Batman Legacy


 
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 Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]

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MessageSujet: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Jeu 6 Nov - 13:00




Wolves amongst us.

Jason donna un puissant coup sur l’arcade sourcilière de l’insignifiant criminel qui se trouvait devant lui avec la crosse de son énorme revolver. Ensuite, il posa tranquillement son pied sur le visage meurtri du mécréant, qui échappa une plainte de douleur lorsque le pied entra en contact avec la boursoufflure, qui l’empêchait de bien voir de l’œil gauche, puis il appliqua lentement mais sûrement de plus en plus de pression jusqu’à ce qu’il finisse par faire tomber à la renverse le truand. Celui-ci manqua de peu se cogner l’arrière de la tête sur le manche de la pelle qui se trouvait sur le sol humide. Nonchalamment, Red Hood se rapprocha puis se pencha vers le pauvre homme qui, gisant sur le sol, était trop effrayé pour oser bouger le moindre poil.

”Creuse.” fit-il d’un ton morbidement sérieux, poussant de façon menaçante l’extrémité de son revolver sur la tempe du criminel.

Le pauvre bougre. Jason ignorait complètement qui ce crétin était. Il l’avait croisé dans un des coins sombre de Gotham, alors qu’il semblait harceler l’une des rares femmes qui osaient sortir à ces petites heures dans cette ville où la nuit était pourtant redouté de la plupart des résidants. Il les avait suivit pendant un court moment, jusqu’à ce qu’il décide que l’envahissant idiot s’était assez rapproché de la dame, qui s’efforçait de ne pas paniquer, pour lui constituer une menace. Red Hood attrapa l’homme si vite que la pauvre femme agitée ne remarqua même pas qu’un quelqu’un venait de la débarrasser de son harceleur. Jason avait déposer. Le lâchant sur un toit, Jason exécuta des cercles autour de l’homme en l’examinant. Alors que le truand reposait toujours au sol, maudissant le vigilante, Jason agrippa la poignée de l’All-Blade. Elle sorti de son fourreau sans aucun problème, ce qui ne signifiait qu’une seule chose : l’homme qui jonchait sur le sol devant lui était bel et bien malveillant. Eh ben, tant mieux. Jason avait justement besoin d’un laquais dont la vie n’avait aucune valeur… Il ferait parfaitement l’affaire. Environ une heure plus tard, ils se retrouvèrent au milieu du cimetière, accompagné d’une pelle et d’un galon d’essence qu’il avait forcé son humble serviteur à transporter jusqu’ici.

"Je… Retire ça de mon visa~Hey, non ! Non, écoute, je vais~Oui, c’e-c’est bon, tiens ! Creuser ! J-je mis met tout de suite !" supplia l’homme avant de saisir la pelle, qu’il manqua d’échapper presqu’immédiatement, toujours sous le choc.

Jason dirigea son arme a feu vers le sol, ne voyant point la nécessité de garder dans sa mire cet idiot de criminel qu’il avait amené ici de force  : Il voyait bien que l’homme était trop terrifié pour tenter de retourner la pelle contre son agresseur. Il se contenta de regarder l’idiot faire son sale boulot avec une satisfaction malsaine. Il jeta de nouveau un coup d’œil rapide vers la pierre tombale qui se trouvait juste en face de l’endroit où son ~oh si docile~ serviteur s’efforçait malgré ses blessures à retourner la terre. On pouvait y lire ”Here lies Jason Todd.” Quelle saloperie de mensonge ! Il serra les dents, alors que la colère montait en lui. Comment personne n’avait pu se rendre compte que ce n’était pas lui qui était enterré ici ? Y avait-il seulement un corps dans ce cercueil, où était-t-il complètement vide ? Et si c’était le cas pourquoi personne n’avait tenté de retrouver son corps ? N’avait-il aucune famille, aucun ami, dans son ancienne vie ?

"Hey ! Mmh…. M-monsieur. J’y suis rendu... Au cercueil…" fit le crétin du fond de son trou, sortant Jason de ses pensées. "C’est bien ça que vous vouliez non ?"

”Ouvre le et dis moi ce qu’il y a à l’intérieur, abrutis.” exigea Red Hood, qui s’était accoté sur une pierre tombale voisine à la sienne pendant que son otage faisait son dur labeur.

"… Le cercueil, je sais pas comment vous dire ça… Il a rien dedans." tenta de s’excuser le criminel souillé de terre après avoir ouvert non sans difficulté l’énorme cercueil.

Vide. Pas étonnant. Mais pour une raison qu’il n’arriva pas à expliquer, c’était tout de même décevant. Le bougre sorti du trou, regardant Red Hood avec des yeux piteux, comme un chien qui attend quelque chose de son maître. Après un moment, remarquant que l’homme sous le masque étant perdu dans ses pensés, il prit la liberté de partir en espérant qu’il avait oublié sa présence. Trop peu, trop tard. Jason, sorti de sa torpeur, l’arrêta net en lui ordonnant d’un ton sèche de ne pas bouger.

”Quel crimes à tu commis ?” demanda d’un ton tranchant qui démontrait que l’ancien Robin voulais une réponse rapide et sans détour. ”Ne me ment pas. Je le saurai, n’en doute pas.”

Jason se plaça devant l’homme, qui se contenta d’abord de cligner des yeux, prit au dépourvu, puis glissa son revolver dans son étui. Il tenta d’abord de nier, de dire que c’était qu’un simple malentendu, mais il se tut dès que Jason fit mine de saisir son revolver. Après un long moment de silence, le pauvre naïf dévoila tout son sac à l’assassin, lui raconta comment il avait violer à deux reprises et qu’il s’apprêtait à le faire une troisième fois cette nuit, du moins jusqu’à ce que Red Hood s’interpose. Todd l’écouta sans l’interrompre, ne lui offrant rien d’autre que l’expression humanoïde neutre que le casque imitait.

”Je vois. Donc tu n’as aucun remord. Tu n’a pas hésité à recommencer si je comprends bien… Eh bien, je n’ai plus qu’une seule question à te poser maintenant. Comment suggères-tu que je m’y prenne pour m’assurer que tu ne récidives jamais plus ?” fit froidement Jason à la fin du récit.

"Je… J’le fe-ferai pl-plus. J-je le jure ! Sur ma défunte mère. Jamais plus !" tenta faiblement l’homme. "Je-"

Jason lui fit signe de se taire en levant la main. Il en avait attendu plus qu’assez. Une rage indescriptible montait en lui.  Le goût du fer lui montait à la bouche. L’adrénaline était prête à être déployé dans son corps à tout moment. Cette homme n’était qu’un tas ordures fumants. Il était lâche et trop idiot pour craindre la loi. La prison ne ferait pas de lui un homme meilleur ; même sous la menace d’une arme à feu, il semblait même pas convaincu de son propre mensonge. Il allait recommencer. Il était non-réhabilitable. Et puis les violeurs dégoutaient particulièrement Jason. Verdict : exécution. Et pas une du genre rapide et sans souffrance. C’était l’heure pour Jason de faire à nouveau ce ça à quoi il excellait, tuer.

”Non. Tu vas recommencer. Tu vois, l’épée, elle ne sort du fourreau qu’en présence du mal. Tu te fiches du mal que tu as infligés à tes victimes, et tu comptais ce soir même ajouter une nouvelle personne à ta liste.” précisa calmement Jason. ”Les dés sont jetés. Quels sont tes dernières paroles ?”

"Quoi… Non…. Mais quelles putains de foutaises ! J’suis supposé croire que ton jouet est magique ? Et puis tu dis ça comme si t’était une meilleure personne que moi ! Espèce de sale cinglé, t’as vu ce que tu m’as fait subir, ne  m’parle pas comme si t’était un ange !" s’exclamait l’homme, qui visiblement était hors de lui."Qu’est qui te fait pas dire qu’elle ne sors parce que t’es là ?!"

”Oh. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce qu’elle veux tu vois, c’est faire couler le sang de ceux qui le mérite. La personne qui la manie importe très peu à la lame. Mais tu as raisons, petit violeur, je ne suis définitivement pas un ange. Cependant ce soir, c’est l’heure de ton jugement.” récita Todd d’un ton fataliste.

Sans perdre une seconde de plus, Jason dégaina avec fluidité l’épée du fourreau qui reposait élégamment sur son dos, et d’un mouvement gracieux, entailla profondément les deux tibias et la chair qui les recouvrait de sa cible. ”I’d like to see you try and walk around women now” pensa le jeune homme, vengeur. Il enchaina rapidement avec un coup de pied qui atteignit tant qu’à lui le torse, ce qui projeta l’homme dans les airs. Jason regarda avec une satisfaction sadique la courte chute du violeur qui atterrit en parti à l’intérieur du cercueil qu’il avait tant suer à déterrer. Seulement en parti. Déçu de son coup, Red Hood sauta dans le trou, non pas avant de saisir le galon d’essence qu’il avait apporté avec lui, et corrigea son erreur en attrapa la cheville de sa victime et le tirant pour le placer de façon adéquate dans le cercueil, ce qui arracha un cri strident de douleur à ce dernier alors que son tibia entaillé résistait pour ne pas cédé. Puis, il arrosa le piteux d’essence.

"Je t’en pris… Ai pitié… Ne fait pas ça…" soufflait l’homme, meurtri, qui se faisait toujours arroser d’essence.

Un fois le galon vide, Jason se hissa hors du trou avant de chasser les lamentations du pauvre homme, qui se trouvait au fond du trou qu’il avait lui même creusé, d’un simple geste nonchalant  du revers de la main en lui ordonnant de se taire. L’ancien Robin chercha dans manteau couleur caramel un paquet d’allumettes, et en saisit une avant de remettre le paquet là où il l’avait prit, ce qui eut tôt fait de ramener les plaintes désespérées du condamné.

”Ne me demande pas de te prendre en pitié. J’espère que, contrairement à moi, tu crois à Dieu. Car seul un miracle peut te sauver à présent.” répliqua Red Hood, allumant le petit bout de boit inflammable qu’il tenait dans sa main.

Jason Todd leva les yeux vers le ciel, affichant un triste sourire sous son casque rouge écarlate. Un miracle. C’est ce donc il aurait eu besoin lui, la nuit où le Joker l’avait brutalement assassiné. Puis, il lâcha l’allumette, qui tomba lentement vers sa proie pour la dévorée de flammes…


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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Jeu 6 Nov - 18:03

J'enrageais. Comment avait-il pu me voler ma filature? J'étais sur un cas de viols à répétitions, ce genre de type qui, parce qu'il ne se fait pas pincer, pense qu'il peut continuer. S'il ne s'était pas fait pincer c'est que l'enquêteur en charge de l'affaire était un gros balourd idiot. Et j'avais repris ce cas. J'y étais enfin! On avait délimité son territoire, son terrain de chasse, le profil type de ses victimes et il ne manquait plus qu'à le prendre un flagrant délit. Pour cela, envers et contre tous, j'avais décidé de me faire violer. Enfin, pas exactement. Le tenter, l'harponner et l'arrêter. Un plan parfait. Tom avait dit que c'était trop dangereux. J'm'en fichais bien. Et que j'étais trop voyante. Je n'avais pas compris pourquoi avant de me souvenir de mes cheveux. Toujours aussi bleus. Des merveilles, vous dis-je. Je grognais contre ce sale gosse insolent avant de me résoudre à porter une perruque brune. Tom avait alors levé les yeux au ciel, me traitant de tête de mule. Pfft, rien à faire.

La mission était simple, Tom me conduisait à trente mètres du début du périmètre de chasse de notre cible, et je devais me laisser entrainer, de toute façon son visage nous était inconnu. Une fois le malfrat repéré, une balise GPS permettait à Tom de venir m'aider à passer les menottes à notre ami. Mais il y a eu une sorte de problème. Alors qu'un type louche commençait à entrer dans le jeu, un autre malade est arrivé, l'a saisit et hop, disparu. Quel bordel... Non vraiment, je soupir et ordonne à Tom de me rejoindre, pas question d'abandonner si près du but.

De toute évidence, ce nouveau venu passait par les toits, car nos patrouilles n'ont servies à rien. Personne. Je commence à déchirer méthodiquement un atlas quand le radio de la voiture émet un signalement. Casque rouge, flingue et trainant un prisonnier, vu quelque part vers Saint-Paul par un vieillard sénile. Pourquoi pas? Tom peste, il n'aime pas les heures sup' ou je joue en solo, de toute façon il n'aime rien ce gosse... Tant pis.

« Tu restes là, si j'active la balise, tu appelles les renforts et tu restes ici. TU RESTES, c'est compris? »

J'assène cette sentence de ma voix la plus autoritaire possible, si jamais il lui arrivait quelque chose, ce serait terrible. Pour moi. Je regarde son visage d'enfant, il n'aurait jamais dû devenir flic, c'est trop dangereux...

« Putain Rose, ça va pas? Je viens!
-Non. »

Il tente de protester, je sors en verrouillant la voiture. Non, c'est non. Non mais oh!

En attendant, il caille ici, je regarde ma veste laissée dans la voiture, les cris de Tom en sortent étouffés. Bien, bien, bien. Le cimetière n'est pas aussi grand que celui de Oakland où dorment mes vieux, mais il n'est pas mal. Ça va me prendre un temps fou, j'aurais dû laisser venir Tom... Je m'engage dans l'allée principale, les tombes sont de taille irrégulière, ça va de la plaque simple au mausolée. Et je ne vois personne. À croire que c'était aussi une fausse piste, du temps perdu. Pour autant, je ne fais pas demi-tour, c'est pas mon genre. Mains dans les poches, tête visée dans mon pull, je pénètre plus profondément dans le lieu de silence. Des éclats de voix me mettent la puce à l'oreille, le temps de les localiser, c'est des bruits de combat qui me parviennent. Merde.

Un type, masqué de rouge jette celui qui semble être ma cible dans un trou fraîchement creusé, et balance de l'eau... non, de l'essence. Je sprint. Trop tard, l'allumette est tombée, le feu jaillit dans un grand cri. J'ai lu quelque part que mourir brûlé vif était la pire des douleur. Je cours, je tombe à plat ventre dans la terre, tout près de l'endroit où l'homme hurle sa terrible souffrance. Je plonge la main vers le cercueil ouvert, pour tenter de le sortir de là. Les flammes qui me lèchent le visage et mordent mon bras me font reculer. C'est trop tard. C'est trop tard. Je m'éloigne en rampant, puis roule dos contre terre, soudain l'air me manque, il fuit mes poumons à mesure que les cris de l'homme se fraient un chemin dans ma tête. Je vois l'assassin, debout devant moi, ça me rappelle mon devoir. Homicide.

Je me lève péniblement, la balise est tombée un peu plus loin, merde. Ma tête tourne, les hurlements m'assourdissent. 

« Vous... police! Je vous somme de poser votre arme et de vous rendre, vous êtes accusé d'entrave à la Justice! »

Je crie ce dernier mot en cherchant mon arme. Ah, oui... certains criminels sentent les armes ou les flics. Je me devais d'être normale. Et désarmée. Les cris cessent, c'est un soulagement, mais une odeur âcre monte, elle empoisonne l'air. Je suis à dix centimètres du brasier, la fumée m'asphyxie. Je tousse comme une dératée en m'éloignant du barbecue géant. Pas très classe, mais c'est mieux que de mourir étouffée. Je suis soulagée qu'il soit mort, ces cris, cette souffrance, ça me rendait folle...,Mais lui, non. Ce type, il ne regarde même pas, la tête levée, il semble pensif. Eh, oh, je suis lààààààààà!

« Écoutez, je m'étouffe avant de reprendre de plus belle, posez cette arme, ça fera au moins une circonstance atténuante. »


Allez, je me dis: Rose, tu sais bien comment sont les types de Gotham, des vrais durs à cuire, ils ne se rendent jamais... Il faut se battre jusqu'à l'inconscience. Et puis, ce mec à brûlé  un pauvre type comme ça, ça ne lui fait ni chaud ni froid. Ce sera toi la prochaine... Avec eux il faut toujours garder espoir, je garde toujours espoir. Je suis Rose et cette face de... machin rouge ne m'aura pas!
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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Ven 7 Nov - 0:08




Wolves amongst us.

Jason ne bougea pas lorsqu’il réalisa qu’une femme accourait pour sauver l’homme qui gisait de ce trou où se propre corps aurait du se trouver. Il avait beau avoir les yeux levés vers le ciel, on l’avait après tout formé pour qu’il paye toujours attention à son environnent. Mais la jeune femme n’avait pas été assez rapide, les flammes se déployèrent bien avant qu’elle ne soit assez près pour pouvoir s’intervenir. Elle essaya pourtant le tout pour le tout et tenta du mieux qu’elle peut de sortir le pauvre homme ce cercueil qui allait être à présent le sien. Jason compatissait légèrement avec elle. Elle devait avoir l’impression d’être en parti responsable de la situation. Jason n’avait nul besoin de tenter de sortir son sabre de son fourreau pour savoir qu’il en présence d’une personne bienveillante. Réalisant que c’était peine perdu la jeune lui porta finalement attention à lui, le bourreau.

"Vous... police! Je vous somme de poser votre arme et de vous rendre, vous êtes accusé d'entrave à la Justice!" lui ordonna la jeune femme.

D’entrave à la justice, hein ? Elle prononçait ce dernier mot comme si elle savait mieux que lui ce qu’il signifiait, comme si pour elle il avait une signification sacré. Jason échappa un sombre et court rire cynique alors que ses yeux se penchèrent sur qu’il venait de condamner à une mort lente et douloureuse. On ne voyait pratiquement plus le pauvre bougre agonisant, la fumée qui se dégageait étant suffisamment épaisse pour masquer le plus gros de la scène. Jason trouvait la situation tristement ironique. Il venait de d’enflammer un homme et on l’accusait "d’entrave à la justice." Et c’était précisément là où résidait le problème : il venait de commettre un meurtre et tout ce dont on lui parlait était de justice ! Justice, eh ? Plus jamais personne ne souffrirait par la faute de ce singulier idiot. Les rues de Gotham comptait désormais une racaille de moins dans ses rues. Faire ce qui se doit d’être fait, prendre ces dures décisions ce que les autres, qui n’ont pas le courage où la conviction nécessaire, ne peuvent faire. C’était ça la justice. Envoyer des criminels irrécupérables dans des prisons, déjà surpeuplés et qui puisaient dans les fond d’innocents, et même pire, des victimes par l’intermédiaire du gouvernement et des impôts, ça n’avait rien de juste ! Relâcher des criminels qui n’affichait pas le moindre remord parce que leur "temps" était écoulé, c’était risible ! Il était nécessaire pour le bien de tous que certaines personnes puissent accepté la lourde tâche de nettoyer le monde de ces bons-à-rien qui jamais ne changeraient, et ce même sous la contrainte.

”Ne devrais-je pas être plutôt être accusé de meurtre prémédité ?” se moqua Jason en pointa du doigt le trou du quel émanait les flammes.

Jason reporta son attention vers le ciel. Avec la pollution lumineuse, il arrivait à peine à discerner les constellations les plus prêt de la terre, le ciel ayant une teinte plus grise que noire. Il regarda le nuage de fumé qui s’envolait vers le ciel. Cela finirait sûrement tôt ou tard par attirer l’attention des quelques curieux. Mais ça ne changerait rien, sa pauvre victime serait morte bien avant que quiconque puisse venir aider la femme a sortir des flammes cet saleté de violeur.

”Ne vous en faîtes pas pour lui, très chère, la douleur disparaît après environ deux ou trois minutes. Les terminaisons du système nerveux brûlent, voyez-vous. Puis l’air ne rentre plus des les poumons, car celle-ci est chassée par les flammes. Les cris cessent, alors que le manque d’oxygène lui coupent petit à petit la voix… Ensuite, la mort suit rapidement, alors que les poumons n’arrivent qu’à inhaler de la fumé. Une mort par suffocation. Une mort digne d’une pourriture.” entama d’un ton monotone Red Hood.

Puis les plaintes cessèrent complètement. Jason se tourna finalement vers la jeune femme, la fixant d’un œil qui n’affichait pas la moindre émotion. Son casque quand à lui, qui était taillé pour afficher des semblants de traits humains, la dévisagea d’une expression infiniment neutre. Il était surpris de reconnaître la séduisante jeune femme qu’il avait cru sauver du malfrat. Ce malfrat qui, a ce moment même, agonisait sous le ciel étoilé. Il semblerait que lors sa filature, il avait confondu proie et chasseur. Un sournois sourire s’étira sur ses lèvres, et bien que celui fut masqué par son casque, Jason douta que la jeune femme qui se trouvait devant lui devait pouvoir le ressentir. Commençait-elle à comprendre à quel genre de personne elle faisait face ? Pour l’instant, il n’aurait su le dire, mais il était clair à ses yeux qu’elle était sous le choc. Red Hood se dirigea lentement et gracieusement vers l’endroit où son invitée surprise avait échappé sa balise, qu’il avait vu la jeune femme brièvement chercher des yeux lorsqu’elle s’était relevé. Dans le noir, il n’avait pas la moindre idée de ce dont il pouvait s’agir, croyant que c’était probablement une façon une arme. C’était simplement par curiosité qu’il avait envi de voir de quoi il s’agissait, car le fait que la jeune femme puisse être armé ne le préoccupait pas le moindre du monde.

" Écoutez, posez cette arme, ça fera au moins une circonstance atténuante !"

Jason ne porta pas attention à sa demanda, mais laissa tout de même ses armes à feux bien placé dans leur étuis. Il ne voyait pas la nécessité de les sortir dans cette situation. La jeune policière semblait avoir un peu de difficulté à respirer avec toute cette fumée qui se dégageait du trou dans lequel rageait les flammes, rappelant à Jason que son casque possédait un filtre qui facilitait sa respiration. L’ancien Robin se pencha vers l’objet qui trainait sur le sol illuminé par le feu à proximité, le prenant de façon délicate et l’approcha de son visage. Il l’examina rapidement tout en prenant soin de surveiller Rose du coin de l’œil, puis, puis, lorsqu’il réalisa de quoi il s’agissait, il se rapprocha, d’une démarche qui se voulait non menaçante, vers la jeune femme. Todd doutait fortement à présent qu’elle possédait une arme sur elle, et puis, de toute façon, même si c’était le cas, il la voyait mal la sortir à présent considérant qu’elle en avait eu l’opportunité plus tôt.

”Vous êtes très douée vous savez.” la complimenta Jason d’un ton qui se voulait presque amicale. ”Dans les rues, quand cette malheureuse excuse d’être humain vous suivait, j’ai vraiment cru à votre petit rôle de femme sans défense et terrifiée. Je regrette presque d’être intervenu ; j’aurais sans aucun doute apprécié pouvoir voir l’expression de surprise s’afficher sur son gros visage d’idiot lorsqu’il aurait réalisé qu’il venait de marcher tout droit votre piège.”

Le jeune homme lui tendu tranquillement la balise, son regard encré de celui-ci de son interlocutrice, cherchant à voir s’il pouvait y identifier la peur. Il était d’ailleurs très curieux de voir ce qu’elle allait faire à présent qu’il lui remettait son petit jouet, ce demandant si elle allait tenter l’activer sans qu’il ne s’en aperçoive. Ou bien peut-être aurait-elle le courage de le faire devant ses yeux, le défiant bravement ? Jason savait qu’il pouvait facilement semer les policiers qui accourraient si elle l’activait, mais il serait obligé de couper d’abréger cette rencontre, et peut-être même d’immobiliser la jeune femme si elle s’entêtait de le poursuivre. C’est pourquoi malgré la curiosité, il s’efforça de rester sur ses gardes ; Elle restait après tout un membre des forces de l’ordres et pourrait facilement le surprendre s’il faisait l’erreur de trop la sous-estimer.


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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Ven 7 Nov - 18:10

 Même à distance de la fumée, je suffoquais, les cris faibles de mourant m'écrasaient la gorge. L'autre type n'y portait même pas attention, mais moi je regardais. Je regardais son masque, une espèce de surplus rouge, sans aucune trace de traits humains. Je ne le trouvais pas neutre. Juste cruel. On avait même plus le droit de périr de la main d'un homme comme nous, quelqu'un qui fût, est et sera quand bien même il nous aura assassiné. Non, nous sommes tués par un masque écarlate. Une tâche de sang à la physionomie humaine. Le dit masque tente de m'apprendre mon métier, comme si je n'étais pas déjà la meilleure flic de cette ville... Bien sûr que c'est un meurtre, mais j'avais l'espoir un peu fou que ça ne soit qu'une illusion, une mise en scène. Les derniers râles d'agonie me contredisent en bloc.

« Tout ceci, d'un geste j'englobe la stèle et le brasier, tout ceci n'est que... ce n'est pas la... Justice. Je devais attraper cet homme, le faire juger. Qu'avez vous fait, hormis empêcher ce jugement? Hormis empêcher la Justice de se faire? »

Parler autant avec si peu d'oxygène viable m'épuise, je pose le tissu de mon col sur ma bouche pour inspirer un air plus pur. Je reprends: « Vous aussi devez être jugé pour ce crime... pour ce meurtre. Prémédité. Mais le problème est surtout dans le sens où... où... vous avez commis une erreur. Vous avez entravé mon travail. Vous l'avez réduit à néant. ». Une quinte de toux m'évite de continuer, de toute façon l'homme intercepte mon regard jeté vers le trou. Il m'annonce que je n'ai pas à m'en faire pour ce sale criminel. Est-il seulement humain? Ne serait-il pas un automate insensible et sourd au cris déchirants du brûlé? Je gronde, mais je ne peux pas parler, rendue muette par la fumée. Le mercenaire avance, si je recule je me retrouve dans le bûché, agacée je me redresse et ne bouge plus, un air insolent gravé sur mon visage. De nouveau, il se coule sur mon regard envieux lancé à mon GPS. Pensif, il fait fît de ma menace pour ramasser l'objet inconnu. Il fait tourner entre ses doigts la balise. Ses armes pendent mollement contre ses flancs, je commence à désespérer de m'échapper vivante de cet énième guêpier.

De nouveau il s'approche de moi, je ne ressens une frayeur atroce monter dans mes tripes à la vue plus précise de cette face vide, de ses yeux glacés. Je me fait violence pour ne pas céder et fuir en courant. Plutôt mourir que de ma faire tirer dans le dos... euh...

Vous êtes très douée vous savez.” 

Voilà aut' chose, il me complimente, et sa voix est étonnamment... chaude. Je ne vais peut être pas mourir ici. Il continue pendant que je pense, je n'écoute pas, je saisis les brides les plus importantes. Quand il se tait, il me tend la main, avec ma balise, je salive à l'idée de la prendre vivement et d'appuyer. Pas envie de mourir, je la saisis doucement, en veillant à ne pas toucher les gants de ce malfrat. Il me fouille du regard, mais j'ai toujours cette envie farouche de comprendre qui me vient en pleine affaire, je me connais, il ne verra qu'une lueur d'acier. Mon ami, je suis forgée dans le même fer que toi... à mon tour, je le jaugeais de haut en bas, le sachant trop rapide pour que je ne puisse m'enfuir. Zut. D'agacement je balance le jouet devenu inutile. En plein dans la tête. Merde... Je recule précipitamment et manque de tomber droit dans les flammes. Un gémissement m'échappe, je rétablis mon équilibre. Ouf...

« Dites, j'vous trouve vachement malin... mais un peu cruel. Une balle dans la tête, ç'aurait été plus rapide, non? Vous prenez des risques... »

Immédiatement, je me demande pourquoi cette question me vient, alors que je suis en train de m'étouffer et de finir en grillade. Tant pis, si je dois mourir, je veux savoir.



[Je met la couleur ce soir désolée]

« Ah, et, je peux savoir le nom de mon futur assassin? Parce que vous allez me tuer, hein? »
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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Sam 8 Nov - 12:20




Wolves amongst us.

"Tout ceci, tout ceci n'est que... ce n'est pas la... Justice. Je devais attraper cet homme, le faire juger. Qu'avez vous fait, hormis empêcher ce jugement? Hormis empêcher la Justice de se faire? lui reprocha la jeune femme.

Jason haussa les épaules une fois de plus. ”Son jugement, petite perle, il y a eu droit. J’ai exercé ma justice” pensa-t-il alors qu’elle continuait sa lecture. Mais il ne se prononça pas. Il savait que c’était inutile de lui dire tout ça. Elle ne comprendrait pas, il le voyait bien, pas encore du moins. Ceux et celles qui pouvaient comprendre, ils n’avaient pas besoin d’explications. Et si elle ne comprenait pas, il ne servait à absolument rien d’essayer de défendre son point de vue. Il supposait qu’à ses yeux il devait être rien d’autre qu’un monstre, car c’était souvent plus facile pour certains d’imaginer que les personnes comme lui n’étaient pas à proprement parler des humains. Que l’humanité octroyait à ceux qui la possédait une conscience qui les empêchaient de commettre ce genre d’atrocité…

Qu’elle puisse le déshumaniser autant qu’elle le souhaite.

Le choc de la balise qui rebondit sur son casque lui fit tourner la tête un peu vers la gauche. Désagréable. Il avait beau avoir un casque résistant apte à porter au combat, se faire lancer quelque chose au visage n’est jamais très agréable. Pourquoi avait-elle fait cela ? Énervé, il piétina l’engin électronique, plus par principe que par frustration. Puis la jeune femme, ce qu’il identifia, peut-être à tord, comme une diversion maladroite qui se voulait lui faire oublier qu’elle venait de lui lancer ce l’objet qu’il avait galamment prix la peine de lui ramener.

"Dites, j'vous trouve vachement malin... mais un peu cruel. Une balle dans la tête, ç'aurait été plus rapide, non? Vous prenez des risques..."

”Cruel ?” s’étonna Jason, pensif. La jeune femme n’avait pas tord. D’ordinaire il faisait ça plus… Proprement. Oui, il était vrai que Jason détestait particulièrement les violeurs, mais c’était bien plus que ça. Considérant l’endroit où il se trouvait, sa tombe, le cercueil vide… Il avait vu rouge, s’était laisser emporter et avait fait subir à ce pauvre l’homme la mort douloureuse qu’il voulait infliger à celui qui lui s’était permis de lui ôter la vie alors qu’il n’était encore qu’un gamin. Il en avait fait quelque chose de personnel. Un sentiment amer de honte montait dans son estomac alors qu’il chercha ce qui l’avait prit, se rappelant que sa baignade dans les puits de Lazare l’avait profondément perturbé.

”Je… Je m’y prend pas vraiment de cette façon normalement…” confessa-t-il en baissant les yeux, n’étant même pas certain de ce qui le poussait à en dire autant.

Jason se promit de travailler sur un meilleur moyen de passer sa frustration. Il ne pouvait se permettre de commettre ce genre d’idiotie à chaque fois la frustration que son amnésie entrainait dans son esprit devenait insupportable.

"Ah, et, je peux savoir le nom de mon futur assassin?" lui demanda la jeune femme.

Le jeune homme jeta rapidement un coup d’œil à la stèle sur laquelle son nom était inscrite. Il était évident que la jeune détective possédait une bonne tête sur ses petites épaules. Elle risquait éventuellement de comprendre qu’il avait amené le violeur ici pour une raison particulière, que ce n’était pas qu’un hasard ou l’élément d’une mise en scène élaborée. Elle allait sûrement creuser dans son passé et essayer d’établir les liens qui reliait Jason Todd à l’homme qui portait le casque rouge, mais il doutait fort qu’elle arrive à la conclusion que c’était en faite la même et seule personne. Après tout, même les plus naïfs ne croyait pas aux revenants.

"Parce que vous allez me tuer, hein?" rajouta-t-elle.

”Non.” fit-il calmement, ne précisant pas à laquelle de ses deux questions.

Jason lui lança un regard amusé. La tuer ? Bien sûr que non. L’ancien Robin n’était pas du genre à assassiner de sang froid une personne qui, de toute évidence, n’était pas malveillante, et même en cas de légitime défense il ferait son possible pour ne pas tuer. Mais ça, elle ne le savait, et c’était bien mieux ainsi. Cependant, il ne se gênerait pas à planter une dague dans le pied de la jeune femme si jamais elle se mettait dans l’idée de faire quelque chose de stupide. Ce qui était d’ailleurs bien mieux que l’une des balle des armes à feux qu’il portait, car quiconque si connaissant un minimum en arme à feu savait qu’un calibre .50 avait pratiquement une chance sur deux de littéralement arracher une cible telle qu’une main ou un genou sous la force de l’impact. Il y a une raison que ce genre d’arme était utilisé par des chasseurs pour abattre les gros gibiers de la Savane Africaine. Ne souhaitant pas vraiment infirme à vie tout ceux qu’il appréhendait, Jason réservait donc ces armes létales pour ceux qu’il comptait éliminer pour de bon. Pourquoi choisir ce modèle dans ce cas ? Le facteur intimidation. Pour les autres, il y avait ses batarangs, ses nombreuses lames dissimulées, ses poings, etc.

”Vous avez l’intention du vous jeter dans les flammes ? Ou vous vous y tenez aussi près parce vous aimez bien l’odeur de la chair rôtie ?” lui demanda Todd, d’un ton amusé.”Peut-être avez vous l’impression que j’ai envi de vous y lancer ? Faudrait surtout pas qu’il vous arrive quelque chose de terrible avant que votre partenaire arrive.”

Red Hood saisit le linge de la jeune femme, bien avant qu’il ne lui ai laissé le temps de répondre, et la tira fermement dans la direction opposée puis la repoussa légèrement lorsqu’elle se retrouva à une distance qu’il jugea sécuritaire du feu et loin du nuage noir qui s'en élevait. Il n’avait certainement pas l’intention de la voir tomber dans le brasier.

”Tenez. Avec un peu de chance ça risque de vous aider à respirer un tantinet aussi. Oh et, pendant que j'y pense, jolie perruque.”

Puis, Jason s’éloigna d’elle et retourna s’accoter sur l’une des pierres tombales, comme si rien n’était. Les flammes commençaient à diminuer, ayant déjà la plupart du cercueil et de son contenu. Elles persisteraient pendant encore un bon moment du au combustible. Il reporta son attention sur son nom gravé dans la pierre, il s’imagina avec amusant l’expression de la jeune femme, alors que celle-ci réalisait qu’il n’avait pas la moindre intention de l’empêcher de partir si c’était ce qu’elle désirait, la lueur dansante du feu captant son attention. Puis ça le frappa. C’était une sacrée de belle stèle, sans doute très dispendieuse. Et elle ne se trouvaient pas n’importe où. Son corps n’était peut-être pas dans son cercueil, mais ce dernier gisait parmis au milieu de noms tels que les Eliotts, les Kanes, et les Waynes, toutes des familles ancienne et riche qui faisait parti intégrale de l’histoire de Gotham. Qu’est ce qu’un gosse des rues comme lui faisait ici. Après un court moment, il jeta un coup d’œil là où il avait laissé la jeune femme. Curieux de voir si elle si elle si tenait toujours où si elle avait finalement prit la fuite.


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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Sam 8 Nov - 15:57

Le coup de la balise, s'était purement impulsif, s'faire tuer pour ça, ça me foutrait bien les boules... En plus, il ne me répond pas, rien. Je n'oserais m'avancer en disant qu'il réfléchit, je ne peux même pas le regarder dans les yeux, ça me flanque la frousse, puis la fumée à rendue ma vision mouillée et floue. À l'heure actuelle, j'aurais a-do-ré être dans mon bain, les doigts de pieds en éventail et ne pas affronter la puanteur et ce type.

Je… Je m’y prend pas vraiment de cette façon normalement…
Cette voix, atroce. Gutturale et si... pitoyable. De toute évidence ce type est mal à l'aise. J'aurais touché une corde sensible? C'était trop beau pour être vrai, ce malade ne pouvait pas avoir de point faible.
« Non... »
Non? Non quoi? Non tu restera mister « casque rouge » ou non, je vais survivre, rentrer prendre mon bain, et me balader à poil dans mon appart' en cherchant un pyjama décent? Il se tourne vers moi, je rougis. Si il lit dans mes pensées, je suis cuite et recuite. Non... personne ne lit dans les pensées des autres. Si? Je frottais mes yeux pour reprendre contenance, et une larme furtive s'en échappa. Essayez de ne pas pleurer à côté de la fumée dégagée par un être humain carbonisé. Il va me prendre pour une lâche... Décidément, j'aurais dû ne pas faire d'heures sup', écouter Tom et... démissionner. Oui, je devrais démissionner et acheter une ferme.
Vous avez l’intention du vous jeter dans les flammes ? Ou vous vous y tenez aussi près parce vous aimez bien l’odeur de la chair rôtie ? » Et là, je fis ma première erreur stupide, mais vraiment stupide, de toute ma carrière de flic. Je laissais un ricanement débile m'échapper. Mais il poursuivais déjà: « Peut-être avez vous l’impression que j’ai envie de vous y lancer ? Faudrait surtout pas qu’il vous arrive quelque chose de terrible avant que votre partenaire arrive.
-Mon... comment vous le savez? » Je me mets en garde, soudainement méfiante. S'il me balance dans ce brasier et qu'il s'en prend à Tom, je peux bien aller brûler en enfer. Et c'est ce qu'il fait.
Il m'attrape par le col et me balance dans le feu. Ou pas. D'un mouvement je me retrouve presque contre lui, et soudain loin. De lui et du feu. Pour le cri de surprise c'est trop tard, mais j'interdis fermement à ma bouche de l'insulter. C'est à ce moment là que je me rends compte qu'il m'a sauvée la vie, je suffoque, mains sur la gorge. Un voile épais danse devant mes yeux, qui courent le Prix de Diane dans leurs orbites.
« Ah... ouais, y a pas à dire, ça m'aide... Oh. »
T'as d'bons yeux, toi. J'enlève la perruque, mes cheveux bleus doivent jurer dans le cimetière, mais bon, un type vient de brûler vif, y a pas de raison pour qu'on me cherche des noises.
« Écoutez, quitte à me faire balancer dans la braise... allez y, tirez moi une balle plutôt, mais enfin je suis pas en position de demander... Par contre ce gamin, dans ma voiture, il a rien fait. Et il viendra pas, jamais. Jamais je ne l’appellerais ici. Je soupire, j'ai tué des gens c'est vrai, lui non. Ce ne serait pas de la Justice. »
Ma mélopée à un accent de supplique, j'm'en fiche. Mais on dirait qu'il me laisse partir, son corps massif ne barre plus la route, un instant je suis tentée par la fuite. Ce serait trop dangereux pour Tom. L'homme en rouge s'approche de la tombe. Dans le noir je parviens à déchiffrer son nom. Aucune idée de qui ça peut être, mais il devait être aimé pour reposer ici. Je ne peux pas m'empêcher de demander:  « qui c'est, ce Jason Todd? Une de vos victimes? » Je sais que ce n'est pas ça... Il y a une sorte... je ne sais pas... mais il ne dégage aucune haine.
Je le laisse répondre et me penche sur mon GPS, écrabouillé. Entre mes doigts, il est évident qu'il ne marchera plus jamais. Je le balance dans le feu, de toute façon à quoi aurait-il pu servir? Autour de moi, des tombes et deux chemins. Celui de droite mène à Tom, hors de question. Celui de gauche à... je ne sais où, mais tant pis, je fais un pas de côté pour me placer dans la bonne direction. Mais avant je dois savoir...

« Alors, vous n'allez pas me tuer? Vous ne me voyez même pas comme une menace. » Je suis amère, presque cinglante. C'est jamais plaisant de passer pour de la bleusaille, mais pour le coup ça me sauve probablement la vie... 
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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Mar 11 Nov - 9:54




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Jason afficha un petit sourire en coin alors qu’elle retirait sa perruque. C’était de jolies cheveux bleus, qui semblaient posséder des propriétés envoutantes, grâce aux reflets de la lumière dégagée par le feu. qui continuait lentement perdre en intensité. Original. Il avait toujours préféré le rouge, trouvant la couleur plus… Savoureuse. Mais le bleu restait d’une douceur qui était plus qu'agréable à ses yeux.

”Écoutez, quitte à me faire balancer dans la braise... allez y, tirez moi une balle plutôt, mais enfin je suis pas en position de demander... Par contre ce gamin, dans ma voiture, il a rien fait. Et il viendra pas, jamais. Jamais je ne l’appellerais ici. ” elle soupire, ce qui donne envi à Jason de se moquer d'elle. ”J'ai tué des gens c'est vrai, lui non. Ce ne serait pas de la Justice.”

Jason pouffa d’un léger rire cynique. Elle l’avait complètement faux. La façon absurde, bien que touchante, qu’elle avait de lui supplier de ne pas s’en prendre à son coéquipier, comme s’il avait laissé entendre qu’il allait lui faire du mal, ce qui n’était pas le cas du tout, lui fit réaliser à quel point son mise en scène l’avait troublé. Elle lui parlait de son partenaire un peu comme une grande sœur le faisait de son petit frère. Enfin, ce n’était pas comme si Todd connaissait la façon dont une sœur parlait de son frère… Il ne perdit pas de temps à lui faire savoir qu’elle divaguait, qu’il n’avait pas la moindre intention de s’attaquer à elle, ni à son ”petit frère”, tout en bougeant l'index nonchalamment pour montrer sa désapprobation :

”Vous me faites rire. Ce n’est qu’une simple déduction. Je vois mal un coéquipier, ou coéquipière, qui puisse laisser une belle femme tel que vous, sans aucune arme pour se défendre, se faire suivre par un violeur sans se trouver relativement proche et prêt à intervenir, et encore moins vous laisser venir jusqu’ici après des complications dans votre enquête. Mais vous venez tout juste de me le confirmer.” expliqua-t-il.”Et alors ? Bien des personnes ont déjà tué. Ce n’est pas du tout ce qui nous défini en tant que personne.”

Le jeune homme ne voyait pas comment s’expliquer. Après tout, il ne suivait pas une véritable règle stricte qui désignait quand il pouvait se permettre de tuer. Il ne tuait que lorsqu’il faisait face à ce qu’il voyait comme malveillant et qu’il croyait incapable de se rachetés. Oui, bien sûr, il ne se faisait point d’illusion. Qu’était-ce le bien et le mal ? En réalité, il n’en avait pas la moindre idée. Red Hood ne pouvait prétendre avoir la réponse à cette question qui, à la base, était bien trop souvent qu’une différence de point de vue. Bien sûr, les All-Blades consistaient en soi un efficace raccourcit, lui sauvant la difficile pesante tâche qu’était de décider si ça cible méritait de perdre la vie, ce qui entraînait toujours un complexe dilemme moral. Pourtant, même ces anciennes lames n’étaient rien de plus qu’une réponse artificielle, ayant été elles-mêmes forgées par l’homme. Dans un sens, le meilleur juge n’était rien d’autre que son instinct.

"Qui c'est, ce Jason Todd? Une de vos victimes?"

Sa question blessa Todd au plus haut point. Non pas parce qu’elle avait remarqué la stèle, comme il s’y était après tout attendu, mais plutôt parce qu’elle lui demanda s’il était le tueur. Bien sûr, il était absurde en soi qu’elle puisse lui demander à lui, Jason Todd, s’il était l’une de ses victimes, mais elle ignorait bien sûr que Jason Todd était l’homme qui se tenait devant ses yeux et ne pouvait lui en tenir rigueur. Mais la simple idée qu’il n’ôte la vie à un enfant lui était absolument répulsive. Colère. Avant qu’il n’ait eu le temps de s’en rendre compte, son visage se trouvait à quelques centimètres de celui de la jeune femme, ses mains ayant saisies le linge de cette dernière, qu’il avait brusquement tiré vers lui. Alors que Red Hood la dévisageait, d’un regard dans lequel se mélangeait colère et mélancolie, il se fit violence pour ne pas la gifler. Après un long silence, il pris quelques pas en arrière, après avoir pris soin d’avoir relâché son emprise, ne voyant pas d’intérêt à lui faire du mal. Soupir. Il le méritait, sans doute, et une part de lui voulait s’excuser à la demoiselle de s’être emporté ainsi, mais son égo l’empêcha de s’exécuter. Elle avait touché une corde sensible, et rester rationnel dans ce genre de situation était un peu au dessus de ses forces depuis son assassinat. La gourde, qui contenant de l’alcool fort, cachée dans sa veste, lui tentait particulièrement en ce moment, mais il ne pouvait se risquer de retirer son masque pendant qu’elle était dans les parages. Lorsqu’il reprit la parole, se fut non pas sans éprouver un arrière goût amer.

”… Vous avez entièrement le droit de me juger, après tout, je fais des choses horribles… C’est irréfutable… Mais non, je ne tue pas des gamins. Jason Todd, c’est un membre de ma famille.” répliqua-t-il d’un ton qui se voulait calme, bien qu’étant toujours irrité, ne réalisant pas qu’il venait dans dire un peu trop. ”Mort bien trop jeune, et apparemment je suis le seul qui s’en souviens et qui le pleurs.”

Alors qu’il prononçait cette dernière phrase, il se sentit quelque peu nauséeux. Dégouté qu’il n’y ai jamais la moindre personne qui venait devant ca tombe, dégouté qu’il n’y ai jamais le moindre bouquet de fleurs déposé au pied de sa pierre, dégouté que personne n’ai jamais réalisé qu’il n’y avait point de corps dans le cercueil, dégouté de savoir que son assassin soit toujours en liberté, mais surtout, Jason était dégouté de ne même pas être capable de se rappeler vers qui cette colère qui le rongea de l’intérieur devait se diriger. Il chassa néanmoins ses pensées noires de son esprit, se rappelant qu’il avait déjà commis assez de bourdes en une soirée. Lorsqu’elle lui demande pourquoi il ne la tuait pas, sous son casque, Jason leva les sourcils en interrogation. Elle semblait insultée, presque blessée, qu’il ne veuille pas l’éliminer. Pour être franc, ce n’était pas exactement le genre de réaction auquel il s’attendait.

”Si, vous êtes une menace. Pas une menace considérable, mais une menace tout de même.” admit-il. ”Mais je vais certainement pas commencer à abattre tous ceux qui veulent faire leur...”

Jason se tu soudainement. Il avait remarqué des mouvements et de très subtils filets de lumière au loin. Il crut d’abord qu’il s’agissait probablement du partenaire de la demoiselle qui lui portait compagnie, mais, même à cette distance, il pu identifier rapidement qu’il y avait au moins trois personnes. Il n’avait pas la moindre d’idée qui pouvait se promener à ses heures-ci dans le coin. D’autres policiers ? Des pilleurs de tombe ? Le feu avait peu attirer toute sorte de curieux. C’était… Problématique. Il y avait très peu de chance que Rose ait remarqué quoi que ce soit, puisqu’elle avait le dos tourner à peu importe ce dont il s’agissait. Jason s’élança dans la direction de la jeune et lui passa le bras autour du cou, attirant son corps contre le sien, avant de coller la paume de sa main contre la bouche, puis, après avoir jeter au sol deux petites sphères métalliques, l’équivalents de bombes fumigènes, se dirigea derrière le plus gros monument en tachant de ne pas trop brusquer la jeune femme alors qu’il l’entraînait de force avec lui à travers la fumé épaisse que dégageaient ses bombes. Le monument, qui affichait les noms d’un couple de défunts, des Eliotts, était couronné d’un ange qui les fixait de ses yeux vides. À tout les coups, les étrangers les avaient vu et ce bien avant que Jason n’ai pu remarquer ses visiteurs surprises ; le feu les illuminant au milieu de la nuit. Il s’adressa à la jeune femme aux cheveux bleus qui était collé contre lui :

”Bref, demandez moi une fois de plus si je vais vous tuer et je jure que vous bâillonne. Je commence sérieusement à croire que vous en faîtes une sorte de fixation perverse…” murmura-t-il à son oreille, amusé de sa propre effronterie, avant de poser l’index de son autre main sur ses lèvres, espérant qu’elle se tienne tranquille. ”Pas de bruit ma belle, voyons qui vient par ici.”


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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Mar 11 Nov - 16:15

Je l'entends distinctement rire, tout est confus dans mon cerveau. Est-ce que ça veut dire « tu peux toujours courir, je vais TOUS vous tuer » ou « qui a dit que j'allais tuer quelqu'un? »... Ce type n'a pas particulièrement haineux envers moi, pour preuve, au lieu de me pousser il m'a tirée hors de la fumée toxique. Il me répond enfin: "Vous me faites rire. » Je fronce le nez, vexée. « Ce n’est qu’une simple déduction. Je vois mal un coéquipier, ou coéquipière, qui puisse laisser une belle femme tel que vous, sans aucune arme pour se défendre, se faire suivre par un violeur sans se trouver relativement proche et prêt à intervenir, et encore moins vous laisser venir jusqu’ici après des complications dans votre enquête. Mais vous venez tout juste de me le confirmer.” S'il savait que je l'ai enfermé dans cette voiture et que j'use souvent de l'abus d'autorité... Je me met à rire naturellement en imaginant la tête déconfite de Tom, dans la voiture. L'homme a déjà repris: ”Et alors ? Bien des personnes ont déjà tué. Ce n’est pas du tout ce qui nous défini en tant que personne.
-Mon coéquipier est enfermé dans la voiture, il n'a pas eu le choix. Je rigole encore une fois, je ne le laisse pas venir quand c'est trop... risqué. »

je penche la tête, je sais bien que c'est stupide de le surprotéger, mais... Un jour, libèré de mon autorité, il se mettra dans un pétrin monstre...

« Je cherchais juste un argument pour lui sauver la vie, mais visiblement, vous n'allez pas nous attaquer? »

J'enchaîne sur une autre question, plus importante à propos de la tombe, la violence de mon adversaire me coupe le souffle. Un instant je suis à deux ou trois pas de lui, et à l'autre son visage est tout contre le mien. Un cri de surprise m'échappe, je déteste ça. Pourtant je ne suis pas une mauvaise combattante, mais c'est la deuxième fois qu'il pénètre mon périmètre avec une facilité déconcertante. Même armée, je n'aurais rien pu faire. Je me contente de le fixer, ma peur comme béquille. Si tu tombes, Rose, tu es morte. Je n'ose pas le fixer dans les yeux, je sais ce que je vais y lire. Avant que je n'ai pu me ressaisir, il s'est déjà reculé en me lâchant le col, au vu de sa taille, il m'avait déséquilibrée en m'attrapant si bien que je me retrouve à deux doigts d'avoir les fesses par terre. Non sans élégance, je parvins à rester debout. C'était ridicule...

”Vous avez entièrement le droit de me juger, après tout, je fais des choses horribles… C’est irréfutable…
-Ne m'insultez pas, je suis flic, pas juge. Je me contente de faire des liens entre ce que je vois et ce que je sais.
-Mais non, je ne tue pas des gamins. Jason Todd, c’est un membre de ma famille. Mort bien trop jeune, et apparemment je suis le seul qui s’en souviens et qui le pleurs. 
-Vous... j'hésitais, rendue prudente par ses éruptions de colère. Vous le vengez? »

Je m'étais trompée, tout cela été trop simple, pourquoi retournerait-il sur le lieu d'un forfait? Mais d'un côté, pourquoi ouvrait-il la tombe d'un être aimé? Il me mentais, et s'il croyait qu'il pouvait tromper mon flair, c'était une belle bourde. Il était malin, bien sûr, mais moi, j'avais été formée à penser, analyser et refuter. Il mentait, aucun doute. Mais que cachait-il?

« Et vous pleurez votre famille en ouvrant la sépulture et en jetant un malfrat dedans?" Ma voix est cynique, mais à l'intérieur, je me dis que j'aurais dû me casser en courant. Et en hurlant. Je l'écoute, il poursuit, répond à ma question précédente, et c'est vraiment une réponse naze, à croire qu'il cherche à me ménager. Mais il s'interrompt, peut être pour réagir à ma phrase.

De nouveau il est tout proche, je n'ai même pas le temps d'être frustrée, il coince mon cou entre lui et son bras, et me cale sa main contre le visage. J'ai le temps de glisser mes avants-bras entre lui et moi, histoire de pouvoir me dégager, mais il me tire avec une grande force vers lui. Deux bombes crépitent, sans doute du fumigène vu l'épaisse fumée, j'ai le temps de voir des faisceaux lumineux. Tom? La Police? Merde, c'est bien trop tôt... Je me démène pour ne pas m'emmêler les pattes et le suivre, il se réfugie derrière une tombe impressionnante, ce genre de mausolée que jamais je ne pourrais me payer...

Bref, demandez moi une fois de plus si je vais vous tuer et je jure que vous bâillonne. Je commence sérieusement à croire que vous en faîtes une sorte de fixation perverse…” Il se penche contre moi pour me chuchoter ça, son souffle me fait frémir. Moi? Perverse? Je fais les gros yeux, histoire de protester au moins visuellement puisqu'il me bâillonne déjà. . ”Pas de bruit ma belle, voyons qui vient par ici.”

Alors, là, j'espère que c'est des voleurs, que je puisse me défouler! Je lui mords le doigts pour pouvoir murmurer à mon tour: « Vous ne perdez rien pour attendre, ça se trouve, ils viennent juste pour vous zigouiller, j'ai rien à voir là dedans. Et puis, si vous essayez de me tuer, j'hurle et c'est cuit pour la discrétion. » Boudeuse, je conclus avec un « nah! » très pertinent.


La lumière se rapproche, ils balaient la zone, c'est évident qu'ils cherchent quelqu'un ou quelque chose. Moi, l'homme ou l'origine du feu? Une chose est sûre, Tom n'y est pas, et je ne sais pas si c'est ce qui me tord les tripes.
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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Lun 1 Déc - 11:41




Wolves amongst us.

Jason l’interrompis alors qu’elle s’indignait, lui disant qu’elle n’était qu’une policière, et non une juge :

”Et bien, il est peut-être là votre problème ma grande.” dit-il en hochant la tête de gauche à droite. ”Qu’un simple pion dans le système.”

Elle continuait à poser des questions. Mais il les ignora complètement. Il n’avait pas la moindre intention d’en rajouter sur le sujet. De toute façon, elle analysait la situation en cherchant des éléments qui faisait de lui le coupable, au lieu de chercher à comprendre qui la victime était véritablement dans cette histoire, même si c’était effectivement son boulot après tout.

Par bonheur, Rose ne résista pas trop lorsqu’il l’amena derrière leur bien pauvre cachette. Il savait qu’elle ne les garderait pas très longtemps hors du chant de vision des nouveaux venus ; il était évident qu’ils chercheraient derrière les stèles qui étaient dans les environs immédiats du feu, même s’il y avait un nombre assez élevé. Après tout, un feu ne se partait pas seul et il était pas fou de supposé qu’ils étaient ici pour essayer de trouver son origine. Jason lâcha un sourd juron alors qu’elle mordait l’un de ses doigts, surpris :

"Vous ne perdez rien pour attendre, ça se trouve, ils viennent juste pour vous zigouiller, j'ai rien à voir là dedans. Et puis, si vous essayez de me tuer, j'hurle et c'est cuit pour la discrétion."

Jason lui lança un regard venimeux. Encore cette histoire ? N’avait-elle toujours pas compris qu’il ne s’en prendrait pas à sa vie ? Ou revenait-elle constamment là-dessus que pour l’agacer ? Ça commençait à l’énerver au plus haut point. Et puis la morsure ce n’était vraiment pas nécessaire, même si, grâce à ses gants militaires, il ne l’avait qu’à peine ressenti. Mordre quelqu’un. Question de principe quoi.

”Vraiment ?” s'indigna-t-il. Vraiment ?”

Il tira sur l’oreille de la jeune femme pour la punir, après avoir prit soin de replacer sa paume contre ses lèvres, bien entendu. Il serait bien fâcheux qu’elle attire l’attention de leur visiteurs surprises. Il reporta son attention. Maintenant qu’ils s’étaient rapprochés, on pouvait facilement constater qu’ils avaient des talkies-walkies alors que les conversations parvenaient à leurs oreilles. Jay n’arrivait pas comprendre clairement tous les mots qui étaient prononcés, mais il en comprenait suffisamment pour en retirer le plus important. Ses trois hommes n’étaient pas seul et certains d’entre eux avaient mis la main sur un homme, seul dans une automobile, dans laquelle il était apparemment embarré. Ça semblait tristement correspondre à ce que la jeune fille aux cheveux bleus qu’il tenait contre lui venait de lui raconter. Et ils cherchaient à présent à savoir s’il n’était pas seul. Jason se demanda s’ils avaient la moindre idée qu’ils venaient de mettre la main sur un détective. Que voulaient-ils ? Y avait-elle une raison particulière pour leur présence ici ?

”Et bien ! Il semble que ce soit après vous qu’il en ai, ma chère !” s’exclama-t-il, que trop content de lui faire ravaler ses paroles. ”Une fois que je vous aurais confié à eux, vous ne serez plus mon problème. Quelle belle coïncidence, vous ne croyez pas ?”

Le jeune homme n’avait pas la moindre intention d’exécuter cette menace, mais il voulait qu’elle réalise qu’il aurait plus facilement le faire s’il avait été le genre de personne qui si fichait du sort des autres. Il désirait qu’elle comprenne enfin qu’il était plus qu’un simple tueur. Après tout, une part de lui compatissait avec elle. Perdre un partenaire, ce n’était jamais chose facile. Il avait lui-même connu une chose semblable… Jason fronça les sourcils. Mais à quoi pensait-il ? Un partenaire ? Il n’avait jamais vraiment eu une chose comparable, si ce n’était que ceux avec qui il s’était entrainé. Quelle était cette étrange sensation ? Jason avait l’impression de dérailler depuis qu’il était revenu à Gotham, et il commençait a en être plus qu’énervé...

La vérité était que, malgré tout, il restait possible que ses hommes étaient tout de même ici pour lui, bien que cette idée n’était qu’une simple supposition et qu’il ne savait pas qui aurait pu envoyer des assassins à ses trousses. Cependant, si c’était le cas alors les détectives ne seraient qu’à leur yeux rien de plus que de tristes dommages collatéraux, ne pouvant se permettre de laisser le moindre témoin. Ce n’était qu’une hypothèse… Mais cette idée était suffisante pour le convaincre d’aider la jeune femme.

”Alors ?” l'invita Jay, d'un ton plutôt amical. ”On va sauver votre tendre moitié ou vous rester là et attendez que je fasse tout votre boulot ?”

Jason retira sa main de sur sa bouche, sorti l’un de ses revolvers de son étui et le poussa contre le torse de la jeune femme, question qu’elle puisse se défendre, puis se dirigea d’un pas ferme vers les trois kidnappeurs en sortant de sa cachette. Il ne craignait pas qu’elle retourne l’arme qu’il venait de lui confier contre lui, du moins pas pour l’instant. Tant que son partenaire était sous les griffes de ses criminels, elle avait besoin de son aide ; attendre de l’aide du GCPD prendrait bien trop de temps, surtout qu’il avait écrasé sa machine. Ne reste plus d’espérer que le captif soit toujours vivant, sans quoi il n’y aurait pas grand chose à sauver…
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MessageSujet: Re: Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]   Jeu 4 Déc - 17:11

Bon ok, j’avais abusé un petit peu, et voir son masque sans vie cracher son « vraiment » m’avait faite me tasser tout contre la pierre tombale, il pouvait m’écraser la tête d’une main. Ce n’est pas le genre de truc à dire à un mec qui peut vous trouer la cervelle. Alors, d’accord, plus de bêtises, plus de rébellion. J’obéis, je me tais. Oui monsieur, bonjour monsieur. Un café monsieur ? Quand sa main s’est approchée de mon visage, j’ai cru qu’il allait me gifler, ou m’assommer, ou pire. Mais non, il eut une réaction très maternelle : me tirer l’oreille. Si son autre main ne m’avait pas empêché d’hurler de rire, nous aurions été repérés. Je me contentais de pleurer de rire, mais ce fut de courte durée.
 
Si l’homme en rouge ne se préoccupe pas de mon rire c’est qu’il écoute. Les malfrats discutent entre eux, et je ne comprends que l’essentiel. D’abord, cela me semble totalement impossible. Puis la vérité me percute de plein fouet. «  Tom ! » Je m’accroche au bras du RedHood, mon murmure passe entre l’espace que son bras me laisse pour respirer.

”Et bien ! Il semble que ce soit après vous qu’il en ai, ma chère ! Ses paroles sarcastiques me donnent la nausée. Une fois que je vous aurais confié à eux, vous ne serez plus mon problème. Quelle belle coïncidence, vous ne croyez pas ?
-Casse-toi, fumier. » Je crache mon venin, furieuse. C’est de sa faute ! Si il… Non, c’est ma faute, je le sais. J’aurais dû laisser une arme à Tom, on le faire rentrer. Si seulement j’avais eu plus de discernement… Il peut bien avoir tué un violeur en série, ma bêtise a tué un gamin plein d’avenir. C’est stupide de dire ça, Tom n’est pas mort encore. Je m’administre une gifle mentale et entreprends de réfléchir enfin.
 
Je voulais m’élancer dans la mêlée alors que l’homme en rouge réfléchissait, la tête levée. Le bénéfice de la surprise. La chance. Un truc comme ça, un truc qui me ferait croire que je pouvais sauver mon protégé. Ils étaient une petite dizaine, trop pour moi. Bien trop. J’enviais un instant les muscles puissants du type, et surtout ses flingues. Le seul problème à ma charge héroïque était non seulement le nombre de mes opposants mais aussi… qu’il me tenait toujours. Erm…
 
”Alors ?” Son ton amical me fit sursauter, encore à ma rancœur. ”On va sauver votre tendre moitié ou vous rester là et attendez que je fasse tout votre boulot ? »
 
Je le regarde, je sais qu’il est narquois, sous son masque. Il se cache parce qu’il est moche ? Mince… comment puis-je penser à ça quand Tom est entre les griffes de ces… salauds. Sa main desserre son emprise, je peux enfin respirer à pleins poumons. En plus de me m’aider, il me tend un de ses gros pistolets. L’arme est presque trop lourde. Je la fait tourner dans mes mains, le viseur est plutôt petit, rien à voir avec les standards de la police. Soit ce type se contre fiche de toucher sa cible, soit il vise assez bien pour ne pas en avoir besoin. Ça tombe bien, le tir est ma spécialité. Reste à voir si son bidule ne va pas me peter au nez… Tant pis, il faut savoir prendre des risques dans la vie.
 
Il avance devant moi, toute occupée à jauger mon arme, je le laisse me distancer avant de me jeter à sa poursuite. Pas question de me faire distancer. Avancer à découvert n’aurait pas été ma stratégie, mais tant pis. Un  homme nous repère, il est trop loin pour que je lui balance la crosse dessus. Pas question de tirer non plus. Alors qu’il hurle à ses compagnons de venir, je lance au RedHood « On ne tue que si c’est nécessaire, hein ? Vois ça comme un challenge… » Y a plus qu’à croiser les doigts. Je compte neuf hommes, presque tous armés.
 
L’avantage de donner des armes à des idiots, c’est qu’un être plus malin peut aisément deviner ce que cet idiot va faire. Tirer. Sans viser, sinon ce n’est pas drôle. Dans ces cas-là, il faut juste aller se cacher derrière une tombe et attendre. La moitié est armée, l’autre non. C’est cette autre moitié qui vient à nous, une fois que l’inutilité des fusils est avérée. Je ne sais pas où est Tom, mais je sais que neutraliser nous rapprochera de lui. Le groupe se scinde en deux, deux pour moi, deux ailleurs, là ou mon nouveau partenaire de fortune est allé se cacher.
 
Le premier à la main qui traine, je lui fais une clef de bras et le force à passer au-dessus de mon dos. Il est sol, mais le deuxième s’avance déjà, le poing brandi. Deux esquives et un échange de coups plus tard, son pote est de nouveau d‘attaque. C’est le moment où je dois saisir une arme je crois… Et donc le flingue arracheur de bras du RedHood… Je vise juste et la balle se fiche à dix centimètres de la jambe du malfrat. Son genou se tord vers l’intérieur, il s’écoule. Et un de moi.
 

Le deuxième recule rapidement, c’est clair que ça calme son  joujou à l’autre… « Où est le gam… Ouah ! » Avant que ma phrase ne se finisse, une main m’attrape le bras vivement et le tord. Heureusement ce n’est pas ma main armée, à défaut de pouvoir m’en tirer dans lui faire moins de mal, je tire une fois dans son pied. C’est assez joli à voir, tout se désagrège, la balle explose carrément le pied. Il me lâche mais un autre homme me saisit et me désarme. J’appelle RedHood au secours avant de me jeter dans le combat, toutes griffes dehors.
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Je doute que ça soit la façon idéale de faire un deuil [Feat Rose]
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