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 Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]

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MessageSujet: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   Jeu 15 Jan - 0:08

Cela faisait deux jours que tu avais quitté la morgue, deux jours depuis ta renaissance.
La neige tombait paisiblement sur la sombre Gotham, saupoudrant les chaussées et les toits sans réussir à demeurer longtemps. La chaleur de la ville faisait fondre la poudreuse qui n'avait aucun mal à tapisser la zone où tu te trouvais. Tout le Devil's Square ainsi qu'une partie du littoral était couvert par une petite couche de neige qui avait effacé les empreintes de tes pas. Vêtue d'une de tes robes -un brin plus modernes que d'habitude-, un chemisier blanc à jabot ainsi que d'une paire de bottes hautes, tu patientais, assise sur l'autel de la cathédrale. Tu attendais patiemment l'heure de ton rendez-vous. Silencieusement, tu as levé les yeux au plafond, regardant les quelques fresques décorant les voûtes. Tu aimais cet endroit et, malgré tout ce qui avait pu avoir lieu, ici, tu te sentais en sécurité. Les gens continuaient à croire que tu étais un esprit, un ange déchu ou une sirène qui hantait le Devil's Square : « The white maiden » ou la « Vierge de Ste. Ann », t'appelait-on, nourrissant toujours et encore les rumeurs qui courraient à ton égard. De ce fait, dès qu'on apercevait ta longue chevelure blanche et ta silhouette diaphane, même les petits malfrats s'en allaient, n'osant jamais perturber tes balades ou tes lamentations.

Hier soir, tu as profité pour envoyer un lys blanc et un petit mot à Cesare Regoli, le propriétaire du Gratte ciel, par le biais d'une de tes clientes - qui comptait aller dîner avec son amant. Cet homme aurait dû te contenter - et inversement – afin de préciser de tes services. Néanmoins, puisqu'il devait avoir accès aux informations de la marie et de le police, il devait te penser morte - ce qui était vrai, après tout. Tu tenais à le revoir, alors, anonymement, ta cliente a déposé la fleur sur le comptoir du restaurant, précisant que c'était pour le patron - avant d'aller à sa table. Sur une petite carte noire que tu y avais joint, tu avais écrit quelques mots -en italien- avec ton habituelle calligraphie, fine et élégante :

« L 'usage des arcanes prodiguées par le destin ne dépend que de soi.
Je vous attendrais demain à Ste. Ann , vers 22h 30. Venez seul.
 »

Tu ne connaissais pas vraiment cet homme mais tu étais venue à l'apprécier, d'une certaine façon. Tu ne voulais pas qu'il contacte quelqu'un d'autre, en cas de besoin, prétextant de ton trépas. Même si vous étiez quittes, tu avais l'espoir qu'il viendrait, seul si possible. Tu ne tenais vraiment à être vue par beaucoup de monde jusqu'à ce que tu serais capable de te maîtriser entièrement. Mais, tu avais confiance en cet inconnu qui s'était montré des plus courtois. Un long soupir se fraya chemin entre tes lèvres sans oser se transformer en bouée : ton souffle était froid, gelé. D'un œil peu convaincu, tu as regardé la pochette de sang que tu avais apporté : c'était la dernière, tu devras rendre visite à ton cousin, bientôt, sinon, tu risquais de commettre l’irréparable. Tu as secoué doucement la tête, chassant les sinistres pensées qui tournoyaient dans ton esprit. Soigneusement et sans tacher tes habits, tu as ouvert la partie supérieure de la pochette afin de pouvoir boire le contenu, faisant passer la désagréable sensation qui rongeait tes entrailles : tu avais faim, c'était normal.

Tout en prenant ton repas, tu t'es mise à réfléchir : pourquoi est-ce que tu avais contacté cet homme, ainsi ? Pourquoi n'avais-tu pas attendu un peu, plutôt ? Pourquoi lui et pas un autre ? Et si tu l'avais dérangé ? Tu n'étais pas son amie alors, ce serait normal qu'il ne vienne pas ; ce n'était pas une urgence. Saurait-il desceller le message que tu avais caché grâce à la fleur à ta première phrase ? Tu n'en savais rien, tu l’espérais seulement. Tu voulais parler à quelqu'un, tu voulais lui parler. Tu voulais lui éclaircir la situation avant qu'il ne l'apprenne lui-même, d'une façon ou d'une autre : tu ne voulais pas qu'il te voit comme un monstre. Quam facile serait de se méprendre à ton sujet... Et puis, à qui pourrais-tu parler d'autre ? Tu as froncé légèrement le nez, finissant le nectar cramoisi avant de cacher la pochette - là où tu ne l'oublieras pas : derrière la statue de la sainte patronne.

Même si tu avais pratiquement perdu la notion du temps, tu savais que c'était bientôt l'heure... Profitant qu'il n'y avait personne, tu as passé ta langue sur tes lèvres, effleurant tes canines afin de récupérer les dernières gouttes de sang. Ensuite, tu es descendue de l'autel, faisant quelques pas entre les bancs : tu étais nerveuse. D'ailleurs, tes prunelles avaient pris une étincelante couleur bleue électrique, symbole de ton inquiétude : tu ne savais pas encore comment tu allais l'aborder ni ce que tu allais lui dire, exactement.
Pourvu que tout se passe bien.
Tenue Ame:
 


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Dim 18 Jan - 22:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   Jeu 15 Jan - 2:57

Me voici hébété dans mon bureau. Une fleure de Lys dans une main et un petit mot dans l'autre. Une phrase énigmatique écrite dessus. Cependant je reconnais l'écriture. C'est là même que celle d'une autre carte que j'ai eu. Je fouille alors un peu partout ce bout de papier pour pouvoir comparer la calligraphie. Au fond d'un tiroir je la retrouve dans un grand soulagement. Je m'allume alors un cigare pour mieux savourer les instants qui vont suivre. 


Je dépose doucement la fleure sur le bureau pour ne pas la froisser et regarde avec grand attention les deux mots. Effectivement une seule et même personne peut avoir écrit ces mots. La fleuriste d'Otisburg. Mlle Die Rosenberg dont je revois la beauté du visage. Une femme des plus sublime qui m'a subjugué au premier regard. Voici quelque chose de bien étrange, certaines rumeurs disaient qu'elle était morte. Je me suis bien sur refusé d'y croire pour ne pas être dans un état lamentable de chagrin. C'est alors avec un grand sourire que je fume mon cigare. J'approche mon visage de la fleure et la sent. Un doux parfum qui accompagné du petit mot qu'elle m'a laissé fait tout son charme. D'ailleurs elle veut qu'on se voit à 22h30 et seul qui plus est. Le lieu de rendez vous est la vieille église St Anne. Un vestige en ruine qui s'effrite jours après jours. Un lieu des plus "charmant" pour une rencontre avec la jeune fille. 


Je m'habille alors comme à mon habitude d'un costar noir sobre mais classe. Mon éternel chapeau sur la tête et je suis partis. Une veste sur les épaules pour palier au froid et je suis prêt à partir. Dans les poches intérieurs plusieurs cigares sont déposés avec un zippo couleur argent. Voici la meilleure des tenues pour sortir. Juste assez chaud pour supporter l'air de la nuit en cette période de l'année. Comme le mot le précise je pars seul. Le restaurant est laissé entre de bonne main. Je ne m'inquiète pas du tout et m'en vais à travers la nuit. Je prend tout de même un taxi au passage et arrive rapidement à ma destination. Après avoir réglé la course et donné un petit pourboire je referme la porte. 

Le lieu n'a vraiment pas l'air accueillant. Je m'y enfonce tout de même et aperçois rapidement la demoiselle. J'attends qu'il soit exactement 22h30 à ma montre pour m'avancer vers elle. Avec ses dons elle a dû savoir que j'étais caché là mais j'y crois quand même. M'avançant doucement je m'arrête à quelques pas devant elle pour pouvoir la contempler. Toujours aussi séduisante c'est incroyable. 


" Bonsoir Mlle Rosenberg, les rumeurs vous disaient mortes mais je vois bien là devant moi une revenante. Je suis vraiment content de pouvoir vous revoir. " 


Des émotions un peu dans tous les sens je me re-concentre rapidement. Voilà, encore le même blocage que la première fois que je l'ai vu. C'est incroyable mais je ne peux me laisser aller comme ça. Je dois être l'homme que je suis et non pas un enfant dès que je la vois. 


" Votre présence est un cadeau mais pourquoi avoir choisit de me rencontrer moi alors que tout le monde vous crois décédé ? Surtout que je suis un mafieux donc pas forcément la meilleure des connaissances. " 


Trop de question se bouscule dans ma tête. Je ne sais pas pourquoi moi mais aussi pourquoi elle serait soit disant morte. Pour faire le ménage dans mon esprit je sors alors un premier cigare, je prend aussi le zippo et tourne le dos au vent pour l'allumer. La chaleur qu'il me procure me procure un bien être inégalable. C'est alors quelques bouffées qui me réchauffent et me permettent de retrouver la lucidité dont j'aurais besoin pour maintenir la conversation.
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MessageSujet: Re: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   Jeu 15 Jan - 23:20

L'attente semblait interminable.
Pinçant tes lèvres et tripatouillant tes doigts, tu traçais d'un côté à l'autre de la cathédrale, détaillant les bancs ainsi que les vitraux et les poutres qui gisaient à ta hauteur -ayant écrasé quelques éléments du mobilier ou détruit des carreau. À peine quelques minutes avant l'heure, les courants d'air qui s'engouffraient dans les ruines du lieu saint t'apportèrent l'odeur de la personne que tu attendais. Tu ne ressentis pas d'autres présences que la sienne et celle qui planait toujours sur le cimetière : il était venu seul, comme tu lui avais demandé. Néanmoins, il ne daigna de se montrer que lorsqu'il fut l'heure accordée : 22h30.  Il portait un de ses magnifiques costards noirs, une chemise blanche, son chapeau et la veste posée sur les épaules. Même, si au début, il te rendait un peu nerveuse, il y avait quelque chose en lui qui te rassurait, qui te faisait te sentir en sécurité. Lentement, il s'avança dans l'allée tapissée, s'arrêtant à quelques pas de toi, semblant te contempler.

Bonsoir Mlle Rosenberg, les rumeurs vous disaient mortes mais je vois bien-là, devant moi, une revenante. Je suis vraiment content de pouvoir vous revoir. lança-t-il, éprouvant les mêmes émotions que lors de votre rencontre au Gratte Ciel. Tu guettais plus ses réactions que ses émotions, pour l'instant, puisque c'était une priorité – pour l'instant. Votre présence est un cadeau mais pourquoi avoir choisi de me rencontrer, moi, alors que tout le monde vous croit décédée ? Surtout que je suis un mafieux donc, pas forcément la meilleure des connaissances.

Tout comme toi, ton interlocuteur avait maintes question en tête, tu le savais, tu le ressentais : son esprit était trouble mais pas pour autant instable. Afin d'éclaircir ses idées, il sortit un cigare, dégainait aussitôt son briquet zippo afin de l'allumer ; pour ce faire, il te tourna momentanément le dos. Pendant ce court instant, tu as contourné le banc près duquel tu te trouvais, l'effleurant du bout des doigts tout en t'approchant un peu plus de ton cadet. Tu gardais une distance respectable, le juste suffisant pour ne pas te montrer froide ni trop intime : tu ne voulais pas envahir son espace vital et tu ne voulais pas non plus être trop près de lui afin de ne pas l'incommoder.

Salutations... Tout d'abord, je vous remercie d'avoir accepté mon invitation, M. Regoli. J'espère ne pas vous avoir importuné, ce n'était en aucun mon but. J'ai choisi ces lieux parce que je me sens en sécurité, ici, tout comme dans le Carré du Diable, d'autant plus, qu'il n'y a pas de caméras de surveillance. Je... je vous ai contacté parce que je vous fais une certaine confiance, malgré le fait que nous ne soyons pas vraiment proches. Par ailleurs... je ne savais pas vraiment à qui m'adresser, c'est à vous que j'ai pensé en premier. commençais-tu, gardant la tête haute. Tu semblais aussi calme que d'habitude alors que tu étais assez hésitante et plutôt nerveuse : te soucier de ce qu'on pouvait penser ou dire à ton égard n'était pas dans tes habitudes. En fait, ce n'est pas tout le monde. Mon légiste et les personnes qui me soutiennent ont fait en sorte qu'on ne divulgue pas mon identité. Ainsi, je sais qui est ou pas en contact avec la GCPD, et/ou si on a accès à leurs informations. Mon dossier semble avoir été classé et, autant la mairie comme la police sont au courant de mon... trépas. Vous savez... il y a quelques jours, le Tueur d'infirmières s'est rendu en avouant son dernier meurtre : Trovis Grantz a assumé mon décès par regret... Il semblerait qu'on l'ait envoyé à Arkham. Mais pour cela, vous deviez déjà être au courant, hum ? continuais-tu, laissant sous-entendre que cet homme n'était pas entièrement fautif.

Il ne t'avait pas tué directement et, du moins, il n'était pas la cause de ta mort. Il avait voulu te soigner, mais tu l'avais repoussé et, son obsession l'avait rendu dément. Subtilement, tu laissais sous-entendre que tu étais réellement décédée. Tu as posé ton regard sur ton interlocuteur, optant pour t'éloigner de lui avant de continuer ton discours. D'un pas léger et encore plus silencieux que d'habitude, tu es retournée près de l'autel, où tu avais aperçu un fragment de vitrail. Tu t'es penchée afin de le récupérer, reprenant la parole :

Je voulais vous parler avant que vous ne l'appreniez par vous-même, sir. Il n'est point dans mes habitudes de me soucier de ce qu'on puisse penser à mon égard mais... je ne voulais pas que vous vous mépreniez à mon sujet ; je ne voulais pas que vous me voyiez comme un monstre. ajoutais-tu, retirant tes gants avant de les ranger dans une de tes poches. Tu parlais d'une voix un brin étouffée mais suave. Avant de poursuivre, ton visage a enfin donné un aperçu de tes sentiments : tu as esquissé un faible sourire, affichant une moue tellement douce que s'en était triste. Sachez que je n'ai guère eu le choix : je n'ai pas choisi d'être ce que je suis, à présent. Je n'en suis point embarrassée puisque je suis guérie, je peux continuer d'être... précisais-tu avant de fermer les yeux, serrant légèrement les dents avant d'entailler une de tes mains avec le morceau de verre.

Afin d'appuyer tes dires, tu as tendu ta main en direction de ton cadet, veillant à ne pas tacher tes manches avec ton propre sang. Ensuite, tu as jeté le morceau du vitrail à tes pieds : tu avais une plaie assez profonde, tu saignais mais... ce ne fut pas pour longtemps : l'entaille se refermait à vue d’œil, cessant l’hémorragie en quelques secondes, s'effaçant progressivement. Tu n'eus pas même une trace, pas de cicatrice, rien : tu t'étais rapidement régénérée.

Il naît dans l'adversité la force de gravir les obstacles que l'on met à notre portée... J'ai choisi de survivre, n'important que peu les conséquences. Ceci dit, je pense que vous comprendrez pourquoi est-ce que je ne veux pas qu'on sache que je suis... en vie. terminais-tu, soutenant le regard du parrain. Comment allait-il réagir ? Tu n'en savais rien, mais tu espérais qu'il comprenne l'ampleur de la situation.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mar 20 Jan - 15:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   Sam 17 Jan - 0:10

Impossible, 


Cette femme qui m'a tant bluffé par ces dons et de part sa beauté ne peut être ce qu'elle est devenue. Je ne pas peur mais Mlle Rosenberg est devenue une créature avec un phénoménal pouvoir guérisseur et régénérateur. Autant dire que je suis ébahi par ce que je viens de voir. Cependant, et c'est normal elle ne veut pas que je la considère autrement qu'une humaine. Bien que, le faite qu'elle soit en vie devait rester un secret. Comme elle l'a si bien dit, tout portait à croire qu'elle était morte. Toutes les autorités le pensaient, autant dire que la demoiselle avait réussit son coup. Mais maintenant elle réapparais sous avec des caractéristiques incroyable. 
Elle dit qu'elle me fait confiance alors je ne dois pas réduire à néant tous les espoirs qu'elle a en moi. Bizarrement, malgré qu'elle soit "revenue" à la vie avec des pouvoirs étranges, je ne peux la considérer comme un monstre. Je ne vois que son visage toujours aussi doux. Mon cigare me permet encore de m'extirper de ses pensées qui encombrent mon esprit. 

" Bien sur que vous pouvez compter sur moi. Je ne vous prend et ne vous prendrez jamais pour un quelconque monstre. Bien que vous ayez des capacités si étranges soit elles, et que vous ne tenez pas à ce que Gotham vous sache vivante alors je respecte votre choix. Pour moi vous n'avez pas forcément changé. Le plus importe est que vous soyez vivante et que ce monde vous plaises encore. Votre décès m'aurais bien trop chagriné. Je suis alors heureux de vous voir debout. Votre beauté me manquait  .... " 


Ces derniers mots m'ont échappés. La parole est allée plus vite que la pensée et j'ai dit ce que je voulais garder pour moi. En avouant un petit faible pour sa beauté c'est tout un engrenage qui pourrait prendre forme jusqu'à ce que je lui avoue un début de sentiment fort pour elle. Je prend plusieurs bouffées de cigare d'affilées et souffle une volupté de fumée incroyablement épaisse et compact. Je suis un peu nerveux, malgré le fraîcheur ambiante je ne peux m'empêcher de suer. C'est indigne de mon code de conduite habituel. Je dois me ressaisir mais je ne sais comment faire. Le cigare n'a plus l'effet escompté et je suis là hébété devant elle. Je ne sais plus trop quoi faire. Quelque peu tétanisé par la situation les idées dans mon esprit commencent à fuser. Puis l'instinct prend le dessus sur l'homme. C'est lors de ses moments que l'on découvre ça vrai nature. Celle qui est enfouit et dont nous n'avons même pas conscience. 

Cet instinct me pousse alors à m'avancer. Je ne réfléchit plus, le corps contrôle tout et le cerveau est absent. Je ne peux même pas parler sur le moment. Il n'y a que mes jambes qui fonctionne. Avançant encore et toujours je me rapproche vraiment de la demoiselle. Assez près pour sentir son souffle. Je ne sais pas ce qu'elle ressent ou ce à quoi elle pense à ce moment mais je ne sais pas non plus ce qui ce passe dans ma tête. Plus rien de fonctionne normalement. Maintenant c'est mes bras qui s'active. Mes mains agrippent doucement la main précédemment mutilé. Mon cou s'avance tout seul, j'essaie de lutter mais je ne contrôle rien. C'est alors que rapidement je dépose un baisé sur ses lèvres. Un baisé rapide et bref qui me permit de retrouver toute ma lucidité. Comprenant alors ce que je suis en train de faire, je recule d'un pas, puis de deux et enfin de trois. Mon visage est peut être adoucit mais je ne ressent plus la peur de tout à l'heure. Les actes ont dépassés les mots. Seulement, les actes n'étaient pas du tout voulu. Alors pour tout de même garder la face je m'explique doucement. 


" Vous voyez que je peux comprendre votre situation. C'est l'instinct qui à prit le contrôle de mon corps. Un instant impressionnant dont je ne connaissais même pas l'aboutissement. Désolé si jamais cela vous à dérangé mais je n'ai pu le contrôler. En tout cas, j'espère que ça vous confortera dans votre idée que vous êtes toujours une humaine et que personne ne vous en feras douter. Si vous le souhaitez je peux repartir maintenant car mon geste déplacé n'était pas correct. Encore une fois désolé ..." 


Trop d'excuse mais les mots que je débite sortent tel quel. Je dit tout à l'instinct sans avoir réfléchit avant. C'est une première pour moi qui cherche toujours à contrôler la situation. Un sentiment étrange monte en moi. Je ne sais pas comment elle va réagir et j'espère ne pas l'avoir outré.
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MessageSujet: Re: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   Sam 17 Jan - 16:20

Abasourdi. Ton interlocuteur était abasourdi par ta démonstration. Doucement, tu as ouvert et fermé la main, vérifiant que tout était redevenu à la normale. Ton cadet te regardait, tu craignais les pires jugements qui soient, malgré la confiance que tu lui vouais, et pourtant, il n'en fut rien. Il n'éprouva point de la peur à ton égard et rien ne semblait avoir changé chez lui, si ce n'est qu’il était un peu éberlué, pensif. Il ne tarda point à revenir à la réalité – grâce à son cigare, principalement. Son silence, pour court qu'il ait été, te sembla des plus lourds. Ce ne fut que lorsqu'il reprit la parole que tu t'es accordé le droit de cligner des yeux - sans pour autant rompre le contact visuel- :

Bien sur que vous pouvez compter sur moi. Je ne vous prends et ne vous prendrais jamais pour un quelconque monstre. Bien que vous ayez des capacités si étranges soient elles, et que vous ne tenez pas à ce que Gotham vous sache vivante, alors, je respecte votre choix. Pour moi, vous n'avez pas forcément changé. Le plus important est que vous soyez vivante et que ce monde vous plaises encore. Votre décès m'aurais bien trop chagriné. Je suis alors heureux de vous voir debout. Votre beauté me manquait... te répondit-il, alors que quelques mots semblaient lui avoir échappé ; ils étaient spontanés mais on ne peut plus sincères, tu en avais le sentiment.

Ces dires te flattaient autant qu'ils te rassuraient mais, le doute faisait toujours patauger ton esprit. C'était comme s'il y avait un « mais » et puis, tu craignais de l'avoir dérangé ; il n'avait pas dit le contraire, peut être qu'il l'avait jugé comme étant dispensable, que son avis à ce sujet était clair. Hésiter ainsi n'était pas quelque chose à laquelle tu étais habituée. D'accoutumé, tu étais une femme très confiante, certes, mais toute cette histoire rendait les choses plus sensibles et complexes, notamment si tu te devais de les aborder oralement - et ce, aussi naturellement que possible. Tes pensées furent détournées par la dernière phrase de ton interlocuteur : elle résonnait toujours dans ta tête, te flattant. Quelque part, tu étais heureuse qu'il te pense belle et que ton petit minois lui ait manqué.

Brièvement, tu as baissé le regard, laissant qu'un faible sourire fende tes lèvres. Tu voulais cacher ta joie tout comme tu voulais cacher tes doutes, les considérant comme une faiblesse, actuellement. Il tirait presque informatiquement sur son cigare, prenant plusieurs bouffées d'affilé avant de souffler la fumée ; il transpirait un peu. Le pouls de ton cadet sembla s’accélérer légèrement, il était nerveux et ça se voyait : il perdait ses moyens, en ta présence. Soudainement, il commença à se mouvoir, s'approchant dangereusement de toi ; un flux d'émotions assez floues, confuses, émanait de lui. Silencieux, il saisit la main que tu avais mutilé quelques instants auparavant, la serrant dans la sienne, avant de se pencher légèrement vers toi, brisant les quelques centimètres qui séparaient vos visages. À cet instant même, ses lèvres effleurèrent les tiennes, te prodiguant un baiser éphémère : le temps semblait s'être figé, faisant durer cet agréable -mais infime- contact. Le parrain quitta rapidement sa transe et s’éloigna de toi, arborant une expression plus douce.

Vous voyez que je peux comprendre votre situation. C'est l'instinct qui à prit le contrôle de mon corps. Un instant impressionnant dont je ne connaissais même pas l'aboutissement. Désolé, si jamais cela vous à dérangé mais je n'ai pu le contrôler. En tout cas, j'espère que ça vous confortera dans votre idée que vous êtes toujours une humaine et que personne ne vous en fera douter. Si vous le souhaitez, je peux repartir maintenant car mon geste déplacé n'était pas correct. Encore une fois, désolé... se justifia-t-il, débitant une suite d'excuses aussi spontanées que la phrase que son précédent commentaire.

Était-ce de l'amour, ce que tu avais ressenti ? Avait-il uniquement agi par envie et instinctivement ou... il y avait-il quelque chose d'autre ? Tu aurais pu le repousser mais ton corps refusa de bouger ; tu désirais ce contact. Tes peurs et te doutes s’évanouirent à l'instant même où tu sentis son souffle et ses lèvres contre les tiennes. Tu as regardé ta main un instant, ressentant toujours la chaleur de la sienne ; elle était grande et forte mais tellement douce, en même temps. Tes iris prirent une teinte rose très pâle tandis que tes joues arboraient une inusuelle couleur pêche. Combien de temps faisait-il depuis la dernière fois qu'ils prirent ce ton ? Des années, des lustres, même. Pour involontaire qu'ait pu être ce geste, il te fut des plus rassurants, tout comme ses mots. Même si tu étais devenu un vampire, une partie de toi était et sera toujours humaine. Tu n'étais pas aussi morte que tu le croyais, après tout : tu vivais, mais différemment.

Du bout des doigts, tu as caressé tes lèvres avant de les presser - légèrement et discrètement. Tu comprenais pourquoi est-ce qu'il s'excusait mais tu ne le jugeais pas nécessaire. Tu ne voulais pas qu'il parte mais... que pourriez-vous faire, là, dans ce glacial vestige d'église ? Également, tu ne désirais point qu'il soit mal à l'aise, ainsi, après quelques secondes de silence, tu lui as adressé un tendre sourire, faisant luire ton regard d'une certaine félicité.

Ne vous en faites point, ce n'est guère un embarras, sir. Vous n'avez point besoin de vous en excuser... En aucun cas, je ne souhaite vous importuner et, si vous avez quelque affaire entre mains, je ne pense point en mesure de vous retenir mais... je vous prie, ne partez pas. lui dis-tu d'une voix doucereuse. Tu as marqué une pause, sans détourner tes yeux de cet homme. Certes, tu ne voulais pas le déranger ou le mettre mal à l'aise mais, tu ressentais le besoin d'être près de lui. Rester loin ne ferait qu’accroître le mal-être. Ainsi et à ton tour, tu t'es avancée vers lui, prenant une de ses mains entre les tiennes avant de poursuivre : Vos paroles et vos gestes m'ont ôté un fardeau dont je peinais à m'en défaire... et ne vous a fallu que quelques instant pour le faire ; je vous remercie infiniment. continuais-tu avant d'embrasser le dessus de sa main, près de son majeur ; ce geste, aussi anodin qu'il ait pu paraître, relevait une importante signification : tu lui étais redevable. Les citoyens ne représentent aucun souci, en soi, puisqu'ils n'ont pas été informés de mon séjour à la morgue. Nonobstant, je me dois d'éviter les médias et la police. De cette façon, je pense que tout se passera... pour le mieux. terminais-tu, relavant la tête afin de plonger ton regard dans celui de ton cadet ; même ton esprit avait retrouvé sa sérénité, quelque chose se passait en toi et tu ne saurais point en dire davantage.


Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Mar 20 Jan - 15:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   Sam 17 Jan - 21:34

Malgré mes attentes la demoiselle ne dois pas avoir été dérangé par ce baiser fougueux. D'ailleurs elle en vient même à son tour à se rapprocher de moi. Bien que je n'ai plus aucune peur ni de stress je me demande ce qui va se passer. Espérant du plus profond de moi même qu'elle m'embrasse à son tour elle ne le fait cependant pas. La jeune femme se contente de prendre ma main et de déposer un baiser au dos de celle ci. De plus elle me demande de ne pas partir. Un sentiment encore plus fort qu'auparavant est en train de naître en moi. Interprétant peut être mal ses paroles je me permet de lui répondre: 


" Je suis heureux que vous ne soyez par partit suite à mon geste. Si de plus il vous à fait plaisir alors vous n'avez aucun soucis à vous faire et vous excuser est inutile. Je ne partirais pas sans vous ne vous inquiétez pas. Cependant, je vous propose de retourner en ville avec moi. On pourrait retourner dans notre cher quartier d'Otisburg .... Tiens je vous propose même de vous ramener chez vous. " 


J'agrippe sa main et la tire doucement sans la brusquer. " Alors vous acceptez ? " 


Cette "invitation" n'est peut être rien pour les gens normaux mais représente énormément pour moi. Je suis tellement envoûté par la beauté de la belle Mlle Rosenberg que si elle accepte je serais comblé. Les images du prompt baisé que je lui ai donné tourne et retourne dans mon esprit. J'ai l'impression de le revivre sans cesse mais uniquement dans ma tête. Je voudrais tellement le revivre physiquement. Sentir ses lèvres sur les miennes était la sensation la plus plaisante que j'ai ressentis jusqu'à présent. Il faut que je le refasse mais je suis gêné et ne peux me décider à le faire. 


Amy est moi nous dirigeons tout de même hors de l'Eglise St Ann. Nous voici au bord de la route. Je sors alors un téléphone et appel à la central des taxis. Nous attendons sagement que notre "carrosse" vienne nous prendre et nous remmène chez nous. Puis quelques temps plus tard il finit par arriver. Après lui avoir donné le nom d'Otisburg le chauffeur ce met à rouler à travers la ville. Sur la banquette arrière je discute comme je peux avec la demoiselle. 


" Donc nous vous ramenons chez vous. Si vous pensez à autre chose alors informez en le chauffeur! " 


J'espère du plus profond de moi que cette soirée ne se termine pas ainsi mais tout dépend d'elle. De son ressentit, ses désires et je recommence à stresser. Je ne sais absolument pas ce qui va se passer et j'attends ses réponses avec impatience. Mes yeux plongés dans les siens je reste immobile comme si visiblement j'attendais quelque chose. Cela doit se voir à trois kilomètres mais je ne prête pas attention à mon apparence.
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MessageSujet: Re: Confidences d'un vampire mélancolique [Pv Cesare]   

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