Batman Legacy


 
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 L'évasion de Dollmaker [PV]

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MessageSujet: L'évasion de Dollmaker [PV]   Jeu 5 Déc - 15:50

Mad Hatter avait quitté l'asile d'Arkham aussi vite qu'il en était entré. Le garde qui avait accompagné le nouveau Chapelier Fou avait malencontreusement finit ce qu'il lui restait de vie en mourant lamentablement. Une balle de son propre révolver fit le travail approprié pour la circonstance. Cependant, il fallait mettre au point un plan. Un plan qui laisserait le champs libre pour l'évasion du Dollmaker. En revenant par le taxi qu'il avait pris Jervis Tetch songeait, songeait à tous ces pauvres gens qui vivaient sans chapeaux pour rendre leurs vies meilleures.
Comment peuvent-ils vivre sans joie, pensais-je. Ils devraient être heureux non ? Ils ont de belles voitures, de l'argent, et pourtant, ils ne le sont pas. Il faudrait des chapeaux, des chapeaux par milliers pour tous ces gens, pour tous ces braves citoyens de Gotham City et après, je les emmènerais au Pays des Merveilles. Je les ferais payer, payer pour tout ce qu'ils ont fait au pauvre Jervis.

- "Du Thé."

M'exclamais-je à haute voix dans le taxi, tandis que le chauffeur me regardait avec un air ahuri. Il ne devait pas s'attendre a voir un petit être habillé ridiculement aujourd'hui. Et le trajet jusqu'à Arkham l'avait surement conforté dans son délire, comme quoi il transportait un patient de l'asile. Peu m'en chaut, je n'avais pas besoin de ce médiocre conducteur de taxi dans mes plans. Ce soir, je devais planifier, diriger, préparer. Ce que Gotham pouvait être triste, même quand il faisait un beau soleil, et ça manquait de thé, de fantaisies ... Mon idée serait de transformer cette ville en quelque chose de magnifique, un petit pays des Merveilles urbain, ce serait si beau, si doux.

Arrivé à mon établissement, j'étudiais les vieux plans de l'asile. Certes, ça a un peu changé, mais il n'y avait eu aucune rénovation, rien de rien depuis Amadeus. Il était grand temps de faire sortir la folie de l'endroit, et offrir à Dollmaker ce qu'on lui avait promis.


Quelques jours passèrent, et le plan était enfin préparé, tout cela devait être un travail rapide, facile, et le jour où il y'aurait le moins de gardes.


- "Bien, messieurs."

Je m'adressais à mes hommes hypnotisés. Bien entendu, ils ne réfléchissaient pas, ne bronchaient pas, mais ils seraient les braves petits gars qui sauveraient la vie du Dollmaker hors de l'asile d'Arkham. Je passais en revue mes troupes, comme un général sur de lui.


- "Vous êtes sept membres de cette équipe. Sept membres issus de la racaille que Gotham peut offrir, tous sous mes ordres. Trois d'entre vous portent des bombes, de la dynamite. Les autres, vous avez des armes. Vous trois, vous allez vous sacrifier en vous faisant exploser auprès des portes d'entrées de l'asile. L'onde de choc détruira les portes et vous permettra d'entrer pour les autres. Vous foncerez au niveau -1 et vous libérerez Dollmaker. Ceci est votre mission. Il ne devrait y'avoir aucun problème à cela. Une fois qu'il sera libre, vous l'escorterez jusqu'à la sortie et je serais là pour le rejoindre."

Aucunes questions, ils partirent les premiers. Dans le camion de livraisons de chapeaux, je pris la place du conducteur pendant que mes petites ouailles allaient à l'arrière. Une bonne demie-heure plus tard, nous étions devant l'asile et soudain, une explosion retentit, puis une deuxième, et une troisième. Ils n'étaient plus que quatre, et maintenant, je pouvais contrôler aisément les hommes restants. Le Dollmaker serait très bientôt libéré.
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MessageSujet: Re: L'évasion de Dollmaker [PV]   Ven 6 Déc - 1:25



« Vingt-cinquième jour de pénitence au centre psychiatrique d’Arkham. J’ouvre pour la première fois ce journal intime  pour y déposer l’encre  bleu noir de ma plume. Je n’ai personne à qui parler alors je me parlerai à moi-même à travers ces mots. 

Je n’ai pas le droit d’utiliser un stylo sous peine d’être privé de nourriture pendant une semaine et d’être enfermé dans la cellule d’isolement avec une camisole. Je ferai mieux de ne pas contredire ces infectes psychiatres, ils ont tellement peur de moi qu’ils font tout pour éviter les problèmes. Comme si je pouvais me servir d’un stylo comme d’une arme. C’est ridicule et ce n’est pas du tout mon genre. Je préfère les armes blanches, comme le couteau de cuisine que j’avais utilisé pour tuer mon dernier cobaye et qui m’avait ensuite servi à lui découper chaque doigt qui se sont retrouvés dans mon assiette le soir même et que j’ai pu déguster goulûment avec des fèves au beurre et un très bon vin blanc. Une charmante femme je dois l’admettre, mais hélas trop pleurnicheuse. De plus les résultats des analyses de sa peau ont été très décevants, elle ne me servait plus à rien et c’était beaucoup trop risqué de la laisser partir, alors je l’ai tuée et j’ai vendu ses organes à un riche hispano-américain de la région. Ma seule erreur. Le Batman a su me pister depuis cette opération et il m’a retrouvé. Il m’a assommé et livré au GCPD. Depuis, je suis resté enfermé deux semaines au centre pénitencier de Blackgate et j’ai ensuite été transféré ici, dans cette cellule d’Arkham, depuis presque un mois maintenant. 

Je ne supporte plus de vivre dans un si pitoyable logis, y rester cloîtré est une insulte envers la personne que je suis. Je n’ai plus conscience du temps qui passe, je me contente de biffer quotidiennement les cases du calendrier. C’est un geste horrible devenu malheureusement habituel. Mon espace privé est bien trop petit pour me convenir, je ne m’y sens pas à l’aise. Je me sens pris au piège derrière cette vitre blindée comme un animal coincé en cage. Je suis un animal pour eux, ils me traitent comme si j’en étais un. Je suis sans doute même moins important qu’un animal, je ne suis qu’un déchet, une abomination de la nature qu’il faut maintenir fermement pour éviter tout incident. Ils disent vouloir m’aider alors qu’ils ne font que me mettre au placard en attendant que j’y pourrisse et que j’y meurs de désespoir. Ils se trompent, je nage dans l’espérance. Le Chapelier Fou est devenu la clef de voûte, il est à présent mon unique chance de quitter un jour cet asile. Seul, je n’y arriverai jamais, il faut qu’un incident extérieur et aux environs de l’établissement se produise pour que les gardes fassent moins attention à moi. Rien ne se passe actuellement, les gardes font des allers retours dans le couloir du bloc de cellules dans lequel je me trouve et l’imbécile en face de ma vitre qui me regarde comme un ahuri n’a pas l’air plus inquiété. J’attendrai le retour du nain au grand chapeau, j’espère qu’il respectera ses promesses et qu’il ne renoncera pas au dernier moment. Je n’ai lu dans ses yeux que de la folie et de la puérilité, ce qui fait de lui un individu potentiellement très imprévisible et dangereusement déterminé dans sa quête utopique de bonheur universel. Je l’aiderai à condition qu’il me fasse sortir. Le petit morceau de papier contenant la liste des adresses des femmes que j’ai repéré avant de me faire arrêter se trouve toujours sous la peau de la paume de ma main droite. Ils se croient intelligents à me fouiller tous les matins, tous les midis et tous les soirs mais ils oublient que toute ma vie se trouve gravée en moi. Je ne trouverai pas d’espèce plus évoluée que moi dans cet établissement. Ma place n’est délibérément pas ici. Lorsque je sortirai d’ici, je retrouverai les femmes présentes sur ma liste. Elles sont merveilleuses, pleine de vie, et leur peau semble convenir pour mes recherches. En plus de fournir une pièce à mon futur collaborateur, j’ai décidé de me lancer dans un projet unique, le projet de toute une vie, de toute ma vie. Je vais créer la peau parfaite, fabriquée par les femmes les plus belles de cette ville. Chacune fournira un échantillon et ceux-ci s’accumuleront et se rassembleront pour ne plus former qu’un seul et même cuir. Ce sera magnifique. Difficile, mais magnifique.

Je suis pressé de sortir, mes journées ne sont guère passionnantes. Je me contente de me lever le matin, de subir les incessants tests psychologiques qui ne mènent à rien étant donné ma flagrante intelligence, de manger, de me faire laver au jet d’eau, de dessiner, d’écrire et de dormir. Je n’ai reçu aucune visite depuis celle de Jervis. Ma mère, cette prostituée indigne, est trop fière pour se donner la peine de venir parler à son fils unique. Elle n’a pu manquer l’information, mon arrestation et mon procès expéditif ont résonné à la télévision pendant une semaine. Je la déteste. Je préfèrerais que Matilda vienne me retrouver. Mon assistante me manque horriblement. Elle est démunie sans moi et elle a besoin de son maître. Elle doit être guidée. Elle »


Une explosion interrompit l’activité de Barton. Il leva brusquement la tête, les yeux écarquillés, et ne bougea plus. La saisissante déflagration provenait de loin mais le grand flash rouge et jaune créé par celle-ci pouvait se voir depuis l’unique fenêtre de sa cellule. Il se leva et s’approcha plus près d’elle pour assister à la scène. Dehors, le feu se propageait lentement près de la grande porte la plus éloignée qui venait d’exploser. Les bouts de métaux encore intacts volaient dans les airs et retombaient violemment au sol ou sur les toits. Des morceaux de chair humaine atterrissaient également à terre. Ce n’était pas un accident, c’était une attaque. Il faisait nuit, la pluie tombait et offrait un contraste intéressant avec les flammes. Les gardes s’agitaient près du lieu de l’incident avec des extincteurs et des talkies walkies. Ils appelaient les pompiers. Une seconde explosion fit à nouveau sursauter le criminel. Les gardes de son bloc de cellules le maintenaient en joue pour éviter qu’il ne profite de cette anarchie pour s’enfuir. Barton n’en avait cure et continuait à observer les lieux depuis sa fenêtre. La déflagration s’était rapprochée et une deuxième porte venait d’être réduite en morceaux. Le ou les responsables savaient ce qu’ils faisaient.  Une troisième et dernière explosion étonna Dollmaker qui commençait à deviner ce qui était en train de se dérouler. Cette ultime déflagration venait de l’étage du dessus, cela s’était entendu. Les lumières dans la cellule ne fonctionnaient plus et clignotaient rapidement. Une odeur de brûlé et de la fumée sortaient des conduits d’aération. 

Le Chapelier Fou passait à l’action, le jour J était enfin arrivé. Barton allait retrouver la liberté. L’ensemble des gardes près de lui remontèrent d’un niveau pour aller voir ce qui s’était passé tandis que l’ahuri restait devant la vitre blindée en le pointant avec son arme. Seul à seul, le psychopathe inspirait de l’effroi, le jeune policier ne se sentait pas à l’aise en le regardant. Sa radio attachée à sa ceinture s’alluma soudainement.

Vite ! Vite ! Coups de feu ! Je répète, coups de feu ! Quatre individus armés nous tirent dessus à l’étage supérieur, amène-toi !

Le jeune homme fit part de son inquiétude par un « merde » prolongé qui résonné à travers l’ensemble du bloc.  

Tu ne bouges pas toi ! Je reviens. – ajouta-t-il en pointant de l’index son prisonnier qui s’approchait près de la vitre. Il sortit son pistolet à six coups et sa lampe torche [l’électricité venait de se couper complètement] et courut vers l’escalier au bout du couloir. Dollmaker le regarda faire en laissant apparaître un sourire moqueur.

Ils arrivent. – se dit-il à lui-même.

Quelque cinq minutes plus tard, un groupe d’individus armés rejoignirent le bloc de cellules. Ils s’approchèrent du psychopathe devant la porte vitrée. Barton les regarda avec stupeur. Ils étaient quatre et portaient tous des masques de lapin blanc. Un bouton rouge clignotait sur leur front. Ils étaient contrôlés et manipulés. C’était un spectacle très étonnant mais qui définissait parfaitement la signature de Jervis. Plus aucun doute n’était permis, ils venaient pour le libérer. L’un des lapins s’occupa d’ouvrir la porte. Dollmaker sortit lentement, respirant à pleins poumons. Il s’était échappé de la cellule. Un second lapin l’agrippa par le bras et, sans dire un mot, ils se mirent tous en marche vers l’escalier. Lorsqu’il atteignit le rez-de-chaussée, le criminel constata que tous les gardes responsables du bloc avaient été froidement exécutés. Le sang se répandait sur le vieux carrelage. La fumée des tirs et de la déflagration recouvraient la pièce d’un léger brouillard et leur odeur se propageaient dans les narines. L’un des policiers encore en vie rampait au sol et s’y traînait comme un escargot visqueux. L’ahuri avait survécu aux coups de feu. Le prisonnier le reconnut et s’approcha de lui. Il se baissa pour le regarder dans les yeux et l’agrippa ensuite violemment par le cou.

Tu ne bouges pas toi – lui dit-il avant de planter ses incisives dans sa joue droite et de la lui arracher en le secouant agressivement de gauche à droite. Dollmaker cracha le morceau de chair au sol et s’essuya la bouche, pleine de sang, avec son bras. Il sourit. Le policier hurlait horriblement. Les cinq fugitifs quittèrent le bloc de cellules et accédèrent rapidement à la sortie de l’asile, les gardes à l’extérieur étant trop occupés à éteindre le feu qui se propageait plus loin.


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MessageSujet: Re: L'évasion de Dollmaker [PV]   Ven 6 Déc - 14:08

Les lapins faisaient leur travail. Ils étaient doués, surtout quand je les contrôlais. Avec un grand sourire, je pouvais ressentir parfois, certaines émotions notamment le toucher contre la vitre froide du Dollmaker. Dans ma camionnette, j'attendais patiemment le retour de mes troupes. Bien entendu, le feu s'était bien déclaré, et le temps que les pompiers n'arrivent, nous serions déjà loin. Les Soins Intensifs étaient un lieu surveillé, presque fortifié, mais avec le temps, les gardes avaient vu leurs effectifs diminués, puisqu'il y'avait de moins en moins de patients au fur et à mesure. Mais avec l'ambiante tension dans la ville, il était certain qu'un jour, je finirais par avoir ma cellule à Arkham.
Ma camionnette était cachée, derrière les arbres qui menaient à l'île d'Arkham, sur le chemin. Ils auraient de quoi faire une petite trotte, mais heureusement, les gardes étaient trop occupés à s'occuper du feu pour se soucier de mes lapins. Cependant, si jamais l'un d'en eux venait a mourir ...


Alors que le feu continuait a s'étendre, les lapins revinrent avec le Dollmaker. Caloo Calaie, jour de gloire et de fête. Je regarde ma montre de gousset, nous sommes dans les temps. Avec un sourire, je vois au loin les camions de pompiers qui viennent par ici. J'indique à mes lapins de se mettre en rang dans le camion. Quant au Dollmaker, il prendra la place à mes côtés dans le camion, à la place du mort. Nous patientons, phares éteints, que les véhicules passent avant de nous en aller de notre cachette.


"Le Merlan dit à l'Escargot: Veut-tu avancer un peu ? Y'a un brochet derrière nous qui me marche sur la queue."

Dis-je en citant Lewis Carroll. Cela en devenait presque et étrangement instinctif. Comme si je me rappelais de chacunes des tirades d'Alice au Pays des Merveilles. Bien entendu que je les connaissais, mais je me surprenais a les sortir. Est-ce que c'était le début de la folie ? Ou bien l'étais-je depuis toujours ? Qu'importe. Je démarrais la voiture et il était temps que nous partions.


"J'espère que vous n'avez eu aucun problème durant votre évasion. Mes lapins peuvent être quelques fois ... Durs au contact."

Dollmaker était un cannibale en ce qui concernait ses victimes. Il dévorait et reconstituait ses proies avec une méthode des plus intéressantes. C'était bien le produit qu'il utilisait qui m'intriguait personnellement. Quelle dose de médicaments ? De drogues ? Qu'utilisait-il pour les faire parler et assoir son pouvoir sur eux ? Vaste question, et maintenant que Dollmaker était libre, il pourra offrir la récompense promise au Chapelier Fou.

Nous arrivions enfin à l'entrée de la ville, phares allumés, pointant l'écriteau "Gotham City". Dollmaker devait être content, il pourrait enfin avoir une vision sur un arbre, sur une plage, s'émerveiller des beautés de Gotham City. Souriant à l'idée d'enfin achever mon oeuvre, je me risquais a allumer un peu la radio.


Jack Ryder
- "Ici Jack Ryder, en direct de l'hélicoptère survolant l'asile d'Arkham qui a été témoin ce soir même, d'une évasion rocambolesque."

Déjà ? Ils étaient rapides ces rapaces et ces vautours de la presse. Nulle doute qu'ils vont ensuite commencer a remonter sur mes traces. J'espère qu'ils ne nous retrouveront pas aussi facilement, ce serait dommage.


Jack Ryder - "Plusieurs gardes ont été abattu, l'un d'entre eux portent même des marques de dents, la chaire a été littéralement arrachée. Mon Dieu, on rapporte qu'il manquerait le criminel dénommé Barton Mathis alias le sinistre Dollmaker. Le GCPD va bientôt arriver sur place, votre équipe du GCN est là depuis que le feu a été déclenché et les pompiers arriveront a maitriser l'incendie. Nous n'avons aucun lien permettant de remonter aux auteurs de cette évasion. L'avenir nous dira ce qui se passera."

Je regarde mon comparse de fortune, souriant avec joie. C'était amusant de voir nos exploits commentés dans "Soirée avec Jack Ryder", l'émission de nuit de la radio de Gotham City. C'était captivant, risqué, mais excitant !


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MessageSujet: Re: L'évasion de Dollmaker [PV]   Mar 10 Déc - 0:50





Conduisez-moi dans l’East End. 

La consigne était claire, précise et froide. Dollmaker ne se considérait pas encore comme échappé avant d’être parvenu à retrouver son repaire dans le quartier des prostituées. La tension était encore présente, son rythme cardiaque était très élevé. Posant sa main droite au niveau de son cœur, Barton respirait à nouveau l’air de la nature, malgré l’odeur nauséabonde qui infestait le véhicule. Le temps des mauvais traitements et des mauvais repas était terminé, plus rien ne semblait pouvoir l’empêcher de poursuivre son œuvre. Cette fois-ci, il était beaucoup plus déterminé. Jervis, lui, semblait heureux, son regard était partagé sur la route, sur celui à qui il venait d’offrir la liberté et sur le rétroviseur pour vérifier si les forces de l’ordre avaient repéré ou non leur trace. Personne ne se présentait derrière la camionnette qui entrait tout doucement dans les beaux quartiers de la ville. Agacé par le regard du Chapelier Fou posé sur lui, Dollmaker préféra admirer la vue par la vitre de son côté. La nuit était fraîche et la lune pleine, accompagnée de ses amies étoilées. La température était basse et la brise d’air frais s’infiltrait dans les interstices des portières abimées. Jervis n’avait pas programmé le chauffage intérieur dans l’habitacle, Barton tremblait, il n’aimait pas le froid. La radio, quant à elle, était allumée et diffusait les informations nocturnes. Le dénommé Jack Ryder, paraissant fort arrogant à l’audition, résumait les quelques faits importants de la soirée. Il s’agissait en fait d’une édition spéciale, un seul événement était présenté : l’évasion du psychopathe. 

Ici Jack Ryder en direct de l'hélicoptère survolant l'asile d'Arkham qui a été témoin ce soir même d'une évasion rocambolesque. Plusieurs gardes ont été abattus, l'un d'entre eux porte même des marques de dents, la chair a été littéralement arrachée. Mon dieu, on rapporte qu'il manquerait le criminel dénommé Barton Mathis alias le sinistre Dollmaker. Le GCPD va bientôt arriver sur place, votre équipe du GCN est là depuis que le feu a été déclenché et les pompiers arriveront à maitriser l'incendie. Nous n'avons aucun lien permettant de remonter aux auteurs de cette évasion. L'avenir nous dira ce qui se passera.

Assez ! rétorqua Barton en coupant brusquement la radio. Ces insignifiants journalistes sont des bons à rien. Ce sont des propagandistes qui répandent la haine et la méfiance envers les artistes comme moi. A présent cessez de regarder derrière vous et arrêter de me regarder, concentrez-vous sur la route et écoutez-moi attentivement. Ces misérables créatures auront bientôt de véritables informations à diffuser à tous les habitants de Gotham City. Bientôt, moi, Dollmaker, le plus grand artiste de l’anatomie humaine, je créerai une toute nouvelle œuvre.  J’y ai longuement réfléchi durant mon séjour en prison. Voyez-vous, j’aime la peau humaine et je pensais peut-être prélever et récolter plusieurs peaux différentes afin de les rassembler pour n’en former qu’une seule. La peau parfaite. C’est un projet ambitieux, n’est-ce pas ? J’y mettrai le temps et le sang qui seront nécessaires. Mais avant je compte respecter la promesse que je vous avais faite il y a quelques jours lors de notre petite entrevue au centre pénitencier et psychiatrique d’Arkham. Nous approchons de l’East End, je vois le port de mon côté de la vitre derrière le grand bâtiment là-bas au loin. Il est temps que je vous dise mon secret. Aussitôt fait, vous vous arrêterez et je descendrai du véhicule. 

Vous vous demandez ce que j’utilise pour contrôler mes poupées ? C’est assez troublant, je dois l’admettre. D’après vous, quelle partie du corps humain contrôle la douleur Monsieur Tetch ? Le cerveau. Le cerveau contrôle tout, la mémoire, le mouvement, la parole. J’ai réussi à le contrôler lui. Je suis parvenu, de ce fait, à rendre mes poupées obéissantes. Des poupées sans aucune mémoire qui ne ressentent pas la douleur, la pitié ou encore la peur. Je pratique la chirurgie et la neurochirurgie. Après avoir transformé physiquement mes patients, je les opère au niveau de la boîte crânienne par la technique de la lobotomie. Je les anesthésie, je leur ouvre la partie supérieure de leur crâne et j’enfonce dans le cerveau une pointe très fine. Ainsi, j’active et désactive les fibres nerveuses adéquates. C’est le moyen le plus efficace pour contrôler l’esprit d’un individu et je suis le seul à connaître ce secret. Enfin, nous sommes deux maintenant. Veillez à ne pas ébruiter ce que je viens de vous révéler, je serais contraint de vous faire du mal. Les psychiatres me font passer pour un fou à lier, et tout ce que j’utilise comme argument pour me défendre est considéré comme faisant partie de mon délire paranoïaque. Personne ne me comprend, mais tôt ou tard ils finiront par admettre que je suis le seul à pouvoir rendre ce monde meilleur. Je compte bien parvenir à mes fins. Je vais transformer la population de Gotham en des citoyens physiquement merveilleux et mentalement irréprochables. La peau de ceux qui s’opposeront à moi fera partie de ma nouvelle collection.

Dollmaker tourna son visage vers Jervis. 

A présent veuillez stopper le véhicule, mon repaire n’est plus très loin, je continuerai à pied, mon assistante m’attend impatiemment. Je vous recontacterai prochainement pour vous fournir un cobaye, je sélectionnerai une femme qui correspondra à vos critères. Merci de m'avoir libéré de cet enfer, je ne l'oublierai pas, soyez-en certain.

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MessageSujet: Re: L'évasion de Dollmaker [PV]   

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L'évasion de Dollmaker [PV]
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