Batman Legacy


 
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 Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)

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MessageSujet: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Ven 26 Sep - 21:24

Vicki Talk Show
feat H. Strange
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.   Jean-Paul S.



Les lumières clignotent, les personnes aussi. Ou plutôt ce sont mes yeux qui clignotent. La luminosité est tellement forte sur ce plateau que j'ai l'impression d'être une jeune aveugle perdue au milieu du Sahara. Et encore, ici, ce n'est que la partie coiffeuse, avec maquillage et brushing. Chouchoutée je le suis, mais shootée je le suis aussi. Encore un cliquetis et un flash qui m'arrive droit sur le visage. Il faut faire avec, après tout, c'est ma première sur un plateau. La grande Vicki Vale se retrouve propulsée sur un show télévisé ! Tout a été préparé pour mettre la journaliste rousse, qui jamais n'a mâché ses mots face à la pègre, face à une chose pire qu'un rendez-vous chez un psy : Interviewer un psy en direct ! Ah ça c'était du cadeau, merci à vous, intègres journalistes de Gotham. Si bien rémunérés par la veine viciée de notre ville, ils veulent supprimer par knock out celle qui nettoie, et met dans le nez des mafieux et criminels leurs propre merde. Moi ? Énervée ? Je me plains ? Ah oui ... ? Connaissez-vous la réputation d'Hugo Strange déjà ? Meilleur psychanalyste, psychologue, ou encore je ne sais quel mot relié au psychisme vient sur ce plateau, parler et même faire une démonstration. Pas sur moi, mais sur la pauvre assistante qui va m'aider durant l'émission.

"Vicki, c'est à toi dans cinq minutes et trente secondes, le temps de la coupure pub et du défilement des événements sportifs du jour.
- Okay, Gregory. Je veillerai à ne pas me prendre les pieds dans les câblages comme lors de ma visite de courtoisie.
-Oui, Dolan n'est pas un as de l'organisation. Je n'imagine même pas l'état de sa chambre.
- Tu veux que j'enquête ?"

Petit sourire en coin du régisseur. Ah Greg' était charmant. Un vieux de la chaîne un peu bourru allant sur ses cinquante ans. Barbe mi longue, cheveux poivre et sel. Il faut apprendre à le connaître. Tel un ours, il sort la truffe de sa caverne nommée "son monde" quand quelque chose l'intéresse. Au moins, on est d'accords sur un point, niveau émission. Dolan est un souk à lui tout seul. Mais c'est le fils de, donc on ne peut pas le virer. Que de jeux de places ... et dire qu'il y a encore quelques années, j'étais coincée dans les pays de l'Est, à faire mes reportages sous mes immenses couches de fourrures et pulls, sinon c'était la mort assurée. Et il valait mieux se prendre une balle que de mourir frigorifié. C'est une mort moins longue. On me pomponne encore un peu et je finis de me passer moi-même mon rouge à lèvres carmin en tapotant le bout de mon doigt sur la chair. Secret de maquillage de femme, les hommes. Le rouge adhère mieux ainsi. Mais qu'importe, je ne suis pas une conseillère cosmétique qui va vous apprendre à être plus beau, j'ai un job qui m'attend, là, sur une estrade où cinq fauteuils sont placés en arc de cercle.

"Presly, le biologiste aux illumination digne d'un Darwin sous ecstasy, Alina ton assistante venue du journal de Shanghai et Dean Lockwood le littéraire soi-disant profiler sont arrivés, madame !"

Betty, une jeune petite blonde toute vivace vient d'arriver presque à bout de souffle devant nous. Je me relève, poussant de mes doigts les mèches bouclées me tombant sur le devant des épaules pour ensuite la fixer avec un intérêt nouveau. Je vais pouvoir un peu cuisiner les premier qui vont arriver. Comme l'on dit, "Premier arrivé, premier servi !"

"Merci, Bet'. Tu m'as fait un topo digne des plus acariâtres éditeurs du moment. Bon, conduis-moi jusqu'à eux, s'il te plaît."

La pigiste hoche la tête puis file dans la foule de gens. Bon dieu, même Alexander ne s'y retrouverait pas dans une telle fourmilière. Une mémoire photographique est certes très utile mais pas non plus illimité. Nous n'avons pas de super pouvoirs ou de mutations ! Je me masse la tempe puis me lance dans le bourbier à mon tour, en faisant attention à ne pas accrocher mes chaussures dans la multitude de câbles. Les trois personnes en plus de Strange, je les connais. J'ai incendié Presly quand celui-ci avait sorti son traité sur une écologie prônant les forages de gaz de schiste. C'est très écologique tout cela, ne trouvez-vous pas ? Alina, je ne la supporte pas. C'est le genre de personne qui s'est refaite pour paraître plus européenne, moins différenciée. Seins aussi gros que les miens (qui sont naturels), yeux débridés, sourire presque pétrifié, elle avait perdu tout son charme asiatique pour devenir le rêve américain des bons patrons journalistiques. Justement, je la voix parler au loin avec Lockwood, un profiler travaillant dans la branche crime, au Gotham Globe. Je crois qu'ils ont vraiment décidé de m'enfoncer dès mon premier show. Les sales cons ... Pas le temps de me mordre la joue de colère, il faut déjà que je serre les mains et que je me montre comme d'habitude : professionnelle.

"Miss Mai ! Je vois que vous faites déjà connaissance avec Dean.
- Oui. Dean est vraiment courtois et cultivé."

Ah. Dean. Courtois. Il fallait vraiment en entendre de belles parfois. Le message qu'il essaie de te faire passer c'est "Je veux te balancer dans mon lit et te faire des choses sales, ma jolie." Soit elle le sait et ça veut dire qu'elle espère que Dean ait des relations pour la faire grimper pas que de son lit, soit elle est idiote et là je préfère me taire. Aider une journaliste sans un grain de professionnalisme et d'observation, ce n'est pas vraiment mon job. Je souris donc alors que Dean marmonne, avec assez de timbre tout de même pour qu'on l'entende :

"Certains savent y faire avec l'humain."


C'est bas, Dean. Très bas.

"Oui, et je suis absolument sûre qu'ils savent aussi bien charmer par leurs paroles que par leurs écritures."


Et voilà un coup dans les bourses de ta fierté de profiler alcoolique, sale con. Il n'ose plus rien dire parce qu'il sait à quoi je fais référence. Alina nous regarde avec son célèbre sourire Colgate sans rien comprendre, apparemment. Dean, ce brun un peu mal rasé passe ses doigts sur son visage puis baisse soudainement ses yeux bruns pour regarder on ne sait quoi par terre. Déjà que l'ambiance était tendue sur le plateau, je crois que là on était au summum niveau ambiance noire de série télévisée, lorsque Brenda entre en scène pour écraser le mariage d'Ed et Catherine. Je me sens une âme de figurante, assise sur le canapé avec sa coupe de champagne qui doit observer ce beau monde avant de briller et devenir en fin de compte un personnage clé. J'avance, finis mes saluts pendant que l'on me passe mes notes, remonte ma chemise et je prends place sur l'estrade face à la caméra, mes créoles argentées tintant légèrement sur mon torque durant cette longue marche. Je lis et j'attends que monsieur Strange fasse son apparition. C'est tellement ridicule ce genre d'ambiance, mais il va falloir que je m'y habitue vite, histoire que moi et tout ceux avec qui j'ai collaboré ne se fassent pas harakiri dans le milieu journalistique.

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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Sam 27 Sep - 19:00

/HJ ON : Je risque pas de me faire séduire et avoir une relation sexuelle en direct hein ? HJ OFF/ :lol:

Ricardo << Ce sera bientôt à vous monsieur Strange. >>

<< Merci. >>

Alors que le petit assistant de la Gotham City News m'avertissait de l'imminente entrée en scène, ma maquilleuse, une certaine Sheila, terminait ses pouponneries pour que je sois impeccable devant toute la ville de Gotham City. Cette émission serait pour moi, le moyen de mieux me faire connaitre, de mieux pénétrer l'âme des habitants de Gotham et de voir en moi, un jour, le véritable sauveur de Gotham City. Avec ma psychée des plus impressionnantes, avec mon QI des plus élevés, j'arriverais sans aucun doute, à découvrir la véritable identité du Batman, cet être que beaucoup croient encore être une légende. Mais c'était là le problème des incrédules, ils n'avaient pas la foi. Batman existait, un surhomme, un homme capable d'éprouver une telle force mentale et physique pour endurer les vagues continues du crime qui sévissaient dans Gotham City. C'était un être fascinant, plein d'atouts et très peu d'imperfections. Les nazis avaient jadis rêver d'un tel homme, d'un homme parfait, endurant, fort, parfait. Le français Robespierre lui aussi en avait rêvé, cet "incorruptible" qui ne se laisserait jamais aux pulsions les plus barbares de l'être humain et qui défendrait les vraies notions de la justice et de l'égalité. Peut-être que le Batman était cet homme après tout ? Quand les sociétés s'effondrent, un surhomme surgit pour illuminer les ténèbres. Jules César, Genghis Khan, tous furent des puissants qui ont mené leurs peuples à la gloire éternelle. Est-ce que le Batman façonnera un jour son armée ? L'avenir le dira.

Sheila << Voila monsieur Strange, vous pouvez y'aller. >>

Je salue d'un geste de la tête la femme qui vient de terminer son travail d'esthéticienne. Je n'aimais pas ces gagne-petits. Idiots, incultes, stupides, tout juste bons à rien et à faire les basses-oeuvres. Je détestais ces vies insipides, tellement dégoutées de leurs propres vies qu'ils en venaient à s'orienter vers des idoles devant leurs télévisions, des abrutis finis, où le cerveau devient chaque jour une flaque qui dégouline devant les merdes audio-visuelles. L'humanité s'abrutissait de jour en jour, adieu culture, intelligence, épanouissement intellectuel, les gouvernements avaient besoin d'idiots, de consommateurs, de loyaux citoyens pour voter pour des gouvernements qui ne rimaient à rien. Tout cela n'était que de la vanité, de l'hypocrisie. La démocratie ne marchait pas, pourquoi serait-elle parfaite ? Je montais l'estrade avant de rejoindre la célèbre Vicki Vale sur son plateau et je m'assois non loin d'elle, prêt à répondre à sa grande interview. Maintenant, il était temps que le professeur Hugo Strange se révèle à la petite populace de Gotham. Manants de la ville, votre seigneur intellectuel s'adresse à vous, s'adresser ? Non ... Vous autorise à écouter votre maitre à penser. Alors que je salue Miss Vale de la façon la plus adéquate en lui offrant un léger baise-main, je m'installe à mes aises dans le fauteuil qui me semble destiné pour cette soirée.

<< Enchanté de vous rencontrer, Miss Vale et merci de m'avoir invité sur votre plateau. >>

C'était un début des plus basiques pour le plat de résistance qui ne tarderait pas à venir. Tout serait parfaitement analysé méthodiquement. Petit à petit, et au fur et à mesure, nous en arriverions à parler du Batman et des super-vilains qui hantent cette ville qui était mienne. J'étais le sauveur de Gotham, et Batman ne faisait que me voler ma gloire. Mais j'étais patient, j'étais calculateur et bientôt, la gloire m'envelopperait de sa toge brillante pour que j'illumine le ciel de Gotham à mon tour.
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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Sam 27 Sep - 20:52

/H.RP : Malheureusement, vous n'avez commandé que le plat de résistance. Ce qui veut dire que ça va résister plutôt que fondre, comme un dessert. :D/

Vicki Talk Show
feat H. Strange
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Je finis de regarder ces fichus imprimés, qui normalement doivent contenir mes questions. Et bien sûr, que s'est-il passé ? On en a changé les formulations, détruit le fond qui allait me permettre d'enfoncer les plus abrutis des invités. Je dois donc improviser, comme toujours et surtout montrer que j'ai du chien. Mes doigts déchirent légèrement une feuille, en provocation. Le directeur me voir, il est juste face à moi, à deux mètres de distance. C'est ça, regarde moi avec cet air furieux, sale ripoux. Je me délecte de ta colère, comme le ferait le pire des criminels de cette ville. Pourtant, tu te tais, parce que le reste de l'équipe me soutient, à part cette chère Alina. Tournant les talons pour observer un peu les lieux, et cela tout en remettant le petit micro sur mon chemisier, j'observe un peu le plateau.

Les cinq beaux fauteuils rouges étaient placés sur une estrade de verre, en arc de cercle. Au milieu, une petite table basse avec son vase vide de toute fleurs. Qu'est-ce qu'ils avaient prévu de faire ? Mettre un bouquet de fleurs aphrodisiaques ou aux propriétés soporifiques pour que l'on s'immerge un peu mieux dans ce monde ? Ah la bonne blague ! Mais j'ai bien envie de voir ce que ça va donner. Le fond est fait d'un ensemble de barres de spots lumineux, un fond blanc duquel les invités secondaires sortiront. Soudain, une présence me sort de mes pensées et me fait me tourner vers elle. Strange. Je l'avais déjà vu, quand je n'étais pas encore à ce point connue. Mais ... quelque chose avait changé dans son regard. Certes il était déjà malsain et froid de vue, cependant, aujourd'hui, ce sentiment me paraît plus fort.

"De même pour moi, Monsieur Strange. J'espère que toute la cérémonie faite par notre chère industrie télévisuelle ne vous aura pas trop pris de court."

Charmant. Un baise main. Je ne sais pas ce qu'aurait fait une autre femme face à cette démonstration de galanterie d'un hoomme de haute renommée. Hahaha ! Mais pourquoi je pense maintenant aux Gold Digger ? Cette vision me traverse l'esprit et je ne puis m'empêcher d'étirer un peu plus mon sourire.

"Vicki, c'est à vous dans une minute.
- Vous ? Je ne vois pas miss Mai sur le plateau", dis-je d'un air détaché.

Ca y est, ça râle, ça se remet à bouger. On étend avec une deuxième coupure pub de deux minutes, afin de régler ce problème d'absence. Quelque chose me dit que ce n'est pas normal mais à quoi bon, je ne suis pas non plus là pour chaperonner la demoiselle. Profitons de cet instant pour redescendre légèrement cette jupe noire serrée, venant s'arrêter au dessus de mes genoux, histoire qu'aucun pli ne se fasse lorsque je vais avoir la permission de m'asseoir. Je jette mon regard un peu partout pour ensuite de nouveau rencontrer celui de Strange. Ou tu du moins, c'est ce qui laisse à penser. On ne peut pas dire que ses verres soient d'une transparence inégalable, si vous voyez ce que je veux dire ... Je ne comprends pas pourquoi les filles avec qui j'étais, il y a encore quelques minutes au maquillage peuvent exulter face à ce genre d'homme. Sans doute la part sombre et dangereuse. Ou alors les sous.

Ah enfin, ils arrivent avec la retardataire. Je détache mon regard de celui du psychiatre en lui adressant un léger sourire chaleureux pour ensuite me poser face à la caméra, placée en hauteur pour faire une vue plongeante sur le plateau. Miss Mai semble essoufflée, on la pomponne encore une fois pour remettre le fond de teint qui s'est effacé.

"Et ... c'est à vous !
- Bien le bonsoir, chers téléspectateurs. Et Bienvenue au Vicki Talk Show. Vous vous en doutez sûrement, je suis Vicki Vale. Je suis heureuse de vous retrouver, dans un endroit sauf. Enfin, qui dit que la mafia n'a pas décidé de venir jusqu'à moi. Brûler une rousse en place publique leur donnerait une certaine célébrité, n'est-ce pas ? Jeanne d'Arc n'a qu'à bien se tenir, je postule pour sa place de martyr."

Certains grincent des dents. Eh oui je ne suis pas le script qui défile, là sur ces caméras. J'improvise et je me montre sanglante, sur ces petites pointes d'humour. Ma main se tend et je souris de toutes mes dents en présentant les deux personnes déjà assises. Les talons de ces escarpins noirs claquent vraiment bien sur ce verre. Peut-être qu'ils pourraient me servir à enfoncer l’œil de quelqu'un de leur pointe, un de ces jours :

"J'ai le plaisir d’accueillir pour cette première un de nos célèbres professeurs, Mister Strange. Beaucoup de téléspectateurs ont eu vent de vos thérapies bénéfiques. Nous serons heureuses de vous entendre parler des bienfaits que vous apportez à vos patients."

Non on ne me la fera pas à moi, mister. Je sais très bien qu'il y a un truc qui cloche et je me ferai un bien grand plaisir à le découvrir, n'en doutez pas. Mais pour le moment, je dois juste sourire, être sympathique et dynamique. Le sillage de parfum fleuri qui suit mes pas gracieux, ma gestuelle, mon galbe et mon charme. Je dois tout utiliser pour mettre en confiance l'assemblée.

"Je me demande même si ma collègue, Miss Mai, n'est pas déjà passée chez vous.
- J'y suis allée, oui ...
- Oh, vous pourriez nous en dire plus alors ? Et j'ai vraiment envie d'entendre vos deux points de vue bien sûr. J'espère que vos paroles n'intimideront pas notre invité, qui pour l'instant est en infériorité numérique."

Je m'installe sur le rebord d'un fauteuil, jambe croisées, tandis qu'Alina, la belle chinoise bien refaite, se met à déclamer presque un éloge à la psychanalyse.

"Mister Strange a permis de me libérer d’étaux dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Mortifiée par tant de choses dans mon enfance, j'ai pu passer outre avec sa thérapie et me permettre d'être ce que je suis aujourd'hui. Et cela, sans prendre de cachets, bien sûr.
- Digne d'un conte de fées. J'espère que vous allez vous marier et avoir de beaux enfants, vivre d'amour et d'eau fraîche jusqu'à la fin des temps !"

Taquinerie, boutade gentille, j'essaye de détendre celle que je n'aime pas. Âme de sainte, tu montes en moi ! Au moins, elle ne le prend pas mal et semble être moins contractée. Pas habituée à la télévision, dirait-on. Mon regard vert perçant et chaleureux se porte vers le professeur et d'une voix claire emplie de curiosité, je lui demande :

"Et vous, Mister Strange ? Votre point de vue sur Miss Mai, votre ressenti et votre méthode de travail ? Je suis bien curieuse d'entendre cela. Je suis même sûre que vos activités ne s'arrêtent pas aux citoyens de Gotham, n'est-ce pas ?"

Je me penche, me montrant féminine et ouverte, comme le ferait une intellectuelle découvrant une autre face du monde. Montrer de l'intérêt était la base, quand l'on veut contrôler la situation. Le tout agrémenté d'une touche de charme et nous étions servi.

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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Lun 29 Sep - 13:55

L'émission commence et je suis là, bien là, en face du Gothamite moyen, ma splendeur était à son comble, j'esquissais un grand sourire, pas celui d'un requin avide qui désire les possessions et la gloire non, celui d'un homme qui a travaillé sa communication et son attitude pour plaire au Gothamite moyen. Je plissais les yeux quand j'entendis cette idiote de Vale parler d'elle comme une Jeanne d'Arc, cette journaliste ne devait pas savoir que Jeanne d'Arc est morte pour ses idéaux et que les martyres se font au combat, pas dans une émission de maternelle où l'on parle des problèmes les plus tristes. Si la mafia devait agir, elle ne laisserait pas une étiquette aussi grosse en tuant la journaliste dans le studio, ce serait une invitation trop facile pour se faire avoir par Batman. De plus, la mafia gothamite, dans son ensemble, se moquait éperdumment de la petite Vicki Vale puisque tous les sujets "importants" passent obligatoirement devant un rédacteur, qui lui est sous les ordres indirects de nombreux chantages ou pots de vin. Aucun soucis à se faire a ce niveau-là.
Une ancienne patiente était là ce soir ? Intéressant, elle pourrait nous confier ses meilleurs points de vues en la matière. Le travail avait été long, dur, mais terriblement ennuyeux. Elle avait de nombreuses phobies dans la vie, d'ordres maniaques et dépressifs, de longs mois ont été nécessaires pour la soigner, mais on est arrivé à un rapport stable, pour le moment. Les rechutes peuvent être fréquentes, mais elle devait continuer à suivre son traitement.

<< Mademoiselle Mai se rappelle de nos séances. L'hypnose, l'étude de ses tocs, de son enfance, tout a été décortiqué dans le plus strict respect de la vie personnelle du patient. L'analyse est la chose la plus essentielle dans mon travail. Il ne s'agit pas d'écouter bêtement une personne et de dire au revoir et à la semaine prochaine. Non. Il s'agit d'apporter une solution en attendant de trouver la véritable nature du problème. Il y'a un élément de passation entre le traitement et la voie de la guérison. Je suis amené à trouver quelque chose pour compenser la perte ou le manque de la personne. Quand le problème est découvert, il est temps d'appliquer selon un certain code, les différents stades de la thérapie. >>

Je lève un sourcil, toujours souriant, quand elle me pose la question qui porte au-delà de l'intérêt communautaire. J'avais bien compris qu'elle me demandait si j'avais un regard sur les évènements de la ville de Gotham City. Bien sur, mais ce serait elle qui me mènerait sur le terrain du Batman. J'évoquerais uniquement les quelques cas connus de l'asile que je connaissais sur le bout des doigts.

<< Les cas que je traite en collaboration avec le Gotham City Police Departement et l'asile d'Arkham sont assez variés. Par exemple, Humfrey Dumpler, alias Humpty Dumpty. Troubles psychiatriques affectant sa tendance à vouloir réparer ce qui est brisé. En l'occurence nous sommes dans un leitmotiv où Humfrey, qui a perdu ses parents, cherche à compenser l'amour qui s'est brisé au contact de sa grand-mère en essayant de réparer toutes les choses brisées avec minutie et propreté. Cela ne justifie pas le démembrement de sa grand-mère et sa remise en place, mais dans cette habitude, nous pouvons peut-être essayer de sauver Dumpler de sa folie. >>

Le pauvre Humpty Dumpty était malheureusement, un des seuls cas de l'asile, un de seuls que l'on pouvait sauver. Il avait la volonté, mais ne voulait pas quitter l'asile car il s'y sent parfaitement bien. Idiot, mais c'était comme ça. J'attend de voir la réponse de la chère Mai et de cette chère Vicki. Je suis sure qu'elle aurait des questions un peu plus "obscures" et un peu plus "volantes" que prévues. Le Batman, cette entitée qui nous fascinait tous. Son combat, sa lutte, ses rêves. Il était le mythe de cette ville.
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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Lun 29 Sep - 17:26

Vicki Talk Show
feat H. Strange
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.   Jean-Paul S.



Cette émission me semble vainement intéressante. Strange semble me prendre pour le genre de demi écervelée qui n'a jamais compris que dans mon métier, les hauts placés sont toujours prêts à claquer des dents au moindre article un peu top audacieux. Je m'explique. Il n'y a pas si longtemps que cela, une équipe composée par mes soins et le rédacteur au Gotham Globe nous a permis de faire la lumière sur le chapelier fou et son passé. Ses services avait été quémandés par certains mafieux dont je ne citerai pas les noms. Je n'ai pas envie de m'époumoner mentalement, enfin ... si cette expression peut exister. Reprenons où nous en sommes restés. Strange ne me connait pas. Il ne sait pas pourquoi on l'a mis dans cette émission en particulier. Tout le monde est au courant de ces légendes urbaines ou campagnardes concernant les rousses. Sorcières, porteuses de vices, de la lie de l'humanité, on les brûle, les lapide en place publique car elles sont symbole d'un feu ravageur.

Et mon feu, dans cette époque de béton et de poudre est brûlure, cloques infâmes sur les langues de vipère des corrompus. Je hausse les sourcils en entendant son débauché sur le célèbre Humfrey Dumpler. Alors comme ça, il parle juste, juste ... du démembrement de la grand-mère ? C'est attristant. dire le contraire revient à être du même acabit que les plus grands tarés qui courent encore en Gotham. Malheureusement, j'ai de la mémoire et je vais bien m'en servir :

"Donc, si nous reprenons vos phrases, Mister Strange ..."

Mes doigts glissent sur mes papiers et mon regard vert vient lentement se planter dans celui imperturbable de Strange. Je vois déjà au loin le directeur de plateau faire de grands mouvements de bras, prêt à monter sur le plateau. Ils n'ont jamais pu me manger les mains pour m'empêcher d'écrire ou prendre des photos, jamais pu m'arracher la langue pour que je ne parle plus. Ils savent que maintenant, je représente la voix du peuple, la voix de leur vérité. Perce le verre de ces lunettes, iris émeraude. Crève les mensonges et rétablis la vérité.

"Humfrey Dumpler, alias Humpty Dumpty aurait été envoyé à l'asile suite à son comportement compulsif du tout détruire pour mieux réparer ? Permettez ..."

Je me relève, et m'avance vers le fond blanc pour ensuite le pointer de l'index. Des images apparaissent. Un train déraillé. Le dossier concernant ladite grand-mère. L'horloge de Gotham en miettes, au pied de laquelle pompiers et policiers se pressent pour sortir des décombres de nombreux blessés. J'arrête de sourire et deviens perçante, sérieuse et surtout concrète. Ma chemise vole un peu au gré de mes mouvements secs :

"Dossier numéro un. Affaire classée sans suite. Après mûres investigations, le déraillement n'était pas un défaut de fabrication, comme la société de train le fit entendre. Il a été révélé que la société avait préparé son coup. Et dans quel but Monsieur Strange ? D'effacer certaines traces ou plutôt objets mis dans les wagons. Regardez vous-même."


Deuxième image se focalisant sur des rapports toxicologiques, datés et non formatés par une quelconque organisation fantôme à la solde des mafieux. J'ai aussi mes contacts, chers amis.

"Analyse toxicologique dans les débris des wagons explosés. Il a été découvert de fortes doses des composants de drogues ainsi que quelques restes d'armes. Quatre jours avant l'accident, une communication entre un associé de Maroni et le vice président a été captée."


Les dossiers sur la grand-mère d'Humfrey puis celui concernant l'horloge de Gotham s'avancent. On peut croire que je me fais l'avocate de Gotham et que je vais encore me faire avec plaisir un nouvel ami, à vrai dire je m'en fiche. Je vais soulever un peu les planches qui cachent le miasme.

"La grand-mère d'Humfrey a abusé de son petit fils, ce qui a déclenché ce comportement. Il pensait qu'en la fixant d'une nouvelle manière, elle deviendrait une grand-mère aimante. Mister Dumpler n'a jamais reçu amour, attention, apprentissage des comportements de base comme tout enfant, dans sa famille. Souvenir d'un livre ou d'une phrase qui lui a fait penser que de fixer aiderait objet ou humain à ne pas être 'cassé'.
- Arrêtez-la put*** ! Mais arrêtez la ! Mettez la pub !!!
- L'audience grimpe alors la ferme, directeur. Vous lui avez fichu ça dans les pattes alors assumez."


On entend le directeur hurler au loin. Malheureusement, les micros ne captent pas les sons de sa distance ... tant pis. Ça aurait été drôle d'avoir ce gros titre en bonus pour le journal du lendemain. Gregory grogne et le tient au col. C'est bon, je peux donc continuer. Je m'avance à nouveau et je fixe la caméra avec ce malin petit sourire en coin, plein de charme et destructeur, comme le ferait l'avocate face au juge. Alina sue et tremble. Ses lèvres étirant ce sourire refait tremblent. Elle a peur. De quoi ? De ce qui pourra se passer durant la démonstration de Strange. Et je la comprends.

"Miss Vale ... co ... comment pouvez-vous savoir tout cela ? Êtes-vous psychologue vous aussi ?
- Non, mais étudier les livres de grands hommes, retracer les histoires et découvrir de nouveaux éléments manquants ont toujours été mon hobby. Après tout je suis journaliste."

Oui, c'est méchant de dire qu'elle est juste une image de marque. Même si je le dis insidieusement. Je continue de sourire et me mordille la lèvre inférieure tant mon état de satisfaction me noie dans une faible euphorie.

"On utilise un homme encore à l'état d'enfant. Oh je note aussi que certains des patients d'Arkham ont été assignés sur les registres de sorties à de 'petites promenades'. Or, si nous reprenons vos mots, les patients de l'asile se doivent d'être en passe de guérir, pour pouvoir sortir en pleine ville ... Joker ... oh aussi Mister Tetch. Ils n'étaient pas en passe d'être soignés, je me trompe ? Après l'on s'étonne que des justiciers tels que Batman soient là, à veiller pendant que d'autres dorment sur leur propre travail. "

Je vois soudain un texte défiler sur le prompteur. Oh, ils font une coupure pub. Je hausse les épaules et ajoute donc :

"Nous en saurons plus après notre première coupure pub. Vous assisterez ensuite à une démonstration d'hypnose de mister Strange, en présence de Dean Lockwood, profiler affilié au Gotham Globe et Wyatt Presly. S'en suivra un débat entre les trois hommes sur le thème de notre soirée : la psychothérapie et ses bienfaits. Restez accrochés aux rebords vos fauteuils, car je n'ai pas l'intention de vous laisser en sortir jusqu'à la fin de l'émission."

Les lumières des caméras s'éteignent et le directeur en profite pour se jeter sur moi et m'attraper au chemisier via mon col en V. Puis il se met à hurler me cracher à la figure, comme si j'étais la dernière des traînées qui aurait pu fiche en l'air son couple via un simple coup d'un soir.

"Espèce de sale put*** de rousse de journaliste pourrie ! Tu vas foutre ma carrière en l'air."

On le maîtrise alors qu'il essaie de m'en mettre une. Je continue de le fixer, sans montrer une once de peur. A force, m'en prendre plein la figure a permis de me renforcer. Il me relâche enfin, même si il continue de m'insulter. Bon je tremble un peu maintenant. Un léger frisson, très léger parcourt mon corps. Mais je n'ai pas peur de mettre les mains dans leur pétrin fait des selles des plus corrompus. C'est ma ligne de vie et je la tiendrai jusqu'au bout. Sans attendre, je descends du plateau pour me poser durant les dix minutes accordées, dans ma loge. Mes pas me portent jusqu'au siège de la coiffeuse et je m'y affaisse, détendue et sur les rotules. Qu'il fait chaud ... poser un peu d'eau sur mon visage ne me fera pas de mal je pense ...

"Ca va Vicki ... ?"

La voix fluette de Betty me ramène à la réalité. Non je n'étais pas sur un transat, près de la mer, à sentir le soleil caresser ma peau blanche de ses divins rayons. Je suis là, à attendre le prochain round de cette émission digne d'un bordel nucléaire et capable de foutre ma carrière en l'air si je m'agenouille devant ces abrutis. Je soupire et Betty ferme la porte avant de venir poser sa main sur mon épaule. Oui, cette émission se résume bien par cette simple phrase : "Marche ou crève". Mais je n'ai pas l'intention de crever, soyez-en sûrs ...
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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Mar 30 Sep - 12:53

Finalement, cette Vicki Vale était tout sauf une poupée siliconnée avec un mental de Barbie idiote en provenance d'une série télévisée débile. Malgré ses airs de bimbo, elle avait un mental d'acier, une réflexion poussée, une intelligence assez implacable. C'était agréable de voir qu'il y'avait encore des journalistes compétents à Gotham City. C'était une bonne chose, mais aussi une terrible chose, pour les politiques surtout. Pour ma part, je ne m'en faisais pas, ses paroles étaient facilement contournables et l'on pourrait détailler énormément les dossiers de tous ces patients qui grossissaient les rangs de l'asile au fur et à mesure que le temps passe, inexorablement. Humpty Dumpty était un modèle, pour ce qui était des soins à Arkham. Et pourquoi critiquer un homme qui veut faire amende honorable dans notre belle société ? J'écoute, intrigué et fasciné par sa faculté de raisonnement les différents stades de mademoiselle Vale. Je tente de répondre à ses questions, et à ses affirmations, en espérant que cela apporte du détail à ce débat passionnant qui m'oppose avec une femme aussi intéressante que dangereuse.

<< Regardez Gotham City et admirez la faune locale. Corruption, pègres, monstres urbains, les gens sont ce qu'ils sont, ils sont humains. Et malheureusement, certains profitent des autres, ce qui nous ramène au cas de Humpfrey Dumpler. Oui, il a commis des erreurs, oui, ce n'est qu'un innocent dans toute cette affaire et oui, nous essayons de l'aider à devenir meilleur et à traiter les problèmes mentaux dont il souffre. Nous avons eu des progrès, des progrès avec hélas, je n'ai pas honte de le dire, un taux très faible de réussite dans le domaine des soins, mais les encouragements que nous voyons avec Humpty Dumpty, nous encouragent à continuer. Pour ce qui est des patients comme le Joker ou Jervis Tetch, nous n'accepterons jamais une libération de ces dangereux criminels, trop instables et trop dangereux pour nos bons citoyens de Gotham City. >>

S'enchainent alors d'autres questions, je laisse mon interlocutrice en parler, c'est alors que la pub est lancée. Et je vois le directeur de la station s'en prendre violemment à la présentatrice. Je me lève et m'interpose avant de dire d'une voix douce et agréable, avant de diriger l'homme en colère un peu à l'écart. Souriant, je lui glisse quelques mots pour apaiser sa colère, et l'homme se retire après quelques minutes d'explications, avec une carte de mon cabinet. Il avait une colère en lui, une colère à traiter, une colère à calmer. Et je m'en chargerais très bientôt. Avec une certaine assurance, je regarde la dénommée Vicki avec un sourire.

<< Pouvons-nous reprendre ? >>

Je comprend et on m'avertit qu'il y'a une petite pause de dix minutes, pour se rafraichir. Tant mieux, je pourrais en profiter pour mieux préparer mes prochaines réponses aux questions probables que l'on me posera. Mais je n'attendais qu'une chose, que l'on aborde le thème du Batman. Je voulais que l'on en parle, aux yeux, et aux oreilles de tous. Car il était une solution dans un problème qu'on appelait Gotham. Une assistante passe et me demande si je désire quelque chose.

<< Un verre d'eau glacée, je vous prie, avec une rondelle de citron. >>

Le citron est un excellent calmant une fois dilué dans l'eau. Parfait pour moi et parfait pour les nerfs. Je souris tout en repensant à la petite scène qui s'est déroulée devant nos yeux. La plupart des réalisateurs dépendaient de pots-de-vins, d'autres petits arrangements, c'était amusant d'ailleurs, de les voir s'exciter pour si peu. Le monde perd son énergie pour rien, pour des futilités. La gloire est la seule maitresse acceptable dans ce monde. Je patiente encore quelques minutes, bientôt la séance reprendrait de plus belle. Je savoure agréablement ce moment des plus agréables. Tout se passait bien pour le moment, tout était parfaitement normal.
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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Mar 30 Sep - 15:06

Vicki Talk Show
feat H. Strange
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.   Jean-Paul S.



Bet' continue de me rassurer sur ces choses que l'on connaît tous. Les pourris de la télé, les bimbos clichés comme Alina que l'on met au train ... et aussi les invités qui essaient de paraître propres sur eux alors que des tonnes de mélasse puante se trouvent encore sous leurs chaussures. Strange ne déroge pas à ce genre de choses. Il est compétent et sait être impassible. Or, je n'ai pas abattu toutes mes cartes. Accoudée à la coiffeuse, mains jointes et menton posé sur celles-ci, je réfléchis à ce qu'il a dit pour y trouver une faille. Le psy a éludé le sujet sur les dossiers de sortie ... alors il allait falloir les sortir et là, pour une bonne cause. Je fixe un moment mon reflet. Il est vrai j'ai ce petit air malicieux qui est avide de vérité. Il disparaît bien vite quand l'on m'appelle soudainement.

Pivotant sur le siège, je me retourne et me retrouve nez à nez avec un petit coursier qui me laisse une enveloppe cartonnée bien remplie. Bon, eh bien je sens qu'après l'émission je ne vais pas chômer. Adieu petit martini dans mon bar préféré et adieu bain relaxant. Mais au moins, ça me permet de carburer à ma vitamine préférée : le travail et les scoops. En parlant de scoop, je n'en ai pas fini avec Strange. Ni avec les deux autres zigotos qui vont prendre place. Justement, je vois Lockwood tourner et répéter ses phrases déjà pré fabriquées. Sait-il seulement que je ne vais pas lui poser les questions que l'on m'a données ? Betty continue encore de parler mais je l'arrête en faisant enfin un mouvement. Un simple index posé sur mes lèvres.

"Merci Bet' et ne t'inquiète pas. C'est les risques du métier."

Puis je me lève en essayant de me débarrasser du pli sur ma chemise, fait par le directeur précédemment. Strange sirote tranquillement une petite citronnade. Sans doute pense-t-il que pour lui tout est dans la boîte. Mais je ne vais pas me laisser faire. Déterminée et de nouveau droite sur mes talons, j'avance fièrement vers le plateau dans une volée de cheveux roux. L'on me regarde d'airs inquiets à 78%, le restant étant des airs haineux, qui, vous vous en doutez, viennent de mes principaux ennemis. Un, 0,01% venait quand même pour l'invité sûr de lui. Vous devinez de qui je parle.

"Ça reprend dans deux minutes ! Mettez vous en place s'il vous plaît."

Je monte sans attendre pour me mettre face à la caméra, conquérante et prête à me lancer dans ce deuxième round.

"Et maintenant, nous retrouvons Vicki Vale, en compagnie de Hugo Strange pour son Vcki Talk Show !"
"Bien chers téléspectateurs, nous nous retrouvons pour la deuxième partie de cette émission. Je vais me retourner vers Monsieur Strange un moment."

Je lève ma main vers l'écran où s'affichent d'autres dossiers et c'est à ce moment là que je remarque l'absence de ma soi-disant assistante. Elle doit-être on ne sait où, avec on ne sait qui. Tant pis, je vais improviser. Des dossiers sur les mouvements de sortie et sur des évasions, tamponnées à "archiver en urgence", s'affichent.

"Voyez-vous, je ne déplore aucunement que Mister Dumpler ait la volonté de s'en sortir. Je déplore simplement au nom des citoyens de Gotham, que comme les mafieux qui sévissent dans nos rues, le personnel d'Arkham utilisent en collaboration avec la pègre, ces patients à des fins frauduleuses."

Le dossier concernant Tetch apparaît et je sors aussi les quelques photos prises lors de mon investigation au Hat Shop. J'apporte un profil de jeune femme, une adolescente de famille alliée aux Falcone. Blonde, yeux bleus, disparue.

"Voyez-vous, Tetch est sorti malgré vos dires. J'ai l'enregistrement d'une de ses consultations où le nom de cette fille a été mentionné. J'ai aussi pu trouver à l'époque les vêtements de la demoiselle, qui ont été signalés sur son dossier de disparition. Jour de la disparition, le dossier laissé à Arkham stipule je cite 'une évasion par manque de vigilance des gardes' Or ..."

Ne croyez pas que je vais vous laisser partir tel un loup alpha, fier d'avoir déchiqueté ses opposants. Je le fixe à nouveau, sans mâcher les mots qui suivent :

"... ce personnel mentionné est censé être compétent, les chambres sécurisées. Et je lis aussi que Tetch reçut un repas bien spécial ce jour là. C'est à dire plus volumineux. Un cadeau sans doute ... comme les œufs de Pâques, il y avait quelque chose à l'intérieur. Cette clé."

Et la clé sale fait son apparition, encore pleine de tâches de sauce tomate. On annonce dans un coin du plateau une audience de plus de six millions de téléspectateurs. Je n'en reviens pas moi-même. Chicago et même Métropolis s'intéressent à ça ... ? Certains dans l'équipe frémissent d'excitation et de joie et je peux les comprendre. Même si je reste assez surprise par ces simples impacts.

"Je vous rassure ces sources sont sûres. J'aime bien ramener les objets perdus. Ah Miss Mai !
- Désolée pour le retard ... ! Je finissais les préparations pour la séance d'hypnose qui suivra.
- Je comprends. Nous allons donc entamer notre deuxième sujet avec le concours de Mister Lockwood, profiler de renom !"

Entre en scène cette tapette incompétente de Dean sur une musique jazz. Pauvre morceau, il a sans doute envie de retourner dans la tombe de son créateur. Mais je remarque que le directeur n'a pas bronché durant ma palabre avec Strange ... étonnant. Quelque chose s'est passé et je n'aime définitivement pas ça. Le profiler aux cheveux bruns gominés s'installe et fait un large sourire commercial à la caméra, tandis que Miss Mai lui fait les papillonnements de cils dignes d'une princesse de disney. Navrant. Retiens-toi de lever les yeux au plafond Vic' ... même si celui-ci est plus joli que ce duo improbable.

"Mister Lockwood ! Nous sommes ravis de vous accueillir pour vous entendre parler de votre recueil concernant ce personnage qui passionne tant de gens, Batman, chevalier noir aux allures de chauve souris. Pourriez-vous nous faire un petit topo sur vos analyses ?
- Eh bien disons que le profil laissé par cet homme de la nuit reste encore assez flou. Certains ont spéculé sur divers profil mais l'ébauche que j'ai pu former à partir de différents dossiers me parait la plus à même de s'en approcher. Gotham est la ville des chèvres.
-Continuez ... , dis-je en esquissant un nouveau sourire en coin.
- Sombre personnage, agissant en pleine nuit pour achever le meilleur du troupeau, il file comme la chauve souris, mystérieuse, vive. L'homme est sans nul doute fier de sa personne et est bloqué sur un souvenir qui l'empêche d'aller de l'avant. Il cherche à se repentir d'un péché mais celui-ci ne peut être effacé."

Il a raison à 25%. Pas plus. Encore un illuminé qui se croit à la pointe du profilage mais qui ne voit que la partie émergée de l'iceberg. Ils ont bien fait de l'envoyer ici en fin de compte. Car Strange et lui vont pouvoir débattre furieusement sur cela. Et là, je verrai qui est vraiment ce si célèbre psychanalyste caché sous ses épais verres ... Je me retourne donc vers l'invité de marque, une fois que j'ai pu prendre place sur le fauteuil, jambes croisées et air légèrement détaché.

"Intéressant. Et vous, Mister Strange ? Quelle est votre opinion sur ce profilage ?"

Oui, j'ai bien envie de voir ce que vous allez me sortir, vous qui n'avez pas arrêté de de lâcher des petits spasmes aux lèvres à l'entente de "Batman" ...
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MessageSujet: Re: Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)   Jeu 2 Oct - 10:16

Le plateau reprend, et je sens cet air tendu entre la présentatrice et son boss. Il y'a bien quelque chose qui ne va pas et je le sais, je le détermine et je comprend cette ambiance électrique. Je fronce les sourcils tandis que reprend l'émission. On introduit un autre participant, une espèce d'hypnotiste à la manque, un forain, un imbécile à mes yeux. On le disait profiler, un homme capable de déterminer les profils des criminels et autres victimes pendant des enquêtes, surement un amateur. Croisant les jambes, je regarde à nouveau miss Vale avant de lui répondre une nouvelle fois d'un air calme et concis.

<< Feriez-vous une fixation sur le cas de Jervis Tetch, ma chère Vicki ? Je ne nie aucunement que vos sources sont fausses, elles sont vraies. Mais ... >>

Je rehausse mes lunettes, avec un petit sourire, expertisant tout l'environnement autour de moi, prenant confiance dans mes paroles, prenant de l'assurance tel un Alexandre prêt à conquérir toute la Macédoine et l'Asie. J'étais de la trempe des vainqueurs après tout, un surhomme prêt à évoluer dans un monde glacé et froid comme le vingtième siècle.

<< L'époque dont vous me parlez est révolue. Le nouveau directeur, Jonathan Crane a toute ma confiance. Les sécurités ont été revues, le personnel est mieux trié et nous garantissons un anonymat des gardiens pour éviter toute correspondance et chantage dans la vie à Gotham City. Moins nous aurons d'interactions patients-gardes, mieux nous saurons protéger Gotham City de ces éléments malades et nocifs. Mais c'est à moi de vous demander quelque chose miss Vale. Comme vous le savez, Batman est apparu pour protéger les citoyens de Gotham face à la Pègre, la corruption et le reste. Mais depuis son apparition, le taux d'aliénés a bondit de plus de cinquante pour cent. Le soucis est que Batman attire ces criminels, avons-nous besoin d'un chevalier qui se déguise et qui distribue les poings en guise de justice, renforçant les fous dans leurs petits mondes chaotiques ? Ou bien, nous apportons une réponse sincère, à visage découvert, avec une réponse humaine face à cette épidémie que touche notre ville. Gotham est malade, et je suis au regret de vous le dire, mais Batman est bel est bien la cause de tout ces problèmes. >>

C'est après ce grand épisode que je prend le verre d'eau avant de le porter à ma bouche. J'écoute patiemment ce "Loockart ?" "Lockwell" ? "Lockwood" c'est ça ? C'est dire si le nom de ce petit être m'intéresse fortuitement dans notre bon monde, son détaillage est simpliste, idiot, il ne connait pas son sujet parfaitement. Lorsque l'on me demande mon avis, je me tourne d'abord vers ce guignol de profiler avant de regarder Miss Vale d'un air légèrement sur de moi.

<< Monsieur Lockwood, avec tout le respect ... Non, ça sonne faux. Soyons clairs, vous êtes un imbécile. Vous n'avez strictement rien compris à la fonction première du Batman. Reprenons votre point de vue. Vous dites qu'il est là pour laver son propre péché et je suis contre cette idée. Le Batman est un élément forgé dans les ténèbres, c'est l'homme qui est derrière qui a achevé sa propre formation, sa transformation. Voyez cet homme comme une chenille, son parcours comme un entrainement, et le papillon Batman apparait. Propre, sans éléments pour le retracer, nous avons un surhomme, un sur-être. Dissociez tout d'abord l'homme du mythe et ensuite nous reparlerons comme des gens civilisés et intelligents. Je pourrais vous narrer ce que je sais déjà et je m'approche, jour après jour de l'information ultime. Je saurais un jour répondre à cette fameuse énigme, qui est derrière le masque ? Dois-je moi-même proposer mes services au Bureau des Affaires Surnaturelles du Gotham City Police Departement ? Qui a le numéro ? Quand on voit le tel dégrès de compétence, on comprend pourquoi les mafias et les cinglés règnent en maitre dans la ville. >>

Et boum. Cela allait faire mouche. Cela allait même hurler très fort dans les micros des rédacteurs et autres nervis du politiquement correct de la chaine. Le GCPD passait pour une bande d'amateurs. Nul doute que ce Lockwood allait finir au chômage, avec l'alcool et la drogue pour s'en remettre. Pas de paniques, le docteur Strange serait là pour l'accompagner. Avec un léger sourire narquois, je regarde Miss Vale d'un air presque gentil.

<< Dois-je continuer ou ... ? >>
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Marche ou crève, ont-ils dit. (P.V Hugo Strange)
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