Batman Legacy


 
AccueilRechercherGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le rat de l'Opéra [PV Purcell]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Sam 4 Oct - 14:04

Section Juvénile du GCPD.

L'ascenseur dans lequel je descends est bruyant, pénible. Les oreilles sont offusquées de ce bruit de rouage électronique et mécanique qui n'a pas été revu depuis un moment. Je fronce les sourcils, ce n'est pas tant ce qui bruit qui m'énerve, mais un profond ressenti vis à vis des collègues qui m'ont refilé ce cas. Pourquoi le refuser de toutes façons ? Je suis le professeur Hugo Strange après tout. Alors que je regarde les deux gardes qui m'emmènent au troisième étage du bâtiment, j'observe patiemment l'heure à ma montre. Je reste calme, courtois et froid. La porte de l'ascenseur s'ouvre et je passe la porte le premier. Muni de ma sacoche et de mes stylos personnels, j'attendais que l'on me dirige vers le cas que l'on m'a signalé.

Garde << Vous savez, monsieur Strange, ma femme vous a vu parler à la télé. >>

<< Ah oui ? >>

Garde << Ouais, et elle m'a dit, pourquoi est-ce qu'il parle toujours à la télé ? Pourquoi ne parlerait-il pas au frigo ? Ou à l'étagère ? Y'en a plein des meubles avec qui discuter. >>

Hilarité des deux gardes. Je ne fais même pas attention à cette imbécilité. Il semblerait que mon émission avec Miss Vale fut un échec, mais qu'attendre de Gotham ? Il n'y avait que des imbéciles, des crétins gavés à la télévision, des abrutis en permanence à la recherche de quelques programmes idiots pour mieux anéantir les dernières barrières qui séparent l'homme de sa condition d'être humain penseur. La télévision anéanti les rêves et l'imagination. Un bon livre ne fait jamais de mal. Ces deux-là, ne devaient pas avoir une culture des plus élargies. Malgré tout, vu les montres qu'ils portent tous deux au poignet, on sent très bien dans quel domaine ils arrondissent leurs fins de mois. Je comprenais que j'étais dans un nid de vipères, qu'aucun flic autour de moi n'était digne de ma confiance. De toutes façons, un être humain qui se laisse guider par ses pulsions et par l'argent n'est pas un homme. Pour mon plan, bien sur, il me faudrait ce genre de crétins, manipulables à souhait, prêts à m'obéir, mais la formule n'était pas au point, pas encore. Le garde sort sa clé et ouvre la porte avant de me laisser la place.

Garde << On y'est doc ! >>

<< Je me charge du jeune homme, vous pouvez disposer. >>

Garde << Mais, je dois vous accompagner pour votre sécurité ! >>

<< Ce sera tout, j'ai dis. Je n'ai pas besoin de quelqu'un qui inspire la terreur pendant mes séances. >>

Le garde se tait et se positionne sur une chaise en face de la porte. J'entre alors dans la grande salle, un léger sourire sur le visage, tandis que je me présente devant le jeune homme qui devait être enfermé ici. C'était un gosse des rues, un gosse ramassé par une patrouille de policiers pendant un état des lieux dans un squat. Il était temps de faire les présentations tandis que je restais debout, à scruter le jeune garçon d'un air neutre et passablement calme.

<< Bonjour, je suis le docteur Hugo Strange, je suis là pour t'aider, mon garçon. >>
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Dim 5 Oct - 17:32



Le rat de l'Opéra

Hugo Strange & Purcell/Green Requiem



Autour de lui, tout était sombre et froid, et le jeune garçon était assis sur une chaise rudimentaire, ses poignets fins attachées derrière son dos avec une attache en plastique, ayant les poignets trop fin pour lui mettre des menottes. Pourquoi vous demanderez vous ? Et bien, Purcell avait montré beaucoup de résistance aux policiers qui avaient tenté de l'attraper, sa souplesse et son agilité lui ayant permis notamment de donner un coup de pied dans la mâchoire de l'un et d'offrir un œil au beurre noir à un autre. Qui aurait pu croire qu'un gamin de dix ans si fragile pouvait faire preuve d'autant de débrouillardise ? Certainement pas les policiers du GCPD, mais ces imbéciles sous estimaient souvent les gamins des rues. Plus rapide et silencieux que des rats, rien ne pouvait arrêter ces petits fantômes vêtus de haillons qui ne répondaient de personne et se faufilaient partout pour survivre.
Les garçons perdus. Purcell les connaissait bien pour avoir été comme eux il y avait quelques années. Et même si à présent il vivait sous le toit de Music Meister, il continuait de sortir en douce la nuit pour les aider. C'était un peu comme une grande famille, et Purcell avait vu beaucoup de ses amis moururent dans les caniveaux sous les balles des brigands ou sous les coups des policiers viciés. Aussi n'avait il aucune confiance en ces monstres qui avaient trouvé le moyen de lui tomber dessus alors qu'il fouinait dans un squat.
Pourquoi était il là ? Il cherchait des ressources électroniques pour entretenir le système électrique et informatique du Monarch Theater en l'absence de son maître qui avait été arrêté et ensuite conduit à l'asile d'Arkham. Cela faisait un mois qu'il vivait sur ses réserves et qu'il se débrouillait en solitaire. Il avait juste manqué de prudence et était entré dans le mauvais appartement pour récupérer des fils électriques dans les murs. Après une lutte acharnée, ils avaient fini par immobiliser Purcell qui avait gardé le silence pendant tout le reste du trajet. Il connaissait les flics de Gotham, ces incompétents qui cherchaient le moindre prétexte pour refourguer des pauvres gosses à des trafiquants pour un peu d'argent... ou pire, dans un refuge où ils seraient adoptés par des crétins qui les forceraient à aller à l'école. Purcell en frissonnait. Il aimait la liberté malgré tous les aléas de la survie à Gotham. C'était grisant, et pour rien au monde il ne voudrait être un petit garçon normal.

Purcell grimaça en gesticulant sur sa chaise. Ses prothèses auditives avaient été endommagées par un des policiers qui l'avait frappé à la mâchoire pour l'assommer et le conduire jusqu'ici, et une douleur lancinante traversait l'intérieur de son oreille, comme des petites décharges électriques qui parcouraient son crâne. Et évidemment du coup il n'entendait plus rien de cette oreille là. Pour ce qu'il s'en souciait, de toute façon. Les flics ne se souciaient pas du gosse, ils devaient juste savoir d'où il venait et si il ne le disait pas, ils l'enverraient dans la maison de redressement la plus proche aka la maison de torture pour gosse de base.
On alluma la lumière et Purcell poussa un grognement en plissant les yeux, gigotant pour se défaire de ses liens. Ses cheveux noirs étaient ébouriffés et sa frange longue retombait à moitié devant ses yeux. Son visage était tuméfié par le coup qu'on lui avait asséné pour l’assommer et sali par la poussière tout comme ses vêtements : deux t-shirts mis l'un sur l'autre, un peu trop grand pour lui et un pantalon en toile déchiré par les escapades sur les toits, ainsi que des baskets usés couvertes de suie. Au départ, il portait aussi un gros sweat à capuche pour supporter la froideur des rues de Gotham mais on le lui avait enlevé en essayant de l'attraper.
Un homme était entré, plutôt âgé, chauve et avec le visage entouré par un imposant collier de barbe. Il portait des petites lunettes rondes et des vêtements distingués. Purcell fronça le nez en sentant une odeur de vieux papier et de fumée de cigarette. Ça sentait le psychologue à plein nez ! Le jeune garçon avait l'habitude, à l'orphelinat on l'avait harcelé à grand coup de séances de psychanalyse pour comprendre d'où venait son excentricité et son besoin de liberté insatiable, à l'époque où il s'appelait encore James Starkey.
Le vieux le salua en s'asseyant en face de lui et lui avoua être là pour l'aider. Purcell ne put s'empêcher d'éclater de rire, un rire d'enfant cristallin et espiègle qui s'interrompit en une toux douloureuse. Les policiers n'y étaient pas allé de main morte.

- M'aider..? Tsss... Épargne moi les mensonges, doc'. T'es là pour me foutre en maison de correction, rien de plus. Et je ne  dirai rien. Tu perds ton temps. Rentre chez toi et va te foutre devant la télé, ça me fera des vacances.

Purcell se pencha en avant pour observer le docteur avec attention, plissant ses yeux en amande aux reflets mordorés pour l'analyser des pieds à la tête. Il semblait le reconnaître et finit par avoir un sourire en réalisant qu'il l'avait déjà vu dans une émission à la télé, car comme tout gamin de son âge, Purcell passait son temps devant un écran. Il se racla la gorge et pris la voix du psychiatre avec un sourire narquois, une voix grave et sombre.

- Hugo Strange, hein ? Je t'ai vu à la télé. Qu'est-ce qu'un psychiatre comme toi fait ici, à t'occuper d'un pauvre gosse des rues dont personne ne se soucie..? Hmm..?

Il se recula en arrière et se mit à balancer ses jambes dans le vide d'avant en arrière d'un air espiègle, s'amusant d'avoir enfin quelqu'un à taquiner.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Dim 5 Oct - 21:34

Amusant le gamin, et téméraire. J'aimais ça. Restant de marbre face aux divagations du jeune garçon, je me permet de m'assoir juste en face de lui. Il tentait de m'impressionner mais mon flegme me permet de rester impassible et neutre pendant qu'il parlait tout seul. Il riait, il se moquait non pas de moi, mais du système qui avait faillit. Les gamins étaient jetés en pâture à des ordures dans des orphelinats, offerts aux moindres abuseurs d'enfants qui en vendaient ou en rachetaient certains pour les castes les plus riches. Car oui, les gros porcs se trouvent essentiellement dans les castes les plus importantes, surtout à Gotham City. Une virginité se vend hélas très chère au marché noir. Mais trêves d'horreurs, continuons et apprenons en un peu plus sur ce jeune garçon qui semblait savoir ce qu'il voulait pour sa vie. C'était néanmoins vrai, le gosse avait apprit à l'école de la vie, il savait que chaque flic ici, dans ce commissariat était un pourri qui n'avait cure de ce qui se passait pour les jeunes enfants une fois qu'ils étaient remis à des bourreaux de gosses. Non pas que j'aimais les gosses, mais j'avais une certaine vision de la justice et de l'éducation. Je lève néanmoins une sourcil quand il parle de la maison de correction, je laisse montrer un rictus avant de reprendre le jeune garçon.

<< Pourquoi ferais-je une telle chose ? Un enfant qui réussit à survivre dans Gotham mérite mieux que de finir, jusqu'à ses dix-huit ans, dans un bâtiment avec d'autres petits traines-misères. >>

Je laisse supposer, je le laisse errer dans ses questions avant de réecouter ce qu'il a à dire. Ainsi, le gamin m'a vu à la télévision, tant mieux. Il y'avait pas mal de points dont il pourrait se permettre quelques liens. J'étais célèbre, bien sur, et il noterait sans aucun doute que j'avais une grande passion pour aider les gens, malgré le fait que j'avais aussi une attirance assez forte pour le Batman. Ne prenant pas de risques, je sors le dossier que l'on m'a confié sur ce jeune garçon avant de le lire à haute voix.

<< Tu es désespérement sain de corps et d'esprit, mon jeune ami. Je ne vois pas pourquoi, comme le préconise l'inspecteur Jim Corrigan, je devrais t'envoyer dans les ailes pour jeunes enfants à l'asile d'Arkham. Je pourrais accorder le bénéfice du doute à l'inspecteur, mais Arkham regorge d'ordures et de jeunes sociopathes. Je doute que tu y'ait ta place. Néanmoins, je me sentirais plus dans cette optique que de te faire relâcher. >>

Je repose le dossier sur la table. Pour moi, ce dossier n'avait aucune valeur. Si un autre psychologue était passé, il aurait prit tout le temps de ne rien faire du tout, il aurait classé le dossier. Il aurait vu que le gamin était hostile et l'aurait envoyé à l'asile d'Arkham, section délinquants juvéniles. Un lieu abominable, moins pire que les autres compartiments, mais beaucoup plus pénibles pour les esprits les plus faibles. Je croise mes doigts avant de lui dire d'une voix presque douce.

<< J'ai une proposition que tu ne pourras pas refuser. Et elle est dans ton intérêt si tu veux sortir de ce trou. >>

Parler et marchander avec Hugo Strange, c'était un peu comme vendre son âme au Diable. Le démon pouvait toujours vous tenir en respect, ou même profiter de vous jusqu'à la dernière goutte de sang, mais Strange voulait autre chose. Il voulait quelqu'un de fiable dans les rues de Gotham City, un informateur, quelqu'un qui peut lui indiquer les potentiels candidats pour un plan des plus grandioses jamais réalisés. Intérieurement, Strange souriait de toutes ses dents. Le GCPD et les flics n'étaient rien en comparaison de ce qui arriverait bien plus tard. Nous avions tout notre temps.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Mer 8 Oct - 15:15



Le rat de l'Opéra

Hugo Strange & Purcell/Green Requiem



Le garçon leva un sourcil en regardant le psychiatre droit dans les yeux. Visiblement, la provocation ne marchait pas sur lui, ce qui n'était pas étonnant. Beaucoup d'adultes avait l'étonnante capacité de n'avoir aucune émotion, aussi négative ou positive soit elle. Soit disant que ça avait un rapport avec le désir de contrôle que ces grands crétins désiraient ardemment. Purcell ne comprenait pas cette optique. L'émotion est la base même de l'art et lui qui était un petit prodige de la musique ne pouvait concevoir qu'on essaye de vivre en jouant constamment un rôle, en étant ce que l'on est pas juste pour plaire à la société. La société. Comme si cela apportait quoique ce soit ! Oh, Purcell savait bien que pour les adultes l'argent et l'ambition faisait tout et pouvait les changer radicalement. Encore une fois, il ne comprenait pas ce besoin de reconnaissance qu'ils éprouvaient. Lui, il n'avait besoin de personne pour se permettre de juger son art.
Le gamin fronça les sourcils en faisant la moue en entendant la réponse du psychiatre face à ses provocations et souffla sur la mèche de cheveux noir qui lui retombait devant le visage. Il était étonnamment condescendant et ça cachait quelque chose, c'était certain.

- Si tu penses vraiment que je n'ai pas ma place dans ce genre d'endroit, alors pourquoi t'es là ? Ne me fais pas croire que tu veux me défendre, j'y crois pas une seconde.

Il continua de secouer ses jambes dans le vide en regardant autour de lui d'un air las avant de retourner son regard mordoré vers le psychiatre. Arkham ? Ils voulaient l'envoyer à Arkham ? Bon sang, mais c'était vraiment n'importe quoi ce système. Purcell leva les yeux au ciel d'un air affligé. Lui, dans un asile de fou alors que tout ce qu'il avait fait c'était se défendre face à ses agresseurs ? Quel stupide verdict !

- Tu le reconnais toi même, Hugo ! C'est complètement stupide de m'envoyer dans ce trou perdu rempli de cinglés ! Je suis pas fou, je me suis juste défendu ! C'est vraiment n'importe quoi ! Relâchez moi au lieu de prendre votre pied à me regarder attaché à cette foutue chaise ! s'exclama le gamin avec un agacement plus que perceptible, tirant sur ses liens avec acharnement. Mais le psychiatre ne se laissa pas influencer par la provocation du jeune prodige et ses mots interrompirent Purcell qui le regarda avec un sourcil levé d'incompréhension avant qu'un large sourire n'apparaisse sur son visage d'enfant, dévoilant ses dents écartées. Il ricana en observant le psychiatre, comme si il venait de comprendre enfin à qui il avait à faire.

- Oh, je voiiiis... Encore un pourri qui cherche à avoir les services des rats d'égouts. Comme c'est étonnant de ta part, doc'! Moi qui croyais que t'étais un psychiatre tout ce qu'il y avait de plus réglo ! Allez, vas y, balance moi tes conditions, on verra bien ce que j'en ferai !

Purcell continuait d'offrir un sourire plus que sarcastique à ce cher docteur Strange alors qu'il attendait d'entendre ses volontés. Il était habitué à la négociation et aux pactes, tout les moyens étaient bon à Gotham pour survivre et pas besoin d'avoir trente piges pour le savoir. Seulement, le prodige avait déjà son idée en tête. Dans tous les cas, il était gagnant. Soit il réussissait à convaincre le docteur de faire en sorte de relâcher Music Meister son maître, soit il finissait à Arkham et utilisait sa débrouillardise pour l'atteindre. A toi de jouer, doc'! Mais tu ne seras certainement pas celui qui fera chuter la Reine cette fois!

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Jeu 9 Oct - 13:22

Je m'essaie au code, ne soyez pas surpris Gniiii En passant, je remercie le libre-service de Catwoman.

Le Rat de l'Opéra
Rassurez-vous, je suis docteur ...
Intéressant ...

<< Je ne suis pas là pour défendre qui que ce soit, juste pour éviter que des gosses dans votre genre ne finissent à Arkham, et qu'ils deviennent le cancer de la ville pour les années futures. Je suis là pour soigner Gotham City du mal qui la ronge. >>

Bien entendu, Arkham était un établissement qui en faisait trembler plus d'un. De part sa notoriété, l'asile avait acquis son statut d'antre de terreur avec brio. Quand on y entrait, on en ressortait pas indemne. Surtout sur le plan psychiatrique, mais pour palier et sauver les âmes déchues de Gotham City, il faut des volontaires, des gens, des élus pour sauver ce qui peut l'être. Je levais un sourcil quand le gamin me comparait avec les autres ordures qui sévissaient à Gotham City. Je n'étais pas un pourri, j'étais un homme qui avait besoin d'informations, qui avait besoin d'être là pour les citoyens, pour les innocents, pour ceux qui avaient besoin d'être sauvés. C'est ce pourquoi, je cherchais toujours à rencontrer le grand Ra's Al Ghul.

<< Je ne suis pas un pourri, mon petit monsieur. Je veux juste que vous me fournissiez en informations sur le Batman, sur ses alliés. En tant que gosse des rues, vous avez surement vu des choses qui ne devraient pas, et j'ai besoin d'avoir des yeux dans les rues sombres et froides de l'asile. Considérez cela comme un petit service, considérez-vous comme libre et vous serez relâché très vite. Soyez en certain. >>


Je ne garantissais pas la sureté, la sécurité, ni même la protection à ce jeune garçon, il était sur de lui, suffisamment. En apparence, bien entendu, mais ce gamin était terrorisé, intérieurement. Quand on se met à parler haut et fort, on essaie de se faire passer pour quelqu'un de redoutable pour éviter que l'on ne vous touche de trop près. Mon sourire s'estompa et je le regardais, toujours sur de lui, nul doute, il ferait un très bon éclaireur et un très bon informateur dans Gotham City. Après, s'il préférait aller à Arkham, c'était son problème.

<< Votre agressivité et votre familiarité dénote un comportement arrogant et très peu sur de lui. Au fond, vous avez peur, n'est-ce pas ? Vous avez peur de finir dans une maison de redressement, d'être envoyé à Arkham, mais je peux vous éviter cela. La peur, mon garçon, est ce qui fait l'individu. Elle démontre qui nous sommes réellement et comment nous pouvons faire pour nous améliorer. Je ne suis pas un expert en phobie, mais je pense que vous pouvez vous sentir en sécurité avec moi, il suffit d'avoir confiance en moi. >>


Je relis les dossiers, bien entendu, j'étais obligé de rendre un compte rendu de mon travail avec le jeune garçon. Le fixant droit dans les yeux au travers de mes lunettes, je l'observe, patiemment et tranquillement tout en tapotant mes lèvres avec le stylo que j'utilisais pour écrire. J'attendais ses confidences, ses peurs, ses craintes. Je n'étais pas un sadique en attente de combler mon "ça" personnel, non. J'attendais simplement de pouvoir l'aider comme il se devait.

<< Parlez-moi de votre famille. Comment dois-je vous appeler tout d'abord ? Quel est votre souvenir le plus lointain ? Plus vite vous répondrez à mes questions, et plus vite vous sortirez. Ne tentez pas de me mentir, je le saurais facilement. >>


J'en avais vu des cas, des mythomanes ou encore d'autres cinglés. Certains se croyaient investis d'une mission ou d'autres encore qui croyaient voir des aliens dans leurs jardins, ou encore des étoiles qui scintillent tout en formant des cercles bizarres. La folie est assez partagée à Gotham City, dans les pires comme dans les moindres cas. Ce garçon quant à lui, n'était pas fou, mais un petit bilan psychologique lui ferait surement le plus grand bien. Après tout, on a toujours besoin de se connaitre soit-même, même si les réponses ne sont pas généralement agréables.  
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Ven 10 Oct - 12:53



Le rat de l'Opéra

Hugo Strange & Purcell/Green Requiem



Ce psychiatre amusait grandement Purcell alors qu'il esquissait un sourire goguenard à son encontre. Vraiment ? Monsieur se disait justicier ? Il voulait sauver la ville de Gotham de la vermine qui y vivait ? Et en même temps, il voulait son aide. Comme c'était hypocrite. Sauver le garçon, c'était bien présomptueux de sa part de s'imaginer pouvoir faire cela. Une fois qu'on avait vécu dans les rues de Gotham, il n'y avait pas de retour en arrière possible et certainement pas pour Purcell qui avait vu tous ses amis crever comme des rats dans le caniveau, baigné dans leur sang. Jamais il n'avait pensé à voir un psychiatre par rapport à ce potentiel traumatisme, tout simplement parce qu'il avait appris à vivre avec. La faiblesse n'avait pas sa place à Gotham, et même si à présent il avait un foyer où vivre et une personne en la matière de Music Meister pour se confier, il devait bien continuer à agir en garçon des rues pour survivre, surtout depuis que ce dernier était coincé à Arkham.

- T'es drôle, doc... T'es un justicier alors ? Marrant, t'as vraiment pas la tête de l'emploi ! Batman a des soucis à se faire ! Prenez garde à Psychoman ! dit il en ricanant à son adresse. Que tu le veuille ou non, Hugo, les gamins comme moi sont déjà la lie de Gotham ! Même si tu nous évites d'aller à l'asile, on finira cinglé !

Purcell leva un sourcil quand il lui expliqua avec de plus ample précision ce qu'il attendait de lui. Un informateur pour surveiller Batman et tout ce qui pouvait être louche dans Gotham ? Pourquoi pas. C'était vrai que Purcell était un fouineur de compét' et avait des yeux et des oreilles partout. Il était parfaitement capable de répondre aux exigeances de ce cher psychiatre. Mais d'un naturel curieux, il se demandait surtout la raison exacte derrière tout cela. Le garçon ne croyait pas une seule seconde à cette histoire. Hugo Strange n'avait pas du tout le profil du justicier qui désire aider Gotham... enfin pas dans une certaine mesure. Il avait plus la tête du mec qui passe toute la ville au karcher ou par le feu pour la purifier qu'autre chose. Purcell s'imagina un instant son vis à vis avec un costume de juge, une perruque affreuse et un gros marteau et cela le fit pouffer de rire. Puis le psychiatre commença à faire sa théorie du dimanche comme quoi Purcell avait peur. Oh certes, il n'était pas rassuré et Hugo n'avait pas tort mais la fierté du gamin était incommensurable et il préférait se mettre dans une situation inextricable plutôt que d'avouer qu'il n'était pas rassuré. Aussi décida-t-il encore une fois de se moquer du psychiatre en prenant un air faussement attristé.

- Oui, je... je suis terrifié ! Je dois l'admettre ! Vous avez gagné ! Regardez comme je suis pitoyable ! Bouhouhou ! Je suis un pauvre petit garçon innocent terrifié par les monstres sous son lit ! Ne me faites pas de mal, monsieur ! Car après tout, je ne suis qu'un pauvre enfant trop fragile pour me débrouiller tout seul ! s'exclama t-il avant d'éclater de rire et de se pencher vers le docteur Strange en fronçant les sourcils. Mec, j'ai vu plus d'horreur dans ma vie de gosse que toi dans toute ta vie de vieillard... alors arrête de me prendre pour un pauvre gamin fragile. Je sais me défendre et j'ai pas besoin de tes thérapies de comptoir ni de ta pitié. Va jouer au psy avec quelqu'un d'autre, ça me fera des vacances !

Il se recula dans son siège avec une grimace boudeuse, regardant le plafond avec obstination, et repliant ses jambes en tailleur sous lui. Mais le psychiatre n'en avait pas fini et continua malgré tout, faisant soupirer Purcell qui le regarda avec un air parfaitement blasé. Qu'est-ce que les adultes pouvaient être obstinés quand ils s'y mettaient... Ok, il voulait continuer de jouer, il allait en avoir pour son argent. Il lui demanda des informations générales afin sans doute de faire un bilan psychologique. Purcell esquissa un rictus narquois en le fixant de ses yeux mordorés.

- Ma mère est un lama de Colombie et mon père est un chirurgien obstétricien du bulbe rachidien. Tu peux m'appeler Gontran-Ferdinand du Puits de la Boustifaille. Mon souvenir le plus lointain c'est quand j'ai léché un réverbère en hiver tout en dansant la caracole habillé en danseuse du ventre avec des babouches mexicaines. Ça te va, grand fou ?

Purcell afficha un immense sourire, visiblement très fier de lui. Ce n'était certainement pas une bonne idée mais Purcell avait toujours été un garnement qui suit ses pulsions et fonce tête baissé sans réfléchir, et tous les moyens étaient bon pour emmerder un abruti d'adulte arrogant qui pensait pouvoir le manipuler seulement parce qu'il avait dix ans.

- Tu sais quoi ? Je suis de bonne humeur et tu m'amuses, Hugo, alors je vais te proposer un truc. Me faire sortir d'ici, franchement, je peux très bien me débrouiller tout seul mais par contre... je serai ton informateur si tu fais quelque chose de plus important pour moi. murmura-t-il avec un sourire avant de regarder autour de lui d'un air suspicieux. Je voudrais que tu fasses en sorte de faire sortir quelqu'un d'Arkham, un certain Music Meister qui a d'abord été incarcéré à Blackgate mais qui pour des raisons que je ne connais pas a été embarqué à l'asile. Fais ça, et je t'aiderai. Mais à cette seule conviction.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Sam 11 Oct - 10:22

Le Rat de l'Opéra
Rassurez-vous, je suis docteur ...
Je suis en train de concentrer ma colère dans ce stylo, en colère devant l'imbécilité éhontée de ce gosse qui tente de me ridiculiser, moi et mes préceptes, je reste certes, de marbre face aux provocations enfantines, mais intérieurement, je bous. La colère nait essentiellement de la frustration et de l'attitude venant des autres, si les gens deviennent odieux et méchants, c'est tout bonnement parce que les autres humains sont des imbéciles et des incultes égoistes. Leur besoin passe avant tout, au lieu de bénéficier au bien commun, et à ce moment-même, je viens de réaliser que la vie de ce gamin n'avait aucune importance dans le plan que j'avais conçu. Bien sur, ce plan était égoiste, puisqu'il utiliserait bon nombre d'âmes nécessaires pour ce plan, mais de l'autre, c'était le sacrifice ultime pour sauver une ville qui méritait que l'on se batte pour elle, pour un ordre nouveau, pour une nouvelle ère qui n'oublierait personne. Ce qui est utile à beaucoup, l'emporte sur les désirs du petit nombre, disait-on. Ce que hélas, plus personne ne comprenait à notre époque et c'était parfaitement dommage. Je pose calmement mon style sur le dossier du jeune garçon, son comportement était parfaitement exhubérant, d'ailleurs, théoriquement, il n'était pas en parfait état d'exiger quoi que ce soit.

<< Des gamins des rues, il y'en a des dizaines, dans d'autres pièces comme celles-ci. Tu n'es pas unique et tu n'as droit qu'à une seule chance de m'assister dans cette entreprise. Essaie encore une fois de m'embobiner et tu finiras dans la section juvénile d'Arkham, avec une mention rouge sur le dossier. Entre un psychiatre renommé et un gamin, le choix sera vite fait devant le service d'ordre du Gotham City Police Département. >>

Je dis tout ça d'une voix calme, maitre de moi, fixant de mes yeux sans âme l'étrange petit bonhomme qui venait de se payer le bon vieux docteur que je suis. Il voulait s'amuser ? Et bien moi aussi. Je suis curieux de voir comment un petit hamster peut survivre à Arkham, et surtout, combien de temps, il peut garder sa santé mentale dans un environnement qui n'a rien de salutaire. Je fais craquer mes doigts gantés de noir tout en proposant maintenant un marché. Le dernier que ce gamin aurait avant de sceller son destin.

<< Je repose une nouvelle fois mon offre. Soit vous coopérez et vous me confiez votre histoire, soit ... Vous retrouverez votre ami Music Meister à Arkham. Et croyez-moi, une fois qu'on y entre, on en ressort jamais intact. Ce ne sont pas des menaces, juste des faits, et croyez-moi, je doute que vous y survivez deux jours. >>

Mes menaces étaient claires. Je sortais alors un stylo rouge avant de regarder le gamin. Le chantage marchait généralement. Pour ma part, je me délectais d'inspirer cette terreur dans les yeux du gosse, enfin, j'attendais de le voir trembler de peur, de supplier, de me voir ranger ce stylo qui pouvait sceller son destin avec une seule phrase : "Admission à Arkham". D'un seul coup, je pouvais détruire sa vie, son âme et son être, en une phrase et c'était diaboliquement agréable. Je regarde, toujours laissant mon stylo en suspend, tout en le dévisageant avec un sourire. Je n'aimais pas trop ce genre de pratiques, mais quand nécessité fait loi, il faut prendre les devants et s'imposer.

<< Alors, dois-je écrire l'ordre d'admission ou déchirer cette feuille ? >>
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Sam 11 Oct - 17:22



Le rat de l'Opéra

Hugo Strange & Purcell/Green Requiem



Bon, provoquer le psychiatre était officiellement pas du tout une bonne idée, visiblement. Le garçon regardait avec plaisir l'énervement grimper chez son vis-à-vis alors qu'il triturait nerveusement son stylo. Purcell aimait beaucoup cela, même si c'était synonyme de répercussions plus que négatives pour lui, il avait toujours ce sentiment de victoire qui l'envahissait quand il parvenait à ses fins. Mais dans tous les cas, sa petite tentative ne fut pas très efficace sur le psychiatre, qui revira très vite la situation en sa faveur. C'était un tout ou rien cette fois, et il lui expliqua clairement que si il avait besoin d'aide, il pourrait très vite trouver d'autres gamins des rues pour remplir le rôle. Purcell eut un rictus d'orgueil en relevant la tête, amusé. Non, il ne laisserai pas cet adulte impétueux gagner la donne, du moins pas sans avoir donné son avis.

- Eh, Hugo. Tu connais beaucoup de gamins des rues de mon âge qui sont aussi débrouillard et intelligents que moi ? Ce n'est pas pour rien que j'étais en train de chercher des câbles dans cet appartement dans lequel on m'a trouvé, ce n'était pas pour en faire un collier... Ceux qui pleurnichent derrière ces murs sont des idiots traumatisés et malades qui vont mourir l'hiver prochain d'une bonne grosse grippe à force de dormir sous les ponts, qui fouillent dans les poubelles pour se nourrir. Ils ne te seront pas d'une grande aide. Moi, je suis un survivant, mon bon monsieur ! Je suis un génie de l'informatique et franchement, rappelle moi si un jour tu trouves un autre gamin capable d'imiter à la perfection n'importe quelle voix.

Purcell n'était pas le plus humble des garnements, c'était une évidence, et il n'avait pas conscience qu'en révélant ce genre de choses au psychiatre, cela pouvait le mettre dans plus d'ennui qu'il ne l'était déjà. Il eut un mouvement de tête brusque pour montrer la cicatrice sur sa gorge et l'appareil auditif sur son oreille qui n'était pas en excellent état. On pouvait clairement voir qu'il avait été bricolé de nombreuses fois et que le coup du policier l'avait amoché. Mais c'était un appareil visiblement issu d'une technologie que beaucoup ignoraient, un appareil qui avait été construit par son propre père et quelques collègues scientifiques et qui permettaient à Purcell d'entendre mieux que n'importe qui alors que ses tympans avaient été explosés par l'attentat dans le garage de sa défunte mère. Ses cordes vocales également avaient été remplacés car elles avaient été grandement abîmés par des émanations toxiques, lui permettant ainsi d'imiter les voix de n'importe qui du moment qu'il l'avait entendu au moins une fois.
Le psychiatre continua son numéro intimidant et Purcell perdit son sourire. Mais il ne fut pas effrayé pour autant. Un peu inquiet, certes mais pas non plus soucieux de sa survie. Il connaissait ses capacités et se surestimait souvent. Mais pour lui, tout Gotham n'était qu'un terrain de jeu et Arkham n'était qu'un toboggan de plus. Qu'ils essayent donc de le refourguer là bas, il trouverait le moyen d'accéder à Music Meister, son cher maître, et de s'échapper tout deux. Car même si ils avaient trouvé le moyen de faire taire le musicien grâce à un procédé électronique, Purcell saurait s'en défaire et avec le talent de Wolfgang, ils s'évaderaient glorieusement, non sans avoir fait danser tout l'asile en sortant.
Purcell sembla un instant pensif et se racla la gorge, croisant les jambes et s'adossant à sa chaise en prenant un air intelligent et accablé par la dureté de la vie. Sa bouche s'ouvrit ensuite, mais ce fut la voix du commissaire Gordon qui en sortit.

- Voyons, docteur Strange, calmez vous. Inutile d'en venir aux menaces. Vous avez gagné pour cette fois. Je vous aiderai. Mais n'espérez pas me manipuler comme une marionnette, car je suis un artiste et un artiste est toujours libre. Je préférerai qualifier notre relation de... entente avec intérêt, si vous me permettez cette familiarité.

Purcell eut un sourire narquois avant de se redresser, se remettant en tailleur pour quitter le personnage qu'il incarnait quelques secondes auparavant et regardant le psychiatre avec une fausse condescendance. Oui, il s'avouait vaincu pour ce round, mais ce n'était pas fini. Purcell trouverait aisément un moyen de se servir du bon docteur Strange autant qu'il se servira de lui pour ses fins.

- Qu'est-ce que tu voulais savoir déjà ? Ha ouais, je me souviens. Je m'appelle Purcell. C'est pas mon vrai prénom évidemment mais tout bon vilain qui se respecte a un pseudo et ça suffira largement pour ce qu'on doit faire. Mes parents sont mort : ma mère a été explosée par une bombe dans son garage et mon père a été éliminé par des connard de mafieux parce qu'il leur avait emprunté de l'argent pour payer mes opérations. Je suis un rebut parfait de Gotham, en somme.

Le visage du garçon s'assombrit un instant quand il fit allusion à ses parents. Il avait toujours éludé le sujet, préférant ne pas songer à l'énorme manque qui creusait son cœur d'enfant. Même si Music Meister avait grandement aidé à remplir ce vide dans sa poitrine, on ne se remettait jamais vraiment de la perte de ses parents, surtout sous des circonstances pareilles et si tôt dans la vie d'un enfant.

- Quant au reste, mon souvenir le plus lointain c'est quand mon père m'avait ramené un piano à la maison. J'avais trois ou quatre ans je crois. Il était tout amoché et très ancien mais avec l'aide des amis de ma famille on a réussi à le remettre en état. Le son qui en sortait était divin, j'avais jamais entendu plus beau son de toute ma vie...

Le jeune garçon fut un instant perdu dans ses songes puis retourna son regard vers Hugo Strange. Il ne souriait plus vraiment, le souvenir de ces douloureux moments révolus ne lui faisait pas vraiment du bien et tout cela était la faute de ce foutu docteur qui avait sans doute trouvé son diplôme dans une pochette surprise.

- Voilà. T'es content ? J'peux partir maintenant ?

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    Lun 13 Oct - 17:09

Le Rat de l'Opéra
Rassurez-vous, je suis docteur ...
Les explications se succèdaient et j'enregistrais le tout sur le papier. Mes notes me serviraient pour plus tard afin de mieux établir le profil psychologique de ce cher Purcell. Je restais de marbre à ses petits jeux d'imitation, je ne devais pas me laisser distraire par ces enfantillages. Le gamin serait utile, s'il venait à finir égorgé, ce serait regrettable, pour mes recherches bien sur, mais regrettable quand même. Le sang qui se versait à Gotham était comme de l'encre noire, indélébile, et elle corrompait la ville, la souillait de plus en plus, ternissait mon ambition et réduisait souvent mes aspirations au néant. Mais je me jurais que je la sauverais, telle était ma mission, dédiée au travail de toute une vie. Alors que je termine de noter, je reprend parfois le jeune homme sur certains aspects de sa vie avant de continuer à noter tout ce qu'il me dit.

<< Bien. >>

Je tranche son monologue d'une voix coupante et sèche. Mon regard se fait austère. Il m'a donné ce dont j'avais besoin. J'avais pour ma part une envie dévorante de l'envoyer à Arkham, histoire de lui briser son petit caquet, cet abominable petit bâtard à la langue pendue. Je lui aurais fait comprendre qu'on ne se moque pas du Docteur Strange comme ça. Bien sur, je devais me montrer respectable, me montrer humain, même avec les miséreux et les sans-avenir. Nous n'avions pas tous les mêmes chances à Gotham. Demain, ce gamin se ferait surement trancher la gorge, il finirait surement vendu dans le trafic d'organes ou quelque chose de ce genre. Je repose mon stylo avant de le regarder une dernière fois.

<< Tu es libre de partir. Je vais dire aux officiers du GCPD de te relâcher, que tu ne représentes aucun danger pour la bonne ville et les gentils citoyens de Gotham City. Fait attention la prochaine fois, Purcell. Où le prochain psychiatre ne sera surement pas aussi conciliant que moi. Je me suis fait comprendre ? >>

Je remet mon chapeau sur le crane avant de reprendre mon manteau afin de couvrir ma blouse de docteur. Il fait frisquet en ce moment dans les rues de Gotham City et Park Row est aussi un endroit bien dangereux la nuit. Mine de rien, je jette un dernier regard au jeune garçon avant de lui donner un dernier conseil. Un des bons que je pouvais au moins dispenser dans ce monde horrible et dans cette ville malade.

<< Fait attention avec qui tu traines. Les alliés deviennent vite des ennemis, surtout à Gotham ... >>

Est-ce que c'était une mise en garde ? Une menace ? Peut-être que le garçonnet se mettrait à réfléchir sur le sens de ces mots ? Peut-être. Mais dans un sens, j'avais entièrement et indéniablement raison. On ne pouvait pas faire confiance à qui que ce soit à Gotham City et surtout pas aux policiers du Gotham City Police Department. Des gens trop dangereux avec le pouvoir qui va avec.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Le rat de l'Opéra [PV Purcell]    

Revenir en haut Aller en bas
 
Le rat de l'Opéra [PV Purcell]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Batman Legacy :: Gotham City :: Archives du Forum :: Anciens RP's-
Sauter vers: