Batman Legacy


 
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 In madness ... I walk [Pv Calvin]

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MessageSujet: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Mer 1 Avr - 1:35

Batman
The Dark Crusader
In Madness, I walk ...

L'asile Amadeus Arkham ... 12h54.

Alors que Gotham City est privée de sa source d'électricité, les gens se rendent dans la rue pour essayer de faire ce que leur instinct leur dit de faire : Survivre. Alors que des gangs se forment, tandis que des hommes créent leurs propres milices, tandis que des criminels forment leurs alliances, ma moto se fraye un chemin vers l'asile d'Arkham. J'évite une ambulance d'Arkham abandonnée et je suis péniblement la longue route parsemée d'arbres morts qui défilent en ligne droite vers le sinistre asile. Je hais cet endroit. Je le hais ... Vraiment. Non pas parce qu'il symbolise un échec continuel de plusieurs années, non pas parce qu'il est le repaire de mes pires ennemis, mais parce qu'il incarne un lieu, un lieu terrifiant où je pourrais me sentir "à l'aise", comme si je me sentais chez moi. Un lieu où ce que je suis serait vu comme "normal". Et cela me fait peur. Alors que la vitesse s'accentue pour ensuite diminuer, je gare la moto en face des soins intensifs avant de me diriger vers le bâtiment qui était censé être le plus imprenable et le plus protégé de Gotham City. Passant la grande porte de l'entrée du domaine, elle était déjà ouverte suite à l'émeute d'hier, je marche doucement et en assurance vers les cellules du sous-sol. Les ascenseurs ne marchent plus. Prévisible. L'ambiance de l'asile me révulsait. Le calme était assourdissant, pénible. Je m'imaginais les pires horreurs, et mon esprit me jouait même des tours. C'était un tout, une espèce de brume qui emplissait votre cerveau et qui vous jouait un sale tour pendard. Je détestais vraiment cet endroit, et pourtant il me fascinait ... Un bruit ? Je dirige ma lampe torche vers le possible endroit ... Rien ... Et pourtant, un chant se fait entendre. Une voix douce, enfantine, gaie, ici ? Ce n'était pas possible pourtant ... Non ...

Laaaalaaaaa ... Laaaa Laaaaa

Une petite fille qui chante ? Ici ? Impossible. Il ne pouvait pas y'avoir d'enfants à Arkham, excepté peut-être Baby Doll, mais aux derniers registres, elle avait quitté la ville. Qui pouvait s'amuser à un tel jeu ? Non ... Non ... Ne flanche pas. Ne réfléchis pas, ce n'est qu'une image. Une métamorphose de ton esprit. Cette maison, les esprits, elle sait les chambouler. Harriet Arkham avait été assassinée et violée ici-même, sur cette ile. Son corps avait été découpé par Martin Dawkins et sa tête décapitée et logée dans la maison de poupée de la jeune fillette. Une boucherie pour Amadeus. Serait-ce la jeune fille que j'entends chanter ? Impossible. Les morts ne chantent pas. Reprenant mes esprits, je continue d'avancer dans le dédale de murs souterrains d'Arkham ... Je crois entendre des gens rires, mais je n'entend que le silence, le son du silence assourdissant qui se remplit dans mes oreilles. Une horreur. J'entends des cris ... Deviendrais-je fou ? Non. Je me passe la main sur le crane, pour faire taire ces bruits. De toute évidence, Arkham était un lieu maudit qui agissait sur le mental. Je pouvais comprendre ce qu'Harvey avait enduré. Ainsi que les pensionnaires qui y sont enfermés. Alors que j'ausculte les serrures, certaines et en grande majorité, sont des serrures électriques, qui se referme grâce aux boitiers électriques, donc inutiles. Néanmoins, quelques rares serrures sont encore de l'ancien temps. Je pourrais très bien isoler le Joker ici, en attendant que les infirmiers reviennent. Une ombre, je me retourne et je dirige ma lampe torche. Une ombre s'avance vers moi, chancelante et brisée, je reconnais cette tignasse et ces lunettes noires, cet homme n'est autre que l'un des principaux docteurs d'Arkham : Jeremiah Arkham. (PNJ que je gèrerais). L'effet du temps avait eu une prise folle sur lui. Il semblait dépenaillé, fourbu, et pourtant, pas vingt quatre heures venaient de passer depuis l'émeute. Comme si Jeremiah avait été prit à parti par des pensionnaires. Il ne semblait pas blessé, juste ... Dérouté.

Batman - "Docteur Arkham ?"


Arkham - "Batman ... Les prisonniers. Partis. Je n'ai rien prévu à ça et ..."

Batman - "Calmez-vous et buvez ceci."


Je sors un calmant de ma bat-ceinture. Quelque chose l'avait touché, salement. J'ignorais quoi. Alors que je le regarde boire mon médicament, il semble se calmer, la nuit a dût être rude pour lui. Je le sortirais de l'asile, et il regagnerait la ville. Son Manoir et son héritage entier, pour le moment, il devait s'en séparer pour permettre de bien ré-appréhender la vie nouvelle à Gotham City. Et ce n'était pas dans ces ruines qu'il garderait son sang-froid. L'homme se calma, tandis qu'il regagnait son souffle, il me dit alors d'une voix presque d'outre-tombe.

Arkham - "Cet asile ... Il y'a quelque chose de terrifiant en dedans."

Je pouvais comprendre la nuance qu'il venait de me conter, mais j'avais l'impression qu'il voulait me parler d'autre chose, quelque chose de plus pénétrant, de plus monstrueux, de quelque chose dont lui-même ignorait les causes. En tant qu'étranger à Arkham, je pouvais comprendre ce que j'avais cru entendre et en devenir fou, mais selon Arkham, cela ne pouvait pas être cela. De la bonne et simple manière que des "cris illusoires et des chants d'enfants", cela ne pouvait être que mineur. Quelque chose effrayait le médecin. Mais quoi ? Le calmant allait agir, et il me confierait ses impressions.

Batman - "Parlez Arkham ! De quoi avez-vous peur ?"


je n'étais pas rassuré moi-même, mais Arkham allait tout me dire. Vivement que je sorte de cet endroit. J'en suis certes fasciné, mais pas au point d'y pourrir le reste de ma vie. Dans ma tête, j'entendais encore le chant de la gamine. Quelque chose d'effrayant, parmi ces clowns, ces monstres et ces criminels. J'en conviens. Mais Batman ne doit pas avoir peur. J'affronterais avec courage les ténèbres de la folie.
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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Mer 1 Avr - 17:44

Batman and Talon
In madness... I walk
Un souffle de vent échappé d'une des fenêtres fracassées de l'asile répondit au Chevalier noir. Un silence frais, et fin comme un murmure remplaçait la voix brisée du Docteur Jeremiah Arkham. La brise enveloppait les deux hommes, leur chuchotant d'anciennes et terribles paroles, oubliées de tous. Les résidents de l'asile n'étaient jamais vraiment partis, et jamais ne pourraient être libérés. Batman l'avait parfaitement senti. Ses sens et son esprit vif avait ressenti la souffrance et l'angoisse qui imprégnaient les lieux, tout comme ceux de Talon. Cela dura quelques secondes, le temps pour l'esprit humain d'imaginer, de se faire influencer. Puis, dans le calme ambiant, une voix légère vint briser l'instant cristallisé:


- Gare à la Cour des Hiboux, qui d'en haut scrute Gotham,

Au tribunal des chouettes qui sait tout de nos âmes

Car par-delà les murs il entend chaque mot,

Gare à son bras armé, gare à son émissaire dont le nom est l'Ergot.


La célèbre mais néanmoins sinistre comptine, propre à Gotham, résonna dans les airs, portée par le silence environnant jusqu'aux oreilles attentives du Batman. De nouveau, quelques secondes passèrent, lancinantes, angoissantes avant que le moindre mouvement ne soit perceptible. Le directeur de l'Asile regarda tout autour de lui, les lèvres tremblantes. La chose dont parlait l'homme était arrivée.
Des ténèbres du plafond jaillit une silhouette étrange, presque animale. Dix mètres le séparait du sol, et pourtant ses bottes claquèrent sur la pierre froide sans faillir, sans vaciller. La chute avait été haute depuis les hauteurs de la pièce, et pourtant il ne semblait pas avoir été affecté. Ses yeux ronds et plats reflétaient la lumière de midi, tandis que sa cape la déformait derrière lui. L'ombre ainsi obtenue était difforme, spectrale, monstrueuse, lieu de convergence des nombreux esprits qui hantaient l'antique établissement.


- Et je suis le Tueur d'Ergots, le Fléau des Hiboux, Batman. Je suis Talon.


Le ton avait été froid, neutre, sans dureté. L'inconnu affirmait, et ce sans vanité. On sentait que derrière les titres, une histoire se racontait, un passé se vivait, et que ces mots n'étaient pas la folie d'un simple fou autoproclamé. Il désigna ensuite le docteur du doigt, sans quitter le Chevalier noir des yeux.

- Je suis ce que cet homme craint.

Talon bougea légèrement, déviant les rayons solaires qui s'abattaient sur lui. Les traits d'Hélios cessèrent de se réfléchir sur ses lunettes, permettant aux deux êtres les plus sains d'esprit de l'Asile, pour le moment, de discerner derrière les épais verres deux yeux tout ce qu'il y a de plus humain. Une fois le moment de saisissement passé, Arkham put se rendre compte que la chose qui rôdait et qui le terrifiait tant n'était qu'un homme, certes imposant, mais un homme. Cela rassura en partie le bon docteur, qui ne comprenait cependant toujours pas comment ce Talon avait su se dissimuler et jouer aussi facilement avec lui. C'en était quasiment surhumain.

- Qu'es-tu venu faire dans mon nouveau nid, Chevalier noir ? Es-tu un envoyé de la Cour, ou un potentiel allié ? Parle.

Bien que le Batman changeait les choses, apportait un souffle nouveau à la ville pourrie et corrompue de Gotham, Calvin Rose ne pouvait s'empêcher de se méfier du justicier. Les Hiboux avaient tellement d'agents, tellement de moyens et des esprits fourbes ; il ne leur était pas difficile d'engager un homme, fusse-t-il le meilleur, pour accomplir leurs desseins. A priori, le Croisé à la cape n'avait aucune affaire courante avec la Cour, mais le doute et la méfiance étaient toujours de mise quand on avait de telles forces comme ennemis.
Depuis son installation dans les bâtiments de l'ancienne institution fondée par Amadeus Arkham, Calvin avait commencé à explorer le terrain. Seuls les soins intensifs avaient été sciemment délaissés, là où les souvenirs étaient les plus vifs.

En temps normal, l'ancien Ergot n'était jamais si sérieux, jamais si dur dans ses paroles. La tension qu'avait amené le Chevalier noir avec lui ne réussissait pas vraiment aux nerfs du jeune homme : dès l'arrivée en trombe du héros dans la maison des fous, il s'était mis à le suivre dans l'ombre, observant chacun de ses gestes, chacun de ses actes. Il l'avait vu triturer les serrures, les loquets et les systèmes de sécurité avec la plus grande attention.
Pour chaque claquement de botte noire, un bruissement saluait le passage de la cape blanche.
Jeremiah Arkham était arrivé au bon moment, intervenant sans le savoir pour stopper l'avancée inexorable du plus grand détective du monde.

Et désormais, le Hibou faisait face à la Chauve-souris.
Le Talon rencontrait le Batman.
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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Mer 1 Avr - 23:31

Batman
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In Madness, I walk ...

Ainsi, Arkham fut poursuivi par un être énigmatique, une chimère qui se nourrissait de la folie ambiante, un monstre qui le pourchassait. Je voyais petit à petit le phénomène se dessiner. Arkham était lui-même en train de combattre ses démons intérieurs, quand craquerait-il ? Quand deviendrai-t'il un des monstres qu'il enferme lui-même dans ce sinistre bâtiment ? Personne ne le savait, mais une chose était certaine, un jour, il craquerait, et ça ferait surement très très mal. Mais pour le moment, Jeremiah Arkham n'était pas mon principal soucis. La comptine, la terrible comptine qu'Alfred me racontait quand j'étais jeune, celle que tous les gosses de récréation chantent sous les préaux, une chanson sur des hiboux. Je me rappelais à présent quelques souvenirs assez vagues ... Je me souviens bien d'un petit garçon en colère contre le monde entier, qui errait dans un vieux manoir familliale pour tenter de les trouver, de trouver leurs nids et de les en déloger. J'étais persuadé à l'époque, que c'était la Cour qui avait ordonné la propre mort de mes parents. En grandissant, Joe Chill devint le vrai suspect, et les élucubrations enfantines disparurent, teintés de légendes urbaines et de vrai hélas, au vu de ce que j'avais en face de moi. Plissant les yeux vers le docteur Arkham, je m'avance doucement vers l'individu qui semblait, soit parti de la Cour des Hiboux, soit j'étais en présence d'un cinglé que je ne connaissais pas encore et qui revendiquait le totem du hibou. L'animal en lui-même est mon antéchrist si je peux dire, au sens "image". Je le jaugeais, sa tenue semblait à la fois "sauvage" et impeccable dans certaines coutures. Un certain calme m'envahissait, et les cris s'éloignèrent, comme si l'asile obéissait au bruit, et pendant que nous parlerions, rien d'étrange ne surgirait. Il venait de se poser sur le sol après une chute qui laisserait un être humain normal dans une douleur presque horrible. Et lui, ne bronchait pas. Méfiance ...

Batman - "Les hiboux sont les prédateurs naturels des chauves-souris n'est-ce pas ?"

Dis-je d'une voix glacée et dure. Je me méfiais de tout ce qui pouvait se rapporter à l'image à Gotham City. Parfois, une simple image en disait long sur la teneur du personnage costumé qui se trouvait en face de moi. Si le hibou est un des pires ennemis de mon emblème, je dois surement craindre un affrontement. Au moins, il avait le mérite d'être franc en affirmant être la source des peurs d'Arkham. Au moins, c'était un problème réglé, le pauvre Docteur était en état de choc, oui, mais il s'en remettrait. Je le sortirais d'Arkham très vite et il pourra s'occuper de gérer les patients que je transfèrerais à BlackGate.

Batman - "Je ne connais pas ta Cour. Je ne connais que la comptine que tu as déclamé il y'a quelques minutes ... La Cour des Hiboux n'est qu'un mythe, une légende urbaine pour enfants en manque de sensations. Quant à savoir si tu es un allié ..."

Je serre les poings, prêt à me défendre pour ma vie si besoin est. L'individu avait l'air, oui, d'un cinglé déguisé en hibou, mais quelque chose me piquait au vif et m'intriguait. Pourquoi cet attirail vieillot ? Pourquoi cette mise en scène ? Il était là pour m'impressionner ou pour me distraire d'un quelconque complot. Je réflechis à toute vitesse, mes neurones font des huit pour essayer de comprendre ce qui se passe dans cet asile de dingues.

Batman - "Si tu es là pour me défier, je n'ai pas le temps à t'accorder pour cela. Une ville est en grand danger, et les défis idiots me font perdre mon temps."

J'étais calme. Doucement calme, à vrai dire, ce n'était pas cet énergumène qui me mettait mal à l'aise, c'était l'endroit. J'étais déjà venu, une fois, quand j'avais recueilli Dick et peu après, j'étais allé voir la cellule du Joker. Cet endroit était pire quand il était vide, comme si une présence maléfique remplissait le vide. Que disait Alfred déjà à ce sujet ? La nature a horreur du vide ... Elle en a horreur et se doit d'être un remplaçant quand cela s'en fait sentir. Arkham serait-elle une entitée ? Serait-elle en besoin de s'abreuver de la folie ? Questions ... Questions philosophiques idiotes qui ne sauveraient pas Gotham ... Moi si. Rajustant ma cape, je continue de fixer l'homme. Et son arsenal ... Des dagues à sa ceinture ? Intéressant.

Batman - "Que me veut-tu ?"

Cette simple phrase répondrait à sa propre parole. Nul doute que, si j'étais dans son nid, cela faisait un moment qu'il m'espionnait, caché quelque part dans les hauteurs. S'il m'espionnait, c'est qu'il y'avait quelque chose qui l'intéressait chez moi. Soit il voulait ma tête, soit il voulait parler. Mais je n'avais pas le temps, pas le temps ... Gotham City avait besoin d'un sauveur, de mon équipe, du Réseau pour pouvoir reprendre en main les choses qui venaient de se dérouler. Et pendant ce temps-là, les aliénés se répandent dans ma ville, chaque seconde perdue était un mort probable.

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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Sam 4 Avr - 0:16

Batman and Talon
In madness... I walk
Ah ah ah ah ah !!!


Le rire du Tueur d'Ergot s'éleva dans les airs, porté par la tension du moment, résonnant à travers les murs de pierre de la maison des fous. Il s'élevait en prenant appui sur les arcades gothiques, gagnant en sonorités à chaque seconde, se muant en une sombre mélopée sauvage. Cette mélodie s'étirait doucement jusqu'aux oreilles des malades mentaux errant à l'extérieur des bâtiments, roulant, affectant leur esprit dérangé. Arkham se mit à trembloter, avant de s'écarter discrètement, toujours en état de choc. Savoir l'être qui le tourmentait si près devait l'affecter plus que de mesure, malgré la constatation de son humanité. Quand l'écho cessa enfin, Talon avait déjà repris la parole, répondant aux interrogations de son interlocuteur à voix haute, l’œil fort.

- Ne te berce pas d'illusions, ouvre les yeux sur ta ville si tu le peux encore, chauve-souris. Je ne serais pas de ceux que tu auras à craindre.


Parlant ainsi, Calvin avait rompu toute la tension du moment. Il ne s'était pas placé en ennemi déclaré du Batman, mais plutôt en figure de neutralité. Il ne désirait nullement se faire un dangereux ennemi dans une lutte qu'il ne pourrait jamais assumer seul. Bien que la Cour n'ait pas accompli d'acte notable ces derniers mois, bien qu'elle se tienne dans l'ombre des hauts immeubles de la ville, elle était toujours là, et ce simple fait tourmentait particulièrement l'ancien Ergot. Ses némésis maîtrisaient l'art de la dissimulation aussi bien que lui, et se faire passer pour une légende, une invention de l'histoire, c'était plus qu'astucieux. Néanmoins, il suffisait qu'un seul grain de sable se glisse dans l'engrenage pour que la machinerie toute entière déraille et rompe. Ce petit intrus se nommait Calvin Thomas Rose, et n'était autre qu'une ancienne pièce défectueuse. Cette simple pensée le mettait en joie. Il prenait conscience qu'avec son action, tôt ou tard, les Gothamites seraient libérés du joug invisible mais pesant des riches conspirateurs. Mais, se dire cela signifiait s'occulter une part prégnante de la vérité. Talon n’œuvrait pas pour la ville, à l'inverse de Batman: il ne cherchait que vengeance dans son cœur obscurci par la peur et le passé.
Il était cependant une force d'information pour le célèbre justicier, et probablement un allié redoutable. L'idée d'une collaboration, ou d'une alliance, vint rapidement à Talon. Après tout, l'un comme l'autre ne tuaient pas, chacun avait à cœur la défense des opprimés, pourquoi cela ne pouvait-il pas marcher ? Mais, délaissant cette pensée pour revenir à la froide réalité, le jeune homme s'avança de quelques pas, réduisant la distance qui le séparait du Croisé à la cape.

Ses pas étaient souples, ses mouvements agiles. De lui se dégageait une impression de félinité presque flagrante. Il pouvait avoir l'air d'un dérangé en costume de hibou, peut-être. Ses mots avaient des chances de passer pour ceux d'un fou, d'un obsédé, d'un paranoïaque, mais ses gestes ne trompaient pas. Comme certains le disaient plus ou moins justement: on ne peut connaître quelqu'un qu'en le combattant. Ici, cet adage presque fumeux aurait très bien pu s'appliquer. Tout concordait pour que Calvin Rose passe pour un dégénéré; le lieu, l'ambiance, la tenue excentrique, tout sauf ce qui émanait de lui. Ce n'était pas une aura, loin de là. Les psychologues appelaient cela de l'analyse morphogestuelle, terme barbare pour désigner l'étude des mouvements du corps. Le corps de Talon démontrait qu'il n'était pas un patient de l'asile.

- Les Hiboux de Gotham existent bel et bien, et sont les prédateurs de tous, Chevalier noir. Je ne veux pas te défier, je ne veux pas t'affronter. Juste te prévenir. Et, si tu te décides à croire à l'incroyable, t'aider.

Les mots avaient été lancés, et venaient désormais se loger dans les oreilles de l'homme derrière le masque de chiroptère. Ils remontaient son conduit auditif, faisaient vibrer son tympan, et continuaient leur route jusqu'à son cerveau.
Presque théâtrales, les paroles n'avaient pourtant pas d'autre moyen d'être exprimées. La Cour des Hiboux se servait de cette majesté, de ce ronflement lyrique qui avait sans nul doute contaminé leur ancien esclave. Pour exprimer ses dires à propos de ses adversaires les plus redoutables, il ne rimait certes pas, mais employait le plus juste, le plus sensationnel.

- J'ai des preuves de ce que j'avance, bien évidemment. Je suis la première de toutes, celle qui cristallise sciences et histoire, témoignages oraux et témoignages biologiques. La bataille n'est pas pour maintenant, ce calme avant la tempête te laissera le temps de te préparer, de nous préparer.

Le Talon se tut quelques instants, laissant le calme et le silence reprendre leurs bons droits. Autour d'eux, les ombres semblaient écouter, assoiffées de savoir, assoiffées de cette vie qu'elles voyaient et qu'elles ne pourraient jamais posséder.
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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Sam 4 Avr - 22:21

Batman
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Gare à son bras armé, gare à son émissaire dont le nom est l'Ergot.

Les mots me reviennent dans la tête. Père me parlait parfois de cette histoire : La Cour des Hiboux qui d'en haut scrute Gotham ... Et tout le reste. Comment était-ce possible ? Ce n'était qu'une légende après tout, mais les légendes sont parfois fondées sur des faits et qui dit faits, dit nécessairement vérité. Cette nouvelle identité de Gotham City me laissait de marbre. Je ne savais pas ce que voulaient réellement cette Cour des Hiboux. Mais une chose était certaine, l'individu qui se trouvait en face de moi semblait manier parfaitement les techniques de l'agilité et du camouflage, il venait de le prouver et cela forçait l'admiration. Visiblement, il avait eu de bons maitres, mais cela pouvait être aussi une arme à double-tranchant. Qui ne me disait pas que tout cela était un piège de cette même cour des Hiboux ? Pourquoi ne pas essayer de gagner ma confiance et de me planter une dague dans le dos au moment opportun ? Ne baisse pas ta garde, Bruce. Fait très attention.

Batman - "Qu'est-ce qui me prouve que tu es digne de confiance, Ergot ?"

Je n'étais pas du genre à travailler avec les autres. Généralement, c'étaient eux qui avaient besoin de mon assistance et qui m'imploraient de les aider. Quand Clark se retrouvait face à une situation dans laquelle où il lui manquait un facteur d'humanité pour comprendre les aspects, il me demandait à moi. Ce n'était pourtant pas la même chose ce soir. En face de moi, j'avais un parfait inconnu, un homme que je ne connaissais pas et qui, dès la première impression, me donnait plus l'idée que c'était un criminel d'Arkham qu'autre chose. Méfiance. Ce genre d'hommes, il fallait s'en méfier, aux premiers abords bien sur, mais la méfiance ne devait jamais se relâcher, même les plus proches amis peuvent devenir des traitres en puissance, et cela devait être contenu dans le pire des cas ...

Batman - "Si tu souhaites m'aider, je veux savoir si tu sais qui est derrière cette panne générale. Est-ce ta Cour qui a fait cela ?"

Si c'était la Cour des Hiboux, et s'il me confirmait cela, alors je m'occuperais personnellement de deux problèmes en un. Non seulement je me débarasserais d'une légende idiote, mais je me targuerais aussi de mettre un terme aux menaces d'un groupe sur ma ville. La Cour des Hiboux ... D'après les légendes, ils sont à Gotham depuis la guerre d'indépendance, peut-être mêmes plus anciens que l'on pourrait croire. Je ne m'étais jamais vraiment attardé sur cette légende, et j'aurais dû prendre Gotham City plus sérieusement. Et j'étais pourtant parti sur une bonne intuition quand j'étais gosse, peu après la mort de mes parents ... Quand je m'étais mis à la recherche des hiboux dans mon propre manoir. Je souhaitais les trouver et leur faire payer, mais je n'avais jamais rien trouvé d'intéressant. Il avait néanmoins raison sur un point. Quelque chose de préparait, ce n'était qu'un court répit avant la tempête qui viendrait. Gotham City allait sombrer dans quelque chose d'abominable, et si nous ne nous dépêchions pas, cela deviendrait très vite un bain de sang.

Batman - "Que suggères-tu ?"

Tout en écoutant l'Ergot, j'observe le docteur Arkham, et toujours en l'écoutant, je me penche sur les verrous et je vérifie leurs solidités. Bien sur, les matériaux étaient vieux, ça, je m'en doutais parfaitement, mais les capacités de conditionnement des détenus étaient non négligeables. J'en revenais à mon idée. Déjà, gérer de manière propre et nette les détenus de l'Asile et de Blackgate pouvant être une menace dangereuse pour la ville. Deuxièmement, nettoyer les rues des restes de criminels, et enfin, trouver la source même de l'endroit qui a été le centre névralgique de toute cette opération. Nul doute, j'aurais besoin d'aide, et même si cela me déplaisait, je devrais faire avec toute l'aide nécessaire, y compris cet homme, qui semblait vouloir se joindre à ma croisade.

Batman - "Si tu souhaites m'aider, sache que je ne tolère en aucun cas le meurtre."

La limite, la voila. Moi je ne la dépasserais jamais. Je ne pouvais pas contrôler, ni maitriser les pulsions des autres, mais si quelqu'un tuait un homme, il serait trainé devant la justice des hommes. Et tous les moyens seraient bons pour que justice soit faite, même à Gotham City, la ville de tous les péchés. L'ambiance se faisait plus lourde, dehors, on entendait hurler quelques détenus errants. Cela ne me faisait pas peur. J'avais déjà un pied dans le monde de la folie, et maintenant, j'étais rôdé, surtout après tout ce que j'ai vu ces dernières semaines ...


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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Dim 5 Avr - 14:45

Batman and Talon
In madness... I walk
Le Batman était intrigué. Parfait. Sa curiosité avait été piquée au vif, son intérêt exacerbé. Même si Calvin échouait dans sa folle entreprise, au moins, avec cette entrevue imprévue aurait-il aiguillonné le plus grand Détective du monde vers une piste, vers LA piste, vers l'une des menaces les plus fourbes et sous-jacentes que Gotham ait connu depuis des siècles. Néanmoins, rien n'était encore perdu pour l'ancien Ergot, qui pouvait encore espérer convaincre son illustre interlocuteur. Peu de chances subsistaient face à la méfiance absolue du Croisé à la cape, mais rien n'était perdu. Tout du moins, Talon l'espérait.

- Tu te méfies de moi, Chevalier noir. C'est normal. Deux choses, cependant : d'abord, je suis le Fléau des Hiboux, le Tueur d'Ergots. Pardonne moi de ne pas avoir de papiers le certifiant, mais je doute aussi que tu aies un certificat pour chaque surnom dont on t'affubles.

Le vrai Calvin refaisait surface. Il abandonnait ses atours mystico-mythico-fabuleux pour redevenir lui même. Il n'était pas un Ergot, il n'était pas un assassin sans failles, obéissant aveuglément à ses maîtres masqués. Leurs méthodes s'étaient imprimées en lui, mais rien de plus. C'est en étant Calvin Rose, et non Talon, qu'il parviendrait à montrer au Batman l'affreuse vérité.

- Ensuite, eh bien, n'oublies pas un point important. Tu étais à ma merci du moment où tu es entré à Arkham, jusqu'à ce que je sorte des ombres. Et comme tu l'as dit, les hiboux sont les prédateurs des chauve-souris. Je ferais un bien mauvais chasseur en te donnant une chance de t'en sortir, tu ne penses pas ?

Le jeune homme cessa de regarder Batman et s'approcha d'une des fenêtres fissurées, brisées du Manoir administratif de l'asile. Le soleil perçait à travers les failles du verre, brillant, étincelant. Il se répercutait sur les entailles du vitrage, formant au sol une carte déformée des scarifications causées par les émeutes des derniers jours. Dos au justicier, il sourit, laissa échapper un léger rire, et continua :

- D'ailleurs, ne devrions-nous pas dormir à cette heure-ci ? Nous ne chassons que la nuit. Mais Gotham a besoin de plus que de simples sauveurs nocturnes, n'est-ce pas ? Surtout avec tout ce qui se passe aujourd'hui. D'une ville de vice, nous avons basculé dans un territoire de non-droit. C'est bien triste. Et terrible pour ceux qui ne peuvent pas se défendre contre les hordes qui errent dehors.

Alors que Rose pensait tout haut, tant pour partager que pour occuper le silence qu'il trouvait trop oppressant, Batman avait commencé à observer les serrures, à la recherche d'informations, sûrement. Mais, le plus intéressant restait la question qu'il avait posé, à propos de la Cour et de sa probable implication dans les événements récents. Calvin connaissait les méthodes de ses anciens maîtres, et ce qui se tramait en ce moment n'était pas de leur fait.

- Je n'ai pas de preuves, mais a priori non. Ce chaos, ce n'est pas la manière de faire des Hiboux. Ils sont comme toi, à jouer avec la peur des gens. Là, je suis sûr qu'ils se terrent quelque part, avec leur richesses, à attendre que tout soit réglé. Comme des lâches, ce qu'ils sont d'ailleurs.

L'ancien Ergot ferma les yeux, inspira, et les rouvrit l'instant d'après. Il allait parler, parler de son passé et du futur de nombreuses personnes, de nombreux futurs monstres, assassins, tueurs de sang-froid. De probables ennemis pour la justice et le bon-sens, qui ne craignaient ni la douleur, ni les blessures, ni la mort. Des gens comme lui, Talon, mais qui refuseraient de passer la barrière et de quitter l'enclos.

- Batman... je crains même qu'ils ne profitent de tout ça pour se servir. Je m'explique : on ne devient pas Ergot par choix. La Cour enlève des gens, de préférence des enfants, pour les former et leur laver le cerveau. Ils se servent d'Haly's Circus pour sélectionner leurs recrues. La plus récente d'entre eux est Alton Carver, citoyen gothamite évidemment, qui a pris la place de John Grayson, adopté par Bruce Wayne et donc inapte à servir. Ils enlèvent des enfants, oui. J'ai été de ceux là.

La colère vibrait dans la voix du jeune homme. Calvin retira son masque, décidant de jouer franc-jeu. Seule la vérité avait une chance de toucher l'esprit du héros à la chauve-souris. Exit la langue de bois, exit toutes ces manières de cacher la vérité.

- A vrai dire, je ne pense pas que la Cour va tenter quoi que ce soit, mais elle remettra la main sur Gotham dès que le calme sera revenu, c'est sûr. En attendant ça, je voudrais me préparer du mieux que je peux, et rendre la ville meilleure.

Rose baissa les yeux, et continua après que les hurlements déments des psychopathes errants se soient achevés, tout du moins temporairement. Il savait, comme tous les Gothamites, que quand Batman cherchait quelque chose, il trouvait. Ce n'était pas pour rien qu'on le nommait plus grand détective du monde. Cependant, les informations qu'il aurait dû mobiliser pour cerner Calvin n'étaient pas à sa portée. Rien ne forçait donc le jeune homme à parler.

- Je ne tue pas... parce que j'ai déjà tué.

Le Fléau des Hiboux se tut, et planta son regard dans celui de son interlocuteur.


- Oui, juges moi, Chevalier noir, penses que tu dois me jeter en prison, comme tant d'autres. Peut-être as-tu raison, mais ceux que j'ai mis à mort, trois personnes... ils... ils n'étaient que des machines, des machines dédiées à tuer, encore et encore, sans même réfléchir. Tu feras des recherches, et je pense que tu trouveras ce qu'il te faut. Felix Harmon, Henry Ballard et Uriah Boone. Trois Ergots, le premier te sera sans doute familier.
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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Lun 6 Avr - 13:40

Batman
The Dark Crusader
In Madness, I walk ...

Bien entendu, j'étais intrigué. Les révélations se suivaient et pour mon grand regret, j'aurais préféré en savoir le moins possible en tant que Bruce Wayne. La révélation sur Dick me surprit. Allais-je devoir lui en parler ? Allais-je devoir lui briser le cœur sur tout ce qu'il avait comme souvenirs du Cirque Haly ? Allais-je devoir lui dire la vérité et créer un fossé encore plus grand entre nous deux. Non ... Dick ne devrait jamais le savoir, il ne le devait pas. Si je lui en parlais, il perdrait ses facultés, il serait perdu, et je ne devais pas perdre un de mes meilleurs éléments, surtout en temps de guerre. Je me maudissais moi-même intérieurement pour avoir un nouveau fardeau de Gotham à porter sur mes épaules. Il disait vrai, si Arkham était devenu son nid, et s'il me voulait mort, il n'aurait eu qu'à frapper dans mon dos. Hors, il ne l'a pas fait. Il veut m'aider ? Soit. Mais pour le moment, je l'aurais à l’œil. Je ne connaissais que ce qu'il voulait me dire, et même si certaines informations sur les hiboux de Gotham me paraissent intéressantes, il reste quand même un énergumène que je devais garder sous mon aura.

Batman - "En temps de guerre, l'union fait la force."

En ce moment, on avait besoin de héros, de vrais soldats. D'hommes et de femmes prêts à se battre pour leur ville. Pour ma part, j'étais déterminé, mais que penser de ceux qui m'entouraient ? Asheyra ? Der Wolf ? Et maintenant le bourreau des Hiboux ? Je pense peut-être accorder ma chance à cet ancien Ergot. C'est alors que la révélation se fit, dans ma tête, ça me brisait les fondations mêmes de ce que je pensais de Gotham City. Un lieu de joie, un sanctuaire aussi paisible que le Cirque Haly, être un lieu de marchandages d'enfants, cela me révulsait. Il n'y avait pas d'autres mots. Il fallait que j'avertisse Dick, non ... oui ? Non. Définitivement non. Il l'apprendrait lui-même. "Ils enlèvent des enfants". Ils touchent à des gosses et les entrainent, les rendent plus durs, plus dangereux, ils les façonnent de façon à en faire des armes, des monstres ... Je serrais les dents. Dick avait eu énormément de chance, beaucoup de chance. Si les Hiboux n'avaient pas orchestré ces actes, qui peut faire une telle chose ? QUI et POURQUOI ? Le problème actuel, c'était la ville. Les hiboux attendraient, mais eux aussi, ils dégusteraient sévères.

Batman - "Les Hiboux ne retrouveront jamais leur Gotham City. Sois-en certain. Pas tant que je serais là. Et leurs expériences sur des enfants, je peux t'assurer qu'ils paieront le prix fort."

C'était de la rage que j'avais dans mes derniers propos. Il n'y avait rien de pire que de prendre l'innocence d'un enfant et de le forcer à entrer dans un monde de haine, de colère et de meurtres. Bruce Wayne était passé par là, et Batman avait émergé, en bien, dans Gotham City pour tenter de changer la ville. Mais que se serait-il passé si Dick Grayson n'avait pas été élevé par Bruce Wayne ? Suite à la mort de ses parents, sa tristesse se serait muée en colère, puis il aurait été prit par les Hiboux et serait devenu un monstre. Cette pensée me dégoutait. Si Talon avait raison, les notables de la cour des Hiboux étaient de riches Gothamites, il me suffirait de traquer les investissements quand tout redeviendrait normal dans ma ville. Pour en revenir à mon interlocuteur, je me devais d'être direct, et de lui accorder mon bénéfice du doute, même si ses actions furent contestables.

Batman - "Je ne suis pas juge, je pourchasse les criminels et je les amène devant la loi."

Je prend une bouffée d'air, l'air est pestilentiel à Arkham, cette odeur de crasse, de pourriture et de médicaments était rebutante. Je regarde Arkham, toujours assis, qui tournait peu à peu entre l'observation et la peur, terré dans son coin. Puis, je reviens à l'Ergot, le Talon, qui mentionna quelques noms dont un que je connaissais parfaitement. Un homme qui s'était fait connaitre par ses actions horribles à la fin du dix-neuvième siècle, un homme qui fut longtemps soupçonné d'être l'assassin de mon ancêtre Alan Wayne, qui avait disparu dans un égout de la ville qu'il avait lui-même rebâtie.

Batman - "Le boucher de Gotham, le tueur d'orphelins."

Nul doute n'était permis. La cour des Hiboux serait une menace bien pire quand tout ceci sera terminé. Ils en profiteraient surement, et comme tant d'autres dans Gotham City, ils tenteraient de prendre leurs places et de briser de nombreuses vies sur leurs chemins. Mais leurs plans seront déjoués. La mort de cet assassin et des deux autres ne me surprenait pas. J'avais bien entendu, déjà donné une chance à quelques personnes et ceux-ci, malgré leur passif, s'étaient montrés dignes de me suivre. Si ce qu'il disait était vrai, Talon n'était nullement responsable de la mort des gens qu'il a abattu, il désobéissait aux ordres qu'on lui avait confié, il refusait ce système qui l'avait asservi, et pour cette résistance, il méritait sa chance, comme tous les autres. Il était sans repères, sans codes biens distincts, à moi de lui donner sa nouvelle voie.

Batman - "Ne me déçoit pas."

Je tend ma main, mon bras pour qu'il se joigne à moi dans la lutte pour Gotham City. Bien sur, je ne cautionnerais jamais les meurtres. Il y'a toujours un moyen de désarmer et de neutraliser ses ennemis. Mais la mort n'est pas une obligation. Dans mon fort intérieur, j’espérais que Talon, au fur et à mesure que nous nous côtoierons, se mette à me prendre en exemple, non pas pour une histoire de "bien" et de "mal" mais pour qu'il retrouve un semblant de force morale et psychologique. S'il voulait se joindre à moi, alors il deviendrait un bras armé de la justice. La seule clause était la non mise à mort gratuite. Quant à Jeremiah Arkham, encore un peu bousculé par ces évènements, il avait prit un peu d'assurance pour se relever et pour affirmer qu'il gardait le phare, qu'il garderait l'asile d'Arkham pour y réintégrer le peu de pensionnaires qu'il pouvait enfermer. Je ne sais pas si ce soir marque le début d'une nouvelle alliance, mais je dirais qu'elle me permet d'ouvrir une porte jusque là encore méconnue de ce que je connaissais de Gotham City. J'ignore ce que Talon apportera encore à Gotham City, mais c'était un léger réconfort de voir que des âmes torturées par cette ville étaient encore sur le sentier de la rédemption. Ce ne sera pas facile au début, mais chaque voie à toujours un niveau de difficulté, et au final, le résultat serait bien meilleur. Qui sait ce que Gotham City nous réserve encore ? Je l'ignore. Une chose est sure, sitôt le courant de retour, et une fois que tout sera rentré dans l'ordre, les Hiboux attaqueraient, selon ce que vient de me révéler Talon. Il fallait que je sois prêt. Que nous soyons prêts.

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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Mar 7 Avr - 0:26

Batman and Talon
In madness... I walk
Batman se trompait sur un point, un seul, extrêmement important: la Cour ne laissait aucun trace. Il était hors de question pour l'organisation de permettre à quelqu'un de s'introduire dans ses quartiers, sans son accord évidemment. Avec la fuite d'un des leurs, qui connaissait parfaitement l'ensemble des structures utilisées, il était évident que tout avait été déplacé dans des places fortes plus appropriées. Des draperies aux tubes de survie des anciens Ergots jusqu'aux informations numériques, rien ne devait avoir survécu au grand déménagement des Hiboux. Depuis des siècles, jamais quelqu'un n'avait éventé le secret, jamais tel changement n'était survenu. Le scientifique en chef du groupuscule l'avait avoué à Rose après son retour d'entre les morts: il était la plus grosse menace à qui ils avaient eu affaire. Au delà de la simple satisfaction de l'ego, Calvin savait qu'il pouvait porter des rudes coups à la société secrète, même seul.

Alors, accompagné de Batman et des justiciers qui l'aidaient, cela ne pouvait qu'aller. Bien que le principal souci soit actuellement de régler le sort de Gotham, son approvisionnement, et la vie des citoyens. Pour préparer sa vengeance et le retour des Hiboux, Talon n'avait d'autre choix que d'accepter de travailler avec le Chevalier noir. Il devait suivre les méthodes de l'éminent combattant, ses tactiques et ses règles, sans quoi il serait lui aussi traqué. Rose voyait en cela une certaine forme d'hypocrisie, de dictature du libre-arbitre, mais cela valait toujours mieux qu'autre chose. Ainsi, quand le Croisé masqué tendit son bras en signe d'alliance, de paix, d'entente, le Fléau des Hiboux le serra, scellant son destin pour de longs, très longs mois.

- Ne me déçois pas non plus.

Il se doutait bien que le justicier émérite ferait son possible pour le ramener sur le droit chemin. Il se brandirait en exemple infaillible, incorruptible, porte-étendard de valeurs fortes et d'une volonté inébranlable. Pour cela, Calvin ne pouvait que se montrer respectueux d'avance. Mais la sincère admiration ne viendrait que le jour où cet homme dressé contre le mal arriverait à lui faire totalement partager ses idéaux. A ce moment là, et uniquement à ce moment là, il baisserait la tête et dirait bravo.
Pour le moment, rien n'était sûr, rien n'était vu, et jamais l'ancien Ergot ne voudrait s'avancer sur la suite des événements. Il savait parfaitement qu'en ces temps troublés, rien n'était moins sûr que l'avenir, le futur. Cependant, l'assassin qui n'en serait jamais un caressait le désir de pouvoir stopper les terribles machinations qui pesaient sur Gotham. Savoir la ville en détresse l'angoissait, et ce pour deux raisons: d'abord, cela octroyait du temps à la Cour pour se reforger, se remodeler. Ensuite, s'il y avait une chose qu'il haïssait, ce n'était rien de moins que la misère sociale, la peur de la rue, l'insécurité notoire. Lui ne craignait rien depuis longtemps, mais tous les Gothamites ne pouvaient en dire autant. Néanmoins, Calvin ne connaissait que peu de choses de la vie, hormis ce qu'on lui avait enseigné: il était facile de l'ôter. Cela lui posait un sacré problème pour envisager des solutions. Nullement honteux de ce qu'on lui avait arraché, il posa ses questions au Chevalier noir.

- Par contre, Batman, j'aurais dès à présent besoin de ton aide. Comme je te l'ai dit, j'ai été un de ces... enfants enlevés dans leur jeunesse.

L'expression, adoucie, était tout de même restée dans la gorge du rhéteur.

- Je connais très bien Gotham dans sa topographie, c'est un atout, mais je n'ai aucune idée de comment tout fonctionne. Les gens, les mentalités, la vie, en somme. Je requiers ton aide.

A vrai dire, parmi les faiblesses du Tueur de Hiboux, celle là était la plus grande, et probablement la plus handicapante de toutes. Il savait tuer de multiples manières, empoisonner sans se faire voir, rester aussi discret qu'une ombre, manier dagues, épées, armes à feu, confronter des hordes d'ennemis, mais quand on lui demandait la grande question de la vie, ou même simplement la manière qu'il avait de vivre son quotidien et celui des autres autour de lui, il se voyait obliger de hausser les épaules et de secouer la tête.
Il ne connaissait pas les gens, leurs habitudes, leurs manies. Généralement, les Ergots étaient lâchés en pleine nature après avoir accepté leur héritage, leur permettant ainsi de découvrir le monde du dehors. Talon n'avait pas eu le temps d'atteindre cette étape cruciale dans son bon développement. En tant qu'assassin expérimenté, il n'aurait eu aucun mal à se fondre dans la foule. Ici, c'était à peine s'il arrivait à tenir une vraie conversation avec des gens... normaux. En compagnie de Batman par exemple, ce n'était pas compliqué: ils étaient presque sur un pied d'égalité, tous les deux. Chacun possédait son identité, son masque, ses desseins et son emblème. Les choses étaient claires, lumineuses. Mais une fois de retour dans la dure réalité des choses, les cartes se troublaient. L'on ne savait pas si l'un jouait fou, roi, reine ou valet, et l'autre 10 de cœur ou as de pique. Ce travail de sociabilité, voilà ce qui manquait à Rose pour parfaire celui qu'il était, et ainsi mener à bien ses objectifs.

- Je sais bien que le temps est compté avec tout ce qui se passe, mais... voilà, avoir une éducation, même petite, ça ne me ferait pas de mal, je pense. Je sais lire, écrire, bien même, calculer, mais pas beaucoup plus. Je... je n'étais pas programmé pour ça. Mes connaissances, toutes mes connaissances, ont été dirigées dans un seul but: faire de moi un tueur. Mais je ne comprends pas le monde dans lequel j'ai mis les pieds.

Si Rose n'avait pas honte de ce qu'on lui avait refusé, en revanche demander de l'aide le gênait beaucoup plus. Il voulait faire de son mieux, pas pour Batman, pas pour la justice, mais pour lui. Il lui fallait donc apprendre auprès de maîtres. De bons maîtres.
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MessageSujet: Re: In madness ... I walk [Pv Calvin]   Mar 7 Avr - 17:56

Batman
The Dark Crusader
In Madness, I walk ...
Les dés étaient jetés, maintenant, je pouvais compter sur un allié de plus à Gotham City, maintenir l'ordre et préparer une nouvelle ère pour assurer la tranquillité de Gotham. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais une chose était certaine, nous venions de franchir un premier pas dans la reconquête de la cité perdue. Alors que tout s'écroulait autour de nous, un maigre espoir nous tenait encore en haleine. Nous étions prêts, nous étions décidés à faire de notre mieux pour redonner à Gotham sa liberté. Hiboux, fous, et autres monstres tapis dans les rues, nous serions là, à nous battre sans cesse, à mener la croisade contre l'ennemi interne. Toujours plus motivés que jamais, et si nous venions à disparaitre, le flambeau était néanmoins assuré. Maintenant, Arkham m'apparaissait comme un lieu calme, presque normal. Ce n'était pas non plus un asile "normal" mais maintenant que je me sentais plus optimiste pour la ville, ce lieu sordide n'avait aucune prise sur mon esprit, pour le moment. Un regard bref aux serrures que j'avais examiné et je repositionne mon regard sur l'Ergot.

Batman - "On a du travail."


Néanmoins, l'ancien tueur des hiboux venait de confier quelque chose de grave, quelque chose que même Batman avait enfoui au plus profond de lui : La compréhension des gens. Autant Bruce Wayne passait pour quelqu'un de sociable, d'introverti, de mondain, autant la vraie personnalité, Batman, n'aimait pas être aux vues de tous. Bruce Wayne avait apprit à côtoyer, à séduire grâce aux talents d'Alfred, mais de l'autre côté, je n'étais qu'un petit garçon qui se cachait derrière un masque et une cape pour contenir la colère de la mort de mes parents. Une bien triste réalité. Ce que me demandait l'Ergot ... J'aurais du mal à lui offrir. Il était évident que la Cour des Hiboux avait fait de cet homme un tueur né, mais à quel prix ? Une enfance volée, des amis qu'il ne connaitrait jamais, des émotions normales jamais éprouvées, cela était compréhensible. Au travers de tout son enseignement, l'homme n'avait jamais découvert le sens caché des relations, et comment la société pouvait réagir à son contact, comment pouvait-il s'intégrer dans une société dont il avait été séparé depuis l'enfance ? Des questions se bousculaient encore une fois dans ma tête, mais je n'allais pas le laisser seul dans ce genre de problèmes.

Batman - "Je ferais du mieux que je peux pour t'apprendre les rudiments de notre société. Je t'en fais la promesse."

Je n'étais pas du tout un vrai professeur de sociabilité. Je ferais ce que je peux avec les moyens que j'ai, mais je comptais surtout sur Alfred, le grand maitre de l'art qu'il fut jadis et l'acteur de théâtre qu'il avait été jadis, pour offrir à cet homme les bases d'une conversation culturelle et intéressante. Pour le moment, ce qu'il y'avait à faire, c'était de retrouver les pensionnaires des deux établissements pénitentiaires et de les calfeutrer dans leurs cellules, c'était l'objectif numéro 1. Alors que je relève Jeremiah Arkham qui s'était assis, je mène la petite troupe vers l'entrée de l'asile d'Arkham. Tout en marchant et en soutenant le pauvre docteur qui avait provisoirement perdu l'esprit suite aux derniers évènements, je regardais la dégaine et l'allure de mon nouvel allié. Je m'engageais à l'aider à vivre une vie normale, malgré le traumatisme qu'il avait eu, et lui m'aiderait à reprendre la ville en tant qu'allié. Ironiquement, j'avais l'impression d'être le flic qui m'avait aidé, quand j'étais petit, à me remettre de la mort de mes parents, quelques heures après leurs morts. Il était là, il écoutait et voulait m'aider. Et maintenant, c'était moi, avec à mes côtés, un jeune orphelin que la ville avait brisé. Je me reconnaissais en cet homme. Mais quelque part, un certain sentiment m'étreignait : "Et s'il me mentait ? Et s'il savait pour Bruce Wayne et Batman ?" Je devrais le garder sous surveillance, même s'il est paré de bonnes intentions, qui ne me dit pas que la Cour des Hiboux peut faire pression sur lui. S'ils l'avaient enlevé quand il fut enfant, nul doute qu'ils devaient connaitre sa famille, ses proches, et que pour m'atteindre, ils feraient du mal à son ancienne famille. Il faudra que je me charge de son dossier et le plus rapidement possible. Les portes d'entrées de l'asile : Le soleil était haut dans le ciel, et même si Batman n'était pas du genre à vivre et à agir en plein jour, l'exception faisait la règle. Arkham m'affirme de nouveau son soutien et sa volonté à rester dans l'asile pour procéder aux internements. Je ferais en sorte d'acheminer quelques fournitures et quelques provisions pour assurer la teneur de l'établissement. Peut-être même que j'établirais une Bat-Cave dans les sous-sols de l'asile, dans ses plus profondes racines, cela me permettrait de tenir à jour les différentes émeutes et autres évasions de criminels, une bonne chose je pense, qui serait utile pour moi et mes alliés. L'idée était à creuser, et je suis sur que l'Ergot accepterait plus tard. Je remonte sur ma bat-moto, un dernier regard à l'Ergot et de ma ceinture, je sors une petite télécommande noire, avec un bouton rouge. Je lui tend avant de lui dire.

Batman - "Ceci t'aidera à me contacter si tu as besoin d'aide."


Je remet mon casque sur le crane. Et je regarde une dernière fois les deux hommes. Le moteur rugit. Maintenant, notre "contrat" si l'on pouvait dire, prenait effet. Nul doute que le Hibou ferait de son mieux et utiliserait ses talents au maximum. Quant à moi, j'honorerais ma parole une fois que tous ces évènements seraient passés. Pour le moment, il fallait agir, vite, et avec force. Alors que je faisais un virage pour repartir dans le sens inverse, vers la ville, je me demandais encore dans mon esprit, combien de légendes Gotham City me réservait-elle encore ? Je n'aurais jamais pensé que la Cour des Hiboux puisse réellement exister. Mais le dicton était vrai : Les légendes sont souvent basées sur des histoires vraies. Cela me faisait remettre en cause la mort de mes parents. Et si c'était la Cour qui avait ordonnée à Joe Chill d'abattre Martha et Thomas Wayne ? Et si c'était de leur faute ? Quand Gotham City retrouvera son éclat, alors je poserais les questions aux tenants de la Cour et ça ferait mal.

Très mal.

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