Batman Legacy


 
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 Une affaire rondement menée.

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MessageSujet: Une affaire rondement menée.   Sam 1 Nov - 17:42

Une affaire rondement menée
Stuart & Jaina
Cela me rappelait des mauvais souvenirs. Je revois encore cet homme étrange, il y a de ça presque 5 ans, qui m'avait injecté je ne sais quoi et ce qui fait que je ressemble à une mutante aujourd'hui. Bien sûr cela ne ce voit pas, non, puisque ce n'est qu'un changement physique ainsi que psychologique de ma personne et qui n'apparaît que lorsque je le désir. Ces douleurs, cette fièvre atroce, ce changement soudain et enfin cette couverture … Cela a été très lourd à porter. C'est plus un fardeau qu'un bien. Je voudrais rencontrer une personne pour m'aider mais je ne la trouve pas, d'autant qu'il est risqué d'en parler et qu'il est très dur pour moi de ne pas confesser cet abomination. Parfois je perd le contrôle de moi même quand on s'énerve contre moi, me lance des injures alors que mon double moi, White Rabbit, aimerait prendre le contrôle pour dire ce que je pense sous forme physique : un coup par ci, un coup par là. Je ne peux que fuir à tout cela.
Ces gens, qui sont-ils et pourquoi font-ils cela ? J'ai entendu, via des personnes faisant partit de mon association de protection des animaux, qu'il y avait des disparitions, des enlèvements plus précisément d'animaux errants dans les rues. Pourtant cela faisait bien longtemps qu'il n'y avait plus de fourrière dans notre bon Gotham. Ces enlèvements peuvent être dû à des personnes voulant tester des produits illicites ou chimiques sur ces pauvres bêtes. Je trouve cela révoltant, d'autant plus que c'est tout bonnement interdit. Je ne peux pas concevoir de tels choses dans cette ville. Je ne peux pas non plus faire cela toute seule et comme c'est interdit par la loi il me faut l'aide de personnes qui savent gérer ce genre de situation. Je n'ai pas le choix d'aller jusqu'au GCPD. Je fini donc de me préparer, de me repoudrer le nez, de remettre une touche de mascara ainsi que de rouge à lèvre et pour finir réarranger ma coiffure.


Une fois dans ma voiture, je constate que cela fait bien longtemps que la possède et que je pourais songer à la changer, elle me rappelle encore des souvenirs que j'aimerais oubliée. Une fois arrivée et garée sur le parking du QG du GCPD, je prends mon courage à deux mains en essayant de ne pas être trop imprudente. Les autres fois que je les ai rencontrés c'était avec White Rabbit quand ils me courraient après comme les chasseurs qui tentent d'attraper un lapin. J'y entre, je pousse la porte avec élégance et rentre dans le hall. J'entends de partout les coups de téléphone, certains courir vers des photocopieuses ou rattraper des coéquipiers qui partent sans eux boire un café, ou fumer une clope. Je m'avance vers le comptoir en analysant le flic devant moi qui s'y tenait. Il me faisait drôlement penser à quelqu'un.

-Oooh le beau mec ! Je me souviens bien de ses mains baladeuses à lui.

Ha oui, je m'en souviens aussi, j'hurlais dans ma tête contre White Rabbit pour qu'elle arrête de séduire ce crétin de flic. Je m'arrête sagement devant lui, le regarde dans les yeux et avec un petit sourire je lui adresse ces quelques mots :

Bonjour, je voudrais parler à un commissaire ou à un enquêteur si possible.

Je le vois maintenant me dévisager ce qui ne me plaît guère car même si White Rabbit à la peau blanche, les yeux roses et les cheveux blancs elle a aussi le même visage que moi. J'hausse un peu le ton en lui faisant comprendre que son regard sur moi ne me plaisait guère et que j'avais vraiment besoin de parler à quelqu'un. Il baissa alors son regard et prit le téléphone en main, ce n'est pas trop tôt. Avec tous le bazar autour de moi, il m'est impossible d'entendre ce qu'il dit et qui il appel. Après son appel il me demanda gentiment d'aller m'asseoir, ce que je fis. En attendant sur cette chaise inconfortable, j'essayais de mettre en place dans ma tête des arguments pour convaincre la personne qui me prendra en charge. Arriverais-je au moins à le convaincre ? Au fond de moi, je misais toute les chances de mon côté pour qu'il dise oui à l'affaire que je lui propose, d'autant plus que vue que je suis très fortunée, un pot de vin pour son aide l'aiderais, je pense, amplement.


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MessageSujet: Re: Une affaire rondement menée.   Dim 2 Nov - 8:01

Une Affaire Rondement Menée




« C’est moi, Stu’, ou j’ai vraiment l’impression que cette ville est en train de perdre la boule ?
-  J’emploierais plutôt le passé, si j’étais toi. »

Paul, mon collègue et techniquement supérieur hiérarchique, sourit légèrement, avant de retourner vers sa machine. De mon côté, j’étais avachi sur le dossier de mon fauteuil, inspectant devant moi le procès-verbal que j’étais fièrement en train de taper, tout en me félicitant que mon nez ne pique plus beaucoup. J’avais fait une vilaine gamelle il y a quelques jours... Pour une fois que je bossais en extra’, il avait fallu que je tombe. Je n’avais pas été formé pour les courses-poursuites sur les toits, et c’était pourtant ce qu’on s’était amusés à faire, moi et une bonne partie de la brigade. Notre cible ? Une bunny girl... Ouais, les mêmes que celles qu’on voyait dans les casinos et les cabarets. Une foutue lapine qui avait joué au chat et à la souris avec nous, ridiculisant au passage le service. Je l’avais poursuivi sur les toits, j’avais glissé sur une tuile, et j’étais tombé. Je pouvais m’estimer chanceux. Tout ce que j’avais eu, c’était un simple pansement sur le nez. J’avais glissé en sautant d’un toit à un autre, et, en tombant, un arbre m’avait servi de coussin.

Cette bunny girl n’était pas un cas isolé. Depuis que nos toits se recouvraient d’hommes costumés pensant que chaque jour était Halloween, et que mes supérieurs avaient eu la riche idée d’augmenter notre facture d’électricité en se dotant d’un projecteur géant sur le toit du GCPD, j’en venais presque à regretter l’époque bénie des simples petits criminels. Je faisais partie de l’équipe en charge de l’enquête sur celle qu’on surnommait affectueusement « la Lapine ». Une monte-en-l’air accusée d’avoir commis quelques braquages, une tordue qui se baladait avec un string rose comme si elle avait ses ovaires. Cependant, ma vie de policier ne se résumait pas qu’à faire le tour des cabarets afin de croiser les bunnies girls de Gotham pour leur demander des informations sur la Lapine. Devant moi, sur mon écran d’ordinateur, je terminais la rédaction d’un procès-verbal sur une audition. Une enquête classique, celle d’un vol à main armée dans une épicerie de quartier. Les délinquants étaient partis en laissant l’arme du crime sur les lieux, et je soupçonnais d’ores et déjà des amateurs. Ce que je craignais, c’était que la Mafia les retrouve avant nous, et ne se décide à les plomber, l’épicerie étant protégée par les mafiosi de la ville. On pouvait s’attendre au pire, mais, pour l’heure, tout ce que j’avais à faire, c’était surtout attendre que le laboratoire médical termine les analyses ADN sur la crosse du pistolet, et ne m’envoie les résultats.

Ma période probatoire s’améliorait grandement. Les autres flics commençaient à voir en moi autre chose qu’un alcoolique bourré aux analgésiques, et, pour ne rien cacher, je devais bien admettre que je me soignais. Je voyais un psy’. Apprendre que j’avais eu une fille il y a quelques années, en plus de la lignée officielle, ça avait souvent des effets inattendus sur votre esprit. Sur le mien, ça m’avait encouragé à suivre une thérapie, le genre de trucs où je m’allonge sur un divan en racontant toutes mes conneries... Du moins, c’est ce que je croyais. Faute de divan, j’avais eu un fauteuil, et j’avais discuté, yeux dans les yeux, avec le toubib, jusqu’à ce qu’il me prescrive d’autres médicaments, moins forts, que ceux que je prenais habituellement, tout en me déconseillant fortement de continuer à traîner dans les bars. Ma carrière de policier était aussi ténue que le fil d’un funambule, et je n’allais pas prendre le risque de le rompre à nouveau en débarquant au bureau avec une gueule de bois.

Le téléphone de mon bureau sonna alors, m’arrachant à mes rêveries. Le système avait été modernisé et amélioré. Chaque bureau avait son propre téléphone, permettant de communiquer plus facilement avec le central.

« Ouais ?
-  Officier Payne ?
-  ’Te casse pas la tête avec les titres, Terry, appelle-moi Stuart, et invite-moi à dîner. »

J’étais content de pouvoir refaire mes blagues vaseuses et nulles. C’était le signe que j’allais mieux.

« Il y a... Une dame qui souhaite déposer une plainte. Est-ce que vous voulez la prendre ou... ? »

C’était le genre de trucs qui incombaient normalement aux rookies : relever les dépositions. On tombait rarement sur un truc sensationnel, et on arrêtait de rêver. Quand une femme venait se plaindre de violences conjugales, on s’imaginait le roman noir, pour constater, finalement, avec la mine désabusée qui convient, qu’elle avait juste reçu une claque. Moi, j’étais encore en probation, ce qui faisait que j’avais le droit de perdre mon temps en écoutant les gens me prendre pour une assistante sociale. Il m’avait dit que c’était une femme, et je savais ce qu’il restait à faire.

« Elle est comment ?
-  Chaude comme un volcan.
-  Voilà qui est réconfortant... »

Quitte à perdre son temps, après tout... J’étais bien loin de me douter de ce qui se passerait avec cette femme, et des conséquences que ça aurait. J’annonçais à Terry que j’allais venir, et, comme rien ne pressait, j’en profitais pour finir mon PV. Autrement, je n’aurais jamais l’occasion de le faire, et, même si j’étais un vieux fossile, j’avais assisté aux formations sur l’importance de la paperasserie. Tout ce que j’en avais retenu, c’était qu’on cherchait à limiter les pouvoirs des policiers, afin de lutter contre les abus des hommes en bleu.

Au bout de plusieurs minutes, mon rapport était fini, tapé sous mes yeux. N’ayant pas de secrétaire, je me chargeais moi-même, comme un grand, de l’imprimer, de le ranger dans le bon dossier, et de garder une copie. J’espérais avoir fait moins de dix fautes d’orthographe, mais j’avais la tête ailleurs. Terry était un connaisseur de dames, et, malgré mon âge et ma tripotée de gosses, j’étais encore suffisamment jeune pour pouvoir apprécier une belle vue. J’appelais donc Terry pour lui dire d’envoyer la dame. Terry acquiesça, puis se dirigea vers la femme en question, en lui disant qu’elle pouvait entrer.

Le cœur du GCPD se composait d’une salle centrale avec de multiples bureaux au centre, et, dans les coins, des bureaux individuels... Ceux où je n’étais pas. Je rejoignis l’entrée de notre petit refuge, et vit Terry ouvrir la porte. Galant et tout... La femme derrière était effectivement digne de ce qu’il avait dit. Je sentis comme un courant d’air envelopper cette femme, des œillades rapides. Malgré tous les efforts d’insertion de la gent féminine, la police restait encore un bastion de testostérone et de poils.

« Mademoiselle Hudson ? Officier Payne. »

Terry avait relevé son identité avant de m’appeler, et me l’avait communiqué par téléphone.

« On m’a dit que vous souhaitiez déposer une plainte. Vous voulez bien me suivre ? »

Qu’elle se rassure, nous n’allâmes pas loin, jusqu’à mon bureau. Je lui fis signe de s’asseoir de l’autre côté de mon bureau, en me demandant bien ce qu’elle voulait. Mon imagination ne me permettait pas, pour l’heure, de discerner qui elle était, mais je sentis un élan protecteur me traverser instinctivement en voyant cette silhouette frêle et menue. Harcèlement au téléphone, peut-être ?

« Qu’est-ce qui vous amène, Mademoiselle ? » demandais-je alors, sur un ton se voulant cordial et rassurant.


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MessageSujet: Re: Une affaire rondement menée.   Ven 7 Nov - 23:42

Une affaire rondement menée
Stuart & Jaina
Jaina Hudson ... C'est mon nom.

L'odeur du café, de la fumée de cigarette, d'encre d'imprimante et de feuille de papier neuve se mélangeaient dans l'air, ça me rappelait presque le bureau de mon père quand j'étais plus jeune. Lorsque j'étais malade, ma mère ne pouvait pas me garder ou m'emmener à son travail, ils détestaient aussi le fait de passer leur enfant à une inconnue, soit une nounou, l'éducation était avant tout donné par les parents et non par les puéricultrice. C'est mon père qui m'emmenait avec lui à son travail, il me laissait le fauteuil de son bureau, faire du coloriage sur du carton pour ne pas que le feutre traverse la feuille en papier et aller chercher un chocolat chaud au distributeur. Au fur et à mesure que je grandisse, le coloriage était terminée et il me faisait découvrir son métier, ce que c'était d'être PDG d'une multinationale et commander des centaines de personnes. Jamais je n'aurais pu faire ce qu'il faisait, c'était bien trop compliqué pour moi et cela m'intéressait peu. Je me sens plus épanouie dans mon métier, et j'ai appris à contrôler les gens grâce à mon père, à les diriger et à me montrer ferme avec eux. J'ai découvert il y a peu de temps que White Rabbit était presque meilleure que moi pour contrôler les gens, mais bon c'est sûr, avec le physique qu'elle possède et son costume trop grossier elle ne peut qu'arriver à contrôler la gente masculine (et pourquoi pas féminine).
Je sentais le regard du policier sur moi, cherchant à m'analyser ou bien à me reluquer pendant qu'il parlait au téléphone. Pour ma part, j'analysais le lieu, je repérais les caméras de surveillance, je regardais les portes des bureaux avec les noms écrient sur les fenêtres, les policiers masculins et féminins passant devant moi qui me regardait de haut, j'imaginais ce genre de phrase mijoter dans leur tête : « Moi je suis flic et toi tu dois me respecter. ». Si seulement vous saviez qui je suis. J'ai baratiné pratiquement les un-tiers de vos coéquipiers, de vos inspecteurs et commissaires. Vous ne savez pas qui je suis et cela vous fou la haine.

Le son de la voix du flic me fît sortir de mes pensées « 
Madame Hudson ? L'inspecteur va vous recevoir ». Je le regardais de bas pour me retrouver un peu plus haute que lui en moins de 3 secondes. Il avança devant moi pour m'amener à l'homme qui s'apprêtait à me recevoir et entendre ce que j'avais à lui demander. Je traversais une lignée de bureau de jeunes policiers, qui tapaient sur leur écran d'ordinateur avant de me voir passer. Leur regard me suivait mais je m'en fichait complètement, j'étais concentrée sur mon travail à présent. Le jeune flic m'ouvrit la porte et je lui soufflai un merci. Un homme plutôt grand, les cheveux poivre et sel et la barbe à la Walter White. Sa veste en cuir était presque trop grosse et trop lourde pour lui. Néanmoins, je le reconnaissais, enfin surtout White Rabbit.

-Il me poursuivait comme un loup suit un lapin. Il a même failli tomber du toit cet empoté.

Oui c'était ça, il me suivait tentant de me rattraper sachant que j'étais une criminelle, une hors la loi dans cette ville de dingue. Je n'ai pas peur de lui, aucun risque qu'il me reconnaisse mais j'allais devoir lui parler de vive voix. Il me fît signe de m'asseoir face à lui après m'avoir adressé quelques mots banals, et bien sûr j'exécutais. Une fois assise sur le siège, la porte se referma doucement dans mon dos. Je regardais l'officier dans les yeux, retira mon manteau qui me tenait affreusement chaud, le déposa convenablement sur le dossier. Je me retournai enfin de nouveau face à lui, les jambes croiser gracieusement et les mains posées sur mon genoux.


-Savez qui je suis officier Payne ?

Je le vis hésiter puis ne prononcer aucun mot, il devait m'analyser et réfléchir à ce que je pouvais bien faire ici.

-Mademoiselle Hudson, fille de la famille Hudson, la quatrième famille la plus riche de Gotham City. Je suis une entrepreneuse, je suis une organisatrice de soirée notamment pour des soirées de charités. Mis à part mon dur travail qui me prend pas mal de temps, j'ai un hobbie. Je fais partie d'une association pour la protection des animaux et je viens vous demander de l'aide, une aide précieuse. Il y a de là 2 semaines j'ai découvert avec des personnes de mon association que des animaux errants et domestiqués ont été kidnappés dans la rue par des hommes cagoulés, je le sais car nous avons quelqu'un qui a espionné la ville et grâce à son superbe appareil photo il s'était posé tranquillement dans le quartier Ostiburg et a pu voir de près ces malfrats. Je suis certaine que ses individus enlèvent ses animaux dans le but de réaliser des choses affreuses tel que des tests chimiques sur ces pauvres bêtes, quelque chose qui est totalement interdit par la loi. Au nom d'une association et ...

Je pris soin de prendre mon sac et d'y sortir une pochette plastique où se trouvait 14 feuilles agrafées ensembles. Je lui tendis amicalement une très belle pétition signée par la population de Gotham.

-... De la population de Gotham, nous vous demandons de nous aider à arrêter ces criminels qui enlèvent les animaux de la ville et des citoyens pour les tuer sous des produits illicites. Ce n'est qu'une théorie bien sûr mais il n'y a plus de chenille ici depuis des années et je doute fort que des employés d'un éventuel chenille vienne capturer les animaux cagoulés.

Je reposais dignement mon sac au sol, collai mon dos au dossier de la chaise et je fixais. Je le regardais examiner les papiers que je venais de lui donner mais je n'arrivais pas à déterminer s'il se foutait de cette affaire ou s'il y portait un intérêt. Je n'avais plus qu'à attendre sa réponse.


Dernière édition par Jaina Hudson/White Rabbit le Sam 8 Nov - 23:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une affaire rondement menée.   Sam 8 Nov - 10:25

Une Affaire Rondement Menée




Aurions-nous été dans un univers parallèle, dans un monde où Stuart Maximilien Payne était doté de pouvoirs paranormaux, que j’aurais peut-être pu faire le lien entre cette femme et celle qui m’avait fait tourner en bourrique sur les toits de Gotham. Malheureusement, je n’étais qu’un homme ordinaire, et, entre une femme ressemblant à une Indienne et une autre qui était déguisée en bunny girl avec une peau claire et des yeux violets, il y avait tout un monde. Impossible pour moi de deviner que cette femme était ma fameuse Lapine, celle qui m’avait agréablement filé entre les doigts pour m’envoyer me vautrer comme le pire des débutants dans une ruelle. Dès lors, si je pensais fugacement à cette Lapine au début de sa déposition, ce n’était qu’une pure coïncidence de ma part.

Elle m’expliqua faire partie de la famille Hudson. Honnêtement, elle aurait aussi pu me dire qu’elle faisait partie de la famille du Pape que je n’aurais pas réagi plus. La femme avait retiré son manteau, dévoilant un corps aux formes parfaites, et je devais me forcer pour ne regarder que son visage, en me disant que j’avais probablement l’âge d’être son père. Son parfum m’enivrait, mais ses beaux yeux avaient quelque chose de magnétique. Calmement, elle m’expliqua que sa famille faisait partie de l’une des plus riches familles de Gotham, et qu’elle était une bourgeoise au grand cœur. Par expérience, ou par cynisme, j’avais toujours eu tendance à me méfier des gens désintéressés, des personnes au grand cœur ne cherchant qu’à dilapider leur patrimoine pour aider les plus démunis. Souvent, c’était ce genre de personnes qui avaient des squelettes à cacher dans leurs placards. Ne disant rien, gardant pour moi mes réflexions, elle m’expliqua être venue ici pour que je l’aide à retrouver des types qui, apparemment, capturaient des animaux errants. La fille avait apparemment usé de son influence au sein de la ville pour me présente rune belle pétition, que j’attrapais silencieusement, mes yeux regardant les noms figurant dessus. Je n’en reconnaissais aucun. La pétition avait visiblement été sponsorisée par l’association de ma belle demoiselle à la peau foncée, et était un plaidoyer pour la PETA.

Des chats errants... Dans ma tête, je me disais que c’était typiquement le genre d’enquêtes qui feraient de moi un héros auprès de ma fille. J’étais suffisamment mâture pour savoir que l’importance accordée à une plainte variait en fonction des personnes venant me voir. Si cette femme appartenait véritablement aux fortunés de Gotham, ce dont je ne doutais pas beaucoup, vu son comportement sûr et ses vêtements chics, alors je savais que mes chefs ne voudraient pas se la mettre à dos. Peut-être que sa famille soutenait financièrement le GCPD, et, comme tout service public dans n’importe quel État de ce monde, le GCPD manquait continuellement de moyens et de fonds... Un argument fréquemment utilisé pour justifier la corruption au sein de la police. J’observais tout son dossier, les photographies et la pétition, avant de relever la tête vers elle.

« Et bien... Je ne vais pas vous mentir, Mademoiselle Hudson, il existe... Un certain flou juridique en ce qui concerne les animaux errants. La loi assimile ces bêtes à des choses. Par conséquent, poursuivre des personnes pour vol d’animaux errants n’aurait aucun espoir de passer devant une cour de justice. »

Je faisais mon avocat. Ce n’était pas parce que j’étais vieux et avec un penchant pour la boisson que je ne connaissais pas mon droit. Cependant, je ne doutais pas que cette femme, fortunée, ignorait cet état de fait. En droit, on opérait une grande distinction entre deux catégories : les personnes et les choses. Les animaux, eux, flottaient entre les deux, car il y avait autour d’eux bon nombre d’intérêts en cours. D’un côté, il fallait les protéger des exactions et des actes de cruauté gratuite, mais, de l’autre, adopter une législation trop protectrice à leur égard interdirait toute forme d’expérimentation scientifique sur eux. Autrement dit, c’était un vaste débat, et je ne faisais ici qu’exprimer le point de vue du Procureur. Il refuserait de soutenir un dossier qui avait pour but de trouver des ravisseurs d’animaux errants volés... Puisque, techniquement, ces animaux n’avaient pas été volés, dans la mesure où ils n’appartenaient à personne.

Néanmoins, je ne pouvais pas laisser cette femme comme ça, et laisser une autre personne fortunée désespérer à l’encontre de l’incapacité du GCPD. J’aurais bien aimé dire que mon activité quotidienne était actuellement trop surchargée pour m’occuper de ces problèmes de chats et de chiens, mais, mis à part cette Lapine, j’avais peu d’autres enquêtes en cours. Et je me disais aussi, avec toute la naïveté qui convient, que cette enquête serait probablement une enquête facile, vu le travail préliminaire effectué par la femme.

« Il faut découvrir ce qu’ils font avec ces bêtes... Et, par là, j’entends trouver des preuves. Vous pensez à des expériences scientifiques illégales, mais il peut aussi s’agir d’un trafic d’animaux, pour les vendre, ou quelque chose comme ça. Ce que je veux vous dire, c’est qu’on ne pourra pas les inculper pour le vol, puisque ces animaux errants n’appartiennent à personne, mais qu’on peut éventuellement les inculper pour ce qu’ils font avec ces bêtes. »

Je pensais pour ma part surtout à du trafic. Un coup classique : des types volent des chats pour les revendre à de vieilles grands-mères. Je pouvais toujours les arrêter, et ainsi avoir droit à un article complaisant dans la presse : « un héroïque policier sauve des chats ». On me prendrait en photo avec les matous, Deborah me dirait qu’elle était fière de son Papa, et tout le monde serait content. Dans les faits, le juge les condamnerait à du sursis ou à des peines légères, mais ça, c’était un autre détail. J’étais un flic. Mon rôle, c’était de trouver des preuves pour que le Ministère public puisse aller en justice afin de convaincre le juge que les prévenus étaient effectivement coupables des faits qui leur étaient reprochés.

« Je vais ouvrir un dossier, mais, pour l’heure, je vais devoir vous demander un peu de votre temps pour faire une déposition complète. »

C’est là que mes doigts allaient parler. Je double-cliquais sur une icône sur mon ordinateur, et une fiche apparut devant moi. Il y avait un modèle prédéfini que le service utilisait pour les plaintes. Je commençais par les informations classiques : nom, prénom, âge,  domicile, etc... Le reste fut ensuite une série de questions et moi tapant laborieusement les réponses, répétant ce qu’elle m’avait dit rapidement, et que je couchais maintenant par écrit. J’écrivais le tout, et l’imprimai, puis le fit lire, afin que tout soit conforme à ce qu’elle pensait.

« Je peux faire des photocopies de votre dossier ? » lui demandais-je également.

Je l’avoue volontiers : j’en faisais un peu trop afin de la garder près de moi. Mais, que voulez-vous, être avec une jolie femme était toujours un plus à prendre, et ça m’évitait de penser à ma chute minable de l’autre jour. Je me demandais comment trouver ces mystérieux voleurs, et je me disais que le mieux était de m’immerger dans ce milieu, et de commencer par quelque chose de simple :

« Est-ce que je peux passer faire un tour à votre association... Cet après-midi, par exemple ? »
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MessageSujet: Re: Une affaire rondement menée.   Dim 9 Nov - 0:08

Une affaire rondement menée
Stuart & Jaina
Un regard, une voix, un signe du moment que ce ne soit n'importe lequel pourrait tout faire éclore. A l'intérieur du crâne de notre ami, ça pourrait bouillir de l'intérieur et ensuite, tout d'un coup, BOUM, ce serait l'explosion, le retour à la réalité. White Rabbit, c'est moi mais quand il s'en rendrait compte je serais déjà partie. Mais voyons, cela ne ce passe pas ainsi. Je suis sereine, je me contact de le regarder et d'être ce que l'on m'a apprit, une femme distinguée, glamour, secrète et avant tout aimable. Jaina est bienveillante ce qui est le contraire de White. C'est bien regrettable. Jamais je n'aurais voulu avoir cette double personne en moi, cette fusion inexplicable avec un démon à l'intérieur de moi mais que je peux contrôler un minimum tout de même. Elle est vorace, je suis stratège, elle est rusée et je suis aimable. Je sais sourire aux gens, leur procurer une once de bonheur dans un sourire. C'est pourquoi je souris à ce gentil officier qui va gentiment s'occuper de moi. Il est hors de question ...


-Que des débiles s'en sortent, ce ne sont même pas des criminels crédibles, moi même je peux trouver ces sacs à merdes !

Surtout rester calme, essayer de ne pas l'écouter pour mieux se concentrer sur le présent. Il me pose des questions dont j'y répond sans gêne, c'est vrai je n'ai rien à me reprocher. Ce fût quelque chose de long et quelque peu futile. Je me tentais d'examiner le bureau pendant qu'il écrivait. Sur son bureau de bois je pouvais découvrir une tasse à café vide avec une trace de café juste en dessous, un cendrier avec une cigarette même pas terminé qui était éteinte, écrasé, un cadre avec une photo : une petite fille. Si mignonne, il était évident que cet homme avait une fille, ou au moins un enfant, et je ne peux douter sur le fait que cet homme s'occupe bien de sa fille. Un père flic est le meilleur protecteur, il est plus méfiant que tout le monde et c'est mieux ainsi. Elle doit être fière de son père cette petite, un papa qui sauve des gens, protège des gens même si parfois il est amené à tuer d'autres personnes. Il y avait aussi un calendrier, neutre et quelconque pour ne pas faire de décoration personnalisé. Aucun tableau, ce bureau n'avait pas de vie. La seule chose qui était gaie dans cette pièce était la vitalité que cette petite fille faisait ressentir sur cette photo. Il me fît sortir de mes pensés en me tendant ce qu'il avait écrit et je me mis à lire. Il avait une belle écriture, tel un romancier et cela se coïncide avec sa façon de parler. Il était un homme attentif en tout cas et c'était un bon point pour lui, aucune erreur. Je lui tendis donc sa feuille en le remerciant, aucune faute n'était apparu. En ce qui concerne le dossier, je l'autorisais bien sûr à en faire une photocopie. Je me penchai pour prendre mon portable et regarder les textos que j'avais pu avoir en attendant. Un de mon père et un de ma mère, une sorte de routine s'est installée pour mon portable. Je regardai l'officier de dos, face à son imprimante qui faisait aussi photocopie et je pu remarquer quelque chose qui ne me laissait pas indifférente. Son blouson en cuir était abîmer dans le dos, comme s'il avait frotté quelque chose.

-Il est donc vraiment tomber du toit ? Il a dû se faire mal ! Hahahaha.

-Tais-toi donc. Dis-je à White en fermant les yeux pour me concentrer, afin de lui parler à voix haute mais dans ma tête.

J'ouvris de nouveau les yeux lorsque j'entendis l'officier se tourner vers moi et prononcer ces mots : « Est-ce que je peux passer faire un tour à votre association... Cet après-midi, par exemple ? »

-Je suis navrée, le président de notre association travaille et aucune réunion n'est organisée sans sa présence. Je ne suis ni même là cette après-midi malheureusement, j'ai du travaille.

-Moi je serais là ce soir, peut-être sur un toit si tu désires un rendez-vous en amoureux mon loulou.

Je me retrouve consternée devant les propos de White Rabbit qui me surpasse pendant une conversation avec l'officier, je fais bien sûr tout mon possible pour masquer toute trace de gêne et de dépit bien sûr. Je le regarde clairement et je décide de combler les vides.

-Peut-être que ces malfrats sont cachés dans le quartier où mon ami, le photographe, les a vue, à Otisburg. Ce ne serait pas très étonnant d'ailleurs, je n'ai jamais aimé cette endroit …

Je disais ça avec un léger sourire où je repensais au sang que j'avais sur les mains il y a presque 5 ans de cela. Cet homme viril que j'avais rencontré dans un bar et où, dans la ruelle, il avait trancher le cou de deux personnes mais aussi ouvert le ventre d'une autre. Ces personnes qui nous attaquait pour nous voler, nous saigner mais aussi profiter de moi. Je n'y ai jamais remis les pieds dans cet endroit depuis, enfin seulement en Jaina, White Rabbit y retourne souvent pour y faire tout autre chose.
Après avoir écouté l'officier pendant plusieurs minutes et où j'approuvais ce qu'il me disait, je vis que l'heure défilait à une vitesse alarmante. Il me fallait partir pour ne pas être en retard dans mes rendez-vous et mon travail. Je ramassai mon sac, me levai lentement et en le regardant de haut je lui dis : « Merci pour tout monsieur Payne, j'espère vous revoir très vite pour des nouvelles et je vous retiendrai au courant pour l'association. Je dois vous laisser, j'ai du travail qui m'attend. ». J'enfilai mon manteau et lui serrai la main en lui souriant de mon plus beau sourire pour le mettre en confiance et lui donner ma sympathie.

-A ce soir, peut-être, monsieur l'officier.
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MessageSujet: Re: Une affaire rondement menée.   Lun 10 Nov - 9:02

Une Affaire Rondement Menée




Raté pour mon entrée en matière, Mademoiselle Hudson m’expliqua que je ne pouvais pas voir le Président de l’association, ce dernier n’étant pas présent. Tant pis. Tout ce que j’appris d’utile, c’est que ce n’était pas elle qui était responsable du fonctionnement global de cette association. Je la vis légèrement gênée, ce que j’interprétai comme une conséquence de son refus. Honnêtement, j’en étais toujours au même point : pour moi, il était impossible que cette femme soit aussi cette lapine que j’avais chassé il y a quelques jours sur les toits. Je ne cherchais même pas à la comparer, et j’acquiesçai lentement à ses propos. Elle me laissa une piste : Otisburg... Et quelque chose me disait que ce ne serait pas dans la partie huppée du quartier, mais plutôt dans la partie touchée par la crise. À tout hasard, j’avais pris les coordonnées du photographe, en me disant que ce serait une autre piste possible. C’était comme ça qu’une enquête policière fonctionnait : trouver des pistes, et les remonter. C’était comme une espèce de grand puzzle où il fallait progressivement trouver toutes les pièces, et les imbriquer ensemble pour former un schéma global.

Elle finit par écourter notre conversation, et je commençais alors à comprendre que je lui prenais un peu trop de son temps, comme si j’aimais la sentir près de moi. Ses beaux yeux verts avaient quelque chose d’hypnotisant, et elle finit par m’annoncer son départ.

« Très bien... Je vous tiendrais au courant de l’avancée de l’enquête. »

C’était la phrase-type qu’on ressortait généralement aux victimes, et qu’on suivait rarement. Les gens ignoraient qu’une enquête policière était couverte par le secret de l’instruction, et qu’un policier n’avait théoriquement pas le droit d’informer des gens sur le contenu d’une enquête. À Gotham, tout cela restait très théorique, la corruption étant monnaie courante. Je laissais Jaina quitter le GCPD en m’asseyant sur mon siège, et, pendant plusieurs minutes, je ne faisais rien d’autre que laisser mon esprit vagabonder sur cette femme. Une petite bourge pleine de bonnes intentions, désireuse d’aider les animaux. La grande Américaine sauveuse des pauvres et des animaux... Le titre faisait furieusement cliché, mais c’était tout à fait ça. Est-ce que c’était plus détestable que tous ces riches qui fuyaient Gotham dès qu’ils en avaient l’occasion, ou qui restaient pour s’enrichir grassement sur le dos des miséreux ?

Cette femme avait un corps parfait. J’étais suffisamment âgé, maintenant, pour pouvoir prétendre avoir un œil assez expert sur ces choses-là. Son corps était une réussite en terme d’harmonie, que ce soit ses hanches, sa silhouette, ses longues jambes, ses cuisses... Tout ne se limitait pas qu’à la forme de ses seins, même si, de ce côté-là aussi, la Nature l’avait généreusement pourvu. Et que dire de son visage ? Elle avait une tête d’Ange, des yeux beaux, clairs, pénétrants, qui vous donnaient l’impression de sonder le contenu de votre âme comme deux phares verdâtres. Je me disais qu’il n’était pas surprenant qu’elle préfère les animaux aux hommes. Oh, bien sûr, je n’étais pas non plus un Dr. Love, ou un expert en thérapie conjugale (et, honnêtement, vu mon parcours émotionnel catastrophique, j’aurais été bien mal placé pour l’être), mais je savais qu’elle était belle... Et je savais que, à cet âge-là, les adolescents étaient des abrutis décérébrés motivés par leurs hormones. Quelque chose me disait que c’était toujours le cas, mais, quand les hormones commençaient à pousser, on ne savait pas comment les contrôler. Et, quand vous aviez une nana comme ça, vous faisiez tout pour la garder près de vous, surtout si elle était l’une des plus riches filles de Gotham. Elle était trop parfaite, et je savais que, à Gotham, la blancheur immaculée dissimulait toujours des toiles d’araignée, que le visage doré était une façade, et que les craquelures révélaient la pourriture sinistre se cachant dessous. Mais, en-dehors de ce cynisme digne d’un policier en fin de carrière, je savais qu’elle avait dû endurer la jalousie des autres, de ces amants possessifs... Enfin, je le supposais, bien sûr.

J’avais du mal à me la sortir du crâne, j’avais du mal à penser à autre chose, j’avais du mal à me focaliser sur mon travail... Il fallait bien avouer que mon travail n’était guère palpitant. On savait que je faisais partie des meubles, mais on se méfiait de moi. Finalement, mon supérieur finit par m’appeler, et je compris que ma petite discussion avec Miss Hudson n’avait pas été oubliée si rapidement.

« Qu’est-ce qu’elle vous voulait, Payne ? »

Mon supérieur n’était pas le commissaire, il avait juste la responsabilité d’une partie des effectifs. Matthew Vaughn était un capitaine de police, le genre de types qui étaient invités aux soirées de gala, et qui portaient des boutons de manchette dorées et des costards à 500$... Rien qu’un flic pouvait se permettre. Mais moi, je n’étais qu’un petit rouage dans ce système biaisé, un rouage qui risquait de sauter.

« Un problème avec des animaux disparus...
-  Hum... »

Vaughn m’expliqua que les Hudson étaient une famille influente de Gotham, confirmant ce que la femme avait dit.

« Il serait malencontreux de se les mettre à dos, vous comprenez... Le service manque continuellement de moyens, ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre. Partant de là, nous dépendons beaucoup des donations des familles les plus fortunées de la ville. »

J’étais né à Gotham, je savais comment ça fonctionnait ici. La ville avait été fondée par certaines familles influentes, et, depuis lors, c’était ces familles qui assuraient la survie de Gotham. Des familles qui étaient malheureusement presque toutes corrompues, substituant leur intérêt personnel à l’intérêt général. Je comprenais que Vaughn se foutait de moi. Il ne m’aimait pas, et ce n’était pas parce que j’étais un alcoolique en repentir, mais parce que, contrairement à lui, je ne trempais pas dans ces trafics. J’étais trop honnête pour qu’il puisse se fier à moi, et trop insignifiant pour qu’il s’abaisse à me tuer. Les morts causaient toujours plus d’emmerdes que les vivants, surtout quand le vivant était un vieux débris ruiné par ses pensions alimentaires. Vaughn m’expliqua que cette affaire était désormais « ma priorité », une autre manière de m’humilier.

« Et l’affaire de cette bunny girl ? »

L’homme haussa les épaules.

« Vous avez fait des progrès significatifs depuis votre malencontreuse chute ? »

Je ne disais rien. Je pouvais lui rappeler que j’avais été le seul à ne pas être distancé par cette maudite lapine, mais je savais que son ton était moqueur. Il continuait à se foutre de moi.

« Non...
-  Alors, c’est réglé. Vous savez, vous nous avez fait une peur bleue, Payne. Vous avez eu de la chance, mais, pour ne rien vous cacher, et même si j’ai une totale confiance en vous et en vos capacités, mes supérieurs estiment que, pour répondre à cette nouvelle vague de criminalité, et pour appréhender ces gens costumés, il faut des inspecteurs plus jeunes. Ne voyez pas cela comme une atteinte ou une critique sur vos capacités, mais ce sont des monte-en-l’air. Alors, que ce soit bien clair... Je ne vous retire pas de l’enquête, je dis juste que, si vous pouviez consacrer un peu de temps à cette histoire de trafic d’animaux... Et bien, tout le monde y sera gagnant. »

T’en fais pas, mon pote, je comprenais le message. Relevant lentement la tête, je sortis de son bureau. En d’autres circonstances, j’aurais été furieux, mais j’avais encore dans l’esprit la tête de Jaina. Vous vouliez savoir un truc ? Les hormones, ça ne disparaissait pas avec l’âge, et, en m’asseyant à nouveau sur ma chaise, je me disais que cette fille était vraiment belle... Et que j’avais confiance en Paul pour retrouver cette bunny girl.

« Okay... Au boulot, alors. »

Mes doigts pianotèrent sur le clavier, allant sur ce truc improbable et énorme qu’on appelait l’Internet. Un véritable phénomène de mode, et bien pratique pour les flics. J’appris rapidement que la fourrière de Gotham City avait fermé il y a plusieurs années à cause de la crise. Des projets étaient peut-être en cours pour la rouvrir, et j’appris rapidement qu’il y avait pas mal d’animaux errants dans les rues. Un endroit parfait pour ratisser des chats et des chiens. J’observais les photos de Miss Hudson. Son ami les prenait surtout à Otisburg. Est-ce que c’était la base d’opérations de ces ravisseurs d’animaux ? Est-ce qu’ils opéraient ailleurs ? Il fallait se rendre compte à l’évidence : cette enquête avait tout l’air d’être une impasse. Qui se souciait de chats errants ? Ces types pouvaient tout aussi bien les revendre par des annonces privées, et ça n’avait rien d’illégal... Pour quel motif devais-je les inculper ? Ma seule chance était qu’ils se livrent à autre chose que du simple trafic, qu’on aurait alors pu assimiler à une vague forme d’escroquerie... Mais le Ministère public aurait refusé de poursuivre pour ça. Si des types débarrassaient les rues des chats qui venaient bouffer vos poubelles pour les vendre à de vieilles grands-mères, qui irait s’en plaindre ? Je n’avais pas l’ombre d’une piste, mis à part les photos de l’homme.

Sur ces photos, je pouvais voir deux hommes capturant des chats en les appâtant avec de la nourriture anesthésiante, avant de s’enfuir dans un van noir. J’observais les photos sur le van, cherchant à relever la plaque d’immatriculation, mais elle était à chaque fois hors-champ, ou trop floue pour qu’on puisse la voir. Avec la plaque, je pouvais faire une recherche pour savoir à qui elle appartenait.

L’après midi arriva, et je me rendis à Otisburg, afin d’essayer de croiser le photographe de Miss Hudson. Elle m’avait laissé ses coordonnées, comme son numéro de téléphone, et il me répondit, se déclarant ravi de me voir. Nous nous retrouvâmes dans un café le long de la rue. Un jeune homme qui semblait avoir une haute opinion de ma plaignante.

« Les animaux, c’est son dada ! Elle pourrait passer des heures à simplement caresser des chats. »

Je lui parlais de choses connues, de trucs classiques et familiers, afin de l’entrer en confiance. Le B.A.BA de l’école de police, tout simplement. Nous finîmes par entamer le vif du sujet.

« C’est toujours le même van. Ils font du repérage autour d’Otisburg, mais je dois vous avouer que j’ai réussi à les photographier avec de la chance. Je zone beaucoup autour de la ville, afin de prendre des photos pour mon book. C’est comme ça que j’ai fini par les voir. On en parle beaucoup à l’asso’, de ces types... Et... Y a des trucs vraiment louches là-dessus, vous savez. »

Il m’expliqua qu’il était venu à l’association pour trouver un chat, et qu’il s’était peu à peu renseigné là-dessus. Ils avaient commencé à enquêter, officieusement, quand des gens étaient venus à leur association demander s’ils n’avaient pas vu leurs chats ou leurs chiens. Le nombre avait commencé à augmenter de manière troublante depuis quelques semaines.

« C’est un habitant qui a perdu son chien qui nous a parlé de ce van noir. Il est dans les beaux-quartiers d’Otisburg, et avait repéré ce van à plusieurs reprises, en train de rouler dans les rues, ou d’être stationné devant différentes maisons. Il pensait à des paparazzis, ou à d’autres mecs, vous voyez... »

Ouais, je voyais. La Mafia.

« Bref, il y a pas fait attention jusqu’à ce que Lizzie, sa chienne, parte. Alors, il a remarqué que le van était plus là, et il est venu nous en parler. Le plus troublant, c’est qu’il a épluché tous les journaux locaux, et tous les sites Internet connus, comme eBay... Il a jamais vu une annonce sur sa chienne. Sa fille y tenait beaucoup, vous voyez, alors... »

Je me demandais si ce photographe n’était pas un théoricien du complot. Certes, il y avait quelque chose d’étrange, mais ces types pouvaient aussi directement les vendre à d’autres particuliers, ou passer par d’autres sites Internet. Ils n’avaient que l’embarras du choix. Je le remerciai, lui disant que j’allais faire tout mon possible, et retournai dans ma voiture.

Contrairement à ce qu’on pouvait dire sur moi, j’étais un bon flic. J’avais de l’instinct, de la jugeote, et j’avais résolu suffisamment d’histoires sordides pour me convaincre que, ouais, j’étais capable de faire quelque chose d’utile. Sur mon siège, je respirais silencieusement, fermant les yeux.

« Tu galères, Payne ? » lâcha alors une voix rieuse dans l’habitacle.

En les rouvrant, je vis, dans le rétroviseur, assis sur la banquette arrière, le visage grimaçant de Bowmen, et secouai la tête.

« Tu n’es pas réel... »

Il se contenta de rigoler, et je clignai des yeux. En les rouvrant à nouveau, il avait disparu.

« Putain... »

Je sortis de ma boîte à gants mes comprimés, et en enfilai deux. Ils avaient un goût acide, mais ça faisait du bien. Les apparitions de cauchemar continuaient à se multiplier depuis quelques mois, me donnant l’impression de devenir fou, de commencer à perdre les pédales. Bowmen... Ce psychopathe était dans le couloir de la mort, et avait massacré je ne sais combien de personnes avant que je n’arrive à l’enfermer. Un dingue en puissance. Je fis démarrer le moteur de ma voiture, et rejoignis les beaux-quartiers d’Otisburg.

Le soleil commençait à se coucher, et j’arrivai dans un endroit cossu, une carte postale américaine, avec des rues propres, des jardiniers, des poubelles bien rangées, de belles maisons avec un jardin à l’entrée et un drapeau américain flottant au vent sur le palier de la porte. Trouvant la maison que je recherchai, j’allais m’adresser à Monsieur Harris. Il venait de rentrer du boulot, et, après lui avoir rapidement expliqué le motif de ma visite, il m’expliqua qu’il n’avait aucune idée de ce qui s’était passé.

« Je suis un vendeur, vous savez... Alors, c’est normal de se renseigner sur ce qui se passe. Ce que je peux vous affirmer, c’est que Lizzie n’a pas été vendue. »

Il le disait sur un ton tellement net que je compris que ce type ne devait pas vendre que dans les circuits légaux. Je pénétrais dans leur foyer, suite à l’invitation de sa femme, et pus voir les photographies dans le salon. La fille des Harris souriait devant l’objectif, très souvent en compagnie de sa chienne.

« Elle adore les chiens... Je lui ai trouvé une autre bête, mais elle veut toujours Lizzie... Oh, ça finira par lui passer... »

Il m’expliqua que ce van noir ne traînait plus dans le quartier, et qu’il avait effectivement été voir une association, afin d’y mettre des photographies de Lizzie.

« Ces gens se chargent d’aller les dispatcher dans la ville, monnayant une petite somme. Boulangeries, épiceries, lampadaires... C’est le moins que je pouvais faire pour ma fille.
-  Et ça n’a rien donné ?
-  Ils ne l’ont pas retrouvé, mais m’ont expliqué que les disparitions étaient fréquentes à cette période de l’année. »

Je sortis de la maison par la suite, et retournai au bureau pour taper mon rapport, faire mes procès-verbaux, celui concernant le photographe, et celui de Thomas Harris. Je n’avais pas beaucoup avancé, mais j’étais maintenant convaincu que ce van noir était la pierre angulaire du trafic.

Dehors, la nuit s’était abattue, et ma voiture se trouvait dans le parking souterrain. Compte tenu du trafic et de l’éloignement géographique, il me faudrait une bonne demi-heure pour rentrer chez moi.

Normalement.
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MessageSujet: Re: Une affaire rondement menée.   Sam 22 Nov - 22:34

Une affaire rondement menée
Stuart & Jaina
Il faut se dépêcher, accélérer le pas, sortir au plus vite avant que ma tête n'explose. Elle était entrain de me posséder, de prendre son pied à parler dans mon crâne contre mon grès en s'imaginant des choses obscènes avec cet inspecteur qui doit bien avoir 30 ans de plus que moi, tout au plus. White devient incontrôlable et m'empêche de mon concentrer, à marcher selon ma manière. Elle force le passage, à prendre le contrôle de moi même. Je sens ma démarcher changer pendant que je traverse le couloir qui longe les bureaux des officiers. Ils me regardent bizarrement et presque d'un air suspect. Je cache mon visage avec ma main droite pour me cacher majoritairement des officiers qui me regardent de la tête au pieds alors que ma peau peut sans doute commencer à changer. J'ai l'impression qu'elle me punie alors que je n'ai rien fait de mal que ce soit pour moi ou pour elle. Ma tête me brûle, mes jambes vacillent et j'arrive à atteindre la porte d'entrée que je pousse avec la force de White qui prend le dessus sur moi. Sa force a toujours été plus importante et plus imposante que la mienne. Je sors enfin, l'air extérieur, le vent frais qui glisse sous ma veste me rafraîchi et me permet de m'éclairer les esprits avant que White puisse me contrôler complètement. Je me dirige au plus vite derrière une ruelle, un caniveau abandonné où juste les trafiquants de drogue passent par ici la nuit tombée pour pouvoir gémir de douleur, libérer White avant qu'elle ne me fasse encore plus de mal. Mes jambes tremblent et je tombe au sol, j'inspecte le lieu pour voir que personne n'est là et enfin je sens White me posséder complètement.

Mes gants blancs ainsi que mes cheveux blancs sont présents. Je suis enfin libérée. Je me redresse de ce sol humide et froid pour me débarrasser de quelques traces de terres qui sont semés sur ma peau. Cet homme me donne bien des frissons ! Ses grosses mains, son charisme et il a un charme, un charme inconnu mais un certain charme tout de même. J'ai même très envie de le revoir même si Jaina n'est pas convaincue par cette idée. Maintenant que je contrôle son corps et que je suis plus puissante par mes envies et mes désirs, elle ne peut pas reprendre le contrôle d'elle même avant un long moment. Je sors délicatement de la ruelle et je pars direction Otisburg pour espionner l'endroit. Je me cache directement dans un immeuble abandonné où je pourrais observer à mon aise la rue où les vols ont été commis. Même si j'ai des tendances criminelles je suis tout de même sensible à ces animaux. Je suis White Rabbit après tout, le contraire serai incohérent. Je suis à la recherche d'hommes ou de femmes ayant un comportement peu commun. Mais il n'y a même pas un chat, à croire qu'ils ont été tous capturé. Ha ! Je vois là le photographe de l'association, toujours là à espionner celui-là, à fouiner. C'est bien, c'est pour ça que je l'aime bien. Il patiente, il attend comme un fournisseur qui attend son dealer. Mais voilà une autre espèce de dealer qui arrive maintenant, celui qui vient chercher des information, mon petit inspecteur adoré. Depuis mon petit nid perché, je suis toute aussi excitée par sa présence, le fait d'être recherché par cet homme, par le fait qu'il est tombé à cause de moi, qu'il pourrait tomber pour moi et donc se faire du mal jusqu'à me retrouver. Juste voir ma tête, juste voir mon corps et espérer qu'un jour il m'attrapera. M'attraper ? Jamais il ne pourrait y arriver et jamais personne d'autre d'ailleurs. Je l'aime bien. Il faut que je marque le coup, qu'il se souvienne de moi à jamais, l'épisode du toit n'est pas suffisant. Je réfléchissais à un plan, il m'en faut bien un pour pouvoir le taquiner un peu. Je fus perturber par un bruit qui venait de l'étage du dessus, pourtant cet immeuble est bel et bien abandonné mais j'entends plusieurs bruits étranges. Avec la circulation, ils ne peuvent être très distincts. Je décide de m'y aventurer discrètement. Je monte cet étage et aperçoit quelque chose que je n'aurais jamais du voir. Je vois des gens partirent vers les escaliers à l'opposer d'où je suis et laissant derrière eux des cages plus ou moins grosses avec plusieurs chiens, chats, lapins et rats endormit, sûrement à cause d'eux.

Je les avais trouvés moi même, pas besoin des autres. Je n'ai que très peu de temps et par la rage qui bouillonne en moi, je trouve le plan parfait pour expliquer ce que je pense à l'inspecteur. Je me dirige vivement vers une cage où je vois plusieurs lapins, j'aimerais sauver tous ces animaux mais seules je ne peux pas. J'ouvre la cage à lapin, en prend un blanc et je file à toute allure de l'immeuble en prenant bien soin de le faire discrètement sans que personne ne me voit.

Je me suis réfugier dans le parking sous-terrain du GCPD. Je réfléchis à mon plan pour cet inspecteur en caressant le lapin blanc entre mes doigts, une boule de poil qui doit appartenir à quelqu'un ou bien à été acheté dans une animalerie. Elle est mignonne. J'attends là depuis des heures, cachés derrière plusieurs voitures. J'entends des bruits de pas. Je lève la tête, la tourne vers les pas et c'est lui … C'est l'inspecteur.

-White, peu importe ce que tu as envie de faire, ne le fais pas je t'en supplie !


-Trop tard Jaina.

Je le regarde avancer et monter dans sa voiture. Je m'avance petit à petit puis lorsque je suis tout près de sa voiture et que je le vois attacher sa ceinture. Je viens ouvrir la portière passager, je m'assois à la place et je ferme la portière. Je ne verrous même pas les portes non. Je le regarde, m'avance vers lui et je le regarde dans les yeux. Il est perplexe, il se demande ce que je peux bien faire là et il n'ose pas me toucher, il n'ose pas lever la main sur moi car là je ne fais rien de mal.

-Je sais ce que vous cherchez monsieur l'inspecteur, et en voici la preuve.

Aussi vite que possible, sans qu'il puisse s'en apercevoir. Je prend la tête du lapin dans le creux de ma main, la lève au dessus de son visage et égorge le lapin avec le couteau que j'avais préparé, soigneusement à l'avance, coincé dans ma ceinture. Je ris, je le regarde essayant de m'attraper pourtant aveugler par le sang qui a jaillit sur ses yeux tandis que je serre le lapin dans ma main. Je sors de la voiture et laissant la portière ouverte je le vois les yeux essuyés et son pistolet me visant. Je le regarde avec un regard doux pour le mettre en confiance.

-White arrête ça !

Oui je vais m'arrêter.

-Ils sont à Otisburg.

Et bien sûr, laissant le sang du lapin couler au sol et entre mes mains, je préfère m'enfuir en courant du parking aussi vite que je peux, jeter le corps du lapin dans la première poubelle qui vient et enfin m'envoler dans les airs, de toit en toit en savourant cette nuit qui me fait frissonner d'un plaisir inconnu.
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Une affaire rondement menée.
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