à la maison, et pas seule.–  Elle vous trompait ?– Elle forniquait avec un homme qui n'était pas moi. Oui.–  Comment avez-vous réagi ? »


Fletcher fit silence. L'ombre d'un sourire se dessina sur ses lèvres, habituellement si inexpressives que cette imperceptible expression prenait l'air d'un terrifiant rictus.


    « N'avez-vous pas vu les photos, Docteur ?–  Non. Nous n'avons pas accès à ce genre de pièces du dossier.– Dommage, vous auriez eu une vision de mon art.–  Vous vous considérez comme un artiste ?– Je ne suis qu'un désaxé. C'était une façon de parler.–  Racontez-moi, alors. Quelle a été votre réaction ?– C'était... complexe. Tout d'abord, j'ai été m'asseoir dans la cuisine. J'y suis resté un moment, je ne sais pas combien de temps. Assez longtemps. Les gémissements ont gagné en force, et sont devenus des cris. En cet instant, j'ai commencé à sentir la colère monter. Jusque là, je n'aurais pas su dire ce que je ressentais, mais là... La colère. Elle enflait, enflait... Elle m'habitait complètement. Je suis allé à la chambre.–  Et ensuite ?– Vous savez ce qui s'est passé ensuite.– Fletcher ... vous savez ce que je veux dire. Quelles sensations avez-vous eues ? Avez-vous eu l'impression que tout se passait hors de votre volonté, comme si vous étiez spectateur ?[/color]– Pas du tout. J'avais décidé de les tuer, tous les deux. Je suis entré dans la chambre, sans un bruit. Elle criait comme une chienne, bon Dieu... Elle était sur lui, elle me tournait le dos. Elle n'a su que j'étais là que quand j'ai posé ma main sur sa nuque. Elle a dit quelque chose, comme : "Oh mon Dieu, Fletcher !" puis j'ai saisi son cou, et j'ai frappé sa tête contre celle de son amant. »


La psychiatre griffonna une note sur sa page, sans que McManus ne cherche à lire ou à deviner.

    «  Qu'avez-vous ressenti à cet instant ?– À cet instant, rien. Mais juste après... J'ai recommencé, j'ai frappé encore leurs deux visages ensemble. Le sang a coulé. Encore. Et encore. Le sang m'a éclaboussé le visage, et j'ai senti son goût. C'est là que j'ai perdu le contrôle.–  Perdu le contrôle ? La femme-médecin était effarée par cette déclaration. Comment pouvait-il appeler cela 'avoir le contrôle' ? Qu'y avait-il ensuite de plus dément encore ?– Oui. Pour une raison que je ne m'explique pas, j'ai ressenti le besoin de goûter encore le sang. De m'en emplir la bouche. C'était comme une pulsion à laquelle je ne pouvais me soustraire. C'était... je n'avais jamais ressenti ça. J'ai continué à entrechoquer leurs têtes, jusqu'à en être essoufflé. Quand je l'ai lâchée, elle est tombée comme une poupée de chiffon. Lui respirait encore, mais c'était très faible. »


Difficile de dire ce qui était le plus effrayant, entre le récit lui-même, ou cette façon qu'avait Fletcher de garder un calme olympien en narrant ces atrocités d'un ton neutre et monocorde.

    « C'est là que j'ai ressenti le besoin de manger. J'ai été chercher un couteau à la cuisine et je suis revenu à la chambre. J'ai incisé sa chair, juste ici. McManus contorsionna son poignet pour pointer son index sur son abdomen. Net, propre. J'ai pris ce que mon instinct me dictait de prendre, ce que ma faim me guidait à manger. C'était son foie. J'ai croqué une fois dedans, et j'ai mâché. J'ai du en manger une bonne livre. Puis j'ai répété cela sur l'amant. Je n'ai pas mangé autant de lui que d'elle. Il n'avait pas autant de saveur. »  



Le médecin restait sans voix. Comment pouvait-on avoir perpétré de telles choses sans montrer la moindre émotion ? Elle arrêta le dictaphone, blême, et ramassa son stylo. Fletcher la dévisageait avec une inexpressivité qui frôlait l'indécence.

    « En avons-nous déjà fini ?–  Pour aujourd'hui, oui. Je pense que nous avons bien avancé, et... Elle réprima une nausée.  ...je dois terminer des dossiers avant ce soir. Nous reprendrons la prochaine fois.– Comme vous voudrez, Docteur. J'ai été ravi. »  


La psychiatre quitta la pièce après avoir récupéré ce qu'elle avait apporté, de manière précipitée, laissant seul McManus. Il eut alors un large et franc sourire, pour lui seul.

    « Je vous ai trouvée délicieuse. »  







Fletcher errait maintenant dans Wonder City. C'était l'endroit idéal pour lui. Après son internement à Arkham, il avait rapidement cherché à s'évader. Il avait réussi en tuant deux de ses gardiens, et en passant par les égouts. Cela l'avait mené droit vers Gotham, et les souterrains.

Après une petite incartade avec deux fêlés, qui les a menés à travers une sanglante soirée, Fletcher est allé se terrer dans Wonder City. La police le recherchait, après son évasion marquée par d'horribles meurtres. Ici, il était suffisamment en sécurité. Presque personne ne passait par ici, et il aurait tout loisir de mener ses petites affaires.


Le temps passant, Fletcher continua à se nourrir de foies, fraîchement récoltés sur de pauvres pécheurs. Ils devaient de toute manière payer leur concupiscence, leur avarice, leur vanité, bref leurs péchés. Lui, il pouvait les aider à cela. Il pouvait les renvoyer vers le Royaume de Dieu, qu'ils puissent recevoir le jugement pour les actes de leurs vies, et savoir enfin dans lequel des deux mondes ils étaient dignes de passer l'éternité.

Mais Fletcher se rendit compte que cette habitude devenait une nécessité. Son corps devenait plus fort, plus jeune, il supportait mieux les blessures et guérissait plus vite. Lorsqu'il venait à manquer de cette nourriture, ces bienfaits s'atténuaient, jusqu'à disparaître.

Il devait donc continuer, sans autre solution. Pour lui, cela avait une signification. Dieu lui avait asséné cette sorte de malédiction dans un but précis. Gotham était décadente, et il lui fallait s'expurger de tout ce péché. Le Seigneur voulait cela, et avait fait de Fletcher son outil. Il était capable de mettre les Hommes face à leurs fautes, il pouvait les envoyer vers leur jugement. Il pouvait épurer la ville. C'était sa mission sacrée.


Lorsque la Grande Panne eut lieu, Fletcher était donc sous Gotham. La coupure d'électricité généralisée ne lui fit pas grand mal, lui qui vivait reclus dans la pénombre. La lutte pour la nourriture, il la pratiquait déjà avant cela. À ceci près que sa nourriture à lui, la seule qui lui soit indispensable, il pouvait la trouver dans la rue. Il lui suffisait de sortir, et de jeter son dévolu sur quelqu'un. Les pécheurs étaient légion, ils étaient partout. N'importe qui pouvait être choisi au hasard, Fletcher arrivait à sentir l'odeur de l'expiation à venir.

C'est dans cette ville, dans cette Gotham à l'agonie, que McManus menait son travail, une proie après l'autre.




Behind the screen
Information(s) importante(s) :
Un surnom ? Ceux que ma femme me donne, mais c'est privé. Sinon, j'ai pensé à Fletcher, Fletch', vieille branche, ou encore mon p'tit pote, ou canaillou...
Nom de l’avatar : Doug Hutchison
Lien éventuel avec un joueur déjà présent : /
Disponibilité pour poster ? Le dimanche soir, le lundi, les après-midi de semaine et le soir après 22h. Le week-end est plus compliqué.
Comment as-tu connu le forum ? J'y ai incarné Harvey Dent
Avez-vous besoin d'un Parrain pour vous aider ? Non Messire
Code du Règlement :
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Dernière édition par Fletcher McManus/Leech le Mar 30 Juin - 18:48, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus - Leech [100 %]   Mar 30 Juin - 17:55

Bon retour à toi, vieux canard déplumé Baveur
Tu as mon +1 ! Il te manque seulement l'avatar et on sera en bon terme :D
Ainsi que le code du règlement :P


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MessageSujet: Re: Fletcher McManus - Leech [100 %]   Mar 30 Juin - 17:59

Tu as aussi mon +1.
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus - Leech [100 %]   Mar 30 Juin - 18:48

Fiche complétée pour coller au contexte, et code ajouté
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus - Leech [100 %]   Mar 30 Juin - 18:52

Cette tronche de psychopathe Baveur
Fiche archivée ! Bon retour "Tooms" ;)
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MessageSujet: Re: Fletcher McManus - Leech [100 %]   

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