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 De bec et de serres dans la Maison des fous [Year Zero]

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MessageSujet: De bec et de serres dans la Maison des fous [Year Zero]   Lun 30 Mar - 19:21

Year Zero
De bec et de serres dans la Maison des fous
Toute sa vie, depuis toujours, que ce soit avec ses parents, avec la Cour, sans la Cour, Calvin avait dû fuir. Chacun de ses pas soulevait jadis un nuage de peur et derrière lui ne restait que l'arrière-goût de l'amertume et du regret. Au terme de toute journée, il se demandait ce qui allait bien pouvoir lui arriver le lendemain. Vivre perpétuellement dans l'angoisse, cela rongeait son homme aussi sûrement que l'acide dissolvait les chairs et les os. Il ne suffisait que de demander à l'un des anciens procureurs pour avoir confirmation. Mais ce soir, alors que la ville de Gotham sombrait davantage dans sa folie furieuse, la fuite du Talon cessait. Perché sur les toits sombres des entrepôts de Dixon Docks, à l'affût des dernières rumeurs qui circulaient au sein de la criminalité locale, il avait vu, au loin, sur l'Île, un phare abandonné de tous, et les bâtiments maudits de l'Asile d'Arkham. Très vite, dans sa tête, il avait analysé les multiples possibilités que pouvait lui offrir un tel endroit.
Jamais la Cour ne viendrait lui chercher des noises, tant le lieu avait mauvaise réputation, tant il était labyrinthique. Et si jamais le moindre Ergot venait à s'aventurer là-bas, les Hiboux récupèreraient sa tête dans une bien belle boîte.
Après tout, c'était ainsi que les choses fonctionnaient désormais. A priori, la Cour ne pouvait plus lui faire le moindre mal. Elle avait commis l'erreur de le faire revenir à la vie, doté de capacités encore supérieures à auparavant.

Autre point positif: aujourd'hui délaissé, le centre psychiatrique ne contenait plus que quelques malades mentaux sans grande envergure, bien en deçà de ceux qu'il accueillait jadis. Plus de Joker, Double-Face, Poison Ivy et autres dégénérés. La place était libre, il n'y avait qu'à tendre la main et s'en emparer. Aussi facile que ça. Cependant, chaque seconde qui passait augmentait davantage le risque que quelqu'un d'autre fasse de même. Or, même s'il fallait lutter pour sa survie, Calvin n'aurait que peu apprécié devoir se battre contre des citoyens, ou même contre des criminels.Il ne voulait pas laisser de traces de sang dans son futur repaire.
Ainsi, le jeune homme parcourut de longues minutes durant les toits de l'île centrale de Gotham, traversant les fumées noires qui jaillissaient des cheminées et foulant du pied la tôle et le béton qui séparaient l'intérieur de l'extérieur. Dans les rues, peu de monde osait encore sortir, et les seules personnes encore présentes n'étaient, bien sûr, que des hors-la-loi. Certains forçaient des entrepôts, d'autres les défendaient, des coups de feu résonnaient parfois, alors que la cité du crime chutait de seconde en seconde dans l'effroi.

Talon ne pouvait pas tout stopper, mais à chaque fois qu'il croisait des infractions, il n'hésitait pas à descendre lui même pour y mettre fin à la force du poing. Cela ne faisait que peu de temps qu'il avait acquis ses dons surhumains, et il lui arrivait encore de ne pas complètement les contrôler. En voulant saisir quelqu'un par l'épaule, par exemple, il lui avait brisé la clavicule, l'omoplate et l'humérus, en serrant trop fort. Erreur de jeunesse, et puis Batman ne ménageait pas non plus ses adversaires. En lisant dans les journaux, l'ancien Ergot n'avait pas manqué les descriptions des coups et blessures administrés par le Chevalier Noir, et les fractures n'étaient clairement pas les pires.

Quoi qu'il en soit, Rose atteignit finalement son objectif, et le sol par la même occasion. Terre presque isolée du reste de Gotham, l'unique moyen de s'y rendre consistait à passer un tronçon de route délabré, sur lequel reposaient quelques cadavres plus ou moins frais, victimes très récentes des monstres qui peuplaient les fondations de la cité du vice. Sans le moindre frémissement, Calvin passa l'étroite bande de goudron accueillant encore il y a peu des ambulances et des voitures de police. L'odeur était épouvantable, et le jeune homme ne put s'empêcher de plisser les narines de dégoût. Le choc olfactif restait très fort, et il était certain qu'un être nullement entrainé dans une mort ambiante aurait tourné les talons. Mais pas, justement, Talon. Il continua sur son chemin, celui qu'avaient autrefois emprunté Amadeus Arkham, Martin Hawkins, Batman, le Joker.
Des arbres sinistres dominaient la route de leur hauteur, inquiétants, transmettant leur terrible message. Quiconque les voyait venait à croire à la transmission infectieuse de la folie. Elle avait gagné la terre, les racines et les plantes, n'épargnant rien ni personne.

Calvin arriva enfin aux grilles de fer forgé qui accueillaient d'ordinaire les visiteurs, et le nom du lieu, lui aussi taillé dans le métal. Il lâcha un petit grognement amusé. L'entrée frisait presque le caricatural. Il avait l'impression que ce décor aurait pu servir au moindre petit film d'horreur bas budget des années 90 (car oui, notre Mr. Rose avait élargi sa culture en visionnant un nombre fou de courts et long-métrages, fasciné par les effets spéciaux et le développement de cette industrie).
Il franchit les grilles en escaladant, et se retrouva vite de l'autre côté, debout sur ses pieds. A peine deux secondes plus tard, cinq personnes vêtues de costumes relativement élégants. Sans nul doute des mafiosi. Peu importait la famille, il allaient déguerpir en moins de deux.
L'un d'entre portait un Beretta 9mm, pointé directement vers la poitrine du nouvel arrivant.

- Encore un barjo en costume qu'on a là. Nino, Georgie, allez le fouiller. lança-t-il à son collègue le plus imposant avant de tendre son index vers Talon, Toi, tu bouges pas d'un pouce sinon on te descend, capis... ARRRGH !!!


Avant que le bandit ne termine sa phrase, une petite dague était venue se planter dans sa main armée, lui faisant lâcher le pistolet. Il n'avait eu le temps de rien faire. Talon bondit alors sur les deux autres criminels, et entama le combat, sans sortir ses dagues. Il porta un coup au plexus, sonnant le premier, avant de se retourner et de balayer les jambes du dénommé Nino, qui chuta lourdement au sol. Puis, dans le même mouvement, l'ancien Ergot saisit le bras du gars encore debout et e fit passer par dessus sa tête pour le faire atterrir sur le ventre de son camarade, sa tête la terre par la même occasion.
Sans attendre, Calvin effectua une roulade pour se rapprocher en vitesse du troisième adversaire. Ce dernier tenta une attaque directe au visage, mais ne rencontra que le vide. Rose avait pivoté sur le côté, et agrippa le poing tendu du malfrat pour le lui tordre brutalement, le brisant net. L'homme tomba à genoux et reçut dans le même temps un violent coup de pied au visage, l'envoyant rouler quelques mètres plus loin, inconscient.

- Espèce de monstre !!!

Le Fléau de la Cour se retourna net pour... recevoir une balle en plein ventre. Du sang jaillit de son abdomen, et un sourire de satisfaction apparut sur le visage des deux mafiosi restant... avant de disparaître l'instant d'après. Le petit bout de métal logé dans le corps de Talon ressortit par là où il était entré, et la plaie se referma, devant les yeux terrifiés des sbires.
Sans leur laisser le temps de reprendre leurs esprits, il s'avança, sa cape tachetée de carmin flottant légèrement derrière lui. Il semblait presque irréel. Balayant l'air de son bras, il envoya valser le dernier homme contre un arbre. Il ne restait que le petit chef, celui avait donné les ordres. Rien ne pouvait satisfaire davantage l'ancien Ergot.
D'une main, une seule, il attrapa le criminel à la gorge et le souleva du sol, sans effort. Ses griffes s'enfonçaient dans le tissu, assurant une prise parfaite.

- Non, je ne suis pas un monstre. Pas comme vous.

Dans un ultime effort pour se dégager, l'italien sortit un canif et le planta dans l'épaule de Talon, qui ne put s'empêcher de soupirer. De sa main libre, il retira la lame ensanglantée, et la jeta au loin.

- Je vais te laisser partir indemne, rat, mais tu répèteras à tous ceux que tu croiseras que le Hibou occupe désormais la Maison des fous.

Sur ces paroles, il lâcha sa victime. Elle tomba au sol, frissonnante de peur. Une odeur d'urée s'élevait doucement dans les airs, insidieuse et rebutante. Le mafieux, n'attendant pas son reste, prit ses jambes à son cou et décampa sans aider ses camarades. Mais Calvin n'en avait que faire. Son chez soi 'était qu'à quelques pas.Alors que Gotham commençait à se disloquer, tout allait bien mieux pour Calvin Rose. Il avait trouvé son nid.
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