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 Thanksgiving

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MessageSujet: Thanksgiving   Thanksgiving I_icon_minitimeJeu 27 Nov - 16:33

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27 Novembre 1999 : 70 Falcone 70 : 10h27


Felipe Gazzo, un proche de mon père. C'est un des porte-flingues les plus en vue de Gotham City, même si il a la fâcheuse habitude de finir dans une geôle du Central Departement du GCPD, Gazzo a toujours fermé sa gueule et fait montre d'une générosité sans pareille à celui qui lui ouvrait les portes de sa cellule, un mec des plus "courtois" dans le cercle de la Famille Falcone. La famille Falcone ... Totalement en perdition, foutue, brisée, détruite, et sans plus aucun intérêt. Carmine Falcone avait fait un retour très bref avant de repartir, m'abandonnant aux commandes d'une famille en déroute. Sofia était à Blackgate et Mario s'était enfui à l'étranger. Je représentais le symbole d'une famille qui n'avait plus à espérer grand chose de Gotham City. Il fallait repenser le clan, il le fallait à tout prix. Les affaires allaient moyennement, et en consultant les registres, il était évident que Felipe Gazzo tapait dans la caisse, prenant de l'argent à notre famille et en la dépensant pour ses sorties du commissariat, en soudoyant et en payant des flics. Cela en était trop et je décidais de le convier aujourd'hui même, en ce jour de Thanksgiving. Il me donnait souvent beaucoup de mal au crane, dans sa façon de parler, de dramatiser sa vie et de mentir éhontément à certaines histoires débiles et lamentables. Assis dans le fauteuil de mon père, je l'écoutais, péniblement, il n'était que 10h27 du matin et il m'énervait déjà, même pas 7 minutes que je supportais ce connard aigri et dépensier, et il m'énervait.

Felipe << Ton père, c'était un sacré gars tu sais, il était comme ça quoi ! Toujours là pour payer la sortie de ses hommes qui ont bien travaillés. Je commet des bourdes, je le sais, mais toujours dans l'intérêt de la famille. >>

Moi << Ah oui ? Dis moi ce que tu as fait pour la famille ? Ne répond pas, je vais le faire pour toi. Tu ne fais rien. Tu picoles, tu pompes l'argent de la Famille Falcone et tu te permet de trainer notre nom dans la boue pendant des bagarres idiotes et lamentables. Tu te fous de la gueule des Falcone, et c'est impardonnable. >>

Le silence était retombé, la pièce devenait glaciale, il faisait froid dehors, mais dans le bureau de Carmine Falcone, c'était carrément un igloo sans chauffage. Je regarde l'homme, obèse, gras, brisé par l'alcool, la drogue et le reste, il avait perdu de sa sublime quand il travaillait vraiment pour mon père. Au fond de moi, j'avais envie de lui donner une dernière chance, en hommage à mon père, mais Holiday, lui, voulait lui faire payer ce genre d'imbécilités qui pouvaient ruiner toute une famille en moins de deux, et cela, et je le rejoingnais, c'était impardonnable. Je consultais mes registres, mes livres de comptes sur les ressources légales et illégales des Falcone. Le genre de bouquins qu'on cache très vite quand les mandats de la Police se font sentir. Avec un billet ou deux, on détourne l'attention, mais là n'était pas la question. Avec le nombre de dépenses que Felipe a faite, on se retrouvait quand même pas loin de cinquante mille dollars de pertes, soudoiement, réparations, alcool, drogues. C'était de trop. Je gardais un air sévère, pas aussi féroce que celui de mon père, mais néanmoins assez inamical.

Moi << Bon, écoute, je vais te redonner une chance. C'est Thanksgiving, et je suis d'humeur à te donner une seconde chance. Toi et tes deux amis, je vous offre un repas, digne de ce nom, au restaurant Caesar sur Otisburg. Faites-y la fête et demain, on discutera plus sérieusement de ton avenir. La table est prête et vous attend ce soir à 9 heures. >>

Felipe << Merci Don Falcone. >>

Après le baise-anneau rituel, car oui, je portais la bague de Rome, retrouvée grâce aux soins d'une voleuse dénommée Cheetah, je me retirais dans mes quartiers et je m'allongeais sur le lit, en attendant que l'heure vienne. Plongé dans mes pensées, je sais ce que je devais faire, et Holiday le savait aussi, ce serait l'exemple même de la chose à faire, en un jour aussi spécial que celui-ci après tout.

27 Novembre 1999 : Le Caesar : 21h35


Le reste de la journée fut plus calme, je ressassais mes souvenirs tout en écoutant les plaidoiries et les demandes des citoyens italiens sous notre contrôle et notre protection. Certains ont besoin d'aide, la Cosa Nostra est toujours là pour les citoyens réclamant aide et protection des familles. Une après-midi normale, qui me rapportait 5000 dollars, après avoir reçut une demande de protection d'un petit pharmacien, ennuyé par les voyous locaux.
Les allées noires et brumeuses de Gotham City sont écœurantes. Alors que la pluie tombe sur Gotham City, je remarque de nombreuses ombres dans les rues. Gotham c'est ça, un ensemble de satanisme, de mysticisme et de croyances vieillottes qui nous tombent dessus chaque jour. Dans mon imperméable, je me dirige calmement et furtivement vers le Caesar, un restaurant spécial où les mafieux viennent souvent. Ce soir, j'avais payé pour qu'on laisse la salle aux trois invités que j'avais envoyé. Ils auraient une surprise. Une surprise pas si agréable que ça à vrai dire. Entrant dans le restaurant, je vois que le chef avait suivit mes ordres. Il ne restait plus que les trois truands qui mangeaient, et le chef cuisinier qui venait de quitter les lieux, laissant le bâtiment presque vide. Je les entend, je les entend manger, rire, s'empiffrer, boire, et même insulter le nom que je porte, prétendant pouvoir se servir du timide, de l'effacé, du pauvre Alberto, qui n'avait pas, je cite Felipe "Autant de couilles que ce tricard de Carmine." Je vois que je peux faire confiance à des hommes comme ça, mais ce soir, ce n'était pas Alberto aux commandes, mais Holiday. Et Holiday avait soif de renommée et de sang. Faisant irruption dans la salle, les trois gaillards n'eurent aucune chance et chacun d'entre eux fut descendu comme il se devait, plusieurs balles dans le plastron et une dans le crane pour Felipe. Déposant alors une petite offrande qu'on pouvait trouver dans des boutiques de souvenirs et qui, celle-ci, évoquait Thanksgiving. C'était une petite dinde en terre cuite, je la posais sur le dos de Felipe, ainsi que mon arme, un .22 spécialement conçu et taillé pour effacer la série du flingue. Les trois cadavres fumaient, et je sortis du restaurant, l'âme beaucoup plus légère, puisque je venais de dégager trois ordures qui ternissaient mon héritage. La pluie continuait de tomber, marchant dans les ruelles, quand je rentrerais au loft Falcone, je dormirais sur mes deux oreilles ce soir. Mais je crois qu'un peu de dinde m'attendait, Milos avait dû la préparer. Parfait, cette petite sauterie m'a mise en faim. Holiday et moi, on avait très faim.



Joyeuse Thanksgiving à tous mes lecteurs.
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