Batman Legacy


 
AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un bleu et un commissaire.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Un bleu et un commissaire.   Dim 12 Oct - 19:59

Cela faisait déjà quelques semaines que Jack avait obtenu son affectation à Gotham. Il ne les avait pas vu défiler, tant il était appliqué à son travail. En peu de temps, le jeune homme s'était vite fait remarqué, n'étant pas le genre de personne à ménager ses efforts.

Jack avait été stupéfait par la situation dans laquelle se trouvait Gotham. Certes, il en connaissait la réputation, mais toutes les discussions à ce sujet et les journaux qu'il avait lu à Métropolis ne lui avaient pas permis de se représenter Gotham telle qu'elle l'était. Contrairement à Métropolis, il n'avait pas le temps de s'ennuyer. Jack perdait déjà le compte de ses interventions : mise en garde à vue diverses et variés, démantèlement d'un trafic de drogue de petite envergure, intervention dans des lieux publics pour des bagarres ou autre fusillade...

Le crime semblait n'avoir aucun répit en cette ville. Pour la première fois depuis le début de sa carrière, Jack se sentait bien. Utile. Bien que la tâche semblait interminable, il avait la sensation d'appartenir à un tout qui luttait pour ce qui était pour changer les choses.

Ces derniers jours, le jeune agent commençait à s'intéresser aux cas des "super-criminels" et des "justiciers". Jack voyait d'un mauvais oeil ces derniers, bien que depuis son arrivée, il comprenait mieux leur émergence dans une ville telle que Gotham. Le GCPD, sous la direction du précédent commissaire, avait bien trop longtemps fermé les yeux. Face au désistement et à la corruption de leur Police, il était logique que certains citoyens finiraient par prendre les choses en main.

Prévisible. Toutefois, les choses avaient changé. Loeb était mort, et le commissaire Gordon semblait décidé à débarrasser Gotham de la criminalité qui la rongeait. Jack espérait qu'une fois cet objectif atteint, les justiciers stopperaient d'eux même leurs activités. Il en doutait fortement.

Goûter à la satisfaction de rendre justice était une drogue. Jack était bien placé pour le savoir. La différence était qu'il exerçait du bon côté de la Loi.

Afin de mieux cerner le problème, Jack avait questionné plusieurs de ses collègues et avait demandé à pouvoir examiner les dossiers concernant certains de ces individus. Celui du Batman en particulier. Cet homme avait été le premier. Souhaitant certainement bien faire, emplis de raisons personnelles, il n'en avait pas moins lancé une mode qui pouvait se révéler dangereux pour leurs vies, pour les citoyens et pour la ville. De nombreux médias traitaient de ce sujet, mais Jack s'en tenait éloigné. Il préférait construire son opinion à partir d'éléments tangibles, plutôt que de s'abrutir par les inepties d'une bande de vautour qui était prêt à entretenir la peur et le désespoir des habitants afin de justifier leurs salaires. Ces derniers parlaient de plus en plus des fous nommés couramment "Super-Criminels" (terme que Jack jugeait risible) et des Justiciers, mais bien peu des efforts du GCPD.

Malgré ses nombreuses demandes, son statut de "bleu" l'empêcha d'obtenir les informations désirées.

Un matin, il n'eut pas le temps de s'atteler à son travail que l'un de ses collègues lui tomba immédiatement dessus.

« Kyler ! Gordon veut te voir. Il t'attend à son bureau. »

Il retourna ensuite à ses occupations, laissant un Jack stupéfait sur place. Le commissaire Gordon voulait le rencontrer ? Jack n'en voyait pas la raison. Peut-être avait il trop insisté par rapport aux dossiers?

Avec quelque peu d'appréhension, Jack se rendit au bureau du commissaire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un bleu et un commissaire.   Mar 28 Oct - 21:45

James Gordon aurait pensé avoir plus de facilités en arrivant à la tête de la GCPD. Combien de fois avait-il déjà dû faire le travail du Commissaire Loeb pour éviter de gros ennuis ou tout simplement parce qu'il y était contraint par son supérieur ? Au bien sûr, il avait mesuré la difficulté du poste et la responsabilité qu'il avait mais il s'attendait à ce que la synergie qu'il souhaitait s'établisse plus rapidement. Non, les choses étaient plus compliquées parce que malgré le soutien de Dent, il avait de nombreux bâtons dans les roues. Et les premiers résultats tardaient à arriver.

En quête de purification de la GCPD, Gordon avait donc brisé les habitudes établies par son prédécesseur, le commissaire Loeb, et instauré de nouvelles méthodes. Bien sûr, cela n'avait pas fait que des heureux, mais avait au moins permis à James d'avoir une première tendance et de savoir sur qui il pouvait vraiment compter. Car c'était ça la priorité dans un premier temps. De classifier ces hommes (et femmes) qui composent la GCPD en pourris et fiables. Deux colonnes seulement dans l'esprit de Gordon. Ca peut paraître bien trop réducteur, trop manichéiste, mais le GCPD est dans un état si catastrophique après des années de gestion Loeb, qu'au final : les choses sont aussi simples que cela. Gordon ne laissait, dans un premier temps en tout cas, pas de place aux doutes. Dès qu'il avait un doute sur un élément, il le catégorisait dans les pourris et ensuite, lorsque le tableau serait plus clair, il reviendrait sur certains cas.

Car il n'y a pas qu'un seul genre de pourris comme les sales types qui ont trouvé dans la police la sécurité de l'emploi, une forme de protection et qui trouvent un moyen de s'en mettre plein les poches. Non, il n'y a pas qu'eux car ces derniers instaurent aussi une forme de régime de terreur à leurs subalternes et les embarquent malgré eux dans leurs magouilles. Difficile de dire non lorsqu'on menace votre famille et qu'on a la main sur votre avenir. Gordon en avait déjà fait les frais à Chicago, mais depuis qu'il était passé Capitaine, les choses étaient différentes. On pouvait certes faire pression sur lui mais on ne pouvait plus rien lui imposer. Désormais Commissaire, il avait un vrai pouvoir et pouvait arrêter cela, même si il faudrait certainement des années. Gordon en avait conscience et il savait justement que la patience serait son meilleur allié. Il ne les aurait pas en un coup, mais à l'usure. Ils craqueraient les premiers !

Parmi les nouvelles règles de Gordon, l'obligation de produire des rapports particulièrement précis, qui indiquent toutes les phases de l'enquête, les participants et un résultat clair et justifié. Gordon n'étant pas idiot, il avait senti venir les rapports fantaisistes. Mais il avait déjà placé ses pions. Des agents en lesquels il avait dès le départ une confiance absolue car il avait collaboré avec eux par le passé. Des éléments comme Montoya par exemple et à qui il avait demandé d'observer les affaires avec attention et discrétion. De déceler tout de suite qui raconte la vérité et qui ne la raconte pas. Ainsi, rapidement, une multitude de dossiers qui s'étaient amassés sur le bureau de Gordon, mais qu'il avait toujours lu, de manière méticuleuse et bien aidé par la caféine, s'étaient vus recaler. James avait aussi dû sortir la carotte. Evidemment, la nouvelle exigence pour ces rapports avait exigé des heures de travail en plus pour les agents. Des heures qu'ils n'étaient pas tous prêts à faire. Puis ils s'étaient rendus compte que ceux qui jouaient le jeu avaient eu droit à des augmentations. La GCPD n'était pas très riche mais Gordon était parvenu à obtenir des fonds supplémentaires de la part de Dent, qui croyaient en ces méthodes et projets. Le paysage des affaires de la GCPD et des hommes qui la composent s'était alors éclairci un peu plus pour Gordon.

Si Loeb n'était pas du genre à avoir des horaires fixes et passait son temps enfermé dans son bureau, Gordon était bien l'opposé. James donnait l'impression d'être constamment au QG de la GCPD. On pouvait le voir débarquer à tout moment dans les bureaux, mais jamais vraiment par hasard. S'assurer que ces hommes travaillent correctement, anticiper les bastons entre ripoux qui se sentent ensuite idiots car ils ne peuvent expliquer que la querelle porte sur un pot de vins... Gordon mettait bien toute son énergie à changer la GCPD. Plus d'énergie même que dans les véritables affaires. Mais c'est là le lot d'un commissaire. Il avait donc pris cette habitude de fréquenter les couloirs, de prêter une oreille à des conversations en paraissant désintéressé et occupé. Ces dernières semaines, dans les rapports, les comptes rendus que lui font ces hommes les plus proches et même les discussions de couloir, un nom est revenu. Celui de Jack Kyler.

Intrigué par cet homme qui essaiyait de se pencher sur le cas des ''super-criminels'' alors qu'à son âge ce genre d'affaires devrait le dépasser, il avait cherché à en savoir plus. Alors, il avait fouillé dans le bureau de Loeb... Du moins son bureau mais tant qu'il serait aussi mal rangé, il aurait dû mal à le considérer comme sien. En effet, le désintérêt total de Loeb l'avait conduit à ne rien classer. Des rapports se retrouvaient avec des fiches de recrutement. Un bordel total qui agaçait Gordon au plus au point... Mais il avait fini par le trouver ce dossier Jack Kyler. Et Gordon n'avait pas regretté de l'avoir trouvé. Ce jeune garçon était initialement à Metropolis et avait ensuite insisté pour venir ici, à Gotham, dans la pire ville des Etats-Unis... « Cela n'a aucun sens » avait alors pensé Gordon en consultant le dossier qui ne comportait rien de suspect. Au contraire, que de bonnes recommandations. Mais pourquoi un brillant flic voudrait venir se fracasser ici ? Peut-être parce qu'au fond, cet aspect si lisse, cachait quelque chose, n'était qu'une vulgaire couverture. Après tout une affectation signée par Loeb, un inconnu qui débarque dans un nouveau commissariat, cherche rapidement à consulter le dossier d'individus comme le Batman... C'était sérieusement louche car si il 'agissait bien là d'une taupe, c'était certainement un très mauvais opérateur. Gordon avait alors décroché son téléphone pour faire convoquer le jeune garçon.

La silhouette de Jack Kyler fait son apparition devant la porte de Gordon. Avant même qu'il frappe, Gordon lui indique d'entrer. Le jeune homme n'est pas à son aise, James le perçoit tout de suite et s'en frotterait presque les mains. Il sent qu'il aura la supériorité dans cet échange. Assis dans son large fauteuil, il le fixe alors sans rien dire alors que Kyler ne sait pas si il doit s'asseoir ou rester debout. Gordon n'est pas un sadique non, mais il jubile de ce genre de situations qui l'amusent. Mais assez rigolé, il faut maintenant rentrer dans le vif du sujet. Il continue de le fixer et brise la glace. « Jack Kyler, c'est ça ? Vous savez, il y a deux types de situations lorsque que je convoque quelqu'un dans mon bureau. Soit c'est une bonne chose, soit c'est une très mauvaise chose. A votre avis, quelle est votre situation ? »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Un bleu et un commissaire.   Sam 22 Nov - 16:45

Alors qu’il marchait en direction du bureau de Gordon, Jack ne cessait de s’interroger sur cette demande inattendue. Le commissaire Gordon était sans cesse occuper par l’immensité de la tâche qui l’incombait. Avait-il du temps à perdre avec un nouveau venu ? Certainement pas. A moins que cela ne revête une extrême importance. Jack se remémora ses actions depuis son arrivée au GCPD, il y a de cela quelques mois.


Rien. Il ne voyait absolument pas ce qui lui valait une convocation. Il n’avait commis aucune bavure, aucune erreur. A moins que ce ne soit sa curiosité qui allait lui valoir quelques remontrances ? Jack était un être zélé, impatient. Peut-être avait-il voulu sauter quelques étapes en souhaitant se mêler aux affaires des justiciers et des criminels d’un nouveau genre ?


Peut-être.


Perdu dans ses pensées, il se rendit compte qu’il n’était plus qu’à quelques pas du bureau de Gordon. Il déglutit, et prit le temps de calmer sa respiration avant de toquer.

*Inspire, expire… Tout va bien se passer, tout va pour le mieux.*

Ces quelques instants de méditation furent interrompus par la voix du Commissaire Gordon, qui lui ordonna d’entrer. L’avait-il vu ? Ou l’avait-il entendu arriver ? Espérant que cette courte attente n’allait pas lui porter préjudice, Jack rejoignit son supérieur et le salua respectueusement.

Confortablement installé au fond de son fauteuil, le Commissaire garda le silence et se contenta de le jauger du regard. Jack était surpris, s’attendant à être invité à s’asseoir face à lui. Le jeune flic fit de son mieux pour masquer son appréhension et, les mains croisées derrière le dos, posture droite, il attendit patiemment que Gordon prenne la parole.


L’agent Kyler n’était pas un idiot et avait deviné que James Gordon le testait. Qu’à cela ne tienne, il était décidé à le réussir. Sa détermination sapa le peu de crainte qui subsistait en son esprit. C’est ainsi que fonctionnait l’âme de l’agent Kyler. L’adrénaline et sa volonté sans faille dissipaient toutes failles psychologiques qui pouvaient lui porter préjudice.

Gordon finit par briser le silence :

-Jack Kyler, c'est ça ?

-C’est cela, confirma-t-il.

- Vous savez, il y a deux types de situations lorsque que je convoque quelqu'un dans mon bureau. Soit c'est une bonne chose, soit c'est une très mauvaise chose. A votre avis, quelle est votre situation ?

Ne pas réfléchir. Répondre de façon spontanée. C’était le meilleur moyen de prouver qu’il n’avait rien à se reprocher.

-N’ayant rien à me reprocher, ma présence ici est pour une bonne chose je présume. A moins qu’il ne s’agisse de mes demandes concernant les dossiers traitant des pseudos justiciers et des « Super-Criminels. »

Le ton employé pour ce dernier terme fut volontairement ironique.

-Si c’est le cas, je m’en excuse. J’ai demandé ma mutation à Gotham pour une bonne raison. Je veux faire mon job du mieux possible. Et pour cela, il m’arrive de griller les étapes. Mais Gotham est une ville particulière, l’une des rares à abriter des cas de personnes se croyant à ce point au-dessus des lois. Je souhaitais simplement me renseigner sur ce phénomène.

Craignant donner une image quelque peu insolente, il se pressa d’ajouter sur le même ton professionnel.

-Mais si j’ai outrepassé ma position, je suis prêt à en subir les conséquences.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un bleu et un commissaire.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un bleu et un commissaire.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: