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 Visite du Pénitencier

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MessageSujet: Visite du Pénitencier   Mar 21 Oct - 11:56




Visite du Pénitencier

Connaître la ville était nécessaire pour Margaret, Gotham cachait énormément de choses, mais ce qu'elle, elle voulait, c'était connaître son environnement le plus sombre. Et il ne s'agissait pas dans ce cas d'aller voir les ruelles des quartiers pauvres de Gotham, là où il y a de nombreux dealers et malfrats non. Ce qui intéressait Mc Clain, c'était la population carcérale. On parlait souvent de BlackGate, ses nouveaux collègues avaient des discussions à ce sujet, elles n'étaient pas toutes réconfortantes. Enfin, ils étaient des poules mouillées, jamais elle n'avait entendu un d'entre eux dire qu'il avait patrouillé dans un endroit mal fréquenté où la population la plus pauvre souffrait. Pas qu'elle soit forcément du côté des ouvriers, puisque ça ressemblait trop au communisme, et Margaret ne supportait pas cette idéologie. Mais elle se reposait sur le fait que chaque personne honnête avait le droit à une sécurité correcte. Puisque ces derniers n'avaient pas les moyens de s'acheter des armes, alors les policiers en étaient pour eux. Margaret pouvait paraître bonne dans ce genre de réflexion, mais elle ne l'était pas, on ne peut pas devenir comme ça, avoir de la bonté c'était impossible, surtout quand on sortait d'un enfer avec de nombreuses cicatrices sur le corps qui n'allaient jamais disparaître.

Elle était au volant d'une berline noire, une allemande, elle aimait bien ce genre de voiture, ça changeait des américaines qui à son sens, étaient trop proches de la société de sur consommation. Les allemandes, étaient plus fiables, et elles en avaient dans le moteur. Elle roulait en direction de BlackGate, avec elle, un gps dernier cri, le genre de jouet que la mairie offre pour ceux qui rendent de bons services. Dans son cas, c'était sa carrière qui l'avait aidée à obtenir ça. Gotham était une ville assez grande, et elle n'aimerait tout de même pas se perdre dedans. Finalement, elle arriva devant les portes du pénitencier. On vit la voiture noire, on ouvrit les portes pour la laisser passer. Il y avait un parking non loin, où d'autres véhicules plus vieux et plus abîmés étaient garés. A croire que les surveillants n'étaient pas très bien payés. Elle se gara à son tour et sortit de son véhicule, elle montra en premier lieu son badge à la personne qui venait vers elle, un employé de la sécurité, il devait sans doute superviser les miradors.

Il lui indiqua où se trouvait le bureau de la directrice. Pour l'accueil, elle avait vu mieux. Mais elle ne devait pas beaucoup marcher. Elle se souvint de ce qu'avait indiqué l'homme, fit un plan dans sa tête et entra à l'intérieur. Ce n'était ni trop mal, ni trop bien. Un endroit assez neutre, ça avait l'air de contenir de nombreux prisonniers, malgré le fait que la réputation de BlackGate qui était décrire comme étant un vrai gruyère, elle ne donna pas sa confiance sur l'architecture. Elle vit l'administration, puis une porte où était marquée le nom de la directrice : Charly Zorbatos. Un drôle de nom, sans doute quelqu'un d'origine européenne, Mc Clain pouvait se tromper, mais c'était sa première impression. Elle frappa à la porte, et entra, malgré sa taille, elle n'eut pas à se baisser pour éviter de se cogner la tête, aussi, elle prit la parole.


"Bonjour, je suis le Marshall Margaret Mc. Clain du GCPD, j'ai demandé une rencontre avec vous il y a de cela quelques jours."


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MessageSujet: Re: Visite du Pénitencier   Mar 21 Oct - 13:50

















Visite du Pénitencier
 
~ La louve est dans la bergerie ~



   


   
Le son produit par la chute du crachat sur sa ranger cirée lui arrache presque un haut le cœur. Lentement, les yeux de la directrice vont de cette tâche ignoble sur sa chaussure à l’auteur de ce crime parfaitement dégueulasse. Il est petit, son visage est émacié, probablement fut-il sous-alimenté, et sa captivité au sein de Blackgate n’améliorerait certainement pas son état… Toutefois, le sourire qui s’étale sur son visage trahit la fierté, la satisfaction d’avoir fait chier l’autorité… Punks not dead, soit disant. Apparemment indifférente, Zorbatos s’arrête et se positionne face à la cellule de ce détenu. Les deux hommes, geôliers de leur état, l’imitent. De concert, ils nouent leurs mains sur les reins, les jambes légèrement écartées. Silencieux, ils observent, jaugent, la créature insipide qu’ils ont sous les yeux. Son rire, à lui, se répercute en échos lugubre dans l’aile de la prison, où règne un silence de mort. C’est un nouveau. Les autres sont des vétérans. Ils savent ce qui l’attend, alors que lui n’en a pas la moindre idée. Il ignore ce qui fait la différence entre Blackgate et n’importe quelle autre prison du pays. Il ignore que la femme qu’il a en face de lui n’hésitera pas une seule seconde avant de lui arracher le palpitant pour le filer à bouffer à ses clébards. D’humeur magnanime, elle compte lui laisser une chance, et une seule, de le découvrir. « Puis-je connaître la raison pour laquelle vous vous êtes permis de cracher sur mes pompes, N°52 ? » En femme appliquée, Zorbatos connaît naturellement chacun de ses pensionnaires, mais fait le choix de les déshumaniser autant que possible, les affublant de numéros en place et lieu de noms et prénoms. La racaille qui lui fait face en semble légèrement décontenancé, mais… A peine. Il en a vu d’autres. Du reste, il savoure son face à face avec le directeur de la prison, une femme en plus. Manifestement, c’est un défi qu’il s’est lancé de la faire péter un plomb. Il scande « Pour le plaisir de faire chier l’autoritéééé !! Morue ! » Et il rit de sa vanne. Ni Zorbatos, ni ses hommes, ni aucun des autres prisonniers ne le fait, cependant. « Johnsson, ouvrez la cellule. » Le gardien s’exécute sans un mot. Il a à peine tourné la clé dans la serrure que le détenu la repousse avec force, l’assommant sur le coup… Pour se faire assommer à son tour par un crochet du droit de la directrice, celle-ci interrompant net le cri de victoire hystérique qu’il poussait. « Carter, remettez Johnsson sur pieds. » Tandis que le dénommé Carter s’exécute, Zorbatos s’accroupit, empoigne les cheveux du détenu et se sert de sa joue, de ses cheveux, de son uniforme de taulard, de tout ce qui lui passe à portée de pied en fait, pour essuyer le crachat laissé par l’importun. Une fois fait, ses deux hommes sur le pont, elle réexpédie le fouteur de merde dans sa cellule et reprend son inspection. « Notez que le N°52 est à la diète pour une semaine. »

De retour dans son bureau, l’attend de la paperasse, qu’elle néglige sciemment. Devant elle s’étalent des pétitions pour que les détenus aient accès à la télé, des demandes de journalistes en cascade pour une autorisation de visiter sa prison… C’est à peine si elle prend le temps de jeter un œil avant de passer les pétitions au destructeur de documents et de tamponner d’un imposant « REJETE » les agaçantes injonctions journalistiques justifiées par un arrogant « liberté de la presse ». La liberté des uns s’arrête où commence celle des autres, en l’occurrence, Zorbatos se fait un collier de la liberté de la presse avec sa propre liberté à refouler tous ces fouille-merde aux portes de sa prison. Elle aurait poursuivi ainsi sans l’appel de Linus, à l’entrée. « Madame la Directrice, votre rendez-vous de onze heures est arrivé. » Elle jette un œil à sa montre. Parfaitement ponctuelle, la McLain. Bien. « Parfait. Protocole habituel. Pas d’exception. Si elle refuse de vous donner ses armes, soyez assez aimable pour lui indiquer la direction de la sortie. » Et elle raccroche le téléphone de son bureau. Quelques minutes plus tard, des coups frappés à sa porte lui indiquent qu’elle a accepté de se plier à ses règles. Sobrement, Zorbatos invite son invitée à entrer dans son bureau et lui tend la main pour la serrer de façon ferme et énergique. « Marshall McLain, je me présente, Charly Zorbatos, bonjour. Asseyez-vous, je vous en prie. » La méfiance de Charly, bien que naturelle compte-tenu ses antécédents et son historique avec les membres du GCPD, est parfaitement imperceptible. Si elle n’a pas l’air avenant qu’il conviendrait d’adopter, elle n’a pas non plus l’air hostile. Et par-dessus tout… Les stigmates indélébiles imprimés sur la peau de la Marshall par la guerre la laissent parfaitement indifférente. Une fois sa visiteuse installée, Zorbatos en fait de même, recouvrant le galbe accueillant du sobre fauteuil de cuir qui est le sien. « Sobriété » est le mot adéquat pour décrire l’entièreté de son bureau. Des meubles simples pour une pièce harmonieuse, mais ancienne. Tout ou presque était de bois brut. Il est évident que le choix du mobilier n’a pas été fait par la femme à la tête de cette prison, mais bel et bien par l’un ou l’autre de ses prédécesseurs. Quoiqu’il en soit, Zorbatos a investi les lieux, de façon discrète, de sorte que pas même une photo personnelle ne casse l’austérité de cette pièce, finalement lugubre. « Alors, que puis-je faire pour vous, Marshall ? » Oui, après tout, que peut bien faire la Directrice de Blackgate pour un Marshall ?

   
   


   

   

   
   

   
   
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MessageSujet: Re: Visite du Pénitencier   Mar 21 Oct - 19:29




Visite du Pénitencier

Le bureau est sobre, sans plus, rien d'extravagant, ça renforce le fait qu'un lieu pareil, n'est pas tout le temps fait pour offrir de l'humanité. Mais il faut différencier parfois le fait d'être inhumain en démocratie, et cette prison ne remplit pas très bien ce rôle, rien que le bureau montre l'anormalité de la prison. Gotham est rongée par le crime, alors la justice l'est aussi. BlackGate n'est pas une exception, et bien que la directrice ait l'air froide, elle cache bien son jeu. Mc Clain est calculatrice, l'expérience du combat lui a appris à être comme ça. Quand cette dernière lui tend la main pour la serrer, Margaret lui fait le signe retour par pur réflexe, car elle trouve ce geste absurde. C'est un salut vulgaire, loin de celui plus noble du salut militaire qu'elle a tant effectué durant sa carrière, le retour à la vie civile fut difficile pour être, reprendre des habitudes citoyennes, et ne plus penser à l'armée, c'est ça une véritable épreuve. Il lui arrivait encore, aujourd'hui, de penser aux conflits récents.

S'installant en face de la directrice qui reprend son statut de dirigeante de BlackGate, McClain sort sa boîte à cigares, qui coûte une fortune, tout comme pour le tabac qu'elle achète. Elle touche tout de même une pension en remerciement des services qu'elle a effectué pour la patrie, s'additionnant à sa paie en tant que Marshall, ça lui assure un bon revenu pour se faire ce genre de plaisir. Elle sort un cigare, cherche son briquet de marque Zippo dans sa poche et l'allume, ajoutant en même temps.

"J'espère que la fumée ne vous dérange pas."

Personne ne lui dicte sa conduite à présent, elle connaît très bien les méthodes des forces de l'ordre pour y avoir été confrontée lors de son jugement en cour martiale. S'imposer, rien de plus. Ne pas demander d'avis, c'est ça qui compte pour qu'on puisse se faire accepter dans ce monde. Elle prend une bouffée d'air qu'elle recrache quelques secondes après.

"Je suis originaire de Duluth, au Minnesota. Une ville qui n'a pas un fort taux de criminalité, et qui, n'est pas du genre à tirer des coups de feu en l'air comme les pédés qu'on peut croiser au Texas."

Son ton est clair, un peu vulgaire sur les bords, elle ne cherche pas à contourner ce qu'elle veut dire. Gotham est une ville qui, malgré cette prison, souffre encore.

"BlackGate grouille de truands, pourtant, il y a encore des problèmes en ville, je n'y suis pas confrontée, mon boulot de Marshall ne me permet pas d'aller sur le terrain, voyez, je préfère discuter et ensuite agir, c'est ce qu'on apprend en école militaire, les bases de la stratégie."

Elle recrache une seconde bouffée et se met à l'aise, la femme face à elle est sans doute plus jeune, elle en sait moins que McClain sur l'expérience militaire, sur la guerre mais aussi l'autorité. Elle peut paraître intimidante, cela n'empêche pas qu'elle va amener un problème réel, la surpopulation carcérale.

"Combien de personnes qui ont commis des faits graves sont enfermées ici ? Je ne vous parle pas des petits délinquants qui prennent quelques mois, je vous parles de plus gros poissons. Il y a d'autres prisons dans l'Etat, n'est-ce pas à présent nécessaire que vous envoyez des effectifs là bas pour départager la population."

Elle connaissait certains faits, des évasions, cela nuisait sans doute à BlackGate, mais si il fallait ressortir ça, elle le ferait.

"Il y a quelques mois, une détenue que l'on nomme Griffe Rouge, s'est évadée, depuis, silence complet, doit-on prendre en compte le fait que ce soit un problème de sécurité ou bien un problème de surpopulation ?"

Elle espérait de nombreuses réponses, elle voulait connaître la mentalité de la ville, et rien de mieux que de poser des questions à la directrice de BlackGate, si ça pouvait l'aider à accroître son pouvoir sur les décisions de la justice à Gotham, alors, elle le ferait.

"Des plans de restructuration, vous y avez pensé ?"


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MessageSujet: Re: Visite du Pénitencier   Mer 22 Oct - 10:02

















Visite du Pénitencier
~ La louve est dans la bergerie ~




Les yeux de Zorbatos s’agrandissent légèrement de surprise quand leur propriétaire se voit saluée de façon militaire. Ainsi, Miss McLain a du mal à retrouver une vie citoyenne ? Pauvre femme… Cependant, il faut aussi avouer que la directrice est flattée. Dans l’armée, on ne salue que ses supérieurs, et connaissant la rigueur avec laquelle les instructeurs des Etats-Unis d’Amérique drillent leurs nouvelles recrues en matière de protocole et de conduite, Zorbatos ne doute ainsi pas que McLain se présente à elle comme étant sa subordonnée. Très flatteur, donc, compte-tenu de leur différence d’âge en faveur de la Marshall. En son for intérieur, Charly est forcée de reconnaître que ça lui manque un peu de ne plus être saluée comme il se doit par les troufions d’un « Mes Respects Major. », ces petits cons droits comme des i, au garde à vous, jusqu’à ce qu’elle les salue en retour. Mais quoiqu’il en soit, cette vie est (malheureusement) derrière elle, et elle ne peut que plaindre ceux des militaires inaptes à un retour à une vie de simple civil. Aussi, c’est plutôt bien disposée à l’égard de la Marshall que Zorbatos retrouve son siège. En ce qui concerne la suite, cependant…

Rien n’aurait été à même de d’avantage lui décrocher la mâchoire que le comportement parfaitement odieux de la femme qu’elle a sous les yeux, si ce n’est un crochet du droit de Mike Tyson, peut-être. Les tentatives d’humiliation par insinuation sont légion dans le discours dont elle nourrit Zorbatos, qui conserve un visage impassible durant toute la diarrhée verbale de sa vis-à-vis. Pourtant, l’intérieur de son crâne ressemble à Bagdad sous les bombardements. Heureusement pour McLain, la directrice de BlackGate est une femme en pleine possession de ses moyens, en pleine possession de sa santé mentale, avec un parfait contrôle de ses actions et réactions. Une personne plus impulsive qu’elle aurait déjà sauté à la gorge de cette parodie de Marshall pour faire fusionner la tête de celle-ci avec le bureau de bois face à elle, mais Zorbatos étant Zorbatos, elle se contente d’afficher un doux sourire… Jusqu’à laisser échapper un rire franc à l’ultime connerie débitée par McLain. Des plans de restructuration… A mourir de rire, vraiment. La larme à l’œil, la directrice se lève et secoue l’index en commentant cette dernière boutade. « Vous avez vraiment un sens de l’humour des plus particuliers, Miss McLain… » Cette simple phrase lui suffit pour faire le tour de son bureau, et c’est sans signe avant-coureur qu’elle arrache la cigarette de la bouche de sa propriétaire. Le mégot en main, elle pose négligemment ses fesses sur le rebord de son bureau et entame sa propre logorrhée.

« Miss McLain, un sens de l’observation plus affuté vous aurait indiqué qu’il n’y a pas de cendrier dans mon bureau. Comptiez-vous foutre vos cendres sur mon parquet ? Eteindre votre mégot sur mon bureau ? Vous avez de la chance que je n’écrase pas cedit mégot sur votre langue et le fourre jusqu’à votre estomac… » Beaucoup de chance, oui… En place et lieu, la directrice se contente de l’écraser sous sa semelle, d’en ôter tout à fait l’extrémité, encore incandescent quelques secondes auparavant, et de jeter le tout dans sa poubelle. « A la façon dont vous m’avez saluée et aux marques qu’arbore votre corps, je conclus que vous avez un passif de soldat assez chargé. Pour connaître la rigueur militaire, je peux affirmer que votre comportement mettrait vos supérieurs dans le plus grand des embarras… Pour qui vous vous prenez, exactement ? » Maiiis… Zorbatos ne lui laisse pas le temps de répondre. McLain a lancé la machine, et rien ne peut l’arrêter. « Vos préjugés concernant les texans, vous vous les taillez en biseau, les enduisez de vaseline et les insérez dans l’orifice de votre choix. Qu’est-ce qui vous fait croire que je suis une oreille attentive à ce genre d’attaque parfaitement gratuite ? Encore une fois, vous feriez la honte de vos instructeurs. » Eeeet elle n’a pas terminé. Zorbatos est à peine échauffée. « Votre travail de Marshall ne vous permet pas d’aller sur le terrain, hein ? » Là, de nouveau, elle éclate d’un rire franc. « Miss McLain, si les Mashalls ne vont plus sur le terrain, qui est censé y aller, dîtes-moi ? » Si la bouche de la directrice étincelle d’un large sourire, son regard est des plus méprisants. « La fuite de la détenue « Griffe Rouge » d’entre mes murs peut être imputée à trois facteurs. L’incompétence et le manque d’intégrité du personnel ainsi que le désuet des infrastructures du lieu qui la détenaient. Je réponds de mon personnel, mais en ce qui concerne la prison en elle-même… » Elle laisse volontairement une pause minime, laissant McLain, si elle en est capable, déduire que Zorbatos est bien évidemment incapable de financer elle-même des travaux de rénovation ou d’agrandissement. Puis elle reprend, toujours sans laisser la Marshall répondre. « Maintenant, poursuivre les fugitifs à travers le pays est précisément le travail d’un Marshall. Le fait que, comme vous dîtes, ce soit « Silence complet » depuis son évasion et que vous vous retrouviez ici à jouer les donneuses de leçon plutôt que sur le terrain à sa recherche n’est le reflet que de l’incompétence de votre département, et surtout la vôtre plus précisément, si c’est vous qui êtes en charge du dossier. »

Voilà, Zorbatos venait de terminer sa logorrhée. Se présente le moment de prendre des mesures. Raide, la directrice se lève et gagne la porte de son bureau, sur la poignée de laquelle elle pose la main, sans l’ouvrir encore toutefois, ayant une dernière chose à ajouter. « La prochaine fois que vous vous présenterez dans le but d’apprendre à quelqu’un à faire son job, assurez-vous d’être irréprochable, Miss McLain. Cela étant dit, je vous enjoins à foutre le camp de mon bureau et à décarrer de ma prison. Le fait que vous ayez introduit un zippo dans l’enceinte de ce bâtiment suffirait à contraindre vos supérieurs à ouvrir une enquête sur vous, et pourrait plus que probablement vous mener jusqu’en cours Martiale… Maiiiis je ne décrocherai pas mon téléphone si vous vous barrez sans faire d’histoires. » Toujours sous l’emprise d’une colère glaciale, elle ouvre finalement la porte de son bureau d’une main ferme et passe la tête dans le couloir. « Carter, Johnsson. Venez, ici. » Dociles, les deux hommes se présentent, et au pas de course. « Veuillez escorter Miss McLain jusqu'à la sortie s’il vous plaît, notre entretien est terminé. » Signe que, oui, ça l’était bel et bien, Zorbatos croise les bras sur sa poitrine et attend sur le seuil de la porte que Miss McLain daigne sortir. Une fois cette dernière dehors, elle referme la porte et retourne vaquer aux occupations qui étaient les siennes avant ce bref intermède.

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