Batman Legacy


 
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 I'm not a hero, just a messenger

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MessageSujet: I'm not a hero, just a messenger   Mer 4 Fév - 0:06

En cette journée enneigée de janvier Antoine n’avait pas vraiment envie de se lever de son lit. Il regarda son portable pour vérifier un petit détail. Il se mis assis sur son lit afin de scruter son mobile. Il appuya sur le bouton « OK ». L’écran de ce dernier s’alluma puis il s’affala sur ce même lit en laissant tomber son portable au sol posant les mains sur son visage. Si il réagissait ainsi c’est parce que son portable indiquait cette date : 9 janvier 2000. Et ce jour était un jour assez spécial pour lui puisque sa mère tomba         dans le coma le 9 janvier 1998, du coup ce n’était pas une journée qu’il portait dans son cœur. D’autant plus qu’un spécialiste lui a avoué que vu l’âge de sa mère, si au bout de 3 ans elle n’était pas réveillé et que l’état ne s’était pas amélioré, il faudrait s’attendre à la voir nous quitter. Et au vu du service déplorable qui est fourni par ces infirmiers, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Il alla ensuite dans le salon et se réchauffa au coin de la cheminée. Il s’assied sur le rebord en pierre puis contempla son salon tout en restant pensif puis son regard se posa sur un cadrant. Dans ce cadrant, il y avait son père, sa mère, Sean et lui. Un léger sourire se glissa sur le visage du jeune homme avant qu’une larme ne coule le long de sa joue gauche . Il n’avait pas envie d’essuyer cette dernière et profitait si l’on pouvait dire ça ainsi de ce moment. Il donnerait cher pour revoir ses parents ainsi que son frère vivant dans cette maison qui est vide. Il possède une maison énorme mais il vit seul dans celle-ci. De ce fait les moments de solitude et de recueil ce font nombreux et surtout lors des journées comme celle là ou quelque chose ce cache derrière comme par exemple lors du jour de l’anniversaire de Sean. En tout cas le moral n’était pas au beau fixe et cela ce voyait sur son visage et dans sa façon de faire les choses, car habituellement c’est une personne joyeuse et remuante qui vit le moment présent à 100% mais aujourd’hui la chose était totalement différent et c’était compréhensible. Il sortit son petit verre ainsi que son jus d’orange tout comme un bol et des céréales. Il se servit se mit devant la télé. Sur la chaine principal on parlait un petit peu de NBA mais surtout de l’événement de la soirée d’hier qui est la victoire de New England face à Seattle en final du Superbowl 28 à 24. Bien qu’Antoine adore ce sport les infos régulières à ce sujet l’agacé plus qu’autre chose alors il éteins la télévision au bout de quelques minutes jetant la télécommande sur la table basse du salon sur laquelle il y avait les magazines ainsi que le programme télé.
 
Dégouté il se leva laissant tout en plan, il avait à peine touché à son bol de céréales et avait bu la moitié de son verre de jus d’orange alors qu’il adore boire son jus d’orange car il lui donne beaucoup de vitamine et qu’il aime l’orange. Il se dirigea à la salle de bain et rentra dans la douche tout en gardant son boxer. En remarquant cette erreur il s’énerva et jeta son boxer dans le bac à habit sale, puis il laissa l’eau couler pendant des dizaines de minutes. L’eau coulait sur son visage jusqu’à ses orteils, il prit son shampoing réduisit le débit de l’eau avant de s’imbiber de savon. Une fois couvert de mousse il augmenta de nouveau le débit et resta de nouveau sous sa douche pendant de longues minutes mais cette fois ci en même temps d’augmenter le débit de l’eau afin d’enlever toute cette mousse qui le recouvrait il avait aussi baissé la température de l’eau jusqu’au minimum et il restait tout de même en dessous comme si cela était agréable. Il éteignit ensuite totalement l’eau et sortit de sa douche en mettant une serviette autour des hanches puis il commença doucement à claquer des dents suite à cette douche froide. Mais quel idiot après tout qui aurait comme idée de prendre une douche froide . Personne à part lui. Il se tint la tête à deux mains et doucement se dirigea vers sa chambre dans son dressing mais aujourd’hui il n’avait pas envie de faire des folies et de s’habiller comme à son habitude. Il prit un de ses multiples polo Ralph Lauren noir avec le petit cheval blanc ainsi qu’un jean classique, quand au chaussures il mit ses nike. Une fois prêt il alla tout de même se coiffer et mettre du parfum car c’était une habitude pour lui. Puis il sortit dehors monta dans sa voiture et avant d’aller à l’hôpital pour rendre visite une dernière fois à la femme qui l’a mis au monde il se dirigea chez le fleuriste histoire de lui acheter un bouquet. Une fois le bouquet acheté il alla dans l’hôpital de Gotham monta les escaliers et se dirigea comme d’habitude au deuxième étage qui était celui des comas. Il s’avança dans ce long couloir qui puait la mort, le froid. A chaque fois qu’il passait dans ce couloir il s’arrêtait tout le temps devant cette chambre 215 ou il y avait un jeune garçon qui avait à tout casser 4 voire 5 ans et cela le chagrinait car celui-ci avait toute la vie devant lui et il était réduit à pourrir ici dans cet hôpital rempli d’incompétent puis il se dirigea dans la chambre de ma mère qui était celle juste à côté donc la 216. Il rentra dans cette chambre et bien entendu pas de surprise puisque sa mère est toujours en train de « dormir ». Il posa son bouquet sur la table de chambre de sa mère et s’assied sur la chaise à côté d’elle en prenant sa main glaciale dans les siennes. Il la regardait et l’émotion prit le dessus et il craqua petit laissant couler de plus en plus de larmes. Puis il entendit comme une voix dans sa tête qui résonnait
 
- Laisse moi partir Antoine. Je rejoindrai ton père et ton frère
 
Cette douce voix il la connaissait puisque c’était celle de sa mère. Il se rendit compte à ce moment qu’il devait la laisser mourir en tout bien tout honneur au lieu de la laisser ici dans le noir toute seule. Alors il appuya sur le bouton rouge de son lit afin d’appeler une infirmière. Quelques minutes plus tard il n’y eut pas une, ni deux mais trois infirmière qui entrèrent dans la chambre. Il les regardaist une par une et pas tendrement c’est le moins que l’on puisse dire
 
- J’ai une annonce à vous faire …
 
Les trois infirmières le regardèrent puis l’une d’entre elle prit la parole
 
- Oui monsieur qu’elle est elle ?
 
- Je vous demanderais de débrancher ma mère pour qu’elle s’en aille dans les cieux rejoindre mes proches défunts
 
Toutes les trois lui firent de gros yeux
 
- Mais enfin monsieur pourquoi ? Et êtes vous sûr ?
 
- Pourquoi ? Parce que ça fait trois ans que cette pauvre femme est ici toute seule alors qu’elle pourrait être heureuse là haut en compagnie de mon père et mon frère !! Et oui je suis sûr alors faite ce que je vous dis
 
L’une des trois prit son courage à deux mains et débrancha ma mère de tous ces artifices la laissant s’évader au paradis rejoindre ceux qui la chérissent. Puis il détourna son regard sur ses trois infirmières
 
- Vous êtes les trois infirmières qui s’occupait de ma mère c’est bien ça ?
 
- Oui répondirent les femmes en cœur
 
- Très bien alors je vous demande à partir de maintenant de vous occuper toutes les 3 du petit garçon chambre 215 avec vos autres copines qui s’occupent de lui
 
- Mais enfin monsieur on ne va pas être six pour une seule personne répondit l’une d’entre elle
 
- Si c’est ce que vous allez faire. .. Vous faites comme si c’était votre patient. Vous aviez ma mère … maintenant c’est petit. Et vous avez intérêt à le sauver ce petit . C’est mon unique demande
 
- D’accord monsieur
 
Puis les trois femmes sortirent de la chambre direction la chambre d’a côté. Puis Antoine se redirigea vers sa mère lui faisant un bisou sur la joue et le front avant de sortir de cet endroit maudit. Il n’avait pas la force de sortir de l’hôpital alors il s’assied sur les sièges du couloir et commença à pleurer sa mère en mettant sa tête entre ses deux mains
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MessageSujet: Re: I'm not a hero, just a messenger   Mer 11 Fév - 2:33




I'm not a hero, Just a Messenger.


With ANTOINE & KLARA

Dear Gotham, combien d’âmes en perdition as-tu dévoré cette nui t ? Combien en as-tu poussé à sombrer dans tes vices, le cœur lourd mais la pensée libre ? Combien de tes enfants perdus as-tu pleuré ? Fils et filles de ta chaire et de ton sang, trop fières et trop brutales pour qu’un de leur semblable ne les aimes. Dis-moi ville au cœur noir comme les abysses, si tu n’as nulle vertus comment peut-on encore réellement vivre en ton sein ? Toi la fière meurtrière à la couronne d’ombre qui fait germer en chaque cœur, en chaque âme innocente, le désire de puissance et le gout du sang. C’était ainsi chaque matin, chaque levé de soleil. Même quand ce dernier était absent, Klara se retrouvait assaillie par de moroses pensées, inlassablement. Chaque matin, elle craignait de voir son monde s’écrouler un peu plus. Que son petit bonheur ne s’éteigne définitivement même si tout espoir était quasiment vain.  Puis elle songea, à cet ami qu’elle avait perdu de vue. Celui qu’elle pensait ne plus jamais revoir. Cet « ami » qui lui avait offert un peu de sa chaleur et de sa lumière. Cette lumière qui même après son départ ne l’avait pas quitté. Cette lueur qui brillait à travers les yeux de son fils, le sien à lui. Pour rien au monde elle s’en serait séparée. Mais aujourd’hui la lueur ne brille plus, il n’y a plus de lumière, plus de joie et plus d’espoir dans cet ersatz de vie que tentait de mener la jeune femme. Pourtant… Il avait fini par revenir « lui ». Il avait refait surface dans sa vie comme le printemps suivait toujours l’hiver. Elle avait tenté de lui parler, tenté de lui dire la vérité au sujet de Zack. Mais c’était trop dur, trop compliqué. Soucieuse de son bienêtre, après tout ce qu’il avait traversé, Klara avait décidé de se taire. Il valait mieux cela et qu’il puisse vivre sa vie comme l’entendait, sans que ni elle, ni son fils ne soit un frein. Il le méritait lui plus que quiconque.

Aujourd’hui la et comme depuis une bonne semaine, Klara était portée pâle et n’irait pas donner de cours au lycée. Cet endroit dans lequel elle ne mettait jamais les pieds… Hmm… Les années s’étaient chargés de lui rappeler pourquoi. Elle avait toujours eu cette envie et ce désir de changer les choses. Elle, jamais personne ne l’avait écouté, jamais personne ne lui avait tendu la main. Alors, elle s’était naïvement imaginée que dispenser son savoir et montrer une oreille attentive à de jeunes gens possiblement criminels en devenir, pouvait atténuer la noirceur de leurs cœurs.  C’était sans espoir et la jeune femme n’espérait  plus de changement dans sa vie actuelle.  Tout s’effondrait pour mieux lui revenir comme une gifle en plein visage avec la force d’une éternité sans amour.  Sur le frigo, elle trouva une note laissée là par sa petite protégée. «  Je suis partie en cours, il n’y a plus de lait. Ne prends pas ça comme une excuse pour biberonner une blue moon de bon matin la dépressive. Bises, Jude. » Cette gosse, c’était la seule chose qui faisait qu’elle ne sombrait pas. Elle avait un but, celui qu’elle ne tombe pas dans les miasmes des entrailles de Gotham.  Klara avait tout raté, absolument tout. Elle voulait que pour une fois, pour quelqu’un d’autre qu’elle, faire de son mieux pour que tout aille bien. C’est non sans difficulté que la jeune femme pris ses affaires pour rejoindre l’hôpital central de Gotham. Toujours avec cette boule immonde au ventre. Sa présence ne changerait rien, elle le savait au plus profond d’elle, mais le perdre définitivement serait tellement pire.  Elle était une mère, il était son enfant, rien ni personne au monde ne pourrait changer cela. Chaque nuit, elle rêvait de tenir le responsable de ce drame, chaque nuit elle rêvait. Chaque nuit elle tuait. Klara était un être emplis de haine, d’aversion pour l’humanité. La vie était dans le fond quelque chose de tellement inexorable, tellement rien du tout. On pourrait crever la souffrance, crever dans l’indifférence générale, crever dans l’idée que les personnes les plus pauvres de ce monde se courberont encore et toujours.  Mais aujourd’hui, son visage, sa face, sa gueule se trouvait marqué par le passé et les drames et dans ses yeux se lisait le malheur et la souffrance. La sienne, mais elle était dissimulé derrière les tas d’ordures que constituaient encore et toujours celle de ces gens. Ceux qu’elle voyait mourir un peu plus chaque jour, dans la rue, dans ce mouroir abjecte qu’était l’hôpital.

C’est uniquement quand elle se trouvait là, étendue et somnolente aux côtés de son fils que le monde n’avait plus sa place. Qu’il cessait tout simplement d’exister. Elle resta un long moment à observer où et comment ce gâchis à travers la vitre de la chambre de Zack. Mais quelque chose l’interpela, la femme penchée au-dessus de lui n’était pas l’une de celles qui prenaient en charge son gamin en temps normal. Klara se décida à entrer subitement, comme inquiète. Pour elle, tout signe de changement de la sorte était une mauvaise chose, un mauvais signe et son sang se gelait presque instantanément.  Il fallut un temps certains à cette nouvelle infirmière pour expliquer et faire comprendre à la jeune femme qu’il n’était rien de tout cela. Elle lui raconta tout, plus ou moins détaillé, tenaillée par le secret médical. Mais un nom ressorti de cette conversation et la fit frémir. « Blake ». C’est presque comme une furie qu’elle sortit de nouveau de la chambre, balançant sa tête de droite à gauche comme pour chercher quelqu’un du regard.

Pourquoi avoir fait ce choix ? Pourquoi la vie de son enfant mériterait-elle plus d’attention que celle d’un autre être vivant ? Les hommes ne pensaient pas comme ça. L’être humain était individualiste, égoïste, il aimait piétiner les pauvres gens. Alors pourquoi nom de dieu ? Dans son monde à elle, Klara s’imagina mille et un scenarios, tous débouchant d’un jeu malsains qui faisait écho à un passé qu’elle espérait bien loin derrière elle. C’est là qu’elle le vit. Ce jeune homme assis dans le couloir se laissant aller à sa peine. Il n’y avait ni jeu malsain, ni ambiguïté dans l’attitude de cet homme. Klara ne le comprenait juste pas… La farandole des fantôme de son histoire ne la quitteront donc jamais ? Allaient-ils tous tout simplement finir par refaire surface ? Klara n’oubliait jamais un visage. Et même si celui-ci était déformé par la peine, elle ne pouvait pas oublier, ne pas reconnaître. Elle avança vers le jeune homme d’un pas lent et hésitant avant de venir se planter devant lui, la mine grave et les yeux brillants de la personne cherchant à retenir son trop plein. « C’est la seconde fois.. » lâcha-t-elle d’une voix presque inaudible et tremblante. « C’est la seconde fois que tu fais quelque chose pour moi, que tu m’aides… » Elle ferma les yeux une seconde pour mieux se contenir, elle avait besoin de réfléchir mais les mots étaient sortis trop vite. Elle avait déjà capté l’attention de son interlocuteur. « Je comprends pas, les gens n’aident pas les autres normalement. Pourquoi toi tu le fais ? »


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MessageSujet: Re: I'm not a hero, just a messenger   Jeu 12 Fév - 17:35

Alors qu’il était sur ce siège situé juste en face de la chambre de sa mère, en train d’extériorisé tout ce qu’il ressentait , et en particulier son chagrin, le jeune homme tout en regardant le sol de ce maudit couloir, il était en train de penser à tout ce qu’il avait subi depuis sa naissance, le pauvre garçon se demandait qu’avait il bien pu faire de si mal pour en contrepartie devoir faire face à des événements tels que celui-ci sachant que ce n’est pas le premier de la sorte. A présent il pouvait le dire, il était orphelin et avait tout perdu. Les larmes coulèrent le long des ses joues s’échouant sur le sol. Il était conscient que la vie n’était pas facile et que constamment elle essayait de nous mettre à genoux mais il y a tout de même des limites à cela. Autant perdre ses grands parents, bien que cela soit aussi un moment douloureux, c’est quelque chose de tout à fait normal mais perdre toute sa famille alors qu’on a seulement 20 ans c’est quelque chose d’horrible et d’éprouvant. Il se demandait même qu’est ce qu’on pouvait attendre de lui en retour ? Qu’il se suicide ? Il ne savait pas, il ne savait plus, il était totalement perdu et dans sa tête c’était le flou le plus total. Il était partagé entre l’envie de ne plus souffrir en faisant face à cette étape qui était peut être celle de trop pour son pauvre petit cœur, et donc se laissé aller en se mettant une balle dans la tête. Mais d’un autre côté il n’avait pas envie de faire ce plaisir à celui qui lui avait dicté ce sombre destin et garder la tête haute, mais cela reste beaucoup plus facile à dire, mais à exécuter c’est tout autre chose. Il devait prendre une décision sur son futur : rester ici à Gotham ou rejoindre sa famille. Le dilemme était donc posé pour lui mais il se laissait un peu de temps pour faire son choix, car en étant sous le coup de l’émotion, on est pas vraiment lucide. 
 
Il voulait partir de cet endroit morbide et ne plus jamais y mettre les pieds, mais le problème était que ses jambes ne suivaient pas, elles étaient comme tétanisées. Voir la femme de sa vie mourir sous ses yeux sans ne pouvoir rien faire c’est une chose qu’Antoine ne souhaite à personne ou du moins pas aussi tôt. La seule chose qui lui donnait le « sourire » si on peut dire cela ainsi, c’est d’avoir fait quelques choses de bien en retour. Il espérait que ce jeune petit garçon chambre 215 allait pouvoir s’en sortir et au fond il pourrait se dire qu’il a joué un rôle dans le rétablissement du petit, mais malgré cela ça n’atténuera pas pour autant cette peine, cette douleur au niveau du cœur, le sentir se serrer, tout comme la gorge. Toute ces sensations qui te montre que tu as été touché en plein dans le mille . Il n’avait de toute manière pas la force de se retenir de pleurer et de ne pas montrer son chagrin. Il fallait de toute manière que ça sorte alors à quoi bon se retenir ? Dans ce cas là, même la fierté d’homme, Antoine la laissait de côté se laissant aller. Il était certes un homme, mais avant tout un fils et un humain avec des sentiments et dans ces moments aussi délicat, la fierté n’avait pas à influencer le comportement du jeune homme.
 
Pendant ce temps une jeune femme se mit à sortir de la chambre 215 mais Antoine ne remarqua pas cette dernière étant toujours recroquevillé contre lui, à pleurer sa chère mère qui a tant donné de sa personne pour lui. D’ailleurs il savait très bien qu’à présent elle était entre de bonne main et que ça aurait été égoïste de sa part de la laisser dans ce monde à pourrir plus qu’autre chose. Il avait fait le choix de faire du bien à sa mère et par la même occasion à ce petit garçon chambre 215 et de son côté lui de souffrir mais dans la vie rien est gratuit, et tout se paie. Ici encore pour que sa mère vive paisiblement, il devait lui de son côté en payer le prix. Cette jeune femme qui venait de sortir comme une furie de la chambre en regardant à gauche et à droite dans ce fichu couloir, s’approcha lentement et d’un pas hésitant vers le jeune homme qui pleurait puis commença doucement à parler à ce dernier avec la voix d’une personne émue
 
-  C’est la seconde fois..
 
Antoine entendait une voix mais il ne savait pas si c’était dans sa tête ou en réalité alors il commença doucement à lever la tête pour vérifier si c’était bien vrai ou si ce n’était que son esprit qui lui jouait des tours. Mais en revanche qu’est ce qui était la seconde fois ?
 
- C’est la seconde fois que tu fais quelque chose pour moi, que tu m’aides…
 
Une fois la tête levé, le jeune homme regarda la femme qui était en train de s’adresser à lui mais il avait tellement pleuré que ce dernier ne le voyait pas ou que très peu. Ses yeux étaient gorgés de larmes et donc il la voyait de manière flou donc par le même occasion ne pouvait savoir qui était cette personne, bien qu’il se doutait que c’était une femme vu la voix que cette dernière possédait. Si cela fait donc deux fois qu’il lui venait en aide, c’est donc que forcément il la connaissait ou du moins qu’il l’avait déjà croisé quelques part. Il l’écoutait donc parler bien qu’il ne la voyait pas avant de faire quelconques mouvements. Cette dernière se mit à fermer les yeux afin de ne pas craquer à son tour, mais elle reprit la parole ensuite
 
- Je comprends pas, les gens n’aident pas les autres normalement. Pourquoi toi tu le fais ?
 
Et bien pourquoi cette dernière se plaignait du fait qu’il lui vienne en aide ? Elle devrait être heureuse avant toute chose, mais après il ne savait pas ce qu’elle avait vécu elle aussi alors il n’émit pas de jugement envers cette dernière et ne lui répondit pas sèchement. Il commença par se frotter les yeux afin d’enlever ses larmes puis la regarda avec ses yeux rouges. Cette jeune femme qui était sortit de la chambre 215 était surement la mère du petit ou alors la sœur de ce dernier. Il la regardait donc mais ne trouvait pas ou il avait bien pu l’aider puisque sa tête ne lui disait absolument rien alors il se mit à prendre la parole en se raclant doucement la gorge. Lorsqu’il essaya de parler sa voix prit une tournure aigu directement et il s’arrêta s’excusant auprès de cette dernière avant de reprendre
 
- Excusez moi mais je ne vois pas qui vous êtes … peut être vous vous trompez de personnes ou alors c’est moi qui ne suit plus vraiment lucide …
 
Il s’arrêta et enleva une poussière qui était dans son œil gauche afin de ne pas craquer une fois de plus, du moins pas devant elle alors qu’il était en train de lui parler. Ce dernier comprit que celle-ci venait de sortir de la chambre 215 puisque celle-ci était ouverte à moitié et il reprit
 
-  Vous êtes une proche du petit chambre 215 c’est bien ça ? Si j’ai fait ça c’est parce que ce petit a toute sa vie devant lui et parce que j’en avais envie
 
Il mentait un petit peu ou du moins il ne lui disait pas toute la vérité. Il n’allait pas déranger cette jeune femme , qui d’ailleurs devait avoir la même tranche d’âge que lui vu son physique. Elle ne voulait surement pas être déranger par un type qui vient de perdre sa mère et cela serait totalement compréhensible. Il se mit à respirer un bon coup tout en la regardant toujours. Cette dernière semblait vouloir continuer de parler avec lui et semblait aussi touchée par le geste de ce dernier. Dans le regard de cette dernière il pouvait voir de la pitié qui devait surement lui être destiné mais il n’aimait pas les regards de pitié des gens et c’est pour cela qu’il tourna doucement la tête évitant le regard de cette dernière. Son regard était à présent tourné vers son poignet. Sur celui-ci, il y avait le bracelet de sa mère, puis après l’avoir regardé il se mit à le toucher. La femme se trouvant devant lui devait le prendre pour un timbré.
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