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 J'aime le son de tes os quand ils se brisent. [ft p'Timou]

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MessageSujet: J'aime le son de tes os quand ils se brisent. [ft p'Timou]   Dim 7 Déc - 17:41

J’enfilais cérémonieusement mes protections, aujourd’hui j’avais décidé non pas de combattre le crime mais d’apprendre à le combattre. Une question qui revenait nerveusement dans mon cortex frontal me disait « tu t’en es toujours relativement bien sortie. Mais tu n’as jamais affronté d’ennemis vraiment bons au combat, ou alors jamais seule. » Je restais alors pensive, me souvenant sans mal de mes sorties nocturnes et aussi de mes échauffourées en tant qu’agent de la police gothamite. La voix insidieuse continuait : « qu’en sera-il si tu rencontres seule un homme vraiment fort ? » Là c’était le flou total. J’étais de nature chanceuse, très chanceuse. J’avais survécu au Joker, au Dollmaker, à un attentat, à Victor Zsasz et à un nombre d’autres tueurs assez incroyable pour une gamine de plus ou moins vingt ans. Hum… mais cela ne voulait rien dire, car j’avais eu souvent recours à des alliés ou à mes armes. Or, l’Oiseau Moqueur pourtant souvent des armes blanches, rarement de quoi faire feu à une longue distance. La seule conclusion qui me venait était que je devais devenir plus forte. Par n’importe quel moyen.

Le premier s’appelait Jim Street, un mastodonte qui travaillait comme flic, mais comment justifier ma demande sans éveiller les soupesons ? Si ce n’était que ceux de Jim, pas de soucis, mais lui et moi étions les moutons noirs du GCPD pour notre sens de la justice très élevé et incorruptible. Il y avait aussi Kate Kane, alias Batwoman. Mais chaque nuits on relatait un de ses exploits, comment pouvais-je lui prendre de son temps pour faire l’idiote ? Impossible. J’avais rencontré deux ou trois tueurs nés mais jamais je ne pouvais faire appel à des pseudo-justiciers tels que le RedHood, nos idéaux étaient les mêmes, mais nos méthodes étaient aussi éloignées que Bach et Beyonce. Il ne me restait que moi-même. Et je sentais déjà la catastrophe arriver.

Mon costume de Mockingbird enfilé, je peux filer comme le vent. Pour cette fois, je m’octroie la permission de sortir par le toit. L’air est frais et vivifiant. Mais si je n’agite pas vite mes deux neurones et mon corps, je vais crever de froid. La pollution lumineuse suffit à mes déplacements. Mon premier objectif est les déplacements. Je suis si discrète que je pourrais réveiller un mort. Quel exploit.

Je passe de toits en toits et bientôt je commence à comprendre le mécanisme de l’atterrissage roulade, un truc discret et tellement classe. Mais je suis déjà à bout, sans personne pour encadrer mon entrainement, celui-ci devient erratique. Comme mon souffle. Je m’écroule par terre plutôt que je ne m’assois. En presque cinq ans d’activité j’ai fait des progrès énormes, moi qui ne savais pas me battre. Mais j’ai l’impression de stagner. J’ai appris tout ce que l’on savait dans la rue, la garde, les réflexes, l’agilité et même cette part d’instinct. Mais il me manque ce qu’on nous apprend. Tout ce qui se transmet et que je n’ai aucun moyen de savoir. Je pourrais en rester là dans mon apprentissage, ça aurait suffit. Mais Gotham ne souffre pas de « moyen ». Ici « moyen » c’est « mort ».

Je regarde en bas, assise contre le rebord du toit, les rues de Park Row se déroulent sous mes yeux affamés de ce spectacle incroyable. Il aurait suffit d’un rien pour que cette ville devienne la première des Etats-Unis… Mais finalement, le mal et le crime avaient corrompu la ville avec tant d’efficacité que les Justiciers et la police ne suffiraient jamais à endiguer ce fléau. Je soupire, quelque chose me dit que je ferais bien de me bouger le derrière…

D’ailleurs, en parlant d’instinct, je sens les poils de ma nuque s’hérisser. Quelqu’un m’observe. Un couteau vole dans la direction qu’une petite voix me souffle, il se perd dans la nuit. Je me relève lentement, sur mes gardes. Il ne me reste qu’un projectile, après je devrais en vernir aux mains.

« J’adore jouer à cache-cache moi aussi. Mais là je suis vraiment pas d’humeur… »

Mon grognement semble plus désespéré que colérique, c’est un point que je dois aussi améliorer : ma comédie. Plutôt que de lancer mon couteau, je le fais jouer entre les doigts de ma main droite, puis le fixe en position inverse. J’ai dit que je devais m’améliorer en combat, pas que j’étais complètement nulle… Mais mon adversaire semble être plutôt bon, étant donné que je ne l’ai pas entendu arriver, ni respirer ou bouger. Ça va pas être du gâteau, reste à espérer qu’il soit du bon côté…
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