Batman Legacy


 
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 As a bit of Lithium

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MessageSujet: As a bit of Lithium   Mer 28 Jan - 2:18



Dernière édition par Klara Sovaris / Skylar le Ven 10 Juil - 2:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: As a bit of Lithium   Ven 30 Jan - 4:43




An Intruder.

Jay posa délicatement ses doigts autour de la poignée. S’il tendait une oreille attentive, ce qu’il, bien sûr, fit, il pouvait entendre la musique qui jouait de l’autre côté de la porte. Apparemment Klara se sentait Nirvana en cette soirée qui s’annonçait haute en émotion. Il tourna la poignée, puis, réalisant qu’elle n’était pas barré, poussa la porte pour l’ouvrir lentement. Non, frapper ne lui était pas venu à l’esprit. Il n’avait plus trop l’habitude des ces traditions qu’il n’avait pas pu exercer ces deux dernières années. On lui avait enseigné à rentre chez qui il voulait, quand il voulait, et bien qu’il aurait admit que ce n’était pas très élégant d’entrer chez une vieille connaissance de cette s’il c’était arrêté pour y réfléchir, cette façon de vivre était devenue une habitude pour lui… Une vieille connaissance. Ce n’était pas exactement le terme à employer pour décrire Klara Sovaris. Et ce soir, il venait de rentrer chez elle, plus ou moins par infraction, quatre après leur dernière rencontre. Il fallait l’admettre, Jason n’avait jamais été très doué pour ce qui était des retrouvailles, ce qui expliquait qu’en temps normal, il les évitait. Mais c’était un peu différent cette fois.

Depuis un mois environ, ses souvenirs lui revenaient peu à peu. Ce n’était que du goutte par goutte, et ça restait plutôt flou. Mais certaines choses commençaient à s’éclaircir. De ses souvenirs, Klara, et les moments qu’il avait passés avec elle, faisaient sans doute partis de ses souvenirs les plus clair et discernable. Et, malgré le fait qu’il n’avait aucune idée de qui elle était y avait à peine quelques semaines de cela, maintenant, elle lui manquait un peu. Ou du moins, l’étrange relation qu’ils partageaient alors, qui avait prit fin lors de ses débuts en tant que Robin, lui manquait. Pourtant, ce ne fut pas ce sentiment qu’il l’amena a vouloir revenir dans la vie de la jeune femme… La curiosité l’avait poussé à, disons, s’accorder la liberté d’en apprendre un peu plus sur elle. Après tout, il avait été l’élève du meilleur détective du monde. Et ce qu’il avait découvert l’avait ébranlé…

C’était sans aucun doute présomptueux, pourtant Jay était persuadé de pouvoir, non, de devoir l’aider. Il était au courant pour ses escapades nocturnes, et il ne pouvait qu’approuver de son initiative. Mais elle restait une amateur, indisciplinée et volatile. Et Dieu sait, si du moins vous croyez en une telle entité, que dans une ville dangereuse comme Gotham, tôt au tard les vigilantes ou les justiciers qui n’étaient que doués finissaient par tomber sur un gros poisson qui risquait de leur faire connaître une mort prématurée et douloureuse. Il ne suffisait pas que d’être talentueux pour survivre à une rencontre avec des personnes comme le Joker, Deathstroke ou des membres de la Ligue des Ombres. Jason en savait quelque chose : Il faisait parti de se lot. C’est pourquoi le jeune homme avait décidé, au risque de la bouleverser, de refaire surface dans la vie de Klara. Pour faire d’elle plus qu’une simple justicière talentueuse.

Le jeune homme l’avait déjà épié à plusieurs reprises, connaissant ses habituels allées et venues. Aussi, il s’entendait à ce qu’elle rentre chez elle vers la crépuscule. Mais lorsqu’il alla cogner à sa porte, il n’entendit que les bruits de pas du chien qui attendait son maître, suivi des quelques aboiements interrogateurs. Jason haussa les épaules et alla tuer le temps un peu le temps en marchant les rues de cette sombre Gotham. Quelques heures plus tard, il reprit la direction de l’appartement de Klara. Non, l’idée de passer un coup de fils pour vérifier ne lui traversa jamais l’esprit. Il était bien trop asocial pour cela. Et puis, il doutait fortement qu’elle le reconnaisse, ce qui, au final, était peut-être une bonne chose. Comment réagirait-elle en voyant un homme dont le nom figurait sur l’une  des pierres tombales qui peuplaient les cimetières de la ville ? Avait-elle la moindre idée qu’il avait perdu la vie ? Bref, le jeune homme ne s’attendait pas à ce qu’elle soit folle de joie de revoir un mec qu’elle n’avait pas vu depuis quatre longues années.

Il ignorait complètement si elle avait mangé. Alors, même s’il c’était rempli le ventre il y avait pas si longtemps, il passa dans resto en chemin. À vrai dire, il avait pas la moindre idée du genre de restaurant plairait à la jeune femme, alors il avait opté pour du chinois, en croisant les doigts qu’elle ne lui reproche pas ses choix culinaires. Enfin, ça c’était si elle le foutait pas à la porte et le laissait entrer chez elle…. Bah oui, croiser les doigts ; ses talents de détectives avaient des limites.

… Après avoir ouvert la porte, il fit quelques pas hésitants, entrant dans cet appartement qui lui sembla pratiquement aussi mystérieux que les appartements de Ra’s Al Ghul. Bon, pas vraiment, mais le fait est qu’il avait pas la moindre où il mettait les pieds, craignant manquer de respect à celle qui vivait ici s’il posait le pied au mauvais endroit, sentiment étrange qu’il avait auparavant ressenti dans les chambres de la tête du Démon. Il était si concentré à chercher la jeune femme des yeux qu’il ne remarqua même pas le chien de Klara, Rédemption qui venait le renifler, sans doute curieux de voir un visage qui ne lui étant pas familier accompagné d’un odeur qu’il connaissait pourtant bel et bien, car, il fallait l’admettre, Jason avec pas mal changé ces quatre dernières années. Il déposa les deux sacs sur le sol. Bah oui, le sol. Jason était rendu si habitué à manger sur le sol qu’il ne réalisait même plus que ce n’était pas exactement normal pour les personnes civilisées qui constituaient le "Monde Libre", comme l’avait si bien dit Winston Churchill, non sans démontrer cette magnifique modestie qui était la sienne, lors de la défaite du Troisième Reich. Le fait qu’ils avaient remplacé le terme, le trouvant trop présomptueux, par "First World Countries", faisait quand même un peu rire Jason. Quel humour splendide. Ça le faisait presqu’aussi rire que de voir une balle creuser le front d’une de ces sales bestioles qui paradait dans des corps d’hommes et de femmes, ces hideux parasites qu’il se devaient d’éliminer. C’était lors de leur dernier instant qu’ils réalisaient qu’ils n’étaient pas spéciaux, ils n’étaient pas des exceptions… L’argent, le pouvoir, le sex appel, le savoir… Ils avaient beau tous les posséder, ce les approprier, au final, la balle s’en moquait éperdument. Pour elle, ils étaient tous la même chose : des os, du sang et, surtout, de la chaire qui allait, tôt ou tard, se putréfier… Non, vous avez tout compris, Jason ne riait pas.

Puis il fit quelques pas, entra dans le champs de vision de  Klara qui était étendu sur son canapé. En parlant du canapé, elle pourrait en utiliser un neuf. Il était en plutôt mauvais été, de toute évidence défoncé. Mais le canapé n’était d’aucun intérêt. Klara ne semblait pas avoir encore vu son visiteur surprise, chantant les paroles plutôt douteuse de Rape, une bière dans une main et une cigarette à la bouche. C’était une scène digne d’un de ces films de drame qui vous complètement oublier qu’il s’agit d’un simple travail de fiction. En d’autre mot, un vrai petit chef d’œuvre. Puis, très rapidement, elle le vit, avalant ses paroles de travers. Un long silence s’installa. Jason l’examinait attentivement, retenant avec difficulté un fou rire. Il croisa les bras, ouvrant la bouche, mimait l’expression d’une personne qui s’apprêtait à faire un long discours. Puis fit une petite grimace, referma ses lèvres et leva l’index droit dans les airs, comme s’il était sur le point de faire une objection.

"Charmant." dit-il, simplement, avant d’éclater de rire.

Quelques instants plus tard, Rape Me céda sa place à Drain You, ce qui arracha un sourire narquois à Jason, qui venait tout juste de reprendre son sérieux. Il affectionnait beaucoup cette chanson qui, aux yeux de plusieurs, était loin d’être l’une des meilleurs track du groupe. Une idée perverse et joueuse s’installa dans son esprit oh-si-cynique, l’amenant à se rapprocher de Klara de quelques pas qu’il exagéra de manière dramatique.

"In a passionate kiss… From my mouth to yours…" entama-t-il, mimant le ton de Kurt Cobain, bien que très médiocrement. "Sloppy lips to lips… You're my vitamins."

Il s’était penché vers elle alors qu’il récitait ces paroles ; son passage préféré.
"I like you" termina-t-il, glissant son genoux entre l’intérieur de ses deux cuisses, le pressant légèrement contre son intimité et attrapant le foulard qui entourait le cou de Klara de sa main droite avant de l’attirer vers lui et de lui voler un baiser. "Alors" lui demanda Jason d’un ton provocateur, s’attendant totalement à ce qu’elle se mette à le tabasser à tout moment, "Where did you want me to rape you… ? In your bed… ? On your dining table… ? Right here ?" Jason maintenu sa ferme pogne ainsi pendant un petit moment, avant de la relâcher et de reculer d’un seul et même mouvement, mettant un bon bras de distance entre elle et lui, attendant de voir sa réaction avec un air moqueur sur le visage, s’amusant à imaginer la jeune femme sortir une énorme arme blanche qu’elle se ferait un plaisir de planter dans son torse.

Oui bon, il avait l’esprit tordu en ce moment, pas faux. Mais tout cela était surtout un artifice pour camoufler le fait qu’il avait pas la moindre idée de comment se comporter dans une telle situation. Il préférait avoir l’un d’air d’être un crétin égocentrique plutôt que démontrer son inaptitude sociale flagrante. Une fois l’absurde du moment passé, il déglutit quelque peu difficilement, quelque peu étonné de l’impact que cette rencontre semblait avoir sur lui. Il aurait sans doute préféré affronter un fantôme qu’avoir à supporter ce genre malaise… L’ironie de ce pauvre choix de mot lui fait hausse un sourcil : Aux yeux de Klara, ça devait être lui, le revenant.

"…Salut, K…" murmura finalement Jay, laissant tomber cette muraille d’humour et d’avances déplacées derrière laquelle il s’était refugié, et ne pouvait plus retenir ces paroles qui mourraient d’envi de quitter sa gorge depuis qu’il avait posé ses yeux sur elle.


Dernière édition par Jason Todd / Red Hood le Mer 4 Fév - 5:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: As a bit of Lithium   Ven 30 Jan - 19:53



Dernière édition par Klara Sovaris / Skylar le Ven 10 Juil - 2:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: As a bit of Lithium   Mar 3 Fév - 17:37




A long way from home.

Sa tête se cogna durement contre le sol, pour la deuxième fois. Ce n’était pas la sensation la plus agréable, il se devait bien de l’admettre, mais ce ne fut pas ce qui déclencha la douleur qu’il ressentait à ce moment précis, mais bien le pincement au cœur qu’un simple mot, prononcé à deux occasions, provoquait en son être. Putain… Qui aurait cru qu’une telle démonstration l’aurait autant déstabilisé ? Que de voir les émotions faire trembler cette femme, qui, il ne le savait que bien trop, n’aurait jamais ne serait-ce qu’admit l’apprécier, du moins à voix haute, aurait autant fait résonner son corps d’émotion. Jay ne savait point que faire pour apaiser sa rage, sa souffrance, se contentant de la regarder avec des yeux infiniment doux. Lui qui s’était convaincu qu’il n’avait manqué à personne, que sa mort n’importait à personne… Il se sentait horriblement coupable. Elle semblait de toute évidence ignorer tout de son décès, ce qui d’ailleurs était sûrement pour le mieux, et pourtant il lui avait manquer, bien plus qu’il ne l’aurait cru possible avant qu’il mette le pied dans le cadre de sa porte. Il l’avait laissé tomber. Il activement cherché à ne pas reprendre contact après avoir rejoint le Chevalier Noir… Et puis, il était mort. C’était en parti pourquoi il redoutait se lier aux gens qui l’entourait. Il ne pouvait que les décevoir. Décevoir toutes les attentes qu’on pouvait se faire de lui. Pourtant, malgré la culpabilité, malgré le fait que la voir ainsi lui crevait le cœur, Jay ne pouvait que lui sourire. Non, ce n’était pas un des ces sourires emplis d’amertume, ni même l’un de ceux qui aurait pu afficher ne serait qu’un semblant de la douleur qui lui perçait l’estomac en ce moment. Mais plutôt le genre de sourire qui signifiait un simple : Je suis heureux d’être ici. Car malgré toutes les émotions conflictuelles qu’il avait beau sentir au fond de ses trippes, Jason était avant tout envahi d’un bonheur inexplicable à se trouver si près de cette jeune femme qui parvenait, à sa simple présence, à lui faire oublier le fait que sa vie n’était qu’un amas pathétique de tragédies. Une odeur se faufila jusqu’à son nez. Il était dissimulé en grande partie par les effluves chimiques de l’hôpital où elle passait des heures au chevet de son enfant, mais Jason aurait reconnu ce parfum naturel n’importe où : La poudre pour fesse de bébé. Apparemment il était le seul qui lui avait jamais fait la remarque, et d’une certaine façon, il ne doutait pas qu’il soit le seul à percevoir cet arôme qu’il appréciait tant : Ça n’était sûrement qu’un procédé mental trompeur, un artifice dans sa tête. Pourtant c’était indéniable, car il pouvait encore le sentir émaner de son corps, et c’était encore plus perceptible qu’autrefois. Il n’aurait su dire si c’était le cas parce qu’il ne l’avait vu pendant ces nombreuses années, ou bien si c’était parce qu’elle était encore plus féminine.

Elle était comme lui, une personne de peu de mots. Mais ses mots, tout comme les siens, pesait énormément leur poids. Elle lui exigeait clairement des explications, et gare à lui si elles ne lui satisfaisaient pas. Il la regarda se lever en se retirant de sur lui et puis lui offrir de la bière. Oh, il lui aurait certainement pas dit non, car, pour tout dire, il mourrait d’envi de noyer les intenses émotions qu’il ressentait en ce moment. Mais, aussi puissant qu’était ce désir, il ne se comparait pas à celui qui le poussa à chercher de ses yeux bleus perçant ceux verts et mystifiant de Klara, qui semblait éviter à présent son regard. Il se releva à moitié, s’appuyant sur ses coudes, continuant de regarder la jeune femme sans dire le moindre mot, réfléchissant pendant un long moment aux paroles qu’il allait utiliser.

"Tu as raison. Je n’avais pas le droit" s’excusa l’ancien Robin, d’un ton de voix ferme mais pas moins chaud, avant d’enchainer : "Je t’ai bien dit qu’il te fallait un meilleur am… Ami… Que moi. "

Jay avait failli dire amant plutôt qu’ami, mais c’était rattrapé au dernier moment. Il ne se faisait pas d’illusion : Leur histoire n’avait jamais été officielle, et bien qu’ils étaient très proche à l’époque pour de simples amis, tout cela c’était déroulée y avait à présent plusieurs années. Sans parler du fait que Klara avait maintenant un enfant ; il devait sûrement avoir le père quelque part dans sa vie. Il serait complètement injuste, voir naïf, de s’attendre à ce qu’elle n’ai pas passé à autre chose. Et puis non, il n’était pas très doué pour s’excuser non plus. Était-ce vraiment surprenant ? Aussi bien partir du principe qu’il était carrément infirme dès qu’il devait interagir avec d’autre êtres humains. Il leva la main, bien qu’elle fut hésitante, effleura du bout de ses doigts la douce peau de la joue gauche de la jeune femme, puis délicatement y posa sa paume, lui caressant tendrement, mais surtout lentement, le visage, comme s’il pouvait la brûler au simple contact de sa peau s’il s’y prenait maladroitement, savourant chaque secondes de ce contact éphémère.

"Mais je suis là maintenant" ajouta-t-il, attirant fermement la tête de sa tendre amie contre son torse, avant d’enlacer ses délicates épaules de ses puissants bras et de presser son corps contre le sien. "J’ai pas l’intention de faillir à ma promesse une fois de plus…"

Jay sentait les battements de cœur qui faisait vibrer la jeune femme résonner dans son propre corps. Il avait envi de l’embrasser à nouveau. Mais cette fois, il souhaitait lui donner un baiser entièrement différent. L’un de ses baisers qui vous laisse complètement vulnérable, qui vous saigne aussi bien qu’il vous fait frémir de bonheur. L’un de ceux qui aurait fait comprendre à Klara toutes les émotions qui bouillonnaient en lui, qui lui aurait transmit toute cette affection qui se faisait violence pour ne pas être évacuer de son corps contre son gré. Non pas un baiser qui se voulait que provocateur et artificiel, sans la moindre consistance, comme celui qu’il lui avait donné plus tôt. Pourtant, la douceur des lèvres de K l’avait surpris, lui faisait oublier le goût de cigarette et de bière qui flottait dessus. Il resta ainsi, pendant un long moment, profitant de son doux parfum et de sa proximité, avant de continuer d’une voix douce :

"Je veux bien tout te raconter. Mais je crains que tu ne puisses me croire…" Ce n’était rien de plus qu’un murmure, qui avait quitté ses lèvres après avoir déposé un petit baiser sur la belle chevelure de sa vieille amie.

Un bruit attira son attention. Rédemption cherchait à ouvrir les sacs contenant le chinois. Pas tellement étonnant considérant qu’il les avait laissé trainer sur le sol. Bon, c’était sûrement le temps de mettre un peu d’ordre de toute façon. Jay se redressa, après avoir relâcher Klara de l’emprise de ses bras musclés, bien qu’à contrecœur, puis s’avança vers la chienne, ramassant le chinois avant qu’elle réussisse à passer à travers le papier brun, se demandant si elle avait eu droit à sa nourriture alors qu’elle lui offrait un regard accusateur, déçue. Une petite moue qu’il avait toujours trouvé adorable. Il alla déposer d’un pied sûr les deux sacs pleins de nourriture sur la table à manger, considérant que c’était l’une des rares choses qu’il avait facilement repéré, doutant après réflexion que Klara est envi de prendre des bouchés après le choc de leur réunion. Puis, il chercha rapidement du regard un chiffon, ignorant pas mal où se trouvait quoi que se soit d’autre dans cet endroit, ce qui à nouveau lui rappelait qu’il n’était ni plus ni moins un intrus. Il en trouva finalement un à côté du lavabo. Jason le passa rapidement sous l’eau avant de le tordre fermement, jetant un regard inquiet vers K qu’il n’avait encore pas entendu bouger, puis referma le jet d’eau, hésitant un moment à retourner dans le salon, où il devrait une fois de plus affronter les sentiments que la seule présence de Klara provoquait en lui. Il soupira silencieusement avant de retourner dans le salon, craignant pratiquement de ne pouvoir se retenir et de sauter sur la jeune femme comme un véritable sauvage. Il replaça le canapé renversé qui semblait, encore une fois, en bien piètre état, avant de ramasser la cigarette qui juchait sur le sol et de l’étendre en l’écrasant entre ses doigts, puis il se pencha vers le sol, là où la Blue Moon avait été renversé, avec l’intention de nettoyer ce fâcheux petit dégât qui allait sans aucune doute laisser une trace sombre dans le bois franc, voulant éviter la sale besogne à une Klara qui semblait ébranlée comme il ne l’avait jamais vu auparavant.
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MessageSujet: Re: As a bit of Lithium   Jeu 5 Fév - 1:50



Dernière édition par Klara Sovaris / Skylar le Ven 10 Juil - 2:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: As a bit of Lithium   Jeu 12 Fév - 19:32




Where did we left things at ?

"Bernadette" répéta-t-il dans sa tête, trouvant que ce nom lui allait pas, mais alors pas du tout. Continuant à nettoyer le dégât, Jay ne peut s’empêcher de sourire, trouvant la petite provocation de Klara tout de même adorable, malgré le fait que c’était, évidemment, qu’une petite mascarade. Il devait cependant admettre que son jeu d’actrice était pas mal moins dramatique, ce qui était une bonne chose, vraiment. Il lâcha mollement le chiffon alors qu’il regardait K se rapprocher un peu, comprenant à la voir s’arrêter après avoir atteint le milieu de la pièce qu’elle attendait qu’il se lève et parcours la distance qui persistant entre eux. Il n’hésita pas une seconde et se dirigea vers elle lentement, mais sûrement, ses pas étant étonnamment silencieux pour une personne de sa stature.

"Je… Suis désolée. Si tu es parti, si tu n’étais pas revenu , tu avais tes raisons. Et ce n’est pas comme que l’on accueille chez soit un…  "Ami"  ?"

Le jeune homme s’immobilisa à quelque pas à peine devant elle, remarquant les yeux rougis de K qui l’amena à se demander si, avec un pincement au cœur, elle avait versé des larmes pendant qu’elle s’était retirée du salon. L’accent qu’elle avait employé pour prononcer "ami" lui fit comprendre que ses mots l’avait blessé. Il en fut vachement surpris, et ne peut s’empêcher de laisser cette surprise s’afficher sur son visage, fronçant les sourcils et penchant subtilement le haut de son corps vers l’arrière. Pouvait-il possiblement faire preuve de plus de maladresse ? Il mourrait d’envi de lui dire qu’il serait toujours ce dont elle aurait besoin, que cela soit qu’un ami, ou plus. Une partie de lui ne pouvait s’empêcher d’envier l’homme qui partageait un enfant avec sa belle et ancienne amante, l’homme qui avait du prendre la place qu’il avait laissé vacante en s’éloignant de Klara, pour la protéger, l’homme qui, de toute évidence, n’avait su apprécier à sa juste valeur ce qu’il aurait pu posséder et qui n’était nul part en vue. Bien sûr, il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui même, s’en vouloir d’avoir encore saboté une autre de ses chances d’avoir un semblant de vie ordinaire, s’en vouloir d’avoir abandonné cette fille, maintenant devenue une femme, qui comptait sur lui et cela parce qu’il avait préféré poursuivre l’abrupt chemin de la vengeance, et finalement de s’en vouloir tout simplement parce qu’au final, il avait aussi besoin d’elle d’en sa vie qu’elle avait de lui. Les regrets étaient une véritable plaie, de la pire espèce. Et ce genre de plaie, il en était complètement parsemé. Il y préférait de loin les plaies physiques. Le genre de plaies qu’arborait en ce moment la jeune femme qui se tenait devant lui, qui cherchait son pardon.

"Tu me connais, j’ai jamais su comment agir comme il faut avec les gens. Et… J’ai cru que tu ne reviendrais jamais. Ça m’a fait… Très mal."

Jay baissa les yeux, se sentant un peu honteux. Elle n’avait pas besoin de le dire : Elle avait raison, il la connaissait, et il lui suffisait de déposer les yeux sur elle pour voir la souffrance que son absence lui avait infligé. Il trouvait pourtant la réaction qu’elle avait eu entièrement raisonnable considérant la situation. Jason ne voyait donc tout simplement pas l’intérêt de lui offrir son pardon : Il n’y avait rien à pardonner, car malgré le fait que se faire plaquer contre le sol n’était pas très agréable, après ses sessions d’entrainement avec la Ligue, ça en prenait beaucoup plus pour qu’il ne ressente la moindre douleur physique.

"Je… Je regrette de ne pas avoir été là… Ce qui est arrivé à ton fils…" s’excusa-t-il maladroitement, lui révélant par la même occasion qu’il avait fait ses devoirs sur elle avant de venir cogner à sa porte.

La jeune femme empoigna son col et Jay ne su trouver la force de résister. Le baiser le laissa légèrement surpris, mais il l’accueilli et le retourna néanmoins avec une tendresse sincère. L’ancien Robin senti ses muscles s’apaiser, alors qu’une sensation, qui lui était après toutes ces années devenue étrangère, de paix envahi son corps. Il avait toujours trouvé que ses lèvres avait une très subtile saveur de pain d’épices. Ce baiser, il était d’une familiarité déconcertante. Pourtant ils avaient tous deux tellement changé ces quatre dernières années. C’était comme s’ils ne s’étaient jamais séparés, comme s’ils connaissaient encore parfaitement la forme des lèvres de l’un et de l’autre, formes qu’ils arrivaient toujours à complémenter si bien de la leur. C’était un baiser doux, tendre, un peu maladroit, mais pourtant si agréable. Un baiser qui acheva de lui rappeler la mystérieux pouvoir que la terrifiante et simple proximité de la jeune femme détenait sur sa personne. Un sentiment d’effarante vulnérabilité, l’équivalent de tourner le dos à une personne après lui avoir mis une dague entre les doigts. Ce baiser, il ne voulait pas le regretter, il voulait le chérir, le faire durer, le savourer, mais surtout, il ne voulait pas que ça soit le dernier. Mais le baiser fut terminé aussi rapidement qu’il fut entamé, lui rappelant que les meilleures choses étaient souvent aussi les plus éphémères.

"Bon retour à la maison Toad."

À la maison. Maison. Il n’aurait su dire pourquoi, ou comment, mais il appréhendait ce terme. Toute sa vie, il avait plutôt évité d’utiliser ce mot. C’était un mot qui se devait d’être agréable, rassurant. Mais il n’avait jamais vraiment eu le plaisir de connaître un endroit qui correspondait à cette réellement à cette définition. Ce qui s’en rapprochait le plus à ses yeux ? La cave qui se trouvait sous le manoir des Waynes. Le surnom, Toad, lui arracha malgré tout un sourire exaspéré. La jeune femme savait à quel point ce mot lui caressait dans le mauvais sens du poil, car elle le connaissait que trop bien. Ce qui était quand même assez particulier considérant tout ce temps pendant lequel ils ne s’étaient pas vu… Peut-être était-il tout simplement trop prévisible. Et pourtant cette tirade lui donnait maintenant envi de sourire. Ce qu’il ne fit pas : Il fallait pas qu’elle sache qu’il commençait à apprécier ce petit nom et l’encourager, il avait une certaine fierté, quand même. En regardant attentivement le visage de la jeune femme, il ne comprenait point ce qui semblait la torturer à ce point. Pourquoi semblait-elle s’en vouloir autant ? Sa frustration ne devrait-elle pas être dirigée vers lui ? Elle semblait encore plus perturbée par sa présence après qu’elle lui ai donne ce baiser qui l’avait tant ébranlé. Pourtant elle le se tenait devant lui, presque craintive, comme si elle avait quelque chose à se reprocher… Jay ne peut que se répéter qu’il ne méritait définitivement l’affection d’une personne aussi altruiste. Il chercha ses mots, des mots qui se voulaient réconfortants, qui se voulaient plein d’affection, question d’effacer cette expression du visage de la jeune mère.

"Klaire-Bear…"

Mais les mots qui devaient suivre ne quitteraient même pas sa gorge, comme si sa gorge était soudainement incroyablement sèche. C’était des mots bien faible, bien court, pour la situation, mais ce n’était pas sous faute ne pas avoir essayé d’en dire plus. Encore une fois, il démontrait l’entendu de ses compétences sociales. Il dégluti lentement, ayant l’impression que son corps vibrait, comme si toutes les cellules qui formaient ce dernier le poussaient vers Klara par un quelconque étrange phénomène magnétique. Il avait soif, une soif insatiable, une soif d’elle. Le jeune homme rapprocha son visage de celui de Klara d’avantage, effleurant ses lèvres des siennes, complètement mystifié par sa présence. Puis, comme si un choc électrique venait de traverser son système nerveux, il passa ses mains autours de sa taille et l’attira contre lui, pressant son corps contre le sien, serra de ses bras musclés ce corps délicat qui avait auparavant frémi en harmonie avec le sien, et la força à se tenir sur la pointe des pieds, avant de l’embrasser sans retenu, complètement consumé par son désir de la chair. Ses lèvres s’attaquèrent au cou de son ancienne flamme après l’avoir poussé, non pas sans un peu d’agressivité, contre le mur, son esprit léger sous l’effet des tendres caresses qu’il échangeait avec Klara. Mais celle-ci ne perdit pas de temps et elle l’entraina fermement vers ce qu’il devina être sa chambre.

La pièce était, comme le reste de l’appartement, plutôt modeste. Éclairée que par l’écran de l’ordinateur de son occupante, Jay ne porta attention à la seule chose qu’il cherchait des yeux en ce moment : Le lit. Il y poussa la jeune femme et ne perdit pas de temps à la suivre dans sa chute. Puis, il retira son blouson de cuire après avoir baissé la fermeture éclair, dévoilant son armure noire, fait d’alliage de kevlar et de blindage composite, ornée d’une chauve-souris rouge écarlate… Ehh ? Il figea pendant un moment, incertain de la façon dont la jeune femme allait réagir et stupéfait qu’il aille put oublier qu’il portait une partie de son équipement sous son linge de civil. Bon, ce n’était pas comme s’il n’avait pas déjà prévu dans parler à Klara. Mais à ce moment-là, il espérait vachement qu’elle en fasse abstraction, du moins jusqu’à ce qu’ils aient terminé ce qu’ils venaient d’entreprendre, sans quoi la discussion qui en suivrait aurait tôt fait de tuer la flamme du moment.
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MessageSujet: Re: As a bit of Lithium   Mar 17 Fév - 6:11




As a bit of Lithium.


With JASON & KLARA

Elle n’avait jamais aimé la présence d’autrui avant de le connaître, en dehors de lui. Il était depuis leur enfance à la foi sa résonance et son parfait opposé. Comme pour chaque folie à laquelle il faut une raison, à chaque « oui » un « non ».  A chaque fois qu’un songe du passé traversait son esprit tourmenté, il en faisait partie. Comme si ses souvenirs étaient accablés par la présence d’un spectre, parfois bienfaiteur, parfois roi de tout tourment. Il lui avait fallu attendre l’arrivée de Zack dans sa vie pour apprendre à ne plus craindre la foule et les rassemblements, ne plus avoir peur de s’attacher à un autre être en dehors de ceux dont la dévotion n’est plus à louer, comme Redemption. Qui sait mon dieu… Si cette peur ne l’avait jamais quitté peut être que… Non, elle n’aurait jamais été au mauvais endroit, là où cette bombe sauta. Zack serait là, même si cela aurait rendu les choses bien plus compliquées qu’elles ne semblaient l’être maintenant. ”Scars remind us, that the past is real.” Elle ne voulait pas songer, là, maintenant, à devoir se mutiler le cœur, à devoir briser ce qui renaissait en lui révélant la vérité, sur lui, sur Zack. Sur eux. Pourtant elle savait ce moment arriver. Un jour prochain. Et elle craignait. Son se fendit en imaginant le voir s’éloigner de nouveau, mais pas à cause de lui cette fois. Klara avait cette nuit fait le premier pas, comme le jour de la première fois. Ce premier regard suffisant, ce premier baiser. Elle n’avait jamais rien échangé avec l’un de ses semblables d’aussi puissant. C’était peut-être un besoin primal qui sait, mais sa jalousie l’avait poussé pour le mieux à aller dans son sens et faire de son ami quelque chose d’autre. Pour elle en tout cas. Ce soir, il l’avait appelé « amie », elle pensait alors vivement qu’elle ne serait jamais plus que cela, une amie. Soit, elle pourrait être ce qu’il désirait si cela lui permettait de le garder non loin d’elle. Sa lumière dans les tréfonds de Gotham et de son être. ”I tear my heart open, and I finally saw myself shut.” Son baiser l’avait déstabilisé, elle l’avait bien remarqué. Peut-être n’était-ce alors pas ce genre de geste auxquels on pouvait s’attendre ? De sa part ? L’idée d’avoir fait une nouvelle bêtise la figea dans le temps et l’espace ce qui n’arrangea pour la peine rien à son attitude désolée.


Jason semblait chercher ses mots, elle aurait aimé l’aider à le faire si elle savait réellement lire dans les méandres de l’esprit de ce dernier. Mais il était aussi complexe que le sien, bien que part moment, un simple regard aurait suffi à faire passer mille mots. « Klaire-Bear… » Avait-il fini par lâcher, laissant sa phrase mourir avant même de naître. La jeune femme afficha un léger rictus interrogateur, les lèvres pincées. « Oui mais Klaire-Bear quoi ? » avait-elle songé subitement comme une angoisse qui l’ébranlait. A cet instant précis, elle lui aurait donné le bon dieu sans confession, quitte à se brûler elle-même ses propres ailes. Encore une fois, il la dominait pour tout et en tous points. De sa carrure, de sa présence. Elle n’opposa aucune résistance au fait qu’il brise une nouvelle fois sa bulle… Hmm… Si on pensait encore du moins qu’il pouvait en rester quelque chose.  Quand la jeune femme senti ses lèvres effleurer les siennes, elle eut l’impression de ne plus s’appartenir. Son crâne bourdonnait, effaçant toute trace d’un quelconque monde environnant. Il n’y avait plus que lui, et elle dans ses bras. ”Now please, erase my scars…All of them.” Elle crut bien perdre pied et s’écrouler si le mur ne s’était pas interposé quand Jason la bouscula vers l’arrière. Le choc lui coupa le souffle en bref instant, instant nullement perdu par le brasier qui la consumait à présent au détriment de ses lèvres abandonnées.  Elle déglutit non sans difficulté, ses mains se crispant sur sa nuque. Cette bouffée de chaleur, ce cœur qui s’accélère. Bon dieu… Elle était bien vivante, personne ne pouvait plus émettre le moindre doute à ce sujet, pas même elle.

Et puis quoi ? Y avait-il une autre alternative à cette succession d’enchainements ? Le repousser, elle n’en avait jamais été capable et ce soir ne faisait pas exception. De toute manière, la technomacienne qu’elle était n’en avait aucune envie. Elle semblait déjà ne plus s’obéir, ne plus s’appartenir. A présent, c’était comme si quelqu’un d’autre prenait le contrôle de son être.  Plus agressive, comme le désire qui l’habitait. Elle l’agrippa par le col de son blouson et sans rien demander, l’entraina malgré sa jambe et son bras défaillants jusqu’à son antre. Comme une mante religieuse, ou l’une de ces créatures sournoises ne laissant aucune chance leur partenaire dans leurs ébats. La pensée de Jude rentrant tranquillement pour occuper le canapé lui ayant traversé l’esprit un bref instant.  Ils s’y retrouvaient, et s’y complaisaient. Cette pièce obscure comme les ténèbres qui les avaient vue naître tous les deux, celles de dear mother Gotham.  Bousculée puis rejoint sur ce lit, elle chercha à tâtons le courage de l’aider à se débarrasser de l’inutile quand ses doigts se heurtèrent au froid du kevlar. Elle pensa dans un premier temps qu’il avait appris avec le temps à se montrer plus prudent, comme elle l’avait toujours été par le passé. Puis certains reliefs l’interpelèrent, sans compte la crispation de ce dernier. Quand elle ouvrit les yeux, ce symbole qui ne lui inspirait qu’une Justice libre mais sélective, lui faisait face dans son rouge écarlate parfait. Qui n’avait jamais vue la Lumière de Gotham n’y avait jamais vécue. Celui qui en ignorait la signification n’était qu’un idiot. Klara arqua un sourcil interrogateur, sans décroché le regard de l’objet de sa curiosité. Le souffle court et la pensée brouillée. Elle releva des yeux inquisiteurs et à la limite du meurtrier, les fixant comme deux crochets acérés et pleins de ce venin que l’on appelle colère dans ceux de son ami et amant. Sans relâcher de son attention, le brasier saisissant encore ses tripes, elle se retint d’afficher le fait qu’elle se savait ne pas être exempte de tous reproches à son égard. Elle leva les yeux au ciel d’un air exaspérée. « Un jour, tu m’expliqueras pourquoi tu ne fais jamais rien comme tout l’monde… »

Elle troqua son visage sur lequel s’était peint l’incompréhension et la colère du doute pour un regard empreint de complicité, souligné de ce sourire à la fois hautain et moqueur dont elle seule avait le secret. La jeune femme agrippa alors son blouson pour lui dégager non sans hargne les bras avant de venir chercher de nouveau le contact de ses lèvres, l’attirant contre elle. Elle ne voulait pas briser l’alchimie actuelle, l’assaillir de questions plus tordues les unes que les autres, mais le jeune homme savait à quoi s’attendre. Hélas… Il ne couperait pas à l’interrogatoire inquisitorial. La n’en serait que décrite par Redemption ou les voisins à l’ouïe fine. Mais ce fut comme un bout de prière que l’on voulut bien lui exaucer. Quand les rayons matinaux daignèrent venir traverser les semblants de stores vénitiens de la pièce pour les accueillir, pour la première fois depuis maintenant deux longues années. Klara pouvait estimer et clamer avoir eu une nuit reposante et non saccadée de cauchemars et autres pensées moroses. Son sommeil avait baigné dans l’aura de Jason alors qu’elle s’était obstinée à rester là, lovée contre lui comme un véritable serpent. Elle ne lui avait pas lâché le bras non plus, comme si la peur de le voir s’évaporer n’avait jamais quitté son inconscient. Comme un véritable ninja, elle tenta de se défaire de ses étreintes, agrippa l’un de ses T-shirt bien trop grands pour elle et se dirigea d’un pas félin vers la cuisine. Sur le frigo trônait fièrement un post-it « Veni, vedi, vici comme disait l’autre. J’suis allée dormir à côté et comme j’avais pas bouffé, j’ai volé l’chinois.  Jude. P.S : C’est qui ? P.P.S : J’ai volé ton chien aussi, histoire de lui éviter les horreurs de la guerre. P.P.P.S : C’EST QUI ? » Klara arqua de nouveau un sourcil, en lisant la note, ce qui lui arracha un sourire. Elle la déposa sur le comptoir avant de s’emparer du strict minimum syndical nécessaire à un premier pas dans le monde de l’éveil, à savoir, du café.

C’est sans un bruit qu’elle déposa le tout sur sa table de nuit avant de se laisser retomber comme la pire des loches sur le lit, rebondissant même de la manière la plus ridicule qui soit. Elle s’immobilisa une seconde avant de rouler comme une canette vide poussée par le vent sur les trottoirs de la ville jusqu’à Jason, bientôt écrasé par le corps de la jeune femme s’étalant sur son torse comme un animal mort. « ‘Jour… » lâchât-elle sans même lever les yeux, camouflée derrière son rideau de cheveux bruns ébouriffés. Prenant une profonde inspiration, elle vint joindre ses mains à plat sous son menton, venant poser ce dernier dessus. « J’espère que t’as bien dormi, parce qu’il va falloir encaisser mon jus de chaussette mon brave. » Ajouta-elle en indiquant d’un mouvement de tête la table de nuit. « Et puis pas que… » Elle se redressa légèrement, juste de quoi pouvoir agripper l’objet de toutes les convoitises. La chauve-souris écarlate.  Elle la tira d’une main avant de se laisser glisser sur le côté, venant déposer un baiser matinal dans le cou du condamné.  La jeune femme se faufila tant bien que mal, tentant de se créer un nid entre lui et son bras en gigotant comme un asticot. C’est là qu’elle tendit les bras hauts au-dessus de leurs têtes, brandissant fièrement son trophée. « Genre ça… C’est quoi ? » Commençons par le commencement après tout. Qui sait, ce symbole était peut lié à sa disparition après tout… Ceci dit, la jeune femme tenta d’aborder le sujet avec compassion et absence d’animosité. Elle voulait vraiment comprendre.

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As a bit of Lithium
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