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 Une lame en coupe-faim ! [Po Lazarus, Jonathan Crane]

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MessageSujet: Une lame en coupe-faim ! [Po Lazarus, Jonathan Crane]   Mar 7 Oct - 5:16

Une lame en coupe-faim !
Ou la métamorphose de la race.
Une femme attendant impatiemment l'achèvement raconta, sous les effets d'un estomac s'embourbant peu à peu dans maints alcools, à Po Lazarus qu'elle fut une nuit retrouvée affamée, titubant sur les lignes sombres d'une étroite route boisée. Une nuit où le sang avait dessiné sur son dos des sécantes et des parallèles, où les bleus avaient interrompues la blancheur aphrodisiaque de ses bras, où ses cheveux avaient quitté leurs sens en même temps que son esprit. Son désespoir était aussi profond que sa rancœur mais lorsque Po Lazarus demanda plus de détails, la souillée enivrée rentra dans un mutisme incessant avant de reprendre ses tentatives de séduction et de quémander au serveur un énième whisky. Po Lazarus, tourmenté par cette histoire sans chute se renseigna. Ses recherches furent longues et désespérantes avant qu'il découvre que le cadavre battu d'une femme presque nue avait été retrouvé dans une allée désertée par l'Homme mais habitée par les amadouviers et les cloportes. Elle avait été retrouvée le torse-nu, au dos ensanglanté par des lignes géométriques et aux bras blanchâtres bleuis d'auréoles. Les enquêtes officielles n'aboutirent à rien. Elles accumulaient les suppositions, les suspects et leurs alibis, les mystères et les hypothèses farfelues. Les personnes empruntant cette route furent interrogées, surveillées et même suspectées. Bref, aucun coupable ne fut désigné. Po Lazarus ne visa alors pas cette route mais plutôt les bâtiments qui l'entouraient. Il rôda comme un renard affamé autour de ces ruines et de ces fermes, et découvrit dans le lot, une ruine sans poussière. C'était une vieille étable pourrissant depuis des lustres mais marquée par des présences beaucoup plus fraîches. Po Lazarus découvrit des chaînes rouillées et des appareils de torture liés au lieu, condamnés à pourrir avec. Il n'avait plus qu'à nommer son ennemi. La liste de ses suspects était étoffée par les sadiques et les suspects de viol de la région mais beaucoup présentaient des alibis ou des éléments discréditant les hypothèses. Un personnage, présent à la ligne vingt-deux de cette liste donna un doute important à Po Lazarus. Nelson J. Reed, ex-proxénète assumant pleinement son sadisme. Po Lazarus nota qu'il fréquentait souvent un certain Theodor Schnabelwald, néo-nazi virulent ayant souvent menacé des couples mixtes et participant à de nombreuses ratonnades.
Les liens étaient établis. Victimes blanches, dont une ayant été attirée Taylor Lodbell, homme noir; victimes d'actes de torture et retrouvées dans la campagne bordant le village de Nelson J. Reed et Theodor Schnabelwald. Po Lazarus aiguisa son katana, bichonna ses 9mm et partit chasser.
Lors de sa torture (devenue rituelle suivant les cas) Nelson J. Reed affirma qu'ils n'étaient que des sbires et que les divers châtiments auxquels ils se sont voués était organisé et dirigé par le « Père Berghain », gourou s'autoproclamant cerbère des volontés de Dieu.


Le Père Berghain n'était néanmoins qu'un mystère pour Po Lazarus. Ce personnage n’apparaissait que de manière brèves auprès de ses fidèles et personne ne savait vraiment où il se cachait. Po Lazarus traque depuis des années un fantôme. De nombreuses et difficiles recherches ne l'ont amené que sur une piste : Gotham. Taylor Lodbell retourna dans la ville qui avait vu mourir son frère et le jeune policier. Après avoir traqué et éliminé Jack Schnabelwald, violeur, assassin d'enfants et cousin de Theodor Schnabelwald, Po Lazarus reprit la piste qu'on lui avait donné. Elle menait au respectable Docteur Jonathan Crane, qui avait côtoyé Berghain lors de ses vaines thérapies et de son séjour à Arkham, "étrangement" écourté.
Po Lazarus, évadé de Blackgate ne pouvait frapper à la porte du DCrane pour quémander avec un mot gentil, des informations confidentielles. Il étudia le temple de Jonathan Crane, l'asile d'Arkham et renifla sa proie jusqu'au terrain dégagé, le manoir.

Une nuit où les étoiles avaient bombardé le ciel, la porte du balcon s'éclata contre le mur joint et sous le retard questionneur du docteur, Po Lazarus entra.
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MessageSujet: Re: Une lame en coupe-faim ! [Po Lazarus, Jonathan Crane]   Mar 14 Oct - 0:04


«Une lame en coupe-faim.»



- Je vous jure Directeur, c'est pas moi qui était ce soir là !
Deux heures. Deux heures entières et quelques crachats de minutes que j'entendais cette phrase comme un un vieux vinyle rayé. Il avait rien fait, absolument rien et pourtant, j'avais toutes les preuves contre lui et j'étais énervé. C'était rare d'ailleurs que je sois si en colère, mais en même temps, ce pauvre délabré intellectuel avait salit l'image de l'asile et en partie la mienne et ça, c'est quelque chose que je ne supportais pas pire, quelque chose que je faisais payer. Je soupirais en déposant mon corps squelettique contre le bureau envahi par la poussière et les substances inquiétantes, des fioles bizarroïdes semblables à des chimères biscornues, d'autres renfermant des liquides ou des vapeurs douteuses. Tout ceci réfléchissait sur les verres des lunettes rectangulaires du trentenaire agenouillé au sol, il transpirait, sa sueur dégoulinait sur le col de sa chemise bleue ciel , la bouche entre-ouverte comme le bec d'un gallinacé apeuré, je le regardais avec un profond dédain.
Il bégaie des choses incompréhensibles, il fait des bulles avec sa salive. Je passe ma main dans mes cheveux, admirant avec un regard sinistre ses mains trembler comme des feuilles mortes.

- Je vous jure Directeur, c'est pas moi !

- Taisez-vous par pitié Docteur Growls. Mes tympans n'en peuvent plus de vos gémissements répétitifs, c'est comme si, on crissait une vieille craie sur un tableau pendant des heures. C'est énervant n'est-ce pas ? Vous ne pouvez vous imaginer à quel point mon niveau d'agacement à atteint la limite supportable. S'il vous plaît, évitons le pire voulez-vous ?
Il ravale nerveusement sa salive et essaye de prendre la parole, cependant je redresse mon visage, montrant que j'allais prendre la parole. Je prends mes lunettes entre mes doigts et regarde le plafond , si je regardais ce type encore plus longtemps, il risquait la mort.

- Vous étiez le psychiatre attitré du patient n° 501 492 et vous savez pertinemment que ce patient est quelqu'un d'intelligent et profondément mâlin. Offrir ainsi un vulgaire infirmier à ses soins alors que VOUS étiez censé l'être me donne des nausées. Je pose mon regard sur lui. Puis, vous savez, faire des mutineries c'étaient un jeu facile lorsque monsieur Arkham gérait ce funeste lieu… Mais aujourd'hui, tout à changé, Growls.
- Je… je n'ai rien fait, je ne suis pas derrière tout ça je…
- J'ai cru voir dans vos relevés bancaires que vous avez gagné une très bonne somme la soirée même, $15 000, voilà un sacré pot de vin qu'une certaine Madame You Pee vous aurait versé.
- Comment vous …
- J'ai le bras long Docteur, je connais des personnes qui pour moins cher que vous me donnerait des informations sur n'importe qui qui travaille ici et vous savez, lorsque ma réputation et celle de l'asile est en jeu, je suis prêt à tout.

Je me retourne sous les gazouillis de ma victime du soir, j'examine avec minutie les fioles présentent, tout en semblant vouloir choisir l'une d'elle, je continue :

- Vous avez été corrompu grâce à de l'argent par Duela Dent, l'une des psychopathes les plus recherchées à Gotham et un cas dangereux. Voilà quelque chose qui montre votre vrai nature Growls, vous êtes un pourri. Vous êtes comme une femme de joie qui se vend au premier venu juste pour trois pièces, cela ne vous apporte rien mais, vous obéissez comme si c'était normal. Normal d’obéir à des criminels car oui, ces personnes sont des criminels sans pitié qui n'hésiteront pas à égorger votre femme et, peut-être même vous envoyer la cassette.

Un silence envahi la pièce à une vitesse semblable que celle que la Peste prit pour envahir un corps. Il n'y a que le vent qui frappe les vitres, la nuit et nous deux.

- Que … que va t-il se passer Professeur Crane ?
Gémit-il en mélangeant ses larmes et sa bave en une substance visqueuse qui dégouline sur ses lèvres pincées. Je me retourne, une serignue à la main, un visage doux et presque rassurant qui pourtant dégage une certaine froideur intrigante, une phrase résonne dans la pièce : « Maintenant, nous allons parler de vous, Docteur. »


* * *

Mixture de vomit, sang et bave étalée sur mes chaussures. Une fille de quinze ans que se suicide de nouveau devant ses yeux, une femme broyée par un épouvantail comme un vulgaire cure-dent, des parents mauvais crachant leurs venins respectifs sur l'enfant prodige qu'il était, de la souffrance à dose mortelle qui provoqua une crise d’épilepsie sans pareil.  Le corps du Docteur Growls avait bondit comme un crapaud à travers le laboratoire secret pour finir par mourir dans des conditions pires qu'atroces.  Je regarde le ciel voilé, une goutte s'éclate sur mes lunettes. Tout le personnel est parti, il ne reste que les gardes et les infirmiers de garde endormis, d'un machinal coup de pied léger, je pousse le cadavre dans la lagune, dévalant au Point de l'Homme Mort. Être vu ? Jamais, il suffisait de passer par les sous-sols datant de la construction de l'asile il y a quelques siècles, personne ne les connaît vraiment, on en entend parler et c'est tout, il est vrai que le jeu est plus facile avec les cartes d'époques de la bâtisse en main.

Je retournais d'où je venais, accédant ainsi facilement et discrètement au Manoir Arkham, où se tenait mon bureau d'auguste directeur. Vous vous demandez certainement ce que j'allais dire au personnel, à la famille ce qui s'est passé ? Que je ne sais pas. Tout simplement. On me croira ? Oui, car notre rendez-vous n'était pas prévu, personne ne nous a vu ensemble ce soir là, rien ne dit que nous nous sommes déjà vu d'ailleurs dans le passé à part sur des dossiers. La discrétion est une arme aux coups imparables que je maniais avec une aisance hors du commun. Je dévalais les escaliers avec une allure mélancolique malgré moi, une fois dans le grand bureau, j'observe le ciel par la fenêtre et fini par refermer les rideaux plein de poussière, me faisait éternuer violemment. Le tic-tac incessant de la vieille horloge en bois de la famille Arkham est le seul son perceptible dans la pièce, avec celui du crissement des feuilles sous mes doigts. Quand tout à coup, la fenêtre du balcon éclata, un homme typé et vêtu de noir venait de s'introduire dans le bureau sous mon regard médusé et pourtant anormalement manquant d'effroi. Je le dévisageais avec un regard si hautain et si arrogeant que si il avait été un pauvre petit cambrioleur de bas étage, il serait repassé par la fenêtre de son plein gré.
Mais ce ne fût pas le cas.

- Je suppose que m'envoyer un fax vous aurait fait mal au cœur ? Répliquais-je d'un ton mauvais et désabusé tout en examinant mon envahisseur avec grande précision. Son visage maintenant éclairé par une lumière jaunâtre me disait quelque chose, comme si je l'avais déjà vu dans le journal ou ce genre de support, un visage que l'on voit qu'une fois mais qu'on retient. Je soupire lentement, montrant comme une lassitude, n'hésitant même pas à m'accouder sur la commode en pin verni de type Louis XVI, envahie de poussière.

- Bon, j'espère que vous ne venez pas pour de l'argent, des stupéfiants ou autres choses typiques que demandent les malfrâts qui entre sans autorisation dans un pièce et d'autant plus en brisant la fenêtre. Il n'y a rien ici, à part des malades mentaux et des blouses blanches mal lavées, si vous ne le saviez pas, vous pouvez aussi sortir d'ici avant que les gardes ne répliquent, ils risqueraient d’abîmer votre veste.  


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MessageSujet: Re: Une lame en coupe-faim ! [Po Lazarus, Jonathan Crane]   Mar 21 Oct - 18:51

Une lame en coupe-faim !
Ou la métamorphose de la race.
L'obscurité de la nuit battait aux fenêtres des foyers encore en vie, les noctambules donnèrent la joyeuse mélodie au décor et les nyctophobes, apeurés par les présences assassines ou vengeresses se bousculèrent pour que la lumière leur fasse bouclier. La lumière. La lumière, justement, était à présent froide et hostile. Cette lampe-de-bureau qui couronnait le bureau du docteur était une véritable arme. L'arme qui agaçait la perception oculaire du tueur de monstre. Po Lazarus enjamba le chambranle, lissant comme le liseron sur cette surface inamicale, balayant le sol de sa lente démar...

—Je suppose que m'envoyer un fax vous aurait fait mal au cœur ?

Étonnement, l'arrogance de ce maigre homme affriolait le sabreur. Beaucoup auraient hurlé à la mort ou auraient supplié pour un miracle sauveur et d'autres auraient joué les héros en tentant d'abattre de la silhouette imposante. Le point suffisamment serré sur le manche de son sanglant goupillon et l'allure en alerte, la logorrhée de ce comédien des derniers instants démarra le nouveau spectacle.

Berghain. Un immonde gourou excellant dans la manipulation et la torture. À ce jour, seule une femme aurait survécu à ses actes de barbaries et les autres doivent croupir je ne sais où, servant de bouffes pour parasites invertébrés. Je traque ce monstre depuis une année, environ. Pire qu'une chasse au fantôme, ses sbires demeurés font leurres et obstacles. Il sacrifie ses plus fidèles et preux alliés pour ne pas que l'odeur de mon sabre lui coupe l'appétit et lui déchire les boyaux. Cette traque m'a reconduit à Gotham et plus précisément votre établissement. Berghain. Vous avez thérapisé Berghain. Et par la longueur de son bras, Berghain a gentiment quitté les lieux en saluant de ses mains sales vos gardiens et ce soir vous allez me permettre de trancher la gorge de cette immonde bête. Mouvez vos fins doigts pour me donner tous les documents possibles concernant Berghain et aucun d'eux ne fera boîte à part le jour de vos funérailles, si lointain soit-il. Si vos bêtes de foire ne vous ont pas empoisonné par leur folie, agissez au nom de votre humanité où les prochains cadavres de femmes surgiront dans votre esprit pour punir votre implication dans leur triste sort. Si vous voulez encore admirer votre anorexie dans le miroir, œuvrez pour le bon côté.
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