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 Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]

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MessageSujet: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Lun 29 Juin - 14:47

« Comme un vol criard d’oiseaux en émoi,
Tous mes souvenirs s’abattent sur moi,
S’abattent parmi le feuillage jaune
De mon cœur mirant son tronc plié d’aune
Au tain violet de l’eau des Regrets,
Qui mélancoliquement coule auprès,
S’abattent, et puis la rumeur mauvaise
Qu’une brise moite en montant apaise,
S’éteint par degrés dans l’arbre, si bien
Qu’au bout d’un instant on n’entend plus rien,
Plus rien que la voix célébrant l’Absente,
Plus rien que la voix -ô si languissante!-
De l’oiseau qui fut mon Premier Amour,
Et qui chante encor comme au premier jour;
Et, dans la splendeur triste d’une lune
Se levant blafarde et solennelle, une
Nuit mélancolique et lourde d’été,
Pleine de silence et d’obscurité,
Berce sur l’azur qu’un vent doux effleure
L’arbre qui frissonne et l’oiseau qui pleure. 
»
– Rossignol, Poèmes saturniens de Paul Verlaine.
La nuit était close et d'épais nuages couvraient la voûte étoilée.
Menaçants, quelques éclairs perturbaient les ombres de Gotham, s'élançant sur les bâtiments et les silhouettes discrètes qui se faufilaient dans les rues. L'été était là et une brise moite s'engouffrait paisiblement entre les édifices, annonçant le début des pluies estivales. Cela faisait un moment que tu errais dans le quartier, tu avais quitté le Gothsino Royal après y avoir joué en début de soirée. Il n'y avait pas autant de monde que d'habitude mais cela ne t'avait en rien perturbé ta prestation. Certainement, tu aurais dû te sentir mieux après avoir chanté pendant plusieurs heures mais ce n'était pas le cas – tu ne t'étais pas assez défoulée et cette mélancolie qui te rongeait l'âme menaçait de creuser à nouveau le vide que tu avais tant peiné à combler. Savoir Cesare en bonne santé et que ses affaires se déroulent bien aurait aussi dû te suffire mais ce n'était pas assez pour te satisfaire – quoi de plus normal, si tu l'aimes... Tu avais besoin de lui, de ses caresses et de ses baisers. Tu avais besoin de son affection, de son attention et, pourtant, tu cherchais à être discrète : tu ne voulais pas être un fardeau pour lui et tu jugeais ne point avoir le droit à faire des caprices puisque, après tout, il était un parrain de la mafia.

C'était normal qu'il n'ait pas beaucoup de temps à t'accorder – d'autant plus, pendant cette sinistre période. Aussi bien que mal, tu allais devoir faire preuve de patience et faire de ton mieux pour lui être utile tout en restant dans l'ombre – même si ce n'est pas toujours évident. Poussant un long soupir, l'esprit ailleurs, tu avançais machinalement dans à travers les petites ruelles d'Amusement Miles, veillant à éviter la foule. Plusieurs criminels traînaient çà et là, et, puisque tu avais déjà mangé avant d'aller au casino, tu n'avais envie de voir personne. Tu avais juste envie de rentrer à la maison, de t'isoler dans ta serre et de te cueillir auprès de tes plantes dans le silence nocturne. Soudainement, un cri perça l'air, suivi d'un coup de feu qui fut étouffé par le tonnerre. L'odeur du sang vint à tes narines, apportée par le vent, tout comme les pleurs de deux enfants : on venait de tirer sur leur mère, ils avaient été attaqués dans une ruelle à quelques minutes d'où tu étais.

Mes enfants... Protège mes enfants... te souffla une voix, entre sanglots. La douleur et la désolation qui avaient empreint cet âme te touchèrent, te faisant pincer tes lèvres. Je t'en prie... Ils n'ont que moi...

Un esprit se trouvait quelque part, trop faible pour être visible : on te demandait de l'aide.
Cela ne te concernait pas, certes, mais les enfants n'y étaient pour rien, ils étaient innocents et puis, c'était la dernière volonté de cette femme – tu ne pouvais pas le lui refuser. Ainsi, tu t'es déplacée jusqu'à la source du bruit où tu as trouvé une femme nue, à terre, un trou entre les deux yeux. Deux enfants tremblaient et pleuraient, désespérés, menacés par l'assassin de leur mère qui leur demandait de les suivre. Il avait même saisit un des enfants, un bébé, et s’apprêtait à partir. Non loin du cadavre, il y avait une bandoulière bleu pastel de laquelle dépassait un biberon, des couches, une boîte de lait en poudre et des fruits relativement frais : cette femme avait été surprise en rentrant d'un refuge ou quelque chose du genre... Quelle lâcheté, de s'en prendre à une femme seule... Si elle était sortie à une telle heure, c'est qu'elle n'avait pas eu d'autres choix – elle y avait été obligée, si elle voulait nourrir ses enfants.

Si ton cœur battait toujours, il l'aurait fait violemment, il aurait altéré ta respiration et aurait été témoin de ce que tu éprouvais à cet instant même : ces enfants se retrouvaient dans la même situation que toi, en quelques sortes. Un inconnu leur avait volé leur mère... mais, en plus, il l'avait violée sous leurs yeux. Tes sclérotiques se sont teintes en noir et tes pupilles ont fendu tes iris – qui ne tardèrent point à prendre une sombre teinte bleue, proche du noir. Physiquement, tu gardais ton calme et, même si tu avais déjà mangé, tu avais envie de le tuer : tu ne l'as pas fait mais, également, tu refusais de laisser cette ordure filer. C'est pourquoi, instinctivement, tu as usé de tes pouvoirs psychiques pour lui faire lâcher l'arme et le bébé. Tu as fait léviter le nourrisson, la petite fille, jusqu'à toi avant de t'approcher de son grand frère, l'attirant contre toi afin qu'ils ne voient pas le sort que tu réservais à cette ordure : tu lui as brisé les bras et les jambes, les tordant, le faisant hurler de douleur tout en lui transmettant ce que tu avais ressenti dans l'âme de sa victime. Le laissant gésir près de la jeune femme pour ensuite – et toujours sans t'approcher de cet homme – graver sur son front le mot « MEURTRIER » à l'aide d'un éclat de verre. Faire ça à visage découvert aurait pu te causer des ennuis mais il n'y avait personne d'autre à part vous... Tu ne pouvais pas faire autrement.

Tu n'as même pas eu à adresser ne serait-ce qu'un mot à cette ordure, ton regard le défendait de dire ou faire quoi que ce soit à ton encontre car tu sauras le retrouver. D'une certaine façon, tu t'en voulais ne pas être arrivée à temps. Tu ne t'étais jamais occupée d'un nourrisson et tu savais que tu ne pouvais les confier à personne : tu allais devoir les garder, pour l'instant, les élever. Cette femme avait confiance en toi puisque son âme traversa de l'autre côté quand ses enfants cessèrent de pleurer. Un faible merci se mêla au vent, alors que tu essayais de calmer ces pauvres créatures. Un soupir de soulagement se fraya chemin entre tes lèvres lorsque tu as ausculté les deux mineurs et que tu n'as trouvé aucune blessure sur leurs petits corps. Doucement, tu as frotté le dos du bambin et tu lui as adressé un doux sourire avant de t'adresser à lui :

Viens, cet endroit n'est pas sur. Tu es affamé, n'est-ce pas ?
Et maman... ?
Ta maman dort et ses yeux ne s'ouvriront plus, désormais... Mais, aucun malheur ne vous arrivera tant que je serais avec vous, d'accord ?
Maman dit de pas parler aux inconnus.
C'est elle qui m'a demandé de prendre soin de vous deux. D'ailleurs, comment vous appelez-vous, petit ?

Tu t'es avancée, récupérant le sac avec la nourriture et les affaire du bébé avant de les éloigner de la scène du crime. Il fallait qu'ils pensent à autre chose, du moins, le plus âgé. Par chance, la petite fille ne s'en souviendra pas, elle était trop jeune... Pendant que vous marchiez, tu as évité toutes les questions concernant les faits dont ils venaient d'être témoins, te centrant sur eux deux. Le garçon s'appelait Gabriel et sa petite sœur, Rose. Il avait quatre ans et demi et sa sœur était née peu après son dernier anniversaire donc elle devait avoir trois ou autre mois, au plus. Errant par le quartier, vous vous êtes arrêtés devant une grande pizzeria un tant étrange – selon toi. Gabriel avait fêté son troisième anniversaire dans cet endroit et il disait s'être amusé mais, pensant à sa mère, des nouvelles larmes coulèrent sur ses joues. Puisque c'était ouvert, qu'il n'y avait pas d'autres endroits relativement fiables à proximité et qu'il avait commencé à pleuvoir, tu as opté pour amener ces enfants à l'intérieur : tu ne tenais pas à ce qu'ils s'enrhument, en plus !

Tu n'étais jamais entrée dans une pizzeria mais tu étais passée devant certaines, en ville. Tu n'étais pas adepte des fast-food car, de ton vivant, ton estomac ne supportait pas ce genre de nourriture. Qu'elle soit faite maison ou de magasin et, maintenant, tu ne pouvais pas en manger car tu ne saurais point apprécier le goût. Pour toi, avaler de la nourriture normale équivalait à manger une bonne poignée de sable. Cependant, tu pouvais apprécier le goût des liquides ainsi que de tout ce qui était sucré – tu l'adorais, même. Il n'y avait personne d'autre du côté du restaurant donc tu as laissé que le petit Gabriel choisisse la table qu'il voulait. Le commerce était divisé en deux : la pizzeria et ce qui semblait être une garderie avec une décoration plutôt inquiétante et qui ne semblait pas déranger ton petit protégé. Rose somnolait, le visage enfoui contre ton cou.

Je peux jouer avec les animatrons, après manger ?
Plaît-il ?
Avec Fredito et ses amis, les animaux amusants qui sont de l'autre côté du magasin.
Ow... Euhm... Si tu veux, on a du temps, encore. Il faut que je réfléchisse à comment est-ce que je vais vous conduire à la maison.

En effet, ça, c'était une autre histoire.
Toi, tu marchais pour aller partout, tu prenais rarement les transports mais il allait t'en falloir un pour retourner à Otisburg. Tu ne pouvais pas traîner dans les rues de Gotham avec deux enfants aussi jeunes. Tu as posé le sac sur une chaise, près de toi avant de t'asseoir, tirant l'autre chaise se trouvant à côté de toi pour inviter le blondinet à s'asseoir. Sa sœur était rousse, elle, et avait plein de petites boucles anglaises. Tout à coup, les intestins de Rose se remuèrent, décidant d'évacuer son dernier repas. Si tu aurais pu pâlir davantage, tu l'aurais fait quand tu as commencé à sentir l'odeur de cette couche merdeuse. Tu as froncé le nez, éloignant le bébé de toi, tout en la soulevant au dessus de la table.

Rose, je crois que tu as besoin d'un linge propre... commentais-tu, pendant que la rouquine gigotait en riant – il n'y avait rien de drôle, pourtant. Parfois, tu n'arrivais pas à comprendre les gosses...
HRP:
 
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Mar 30 Juin - 16:56

Alors que Amerlyllian regardait avec incrédulité la petite qui venait de se soulager dans sa couche, une odeur lui parvint (en plus de celle de la merde fraîche). Une odeur de sang et de cadavres. Cachée derrière une odeur d'huile, de ferrailles et de plastiques. Un étrange personnage venait d'apparaître dans l'encadrement d'une porte et regardait la scène de loin. Vêtu de noir et de blanc, d'un nœud papillon rouge vif et d'un masque de poupée. Le petit garçon remarqua le nouveau venu et se mit à courir en sa direction en criant, tout joyeux :

- Toylord !!!
- Coucou mon petit Gabriel. Tu es venu avec ta sœur et ta nouvelle nounou ?

Tout en parlant, l'étrange poupée souleva le gamin par les aisselles et le posa, assis sur son bras, comme un parent aimant porte ses enfants. Il s'avança d'un pas désarticulé vers la jeune femme, ce qui fit rire le petit Gabriel, qui semblait habitué à ce personnage plus qu'intriguant. Inquiétant presque, si on notait que le masque, figé, avait une expression de sourire sinistre, voire malveillant. Au fur et à mesure que le dénommé Toylord s'approcha de Amerlyllian, cette dernière perçue un air perplexe chez lui. Puis il se remit soudainement à parler :

- Mes yeux me tromperaient-ils ? N'est ce pas la ravissante Lady Bifröst qui est assise à l'une de mes table ? Je suis un grand admirateur ! Votre dernière chanson est vraiment sublime vous savez ? Ah ! Quel honneur d'accueillir une telle célébrité dans mon humble établissement.

Le garçonnet, certainement agacé de l'admiration de Toylord, posa ses petites mains sur son visage de fer. L'homme-jouet comprit alors la demande du garçon et le rassit sur la chaise à côté de la belle jeune femme. Il partit très vite sans rien dire, avec toujours ce mouvement désarticulé qui amusait le garçon. Il revint quelques secondes après avec deux pizzas au fromage, tout ce qu'il y a de plus simple et les servit sur la table de la chanteuse et de ses petits compagnons. Voyant que cette dernière avait un peu de mal avec le bébé, l'homme-jouet tendit ses deux mains et la femme aux cheveux d'argent perçue dans sa voix une immense compassion et un amour maternel des plus poussés :

-Puis-je ? …


Cela était évident que cette personne s'y connaissait en enfants, il était le gérant d'une garderie. Mais les mains étrangement pointues de l'individu laissait perplexe la belle Amerlyllian.
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Mer 8 Juil - 0:50

Mon pauvre rossignol, si l'odeur de la couche merdeuse n'était pas suffisante, une odeur de putréfaction chatouilla tes narines, se mêlant à diverses senteurs – telles que l'huile des machines, la rouille et le plastique usé. Tu eus le mauvais réflexe de rapprocher ton nez du bébé avant de tourner brusquement le visage : non, ça ne venait pas du bébé et dieu, comment est-ce qu'un nourrisson, qui ne buvait que du lait en poudre  pouvait sentir aussi mauvais ? Cette odeur te faisait l'effet d'un bonne grosse gifle, tout comme l'ail : tu ne supportais pas les odeurs fortes. Tu étais heureuse de ne pas respirer, dans ce genre de situations sinon, l'odeur resterait logée dans tes poumons et refuserait de partir. Cependant, d'où provenait cette odeur de pourriture ? Tu ne savais pas si c'était du sang ou de la viande en décomposition – ou en mauvais état ; trop d'odeurs te parvenaient en même temps, camouflant celle-ci.

Peu convaincue, tu as posé le bébé sur toi, réfléchissant à ce que tu pourrais faire.
Tu étais tellement concentrée sur le bébé que tu n'avais pas entendu l'une des portes s'ouvrir pour laisser apparaître un spectateur : le propriétaire des lieux, à ce qu'il paraît. Aucun employé ne resterait aussi tard, à ton avis. Une entité humanoïde, aux extrémités très longues et vêtu de noir et blanc avait capté l'attention d'un de tes nouveaux protégés :

Toylord !!! s'exclama Gabriel, s'élançant sur l'individu.

Le petit garçon semblait heureux de voir ce curieux personnage.
Tu as regardé discrètement cet être, ne sachant point si le qualifier d'inquiétant ou s’intriguant. Son apparence inusuelle ne te frappait pas pour le moins, ni sa façon d'être. Tu n'étais pas du genre à juger les personnes que tu ne connaissais pas pour ce qu'ils avaient l'air d'être – mais pour qui ils étaient et ce qu'ils faisaient, sans pour autant te mêler de leurs affaires. Ceci dit, malgré ce masque peu rassurant et ses mains étonnamment crochues, tu ne ressentais rien d'hostile, il ou elle ne te procurait aucun sentiment d'insécurité.

Coucou mon petit Gabriel. Tu es venu avec ta sœur et ta nouvelle nounou ?

À l'entente de cette question, tu as ressenti une certaine tristesse chez le bambin : nounou, nounou... pour lui, tu n'étais qu'une inconnue qui allait remplacer sa mère. Il te trouvait gentille, il t'aimait bien mais il ne te connaissait pas. Il semblait bien plus à l'aise avec ledit Toylord... Son petit air morose s'était évanoui à en le voyant, surtout lorsque ce mystérieux personnage vint à le cajoler comme l'aurait fait un parent attentif et protecteur. À cette vision, tu ne pus t’empêcher de penser à la froideur avec laquelle ton mentor t'avait traité par le passé. Il ne t'avait jamais cajolé de la sorte mais, il y avait bien quelqu'un qui te portait ainsi, jadis, quand tu étais plus jeune que Gabriel mais les choses changèrent lors de son décès.

C'était un souvenir lointain mais la douleur que tu avais éprouvé à l'époque demeurait encore et toujours : l'absence de ta nourrice ainsi que ta première approche à la mort avaient marqué ton âme et ton esprit. Perdue dans tes pensées, la tête légèrement inclinée et inerte, telle une poupée en porcelaine, tu ne vis pas vraiment le Toylord s'approcher de son pas désarticulé. Nonobstant, l'écho du rire du blondinet te parvenait, distraitement. Ce ne fut que lorsque ce type se trouva près de toi, que tu revins à la réalité, percevant  son étonnement.

Mes yeux me tromperaient-ils ? N'est ce pas la ravissante Lady Bifröst qui est assise à l'une de mes table ? Je suis un grand admirateur ! Votre dernière chanson est vraiment sublime vous savez ? Ah ! Quel honneur d'accueillir une telle célébrité dans mon humble établissement.
Salutations, je vous remercie du compliment, vous m'en voyez flattée.

L'admiration que cet individu te portait semblait agacer ton petit protégé qui posa ses mains sur le visage métallique de ton interlocuteur afin d'être déposé – chose que l'on fit : le pizzaiolo assit doucement l'enfant sur l'une des chaises qui se trouvait à ta proximité avant d'aller aux cuisines. Sa démarche amusait Gabriel – tu ne comprenais pas ce qu'il y avait de drôle là dessus, c'était assez sinistre et cela pouvait – éventuellement – être incommodant pour cet... être non identifié. Était-ce une femme ? Était-ce un homme ? Était-ce humain, au moins ? Tu l'ignorais, tu ne pouvais pas en savoir davantage et, pour toi, le sexe et l’espèce n'étaient que des détails relativement anodins – tu n'avais qu'à pas employer d'articles ou des particules en t'adressant à lui.

L'étrange entité revint rapidement, deux pizzas au fromage en main – qu'il posa sur la table aussitôt.
Pendant ce temps, tu avais déniché les couches et les lingettes qui se trouvaient dans le sac que tu avais récupéré et tu avais retiré le bas de la petite fille ; tu songeais à changer sa couche quand l'homme-jouet tendit ses mains vers toi – ou, du moins, vers le bébé. Gabriel commença à manger, sans à peine respirer tellement qu'il avait faim, alors que tu analysais rapidement on interlocuteur – qui te proposait, visiblement son aide :

Puis-je ? … te demanda le Toylord, d'une voix aussi pleine de compassion.

Il semblait dégager un amour maternel incommensurable.
Toutefois, tu craignais que ses mains ne puissent blesser l'enfançonne. Sans compter que cette odeur qui t'avait dérangé tantôt était revenue : provenait-ce de ton interlocuteur ? C'était probable. Dans ce cas, la viande qu'il avait en cuisine n'était pas dès plus fraîches, ma foi. Soigneusement, tu as confié Rose à cet inconnu, posant timidement une couche propre sur tes cuisses. Tes joues s'empourprèrent peu avant que tu ne daignes de prendre la parole :

Je vous prie et vous m'en voyez navrée... Nous sommes venus à des heures tardives et, en plus, vous devez vous occuper de Rose. Je... c'est la première fois que je en charge d'un nourrisson, je ne peux que vous en remercier. J'espère, au moins, que nous ne vous importunons point. te justifiais-tu, remerciant le jouet humanoïde tout en lui adressant un tendre sourire. Avoir ces enfants sous ma garde n'était pas mes prédictions pour la soirée alors, l'orage nous a surpris et ils étaient affamés...

Alice remplace notre maman, maintenant. Mam' lui a dit de s'occuper de nous.
Ne parle pas la bouche pleine, Gaby. Tu t'en mets partout...

Doucement, tu as déniché ton mouchoir dans une trousse noire que tu avais attaché autour d'une de tes cuisses. Tu avais discrètement levé les pans de ta robe afin de le récupérer pour ensuite essuyer le visage du blondinet. Le mot remplacer ne te plaisait pas, et repenser à la scène dont il avait été témoin faisait trembler le garçon.

Allons, ta maman est ta maman. Je ne pourrais point la remplacer. Mais tu verras, demain promet d'être un jour meilleur. À la maison, il y a des plantes, des animaux et d’autres enfants qui voudront jouer avec toi. Tu seras en sécurité. soufflais-tu, en souriant aussi tendrement que s'en était désolant. Tu as faufilé tes doigts dans les cheveux du bambin, le recoiffant un peu avant de te rasseoir correctement. Le Toylord est là et les animatrons que tu as mentionné aussi, tu vas t'en divertir ce soir. Tu verras~♪

Ces derniers mots changèrent le cours des pensées du blondinet qui regarda le propriétaire des lieux avec des grands yeux pétillants, tout en continuant de dévorer sa pizza au fromage. Toi, cependant, tu n'avais pas y touché, tu ne pouvais pas, ne serait-ce que par politesse.

Dites, veuillez m'excuser mais, auriez-vous des desserts ? Je vous serais reconnaissante si vous aviez quoi que ce soit de sucré en ces lieux... terminais-tu, posant de nouveau ton regard sur ton interlocuteur. Une lueur rosée traversa tes iris sans pour autant les teindre : tu avais besoin d'un peu de sucre si tu voulais te changer les idées.
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Jeu 9 Juil - 14:06

Le regard indifférent de la belle Lady Bifröst titilla l'intérêt de Toylord. Cette dernière ne semblait pas remarquer les détails qui dérangent les autres gens. Sa démarche, son costume, son masque, sa voix qui changeait sans cesse. Tout cela laissait la jeune femme indifférente. Malgré un regard quelque peu inquiet lorsqu'elle déposa le bambin dans ses mains mécaniques, Toylord fut agréablement surpris par cette sublime créature qui ne le jugeait pas (encore). Le gérant de la pizzeria prit le bébé dans ses bras et l'allongea sur une table voisine et commença à changer machinalement la couche. Pendant qu'il changeait la gamine, Amerlyllian lui adressa quelques politesses :

- Je vous prie et vous m'en voyez navrée... Nous sommes venus à des heures tardives et, en plus, vous devez vous occuper de Rose. Je... c'est la première fois que je en charge d'un nourrisson, je ne peux que vous en remercier. J'espère, au moins, que nous ne vous importunons point. Avoir ces enfants sous ma garde n'était pas mes prédictions pour la soirée alors, l'orage nous a surpris et ils étaient affamés...
- Alice remplace notre maman, maintenant. Mam' lui a dit de s'occuper de nous.
- Ne parle pas la bouche pleine, Gaby. Tu t'en mets partout… La belle chanteuse remarqua un léger arrêt dans les mouvements machinaux de Toylord, comme si celui-ci voulu mieux écouter les dires du garçonnet. Puis elle reprit, avec sa tendresse naturelle :

- Allons, ta maman est ta maman. Je ne pourrais point la remplacer. Mais tu verras, demain promet d'être un jour meilleur. À la maison, il y a des plantes, des animaux et d’autres enfants qui voudront jouer avec toi. Tu seras en sécurité. Le Toylord est là et les Animatrons que tu as mentionné aussi, tu vas t'en divertir ce soir. Tu verras~♪ Ces derniers mots changèrent le cours des pensées du blondinet qui regarda le propriétaire des lieux avec des grands yeux pétillants, tout en continuant de dévorer sa pizza au fromage. Toylord avait finit avec la petite rousse et il la remit avec précaution à Amerlyllian.


- Héhéhé, bien dit mademoiselle. Tu es là pour t'amuser ce soir, mon petit Gabriel ! Et moi et mes Jouets n'y manqueront pas !

Tout en parlant, Toylord faisant de grands mouvements, ressemblant à une sorte de Monsieur Loyal-poupée. Et une fois qu'il finit ses petites pirouettes, les portes alentours s'ouvrirent avec violence, ce qui surpris la pauvre chanteuse et le garçonnet. Étonnamment, le bébé ne pleura pas. Et des portes débouchèrent quatre créatures mécaniques qui bougeait avec plus ou moins de difficultés. Les animaux mécaniques commencèrent à chanter et jouer de la musique à l'unisson et le blondinet se mit à applaudir avec frénésie. Toylord était parfaitement immobile. Comme si la vie l'avait quitté. Il était resté dans une pose de révérence avec le visage fixé sur Gabriel. Ce dernier avait complètement oublié son hôte et sautillait autour des Animatrons qui se dirigeaient, dans une sorte de parade mécanique, vers la Garderie où le petit garçon les suivit.

Amerlyllian, quelque peu inquiétée par ces créatures de métal à l'odeur semblable mais plus poussée que Toylord, se leva de sa chaise pour tenter de récupérer l'enfant mais le gérant au visage de fer posa une main sur son épaule et lui dit à voix basse que tout ce passerait bien, que les robots étaient de sa création et qu'ils avaient pour but d'amuser les enfants. La belle se rassit, rassurée, puis attendit que le tintamarre de musique et de bruits mécaniques s'estompa un peu pour demander avec politesse :

- Dites, veuillez m'excuser mais, auriez-vous des desserts ? Je vous serais reconnaissante si vous aviez quoi que ce soit de sucré en ces lieux…
- Oh, j'oubliais ! Une lady tel que vous n'a certainement pas l'habitude de la nourriture de rustre qu'offre mon établissement. Ne bougez point, je reviens avec de quoi vous satisfaire !

Avec quelques pirouettes, Toylord reprit la pizza qu'il avait posé sur la table et la ramena en grandes enjambées à la cuisine. Il revint avec un cupcake au chocolat et quelques petits cookies. En déposant le plat sur la table, il s'assit à la table de la chanteuse avec une petite difficulté et un soupir rauque. Les jambes croisées, les bras ballants, l'homme-jouet prit la parole avec une voix triste :

- Je sais pour la mère des enfants… Je l'ai entendu… Mais vous m'en voyez navré, je n'ai rien pu faire pour la sauver. Je ne suis pas un acteur de cette pièce… Du moins pas encore… Le monde qui se trouve hors de mon bâtiment n'est pas encore prêt à nous accueillir. Mais sachez, chère amie, que si j'avais pu, je vous aurai évité la garde des enfants… Un petit moment de silence et la marionnette reprit : Parlons un peu de vous, belle Lady Bifröst. Vous avez dit que vous hébergez d'autres enfants non ? J'aimerai en savoir plus… Que faites-vous exactement dans la vie, à part le chant ?


Le jouet ambulant posa son menton de métal dans l'une de ses mains, appuyée sur la table. Il écoutait avec plus qu'attention la beauté froide.
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Mer 15 Juil - 15:40

Quand tu parlais avec Gabriel, tu avais constaté une pointe d’intérêt chez Toylord, qui s'était arrêté dans ses faits et gestes – afin de pouvoir écouter votre conversation. Tu ne disais rien de mal ni d'intime ou autres, alors, ça ne te gênait pas pour le moins – mais qu'on écoute furtivement tes conversations te dérangeait quand ceux qui cherchaient à l'ouïr n'en étaient pas concernés. Après avoir fini de changer l'enfançonne, l'homme-poupée te la remit soigneusement ; Rose gigotait, elle était fatiguée mais avait faim, alors, elle ne pouvait pas dormir. Peu après cela, le propriétaire des lieux te donna raison quand tu réconfortais le petit Gaby, y insistant – il faisait des grands mouvements comme le ferait un maître de piste d'un cirque avant de faire quelques pirouettes.

Ce fut à ce moment même que les portes aux alentours s'ouvrirent brusquement, vous faisant sursauter – Gabriel et toi – mais le bruit ne fit pas pleurer le bébé, étonnement : lesdits jouets mentionnés par Toylord arrivèrent. Quand les étranges robots firent son apparition, ce ne fut point leur apparence qui t’inquiéta, mais l’énergie qui planait sur eux, qui émanait d'eux. Il y avait quelque chose qui clochait, ils portaient la même odeur que tu avais perçu chez le pizzaiolo quelques instants auparavant. Ces animaux mécaniques bougeaient parfois avec quelques difficultés, commençant à chanter à jouer de la musique à l'unisson. Gabriel applaudit frénétiquement tandis que le propriétaire demeurait immobile – c'était comme s'il était inerte, comme toi, quand tu ne parlais ni bougeais : tu avais l'air d'une poupée en porcelaine grandeur nature. Il était resté penché, observant le blondinet qui t'accompagnait. Ce dernier vous avait complètement oubliés pour aller gambader autour des animatrons, les suivant jusqu'aux garderies. Tu eus le réflexe de te lever, dans l'espoir de récupérer le bambin mais Toylord posa l'une de ses mains sur ton épaule avant de se souffler que c'étaient ses créations et qu'ils n'avaient pour but que de divertir les enfants : ils étaient inoffensifs ou, du moins, tu l’espérais. Tu n'arrivais pas à cerner les machines, tu étais frustrée parce que tu ressentais pas leurs sentiments, leurs changements d'humeur ou leurs intentions comme chez les autres entités et êtres qui peuplaient ce monde. Un parfait exemple fut ta réaction face à cette pauvre EVE, l’androïde androgyne qui accompagnait le Gloomy Sentinel le jour que tu as quitté la morgue. Cependant, les créations du pizzaiolo ne te procuraient pas la même sensation qu'elle...

Rassurée mais peu convaincue, malgré les apparences, tu as repris ta place.
Quand le bruit s'est amoindri, tu avais demandé poliment à votre hôte s'il avait quelque chose de sucré, des desserts en l'occurrence. N'importe qui pourrait se méprendre en entendant tes dires, malgré tout – c'était normal. Pourtant, tu avais tes raisons de en pas vouloir manger ce qu'on t'avait servi ; tu ne pouvais tout simplement pas le faire. C'était comme donner de la viande crue à un herbivore : il n'allait pas la manger et, s'il venait à le faire, il en serait malade ou il n'arriverait pas à percevoir ni le goût ni en assimiler les nutriments.

Oh, j'oubliais ! Une lady tel que vous n'a certainement pas l'habitude de la nourriture de rustre qu'offre mon établissement. Ne bougez point, je reviens avec de quoi vous satisfaire ! te répondit-il, faisant quelques pirouettes avant de récupérer la pizza – qu'il ramena rapidement à la cuisine, avançant en grandes enjambées.

Cette petite scène te rappela vaguement l'attitude de Mr. Jack dans l'un des rares films que tu avais regardé à l'hôpital, pendant l'un de tes séjours. Il y avait une télévision, tu n'aimais pas ça mais, puisque tu n'avais rien d'autre – pas de livres, pas de crayons ni de papier – tu avais regardé ça : L'étrange noël de Mr. Jack, un film d'animation que tu trouvais sinistre mais tout aussi amusant et distrayant. Il t'avait permis de passer plus d'une heure et demie sans penser au fait que tu étais coincée dans un lit d’hôpital jusqu'à ce que les bilans aient été finis. Pensive, tu ne revins à la réalité que lorsque ton interlocuteur revint, un cupcake au chocolat et quelques cookies à la main. Tu as soufflé un « Je vous en remercie », l'observait lui et pas les gâteaux : Toylord posa les douceurs sur la table avant de s'asseoir difficilement à ta table, poussant un soupir rauque. Il croisa les jambes, laissant ses bras pendre le long de leurs flancs.

Je sais pour la mère des enfants… Je l'ai entendu… Mais vous m'en voyez navré, je n'ai rien pu faire pour la sauver. Je ne suis pas un acteur de cette pièce… Du moins pas encore… Le monde qui se trouve hors de mon bâtiment n'est pas encore prêt à nous accueillir. Mais sachez, chère amie, que si j'avais pu, je vous aurai évité la garde des enfants… te dit-il, d'une voix triste. Il marqua une pause dans son discours avant de reprendre : Parlons un peu de vous, belle Lady Bifröst. Vous avez dit que vous hébergez d'autres enfants non ? J'aimerai en savoir plus… Que faites-vous exactement dans la vie, à part le chant ?

Tu avais préféré ne pas revenir sur ce que vous aviez vu, ce soir, acceptant volontairement le changement de sujet – même s'il n'était pas dans tes habitudes de parler de ton humble personne. C'étaient des questions très pertinentes, surtout la dernière. Tu étais étonnée de savoir que cet individu te connaissait par le biais de la musique et non pour tes tableaux. En général, c'était le contraire : on t'identifiait plus rapidement avec tes tableaux et tes créations artistiques. Tu avais longtemps demeuré anonyme, dissimulée derrière le nom de Lady Bifröst, jusqu'à ce que tu te présentes au gala de Bruce Wayne avec Cesare et à visage découvert. Depuis, toutes les dons et autres visites que tu faisais aux institutions, tu les faisais à visage découvert – sauf exceptions. Il t'arrivait aussi d'envoyer des chèques par courrier, plutôt que te déplacer. Mais, comment décrirais tu ce que tu faisais dans la vie ? Comment décrirais tu ton travail et tes divers jobs ? C'était plus complexe parce que tu faisais un peu de tout, relativement .

Et bien... Nous pourrions dire que je suis polyvalente. Habituellement, j'ai une boutique – il s'agit d'une fleuristerie et salon de thé – mais j'ai dû la fermer temporairement au vu des présents événements. Je suis une artiste indépendante mais je ne me plais point à vendre mes créations... Je préfère les offrir, avant. Le prix de l'art est difficilement estimable, à mon humble avis ; il est impossible de comprendre le temps que cela prend à être exposé et réalisé, jusqu'au moindre petit mouvement de pinceau, la valeur sentimentale, l'idée qui y est exprimée ainsi que le message que l'on veut transmettre. L'aspect vénal n'est rien. expliquais-tu, sincèrement, posant une main sur le ventre de l'enfançonne, la caressant doucement avant d'approcher ton visage d'elle pour frotter ton nez contre le sien, ce qui semblait la faire rire. Ton interlocuteur s'était accoudé sur la table, posant son menton sur le revers d'une de ses mains – il t'écoutait attentivement. Parallèlement, je fais quelques... jobs, comme on les désigne, de nos jours. J'ai été consultante pour la GCPD – entre autres –, autrefois, mais ils n’appréciaient pas ma neutralité. Ce ne fut que pire lorsque le Marshall Mc. Lain rejoignit leurs rangs. Mais là n'est point la question, c'est irrelevant. Désormais, je m'occupe des plus besogneux qui demandent asile et/ou qui acceptent mon aide – car je ne tends point la main à ceux qui risquent de la frapper, le comprenez-vous ? On ne peut guère aider celui ou ceux qui ne le désirent, hélas. continuais-tu,  prenant le cupcake au chocolat, le regardant, le tournant doucement et du bout des doigts avant de le croquer avec envie. Un petit soupir d'aise se fraya chemin entre tes lèvres quand tu sentis le goût du chocolat envahir ta bouche et glisser le long de ton œsophage. Tu n'as repris la parole que lorsque tu as fini d'avaler puisque tu n'aimais pas parler la bouche pleine – c'était impoli : Ainsi, nous revenons à votre précédente question : j'ai pris sous mon aile des enfants, certes. Ce sont des orphelins, principalement, mais il n'est pas rare que l'on m'en confie puisqu'on les sait en sécurité, auprès de moi. Quelques adultes habitent également sous mon toit, pour m'aider à les surveiller. Eux et mes compagnons poilus, écailleux et plumeux, vraisemblablement.

Tu as laissé planer si silence quelques instants, mangeant tranquillement ta douceur. Tu as posé Rose sur tes cuisses, veillant à ce qu'elle ne tombe pas avant de chercher son biberon dans le sac. Quand tu l'as sorti, il était encore chaud et à moitié plein, ça voulait dire qu'il était frais, de ce soir même. Sa mère avait dû le lui faire avant d'aller chercher des provisions mais qu'elle n'avait pas pu le lui donner avant. Ce dernier biberon lui avait coûté la vie, en partie... Tu as fini ton cupcake avant de cajoler à nouveau la petite, rapprochant la tétine de ses lèvres : elle cessa de rire et de gigoter, buvant goulûment et innocemment ce lait.

Par la même occasion et en ce qui concerne la nourriture de votre commerce... Ne vous en méprenez point : c'est ainsi depuis quelque temps et pour tout ce qui n'est porteur d'un important taux de sucre – quel qu'il soit.

Le bébé avait tellement faim qu'il avait mangé trop vite et, à présent, avait mal au ventre – elle avait des gaz. Rose se mit à pleurer alors, tu as posé le biberon sur la table avant de caler le visage de bébé contre ton cou, frottant doucement son dos afin de la faire roter mais, malgré ce petit rot, elle continuait à pleurer. La douleur l’empêchait de dormir alors, tu as opter pour la soulager à l'aide de ton empathie. Entonnant une tendre berceuse que tu avais l'habitude de chanter aux enfants qui étaient sous ta garde au Ephemeral Garden – tu le faisais tout en jouant de la harpe mais, aujourd'hui tu allais devoir le faire a capella  :



Words are born into air
And quick fade out in the wind
But they find their way inside you
Where they live on forevermore

Lors de cette première strophe, le nourrisson cessa de pleurer, voyant sa douleur disparaître progressivement. Rose serra ses petites mains sur le décolleté de ta robe, enfouissant son visage contre ton cou, écoutant ta chanson. Ta voix chassait ses inquiétudes, la détendant pendant que tu la berçais délicatement et d'une façon presque maternelle. Bientôt, elle bailla, poussant un long soupir. Tu as posé ta joue contre sa petite tête rousse, continuant ton chant :
When the skies are dark and full of rain
Look inside your heart
The light, so warm will come and glow
Shining just like the sun

You can see, just how much you've grown
How strong you are
A love will open up to you
And it starts from the day that you, first heard those words

À la fin de la mélopée, tu as fredonné, cessant progressivement de la bercer : Rose s'était profondément endormie. Au fond du sac, il y avait une petite couverture de bébé, tu l'as sortie et tu l'as posée sur la table, décalant l'assiette de biscuits avant de poser l'enfançonne dessus. Ce n'était pas le meilleur endroit qui soit mais c'était le plus confortable, pour l'instant. Elle ne risquait pas d'en glisser. Tu espérais que le fait de t'entendre chanter en plein milieu d'une conversation n'ait pas dérangé ton hôte. Tes prunelles, à nouveau rougeoyantes, se posèrent à nouveau sur le Toylord. L'air un peu gêné, tu lui as adressé un sourire aussi tendre qu'angélique – t'excusant silencieusement. Ensuite, tu as achevé ton discours, te penchant un peu vers l'homme-poupée – murmurant :

Accessoirement, vous pouvez m'appeler Alice, si vous le désirez... Ce serait plus adéquat que Lady Bifröst, ce n'est qu'un modeste nom d'artiste.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Jeu 16 Juil - 18:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Jeu 16 Juil - 18:32

- Parlons un peu de vous, belle Lady Bifröst. Vous avez dit que vous hébergez d'autres enfants non ? J'aimerais en savoir plus… Que faites vous exactement dans la vie, à part le chant ?
- Et bien... Nous pourrions dire que je suis polyvalente. Habituellement, j'ai une boutique – il s'agit d'une fleuristerie et salon de thé – mais j'ai dû la fermer temporairement au vu des présents événements. Je suis une artiste indépendante mais je ne me plais point à vendre mes créations... Je préfère les offrir, avant. Le prix de l'art est difficilement estimable, à mon humble avis ; il est impossible de comprendre le temps que cela prend à être exposé et réalise, jusqu'au moindre petit mouvement de pinceau, la valeur sentimentale, l'idée qui y est exprimée ainsi que le message que l'on veut transmettre. L'aspect vénal n'est rien.


Elle se stoppa un instant pour échanger un moment de tendresse avec le bambin, moment que Toylord ne manqua pas d'analyser dans ses moindres détails. Un instinct parental insatisfait… Inconsciemment, le jouet ambulant posa son menton de métal dans l'une de ses mains, appuyée sur la table. Il écoutait avec plus qu'attention la beauté froide et tentait de déceler sa moindre expression. Une fois que Amerlyllian eût finit avec la petite rousse, Toylord rebondit sur sa dernière phrase, avec l'air de quelqu'un qui venait de se réveiller. Ou qui avait eût son attention distraite quelque chose de BEAUCOUP plus intéressant…


- Bien sûr ! L'art est inestimable et comment mettre un prix sur une œuvre réalisée par une si belle femme ? Avec de si belles mains, une telle générosité, une telle gentillesse… Mais je m’égare en compliments, continuez je vous prie.
- Parallèlement, je fais quelques... jobs, comme on les désigne, de nos jours. « De nos jours » ? J'ai été consultante pour la GCPD – entre autres –, autrefois, mais ils n’appréciaient pas ma neutralité. Ce ne fut que pire lorsque le Marshall Mc. Lain rejoignit leurs rangs. Mais là n'est point la question, c'est irrelevant. Désormais, je m'occupe des plus besogneux qui demandent asile et/ou qui acceptent mon aide – car je ne tends point la main à ceux qui risquent de la frapper, le comprenez-vous ? Un léger « bien sûr » avec un petit acquiescement. On ne peut guère aider celui ou ceux qui ne le désirent, hélas.  Elle prit une bouchée de cupcake dans un sourire et continua. Ainsi, nous revenons à votre précédente question : (les yeux du masque s'allumèrent très doucement de façon presque imperceptible) j'ai pris sous mon aile des enfants, certes. Ce sont des orphelins, principalement, mais il n'est pas rare que l'on m'en confie puisqu'on les sait en sécurité, auprès de moi. Quelques adultes habitent également sous mon toit, pour m'aider à les surveiller. Eux et mes compagnons poilus, écailleux et plumeux, vraisemblablement.
- Je vois…

Silence… La marionnette ne bougeait pas. Elle pensait… A tous ces enfants… Seuls… Délaissés… Avec une poupée de porcelaine vivante comme tutrice et mère factice. Des visages noirs lui apparurent également. Ils la jugent. Mais qu'importe. Si l'un d'entre eux est gênant, il disparaîtra. Comme lui… Les gêneurs « disparaissent ». C'est simple. Tellement simple que ça en est drôle. Elle sourit. Puis une vision proche du paradis parcouru l'esprit étrange de Toylord. La belle Lady Bifröst et une marionnette de fer, tous deux chantonnant des chansons joyeuses en se tenant la main devant une véritable assemblée d'enfants. Derrière le couple imaginaire, des Jouets, grands, petits, gros, chats, chiens, noirs, blancs, de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Cette vision fut l'une des choses les plus merveilleuses qui lui était donné d'apercevoir. Mais deux visages apparurent derrière la foule d'enfants. Deux visages dorés… Couverts de sang…

- Par la même occasion et en ce qui concerne la nourriture de votre commerce... Ne vous en méprenez point : c'est ainsi depuis quelque temps et pour tout ce qui n'est porteur d'un important taux de sucre – quel qu'il soit.

Toylord fut énormément surpris par la voix mélodieuse de son invitée. Comme d'habitude, le long corps de Toylord ne frémit pas le moins du monde mais un petit souffle rauque sortit de sa bouche quand il revint à la réalité. Le bébé avait tellement faim qu'il avait mangé trop vite et, à présent, avait mal au ventre – elle avait des gaz. Rose se mit à pleurer alors, Amerlyllian posa le biberon sur la table avant de caler le visage de bébé contre son cou, frottant doucement son dos afin de la faire roter mais, malgré ce petit rot, elle continuait à pleurer. La douleur l’empêchait de dormir. La belle jeune femme se mit à chanter. Une berceuse. Absolument splendide. Toylord connaissait la voix de Amerlyllian, mais une telle tendresse et une telle douceur dans sa voix ferait certainement fondre d'émoi le Joker lui-même. La petite finit par s'endormir. Toylord était encore immobile. La belle adressa un sourire pur de tout ressentiment et emplie d'une gêne des plus charmantes. Le gérant se mit à sourire d'une oreille à l'autre sous son masque. Elle s'approcha un peu et murmura :

- Accessoirement, vous pouvez m'appeler Alice, si vous le désirez… Ce serait plus adéquat que Lady Bifröst, ce n'est qu'un modeste nom d'artiste.
- Je me dois de refuser votre offre Miss Bifröst. Quelqu'un si humble et rustre que moi ne pourra jamais égaler votre perfection et votre hauteur social. De ce fait, les politesses sont de mise. Mais votre compagnie m'est très agréable. Toylord saisit tendrement la main de Amerlyllian. Laissez-moi au moins vous appeler Lady Alice.

Le jouet vivant fit une mimique de baise-main mais le masque ne fit que se posait délicatement sur la main d'ivoire de la belle chanteuse. Au moment où le pizzaiolo se releva, le petit Gabriel poussa la porte de la Garderie avec une mine sceptique. Il se dirigea lentement vers Toylord pour lui dire, une fois à portée de main :

- Toylord, ya un problème avec les Animatrons. Ils dit (faute volontaire) plein de choses étranges. Je jouais à « Un deux trois soleil » avec Nina et puis, ils ont dit de choses bizarres. C'était comme ça : «  La Vierge de Ste. Ann…La belle poupée por…laine… Octobre… 1998… Les Dorés… Ils ne doivent pas… Les enfants... » Et puis yavait Edouardo qui disait « C'est moi… » sans arrêt. Tu es sûr qu'ils vont bien ?

L'hôte des jeunes invités ne dit rien pendant quelques secondes. Puis il se posa une main sur l'épaule du garçon et lui dit d'un tellement réconfortant et doux qu'il en était presque suspect :

- Je pense que tu as mal entendu mon petit Gabriel. Mais c'est vrai que cela fait longtemps que je n'ai pas fait leur révision. Viens, on va aller les voir.

Il se mit en marche, devancer par le blondinet, qui couru vite fait jusqu'à la Garderie. D'un regard vide et d'un mouvement de tête, Toylord signala à Alice de le suivre à la Garderie. Quand soudain, un grand vacarme vint de l'Entrée Principale. Deux hommes de stature imposante venaient d'entrer à coups de pied dans la pizzeria. L'un d'entre avait une cigarette froissée à la bouche, l'autre avait une rictus étrange dû à cause d'une vilaine cicatrice sur la joue. Celui à la cigarette se tourna vers Toylord tandis que l'autre se mit à fouiner un peu partout. L'homme-jouet s'avança vers eux en exagérant étrangement ses mouvements habituels. Une fois près du « chef » à la cigarette, il prit une voix ridicule et dit son speech habituel :

- Bienvenue à Toylord's Pizzeria & Nursery ! Un endroit où-
- Ta gueule la marionnette, répondit sèchement le nouveau venu. Tu fermes bien ta gueule et tu reste bien droit sur tes guibolles de pantin si tu veux pas que je te les casse comme des allumettes.
- Allons, allons, pas de violence ici, messieurs. C'est un endroit fréquenté par des enfants, je vous prierai de garder un lang-
- J'ai dit ta gueule, enculé de pédophile. Il lui cracha sa cigarette au visage. Mon frère s'est fait buté dans une ruelle pas loin d'ici. Je te jure que si tu es impliqué, con de bâtard, je t'arrache les couilles et je t'étrangle avec tes intestins.
- Mais enfin, messires, si un meurtrier serait entré ici, j'en aurais été alerté. Je suis seul ici avec seulement… Quelques amis… Son masque se tourna légèrement vers la belle chanteuse qui avait, par précaution, récupérée l'enfançonne. Je vous prie de nous laisser, il n'y à personne d'autre ici.
- Peut-être que tu caches quelque chose dans tes foutues robots. Ils m'ont toujours paru bizarre ces saloperies. On va voir ça. Il fit un pas de côté et remarqua la beauté froide et fut étonné de voir une si belle femme dans un endroit si abandonné. Pitbull ! Le second balafré se retourna. Occupe-toi de l'autre grand con. Je me réserve la minette.

Pitbull se rapprocha de Toylord avec une démarche inquiétante et lui attrapa les mains pour les lui bloquer dans le dos en clé de bras. Ce dernier n'eût qu'un petit mouvement de recul et quelques petits mouvements de résistance.

- Tu bouges pas toi. Pendant que Boss Tiny s'occupe de la demoiselle, tu bouges pas, lui lâcha le balafré.
- Laissez-la… Messieurs, je vous promet qu'elle n'est pas impliquée…
- Ta gueule, putain !

Tiny se retourna et lança un grand coup de pied dans la cage thoracique de Toylord. Le pauvre lâcha une respiration des plus grave et on l'entendit cracher du sang dans son masque. Le boss s'approcha ensuite à pas lent de la demoiselle, faisant semblant de s'arranger le col. Lorsqu'il fut à moins de trois mètres d'elle, un bruit mécanique vint de Toylord. Il releva très doucement la tête et fixa Tiny. Sa voix avait drastiquement changée et celle-ci était non pas plusieurs voix à la suite, mais mais plusieurs voix en même temps. Les pupilles blanches du masque s'étaient allumées. La voix pluriel résonna dans le silence ambiant :

- Ce n'est pas bien…

Du sang se mit à couler de la bouche du masque. Tiny sortit un pistolet de sa veste et dans un mouvement rapide, se retourna pour descendre Toylord. Mais il se stoppa avant de tirer. Ce qu'il voyait le figeait d'horreur. Un masque blanc figé dans un sourire sanglant le fixait de ses pupilles blanches. Les quelques micro-secondes qui passèrent lui parurent une éternité. Le masque ne bougeait pas, le fixait…

- Pas de gros mots dans la Pizzeria…

Soudain tout ce passa très vite. Deux Animatrons déboulèrent à pleine vitesse. L'un frappa Tiny de sa guitare dans les côtes. Ce dernier vola au dessus des tables et s'écrasa contre un mur. La plupart de ses os venaient de se briser mais il était encore en vie. Un second planta son crochet dans la gorge de Pitbull et le plaqua au sol. Le pauvre bougre eût à peine le temps de gargariser son propre sang et de murmurer un « Mon dieu » avant de se faire arracher la trachée et décapiter en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire.

Toylord ne bougeait pas. Les robots-animaux allèrent chercher Tiny qui pleuraient au sol en tentant de se mouvoir en vain. L'Animatron au crochet planta son appendice métallique dans l'épaule du pauvre homme tandis que l'autre le souleva par l'aisselle. Il pleura de plus belle, implorant une pitié qu'il n'obtiendrait pas. Toylord se leva avec difficultés, s'approcha lentement de l'homme qui fut effrayé de plus en plus au fur et à mesure que le masque ensanglanté se rapprochait de son faciès. Une fois que Toylord effleura son visage en pleurs et sueurs, il lui dit les pires mots qu'un homme mourant aurait put entendre :

- J'ai tué ton frère… J'ai tué ton sous-fifre… Mais tu ne vas pas mourir… Ce serait trop simple… (Une quinte de toux sanglante le prit) Je vais vraiment, VRAIMENT me réjouir de te tuer pendant des jours… Et des jours… Et des jours…

Soudain sa folie prit le dessus et ses doigts rentrèrent le plus doucement possible dans son abdomen. Le visage agonisant du pauvre Tiny était un régal. Toylord rigola de sa voix multiple au nez du mourant jusqu'à son dernier souffle.

Le silence. Plus rien ne bougea. Puis d'autres Animatrons sortirent de la Garderie et se mirent à nettoyer le sang et à emmener les corps vers la cuisine en chantant une chanson de plus dérangeante, que Toylord se mit également à chanter en entamant maladroitement des pas de danse aléatoires :



TIME FOR THE MAIN ATTRACTION
THE STORY MUST BE TOLD
TIME FOR A CHAIN REACTION
IT NEVER GETS OLD
SOME BOTS GET SATISFACTION
BREAKING THE MOLD
SOME BOTS ARE JUST DISTRACTIONS
SOME BOTS ARE JUST GOLD.

I'm not the bad guy
I'm just a bit surprising
It's not worth losing sleep
It's not worth analyzing

There was a time, not
So long ago at all
I was just like you
Can you hear my call?

Now I'm popping in over here, over there
I'll be checking in, but you'll never be aware
In the beginning I kept a keen eye
on the state of affairs with the new guy

Now I got a new gig, Lemme know if ya dig,
Ain't goin' home so I better go big
Just gotta glance at Cam 2B
Then you get a little surprise...
IT'S ME

You may say that I'm breaking your mind
In my opinion, you're much too kind...

TIME FOR THE MAIN ATTRACTION
THE STORY MUST BE TOLD
TIME FOR A CHAIN REACTION
IT NEVER GETS OLD
SOME BOTS GET SATISFACTION
BREAKING THE MOLD
SOME BOTS ARE JUST DISTRACTIONS
SOME BOTS ARE JUST GOLD.

You did a good job
Watching those little screens
It warms my servos and circuits
To hear some fresh screams

But don't get me wrong!
You were very brave
When faced with friendly singing
Animals, you never caved.

I'm finished training
Done explaining
No more facts are left remaining
Now you know the gist of it
You're a perfect fit!
I don't wanna hear no more complaining!

I'm passing down this golden opportunity
Eternal scrap-yard immunity
Take it with pride,
And enjoy the ride
You'll forever be a part of this community

You may say that it's all in your mind,
But in the end, I think that you will find...

YOU ARE THE MAIN ATTRACTION
YOUR STORY MUST BE TOLD
YOU ARE A CHAIN REACTION
THAT NEVER GETS OLD
SOME BOTS GET SATISFACTION
BREAKING THE MOLD
SOME BOTS ARE JUST DISTRACTIONS
SOME BOTS ARE JUST GOLD.



Tout était fini. Toylord s'assit à l'une des chaises et attendit… 
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Lun 27 Juil - 14:13

Toylord semblait comprendre ta situation, tout comme le fait qu'on ne pouvait pas attribuer une valeur vénale à l'Art – c'est inestimable. Il t'adressa quelques compliments, par la même occasion, qui te firent sourire : ta beauté n'intervenait pas dans tes créations. Cependant, il était vrai qu'on pouvait percevoir tes émotions – ainsi que celles que tu avais voulu immortaliser – à travers ces peintures et dessins. Quand ta voix s’éleva, entonnant cette douce berceuse pour Rose, ton hôte en fut surpris – il connaissait ta voix mais, cette fois-ci, tu chantais devant lui. Un souffle rauque lui échappa lorsqu'il revint à la réalité, constatant que le bébé s'était finalement endormi. Lorsque tu eus fini ta chanson et que tu t'es approchée de la marionnette vivante afin de lui adresser quelques mots, on ne tarda point à te répondre :

Je me dois de refuser votre offre Miss Bifröst. Quelqu'un si humble et rustre que moi ne pourra jamais égaler votre perfection et votre hauteur social. De ce fait, les politesses sont de mise. Mais votre compagnie m'est très agréable. fit Toylord, saisissant tendrement l'une de tes mains – les siennes étaient des prothèses, tu en étais certaine, pourtant, il était capable de s'en servir avec une précision et une douceur difficilement imaginables. Laissez-moi au moins vous appeler Lady Alice.

Je ne suis qu'une modeste citoyenne et vous ne me semblez point être rustre, Toylord. Je suis loin d'être parfaite mais je vous remercie pour votre considération ; si cela vous fait plaisir, appelez-moi ainsi. C'est à vous d'en décider. rétorquais-tu, tandis que la poupée humanoïde faisait une mimique de baise-main, portant ta main jusqu'à ses lèvres métalliques - les posant délicatement sur toi. Votre compagnie m'est toute aussi plaisante, soyez-en rassuré.

Tu ne voulais pas qu'on te considère comme étant supérieure, que ce soit à cause de tes origines, de ton héritage, ta réputation ou ton titre de noblesse – heureusement ignoré, ici, à Gotham. Tu n'avais rien fait pour desservir un tel traitement, tu n'étais pas une reine, tu n'étais pas la maîtresse de ces gens et, inversement, ils n'étaient pas tes esclaves : ils étaient tes semblables et tout le monde méritait ton respect jusqu'à preuve du contraire. Fermant les yeux, tu te revois toujours les longues années que tu avais passé au manoir ; tu entendais toujours la voix des employés de la maison, s'adressant à toi froidement mais poliment : jeune maîtresse-ci, jeune maîtresse-là. Et les connaissances et invités de ton mentor qui n'arrivaient pas à prononcer ton premier prénom et qui s'adressaient à toi en t'appelant Lady Deliverance ou Miss Alice, entre autres. S'en était lassant. Beaucoup te craignaient, d'autres te jalousaient – et ce, de façon injustifiée. Tu voulais que toute cette hypocrisie et ce mépris cesse car, même si tu te moquais de ce qu'on pouvait penser de toi, tu te sentais déplacée, mal à l'aise.

Chassant ces âcres souvenirs, tu rouvris les yeux – reprenant aussitôt tes esprits. À cet instant même, ton interlocuteur se redressa et Gabriel poussa la porte de ce qui semblait être la garderie. Il arborait un air sceptique et presque inquiet. Lentement, il se dirigea vers le propriétaire des lieux et, lorsqu'il fut assez près de lui, il prit la parole :

Toylord, ya un problème avec les Animatrons. Ils dit plein de choses étranges. Je jouais à « Un deux trois soleil » avec Nina et puis, ils ont dit de choses bizarres. C'était comme ça : « La Vierge de Ste. Ann…La belle poupée por…laine… Octobre… 1998… Les Dorés… Ils ne doivent pas… Les enfants... ». Et puis yavait Edouardo qui disait « C'est moi… » sans arrêt. Tu es sûr qu'ils vont bien ?

*** Flashback ***
Ste. Ann, 18 Octobre 1998.
Tu étais toujours en vie et ta maladie avait encore fait des siennes : tu avais été hospitalisée deux semaines à cause d'une forte fièvre, un rythme cardiaque irrégulier, des troubles de la déglutition et troubles de la respiration. Tu avais effleuré la crise cardiaque et tu avais été motorisée et branchée à un respirateur les premiers jours, jusqu'à ce que tu t'es stabilisée. Les docteurs optèrent pour augmenter la dose de ton traitement, passant de 15mg à 20mg de buspironne par jour – c'était le maximum qu'ils pouvaient te donner, c'était beaucoup trop pour ton petit corps et tu faiblissais ; même si ton SEP était stable, les autres maladies symptomatiques reprenaient le dessus et s'attaquaient à toi dès qu'il y avait le moindre déséquilibre dans ton corps ou dans ton entourage. Tu n'avais pas encore connu Carmilla, à l'époque, alors, tu n'avais personne qui puisse t'aider avec la boutique et tu refusais de te reposer sur ton ancien tuteur légal : tu étais sortie de sa vie et tu ne voulais pas y retourner. Les rares fois que tu le revoyais, c'était à l'hôpital et ça te suffisait largement. Tu voulais être autosuffisante, tu refusais d'être un fardeau pour qui que ce soit.

À ta sortie, tu as demandé à feu l'officier O'Connel s'il pouvait te déposer à la station d'autobus pour ensuite te rendre au Devil's Square. Tu avais besoin de t'éloigner un peu de la ville, des gens, mais, en même temps, tu avais besoin de parler avec quelqu'un – c'est pourquoi tu préférais te cueillir auprès de ceux qui n'étaient plus. Ton ami Kyle était enterré à Ste. Ann, tout comme Mme. Smith mais aucun des deux n'errait plus sur Terre. Errant par le cimetière, portant une longue robe blanche d'avant-guerre, tu avais trouvé un enfant qui pleurait auprès d'une tombe, inconsolable. Un enfant de son âge ne pouvait pas être dehors, à une telle heure. Encore moins à cette époque de l'année, il pourrait en tomber malade – pensais-tu. Tu voulais l'aider, soulager sa tristesse alors, tu t'es approchée de lui et tu t'es accroupie à ses côtés. Gravé sur la pierre tombale, il y avait un nom de femme, une femme dans la quarantaine, au vue des dates qui y étaient présentes – mais qui d'une dizaine d'années.

Qu'y a-t-il, cher enfant ? Pourquoi pleures-tu ?

L'enfant te regarda, sanglotant : il ne comprenait pas comment pouvais-tu le voir et l'entendre ; pour toi, il n'y avait pas de différence entre les êtres vivants et les esprits, tu n'arrivais pas à les discerner à moins d'entrer en contact physique avec eux. Néanmoins, tu compris rapidement ce garçon avait brutalement cessé d'être et n'avait pas eu le temps de le réaliser. Il tarda même quelques instants à essayer de te répondre, reniflant.  Il n'arrivait pas à comprendre que sa mère – le corps qui reposait sous la tombe où il pleurait – n'était plus, tout comme lui – malencontreusement, elle avait traversé de l'autre côté, le laissant seul dans les limbes proches de notre monde. Il avait juste compris qu'il ne pourrait pas revoir sa mère et que les gens l'ignoraient – ils ne pouvaient pas le percevoir. Il pensait qu'il faisait un cauchemar, un affreux cauchemar. Il était fatigué et il voulait dormir mais il ne pouvait point fermer les yeux par crainte de disparaître, lui aussi. Il était confus. Un mince sourire, triste, fendit tes lèvres à cet moment-même.

D'un petit geste de main, tu avais invité l'esprit à se blottir contre toi – il pouvait te toucher, mais toi pas, hélas. Hésitant, il accepta cette invitation, se calant contre toi alors que tu mimais des caresses sur sa petite tête : tu le ressentais mais tu ne pouvais malheureusement pas le toucher comme à un être vivant. Tu lui transmis ton calme, cherchant à le détendre et à le mettre en confiance. Tu lui dis que s'il arrivait à s'endormir, il allait faire un joli rêve et, qu'à son réveil, il allait sûrement retrouver sa mère. Qu'elle ne l'avait pas abandonné et qu'elle l'attendait toujours, quelque part. Lorsqu'il te demanda où, innocemment, mais tu as tardé à lui répondre, lui souriant à nouveau – tu étais pensive. Tu ne savais pas comment était le paradis, tu ne pensais même pas que ça puisse exister mais tu lui avais répété les mots que ta nourrice te dit quand tu étais enfant – y ajoutant ta propre touche :

Dans un endroit où tout le monde est bon. Dans un grand jardin fleuri, verdoyant et paisible où tu pourras jouer avec elle et d'autres enfants. lui murmuras-tu, fredonnant une douce mélodie. Ferme les yeux, petit. Le voyage est long...

Lorsque l'enfant eut fermé les yeux, se laissant aller contre toi, tu as entonné la même berceuse que tu as chanté à Rose. Sa peur et ses doutes s'envolèrent, trouvant peu à peu le repos. Un soupir d'aise se fit entendre lorsque son esprit commença à disparaître. Puis, finalement, sa présence finit par s’évanouir – elle aussi : il n'avait point tardé à rejoindre sa mère, où qu'elle ait pu être.
*** Fin du flashback ***
Tes prunelles se posèrent sur le jouet vivant.
Toylord demeura silencieux pendant quelques secondes avant de poser une main sur l'épaule du blondinet. Sa réaction te sembla étrange, tout comme les propos ayant été prononcés par ses créations. Gabriel ne pouvait point savoir ce qu'il avait entendu, il n'y avait pas de confusions possibles. Alors, comment se faisait-il que ces automates connaissent cette épisode de ton histoire ?

Je pense que tu as mal entendu, mon petit Gabriel. Mais c'est vrai que cela fait longtemps que je n'ai pas fait leur révision. Viens, on va aller les voir. dit le pizzaïolo à ton protecteur, lui parlant d'un ton aussi doux que réconfortant.

Cette scène en était suspecte, ce n'était pas une coïncidence.
Depuis combien de temps te connaissait le propriétaire des lieux ? T'avait-il fait surveiller ? Tu l'ignorais mais tu aurais aimé le savoir. Tout comme tu aimerais savoir quel genre d'informations avait Toylord à ton sujet – ce qu'il avait pu voir, te concernant aussi, si jamais c'était le cas. D'ailleurs, avait-il seulement entendu ce qui s'était passé, tantôt, ou l'avait-il vu ? Avait-il vu ce que tu avais fait à cette ordure ? Le propriétaire des lieux se mit en marche, allant en direction de la garderie. Il fut rapidement devancé par Gabriel – qui était impatient. D'un mouvement de tête, il te fit signe de le suivre ; tu t'es levée et, alors que tu comptais amorcer le pas pour suivre ton hôte, quelqu'un entra bruyamment et brusquement dans la pizzeria : deux hommes, deux racailles. Un était balafré et l'autre avait une clope froissée au bec. Tandis que l'homme à la cicatrice fouinait un peu partout, l'autre se tourna vers Toylord, qui s'avança vers eux, vers l'entrée principale, avec ses mouvements dignes de Mr. Jack. Il prit alors une voix burlesque et récita ce qui semblait être son discours habituel :

Bienvenue à Toylord's Pizzeria & Nursery ! Un endroit où--
Ta gueule, la marionnette. lança sèchement le fumeur. Tu fermes bien ta gueule et tu restes bien droit sur tes guibolles de pantin si tu veux pas que je te les casse comme des allumettes.
Allons, allons, pas de violence ici, messieurs. C'est un endroit fréquenté par des enfants, je vous prierais de garder un lang--
J'ai dit ta gueule, enculé de pédophile. ajouta-t-il, crachant au visage de son interlocuteur. Il... il venait de le traiter vulgairement de pédophile et, en plus, de lui cracher dessus ? Quel homme grotesque – et son élan de sympathie n'avait fait que débuter ! Mon frère s'est fait buter dans une ruelle pas loin d'ici. Je te jure que si tu es impliqué, con de bâtard, je t'arrache les couilles et je t'étrangle avec tes intestins.

Ah, quel bagout !
Quelque chose te disait que ce type était le frère de celui qui avait tué et violé la mère de tes protégés. Ce n'était pas du hasard. Tu as plissé les yeux, fronçant légèrement les sourcils tout en observant la scène : ce type était une autre ordure, comme son frère. Quand tu l'avais quitté, il était toujours en vie mais, visiblement, il avait dû succomber aux hémorragies internes et à la douleur. Tu comptais l'ajouter à ta liste et en faire ton prochain repas mais, finalement, il était mort... Tu ne l'avais pas vraiment tué mais tu y étais fautive. Pourtant, tu n'en sentais pas le moindre regret ou culpabilité : tu étais indifférente à ce sujet, tu avais fait ce que tu avais à faire.

Mais enfin, messires, si un meurtrier serait entré ici, j'en aurais été alerté. Je suis seul ici avec seulement… Quelques amis… continua Toylord, tournant son visage vers toi. Par prudence, tu as récupéré Rose, la gardant contre toi tout ne dévisageant les nouveaux venus – inexpressivement : tu restais sur tes gardes. Je vous prie de nous laisser, il n'y à personne d'autre ici.

Peut-être que tu caches quelque chose dans tes foutues robots. Ils m'ont toujours paru bizarres ces saloperies. On va voir ça. aboya le type à la cigarette froissée, faisant un pas vers le côté avant de te remarquer. Pitbull ! Occupe-toi de l'autre grand con. Je me réserve la minette.

Ledit Pitbull s'approcha de Toylord avec une démarche peu rassurante avant de lui attraper les mains, les lui bloquant dans le dos. Votre hôte eut un mouvement de recul et chercha à résister à son agresseur tandis que tes iris prirent une teinte grise, très sombre, proche du noir, qui n’annonçait rien de bon : visuellement, tu défendais ces types de faire quoi que ce soit à votre encontre mais ton attitude sembla amuser le fumeur – il aimait que les femmes lui résistent.

Tu bouges pas toi. Pendant que Boss Tiny s'occupe de la demoiselle, tu bouges pas.
Laissez-la… Messieurs, je vous promets qu'elle n'est pas impliquée…
Ta gueule, putain !

Sur ces mots, le fumeur se détourna de toi, assénant un violent coup de pied au pizzaïolo dans la cage thoracique. Tu entendis sa respiration flancher avant qu'il ne tousse – l'odeur du sang parvint jusqu'à tes narines : ça pauvre Toylord venait d'en cracher. Tu as gardé le bébé contre toi, bouchant ses oreilles afin qu'elle ne se réveille pas, qu'elle ne pleure pas. À n'importe quel moment, tu aurais pu le tuer, tu n'aurais eu aucun mal à le faire – c'était tellement simple. Ceci dit, tu ne voulais pas le faire, tu voulais essayer d’éviter un second meurtre : tu avais déjà mangé, tu refusais de tuer plus de ce dont tu avais besoin. Lorsque Tiny entra dans ton périmètre, s'arrangeant le col, Toylord produit un bruit mécanique : il releva aussitôt la tête, doucement, pour fixer l'enflure qui avait osé le frapper. Tu avais perçu les changements dans la voix du propriétaire, mais tu n'y avais guère prêté attention. Toutefois, sa voix changea drastiquement, se multipliant – à présent, c'était comme entendre plusieurs voix en même temps – alors que les yeux du masque s'éclairaient en blanc :

Ce n'est pas bien…

Du sang coula de la bouche du masque et, après avoir déniché dans une poche intérieure de sa veste, le frère de ta victime se tourna pour descendre Toylord ; il s’arrêta directement, face à la vision épouvantable que que ce masque ensanglanté lui offrait. Tu guettais de temps à autres la garderie, veillant à ce que Gabriel n'apparaisse dans le pas de la porte : tu ne voulais pas qu'il soit témoin de ce qui allait se passer, il avait largement eu son quota de violence et de gore.

Pas de gros mots dans la Pizzeria…

La suite se déroula très vite : deux animatrons arrivèrent rapidement. Le lapin bleu frappa le fumeur avec sa guitare en pleines côtes, l'expédiant contre un mur. Tu entendis ses os se briser, depuis le coup du robot jusqu'à celui contre le mur. Le renard pirate empala son crochet dans la gorge du sous-fifre balafré avant de le plaquer contre le sol. Tu ne connaissais pas ce type, il n'était pas innocent, c'était une mauvais personne, mais il ne suivait que des ordres – du moins, en apparences. Il n'avait qu'à pas entrer dans un tel milieu, c'était à ses risques et périls. Tes yeux balayèrent les lieux, s'arrêtant sur chaque tâche de sang qu'ils rencontraient. Tu déglutis difficilement, ta gorge picotait, elle semblait sécher comme lorsque tu avais faim. Tes pupilles se contractèrent en fines fentes, tes sclérotiques finirent par se teindre en noir quand tu vis qu'on décapitait Pitbull. Tu as placé ta main libre sur ta bouche, baissant la tête vers Rose afin de ne pas voir ce qu'on faisait à ces vermines. Tu ne craignais point le vue du liquide vital mais dérangée par cette effusion : ça te perturbait quand il y en avait autant. Il en était de mêmes quand tu voyais une blessure grave et béante.

Tu regardais ta tacle, la fixant sans même cligner des yeux. Tu as prit un biscuit, le croquant quand tu entendis le fumeur pleurer et implorant clémence aux animatrons ainsi qu'à leur créateur. Difficilement, votre hôte se redressa, s'approchant de l'intrus – tu ressentais sa peur, il était tétanisé. Lorsque l'homme-jouet fut assez près du mourant, il lui adressa des mots que les enfants n'auraient jamais soupçonné qu'il était capable de prononcer :

J'ai tué ton frère… J'ai tué ton sous-fifre… Mais tu ne vas pas mourir… Ce serait trop simple… lui dit-il, précédé d'une quinte de toux – crachant à nouveau du sang. Je vais vraiment, VRAIMENT me réjouir de te tuer pendant des jours… Et des jours… Et des jours…

Toylord n'allait pas respecter ses propos.
Lorsque tu as levé le regard vers Toylord, ce dernier enfonçait lentement ses doigts dans l'abdomen de sa victime – et semblait s'y plaire, tu le ressentais. Il en rit, avec ses multiples voix, jusqu'au dernier souffle de ce type. Rose gigota, émettant un petit gémissement de mécontentement : elle avait faillit se réveiller. Tu l'as bercée, re-posant ton regard sur elle. Le silence s'installa finalement, rien ne daigna de bouger pendant quelques instants. Les animatrons qui étaient avec Gabriel, dans la garderie, sortirent pour nettoyer rapidement le sang et traîner les corps jusqu'à la cuisine tout en chantant une chanson aussi sinistre que persistante. Le pizzaïolo se mit à chanter, lui aussi, dansant maladroitement et aléatoirement jusqu'à la fin de la chanson. Tu étais soulagée par le fait que le blondinet n'avait pas assisté à ce macabre spectacle. D'ailleurs, il ne revint que lorsque tout eut fini et que le Toylord se laissa choir sur une chaise.

Soigneusement, tu as posé l'enfançonne sur sa couette, demandant à Gabriel de s'asseoir – il pouvait finir tes biscuits, tu n'en avais plus envie, tu avais une autre priorité : avec la même discrétion de tantôt, tu as levé ta robe afin de sortir quelque chose de la trousse qui était accrochée autour de ta cuisse, un mouchoir bleu ciel en coton et dentelle. Ensuite, tu t'es approchée, lentement et de ton pas habituel – sans un bruit, sans un froufroutement – de votre hôte. Tes sclérotiques demeuraient noires comme le jais mais tes iris prient une teinte verte acide, signe d'inquiétude. Tu t'es placée juste devant Toylord, te rapprochant davantage avant de te pencher vers lui ; il t'avait aidée, il t'avait couverte, même, et il en était blessé. Tu te sentais mal pour lui, tu as usé de tes dons pour soulager sa douleur – tout comme pour Rose – avant de venir effleurer son masque, arborant une petite moue compatissante et presque triste :

Comment vous sentez-vous, Toylord ? Je suis navrée de vous avoir causé des soucis... soufflais-tu à ton interlocuteur, d'une voix aussi douce que d'habitude.

À l'aide de ton mouchoir, tu as essuyé le sang qui avait coulé sur son masque, sans te soucier pour le tissu ou sa couleur : tu avais l'habitude, tu savais retirer ce genre de taches. Gabriel était tout aussi inquiet mais il n'osait pas bouger, vous regardant de loin. Tu as marqué une pause, observant le jouet humanoïde.

Toylord va pas bien ? Il a mal ?
Des vilains messieurs l'ont blessé mais il est brave : il nous a protégées, Rose et moi, tu sais ? répondis-tu à l'entente du bambin qui fit des gros yeux, regardant le propriétaire des lieux, admiratif. Toylord doit se reposer, désormais.

Tu ne mentais point, c'était la stricte vérité.
Seulement, tu évitais de mentionner certains points – nuance. Tu doutais que votre hôte veuille que les enfants sachent comment ils peuvent réagir, lui et ses animatrons. Discrètement, tu as éclairci ta voix, toujours gênée par l'odeur du sang alors, tu as pris la liberté de saisir la main avec laquelle Toylord avait tué ledit Tiny et tu l'as essuyée aussi, avec la même tendresse que lorsque tu as essuyé son masque. Tes canines n'avaient pas atteint leur taille d'origine mais elles étaient un peu plus longues qu'au moment où tu étais entrée dans ce commerce. Tu as reculé d'un pas, plongeant ton regard dans ce qui semblaient être les yeux du jouet.

Je vous remercie pour votre aide... terminais-tu, replaçant une mèche derrière ton oreille après avoir posé le mouchoir ensanglanté sur une table, enveloppé dans quelques serviettes : tu ne voulais rien salir et il fallait que tu l’éloignes un peu de toi.

Tu ne le remerciais pas seulement de vous avoir protégées, l'enfançonne et toi. Tu le remerciais, également, de t'avoir couvert vis-à-vis de ce qui avait eu lieu, plus tôt dans la soirée. Sans doutes, Toylord devait savoir ce qui s'était vraiment passé dans cette ruelle et le remercier d'avoir pris ce risque était la moindre des choses : tu lui étais redevable, en quelques sortes. Tu ne fis point de commentaires vis-à-vis des dires des intrus ni, même, au sujet de la façon peu conventionnelle que ses robots avaient de nettoyer les lieux – ce qu'il fera de ces macchabées ne te concernait point.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mer 19 Aoû - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Lun 27 Juil - 17:17

Toylord gisait, sans vie sur une chaise. La belle demoiselle s'approcha tel un spectre blanc du pauvre jouet cassé, posé maladroitement sur une chaise branlante. La chansonnette, la danse et le meurtre était sans aucun doute des actions qu'appréciaient beaucoup la marionnette mais c'était aussi les plus épuisantes. Plus aucun souffle ne sortait du masque, fixé vers le plafond. Il s'étouffait. Sans bruit. Il se laissait mourir sans aucun son.



Puis Toylord revint à lui. Toujours sans bruit. A peine quelques secondes s'étaient écoulées. La poupée vivante avala le sang coincé de sa gorge et toussota le reste. Il rabattit lentement sa tête vers l'avant. Et il la vit. Lady Alice était penchée sur lui. Son décolleté complètement exposée à la vue de l'hôte. Ce dernier n'était pas un reluqueur, mais une telle vision n'était pas offerte à tout le monde, alors autant en profiter. La belle était d'ailleurs en train d'essuyer son masque du sang qui suintait des bords de la bouche métallique. Avec une douceur plus proche de la sensualité que de la gentillesse (d'après Toylord du moins), elle prit la parole :

- Comment vous sentez-vous, Toylord ? Je suis navrée de vous avoir causé des soucis…

Après un haut-le-cœur et une respiration rauque et profonde, Toylord retrouva ses fonctions vocales. Mais sa voix était revenue sur un effet changeant à chaque pause :

- Ce n'est pas grave… Belle… Lady Alice… Je devais le faire… Personne… ne jure… dans mon éta- *tousse*- établissement…

La marionnette tentait tant bien que mal de respirer, d'attraper chaque molécules d'oxygène présentes dans l'air. Après quelques secondes passées à imiter Dark Vador, le petit Gabriel prit à son tour la parole, avec une voix presque au bord des larmes, comme le font les enfants quand il voit quelqu'un qui a mal.

- Toylord va pas bien ? Il a mal ? Amerlyllian rebondit spontanément sur les questions du petit pour éviter qu'il se mette à pleurer.
- Des vilains messieurs l'ont blessé mais il est brave : il nous a protégées, Rose et moi, tu sais ? Répondit-elle à l'entente du bambin qui fit des gros yeux, regardant le propriétaire des lieux, admiratif. Toylord doit se reposer, désormais.
- Ne t'inquiète pas Gabriel… Je vais bien… Je dois juste respirer… Lady Alice… Vous m'en voyez confus… Mais la vue que vous m'offrez… est certes plaisante et ma foi… plutôt réjouissante mais je dois… me concentrer… Ne vous déplaise…

La charmante Lady se redressa, gênée de la déclaration qui tenait plus du compliments que de la remarque. Toylord respira encore une bonne minute avant que la gracile Lady Alice reprit la parole, se penchant à nouveau sur l'homme-jouet, remettant également une mèche rebelle derrière son oreille. Un mouvement simple mais plutôt charmant.

- Je vous remercie pour votre aide…
- Ce… Ce n'est rien… Je devais… Personne n'a le droit de… Dans mon établissement… La voix bégayante de Toylord traduisait son malaise en présence de la jeune femme qui offrait une vue encore plus réjouissante que tout à l'heure. Belle et douce Lady Alice… Puis-je vous demander de bien vouloir brûler ce mouchoir ? Je vous donnerai l'argent nécessaire pour vous en acheter un autre… Mais je ne tiens pas à ce que mon sang soit retrouvé… Je n'ai rien à cacher, mais étant un ancien docteur, je ne peux permettre que l'on touche à mon sang. On peut faire tellement de chose avec le sang… Ou, au lieu de le brûler, vous pouvez peut-être le sucer ?


Un petit rire aigu, symbole de l'état de fatigue (ou de folie) dans lequel était la pauvre créature, sorti de sa bouche mécanique. Toylord se leva doucement en s'appuyant sur une table. Il manqua de tomber mais se rattrapa. Puis posa une main mécanique sur la hanche de Amerlyllian et prit sa main de son autre prothèse. Puis il se mit à danser en ricanant, entraînant la pauvre invitée de force à danser une valse avec un masque accroché à des habits noirs, haut de presque 2m. Toylord ne fit que quelques pas simples et un peu maladroit. Les Animatrons étaient revenus et ils fredonnaient un air de valse en regardant l'étrange couple danser au milieu de la pizzeria abandonnée. Toylord ricanait toujours. Il était heureux. Mais Amerlyllian allait-elle être aussi heureuse que lui de danser avec cet étrange meurtrier ? 
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Mar 4 Aoû - 18:09

Toylord semblait dépérir sur sa chaise.
Ses constantes étaient aussi faibles qu'irrégulières, tu le ressentais, tu l'entendais. Ceci dit, après quelques instants de silence, le propriétaire des lieux reprit ses esprits, ravalant le sang qui avait envahi sa gorge avant de tousser pour évacuer le reste. Alors que tu t'étais approchée de lui afin de lui parler, il avait rabattu la tête en avant, ayant pratiquement ta poitrine sous le nez. Ton interlocuteur eut du mal à reprendre la parole, te rassurant sur le fait qu'il se devait de faire ce qu'il avait fait puisque personne ne jurait dans son établissement. Ses changements de voix étaient devenus une habitude, tu trouvais ça amusant, intéressant même. Cela ne te choquait point mais, avoir entendu plusieurs voix à la fois se frayer chemin à travers son masque et les animatrons chanter avec lui, tu n'étais pas prête de l'oublier – tu ne pouvais rien oublier, de toutes façons...

Toylord vint même à complimenter la vue que tu lui offrais, rassurant le blondinet – par la même occasion. Sa remarque te fit rougir légèrement, c'est pourquoi tu t'es redressée et tu as reculé : tu n'avais pas fait attention à ton décolleté or, aider cet individu était ta priorité. Les propos de ton interlocuteur avaient été suffisants pour pour te faire douter de son état physique mais, ton attitude semblait le perturber également c'est pourquoi tu ne pouvais pas très bien en juger – et ce, malgré ses ressentis et sa voix entrecoupée :

Ce… Ce n'est rien… Je devais… Personne n'a le droit de… Dans mon établissement… te dit Toylord en bégayant, répétant pratiquement les propos qu'il avait tenu quelques secondes auparavant. Belle et douce Lady Alice… Puis-je vous demander de bien vouloir brûler ce mouchoir ? Je vous donnerai l'argent nécessaire pour vous en acheter un autre… Mais, je ne tiens pas à ce que mon sang soit retrouvé… Je n'ai rien à cacher, mais étant un ancien docteur, je ne peux permettre que l'on touche à mon sang. On peut faire tellement de chose avec le sang… Ou, au lieu de le brûler, vous pouvez peut-être le sucer ?

Le pizzaïolo émit un rire aigu à la fin de sa phrase, te faisant hausser un sourcil avant de sourire : tu ne comptais certainement pas sucer ce sang, tu avais une certaine dignité et faire ce que Toylord avait mentionné – ne serait-ce que pour rire –, allait contre tes principes. C'était comme prendre une infusion de sang... Tu avais déjà essayé de mêler du sang à ton thé mais ce n'était pas pareil. Ce n'était pas... bon, selon toi. Juste buvable. L'étrange jouet se leva doucement, s'appuyant sur une table ; il manqua de trébucher mais se rattrapa avant de poser une main sur ta hanche, saisissant l'une de tes mains avec celle qu'il lui restait de libre. Le propriétaire des lieux se mit à danser, en ricanant, t’entraînant dans ses mouvements. Tu étais bien plus petite que ton partenaire de danse mais cela n'était point handicapant – tu y étais habituée. Les animatrons chantonnaient un air de valse afin de vous accompagner, sous le regard ahuri – mais amusé – du petit Gabriel. Tu aimais bien les valses, les anciennes danses. Quand tu étais enfant, tu avais même fait du ballet mais, lors des soirées, tu t’accoutumais à rester en retrait, évitant de te mêler aux inviter autant qu'il t'en était possible. Il y avait toujours quelqu'un qui était capable de t’entraîner sur la piste de danse et s'en était un honneur pour le concerné – puisque tu refusais la plupart des gens aussi poliment que naturellement.

Ton partenaire actuel semblait heureux, ricanant encore et toujours.
Ton sourire s’élargit en le sachant en meilleur état que tantôt mais tu jugeais qu'il aurait mieux fait de se reposer, quand même. Sans plus de commentaires, t'es laissée guider, dansant avec Toylord – un doux sourire aux lèvres. Ce n'était que pour un soir et, malgré les macabres événement dont vous aviez été témoins, tu étais plus détendue, désormais : ça te faisait plaisir. Après quelques instants de silence tu as posé ton front contre le torse de ton interlocuteur, cherchant à t'assurer que ses organes allaient bien, que leur rythme était redevenu régulier avant de reprendre la parole :

Concernant le mouchoir... ne vous en faites point : je vous le laisse, faites-en ce que qui bon vous semblera. soufflais-tu, levant la tête afin de regarder ton interlocuteur au visage. Vous n'avez pas besoin de me donner quoi que ce soit. Comme la plupart de mes habits, c'est moi qui l'ai confectionné. ajoutais-tu, marquant une nouvelle pause.

Tu étais pensive, mais tu te mouvais avec le sourire aux lèvres – qui, peu à peu, s'effaça, te donnant l'air aussi glacial que triste malgré toi : ton manque d'expression te faisait arbore cet air-là, telle une poupée en porcelaine sur laquelle on avait immortalisé un tel fasciés. Tes iris furent traversés d'une lueur ambrée, signe de curiosité, sans pour autant laisser que cette couleur s'installe. Gabriel vous écoutait, il accompagnait les automates et la danse en frappant dans ses mains au rythme de la valse alors, tu as baissé le ton, adressant quelques mots à l'entente de ton interlocuteur :

Dites... Vous êtes au courant de ce qui s'est passé dans cette ruelle, n'est-ce pas ? continuais-tu, poussant un petit soupir : tu étais distraite mais reconnaissance envers cet étrange individu. Quoi qu'il en soit, je vous remercie de ne point avoir posé des questions. Il n'est point dans mes habitudes de... déborder ainsi mais, tout comme pour ce que vous avez fait quelques instants auparavant, c'était relativement nécessaire...
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Mer 5 Aoû - 15:56

Alors que Toylord et Amerlyllian dansaient sans un mot, le petit Gabriel se mit à taper dans ses mains en rythme (plus ou moins) et se dandinait en regardant, ahuri, les deux danseurs se mouvoir avec grâce. La belle jeune femme posa alors son front sur le torse rétracté de son cavalier. Ses organes allaient bien, mais elle sentait un déformation en posant sa tête. Comme un cavité, causée par quelque chose qui se serait refermé lentement mais avec une pression prodigieuse sur sa cage thoracique. Mais la vampirette fut la première à reprendre la parole, évitant ce détail étrange, au milieu de cette scène de danse improvisée : 

Concernant le mouchoir... ne vous en faites point : je vous le laisse, faites-en ce que qui bon vous semblera. Elle leva la tête afin de regarder son interlocuteur face-à-faceVous n'avez pas besoin de me donner quoi que ce soit. Comme la plupart de mes habits, c'est moi qui l'ai confectionné.

Le Seigneur des Jouets ne répondit pas. Son petit rire aigu était encore audible mais il était bien diminué. Le sourire de la belle aristocrate s'effaça, lui donnant le visage d'une poupée de porcelaine. Après un instant de silence, elle reprit, à mi-voix cette fois-ci, pour ne pas que le petit les entende : 

Dites... Vous êtes au courant de ce qui s'est passé dans cette ruelle, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, je vous remercie de ne point avoir posé des questions. Il n'est point dans mes habitudes de... déborder ainsi mais, tout comme pour ce que vous avez fait quelques instants auparavant, c'était relativement nécessaire...
Néce...ssaire… ? Toylord semblait encore une fois se réveiller d'un doux rêve. Lorsqu'il prononça ce mot, les Animatrons buguèrent un instant, ce qui surpris le blondinet. Oui… C'était nécessaire… Mais ne vous inquiétez pas, toutes les questions auront une réponse un jour… J'en ai autant à poser sur vous que vous sur moi… Ah, mystère étrange… Peut-on espérer tout savoir sans risquer le Purgatoire… Hihihihihi… Quel blague… Une blague tuante…

La voix qu'il venait d'utiliser est une voix connue dans tout Gotham. Cette voix est souvent symbole de mort, de folie, de destruction… C'était le voix du Joker… Toylord vu que sa cavalière fut surprise d'entendre cette voix. Il planta son regard noir dans les yeux rouge de la poupée de chair. En l'entourant de tout son bras, il la pressa contre lui et entama des pas plus frénétiques. La pauvre Amerlyllian arrivait à peine à suivre les enjambées titanesques de la marionnette. 

- Hihihihi… Cela vous surprend ? C'est plutôt drôle non ? De pouvoir faire croire que l'on est quelqu'un d'autre que nous… J'adore cette voix… C'est l'une des plus drôle que j'ai jamais enregistrée. Mais ne vous en faites pas… Cette blague va prendre fin…

D'un coup, d'un seul, Toylord s'arrêta de danser et la belle Lady manqua de trébucher. Elle tomba contre le pantin qui l'entoura complètement de toute la longueur de son corps sinueux et meurtri. Ses bras allaient jusqu'au ventre et son dos était courbé comme un canne à pêche. Tellement courbé que le masque de Toylord touchait les omoplates de la belle femme. Le gérant remonta doucement son masque le long du dos d'Alice jusqu'à s'arrêter à coté de son oreille. Une voix semblable à un râle lui parvint : 

- Vous devez partir… Le petit en a eu assez pour aujourd'hui… Mais vous devez partir… Revenez, seule ou avec des enfants… Revenez quand vous voulez, mais revenez… Laissez-moi juste une adresse… Que je puisse vous revoir… Mais partez… Dans la minute… Sans poser de questions, sans vous retournez une fois que vous serez sorti… Et n'oubliez pas, magnifique Lady Alice… C'est moi… Toylord…

Le pantin repoussa un peu violemment la beauté froide. Ses doigts-robots éraflèrent très légèrement son cou. Une coupure si fine que Amerlyllian la sentit à peine. Toylord ne disait plus rien… Il se dirigeait vers ses robots et s'arrêta devant eux, les bras croisés dans le dos. Les Animatrons étaient parfaitement silencieux. Toylord se tenait, immobile, devant eux. Puis il se retourna. Et dans un grand mouvement de révérence, il cria : 

- C'EST TOUT POUR LE SPECTACLE DE CE SOIR ! REVENEZ DEMAIN ET LES JOURS D'APRES POUR REVOIR TOYLORD ET SES ANIMATRONS, FREDERICO, VIOLIN, NINA ET EDOUARDO. MERCI ET A BIENTÔT !!!


Les robots firent une petite pose quand leur nom arriva, puis retournèrent à leur place, sur la scène et ne bougèrent plus. Toylord se tenait droit comme un piquet, les bras croisés dans le dos, devant une des portes battantes, face à l'entrée. Il ne bougea plus. Il ne parla plus. Il attendait… 
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Lun 31 Aoû - 12:53

Les automates de la pizzeria buguèrent lorsque leur créateur reprit la parole. Tandis que Toylord semblait émerger, comme qui aurait eu un plaisant réveil, ton petit protégé, Gabriel, sursauta, ne prêtant pas attention à vous mais créatures métalliques qu'il aimait tant – d'habitude. Le propriétaire des lieux jugeait aussi que ses actions aient été justifiées, ajoutant qu'il ne fallait pas que tu t'inquiètes à son égard, que « toutes les questions auront une réponse, un jour » puisque tu en avais autant à lui poser – selon lui – qu'il en avait à ton sujet.

Ah, mystère étrange… Peut-on espérer tout savoir sans risquer le Purgatoire… ?

Hihihihihi… Quelle blague… Une blague tuante…
L'entente de cette voix te produit un frisson.
C'était la voix du Joker, l'étrange individu que tu avais rencontré au Pauli's Diner quelques jours auparavant et qui, indéniablement, te devait un dessert. Tu ne craignais point cet homme et, pourtant, tu n'étais pas non plus à l'aise avec lui : il était imprévisible et difficile à cerner. Ses actes ne suivaient aucune logique, en apparence et c'est ce qui te perturbait même s'il pouvait être un vrai gentleman – tu avais bien pu constater quand il faisait la cour au cadavre de Grace Dornfeld, la détective qui avait partiellement découvert ton secret. Cette dernière te faisait du chantage dans le but de t'inclure dans une enquête en tant que consultante, même si elle n'était pas une mauvaise personne, elle avait été exécrable avec toi. Quoi qu'il en soit, l'expression « Mourir de rire » prit sens ce soir là, quand le Joker tua tous les clients et le personnel présent dans ce café de Burnley.

Par ailleurs, pourquoi est-ce que Toylord avait choisir de prendre cette voix ? Avait-il aussi été présent, comme ce 18 Octobre 1998, à Ste. Ann ? Il n'avait guère tort : tu avais maintes questions en tête et qui demeuraient sans élucider, pour l'instant – et tu devras prendre ton mal en patience. Ton interlocuteur sembla plonger son regard dans le tien, accélérant ses pas, les rendant plus frénétiques tout en t'étreignant contre lui. Tu peinais à suivre ses mouvements, à comprendre la tournure de la situation, alors qu'il s'esclaffait :

Hihihihi… Cela vous surprend ? C'est plutôt drôle non ? De pouvoir faire croire que l'on est quelqu'un d'autre que nous… J'adore cette voix… C'est l'une des plus drôle que j'ai jamais enregistrée. Mais ne vous en faites pas… Cette blague va prendre fin… fit le jouet humanoïde, s’arrêtant soudainement, manquant de te faire trébucher.

Ainsi, tu es tombée contre cet individu qui t'entoura avec ses bras, restant penché sur toi. Le visage de Toylord effleurait tes omoplates. Tu avais l'impression d'être dans cocon ou bien, enveloppée par des ailes avec une telle étreinte. Cela ne te déplaisait pas, certes, mais cela tu n'y étais pas habituée. Tu ne savais pas si c'était une preuve d'affection ou autres, tu étais confuse. Ton interlocuteur leva lentement son masque afin de venir te murmurer au creux de l'oreille :

Vous devez partir… Le petit en a eu assez pour aujourd'hui… Mais vous devez partir… Revenez, seule ou avec des enfants… Revenez quand vous voulez, mais revenez… Laissez-moi juste une adresse… Que je puisse vous revoir… Mais partez… Dans la minute… Sans poser de questions, sans vous retournez une fois que vous serez sorti… Et n'oubliez pas, magnifique Lady Alice… C'est moi… Toylord… continua-t-il dans un râle avant de te pousser assez brusquement.

Par mégarde, les doigts de ton cavalier raffolèrent ton cou, faisant perler vaguement quelques gouttes de sang qui n'eurent pas le temps de couler avant que la blessure disparaisse. L'entaille était bien trop fine pour être considérée comme une blessure, c'était comme t'avoir coupé avec du papier : ce n'était rien. Le marionnettiste demeura silencieux quelques instants, tout comme ses animatrons – près desquels il se tint, immobile. Tu as reculé, prenant la main de Gabriel avant de récupérer tes affaires et de cajoler Rose – la gardant précieusement contre toi. À cet instant même, Toylord se tourna, faisant un large mouvement de révérence.

C'EST TOUT POUR LE SPECTACLE DE CE SOIR ! REVENEZ DEMAIN ET LES JOURS D'APRES POUR REVOIR TOYLORD ET SES ANIMATRONS, FREDERICO, VIOLIN, NINA ET EDOUARDO. MERCI ET A BIENTÔT !!! s'exclama-t-il, se tenant droit, les bras croisés sur le dos – ses robots prirent la pose au fur et à mesure qu'ils étaient mentionnés avant de retourner à leurs places respectives.

Le pizzaïolo se trouvait devant l'une des portes de l'entrée, immobile et muet – tout comme toi. Vous vous êtes approchés de lui et tu as brièvement lâché la main de ton protégé afin de prodiguer une légère caressé au propriétaire des lieux, effleurant son masque avec une certaine tendresse – lui adressant un doux sourire ; ce geste et ton regard en disaient long, tu lui souhaitais une bonne fin de soirée tout en lui disant implicitement de prendre soin de lui. Tu l'as regardé quelques secondes avant de baisser la main, pour que le blondinet puisse la saisir. La pluie venait de cesser et, à défaut de pouvoir contacter quelqu'un pour vous ramener à la maison, tu allais devoir prendre des raccourcis et/ou faire des détours, tout en évitant les zones à risque pour les enfants – et cela, en rentrant avant l'aube.

Buh-bye, Toylord ! On reviendra, promis !
Nous reviendrons, oui, ayez la certitude. Je réside à Otisburg, vous n'aurez point de difficultés à me trouver : rendez-vous au Ephemeral Garden, vous serez le bienvenu, sir. soufflais-tu à son entente, lui tournant aussitôt le dos afin de pousser la porte de sortie. Avant de quitter les lieux, tu as pris la parole, une dernière fois : Je vous remercie, de nouveau, pour votre hospitalité et votre aide.

Suite à cela, tu t'es engagée dans les ruelles – le sourire aux lèvres.
Les enfants et toi avez disparu dans la noirceur de Gotham ; le chemin de retour était long.
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   Mar 1 Sep - 12:11

Toylord attendit que Amerlyllian fut partie. Il savait maintenant où aller. Où il allait pouvoir rencontrer de nouveau des enfants. Mais pour l'instant, le problème… Venait de derrière.

Tu pensais sincèrement que tout allait bien se passer ? Tu les as fait partir car tu ne voulais pas qu'il nous voit pas vrai ?

- … 

Le jeu de silence, hein ? Très mature. Après tout, tu n'es qu'un enfant de 1m98,7. Tu es faible… Tu penses que tu pourras la protéger ? De nous ? Mon pauvre Toylord… Tu l'as pourtant vu non ? Elle aime quelqu'un d'autre…

- Peu importe… Je me fiche de cela… Je veux qu'elle soit…

A toi ? Qu'elle t'appartiennes ? Tu comptes la transformer elle aussi ? Qui te dis qu'elle acceptera ?

- Non ! Je veux juste qu'elle soit… Heureuse… Je… Je ne supporterai pas de voir une seule de ses larmes…

Tu es ridicule. Tu crois que c'est si simple ? Tu as oublié qui est ton maître… 


- Tu n'es pas mon maître… Sors de là.

Tu penses que tu as le droit au bonheur ? Après ce que tu as fait ? Après ce que tu leur as fait ? Après ce que tu M'AS fait ? 

- Ça suffit… Sors de ma tête !

Tu n'as plus de tête… Tu n'as plus qu'un masque. Et une forteresse de solitude… 

- Oro-Garganta ! Suffit ! Arrête cela sur le champ !

Je ne peux pas et tu le sait mieux que moi-même. D'ailleurs, ne gaspille pas la goutte de sang que tu obtenu d'elle… Il vaudrait mieux l'analyser non ? Tu as toi-même dit qu'on peut faire beaucoup de choses avec du sang. *cliquetis* Il nous faut de nouveaux Jouets… 

- Oui… Ils vont connaître les joies de la création…

[RP fini !!!]
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MessageSujet: Re: Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]   

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Siren's lullaby : an old dolls' parade. [Pv. Toylord]
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