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 Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]

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MessageSujet: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Sam 11 Oct - 15:04

J'ai passé plusieurs mois endormi, assommé, meurtri, inconscient. J'étais perdu, dans le néant. Je n'existais plus. Puis un jour je me suis réveillé. J'étais comme dans un rêve, suivant les faits et gestes de mon corps sans pouvoir agir. J'étais redevenu le Monster d'avant. Avant l'agression. Avant qu'elle me laisse les rênes pour que je puisse la protéger. La raison ? J'étais trop faible. Une part d'elle avait été anéantie par sa lutte contre le divin thé du Chapelier Fou.

Mais le plus ironique dans l'histoire... C'est que, lorsque je me suis réveillé, j'ai découvert qu'elle était tombée amoureuse d'un type qui me ressemblait monstrueusement. Un amour qu'elle ne s'avouait pas, d'ailleurs. Ce type, c'était Sidney Werner. Spice de son petit alias. Ce valeureux héros, n'hésitant pas à tuer tout ce qu'il jugeait maléfique, la retenait prisonnière pour la protéger. En bref, c'était moi. C'était tellement amusant que j'ai laissé faire.

Jusqu'au jour, où...


Ça fait presque quatre mois que je travaille pour Sidney. J'ai fini pas me faire, petit à petit, au tutoiement. J'arrive même à l'appeler par son prénom. Mais parfois il m'arrive de fourcher, de le vouvoyer. Lorsque je suis gênée, apeurée ou énervée par exemple. Ce qui m'arrive... assez souvent. Le rouquin a un don pour me mettre dans tous mes états. Je ne peux m'empêcher de l'admirer, même si je n'approuve pas toujours ses méthodes. Il est toujours classe, que ce soit en tant que propriétaire d'entreprise ou héros masqué. En plus, c'est quelqu'un de très intelligent et plutôt mignon. Un bon patron. Je l'aime bien, même si j'ai un peu de mal à nous considérer amis. Je considère que les amis sont égaux. Moi, je suis un monstre de corps et d'âme. Lui... c'est un héros...

Cependant, il y a quelque chose qui me dérange chez lui. Comme je l'ai dit, ça fait presque quatre mois que je travaille pour lui. Il m'avait promis de m'apprendre les ficèles du "métier". Celui de gardien de la nuit.De faire de moi sa collègue. Mais voilà, depuis que je suis arrivée je n'ai pas mis une seule fois le nez dehors. Je n'ai le droit de voir personne, et sans ma correspondance électronique avec Klara, je deviendrais folle. Suis-je donc tellement monstrueuse qu'il n'ose pas me montrer ne serait-ce qu'à quelques personnes de confiance? Ne serait-ce qu'une seule personne ? Suis-je donc si horrible qu'il n'ose m'emmener avec lui la nuit, lorsqu'il va faire régner le bien à Gotham ?

Tout ce que je peux faire, c'est travailler nuit et jour sur de nouvelles inventions, de nouveaux programmes. Je me suis mis un peu plus à l'électronique, en plus de l'informatique. Bien sûr, j'ai toujours eu un minimum de base. Avant d'arriver ici, je savais démonter et remonter un ordinateur. Mais il est claire que l'informatique a toujours été ma spécialité. Enfin, bref. Tout ça pour dire que maintenant je sais démonter un ordi puis le remonter de façon à l'améliorer. Mais ça ne suffit pas. Je veux faire plus que travailler sur ses gadgets. Je veux apprendre à voler, je veux m'équiper, moi aussi, et nettoyer cette ville de la vermine qui la ronge. Je ne veux plus être un monstre. Je veux être une héroïne. Je veux pouvoir sortir le jour et qu'on me montre du doigt non pas comme le monstre mangeur d'homme qui hante les égouts mais comme l'héroïne qui veille sur le sommeil des habitants de Gotham.

Mais comment lui dire ? Je n'ose pas... Je ne souhaite pas perdre l'unique personne qui s'est montrée bienveillante envers moi depuis... depuis Monster. Un bloc-note plein de dessins et de... ben de notes, serré contre ma poitrine, je me dirige d'un pas volontaire vers la salle où Sidney fait ses entraînements de vol. Je sais qu'il est là-bas. Et je crois bien que j'ai enfin trouver comment rendre ses bottes stables. Je suis habillée en costume, comme un homme d'affaire. Avec, bien sûr, des ouvertures dans le dos pour mes ailes et au pantalon pour ma queue. Des appendices dont je me passerais bien, mais j'ai peur des biologistes... Je n'ai pas envie qu'on aggrave mon cas.

Mais passons ! Me voilà en vue de la porte qui mène à la salle. Je met sur ma tête un chapeau. J'enfile aussi des lunettes de soleil et met un foulard sur ma bouche. Histoire de masquer ma différence. J'enfile aussi un manteau long pour cacher mes ailes et ma queue. Puis... J'entre. Je vois alors Sidney en train de tester une nouvelle version de bottes. Et niveau vol, c'est toujours pas ça. De l'autre côté de la pièce, juste à côté d'une autre porte, deux employés discutent sans me remarquer. Discrètement, je m'approche de Sidney alors qu'il se pose. Je crois qu'il ne m'a pas remarquer non plus.

- Hum... Excuse-moi de venir, mais c'est vraiment important ! Je lui fais d'un air excité. J'oublie mes reproches, toute contente que je suis de ma découverte. Je crois que j'ai trouver commet rendre le vol en botte à la fois stable et pratique ! Bien évidemment, ça demandera un peu d'entraînement pour voler droit, et pour les dosages de puissance aussi, mais je crois que cette fois-ci c'est bon !

Toute fière, je regarde Sidney les yeux brillants. Sans me douter de la tempête qui arrive.


Dernière édition par Stella Peter / Monster le Jeu 13 Nov - 16:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Mar 21 Oct - 22:52

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Sidney n’avait pas vu le temps passé. Avec Stella à ses côtés, sa vie avait changé et pour le meilleur. Ils n’étaient pas toujours d’accord mais pour le rouquin, cela faisait énormément de bien d’avoir quelqu’un avec qui partager, débattre, une oreille attentive en rentrant chez soi et non plus ce vide constant qui avait ravagé son existence les années précédentes. Stella était une amie précieuse, elle était aussi douce que son double était dangereux. Elle était intelligente mais parfois, il avait le besoin de lui rappeler que le monde ne l’était pas. Elle était différente et les gens ne l’accepteraient pas. Il faisait ça pour la protéger, comme il le ferait pour une amie d’enfance ou une sœur. Il se sentait dans le devoir de veiller sur elle comme lorsqu’il avait pris la décision de la conduire chez lui alors qu’il ne la ne connaissait pas encore. Tous ces mois passés avec elle n’avait fait que renforcer ce sentiment. Il avait la conviction d’être responsable d’elle. Il ne voyait pas qu’en réalité, il l’étouffait. Les femmes étaient des créatures sensibles, peau écailleuse ou non, alors cela ne le perturbait pas tant que cela leur confrontation. Elle lui pardonnait toujours, qu’il est fauté ou non. Du moins, c’était son ressenti.

Sidney était le genre de personne qui pour cacher sa faiblesse utilisaient les ordres pour parvenir à leur fin. Le jeune PDG avait à sa charge une entreprise toujours plus grande, il avait ainsi pour habitude que tous ses désirs soient respecté et Stella ne faisait pas exception. Il demandait d’elle des résultats en échange de salaire et il en oubliait sa promesse. Un oubli volontaire puisqu’il ne trouvait aucun moyen de la protéger tout en la faisant participer à ses missions. Alors il se consacrait aux bénéfices de son entreprise et à ses bottes. Maudites bottes. Il s’était amélioré, il ne pouvait pas contredire se fait mais il espérait tellement plus. Il n’arrivait pas à rendre son vol gracieux. Il finissait toujours par perdre en équilibre et parfois même il se cognait à des immeubles. Il n’était pas un héros crédible et cela le rendait d’une humeur assez irritable. D’autant plus d’un gros contrat avec une firme étrangère menaçait de lui échapper. Il ne faisait pas le poids face à l’entreprise Wayne qui avait exactement le même projet. Il était donc aujourd’hui dans un immense gymnase, à s’entrainer au vol pour chasser sa frustration. Il y avait quelques employés chargé d’assurer de sa sécurité. Il ne vendrait certainement pas ses engins à impulsion mais il ne pouvait pas continuer à errer dans la ville sans savoir s’il allait en sortir avec un bras ou une cote brisé. Bien sûr, ils avaient un contrat qui les obligeait au secret professionnel et ils étaient suffisamment bien payé pour ne pas le rompre mais est-ce que l’argent avait tous les pouvoirs ? Il n’avait pas remarqué Stella sur le coup, trop occupé à s’acharner à redescendre au sol sans violence alors qu’il avait déjà passé trois heures à voler sans pause. Il adorait voler et pourtant lorsqu’il échouait à rendre ses déplacements gracieux et stables, il avait le cruel sentiment de n’être rien de plus qu’un homme. Est-ce ce genre d’homme que Laura admirait ? Un homme incapable de voler, incapable d’être un de ces héros qu’elle idéalisait ? Les surhommes volaient sans machine et il ne pouvait que s’inspirer d’eux. Il était une copie, même s’il avait le sentiment d’être plus fort, plus digne qu’eux de donner la justice. Il lui manquait quelque chose encore. Il n’était pas prêt.

Autant dire qu’il était à cran. Il la reconnut avant même de la voir, sa simple voix lui suffit pour lui glisser un frisson d’horreur. S’il n’était pas déjà sur le sol, sans doute aurait-il tombé sur le choc. Et si les employés l’avaient vu ? Il n’écouta qu’à peine ses paroles, se tournant déjà avec une rage mal contenue vers ses salariés.

- Dégagez-moi et allez travailler ailleurs !

Ils ne se firent pas prier, ayant simplement le sentiment que même s’ils avaient une bonne paye à la fin du mois, leur patron devenait très certainement être cinglé ! Sidney se tourna avec une expression qui lui était peu naturel.

- Ne pourrais-tu pas une seule fois m’écouter ? Le terme écouter sonnait comme un obéir. Mes paroles ne veulent donc rien dire pour toi ? Tu crois que cet accoutrement va t’empêcher de te faire remarquer par tout ce beau monde ! Même ainsi on voit tes écailles. Et s’ils répétaient qu’une créature rouge se trouve chez Werner Industries ? Je fermerais boutique et toi tu repartirais de faire découper je ne sais où et je pourrais rien faire pour toi cette fois ! Ça ne pouvait pas attendre ?! Où tu ne pouvais pas utiliser un téléphone comme tout le monde !

Tout le monde. Elle était différente. Il ne voulait pas le dire comme ça mais il ne voulait pas se voiler la face non plus. Il avait vu ce qu’elle était avant tout ça et même si elle en gardait l’esprit et quelques traits séduisants propre à la femme, elle restait une créature plus reptilienne qu’humaine et il craignait plus que tout que l’on la lui retire à lui. Il avait besoin d’elle. Elle était enfin la fin à sa solitude. Elle devait se préserver, pour elle, pour lui, pour leur mission.

- Je ne peux pas te faire confiance si je ne peux pas avoir la certitude que tu vas rester discrète. J’espère que mon contrat est assez fort et qu’ils étaient assez loin pour ne pas te voir, je n’imagine même pas les questions qu’on me poserait. Et je répondrais quoi, hein ?! C’est rien, c’est Stella. Elle est rouge. Elle a des griffes, des écailles et une queue, mais elle ne mord pas, enfin pas souvent ?

Il était méchant, hurlant presque, tremblant de tout son corps. Il jetait sur elle toute sa colère et ses frustrations, sans gant ni pincettes. Il le faisait contre elle et pour elle à la fois.

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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Mer 22 Oct - 13:52

Fuck You

Archive

À votre avis, qu'est-ce qui fait le plus souffrir les gens dans le monde ? Leur arracher les yeux...? La peau..? Les brûler vif...? Leur arracher un membre...? Petits naïfs que vous êtes... Non. Rien de tout ça. Ce qui fait le plus souffrir, c'est dans la tête. Et je mettrais la trahison dans le top trois des trucs qui font le plus souffrir. Lorsque vous avez une confiance aveugle en quelqu'un, tout particulièrement une personne que vous aimez, et que celle-ci vous trahit, vous avez alors l'impression de subir en même temps toutes les tortures physiques de monde. C'est pourquoi je préfère la torture mentale. C'est tellement plus... amusant.

Mais je déteste que ça se retourne contre ma tendre et douce. Elle est étranglée par la tristesse, son cœur est sauvagement réduit en morceau par un monstre, un autre monstre se vautre dans ses intestins pour les lacérer et des millions d'aiguillons transpercent sa peau. Oui, c'est ce qu'elle a ressenti lorsque Sidney Werner lui a littéralement craché au visage. La summum de la tristesse. Une blessure causée par la trahison. Je sens d'ici son désir de réduire le traitre en cendre. Oui, cède à la tentation... Libère-moi. Hihihi... Moi, je ne te trahirais jamais ! Hahaha ! Soyons fous, arrachons-lui ces yeux qui nous tuent ! QU'IL CRÈVE ! HAHAHA !


C'est comme un poing dans la figure. C'est comme lorsque j'étais avec Monster. La souffrance est la même. Tout aussi intense. La colère qui monte en moi, en même temps que mes larmes, est tout aussi intense. Je sens, sans m'en rendre compte, une seconde entité tenter de s'extirper de mon inconscient au moment où ma main part. Une main aux griffes coupées à ras s'en va s'écraser sur la joue de Sidney en une claque retentissante tandis qu'un rire fou résonne dans la pénombre de mon esprit. Ma vue se brouille. Mon cœur s'enflamme. Je sens le désir que j'ai de faire souffrir celui qui me fait souffrir. Je le laisse parler. Un peu. Je n'en peux plus d'être une prisonnière. Même si j'apprécie mon bourreau.

- CONNARD ! COMMENT OSEZ-VOUS ?!

Ma voix est pathétique. Perchée dans les aiguës, rendue tremblante par l'émotion. Je dois avoir l'air ridicule. Mais non, tu es parfaite... Juste après avoir baffé mon patron et unique compagnie, je me sens déjà envahie par la culpabilité. Y'a pas de raisons. Il l'a mérité sa baffe. À mon humble avis il mériterait même bien pire comme punition... On le viole ? S'il te plaît ! S'il te plaît ! S'il te plaît ! Je ne dois pas céder à la haine, je ne veux pas ressembler à Monster. Tout sauf ça, par pitié... Si tu ne veux pas qu'on fasse de nouveau un, laisse-moi sortir alors ! Promis, je le torturerais selon tes désirs les plus profondément enfouis ! Hahaha ! D'un autre côté, je sens que je ne vais plus pouvoir supporter cette situation plus longtemps. Il faut que j'explose. Allô ? Il faut que je dise ce que j'ai sur le cœur. Tu m'entends ? J'ai peur que si j'accumule trop de frustration, Monster se réveille. Tu m'ignores ou tu ne m'entends vraiment pas ? Je cède, il faut que ça sorte. Si tu m'entends, dis pouet !

- Ne me prenez pas pour une simple employée ! Je sais très bien me débrouiller seule dans la rue, ne vous en faites pas ! Menacez-moi donc, continuez à me faire souffrir ! Ça se voit que vous ne connaissait pas Monster ! Continuez ainsi et lorsqu'il reviendra, vous vous en mordrez les doigts ! Bon sang, pourquoi vous ne voulez pas comprendre que je veux vivre le plus normalement possible avant que ce... que cette... Avant qu'Il revienne ?!

Pouet ? Non ? J'ai envie de le baffer de nouveau. Je me contente de lui lancer mes dessins et mes notes à la figure d'un air rageur. Mes larmes dévalent mes jouent sans s'arrêter. Je n'ai qu'une envie. Enfin, deux... Tout détruire et me mettre en position foetale dans un coin de ma chambre avec mes rats pour me remonter le moral. Et moi, je compte pour du beurre ? Je vais finir par me vexer. Bon ! Si tu ne m'entends pas dit... Euh... pas pouet... L'inverse, peut-être...? Te... ou... pe... Hm... Toupie ! Si tu ne m'entends pas, dit toupie !

- Puisque vous ne voulez pas de moi, démerdez-vous TOUT SEUL !

Nan mais tu pourrais faire un petit effort, hein... J'ai honte de pleurer comme une gamine comme ça. Sur cette dernière phrase, je m'en vais d'un pas rapide – pour ne pas dire au trot – vers ma chambre. Je veux mes rats. Rasta, Pandora et Buster. Qu'ils me tiennent compagnie. Qu'ils me gambadent dessus en poussant leurs adorables petits cris pour me remonter le moral. Pourquoi...? Pourquoi ne me fait-il pas confiance...? Pourquoi...? Je sais ! Parce que ! … Non ? C'est pas ça ? Rof...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Lun 27 Oct - 21:06

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Sidney sentit la claque arriver avant même que la main n’atteigne sa joue. Cette fois-ci son visage fut épargné d’une griffure puisque la demoiselle coupait ses griffes comme on le ferait avec un chat. Cela n’enleva cependant rien à la violence du geste. Le rouquin était trop fier pour regretter cette parole cette fois même s’il se rendait bien compte qu’il était allé trop loin. Il posa sa main sur sa mâchoire douloureuse, grommelant une sorte d’excuse mais sans trop y croire.

- Je l’ai peut-être mérité celle-là.
- CONNARD ! COMMENT OSEZ-VOUS ?!

Il se tut aussitôt, la regardant avec perplexité de ses grands yeux bleus. Elle était aussi furieuse que lui, si ce n’était plus. Il la laissa s’exprimer, de toute façon elle criait si fort qu’il n’avait pas tant le choix. Elle disait ne pas être une simple employée et c’était bien vrai. Sidney avait tendance à l’oublier. Il avait tellement l’habitude de se faire obéir et ce depuis des années, alors mélangé vie privée et vie professionnelle, forcement ça ne l’aidait pas. Faisait-il un effort de toute façon ? Ensuite, elle lui reparla de Monster. Le jeune chef d’entreprise ne croyait pas en son retour et c’était bien vrai. La seule preuve de son existence venait de la vidéo qu’elle lui avait montrée le jour de leur rencontre. Les mois s’étaient écoulés et il n’était toujours pas revenu. Pour lui, il ne pouvait être que mort définitivement et parfois même il se disait qu’il n’y était pas pour rien. Il était là pour elle, elle n’était pas seule. Son double avait donc en toute logique disparu en voyant qu’elle n’avait plus besoin de lui ? Arf, il n’en savait rien. Il n’était pas psychiatre et ne connaissait rien du cerveau humain. Il ne connaissait que les machines et sa mère lui avait donné quelques bases de médecine mais rien de plus. Alors, il continuait à penser que Monster était mort et il aurait souhaité que cette sensation soit partagée par la jeune femme mais Stella s’attendait toujours au pire. Il ouvrit la bouche pour s’exprimer mais elle coupa court à tout ça. Elle lui jeta ses notes à la figure et il leva la main pour se protéger par réflexe. Lorsqu’il baissa le bras, elle était déjà à la porte.

- Non mais attend ! Stella !

La porte claqua pour seule réponse. Sidney jura violemment, partagé entre l’envie de la traiter d’idiote et celle de s’insulter lui-même d’imbécile. Il se baissa alors et ramassa les documents qu’elle voulait lui montrer. Il se laissa attendrir par les petits dessins qu’elle avait faits, se calmant doucement. Il y avait ses rats, des lapins, un cheval famélique et un chevalier en mode Don Quichotte à ce qu’il reconnut de son griffonnage. Elle avait même dessiné sa coupe de cheveux dans un élan héroïque et il se permit un rire avant de soupirer tristement. Si, il était définitivement un imbécile. Il s’assit finalement sur le sol et étala les différentes pages pour mieux comprendre se dont elle parlait à la base en venant ici. Il y passa de nombreuses heures ainsi, véritablement fasciné par ses découvertes. Ça pouvait marcher. C’était tout à fait logique et possible avec la technologie qu’ils possédaient ici. Stella était un génie et il avait refusé de l’écouter. Il secoua la tête. Il devait s’excuser.

Il avait fait construire un nouvel étage à Werner Industries. C’était beaucoup mieux que son appartement où il y passait en coup de vent ou son canapé dans son bureau. Stella s’y trouvait aussi, lui permettant d’accéder à tous les moyens informatiques et mécaniques du PDG. Il espérait qu’elle y soit encore et qu’elle ne se soit pas enfuie. Il tapa doucement à la porte de sa chambre une fois qu’il se fut débarrassé de ses bottes encore bien lourdes –plus facile de voler que de marcher avec, c’était une chose certaine. Il attendit une réaction de sa part montrant qu’il pouvait entrer mais rien, silence, mais la chambre était fermée. Il prit un stylo vite fait –un vert curieusement- et griffonna quelques mots dans le dos d’une des fiches de la jeune femme. Pour lui, c’était important.

« Stella, pardonne moi pour tout à l’heure, je suis un abruti. Faudra qu’on discute. Tu auras le droit ensuite de me jeter autre chose dans la figure ou me faire ce que tu veux si tu m’estimes irrécupérable. Et si on parlait autour d’un café ? Et merci pour les bottes, t’es géniale. »

Il glissa le paquet de feuilles sous la porte, la note en évidence. Il attendit encore un instant puis laissa tomber. Elle avait peut-être besoin de temps. Il entra dans sa chambre et enfila un pyjama, abandonnant ses vêtements sur le sol (on n’abandonne pas les vieilles habitudes). Il observa longuement les photographies et nota quelques idées pour le lendemain avant de partir se coucher. Bon sang, pourquoi tout ne pouvait pas être simple ?

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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Mer 29 Oct - 13:41

I can't decide

Go devil dante

Gagné.

Héhéhé. Enfin. Me voilà dans la chambre de ma puce. C'est joli dans le coin. Une prison à rat en or, un ordinateur, un lit en apparence banal mais les draps doivent coûter une fortune... Des vêtements par terre parce qu'elle n'est pas hyper-ordonnée. Ah... C'est mignon comme tout. Je ne cesse de sourire. Je suis aux anges. Nous revoilà dans les égouts, lorsqu'elle déprimait au point de vouloir se suicider. Sauf qu'ici ça sent bien meilleur. Quoi que... 'faudrait peut-être penser à changer la litière des rats... Mon contrôle est si léger... J'ai le sentiment que si j'essaie de faire des trucs que ne ferait pas ma puce en sucre d'orge, ça anéantirait tous mes efforts pour revenir.

Du coup bah je reste assis dans mon coin. Rasta et Pandora se baladent sur les ailes de ma chérie. Elles s'amusent. Dans les mains, j'ai Buster. Ce gros pacha noir. Pouah ! Ce qu'ils ont grossi ! Je les préférais avec la peau sur les os ! Affamés, près à grignoter le premier SDF venu ! Hihihi ! Et à nettoyer les yeux du SDF une fois que je lui en aurais débarrassé... Non, non ! Ne pas rire ! Souffle. Oui, voilà. Sourire encore ça va, mais rire ça la réveillerait de sa déprime. Désolé mon ange, je t'aime à la folie et tout, et tout, mais j'ai pas envie de retourner m'emmerder dans ton inconscient. C'qu'on s'y fait chier là-bas...

Je suis coincé, ça me fait chier. Je m'emmerde dans mon coin, mais si je bouge je risque de perdre le peu de contrôle que j'ai. Chiotte ! Il faudrait qu'on reste déprimer ici pendant plusieurs jours pour que je puisse enfin m'affirmer de nouveau ! Fais chier, quoi ! Comment je peux protéger ma douce et tendre du monde extérieur dans ces conditions ? Le temps passe, et je m'ennuie ferme. Je finis par piquer du nez – peu étonnant. Au moment où je pensais qu'on allait s'endormir, un toc-toc nous réveille en sursaut.

On est deux aux commandes, mais comme on fait la même chose, ça passe. On lève la tête, on ne répond pas. C'est sûrement Sidney. Ce sale type qui la maltraite mentalement. Ignore-le. Cesse de l'aimer, ne soit pas stupide. Tu vois bien qu'il est comme moi... Peut-être même pire, qui sait ?... Oh, tiens ? Il a glissé des feuilles sous la porte ? Mais... c'est les notes de ma Stella d'amour ! P'tain, l'enfoiré ! Il la respecte si peu qu'il lui rend ses notes comme si c'était de la merde, c'est ça ? Je murmure à l'oreille de ma douce, je la pousse à partager mes pensées.

Elle se lève, une dague dans le cœur, et va ramasser tout ça, la mort dans l'âme. Bien. Ce sera plus facile que prévu. Hum ? C'est quoi ce truc mal écrit, là ? Une chose est sûre : ce n'est pas l'écriture de ma douce. On lit. "Stella, pardonne moi pour tout à l’heure, je suis un abruti." Personnellement je trouve que le "abruti" est un euphémisme... Butée, mon amour ressens de la colère. Elle refuse de lui pardonner. Mais un doute naît. Nooonnn !! Pas de doute, pitié ! Je sens que je perd le peu de contrôle que j'ai. Je glisse. Noooonnnnn !

"Faudra qu’on discute. Tu auras le droit ensuite de me jeter autre chose dans la figure ou me faire ce que tu veux si tu m’estimes irrécupérable." Je t'estime irrécupérable, on peut te violer ? Miam ! Avec ses gros muscles et ses tâches de rousseur. Je bave. Stella, qui n'admet toujours pas ses sentiments, réprime une image d'elle en train de l'embrasser. Pff... Chérie, je t'aime beaucoup, mais parfois t'es chiante tellement t'es coincée... "Et si on parlait autour d’un café ? Et merci pour les bottes, t’es géniale." Voilà, elle fond. Et moi ? Ben moi, retour à la case "porte de l'inconscience". Fais chier, tiens. Chuis blasé... Je boude, voilà ! Salopard... T'as de la chance qu'on t'aime, tss !

Perdu.

Bon. Comment faire pour retrouver ma puissance ? Je me sans encore tout affaibli par la connerie du Chapelier Fou. Pourquoi avait laissé une telle arme à mon ange ? Enfoiré... Mais bien joué. D'un autre côté, ça m'apprendra à tenter de réprimer celle que j'aime. Ok, la prochaine fois je dominerais mais je ne l'enfermerais pas à ce point. J'essaierais de lui apprendre ma version des faits. Avec un peu de chance je réussirais et nous serons de nouveau un tout. Ou pas. Enfin, on verra. Soupire. Bon, c'est reparti pour les murmures du petit démon intérieur ! Wouhou ! C'qu'on s'éclate !... Grmph...

Ah ! Je sais ! Je profite d'être entre deux – conscience et inconscience – pour lui balancer en boucle l'engueulade de Sidney. Avec, en prime, quelques autres remarques peu sympathiques qu'il lui a balancé des fois et qui l'ont blessée sans qu'elle ne dise rien. Ahh ! Je reprend un peu de contrôle ! Bien. Alors... Mh... Tss... Et merde, moi aussi je suis amoureux... Fais chier. Comment je vais le gérer ce con ? Je peux pas le torturer, c'est naze ! C'est handicapant surtout... J'aime pas ça. La faute à Stella qui tombe amoureuse de n'importe qui. Pourquoi est-ce que j'aime une faible ? Bon, bref. Elle confond désir et amour – ou mélange les deux, je sais pas trop. Donc...

Oh mais oui ! Quelle délicieuse idée ! Chérie, va au deuxième étage. Ouais, couvre-toi si ça te fait plaisir... Aller ! Let's go ! Pff, ce qu'il va lentement cet ascenseur. Chuis pressé, moi ! Je ne sais pas combien de temps je vais avoir ce contrôle furtif moi ! Elle est comme en transe, mais pour combien de temps ? Ah ! Enfin le deuxième étage ! Alors... Si je me souviens bien... C'était dans le coin... Et me voilà en train de fouiner dans les affaires des employés, à la recherche de... Ah ! Trouvées ! Des pilules bleues, hihihi ! Il va être corsé ton café, flammèche !

Aller, vite ! Come back au dernier étage avant que quelqu'un ne nous voit ! Mai, c'est pas vrai... Quel escargot cet ascenseur...! Ah ! Enfin ! Bien, direction la cuisine maintenant. Et sans regarder ma boîte à pilule, sinon Stella va se rendre compte qu'elle a des trous de mémoires !... Tiens, d'ailleurs. Ya pas des médocs dans ce tiroir, là ? Bon, y'a quoi qui peut servir de drogue... Peut-être ça... Et me voilà qui utilise son envie de suicide pour l'assommer. Je me sens honteux... Désolé chérie, c'est pour la bonne cause...! Fais donc ton café, je m'occupe du reste ! Fais-en deux, même ! Voilààà... Hop, une gorgée de café avec trois ou cinq cachetons dans la bouche.

Je m'arme d'une cuillère et écrase deux comprimés bleus, que je met dans le second café. Je met les autres dans une de mes poches, je mélange le second café avec la cuillère, puis je dépoussière la table... Et voilà. Je reste assis, penché en avant, dos à la porte de la cuisine et de diagonal par rapport au bar. Le foulard de ma chérie sur le dossier de la chaise, en compagnie de son chapeau, me voilà souriant derrière un rideau de cheveux dorés. Un sourire propre à moi-même, et immense... Immense ! Oui. Les médocs font effet ! Ça lui retourna le cerveau. Le monde se met à tanguer, je sens son corps faiblir. Sa volonté sombre. La mienne s'affirme. Oui ! Ouii ! OUIIII !!! Je suis LIBRE ! ENFIN ! HOURA !!! Mais en silence, s'il vous plaît. J'ai pas encore le contrôle absolu.
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Mer 29 Oct - 14:52

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Sidney avait une nuit agitée. Il avait trop de choses en tête ces derniers jours et le nouveau conflit avec Stella ne l’enchantait guère. Il finit par se redresser, frottant ses yeux machinalement. Il resta prostré quelques instants sur son matelas, regardant le vide de sa chambre, éclairée seulement par la beauté de la lune. Sa nuit s’annonçait courte. Pourtant il en avait bien besoin de sommeil ses derniers temps avec ses allées retours en ville pour chasser les bandes et récupérer quelques informations sur les mafieux en ville. Il avait l’impression d’avoir une machine dans la tête, un ordinateur qui était impossible à éteindre. C’était une bonne comme une mauvaise chose. Il soupira doucement et s’étira avant de sortir du lit. S’il ne pouvait dormir, il allait devoir s’occuper. Sidney refusait de perdre du temps et même la nuit lui semblait une perte, ce qui expliquait pourquoi il avait fini par laisser un fauteuil dans son bureau et une cafetière. Le travail, il n’y a que ça de vrai. Cela lui permettrait peut-être de réfléchir sur la manière d’aborder Stella le lendemain. Il marcha jusqu’à la cuisine, pied nu, sentant les planches de bois caresser ses pieds. Il  avait besoin d’un bon café. Il vit la lumière de la pièce, le laissant perplexe. Stella aussi ne dormait pas ? Il accéléra à peine le pas, mais suffisamment pour soulager sa curiosité. Il ne voyait que son dos mais il vit très bien les deux cafés, un dans sa main et un autre qui ne semblait attendre que lui. Elle avait donc pris sa demande au pied de la lettre, elle l’attendait pour boire le café. Elle savait bien qu’il dormait mal, elle l’avait donc préparé pour lui. Elle ne lui en voulait peut-être pas tant que ça ? Il se saisit de la tasse avec un grand sourire.

- Merci pour le café.


Il but une gorgée et fronça légèrement les sourcils. Il se glissa près du meuble de la cuisine et y rajouta un peu de sucre pour faire passer le gout amer. Il se retourna doucement, toujours dans son pyjama. Ils avaient gagné une certaine intimité en quatre mois, même s’il voyait ça comme une relation plus frère sœur qu’autre chose. Il était fils unique alors il ne pouvait qu’apprécier cette relation. Entre frère et sœur,  on se dit tout ? On se crache parfois dessus mais c’était toujours pour mieux se retrouver. Il idéalisait leur relation. C’est ça de rester seul trop longtemps, on devenait naïf. Il but une nouvelle gorgée, satisfait cette fois-ci. Plus que 20 minutes avant que les effets n’agissent sur lui. Il resta silencieux un petit instant puis la regarda, il ne voyait pas très bien son visage mais il savait qu’elle était attentive. Il joua avec la cuillère puis commença alors à parler. Il ne pouvait pas se défiler et partir dans son bureau ou aller mettre une cape. Elle avait besoin d’entendre Sidney, pas le PDG Werner ni Spice.

- Ecoute Stella, j’ai été con. Je n’ai pas compris ce que tu essayais de me dire mais j’ai peur voilà. Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoi que ce soit, tu en as assez bavé je pense. Je n’aurais pas dû te crier dessus. Il se mordit légèrement la lèvre. Il n’avait jamais été doué pour parler à cœur ouvert. Il était un chef d’entreprise, pas un ami ou frère, même s’il le voulait très fort. Je t’ai fait une promesse et je ne l’ai pas oubliée. On va faire quelques missions ensemble. Bon, te trouver un costume ne va pas être facile, hein. Il rit nerveusement. Pour ce qui est de mes employés, je ne vais pas te mentir en disant que je suis chaud à cette idée. C’est tout le contraire.

Tic-tac-tic, chaud oui c’était le terme. Il le comprendrait bien vite, ce pauvre naïf. Il termina rapidement son café, lui laissant la liberté de lui répondre ou simplement de l’ignorer. Il hésitait encore.

- Je me sens responsable de toi, depuis que je t’ai trouvé dans les égouts. Il y a plus d’un monstre dans cette ville, tu le sais. Pas seulement celui que tu avais dans ta tête. Il prit bien soin de mettre cette phrase au passé, elle ne devait plus le craindre désormais. Je peux faire tout ce que je peux pour débarrasser Gotham d’eux mais je ne peux pas descendre mes salariés car la soif d’argent et de célébrité a été plus forte que celle du contrat d’embauche. Nous sommes à Gotham, pas à Métropolis.

Métropolis, la ville de superman. Encore un héros qui ne faisait pas son devoir mais que Laura admirait. Sauf que Sidney n’était pas assez fort et il n’avait pas ses super-muscles, ni sa super-vitesse et encore moins un super-chien ! Il était juste un homme qui faisait son maximum pour sauver des vies. Il avait au moins la capacité de voler et même de mieux en mieux, grâce à Stella. Il haussa doucement les épaules et se mit dos à elle cette fois-ci, pour laver la tasse dans l’évier.

- On peut essayer de s’arranger ? Te montrer à quelques personnes de confiance. Tu es douée dans ce que tu fais, ils ne refuseront pas un cerveau comme le tien. De toute façon, c’est moi le chef, ahah.


Il tourna légèrement la tête, et finit par s'approcher d'elle. Il essuya l'eau sur son pantalon puis la regarda plus attentivement. Il sourit encore et posa une main sur son épaule.

- Dis-moi ce que tu veux qu’on fasse. Allez, on peut tenter le coup non ?

Il lui offrit un grand sourire, ses yeux bleus remplis de tendresse. Il ne voulait que son bien. Il était un héros après tout. Avec ses monologues, le temps s'était écoulé suffisamment. Les pilules bleues étaient désormais pratiquement actives. Quel genre de héros était-on lorsque son corps n'était plus contrôlé par sa tête ?


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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Ven 31 Oct - 14:37

Un bruit de pas, léger. Mon sourire s'évapore, je ne bouge pas. J'écoute. Je dirais... pied nu ! Et à tous les coups ça doit être l'autre rabat-joie, parce qu'il n'y a que lui et ma douce qui vivent ici. Et moi, mais je prend pas beaucoup de place, je compte pas. Ou alors... c'est un type entré par effraction. Si c'est le cas, je fais quoi ?... Mh... Je sais ! Je lui arrache les yeux ! Gnu <3 Tellement longtemps que je n'ai pas pu rajouter d'yeux à ma collection... D'ailleurs, elle est passée où ma collection ? Va falloir que je recommence ? Oh, non ! J'avais des yeux vachement jolis ! Pff ! M'enfin...

- Merci pour le café.

Mon sourire revient. Je me retiens in extremis de ricaner, ça aurait tout gâcher. Je me retiens aussi de dire "De rien, crétin". Ça m'aurait cramé. Nan, faut pas qu'il sache que je suis là. Ça compliquerait les choses. Et j'aime pas quand c'est compliqué, ça me donne mal à la tête. Mouai. Je préfère profiter des effets des cachetons. Ça tangue, mon cerveau est tout ramollo. Je me sens toute chose. J'adore. Mais c'est carrément moins sympa que le thé du Chapelier. Ah, ce qu'il me manque lui... Je prend une gorgée de café. Je bois en silence pendant que Flammèche parle trop.

- Ecoute Stella, j’ai été con.

S'il savait qu'il est sur le répondeur...

- Je n’ai pas compris ce que tu essayais de me dire mais j’ai peur voilà.

Je m'en bat les couilles mais d'une force...

- Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoi que ce soit, C'trop meugnon ! Tu en as assez bavé je pense. Je n’aurais pas dû te crier dessus.

Je me retiens de bâiller et de me curer le nez. Ma choute n'aurait pas eu des réactions comme ça.

- Je t’ai fait une promesse et je ne l’ai pas oubliée. On va faire quelques missions ensemble. Bon, te trouver un costume ne va pas être facile, hein.

Pourquoi il rit ? C'est quoi la blague ? J'ai pas compris.

- Pour ce qui est de mes employés, je ne vais pas te mentir en disant que je suis chaud à cette idée. C’est tout le contraire.

Bientôt tu seras très chaud, ne t'en fais pas...

- Je me sens responsable de toi, depuis que je t’ai trouvé dans les égouts. Il y a plus d’un monstre dans cette ville, tu le sais. Pas seulement celui que tu avais dans ta tête

Avais ?... Ave Caesar !

- Je peux faire tout ce que je peux pour débarrasser Gotham d’eux mais je ne peux pas descendre mes salariés car la soif d’argent et de célébrité a été plus forte que celle du contrat d’embauche. Nous sommes à Gotham, pas à Métropolis.

Ah oui, avec Superman, tout ça... Je me demande si Superman a de beaux yeux... Ah, tiens, aux bruits je dirais qu'il a fini sa tasse, et là il va la nettoyer... Mwéhéhéhé...!

- On peut essayer de s’arranger ?

Enlève ton pantalon et saute moi dessus, ça m'arrangerait...

- Te montrer à quelques personnes de confiance.

Ma puce est un objet d'art ?

- Tu es douée dans ce que tu fais, ils ne refuseront pas un cerveau comme le tien.

Encore des histoires de lavage de cerveau ? Pouark !

- De toute façon, c’est moi le chef, ahah.

Plus pour longtemps. Hey ! Pose pas ta main sur mon épaule, ça me fait des papillons dans le ventre ! P'tain, c'que c'est con l'amour quand on aime pas la bonne personne... Ma choute je veux bien, mais cet abruti là... Pff...

- Dis-moi ce que tu veux qu’on fasse. Allez, on peut tenter le coup non ?

Ne pas rire ! Ne pas rire ! Ne pas...

- Pfffhffhfhfhfh...

Zut ! Ça m'a échappé ! Bon, faut que j'essaie d'imiter ma puce. Alors, euh... Je tousse, comme tout faire croire que je suis malade. Une toux bien dégueulasse, tant qu'à faire.

- Je... Euh... Ahem, j'ai la voix enrouée... Oui, donc, euh...

Qu'est-ce que dirait ma puce à ma place ? Euh...

- Je veux apprendre à voler !

Je lève la tête, je regarde Sidney avec un immense sourire. J'écarte les ailes. R'ah ! Je peux plus tenir ! Faut que je bouge ! Je grimpe sur la table.

- Et je vais plonger en piqué sur les gens ! Comme ça !

À quatre pattes sur la table comme un animal, les ailes écartées, je me jette sur le PDG en rigolant. Au passage, je renverse ma tasse de café. Une fois sur Sidney, je bat des ailes, provoquant un courant d'air dans la pièce. Plein d'énergie, je manque de peu de renverser d'autres trucs.

- Et je volerais à tes côtés, et ce sera trop bien ! On volera sous les étoiles, ce sera romantique ! Et on aura plein de bébés !

Oups, là je crois que je me suis cramé. Bras autours du cou du "héros", mes pieds griffus sur ses hanches, je l'embrasse passionnément.

- Parc'qu'on t'AIME ! Ouais ! Enfin, surtout Stella ! Moi je me passerais bien d'un benêt comme toi ! Mais t'es mignon, alors je pardonne ta connerie déconnante ! Je t'autorise même à la transformer en jouet sexuel si tu veux ! De toute façon, on attend que ça pendant que tu dors, Princesse !

Petite référence à la Princesse aux Bois Dormant. Subtile, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Lun 3 Nov - 10:24

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Sidney avait cette manie des monologues. Il avait besoin que tout soit dit, que tout soit clair dans les esprits. Il voulait que tout s’arrange avec Stella et qu’elle le croit. Il voulait sincèrement qu’entre ceux ça s’arrange et il était prêt à faire des efforts. Un drôle de son s’échappa de la bouche de la jeune femme. Sidney baissa doucement sa main, le visage plutôt perplexe. Elle s’excusa brièvement, parlant d’une toux avant de vite enchaîner sur un sujet bien étrange. Le vol. Elle voulait voler. Lors de leur première rencontre, elle avait avoué ne pas savoir le faire, malgré ses ailes. Elle voulait apprendre avec lui ? Il n’était pas sûr de pouvoir l’aider à se servir de ses ailes et il imaginait déjà dans sa tête ce qu’il pouvait faire pour elle tandis que la jeune femme continuait à parler, devenant de plus en plus étrange dans ses propos, ayant même grimpé sur la table, à quatre pattes comme un animal. Sidney la regardait avec ses grands bleus complètement écarquillés.

- Mais qu’est-ce que tu fais Stella ? Descend de l…

Avant même qu’il ne puisse terminer sa phrase, la jeune femme lui sauta dessus, les ailes bien écartées. Sidney grogna de douleur sur le coup, s’étant cogné l’arrière du crâne. La tasse se brisa sur le sol, déversant les restes de café sur le sol. Sidney posa ses mains sur ses épaules, sans vraiment la repousser. N’importe qui aurait pensé que la jeune femme était ivre et le rouquin eut effectivement cette idée qui lui traversa l’esprit. Elle se mit à battre des ailes, provoquant un souffle d’air dans la pièce. Ils étaient très proches et notre protagoniste fut assez gêné. C’est là qu’elle se mit à parler de romantisme et même de « bébés ».  Il ouvrit la bouche, complètement sous le choc.

- M… Monster ? Fit-il avec hésitation.

Ce nom mourut sur ses lèvres tandis que la jeune femme, ou du moins celui qui possédait désormais ce corps se mit à l’embrasser. Une pensée l’effleura. Depuis combien de temps on ne l’avait pas embrassé comme cela ? Une chaleur se rependit dans son bas ventre et il prit peur. Non non, il n'avait pas le droit de réagir ainsi ! Stella était son amie. L'image de Laura bondit dans sa cervelle lui donna la force d'agir. Il le repoussa brusquement mais sans parvenir à le faire quitter sa position. Il était bien accroché le bougre. Ils l’aiment ? Il serra les dents, furieux. Qu’est-ce que c’était que ce mensonge ? La tournure fut plus sexuelle et il sut définitivement qu’il n’avait pas affaire à la jeune femme qu’il connaissait. Elle le respectait pour ce qu'il était et l'appréciait pour ses actes. Il n'y avait pas d'amour, juste une confiance mutuelle. Comme frère et sœur.

- Enchanté, connard, je ne crois pas que nous nous sommes présentés, mais je te conseille de dégager de là avant de faire un truc que Stella pourrait regretter. Il hésita avant de dire d'une voix mauvaise : ou que je suis puisse regretter surtout. Casse-toi de là.

Il la poussa avec violence, reculant prestement, toujours au sol. Il baissa doucement les yeux sur son entre-jambe avant de les remonter vivement. Oh, pas bon. Le rouge lui monta aux joues. Il se leva doucement, partager entre la peur et la rage, le dos contre le frigo. C’était Stella, il ne voyait que Stella, mais ce n’était pas elle. Il avait tellement pensé qu’il n’aura jamais affaire à lui. Il avait tellement cru à cet espoir qu'il était mort pour de bon. Comment combattre un type comme ça ? Il se souvient des paroles de Stella. Était-ce sa faute ? Le jeune héros balançait des menaces en l'air pour l'encourager à rester éloigner. Il ne pouvait se résoudre à la frapper ou pire la blesser. Elle était quelque part dans cet être, bloqué. Oh pourquoi était-il revenu ? Tout allait s'arranger !

- Tu.. Tu n'aurais pas dû revenir. Il serra les poings. C’est moi qui aide Stella, pas toi ! Et ne dit jamais des choses qu’elle ne pense pas. Stella ne m’aime pas, du moins pas comme tu l’entends. Tu n’es qu’un parasite, tu n’es pas elle.

Et bordel, pourquoi avait-il si chaud d’un coup et pourquoi son corps refusait de se calmer ? Un simple baiser ne pouvait pas l’émoustiller à ce point ! Certes, il n’avait pas eu de relation depuis un bon moment mais il n’en était pas encore à ce point ! Sidney se sentait très mal. Il avala de travers, mal à l'aise mais tenta tout de même de convaincre Monster de laisser sa place à Stella, ignorant ce qu'il avait bu tous les deux.

- Je veux parler à Stella, pas à toi.

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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Mer 5 Nov - 16:55

Je ne comprends pas. Pourquoi il a l'air si en colère ? Il devrait être tout émoustillé, non ? Je ne comprends pas. Il est franchement bizarre quand même. Il la tue du regard. Comme tous les autres. Mon sourire s'évanouit, laissant place à une expression à mi-chemin entre la folie et la colère. Puis mon sourire, fou, mauvais, psychopathe, revient au galop. J'ai envie de lui arracher les yeux ! Qu'il cesse de la regarder comme ça. Et après on baisera pendant qu'on sucera ses yeux ! Ouais, ce sera bien !

- Enchanté, connard, je ne crois pas que nous nous sommes présentés, mais je te conseille de dégager de là avant de faire un truc que Stella pourrait regretter...

- Huhuhu ! Voyons, voyons, pas d'insultes cochonnes tant qu'on s'est pas déshabillé !

- … ou que je suis puisse regretter surtout. Casse-toi de là.

- Mais 'y a rien à, waaaaAAAAHHh !!

Même pas le temps de finir ma phrase que Flammèche me pousse violemment – d'où le cri ridicule. Ma douce atterri en plein dans le café, sur les morceaux de tasse. Aïe ! C'est lui le connard ! Comment ose-t-il faire mal à ma puce ! Je sens la colère monter en moi, je lui lance un regard assassin. Un regard qui s'emplit de joie – une joie mauvaise – lorsque je vois la bosse de son entre-jambe. Bien, bien, bien. Parfait. Je vais pouvoir m'en débarrasser assez vite maintenant. Ça me fait de la peine pour mon sucre d'orge, mais elle ne me laisse pas le choix. Quelle idée d'être tombée amoureuse d'un débile pareil !

- Tu.. Tu n'aurais pas dû revenir. C’est moi qui aide Stella, pas toi ! Et ne dit jamais des choses qu’elle ne pense pas. Stella ne m’aime pas, du moins pas comme tu l’entends. Tu n’es qu’un parasite, tu n’es pas elle.

Vous voyez ? Quand je vous disais qu'il est débile ! Et, comme un débile, il dit que des âneries. J'éclate de rire. Un rire qui s'intensifie quand Sid exige de parler à ma choute.

- Ah mais on a pas toujours ce qu'on veut, Sexyman !

Je me relève en prenant discrètement une poignée de débris. Mon sourire s'évapore. Je prend un air sérieux. Je tangue un peu. Non ! C'est le monde qui tangue. Sur les côtés, les meubles se dédoublent et dansent.

- T'as vraiment rien compris à l'histoire ! Ah ! Pauvre tâche ! Gniii ! J'ai jamais prétendu aider Stella, héhé ! Je l'aime, c'est tout ! Et te fais pas d'illusions, je l'aime plus que toi, parce qu'elle est plus sexy que toi ! Elle est parfaite ! Tellement que j'en suis fou ! Hahahaha ! Hum ! Soyons sérieux un peu. Oui, donc ! Je ne suis pas fou, très cher. Un peu exubérant, certes, certes. Mais pas fou.

Je met mon doigt sur les lèvres, sourcils froncés. Tel un type bourré qui cherche sa phrase. J'ai oublié ce que je voulais dire. Ah si ! Ça y est, la mémoire me revient !

- Ah oui, donc ! Ce que je voulais te dire c'est que Stella m'a créée. Sans elle, je n'existerais pas. D'ailleurs, techniquement, je n'existe pas. Je suis l'expression de son subconscient. Une expression non censurée, c'est pour ça que je suis exubérant ! Du moins c'est ce que nous a dit le psy. Mais chuis d'accord avec lui.

Je m'approche de Sidney en regardant en l'air. Je ne marche pas très droit. Mais c'est pas ma faute : le sol est tout déformé ! Mais bon, le monde ne danse pas assez pour que je loupe l'entre-jambe du rouquin avec ma queue. Une queue qui s'est approchée doucement, vicieusement, sans un bruit, pendant que je parlais.

- Je prend mes ordres directement dans son inconscient. Tous ses désirs inconscients. Si je veux quelque chose, ça veut dire qu'elle le veut aussi même si elle ne s'en rend pas forcément compte. Tu comprends ou tu bandes trop pour te concentrer ?

Je me saisis d'un sein de Stella. Je me lèche les lèvres. Ce qu'elle est sexy, elle me donne envie. Comment peut-il résister à un tel corps ? Il peut pas. Bon, ok, son con de père l'a à moitié transformée en monstre, mais même comme ça elle est sexy ! Dites le contraire et je vous écorche vif, puis je laisse mes rats vous grignoter pendant que je vous pisse dans la bouche...

- Mais trêve de blabla, j'ai des désirs refoulés à réaliser moi.

Je lui balance des débris de tasse à la figure puis je me jette sur lui. J'emprisonne sa nuque dans mes bras pour un long baiser langoureux. J'enroule mes jambes autour de sa taille et la queue autour d'une de ses jambes – juste assez pour qu'elle puisse caresser son entre-jambe. Et, enfin, je l'emprisonne dans mes ailes. Ce coup-ci, il ne se débarrassera pas si facilement de moi.
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Sam 8 Nov - 19:18

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Plus il riait et plus le visage de Sidney semblait contrarié. Il n’aimait pas se sentir idiot –en plus d’avoir honte de son état- et à cet instant il avait le sentiment que l’autre savait tout et lui rien. Ce que Monster ne tarda pas à confirmer en lui faisant un rapide cours de psychologie. Sidney observa doucement autour de lui, se demandant s’il serait assez vif pour ouvrir un des tiroirs et choper un couteau pour se défendre. Son regard se reporta sur lui lorsqu’il le vit doucement tanguer tout en expliquant qui il était réellement. Il était ivre ? Il commença tout d’abord par se présenter comme un être saint d’esprit, faisant rire méchamment le rouquin qui longeait doucement le meuble pour tenter d’atteindre le fameux tiroir.

- Mais bien sûr, tu es une personne tout à fait équilibrée, un exemple même. Tu as bus, ma parole, cela expliquerait tout. Il le dévisagea d’un air mauvais. C’est une blague j’espère. Toi, saint d'esprit ? Il fit un geste de la tête, comme pour l’inviter à prendre la porte. Va dire ça à tes victimes, réfléchis à ta situation et rends moi Stella.

Comme si les deux êtres pouvaient se séparer. Il avait toujours vu Monster comme un élément parasite de l’esprit de Stella, une erreur dans sa programmation. Un code qui était censé « l’aider », un protecteur, un ami imaginaire, mais qui a la place se mettait à tout détruire et à l’aimer plus que nécessaire. Il pensait naïvement qu'en étant entrer dans sa vie, il l'avait aidé à le faire disparaitre définitivement. Il savait que Monster était issu de Stella mais il ne le voyait pas comme une autre face d’elle et pourtant c’est ce que la pourriture affirmait. « Expression de son inconscient », « non censurée », « désir inconscient », « ordre », « elle le veux aussi », il lui disait tout cela tout en s’approchant doucement de lui, d’un pas peu fiable. Sidney avait la tête remplis de pensées qui se cognaient les unes aux autres comme des billes. Le croire ou ne pas le croire ? Il n’y connaissait rien en psychologie et il ne comprenait rien à cette soudaine tension qui se tissait entre eux alors qu’il n’avait jamais agi avec elle que comme unami. Est-ce qu’il plaisait réellement à Stella ? Était-ce la pleine lune ? Un piège de Monster ? Sidney arrêta de bouger en voyant la queue s’approcher tout près de son entre jambe, trop près.

- Tu comprends ou tu bandes trop pour te concentrer ?
- La ferme Monster, dit-il alors les joues plus brulantes qu’une allumette, et ne t’approche pas sinon je cogne et je mords.

Menace en l’air ? Agressivité sérieuse ? C’était la bouche de Stella qui parlait, le corps de Stella qui s’approchait, ses yeux clairs qui le regardait avec amusement. Une question plus forte traversa l’esprit de Sidney. Si Stella avait effectivement tous ces désirs en elle, avait-elle réellement désiré faire autant de mal à ces gens, ces SDF, ces malheureux ? Perdu dans ses esprits, il réagit une seconde trop tard lorsqu’il lui jeta les débris de verre sur le visage. Il se protégea en partie mais cela suffit pour lui blesser légèrement au niveau des pommettes. Il jura aussitôt avant de sentir le corps chaud de la jeune femme contre lui, le collant d’avantage contre le meuble de la cuisine. Il plaça aussitôt ses mains vers l’avant pour la repousser mais c’était peine perdue. Monster avait déjà pris possession de ses lèvres, avait emprisonné son corps entre ses cuisses et le garder serrer contre lui à l’aide de ses ailes. Il lui était désormais presque impossible de se soustraire à sa prise. Il était sa proie comme il le serait d’un serpent. Monster en avait les écailles d’ailleurs. Il tenta malgré tout de le rejeter mais n’y parvient pas. Il n’avait pas tort dans un sens, il était bien difficile de penser dans une telle situation. Sa tête tentait de s’échapper mais son corps se réchauffait de plus en plus à son grand malheur. Le pauvre homme se sentait trop seul et depuis trop longtemps et il se battait entre sa solitude et sa conscience. C’était plus qu’une agression physique. Sa tête, son corps et son cœur discutent mais ne sont pas d’accord. La tête veut rester froide et elle veut trouver une solution. Après tout, Sidney est plus qu’un homme, il est un ami et un héros. Le corps désire l’autre sans complication tandis que le cœur est toujours prêt à s’ouvrir et prêt à lui rappeller que la solitude est trop grande depuis Laura –oh Laura. Sauf qu’il y avait une différence à céder à Monster et une autre à s’abandonner à Stella. Pourtant il se savait coincer et il connaissait la violence de Monster. Trop de question, trop d’ambiguïté et de pensées contraires. Il finit alors par agir au lieu de penser tandis que la langue dans sa bouche lui donnait la sensation d’un oiseau qui bat des ailes. Il recula une seconde alors que la bouche de l’autre le cherchait.

- Tu veux jouer, on va jouer, grogna-t-il du bout des lèvres.

Ne pouvant pas le repousser avec les mains, il envoya sa force dans ses jambes et il partit en avant avec lui. Ils traversèrent la pièce pour venir cogner le dos de la jeune femme contre le bar tandis que leurs bouches se retrouvaient involontairement. Sa manière à lui de montrer qu’il ne serait pas la proie.


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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Jeu 13 Nov - 16:35

J'écoute à peine ce qu'il me dit à propos de ma soit disante folie. Par contre, j'apprécie moyen qu'il traite ceux qui ont fait du mal à ma choute de victimes. À moins qu'il ne parle des SDF ? Hmph ! Dans tous les cas, je me sens le besoin de me justifier :

- J'avais faim, et je n'ai rien contre le cannibalisme. Pour les autres… Alors, y'a a un… enfin, deux, c'est Chapy qui m'a demandé de les torturer. Mais ils m'avaient rien fait, donc j'ai fait du vite-fait un peu soft. Et je les ai tués, histoire qu'ils soient pas marqués à vie. Enfin… j'ai pu en tuer qu'un sur les deux. M'enfin, j'ai pas trop eu le temps de le torturer, alors. Et pour les autres… C'était loin d'êtres des victimes. C'était des putains de connards qui s'en étaient pris à ma chérie. Fallait bien que je la protège !… Et surtout que je la venge.

Juste avant que je me jette sur lui, il menace… de me mordre ? Je ricane. Il fait pas le poids face à ma dentition de… de… de quoi, d'ailleurs ? Bah ! On s'en fout ! Là, ce qui importe, c'est lui, qui perd la tête. J'en suis sûr. Puis je me jette sur lui (comme décrit précédemment). Et c'est là qu'il me sort :

- Tu veux jouer, on va jouer.

- Owi ! Jou- !

AÏEUH ! Ah, je m'y attendais pas à celle-là ! Écrasé entre un tas de muscle et un bar. J'en ai le souffle coupé. La douleur menace de trahir ma présence auprès de ma chérie. Mais qu'est-ce qu'il m'emmerde, le ro-… Mais ?? Il me frappe et après il m'embrasse ?… Il me ressemble tellement, en fait. Bon, moi je frappe pas forcément, mais je fais mal quoi. Et celui qui dit le contraire, je lui fais bouffer son urine et ses excréments ! Non mais… Enfin, bref, tout ça pour dire que je le trouve bien indécis notre héros. À moitié en train de se battre, à moitié en train de céder. Serait-il schizophrène, lui aussi ? Mmh… Peut-être que ma choute n'a pas si mal choisi, finalement… Non ! Ne pense pas ça, Monster ! C'est toi le seul et l'unique amour de sa vie, pas lui ! Outch, le voilà qui m'écrase encore plus contre le bar. Je grimace de douleur, le regard assassin. Il fait mal à mon sucre d'orge.

- Ça t'amuse toujours j'espère ?

- Tu m'écrases, Ducon...!

Il est mi tendre mi brute. Trop brutal à mon goût. Pour la peine, j'ouvre grand la bouche et je sors mes super-crocs, des canines style serpent qui sont généralement plaquée sur mon palais. Je le mord violemment à l'épaule. Mon but ? Lui faire mal. Je le lâche, rengainant mes sabres dentaires.

- Voualaa ! Maintenant, la prochaine fois que tu fais mal à ma puce en sucre d'orge, sache que la souffrance que je t'infligerais sera pire que ça, d'acc' ? Bien ! Passons aux choses sérieuses !

La suite ressemble un peu à un combat. Il me mord, je me venge en enfonça mes doigts dans sa plaie puis cherche à lui arracher un œil. On finit par terre, je me calme et il me cède. Enfin... plus ou moins. Il souhaite me dominer. Bon, pourquoi pas... mais ça me plaît moyennement. C'est MA proie, ça paraît donc normal que ce soit moi qui domine, non ? Mais non, lui il... Il... Il me fait fondre, tout simplement. Il devient tendre, doux. Trop doux, je ne sais pas gérer tant de douceur. J'en suis tellement retourné que Stella fait son apparition, manquant de tout gâcher entre nous.

Fort heureusement, je suis suffisamment fort pour pousser mon timide petit ange à continuer ce que j'ai commencé. Ou, plutôt, je prend brièvement le contrôle d'elle pour faire croire à Sidney qu'elle le désire. Un mensonge qui ne dure pas bien longtemps. C'est qui est convainquant, le rouquin. Non seulement il arrive à l'amener dans sa chambre, mais en plus il arriver à calme ses peurs juste suffisamment pour passer au plat de résistance. Un plat de résistance à la barbe-à-papa qui me fait crouler d'amour au début, qui nous fait fusionner deux ou trois fois avec ma choute, puis qui finit par m'ennuyer. C'est trop doux, c'est trop lent. Je pimente un peu leur ébat en prenant le contrôle. La tendresse se change en passion bestiale.

Tout ceci se termine sur une ultime fusion mentale entre ma personne et celle que j'aime, dans une sensation exquise de plaisir. Le silence retombe. Mon corps est parcouru de nombreux frisson. Je respire fort, comme si je venais de faire une course. Stella est toute chose. Elle n'en revient pas. Elle n'est plus pucelle. Je me garde bien de lui apprendre que je l'ai déjà dépucelé... Je me ferais engueuler, quelque chose de bien. Et, surtout, ça casserait l'ambiance. Je m'allonge à côté de mon amant du soir et l'embrasse tendrement. Le baiser de fin. Puis je regarde sa plaie. Ses plaies. Des égratignures sur les pommettes, une sublime morsure sanguinolente sur l'épaule. Je souris, très fier de moi.

- Tu devrais p't-être aller de soigner, sinon tu vas en foutre plein le lit. Et, crois-moi, le sang c'est chiant à nettoyer.

Je parle bien évidemment de son expérience avec les règles. C'est dégueux, ça coule partout, et c'est difficile à nettoyer. N'empêche, j'ai une soudaine envie de lécher sa plaie pour gouter son sang. Je le fais, ou pas ? Gnnn ! Non ! Stella prend le contrôle ! Noooonnn, laisse-moi gouteeeerrr !!!... Trop tard. Flûte de zut !

- Il a raison, elle est vraiment pas belle ta morsure. Ça pourrait s'infecter...

Blasé, je la sens rougir. Elle a discrètement couvert leurs corps nus avec l'une de ses ailes, comme si c'était un drap. Pouah, j't'en donnerais de la pudeur moi. Tss, t'as de la chance que ce soit mignon, sinon j'te la virerais vite-fait bien fait ton aile... Nan mais c'est vrai quoi. Ok, j'ai pas le droit de lécher ce délicieux sang rouge qui dégouline. Mais j'ai au moins le droit de me rincer l'oeil sur son corps de roux hyper sexy, non ? Pff...
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Dim 16 Nov - 15:51

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Sidney se sentait seul et personne ne pouvait imaginer cette solitude sans l’avoir vécu. Lorsqu’on perdait un être aimé, le cœur devenait un puits de solitude et on pouvait penser sans mal que jamais il ne pourrait être comblé. Alors, lorsque Monster s’imposa dans le cœur et la tête de Stella, montrant ce que jamais la jeune femme n’avait osé dire ou faire notre jeune héros fut perdu. Combattre la créature meurtrière, blessé Stella et par la même occasion se condamner à la solitude ? Ou bien accepter cette fusion qui lui manquait tant tout en cherchant à retrouver la jeune femme dans les méandres de son esprit. Il avait fini par faire les deux, l’esprit embrouillé par cette envie du corps et de l’esprit. Combien de personnes auraient pris un visage horrifié en comprenant qu’il était devenu l'amant d’une nuit d'une créature comme elle ? Beaucoup, presque tous. Elle était plus un reptile qu’une humaine et pourtant, il s’abandonnait à elle. Il se fichait bien de sa queue, de ses ailes, de ses crocs et de ses griffes –du moins en partie. Il voyait juste la femme intelligente, avec qui il partageait ses secrets, ses peurs et aujourd’hui son lit. Cependant, il ne pouvait mentir en disant qu’il n’avait pas pensé à Laura et c’était sans doute cela qui lui fit le plus de peine. Il se disait depuis des années qu’il avait fait son deuil, mais au final, il avait le sentiment de l’avoir trahis. Coucher avec un monstre, un meurtrier, n’était-ce pas salir sa mémoire ? Il n’y avait pas que Stella qu’il avait enlacée et embrassée. Il avait fait l’amour à deux individus ce soir-là, il ne se voilait pas la face.

Il se laissa embrasser, le souffle court. Elle l’aimait. Stella l’aimait. Elle le lui avait dit (ou plutôt « ils ») au cours de leur ébat et cela le travaillait grandement. Il l’appréciait terriblement et il avait besoin d’elle, il ne pouvait le renier. Cependant, pouvait-il lui offrir cet amour-là ? Il ne parvenait pas à chasser son ex-fiancée de son esprit et les quelques photographies qui se trouvaient dans la pièce ne le faisait que se sentir un peu plus coupable. Il ferma les yeux, honteux et furieux à la fois. Monster parla de sa blessure à l’épaule, vite remplacé par la voix plus féminine de Stella qui ne pouvait que confirmer. Elle avait raison, la blessure était moche. Il soupira doucement et se redressa alors, repoussant doucement son aile.

- Tu as raison, je vais soigner ça, et la tienne de morsure ?

Ne dit-on pas œil pour œil et dent pour dent ? Il caressa doucement sa joue pour ne pas l’inquiéter et enfila un sous-vêtement rapidement. Il se dirigea vers la salle d’eau, se rappelant qu’il avait tout le nécessaire pour se soigner. Il faudrait qu’il remercie sa mère de lui avoir appris tant de choses sur la médecine et les plaies. Il appliqua de l’alcool sur les petites plaies de son visage, provoquant chez lui de petites grimaces de douleur et fut satisfait de voir qu’il n’aurait pas besoin de recoudre, contrairement à son épaule qui ne pourrait y échapper. Il désinfecta soigneusement la plaie, provoquant de légers tiraillements de douleur. Ce fut bien pire lorsqu’il commença à suturer la morsure. La blessure était si profonde que le sang commençait à couler jusque sur son torse. Il commença alors son œuvre et se mordit la langue pour s’empêcher de crier, grognant simplement, voulant paraitre digne devant Stella mais surtout, qu’elle ne se sente pas coupable. Il ne pouvait pas aller voir un médecin. Ils lui poseraient sans doute trop de questions, après tout, les crocs n’avaient rien d’humain et ils voudraient surement que l’animal soit abattu. Hors de question pour lui de s’amuser à ça. Il continua sa tâche dans la salle de bain, se demandant maintenant ce qu’il était censé faire. Ils étaient un couple ? Est-ce que cela représentait quelque chose ? Elle l’aimait et il était bien incapable de dire s’il éprouvait la même chose pour elle. Du désir, il en avait, c’était certain. De l’affection, également. De l’amour ? Si elle n’avait été que Stella, sans doute aurait-il pu dire « peut-être que oui » mais avec Monster, cela changeait la donne. Il ne savait pas. Il ne savait réellement pas. Il ne pouvait dire non mais il ne pouvait pas dire oui non plus. Il voulait juste qu’elle reste, qu’elle ne l’abandonne pas, que lui et elle ne soient plus jamais seuls. Il voulait que Monster s'en aille, disparaisse mais ils savaient aussi qu'ils ne faisaient qu'un. Malgré tout ce qu'il avait pu faire pour elle, il n'était pas parvenu à le chasser.

- C’est à cause de moi qu’il est revenu, n’est-ce pas ? Dit-il à l’adresse de la jeune femme encore dans la chambre. Je suis qu’un con… Aie ! Il avait planté l’aiguille trop profondément, il jura furieusement avant de reprendre. Que faisons-nous maintenant Stella ? Je veux toujours ma promesse mais je ne sais pas ce que Monster est capable de faire, enfin si, je le sais et cela m’effraie.

Il se fichait bien que Monster l’entende, au contraire même. Il voulait qu’il sache qu’à cause de lui, les choses changeaient. Il nettoya une dernière fois sa plaie et continua se qui devenait de plus en plus un monologue. Cela se sentait qu’il n’avait pas été dans cette situation depuis longtemps, au lieu de chuchoter des mots tendres, il fuyait et posait les questions qui fâchent.

- Je suis désolé, je n’ai jamais été très doué pour le « romantisme ». Il prononça ce mot avec gène. Du moins, je n’en suis plus vraiment capable, mais j'ai besoin de réponse. Je ne sais même pas si tu as pu écouter mes paroles tout à l'heure à cause de Monster au sujet des missions à Gotham et de ce que j'étais capable de faire pour que tu puisses rencontrer des gens.

Le silence lui répondit. Curieux, le jeune chef d'entreprise se rendit de nouveau dans la chambre, appelant la jeune femme. Elle était partie. Notre protagoniste fronça ses épais sourcils roux et, toujours en sous-vêtement, se mit à la chercher.

- Stella, t'es où ? Fit-il un pointe d'agacement et d'angoisse dans la voix.

Comme dans les films, après le sexe un départ ? Ou bien jouait-elle avec lui ?

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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Ven 21 Nov - 17:15

Sidney ne rend pas mon baiser. Je dois avouer que ça me vexe un peu. Mais bon, je ne dis rien. Après qu'on lui ait fait remarquer que sa blessure est vraiment moche – ts, j'vous jure, sans nous il serait perdu le pauvre garçon... – il se redresse en poussant l'aile de ma choute, ce qui la gène – allez savoir pourquoi – et commente notre propre blessure. Prenant brièvement le contrôle de mon ange, mon visage se déforme en une moue haineuse et je montre les crocs. J'ai soudainement envie de lui faire mal – allez savoir pourquoi, là encore – mais je me retiens. Stella ne m'aurait pas laissée faire. Puis, après une caresse sur la joue, il s'enfuit dans la salle de bain. Je grogne. Stella est très gênée. Elle aurait besoin qu'on la rassure, qu'on lui fasse sentir qu'elle n'est pas qu'un coup d'un soir. En utilisant ses bras, je la câline.

- Moi je t'aime...

Ma puce en sucre d'orge se contente d'un grognement agacé et se lève pour se rhabiller, le moral dans les chaussettes. Oui, je sais, c'est pas de moi que tu veux entendre ces mots. Moi aussi je suis frustré qu'il s'en aille. J'ai l'impression qu'on vient de manger un plat de lasagne et qu'il s'en va se brosser les dents. Ts ! Tiens, en parlant de lasagne, j'aurais pas oublié de remettre les rats dans leur cage ? R'oh, zut ! Ils vont faire des crottous partout ! Yerk, yerk ! Vêtue uniquement d'une culotte et d'une pantalon à braguette ouverte, Stella quitte discrètement la chambre du rouquin pour se rendre dans la sienne. En passant par la cuisine pour récupérer son haut.

Elle se sent sale. Je le sais, je le sais. Voilà pourquoi je n'ai jamais voulu qu'elle se souvienne avoir eu des rapports sexuels. Elle n'est pas faite pour ça. Ça me fait de la peine mais... Ne devrais-je pas lui effacer les souvenirs de cette soirée ? Peut-être. Alors que je suis sur le point de le faire, une voix m'en empêche. Un appel. C'est Sidney qui nous cherche. La boule au ventre, Stella n'ose ni le rejoindre ni lui répondre. Avec douceur, je pend le contrôle de son corps. Ce sera plus facile si c'est moi qui dirige. Ainsi, elle peut se cacher. En quelque sorte. Les rats sont désormais dans leur cage, je sors de la chambre.

- Chuis là !.. Enfin, elle est là !

Je rejoins la Flammèche – quel abrutit ce type, vraiment – et je remarque qu'il ne s'est toujours pas rhabiller. Cela dit, je suis moi-même habillé à la va-vite, les cheveux tous décoiffés. Je croise les bras et souris, moqueur. Mauvais. Je vais lui faire payer cher la façon dont il traite ma puce.

- Ben alors, c'est la fête du slip ? Faut qu'on s'habille en slip et rien d'autre ? Va donc t'habiller, t'es pas présentable !

J'agite la main vers lui comme si je chassais une mouche, dédaigneux. Je fais demi-tour pour retourner dans la chambre de ma puce... plus précisément dans la salle de bain, vu qu'elle veut se nettoyer, mais je me rappelle d'un truc.

- Au fait, le crétin ! Mon ange d'amour à la barbe-à-papa veut vraiment apprendre à voler, donc démerde-toi pour que le rêve devienne réalité. Sur ce, je vais aller lui faire prendre une douche, la coucher et lui faire oublier cette soirée sauf si tu as d'excellents arguments pour que je la laisse se rappeler. Tchouss !

Sur un sourire plein de sarcasme, je me dirige vers la salle de bain. Je suis curieux. Va-t-il avoir des arguments qui pourront me faire changer d'avis ? J'en doute.
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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   Dim 30 Nov - 12:38

Une leçon de vol aux airs de liberté
Stella Peter & Sidney Werner
Sidney vit Monster sortir de sa chambre et marcha vers lui sans hésitation, un sourire soulagé aux lèvres. Finalement, ils ne s’étaient pas éclipsés pendant qu’il se soignait. Il s’apprêtait à lui proposer à boire avant d’aller se coucher tous les deux dans le même lit mais il fut vite pris de court par Monster, visiblement ravie d’avoir retrouvé l’usage de la parole ainsi que des vêtements. L'enfoiré était aussi vivant que jamais et il semblerait qu'il n'était pas prêt de disparaitre de nouveau. Le visage de Sidney se fana doucement et il fut légèrement vexé. Il répliqua alors dans un grognement :

- Je suis encore chez moi, Monster.

Cependant il céda à la requête et ramassa la chemise que Monster avait déchirée plus tôt avec ces griffes et qui traînait dans le couloir. Le jeune homme l’enfila et fut totalement blasé en voyant l’immense trou dans le tissu. Il se fit à jouer avec un instant, glissant ses doigts sur les fils torturés. Dommage, c’était sa chemise de nuit préférée. Il redresse la tête et la voit s’en aller de nouveau. Pourquoi le fuyait-elle ? N’avaient-ils pas passé une nuit agréable ? Il soupira doucement, commençant déjà à broyer du noir. Soudain, elle se stoppa. Il se redressa alors et fit un pas vers elle pour l’enlacer mais Monster coupa sa tentative de tendresse par une phrase qui immobilisa le jeune homme de terreur. Lui faire perdre la mémoire ? Il se demanda pendant une seconde si c’était possible puis se souvient que la jeune femme avait la mémoire flou quand il l’avait questionné sur Monster. Il en était capable. Il contrôlait son corps, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour sa tête ? Dans un accès de panique, il attrapa le corps de son amant par les épaules et le retourna vivement, cognant par la même occasion contre la porte de la chambre. Il voulait l’obliger à l’écouter, le raisonner. Sidney était tout penché vers elle, le dos rond et les bras tendus comme s’il espérait pouvoir la garder plus longtemps.

- Tu n’as pas le droit de faire ça ! De quoi tu as peur ?
Il le regarda avec colère. Qu’elle me préfère à toi, c’est ça ?

Il la relâcha doucement en se rendant compte de la violence de son geste. Il baissa la tête, tentant de retenir toute la peine qu’il avait en lui.

- Qu’est-ce que tu attends de moi ? Que je te dise que je l’aime ? Que je joue les amoureux transis ? La vie ne marche pas comme ça, je ne peux pas agir comme ça. C’est trop tôt.

Le visage de Laura hanta son esprit à cette seconde. Peut-être n'avait-il jamais réussi à faire son deuil au final. Comment oublier l'amour d'une vie ? Même dans les bras de Stella, il en avait des difficultés. Il repoussa vivement le douloureux souvenir pour continuer à parler, mais d'une voix plus faible :

- J’ai besoin de temps, mais une chose est certaine, j’ai aussi besoin d’elle. Tu ne peux pas me l’enlever et retirer ce moment de son esprit. Ou… notre moment.

Il le regarda dans les yeux, le visage quelque peu gêné. Monster avait été un aussi l’acteur principal de cette intimité nouvelle et il n’avait pas semblé être dégouté de ce moment, c’était même tout le contraire alors pourquoi cherchait-il à lui retirer ce moment de bonheur ?

- Je peux la faire voler, la rendre heureuse, l’apaiser. Laisse-moi une chance de te le prouver, je ne veux pas perdre ce qui vient à peine d’être créé ce soir. S'il te plait.

Sidney était très inquiet et il ne savait pas du tout comment il devrait réagir si Monster n’en faisait qu’à sa tête. La séduire ? Faire comme si rien n’avait existé ? Par sa faute, il était revenu. Tout avait changé désormais.

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MessageSujet: Re: Une leçon de vol aux airs de liberté [Chaud patate attention les mineurs/sensibles]   

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