Batman Legacy


 
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 Retour au travail [PV Joker]

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MessageSujet: Retour au travail [PV Joker]   Lun 8 Juin - 1:31

Tout est noir. Maintenant, quand la nuit tombe, les ténèbres s'emparent de Gotham. Je suis seule. Je suis épuisée. Je n'ai retrouvé personne que je connaissais. Quand les lumières se sont éteintes, j'étais dans la rue. Près du zoo où j'allais assister à une réunion de mon association. Je me suis cachée. J'ai fuis la folie qui teignait la ville de rouge… J'ai fuis mes responsabilités pour rester en vie. Je ne suis qu'une lâche… Mais ça va changer. La rue murmure qu'Arkham est réouvert. Que les malades sont à nouveau pris en charge. Que le Chevalier Noir les traque et les ramène à l'asile… Si je retourne là-bas je serais utile. Je pourrais racheter ma lâcheté.

Les rues défilent, sombres et hostiles. Je me glisse dans les interstices, je me fais ombre. On ne doit pas me voir. C'est comme ça que j'ai réussi à m'en sortir. Je me demande si on me reconnaîtra… Mes cheveux lisses sont détachés. Au lieu d'une blouse blanche j'ai un sweat-shirt noir, aux couleurs de l'association de protection animale. Ma chemise rouge a laissé la place à un t-shirt blanc orné d'une dame de carreau. Ma jupe crayon, que je ne mets (ou plutôt, ne mettais) qu'à l'asile est remplacée par un jean délavé… Et les chaussures à talons rouges, qui m'annonçaient dans les couloirs, se sont changées en baskets grises. On peut aussi mentionner que je ne porte pas mes lunettes. Je commence à m'inquiéter. Et si on ne me laissait pas entrer ? Et si on me prenait pour une usurpatrice, ou pire, pour Jane Doe ? Je tente de me ressaisir. Il faut que j'ai confiance… Il y aura bien un infirmier, un gardien, ou mieux, un psychiatre, qui saura qui je suis. Au pire, je n'aurais qu'à révéler les dossiers des patients. Oui. Tout ira bien…Je pourrais aider. Je ne fuirais plus.

Une silhouette se détache au coin d'une rue. Je me fige derrière une poubelle. Ne plus bouger. Etre invisible. Se fondre dans le noir… La silhouette repart. J'attends encore quelques minutes avant de reprendre ma route. Je ne suis plus très loin… Mais la cathédrale sonne déjà quatre heures du matin. Bientôt le soleil va se lever. Et je serais vulnérable. Il faut que j'arrive avant le jour…

Je m'élance. Mes chaussures de sport amortissent le bruit de ma course. L'adrénaline me fait tenir, malgré ma faim et ma fatigue. Je dois y arriver ! Je me concentre sur mon point d'arrivée. Tout est si noir autour de moi… Mais ne dit-on pas que les heures les plus proches de l'aube sont les plus sombres ? Je m'oriente comme je peux, suivant le trajet du bus que je prenais le matin. Cependant je perds un peu la notion du temps et de l'espace. Je m'égare un peu, fais des détours pour éviter les autres habitants. Peu à peu la ville s'éclaire. Le ciel vire au rose tendre, au bleu clair. Je m'avance dans l'allée. Je m'autorise enfin la marche. Et alors que je sonne au portail, le soleil levant éclaire les lettres tordues.


Arkham.
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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Lun 8 Juin - 10:38




Laugh Clown, Laugh !

Section Interdite du Manoir Arkham.

L'asile d'Arkham était dans un tel état ! Quelle triste fin pour ce pauvre Eric Border, maiiiis la vie continue, la folie aussi. Le Joker venait de quitter les bâtiments de l'asile d'Arkham, laissant un Batman sombrer dans l'inconscience et la folie ? HA ! Comme le Joker aimerait tant voir un spectacle pareil ! Le Joker venait de quitter les soins Intensifs, après une dernière petite visite à Mahreen, la jeune infirmière qui avait tellement aidé ce pauvre Eric Border dans sa lutte contre la folie et dans sa croisade pour faire d'Arkham un phare pour la ville et sa population. La pauvre ! Quand elle a apprit que tout n'était qu'une sombre blague, la jeune femme s'est tirée une balle dans le crane, une bien pauvre fin, pour une si talentueuse infirmière. Le Joker croyait que les musulmanes n'avaient pas le droit de se suicider ? Comme quoi, à Arkham, tout pouvait être possible. Après avoir raconté ce triste état de fait, le Joker enleva la blouse étiquetée Eric Border et la jeta sur le cadavre de Mahreen, un grand éclat de rire résonna dans les couloirs de l'asile. Tandis que le Joker regardait si il n'y avait pas quelques copains à libérer, le Joker se dit que ça n'en valait pas la peine, Batman avait tellement de choses à subir et que ce n'était pas du menu fretin qui l'arrêterait. Se dirigeant d'un pas assuré vers le portail qui ramenait à l'entrée de l'asile, le Prince du Crime sentait la douce caresse du vent dans ses cheveux verts, son sourire était plus étiré que d'habitude, son regard plus fou et plus joyeux dirons-nous. Et alors, ce fut l'hallali ! Une petite chose essayait de rentrer dans Arkham, qui serait assez cinglé pour pouvoir y rentrer de son vouloir ? Le soleil commençait à se lever, dissipant les ténèbres, révélant le visage du Joker, et celui, avec un grand sourire, fixa son regard sur la dénommée Harleen Quinnzel qu'il reconnut.

- "Bonjour docteur Quinnzel, je vous cherchais justement."


Dit-il le plus calmement du monde, et de la façon la plus sereine qui soit. Son sourire s'étirait une nouvelle fois, révélant ses dents de prédateur, fixant la jeune femme de plus belle. Elle était là, séparée par cette grille que le Joker pouvait ouvrir d'une traite, ils se fixaient, l'un l'autre. Quelque chose disait au Joker qu'Harleen Quinnzel pouvait être importante, qu'elle pouvait apporter une espèce de grain de sel au rouage du chaos. Quelque chose lui disait qu'elle pouvait être "mieux" que ce qu'elle n'était. Pour tout dire, Harleen Quinnzel avait cet espèce d'acronyme qui rappelait que son nom pouvait faire "Arlequin", un nom tout à fait génial et tout à fait dans l'esprit du Joker.

- "J'ai besoin d'un docteur, d'une thérapie, d'une envie de viiiiivreuuuuh. Pouvez-vous m'accorder votre aide ?"


Le Joker, dans une terrible manière de vouloir sublimer l'acte et les paroles, se posait à genou devant la jeune femme, complètement offert, et un visage presque humain dans ses yeux. On aurait dit un Roméo prostré devant sa Juliette, prêt à tuer n'importe qui dans le monde pour les beaux yeux d'une blonde. Quelque part, elle lui rappelait terriblement Jeannie. Est-ce qu'elle pouvait prétendre l'être ? Pouvait-elle être comme sa Jeannie ? Ou bien n'était-ce encore, qu'une origine farfelue du Joker qu'il se croyait véridique ?

- "Docteur Quinnzel, acceptez-vous d'être celle qui sanglera ma camisole de force ? Celle qui me donnera la soupe et qui me fera expérimenté les électrochocs ?"


Le Joker ricana d'un bon rire, il se releva et essuya une larme dans l'un de ses yeux. Ricanant toujours, il regarda la pauvre jeune fille avant de dire d'une voix riante.

- "Je mérite un Oscar pour cette performance, encore mieux que Titanic hihihihihi. Et la bonne nouvelle ! C'est qu'on aura pas besoin de Céline Dion hahahahaha !"


Il éclata d'un grand rire, pour tout dire, le Joker avait regardé pendant deux minutes Titanic avant d'avoir envie de se tirer une balle dans le crane, Jackanapes, lui, enfin, le singe du Joker, avait apprécié cette stupide vidéo, mais le Joker ... Non ! Plus jamais ! Mais revenons à nos moutons, et occupons-nous du cas de la pauvre jeune femme qui était maintenant, dans la ligne de mire du Joker. Pourquoi souhaitait-elle rentrer dans cet asile ? Il n'y avait plus rien, plus rien d'importance du moins. Excepté peut-être un Batman enfermé dans un cachot, délirant surement et bavant comme un porc ? Ou bien le cadavre d'une infirmière qui a cru en sa mission et qui a vu qu'elle n'était que folie ? Les joies de la monstruosité ambiante de Gotham City. Ses joies et surtout, ses peines.

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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Mar 16 Juin - 18:09

- "Bonjour docteur Quinzel, je vous cherchais justement."


Cette voix. Je me fige. Devant moi, le Joker, éclairé par le soleil matinal comme une vision d'espoir. Ou plutôt de désespoir vu le contexte… Il m'a reconnue, mais je n'en suis pas particulièrement ravie. Car son sourire, son regard, me rendent mal à l'aise. Et pas de blouse blanche pour me cacher. Car pour moi, l'habit fait le moine, ou du moins, chaque tenue est un déguisement. Et pour l'instant, je suis qu'une gamine dans son sweat-shirt trop grand… Il faut néanmoins que je me ressaisisse sinon il va me dévorer.


Je me redresse. Me cambre un peu pour avoir la tête droite. Et pour me grandir un peu, ça ne peut pas faire de mal maintenant que je n'ai plus mes talons hauts. Il me cherchait ? Mais avant que je puisse répondre, il enchaîne :


- "J'ai besoin d'un docteur, d'une thérapie, d'une envie de viiiiivreuuuuh. Pouvez-vous m'accorder votre aide ?"


Il se met alors à genoux, en une parodie ridicule de demande en mariage. Je fronce les sourcils, sans le quitter des yeux, attendant de voir où le numéro du clown me mènera…


- "Docteur Quinzel, acceptez-vous d'être celle qui sanglera ma camisole de force ? Celle qui me donnera la soupe et qui me fera expérimenter les électrochocs ?"


Je pouffe. Pour la première fois depuis bien longtemps, je souris, proche du rire. La situation est vraiment loufoque... Mais je me reprends très vite, coupée nette dans mon élan par le rire titanesque de mon (ancien?) patient. Il écrase une larme tout en se relevant, goguenard.


- "Je mérite un Oscar pour cette performance, encore mieux que Titanic hihihihihi. Et la bonne nouvelle ! C'est qu'on aura pas besoin de Céline Dion hahahahaha !"


Il continue de rire, perdu dans sa folie. On doit l'entendre dans tout Gotham… Mais vu les circonstances, qui se risquerait à affronter le Joker, Prince autoproclamé du Rire et du Chaos ? Certainement pas moi. Je n'ai pas d'infirmiers costaux derrière moi, ni de tranquillisants. Les seules armes en ma possession ne me seront guère utiles contre lui. Et pour tout dire… Je n'ai pas envie de le tuer. Mon but est de soigner. D'aider. Pas d'assassiner… Je me sens d'un coup très fatiguée. Il faut dire que j'ai couru toute la nuit, vers un espoir qui au final vient de se briser. Je n'ai pas envie de me battre.


- « Ce n'est pas plus mal si on peut se passer de la version chantée de Titanic en effet... »


Si le Joker est ainsi en liberté, alors le lieu sûr que j’espérais n'est plus. Arkham est retombé aux mains des fous. Je ne pourrais certainement pas exercer là-bas. Ni ailleurs d'ailleurs… Autant retourner au zoo, et rejoindre un groupe pacifique. Mes connaissances médicales devraient m'aider à m'intégrer. Je recule de quelques pas.


- « Adieu Joker. Je suppose que je n'ai rien à faire ici. »


Je continue de reculer encore un peu puis tourne les talons. Je reste attentive aux sons. Surtout à ceux de la grille… Il ne faudrait pas qu'il m'attaque dans le dos non plus.
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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Mar 16 Juin - 19:10




Laugh Clown, Laugh !

Et par un léger tour de clé, le Joker ouvrit la grille avant de rattraper cette chère doctoresse qui semblait vouloir prendre la tangente. Quelle pauvre demoiselle, si triste, si serrée, si ... Enfermée dans son travail. Tellement brisée par la vie qu'elle a fait de ses études et de son domaine de soins une priorité dans la vie. Une tristesse quand on savait qu'elle était un joli bout de femme quand on y pensait bien. La grille s'ouvrit sur un son rouillé, les statues d'Arkham qui gardaient l'entrée offraient un décor sinistre au lieu, tandis que les arbres morts qui entouraient la route de l'asile étaient depuis longtemps, une partie annexe des effets horribles de l'asile. Elle avait tenu jusqu'à ce moment, oui, elle avait tenu, et maintenant elle s'apprêtait à craquer, à craquer vers le point de rupture. Tu sais ce que ça fait de tout perdre d'un seul coup ? Sans jamais retrouver un point sur lequel t'accrocher ? Le Joker savait ce que cela faisait, il était passé par là lui aussi. Et attrapa de ses grands bras la jeune femme, le Joker la gardait près de lui, enserrée sous son épaule. La gardant légèrement captive, de toute manière, elle ne pouvait pas s'échapper très loin, surtout avec un des pires psychopathes de Gotham City à ses côtés. Elle pouvait sentir le bras du Joker autour de son cou, sentir son odeur et bien entendu, voir de plus près dans ses yeux, ce sentiment de folie qui l'habitait en permanence. Il prit néanmoins une voix plus douce, plus triste, plus ... Humaine, sans faux semblant, sans rien ...

- "Vous savez ce qui est terrible ? C'est de voir que tout ce que l'on peut faire dans sa vie, tout ce que l'on bâti, peut vite s'écraser comme un château de cartes, pour un rien, pour rien ... Haha, c'est drôle non ?"


Le sourire du Joker s'effaçait d'un coup, comme si l'Homme qui était à l'intérieur tentait de parler, de s'exprimer, ce serait bref, surement, mais tellement possible qu'une des nombreuses personnalités du Joker puisse faire revenir un ancien démon brisé par la folie. L'Homme s'appelait jadis Jack, il avait eu une femme, un enfant à naitre, et puis soudain ... Tout lui retombait sur le coin de la gueule. Sa femme avait eu un accident avec le chauffe-biberon hahaha, c'est dingue hein ? Avec un appareil aussi ridicule ! Puis, il est tombé dans la cuve d'acide et il était devenu ... Non ... Tout cela avait changé du tout au tout, comme si l'on ne pouvait pas être le véritable acteur de son destin, comme si tout cela était écrit à l'avance. Comme si ... Comme si le destin vous faisait une vilaine blague. Horrible, dégueulasse et monstrueuse.

- "Et puis au final, on se rend compte que tout ce que l'on a fait n'a servi à rien. Que tous ces efforts, ces peines, ces joies, tout ça n'est qu'une mauvaise blague et que la cruelle vérité vous saute aux yeux. Vous n'êtes qu'un pion dans tout ça, et vous subissez votre destin. N'essayez pas de le combattre, il vous aura, vous et votre peau."


Puis, le Joker éclata d'un grand rire, quelques larmes perlèrent dans ses yeux qu'il nettoya rapidement, sans que le Docteur Quinzel ne puisse le voir. Il retourna son visage blanc vers elle, un grand sourire était à nouveau sur son visage de hyène, pendant un instant, une personnalité était revenue, puis elle avait disparu, comme par magie, comme par enchantement. La magie du moment peut-être ? Peut-être que oui, peut-être que non ... Personne ne peut le dire vraiment. Pour ce qui est de la suite des évènements, le Joker avait une idée, une idée folle. Une idée qui pourrait surement briser de nombreuses barrières. Son regard était peut-être un peu plus doux, peut-être. Dans sa tête trottait cependant quelques idées assez intéressantes. Le Joker avait de nombreuses lubies, mais il était, et le savait lui-même, un grand romantique, passionné et terriblement fou de ses pulsions. Il n'aimait que lui, et que lui-même. Pourtant ... Parfois ... Certaines émotions pouvaient jaillir de son cœur, même si parfois c'était bref. Très bref. Et pourtant, l'organe palpitant du Joker avait éprouvé quelque chose qui ressemblait vaguement à de l'attachement, à quelque chose qui ressemblait à de l'amour. Dingue idée pas vrai ? Et pourtant, il l'avait senti lui aussi. Même s'il était tiraillé entre l'idée de la tuer, il éprouvait aussi quelque chose, quelque chose qui l'attirait près d'elle, comme une mouche vers du sucre. Subitement, son esprit lui rappela un détail.

- "Vous vous rappelez de ces roses que l'on vous a livré anonymement dans votre bureau ?"


Le sourire du Joker s'étira un peu plus, et l'instant suivant, le Prince du Crime embrassa Harleen Quinzel pendant un petit moment. Puis, il la relâcha, reculant petit à petit, son visage empreint de calme et de son sourire presque doux. Il jeta la blouse blanche qu'il avait porté au sol avant de dire ces quelques vers, tendres et doux.

- "Je peux sourire, mais c'est très extérieur. Mon rire moqueur, un rien ne désarme. Si vous sondiez mon coeur, tout baigné de larmes ... Vous verseriez avec moi un pleur."


Ne s'attendant à rien d'autre. Le Joker était certain d'avoir envouter cette créature. Peut-être que oui, peut-être que non. Au fond de lui-même, le Joker se voyait comme un incessant narcissique, mais il lui arrivait de pouvoir se sentir humain. Se sentir humain ... D'éprouver quelque chose qui ressemblerait peut-être à de l'amour ? Peut-être ? Dévoilant son plus beau sourire et son plus beau profil, il la regardait une nouvelle fois, pris de sa folie, de son attachement pour cette blondinette doctoresse. On pouvait se demander si cela n'était pas de la manipulation ? Ou bien l'émergence d'une nouvelle lubie dont il avait le secret ? Et si pour une fois, le Joker pouvait vraiment éprouver des sentiments ? Et s'il le pouvait vraiment ? Pouvait-il guérir ? Cela pourrait être une terrible nouvelle pour le Docteur Quinzel qui tiendrait là, un superbe sujet du livre qui la rendrait célèbre.

- "Je ne peux pas me résoudre à vous tuer, sans vous, la vie serait si ... Fade."



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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Mer 17 Juin - 16:11

Les arbres morts m'escortent, tandis que j'avance à petits pas. Mes jambes courbaturées se plaignent du traitement que je leur ai fait subir cette nuit. Il va néanmoins falloir que je rentre vers le zoo, me terrer dans la tanière désertée d'un des animaux. Puis me lier avec un des groupes avoisinants… Le stock de conserves trouvé lors des premiers jours de panique est quasiment épuisé, je ne pourrais pas compter dessus. J'entends alors la porte qui s'ouvre. La grille semble gémir, et son son déchirant me donne des frissons... Avant que je puisse me retourner, il m'a déjà rejointe. Et enlacée.

Je sens un pic de panique accélérer mon rythme cardiaque. Je tente de me dégager mais son bras sur mon cou m'en empêche. Il sent la poussière, et une odeur étrangement familière. Je n'arrive pas à la définir, et ça ajoute à ma confusion. Que fait-il ? Va-t-il me tordre le cou pour se venger de son internement ? M'amener à ses co-détenus pour qu'ils puissent eux aussi prendre leur revanche ? Ou n'est-ce qu'une autre de ses manipulations malsaines ? Je croise son regard en tournant la tête, et j'y vois tout ce que j'ai voulu combattre. La folie latente, la pire, car elle se substitue à l'état normal de l'individu. Celle qui devient plus normale que la bonne santé mentale…. Il prend alors une voix douce, comme celle d'un enfant trop vite grandi. Son bras appuyant sur ma trachée m'empêche néanmoins de le prendre vraiment en pitié.
- "Vous savez ce qui est terrible ? C'est de voir que tout ce que l'on peut faire dans sa vie, tout ce que l'on bâti, peut vite s'écraser comme un château de cartes, pour un rien, pour rien ... Haha, c'est drôle non ?"
Il arrête d'un coup de sourire et je ressens une compassion incongrue dans ce contexte à son égard. On ne devient jamais fou par choix. Il a souffert tellement que c'est devenu sa seule porte de sortie. Chacun gère les choses tragiques de la vie différemment. Certains se perdent dans leurs études. Certains abusent de petites filles. Et d'autres deviennent fous. Bien sur, il y a tout de même des options meilleures que d'autres…

- "Et puis au final, on se rend compte que tout ce que l'on a fait n'a servi à rien. Que tous ces efforts, ces peines, ces joies, tout ça n'est qu'une mauvaise blague et que la cruelle vérité vous saute aux yeux. Vous n'êtes qu'un pion dans tout ça, et vous subissez votre destin. N'essayez pas de le combattre, il vous aura, vous et votre peau."
Avant que je puisse répondre, il éclate de rire. Ce son caquetant m'agresse et je ferme les yeux par réflexe en me crispant. Il résonne dans mes oreilles, comme dans un cauchemar… Les clowns terrifient les enfants, et je comprends bien pourquoi. Si je pouvais, je partirais en courant, ou du moins, me mettrait les mains sur les oreilles… Mais il m'immobilise, m'emprisonne. Pourquoi les hommes ont-ils besoin de se sentir maîtres de la situation pour se confier ? Pourquoi mettent-ils leurs confidentes plus bas que terre pour daigner descendre un peu de leur trône en carton ? Je ne comprends pas… Le rire se calme, je rouvre les yeux timidement. J'ai peur. Je sens le poids de mon pistolet au niveau de mon mollet, mais je ne peux pas l'atteindre. Je ne peux pas non plus récupérer le couteau de cuisine, placé de l'autre côté. J'ai beau être armée je suis vulnérable… Et il le sait.
- "Vous vous rappelez de ces roses que l'on vous a livré anonymement dans votre bureau ?"
Je le regarde, ayant peur de comprendre ce qu'il sous entend dans cette question. Sont-elles de lui ? Je pensais qu'elles étaient de Jonathan… Je prends alors la parole. Ma voix est douce, bien qu'un peu tremblante hélas.
- « Oui… Oui je m'en souviens. Serait-ce possible que... »
Il m'embrasse. Le Joker, l'un des plus grand psychopathes de cette ville de cinglés est en train de m'embrasser. Ses lèvres sont étonnamment chaudes. Je pensais qu'elles étaient froides comme de la chair morte, mais il n'en ai rien. Je ne réponds pas à son baiser. Trop surprise. Et avant que j'ai eu le temps de vraiment réaliser, il m'avait lâchée. Il se recule de quelques pas, lentement. Comme gêné. Je me retourne pour le suivre du regard...
- "Je peux sourire, mais c'est très extérieur. Mon rire moqueur, un rien ne désarme. Si vous sondiez mon coeur, tout baigné de larmes ... Vous verseriez avec moi un pleurs."
Je m'attends à ce qu'il éclate de rire à nouveau mais non. Il reste sérieux, presque trop sérieux. Et je ne sais pas si ça me terrifie plus ou moins que son rire. Je murmure un « Pourquoi ? », presque plus pour moi même que pour lui. Je ne comprends pas… Et sa réponse me perd encore plus.
- "Je ne peux pas me résoudre à vous tuer, sans vous, la vie serait si ... Fade."
Il ne veut pas me tuer, donc il m'embrasse ? C'est un raisonnement de fou… C'est d'ailleurs bien le cas de le dire. Ma surprise et ma peur ont laissé place à la colère. Pour tous, je ne suis qu'une poupée. Une jolie Barbie blonde, sans cervelle et sans grand intérêt mis à part pour les choses de l'amour. Ou pour être écouté. Même les psychopathes ne me considèrent qu'ainsi. Un joli corps et des oreilles, voilà tout ce qu'il me faut pour leur plaire. Et une bouche, mais juste pour poser des questions. Sur eux bien entendu… Qui je suis. Ce que je pense. Ils s'en foutent. Personne ne s’intéresse à moi, pour moi. On s'intéresse à moi pour se soulager, psychiquement et physiquement. Malgré ses grands airs et ses vers, le Joker est comme ceux qui l'ont précédé. Narcissique. Égocentrique. Il n'aime que lui même. Seuls les miroirs peuvent être dignes d'intérêt. Et j'ai encore fait l'office de miroir.

Sans davantage le regarder, je me baisse et sors mon pistolet, que je mets dans la poche ventrale de mon sweat-shirt, et mon couteau que je cale au niveau de ma hanche gauche. Puis je tourne les talons. J'ai assez traîné ici. Le Joker n'a qu'à se trouver quelqu'un d'autre pour le refléter. Moi, j'ai assez donné.
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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Sam 20 Juin - 10:32




Laugh Clown, Laugh !

Prenant la jeune femme par les mains pour ne pas qu'elle s'en aille, le Joker se posa à genoux, devant elle, presque sincère, presque humain, malgré son sourire étiré par les produits chimiques, avec un grand regard perdu dans les yeux de la jeune femme. Oh bien sur, combien d'hommes n'avaient-ils jamais fantasmé de se faire la jeune docteur, combien d'hommes avaient-ils désiré la tringler dans les vestiaires de l'asile d'Arkham. Le Joker avait même déjà entendu Lyle Bolton, un des gardiens du zoo, un primate en chef, dire qu'il se ferait un plaisir de la coincer dans un couloir et de lui montrer ce qu'est un vrai mâle. Ce à quoi le Joker avait répondu, de derrière sa vitre, un sourire malsain sur le visage, que si jamais Bolton, ou un de ses sbires faisaient du mal à la jeune femme, il se ferait un plaisir d'arracher leurs yeux et de les greffer à la place de leurs couilles. Bolton tenta de faire taire le Joker en le cognant pour menaces envers un gardien, mais ce soir-là, en rentrant chez lui, Bolton fut saisit par la menace. Son magnifique écran plat, sa superbe acquisition, sa télévision de rêve, avait été détruite. Un petit smiley sur les restes pour faire comprendre de qui venait l'ordre. Et Bolton s'était tenu à carreaux, et jamais plus, il n'avait ennuyé cette chère Harleen Quinnzel. Bien sur, le Joker avait nourri ce doux rêve, celui de transformer cette pauvre jeune femme effacée, cette pauvre demoiselle si renfermée, en quelque chose de plus ... Magnifique. En quelque chose de plus fantaisiste, qu'elle puisse profiter de la vie et de ses désirs. Tenant toujours la jeune femme par les mains, le Joker restait quelqu'un de dangereux, mais dans ses yeux, quelque chose semblait dire la vérité, comme si Harleen n'était autre que sa Jeannie disparue. Avait-elle existé au final ? Le Joker était saisit par la ressemblance, si vraie, si frappante, il ne lui manquait plus que le ballon avec l'enfant dedans, et ce serait la copie conforme. Caressant des doigts la peau de la jeune femme, le Joker était comme passionné, fou, excentrique. Conscient que la jeune femme était armée, le Joker saurait trouvé les mots pour la protéger et la rassurer.

- "Rien dans les mains, rien dans les manches. Attention ..."


Se relevant, le Joker fit apparaitre grâce à un petit tour de magie un poisson Joker qu'il tenait dans sa main gauche. Regardant le poisson Joker lui rendre son sourire, le Joker regarda la jeune femme avec un air stupéfait. Comment un truc aussi drôle pouvait avoir été placé là ? Et surtout pourquoi ? C'était surprenant, enfin, pas dans le sens où le Joker pouvait être lui-même surprit par une telle excentricité, mais ... C'était plus une surprise agréable pour lui aussi.

- "Oups, je crois que ce sera pour une autre histoire ça !"


Jetant le poisson Joker par-derrière lui, le Joker regarda à nouveau Harleen avec un regard presque complice. Montrant ses mains et ses manches, le Joker fit apparaitre cette fois une carte à jouer. Celle du Joker. Grognant légèrement, le Joker jeta les cartes à son tour, avant de retenter une dernière fois son tour de passe-passe. Le grand Proscuito lui en avait apprit des tonnes dans sa jeunesse. Enfin, si on pouvait dire ça comme ça. La troisième tentative fut la bonne, et trois roses sortirent de ses manches. Par magie, qu'il tendit alors à la jeune femme.

- "Permettez-moi d'être votre obligé, docteur Quinzel. Je ne m'intéresse qu'à la personne que vous êtes vraiment à l'intérieur, vous êtes celle qui me fascine et je me sens bien petit face à vous. Vous obsédez mon âme de clown et j'aimerais connaitre mieux la douce et adorable demoiselle qui sommeille en vous."


Les propos du Joker sonnaient si vrais, si humains. Comment un monstre comme ce clown pouvait-il espérer avoir un excellent jugement auprès d'aussi austère demoiselle ? Comment osait-il même espérer tant de choses ? Non, c'est sur, le Joker ne partait pas du bon départ avec elle, et même, il n'aurait rien à espérer de ce point de vue là. Elle n'était qu'une docteur froide et sèche, qui se refusait d'admettre la triste réalité de sa vie. Et elle refusait même l'aide du Joker. C'est alors qu'un oiseau passa dans le ciel, au-dessus du petit couple. Et soudain, l'oiseau devint plus léger, larguant sa dose de guano sur l'épaule du Joker. Le spectacle en devint pathétique, tellement pathétique que le Joker ferma d'abord les yeux, les rouvrit pour mieux voir la tâche blanche sur son costume noir, et il regarda Harleen avec un sourire presque amusé.

- "Heh ... Je pensais m'envoler, mais même les oiseaux me trouvent navrant."


Et alors il éclata d'un rire. La scène était cocasse. Il espérait néanmoins que la scène ferait rire la jeune demoiselle. C'était ça le plus drôle non ? Savoir rire de soi-même en toute occasions, c'était ça la classe. La seule, l'unique. Et le Prince du Crime savait que cela ne pouvait qu'être l'occasion de bâtir quelque chose de fou avec la jeune femme. Sincèrement, il espérait l'entendre rire, au moins une fois. Une putain de fois dans sa vie de clown criminel. Rien n'est plus beau qu'un rire franc et doux, un rire si tendre qu'il vous emporte vous aussi sur le chemin de la franche rigolade et des blagues.

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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Jeu 2 Juil - 22:14

Il me rattrape alors et me prend les mains avant de se mettre genoux. Je me crispe, m'autorisant même à le fusiller du regard. Je tente de dégager mes mains de cette étreinte froide. Il resserre sa prise, sans sembler en colère. J'ai l'impression que la maîtrise de la situation ne cesse de passer de lui à moi, de moi à lui. A un moment, il domine la conversation, et je dois m'écraser. A un autre c'est lui qui se montrera vulnérable, plus… Humain. Enfin, aussi humain que le Joker peut être bien sûr. Et donc je pourrais me permettre des attitudes dignes d'une diva offensée. C'est étrange. Mais je connais ce jeu. J'ai été formée pour ça après tout. Autant m'en servir… Il me caresse la peau, et je dois retenir un haut-le-cœur. Ne me touchez pas. Ne me touchez pas. Ne me touchez pas. Lâchez moi !

- « Lâchez moi. »

Je ne peux empêcher ma voix de trembler. C'est comme une réaction allergique. Je ne supporte pas qu'on me touche sans que je l'ai permis. Je suis maîtresse de mon corps. Pourquoi ces mâles stupides, complexés par leur organe tiède et moite, ne peuvent pas le comprendre ? Je fais un mouvement pour attraper mon arme, mais il obtempère comme si je n'avais rien dit. Comme si ça venait de lui. Ses gestes sont contrôlés. Ni trop rapides, ni trop lents. J'ai les mêmes quand j'essaie de récupérer un animal blessé. Je ne pensais pas qu'il puisse être prévenant… Sans perdre le fil de sa conversation, le clown décide de faire honneur son personnage, et murmure en souriant :

- "Rien dans les mains, rien dans les manches. Attention …"

Il se relève et fait apparaître un petit poisson. Je fronce les sourcils, surprise, et l'air aussi stupéfait que moi du « magicien » me fait pouffer et sourire. Je ne comprends pas pourquoi il se donne cette peine, ni ce qui va m'arriver. Je crois que je m'en fiche un peu. L'instant présent compte plus que le futur…

- "Oups, je crois que ce sera pour une autre histoire ça !"

Il jette le poisson derrière lui, et retente son tour. Cette fois, c'est une carte du Joker qui apparaît. Dommage, j'aurais préféré une dame de carreau. Enfin, je ne peux pas dire que ça ne fait pas sourire, ce serait mentir. Surtout lorsque qu'il grogne pour montrer que ce n'était pas prévu. Il me fait soudain penser à un bouledogue français. Et imaginer un de ces chiens, teint en vert et blanc, maquillé comme le clown, et sourire comme lui, c'est plutôt comique. Il finit par réussir son tour (je suppose) et à sortir trois roses de ses manches. Les roses étaient un peu abîmées, et visiblement récupérées dans les jardins d'Arkham mais l'intention est louable… Et la lumière du soleil levant sur les pétales veloutés est magnifique. Peut être que le Joker n'est pas aussi horrible qu'on le dit ? Peut être peut-il être sauvé ? Je me prends à y croire...

"Permettez-moi d'être votre obligé, docteur Quinzel. Je ne m'intéresse qu'à la personne que vous êtes vraiment à l'intérieur, vous êtes celle qui me fascine et je me sens bien petit face à vous. Vous obsédez mon âme de clown et j'aimerais connaitre mieux la douce et adorable demoiselle qui sommeille en vous."

Mon enthousiasme retombe. Il gâche toujours tout… Il prétend s'intéresser à qui je suis, mais me qualifie de fascinante, de grande, de douce et d'adorable. Même Bolton ne m'a pas fait l'affront de me lier à ces adjectifs. Je ne suis qu'une gamine ordinaire, souillée et amère. Je me réfugie dans mon palais mental pour échapper au monde qui passe son temps à me blesser. J'ai envie de le frapper, de lui hurler qu'il se trompe. Qu'il m'idéalise, alors qu'au fond, je suis bien plus répugnante que lui. Et que ça fait bien longtemps que je ne suis plus une demoiselle… Mais un oiseau décide de se soulager sur son épaule et la scène devient tellement risible que j'éclate de rire. Je ne peux pas arrêter et ça devient un fou rire incontrôlable, qu'on peut sans doute entendre dans tout Gotham. Le Joker rit en même temps que moi, et ça ne fait que redoubler notre fou rire. J'en ai les larmes aux yeux. Et quand enfin on se tait, c'est davantage à cause du manque d'air qu'à cause de notre calme.

« Si vous voulez vraiment être mon obligé Joker, vous devez essayer de vous soigner.  De vous sauver... »
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MessageSujet: Re: Retour au travail [PV Joker]   Dim 5 Juil - 17:49




Laugh Clown, Laugh !


- "Maiiiiiiis, je n'y arriverais pas seul, Doc."


Le Joker passe alors ses doigts gantés dans une mèche de cheveux blonds, la senteur était agréable, douce, terriblement ennivrante et elle avait un côté assez délicieux quand on y pensait. Elle pouvait être comestible cette minette ? Peut-être ... Suffisait de bien cuire la viande pour en garder la beauté de la déguster. Trêves de plaisanteries, elle avait néanmoins un certain intérêt pour le Joker, et sa passion pour vouloir aider les gens faisait penser à Batman. Lui aussi voulait aider cette pauvre ville, et lui aussi était désespéramment triste à en pleurer. Des tragédies, naissent souvent les meilleures comédies non ? Le Joker et le Batman n'étaient que les deux faces d'une même pièce. Le bien et le mal, même si le Joker ne croyait pas vraiment en cette idée. Pour tout dire, la seule raison pour laquelle le Joker aimait cette idée, c'était qu'elle le confrontait sans cesse à son ange ténébreux de la nuit. Regardant avec un regard, presque humain, le jeune docteur, il sourit, après le grand fou rire qu'ils eurent ensemble.

- "Il est fou tu sais ..."


Mimait le Joker, deux doigts rattachés à chaque côté de son crane, mimant le masque du légendaire Batman. Il était fou, tout autant que le Joker, mais contrairement au Joker, il se laissait embrigader dans une erreur colossale. Celle de croire qu'il pouvait y'avoir une justice, une vérité, une sainte croisade dans un monde qui se moquait éperdument de lui. L'atmosphère était étrange, comme suspendu, comme si quelque chose allait attacher ces deux êtres ensemble. Bien sur, elle, elle était une pauvre petite infirmière, et lui, c'était le pire des fléaux de la ville. Mais il y'avait quelque chose, quelque chose dans la démarche, quelque chose qui hypnotisait les deux personnages. Son sourire était toujours là, toujours rouge, étiré, et terriblement séduisant pourtant. Réfléchissant de près à ses prochains mots, pour gagner la confiance de la jeune femme, le Joker sortit cette fois, une nouvelle fleur, une petite fleur de sous sa veste. Il la plaçât dans la main de la jeune fille et la fleur péta. Provoquant le rire du Joker une nouvelle fois. Une fleur pétante, c'était un de ses délires personnels, mais c'était le Joker hein. Reprenant son calme, le Joker parut désemparé, passant du rire à ... de la peur ?

- "Dès que j'essaie de faire quelque chose dans cette ville, il me colle, me harcèle, me pousse à faire des choses horribles. Oui, il me fait peur, il me terrorise ! C'est lui qui m'a poussé dans la cuve d'acide, et à chaque fois, j'ai l'impression qu'il va venir finir le travail. Il m'en veut ! Il me pourchasse et je suis sur, qu'il est là-haut, dans ce beffroi, prêt à fondre sur moi et à me cogner comme un sac à patates avant de me ridiculiser et de me coller dans un trou puant ! ET LE PLUS DRÔLE HAHA ! C'est que tous les crétins y croient ! Chaque misérable sac de viande croit qu'il peut changer les choses, mais c'est faux ! Il suffit de voir le nombre de pensionnaires en plus à Arkham pour voir que tout est de sa faute hihihihihihi."

Bon, à la vérité vraie, c'était que Batman lui, était actuellement enfermé dans le Manoir Arkham, dans la cellule 0801. Il devait bien s'éclater non ? Après tout, lui qui a toujours voulu savoir ce qui se passait dans la cervelle du clown, cela ne pourrait que l'aider à mieux cerner le Prince du Rire pour tout dire. L'ambiance à Arkham ? En ce moment, elle était mortelle, et ce cher Eric Border, enfin, le défunt Eric Border, avait libéré quelques patients d'Arkham comme Duela Dent pour s'affranchir de certaines petites choses. Ce qui était certain, c'est que Batman ne gouterait certainement pas la joie de devoir tous les capturer une nouvelle fois. Chic alors ! On allait encore s'amuser à réduire cette ville en cendres, et rien n'était plus amusant que de semer la mort et le rire derrière soi. Ricanant légèrement, le Joker tenta de terminer sa vision des choses.

- "Je crois que je deviens fou, Doc !"


Un petit rire suivit aussitôt, l'étrangeté de sa remarque le fit sourire. IL sortait d'un asile de dingues, et il en venait à devenir fou. Triste réalité ? Ou ironie auto-proclamée ? Venant de la part d'un malade comme le Joker, le constat était légèrement ironique dirons-nous. Mais qu'en penserait la pauvre et désolée Harleen Quinzel ? Elle aurait surement une ou deux idées pour aider le Joker, elle qui voulait tellement l'aider à devenir quelqu'un de sain. Quelqu'un de sain, quelqu'un de normal. Quelqu'un logé dans le même moule que tous les autres, quelqu'un qui soit dans le système, sans cesse, qui paie ses impôts, qui devienne un travailleur émérite, qui cotise et qui paie avec de l'argent bien liquide. Et tout ça pour quoi ? HA ! Tout ça pour un final unique et misérable ? Comment peut-on vivre une telle vie ? C'était fou de se dire que ce genre de vie était la normalité absolue. Quelle tristesse ...

Quelle blague !

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Retour au travail [PV Joker]
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