Batman Legacy


 
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 Whatever Happened To The Caped Crusader ...

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MessageSujet: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Dim 24 Aoû - 21:35

Invité, j'étais là au début ... Et je serais là pour la fin.






Le lieu : L'arrière-salle d'un bar miteux tenu par Joe Chill, l'assassin des Wayne.

Vous êtes conviés, dans le secret, à assister à la veillée funèbre du Chevalier Noir que vous avez tué. Chacun d'entre vous aura certainement une histoire différente ...

Vous pouvez exprimer votre éloge funèbre et expliquer tous les détails de la mort de Batman, son impact sur vous, sur ce qu'il laisse à ce monde.

Sachez qu'à ce stade, il n'y a plus de rivalité crime-justice. Tous sont là, pour rendre un dernier hommage au Chevalier Noir.


Soyez tragiques, fantaisistes, comiques, montrez-nous votre plume et émerveillez-nous devant la mort du plus grand héros que cette Terre a porté.


Si le sujet se développe bien, et que de nombreux participants viennent, vous pourrez avoir de nombreuses réactions avec vos collègues du crime ou vos alliés.

Bonne Plume à tous !



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MessageSujet: Re: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Dim 24 Aoû - 22:32






The Joke's on YOU !


Une voiture entra en trombe dans la petite ruelle nauséabonde à sens unique qui menait à ce bar abandonné par tous les quidams. Seuls quelques clochards dorment encore malgré que le soleil se couche doucement sur la ville de Gotham City. Ce n'était pas seulement une fin de journée ordinaire qui s'annonçait, c'était l'aube d'une nuit sans la légende de Gotham.

Batman était mort. Refroidi, déglingué, il nourrit les asticots, il mange les pissenlits par la racine, il joue les chauves-souris chez St Pierre et Compagnie, il cogne des anges et des démons à tire la neu-neu ...

Alors que la Jokermobile, sortie des années glorieuses et amusantes du Joker, freina d'un coup devant le bar et se gara juste en face de façon à ne gêner aucun des autres arrivants, l'occupant sortit de la voiture et le Joker parut. Théoriquement, il devrait faire attention aux flics, aux justiciers, mais aujourd'hui, c'était un jour plus que pénible pour toute la ville. Même pour le Joker, qui avait tant attendu un moment pareil et pourtant ... pourtant tout ça était devenu ... un souvenir, une image gravée dans son crane. Oh bien sur, le sourire du clown devrait être étincelant, mais il y'avait quelque chose de lugubre, quelque chose de triste dans son attitude.
Alors que le Joker entrait dans le bar, il regarda d'un seul regard désintéressé l'homme qui tenait l'endroit. Un certain Joe Chill. Le Joker n'eut aucun égard, et son sourire s'effaçat devant l'homme. Ce type avait surement bien connu le cadavre qui était exposé, mais cette partie de l'histoire n'intéressait pas le Joker. Pour beaucoup, Bruce Wayne avait été l'alias du Chevalier Noir, son miroir, mais pour le Joker, Wayne n'était rien, il n'existait pas, il n'avait pas sa place dans la folie du Joker. Nan ... Il n'y avait que Batman qui méritait d'être au même niveau. Et le Joker l'avait tué ...
Poussant la porte de bois moisie qui donne sur l'arrière-salle, le clown découvrit une immense salle illuminée par des chandeliers et des bougies. Un buffet était sur le côté, et certains invités commençaient déjà à discuter de tout et n'importe quoi, partageant leurs récits sur l'homme qu'ils avaient connu. Disposées en deux rangs, des chaises étaient placées pour les nombreux invités qui allaient venir discuter de la mort du Chevalier Noir. Le Joker nota d'abord beaucoup de têtes dans l'assemblée, des criminels comme Polka Dot-Man, Kite-Man ou encore Victor Zsasz ou Linda Friitawa. Tous étaient là, discutant, mangeant, attendant que l'office ne commence. S'asseyant à une chaise, le Joker espérait voir Harley Quinn, au moins, près de lui. Malgré ses sourires, le Joker tentait de garder les apparences et ne montrer aucune tristesse malgré cette occasion. Plongé dans ses pensées, le Prince des Clowns réfléchissait. Pas de complots, pas de crimes, encore moins de meurtres, il réfléchissait à la mort du Batman. Comment elle était intervenue et comment il l'avait orchestrée. C'est alors que la voix de Joe Chill résonna dans la salle. Un silence de mort, c'est le cas de le dire, régnait dans la pièce. Le dénommé "Joe Chill" enleva un drap blanc et montrait désormais le cadavre du Batman, dans son cercueil. Quelques reniflements, quelques sanglots, et toujours le sourire du Joker, malgré les larmes qui auraient put commencer à venir.

Joe Chill - "Bien, si vous le désirez, vous pouvez venir prendre la parole devant le cercueil, face à cette assemblée. Venez rendre un dernier hommage à cet homme qui a fait beaucoup pour cette ville, et qui a surement laissé des traces en chacun de vous."


Un silence de mort une nouvelle fois. Joe Chill se dirige alors vers sa place, non loin de la porte qui redonne sur le bar. Personne ne se décide à se lever, et le Joker se leva, le premier avant de se diriger vers le cercueil. Le bruit des pas résonnait sur le sol de marbre, et le Joker put enfin voir le visage de son glorieux Némésis, paré de ses plus belles frusques pour cet enterrement. Ah ... S'il avait put se voir, il serait si beau comme ça ... Une légère pensée tendre pour le Chevalier Noir, qui deviendrait juste de la nourriture pour asticots maintenant. Maintenant ... Que deviendrait le Joker après ça ? Pourquoi continuer à se battre ? Il avait gagné ... Posant une main dans ses cheveux, le Joker réfléchissait et commençait à articuler.

- "Je ..."


Puis, son sourire se raviva et il reprit, comme reprenant un coup de fouet après un coup dur, sans jamais faillir à son devoir.

- "J'avais attaqué le musée de Gotham City ... Il y'avait une exposition sur le rire et sur la comédie italienne, en tant qu'expert du rire, je ne pouvais pas laisser passer ça, vous me comprenez."


Le Clown marqua alors une nouvelle pause, réfléchissant à ses prochaines paroles.

- "J'avais fait mourir de rire les otages, il le fallait, après tout, c'était un peu la chute de ma blague et au moment où j'allais me saisir d'une sculpture italienne, la coupole de verre se brisa et il écrasa un de mes mimes. Mes hommes de main tentèrent de le cogner et de le mettre à terre, mais en vain ..."


Le sourire du Joker s'élargit un peu plus. Bien sur, le Joker aurait put prévoir qu'il finirait une nouvelle fois à Arkham, dans sa camisole de fou, et qu'il serait en train de compter fleurette aux infirmières mais ... Le Joker reprit alors son aventure.

- "Il était là, dominant, sur de lui, prêt à me sauter dessus. Ce qu'il fit d'ailleurs ! Avec son petit caractère bien à lui, vous savez, cette attitude qu'il a, celle de ne jamais parler, celle de grogner et qu'il faudrait presque payer pour avoir sa réponse ... Il sauta sur moi et commençait à me tabasser pour me faire comprendre que j'étais un vilain clown ..."


Un petit rire émana du Joker tandis qu'il commençait à sortir un mouchoir rose à pois verts. Il éternua et eut même une larme. Mais son sourire était toujours là, persévérant, figé.

- "Il n'a pas vu que j'avais dans ma manche un poignard que je plantais, sans le savoir, près de sa colonne vertébrale. Il a hurlé, fort, très fort, mais il était debout ... Je m'étais relevé, j'ai sorti de ma veste quelques seringues de mon nouveau poison Joker avant de lui enfoncer les aiguilles une par une. Je crois que le coup du poignard l'a bien déstabilisé, il s'est presque laissé faire tandis qu'à chacune de mes piqures, il faiblissait ..."


Une larme perla alors sur le visage du Joker, une très fine larme de regret qu'il nettoya rapidement. La mort de Batman était presque impossible à concevoir et pourtant, le Joker l'avait fait ... ou pas ?

- "Il ... Il m'a dit, qu'il ne me trouvait pas drôle, qu'il ne m'a jamais trouvé drôle. Même après avoir bouffé du Smilex concentré, son visage ne s'est pas déformé. Y'avait de quoi faire hurler de rire un éléphant ... Et pourtant ... Il est mort ... Sans sourire ... Et il avait raison ... Je ... Je ne suis pas drôle et maintenant ... C'est ... Fini ... Haha ... C'est si drôle pourtant ... Pourquoi ne rit-il pas ... Haha ... Non ... Non ..."


Le Joker retourna alors à sa place. Malgré le sourire qu'il arborait, sa voix laissait une empreinte de regrets, de tristesse perceptible, les larmes disparaissaient, mais pas le manque. Plus jamais il n'entendrait la voix rauque de Batman, plus jamais il ne le verrait surgir du ciel pour cogner quelques voyous, c'était fini, le charme était rompu. Ce n'était pas seulement la mort d'un homme que le Joker pleurait, mais bel et bien celui qui le complétait, qui n'était que son reflet dans la glace. La mort de Batman aurait put être drôle, elle aurait put être un triomphe du Joker sur la société et de l'absurdité des valeurs de la justice. Mais non. Tout cela ne laissait qu'un gout amer de sang dans la bouche. La mort de Batman, c'est la mort d'un rêve, d'un rêve extraordinaire qui n'aurait jamais dut s'éteindre. Assis à sa place, le Joker se morfondait d'avoir perdu le seul qui pouvait le comprendre au final ...

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MessageSujet: Re: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Jeu 28 Aoû - 12:04

Je ne pouvais pas en croire mes yeux. J'avais vraiment tué Batman ? Je ne pouvais pas le croire jusqu'au jour où je reçus une lettre qui m'invitait à cet éloge funèbre. Batman était mort, et j'étais le témoin de la mort de la Légende de Gotham City. Plus personne ne rierait le pauvre Holiday, plus personne ne rierait Alberto Falcone, le fils du Romain, le monstre qui tua le Chevalier Noir. Je pris le taxi, je ne voulais pas que mon arrivée fasse grand bruit. Je remarquais néanmoins la "Jokermobile" du Joker devant l'entrée, le clown psychopathe devait lui aussi être effondré par cette mort. Alors que j'entrais dans le bar, je remarquais la présence d'un ancien collègue à mon père : Joe Chill. Il nettoyait les verres sales où les ripoux venaient boire de temps en temps. Je levais un regard à Joe, toujours caché derrière mes lunettes violettes avant de lui dire d'une phrase sobre.

" Mon père t'envoie ses salutations, Joe. "

Joe méditerait. Après tout, il était le responsable de la mort directe des époux Wayne, mais c'était aussi un traitre à Falcone, qui avait tenté de prendre une partie du gang et de s'en aller avec le profit de la Mafia de Carmine Falcone. Il avait loupé et on le disait mort, abattu par une bande de psychopathes. Il avait survécut, et même si je n'en parlerais jamais à mon père, le revoir ainsi, changé, ne me dérangeait pas plus que ça. Je poussais la porte avant d'arriver dans la salle funèbre. Je m'y installais avant que Joe ne lance son petit discours où chacun allait parler de la victime. Je n'éprouvais aucune émotion particulière, rien, j'attendais patiemment que l'on me demande de parler ... où que je saisisse l'opportunité ? Le Joker avait parlé le premier, sa mort de Batman paraissait si irréelle, si folle, qu'elle en paraissait crédible, mais moi, j'avais vraiment vu la mort de Batman, comme si c'était sous mes yeux. Mais je l'avais vraiment tué, il était mort de ma main, et je savais qu'il ne reviendrait jamais du royaume des morts. Le Joker retourna à sa place et moi je me levais, pour prendre sa suite, pour me mettre en face du cercueil. Doucement, je sors de ma poche une petite rose rouge avant de la placer dans le cercueil. Ce n'était pas grand chose, mais j'avais compris l'importance que Batman éprouvait dans ce monde. Tout ça n'était qu'une histoire d'amour.



" Je sais que certains pensent que je suis le plus minable des criminels ... Mais n'oubliez pas que je suis l'origine de la chute de la pègre de la ville et que sans moi, Gotham ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui. "

Tout le monde a le regard braqué sur moi, j'attend encore un peu avant de reprendre ma tirade. Je jette un dernier regard sur le cadavre de Batman, sans émotion, sans fierté, sans rien. Il était mort, c'est tout. Je sors un petit calibre .22 que je tiens dans ma main, déchargé, c'était l'arme qui avait abattu Bruce Wayne.

" Le Jour de la Fête des Mères, je m'étais rendu très tard ce soir sur la tombe de ma mère. Je lui apportais des roses, je ne sais pas quelle couleur elle aimait alors j'en ai fait une large sélection. Alors que la nuit enveloppait le cimetière des ténèbres nocturnes, je la pleurais, celle qui m'aurait aidé à affronter la vie. J'avais besoin d'elle, j'étais ... seul dans ce vaste monde. C'est alors que je l'aperçus au loin. "

Je reprend mon souffle, légèrement crispé, je sors une cigarette de mon étui avant de l'allumer. J'aimais le gout de la nicotine, cela me permettait de me calmer, de me sentir bien, de me reprendre dans certains moments. J'étais l'enfant qui avait tué sa mère lorsque celle-ci m'avait mise au monde. Quelle sorte d'enfant peut-il être responsable de la mort de ses parents un tel jour ? Un monstre ou un priviligié ? Mon frère et ma soeur, tous deux me détestent ... Mon père Carmine m'adore car il me porte l'affection la plus sincère car je suis le rescapé, le fils sauvé, le fils chéri et survivant de la mort de ma mère, Louisa. Et en ce jour de la fête des Mères, je me devais d'aller la voir et de lui parler, de fils à mère.

" Batman ... J'ignore s'il m'a vu où s'il savait que j'étais là. Je sais, je suis plutôt passe-partout en plus d'être inutile mais ... Il était là, sur une tombe, il rendait hommage. Quand il fut parti, je sortis de ma cachette et je m'avançais vers la tombe. C'était celle des Wayne. C'est alors que je compris maintenant le comportement suspect de Bruce Wayne au mariage de mon cousin Johnny Viti, que je compris sa misanthropie, ses refus de céder à mon père. Il était Batman. Horrifié par cette découverte, je la gardais pour moi. "


J'enlève mes lunettes et me serre les yeux avant de reprendre.

" C'est fou de savoir que lui et moi nous partageons la perte d'un parent. Je peux comprendre sa peine, son désespoir et son malheur. J'ai attendu une année entière pour le revoir, cette fois au Manoir Wayne. Alors qu'il sortait pour se rendre je ne sais où en compagnie d'une bimbo, je me suis dirigé vers lui, habillé de mon imperméable et de mon chapeau feutre et je lui ai tiré cinq balles, deux dans la tête et trois dans le torse. Batman est mort le jour de la fête des Mères, surement mon plus bel hommage au Chevalier Noir. "


Je remet mes lunettes sur le visage. J'attend un quelconque regard de la salle avant de me rassoir. Ce n'était pas une mort digne de Batman en soit, mais au moins, j'avais accompli ma mission d'Holiday. Il ne s'y attendait pas, pas du tout, et c'était ça le plus incongru. Joyeuses Fêtes des Mères, Bruce Wayne. Repose en paix.
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MessageSujet: Re: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Ven 29 Aoû - 0:51


«Whatever Happened to the Caped Crusader»



Il était là, gisant dans sa bave et son sang. L'ombre de ce sinistre monstre se pencha sur l'Homme-Chauve Souris, sous son masque en toile de jute, le docteur souriait on aurait même pu croire que sa bouche cousue s'était déformée pour laisser place à un rictus malsain, faisant presque craquer ses coutures.
Comme si c'était naturel, un sourire léger mais sinistre s'installa sur mon visage pâle, il faisait presque nuit, presque vingt-quatre heures s'étaient écoulées depuis la chute aux Enfers du Chevalier Noir. Je me rappelais de tout et pourtant, j'avais cru rêver, je le pensais plus robuste, ça avait été trop facile mais si intense.Tout avait été doucement, légèrement, son corps sautillant comme un crapaud, il avait chaud, froid, il tremblait, juste d'y penser, je sentais une sensation de froid parcourir ma colonne vertébrale qui craqua lorsque je me relevais. Ce soir, on enterrait la légende vivante, l'Hercule de Gotham, son brin d'espoir, son unique lumière, son futur.
On toqua timidement à la porte, c'était Linda. Une fanatique, elle était pour moi ce que Harley était au Joker, mais sur le moment, elle n'était pas ce qui m'intéressait le plus. Batman était mort et je n'arrivais pas à me faire à l'idée que j'étais son meurtrier, j'étais celui qui avait donné le dernier coup de faux.

- Il est bientôt l'heure, murmura la jeune femme en passant légèrement sa tête par la porte. Elle aussi semblait intriguée, même si elle avait toujours eu confiance en moi et mes capacités, sûrement qu'elle ne s'attendait pas à ça, personne ne s'y attendait même pas moi. Je me redressais et dévisageais mon visage dans le miroir, j'essuyais ma lèvre inférieure avec un bout de tissus imbibé d'alcool. Avant de s'effondrer comme une poupée de chiffon, le Justicier s'était comporté comme un animal mourant, tentant en vain de me frapper, me collant l'un de ses poings dans la mâchoire. Linda revint, marchant sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit, elle resserrait ses cheveux blancs avec son élastique et fût surprise que je l'avais vue. Elle prit le visage de l’Épouvantail entre ses doigts fins et me le tendit avant de repartir. L’Épouvantail sera là pour les funérailles de Batman, il le devait, je ressentais une sensation tout aussi agréable qu'épouvantable, comme si mes pensées étaient perdues. Hélas, cela fait bien longtemps que j'ai abandonné le dessein de faire le bien, cet homme m'empêchais de faire mes recherches, mes expérimentations, mes tortures.
Après avoir troqué mon costume de Jonathan Crane pour celui de l'effroyable Épouvantail, je descendais dans la rue où ma sinistre Frayeur m'attendait, au volant de ma voiture noire. Les funérailles avaient été organisées dans un bar miteux, un lieu bien malfamé pour célébrer la mort de quelqu'un même Batman.

- Qui est ce Joe Chill ?
Demanda Linda tout en conduisant. Elle n’eut pas de réponse tout de suite, heureusement pour elle, elle me connaissait et savait que si je ne répondais pas, il ne fallait pas insister. Pourtant, après quelques instants de méditations, je fini par répondre d'une voix roque :

- L'assassin des parents de ce Batman, soit Bruce Wayne, le propriétaire de ce bar.


Bruce Wayne, un milliardaire abruti et dépourvu de toute capacité mentale qui protégeait Gotham ? J'en riais, finalement, il n'y avait peut-être pas de choses illogiques, certes il avait un corps parfait pour le combat, mais pas un mental d'acier. Tout avait été si facile, je me répétais cette phrase dans la tête, comme une vieille musique inquiétante, de tout le voyage, je ne dis un mot, nous allions surement voir des criminels fétichistes du Justicier masqué, le Joker surtout, il avait dût être mis au courant. J'aurais aimé le lui dire de vive voix, pauvre homme qui ne guidait sa vie que sur Batman, il va se pendre dans sa future cellule à Arkham ou se tirer une balle entre les deux yeux dès la fin des funérailles. Personnellement, je ne me sentais pas plus dérangé que ça, j'avais l'habitude de tuer, même si c'était toujours involontaire. Batman fût le premier homme que je tuais de moi-même, volontairement et bizarrement, je n'en avais aucun remord, au contraire, je me sentais étrangement bien sûrement car à présent, il n'y aurait plus personne pour me barrer le chemin.

- Jon, nous sommes arrivés. Chuchota Linda et penchant la tête pour regarder la devanture du bar, elle grimaça et fini par sortir en même temps que moi. Nous entrâmes dans le bar, l'une des serveuses nous regarda et nous fit signe des yeux d'aller par la porte à côté d'elle, tous les criminels étaient là, comme je l'avais prévu, le Joker était là, se morfondant sur une chaise dans un coin. On me dévisagea, sous mon masque, j'affichais un sourire en coin quand tout à coup, la voix de Joe Chill nous interpella. Ce type infâme nous invita à nous recueillir.

Dans un silence de mort, quelqu'un se leva, on le regarda avec intrigue, certains ravalèrent leur salive en le voyant. Ses pas résonnaient dans la pièce miteuse, des toiles d'araignées avaient élu domiciles dans les coins, aucun bruit. Sauf Harley Quinn, qui reniflait.


Je me mis à côté du cercueil, laissant le silence planer, je lançais un regard mauvais à mon ancienne collègue d'Arkham pour la faire taire.

- Batman est mort. Il a souffert, il est mort en voyant ses pires souvenirs et cauchemars. Sûrement l'une des pires morts au monde, il aura eu ce privilège.


Je resserrais la corde qui me servait de cravate, me racla la gorge et continua avec une certain enthousiasme qui laisserait penser que je suis sadique.

- Vous raconter ce qui s'est passé pourrait être une bonne chose, après tout, ce n'est pas n'importe qui que les cauchemars ont emporté aujourd'hui.
Je marquais un temps de pose, comme si je laissais le doute planer, l'angoisse monter. Tout s'est déroulé cette nuit, il était environ trois heures du matin, une nuit de pluie et de brouillard épouvantard. Je m'étais introduit dans la prison de Blackgate, sans aucun bruit, sans alarmer aucun garde, tout avait été facile, je les aient tous empoisonnés un par un et ils sont partis dans le monde léger et douloureux des rêves malfaisants. Mon projet était mettre ma toxine dans les chauffages, la dernière de ma création celle qui pourrait rendre fou éternellement même l'homme au mental le plus fort. Je l'ai créée avec soin, ça faisait des mois que je travaillais dessus si ce n’était pas depuis plus d'une année. Je me trouvais dans les couloirs de Blackgate, les trois quart des gardes étaient maintenant éternellement malade de peur, une bonne partie était mort de crises cardiaques, tant de morts sur les épaules ne me faisaient bizarrement ni chaud ni froid. C'est là qu'il arriva.

La pièce se plongea dans un profond silence, un silence de mort, seule cette voix, celle du Professeur Crane ou plutôt de l'épouvantable Épouvantail semblait capable de le briser, cette voix rauque et sinistre si particulière qui était comme une signature de cette personne sans scrupules.

- Le Batman se tenait certes loin de moi et pourtant, j'ai senti sa présence comme un loup flaire sa proie. Il a tellement souvent brisé mes projets monstrueux que je finissais par savoir quand il allait finir par surgir car oui, il allait venir à Blackgate ce soir là, j'en était sûr. Sa prévisibilité fût sa faille, pauvre Batman. Il s'est jeté sur moi, je suis tombé l'emportant avec moi, je ne suis pas connu pour mon poids frisant la grosse musculature hélas, mais pour une fois, ceci me sauva la peau. D'un geste sauvage et à la fois si rempli d'espoir, je plantais l'une de mes seringues dans le cou de l'Homme-Chauve Souris, avec une violence telle qu'il hurla de douleur. L'aiguille était grosse, elle pouvait traverser tout tissus, toute peau, tout. Il n'eut besoin que de précisément ...

Je sortais un calepin à la couverture marron de ma poche et l'ouvrit, les gens présents remarquèrent avec horreur que mon assassinat était inscrit à l'intérieur.

- Il n'eut besoin que de douze secondes pour avoir les premiers effets, soit d'atroces contractions, se transformant peu à peu en tremblements violents. Les hallucinations arrivèrent, ses parents encore un fois, ses si merveilleux parents dont les os claquaient comme des portes à chacun de leurs mouvements. Sa mère commença a devenir folle, lui disant que tout était de sa faute, si il avait été plus courageux, peut-être serait-il encore en vie. Peut-être ? Sûrement. Le vieux fou de majordome arriva également, prétextant qu'il venait de recevoir une balle entre les deux yeux, il a souffert, disait-il, il a agonisé pendant des heures, mais il n'est pas venu, il l'attend, mais Batman n'est pas là, il préfère courir après l’Épouvantail. Malgré mon rire malsain derrière ce défilé de morts, Batman semblait persuadé qu'il vivait la réalité, il croyait que j'étais son majordome, il me serra dans ses bras, j'étais amusé par cette scène si pitoyable. Ses conquêtes ou plutôt ce qu'il en restait s’entassèrent comme un tas d'os les unes après les autres, une fosse commune pour les nombreuses femmes qu'il aimait. C'était tellement... jouissif, voir les pires horreurs que le cerveau de Batman pouvait inventer, je trouvais ça aussi beau qu'un Rembrandt vous voyez ? Puis les visions ont commencé à se troubler, il pouvait apercevoir une silhouette mi familière mi criminelle, mi-famille, mi-épouvantail. Il se tenait la tête, hurlant à la mort, il gémissait.  Ce spectacle digne d'une tragédie grecque me faisait tellement rire que ceux-ci résonnaient dans sa tête comme des clochers. Puis, soudain, il convulsa, il cracha un liquide doux mélange de bave et de sang, il toussait, que dis-je ? Il s'arrachait la gorge. Son corps se crispa, il expira, son cœur s'arrêta net, comme une vieille pendule qu'on aurait oublié de remonter, à jamais.

Des cris d'effrois résonnèrent dans la pièce, on fit les gros yeux et on couina. Je ne pus que laisser sous mon visage de jute, se dessiner un sourire effroyable. Bonne nuit Batman, fait de doux cauchemars.


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MessageSujet: Re: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Sam 30 Aoû - 20:08





Batman est mort !

Whatever happened to the Caped Crusader...


Il pleut aujourd'hui sur Gotham City.

Le petit bar se trouve bien à l'adresse indiquée sur l'invitation que j'ai reçue. Il n'a rien à voir avec l'Iceberg Lounge, bien évidemment. Petit, crasseux, il manque des lettres à l'enseigne lumineuse qui pouvait indiquer autrefois : « Chill's Pub ». Tout ce que je peux lire ce soir, c'est « Cil s Pu ». Pathétique.

Celui qui tient ce bar est Joe Chill. Joe Chill, assassin de Thomas et Martha Wayne. Quelle ironie fabuleuse ! Un rictus se dessine sur mon visage. La situation est plus que captivante. Les Wayne n'ont plus d'héritier. Rien ne pourra plus arrêter la famille Cobblepot dorénavant. Peut-être le Manoir Wayne sera-t-il en vente ? Non, non Monsieur Pennyworth y tient bien trop. Il mourra de chagrin dans la chambre d'enfant du petit Bruce. Accompagné de James Gordon, qui sait ? Deux pour le prix d'un. Mon rictus ne s'efface pas.

Je replie mon parapluie, un parapluie sans fioritures ce soir, que je secoue sur le pas de porte. J'entre dans le bar et Chill me regarde. Je hoche la tête en guise de bonjour. Mon rictus est toujours là. Il m'indique la pièce du fond, vers laquelle je me dirige après avoir réajusté mon col de veste et attaché la fermeture de mon parapluie. C'est une pièce relativement grande par rapport au petit bar devant. Des chaises noires sont disposées en rang devant le cercueil du Chevalier Noir. Les gens déjà présents discutent, de tout et de rien. J'en soupçonne certains de n'être venus que pour profiter du buffet, déjà à moitié vide. Je jette un coup d'oeil : allons, pas de champagne ? Chill n'a donc aucun savoir-vivre ?

Je place une blonde dans mon fume-cigarette et l'allume. Certains regards choqués se tournent vers moi, mais ils se détournent presque aussitôt. Mon rictus n'a pas disparu. Je porte mes lunettes fumées rondes. Je tire sur ma cigarette. Je regarde le cercueil de loin. Bruce, petit Bruce. Comment as-tu pu garder ce secret si longtemps, caché de la face du monde ? Je me souviens des coupures de journaux qui parlaient de toi. Je me souviens de Bruce Wayne milliardaire et écervelé. Toi, protéger Gotham ? Mon rictus s'élargit.

Joe Chill pénètre la pièce et nous invite à nous asseoir. Je choisis une chaise, près de l'allée centrale. L'éclairage est tamisé ; ou bien faible, je n'arrive pas à m'en rendre compte, tant le bar est mal entretenu. Si un jour le Lounge devient comme ça, faites-moi enfermer, je vous en supplie.

Chill se pose devant un pupitre de choix, je me demande où il s'est procuré ce bien bel objet. Le micro s'allume, et sa petite voix tremblante annonce :

« Bruce Wayne a été un grand homme qui a beaucoup participé à la vie de Gotham. Vous pouvez, si vous le souhaitez, venir sur cette estrade et rendre un dernier hommage à un ami, un collaborateur, un partenaire, tout ce qu'il aura pu être pour vous. »

Je rêve ou Chill sanglote? Cette soirée est irréelle. Le gaillard assassine les parents du petit dans une ruelle et chiale à sa veillée funèbre. Ironie, hypocrisie, regrets, tout se mêle dans son expression, alors qu'il suit la foule du regard. Il cherche celui qui émettra le premier mouvement. Mon premier mouvement.

Je me lève, et les gens me regardent, certains avec leurs yeux larmoyants, d'autres avec un regard plein d'appréhension. Le bruit de mes pas boitillant résonne sur le parquet. « TAK tak, TAK tak, TAK tak ». Je prends mon temps pour arriver à la petite estrade. Chill me regarde plein de haine. Allons ! Nous étions dans le même camp à une époque ! Je le pousse avec mon parapluie, que je pends à l'estrade par la canne. Je garde mes lunettes. Je tire sur ma cigarette, puis je l'ôte du fume-cigarette et l'écrase par terre avec le pied. Un si beau parquet. Lorsque je relève la tête, mon rictus subsiste. Je commence par tourner la tête vers le cercueil. Bruce, petit Bruce. Il a l'air bien plus paisible que la dernière fois que je l'ai vu.

Je me retourne vers mon public. Le silence est de plus en plus pesant. Je me racle la gorge.

« Mesdames, messieurs, permettez-moi de me présenter : Oswald Cobblepot. Certains d'entre vous me connaissent sous le surnom du Pingouin. Voyez-vous, lorsque je suis venu au monde, tout me promettait à un bien bel avenir. Les étoiles en ont décidé autrement. Tout ce qui m'était dû a été donné à cet homme. Je pointe le cercueil du doigt. Tous deux de bonnes familles, tous deux de puissants héritiers, il a fallu qu'IL soit choisi par le sort. Oh, rassurez-vous, ma rancune avait disparu après mon retour de Londres. Cependant, la vengeance est un plat qui se déguste glacé. »

Les gens commencent à chuchoter, à se demander où je souhaite en venir.

« Un soir, il y a de cela quelques moi déjà, je suis revenu au Manoir familial. Devant les grandes grilles se tenait un homme, tout de noir vêtu, les mains dans les poches. Bruce. Je descendis de ma voiture, lorsqu'il me dit :
- Bonsoir Oswald.
- Bruce, je répondis.
Il continua : 
- Nos familles étaient alliées pour construire cette demeure. Je l'ai toujours trouvée très belle. Pourquoi faut-il que l'on se batte aujourd'hui ? Que s'est-il passé ?
Bien sûr, sur le moment, je n'ai pas compris. Bruce Wayne et moi-même entretenions des rapports très limités. Sur ces paroles, il partit. Sans dire un mot. Sans un au-revoir. »

De plus en plus de visages sceptiques se montraient dans la salle.

« Hier soir, j'étais en affaires avec des partenaires dans la Carré du Diable. Cet endroit est si reposant. Batman est arrivé, et il a tout foutu en l'air, encore une fois. Mon ton se monte. Il m'a mis son poing dans la figure, cet enf**** ! Je crie presque. J'ôte mes lunettes, dévoilant mon œil au beurre noir. Je les pose délicatement sur la tribune. Ma voix se calme, mais mon récit s'accélère. Oui, mais cette fois, je n'ai pas fui, j'ai répliqué. Mon parapluie a trouvé son crâne, en-dessous du masque. Nous avons commencé à nous battre sérieusement, passée sa surprise de me voir me défendre. J'avais un parapluie sans trop de gadgets, mais un bien connu cependant : une capsule d'arsenic dans la pointe. Tous mes parapluies en ont une. Old school, mais tellement efficace. J'ai tenté de la lui injecter mais il a dévié la parapluie de son épaule au dernier moment, et la capsule est tombée par terre. Je l'ai suivie de près, car il a ensuite frappé ma jambe invalide. Coup bas, n'est-ce pas ? J'ai ramassé la capsule et l'ai mise entre mon index et mon majeur avant de lui en voyer un crochet dans les dents, ce qui brisa la capsule, qui s'envola ensuite. Il n'y eut pas assez de poison pour le tuer mais il se mit à genoux. Il toussait, s'étouffait presque. Il retira son masque. Je m'exclamai :
- Bonsoir Bruce ! Puis je me mis à rire.
- Et à qui t'attendais-tu, Oswald ?
Il avait l'air si faible. Dans un mouvement, je ramassai mon parapluie puis je me positionnai derrière lui. Je passai mon pépin en-dessous de son menton, afin qu'il traverse en long devant sa gorge. Je calai mon pied dans son dos tout en m'équilibrant sur ma jambe valide, puis je tirai sur le pébroc des deux mains, tout en poussant sur mon pied. Il tenta de se débattre, mais le peu de poison qu'il avait ingurgité avait absorbé ses forces. 30 secondes, une minute, deux minutes. Puis il n'était plus. »

Des sanglots fondent dans la pièce. Mon rictus est si large qu'il en devient douloureux.

« Son corps tomba sur le sol, face contre terre. Je courus à la première cabine téléphonique du coin, puis j'appelai anonymement James Gordon au GCPD. Je lui ai donné l'emplacement du corps puis j'ai raccroché. Je suis retourné près de Batman, rapidement, avant que la police ne débarque. Le peu de respect que je pouvais avoir pour lui se réveilla : je le retournai, sur son dos, face aux étoiles qui l'avaient tant chéri. Je ne pris pas la peine de lui fermer les yeux. »

Sur ce, je replace mes lunettes sur mon nez, allume une blonde dans mon fume-cigarette, prends mon parapluie puis descend de la petite estrade. Je pose une dernière fois mon regard sur la chauve-souris. Puis je traverse la pièce afin de sortir de ce bar pitoyable, sourire aux lèvres.

Il pleut encore. J'ouvre mon parapluie.
Mon rictus est figé.
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MessageSujet: Re: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Ven 12 Sep - 23:16


Whatever Happened To The Caped Crusader

Alors que toute la presse de Gotham City ne semblait pas prendre au sérieux la mort du Chevalier Noir, Batman; la ville baignait dans une aura presque trop lumineuse pour être vraie. Les rues étaient étrangement propres en cette belle journée, était-ce une allégorie ou une quelconque ironie ? Batman était mort, six pieds sous terres, il avalait les pisselits par la racine et c'était une nouvelle des plus agréables. Il avait été convenu de ramener son corps dans un endroit situé non loin de l'allée du Crime, après tout, compte tenu de la chose, il fallait honorer le départ d'un des meilleurs combattants du crime après tout.

Le Chapelier Fou avait tué Batman et ça avait été une des meilleures choses qui puisse arriver à Gotham City. Mais néanmoins, même si l'apparente joie du Chapelier Fou était à son comble, il ne restait rien de glorieux à accomplir dans cette ville. Jervis Tetch avait même songé à abandonner le crime et à prendre sa retraite, peut-être très loin de Gotham City, sur une île, ouvrant sa propre boutique de chapeaux et les vendre aux touristes ? Non, cela serait devenu trop bas pour un homme de la droiture de Jervis Tetch. Mad Hatter retrouverait Alice, peut-être, et vu la totale liberté de mouvement désormais, il serait maintenant assez libre pour accomplir ce dont il rêvait depuis si longtemps. Être heureux et vivre aussi longtemps qu'il y'a du thé à boire et tant de Alice à connaitre, tellement de choses à connaitre dans le merveilleux monde du Pays des Merveilles.

La petite limousine dans laquelle Tetch avait manipulé le conducteur s'arrêta non loin d'autres voitures. Une Jokermobile, une voiture de chat, que de l'excellence excentrique dans ce lieu des plus sordides. Soit, Jervis Tetch ne serait pas le seul à contempler le cadavre exquis de son plus grand ennemi. Laissant un petit pourboire au conducteur zombifié par le Chapelier Fou, Mad Hatter sortit de la voiture avant d'entrer dans le bar miteux. C'est alors que le chapeau de Mad Hatter aurait put sauter tout seul ! Joe Chill, en chair et en os, il était encore vivant ? Mais la dernière fois, il s'était fait truffé de plomb par le Joker, Mister Freeze, Double-Face et même par le Chapelier Fou, il délirait à propos d'un enfant devenu Batman, vraiment étrange. Mais le fait est que Chill était encore vivant, il respirait, vivait, et nettoyait ses verres qu'il reposait sur la table de bois pourri. Jervis s'avançait, doucement, martèlant le sol de ses chaussures en cuir noir. Mad Hatter le dévisageait, malgré sa petite taille. Est-ce qu'il éprouverait du ressentement vis à vis de l'un de ses tueurs ? Le Chapelier arborait un de ses plus beaux sourires avant de saluer Chill d'un air presque amusé.

- "Les morts reviennent toujours à la vie n'est-ce pas ?"

Chill me dévisageait maintenant, son visage était tellement empli de neutralité. Rien ne pouvait sortir, aucune émotion, aucune amertume. Mais ses paroles me glacèrent le sang, il était froid comme la mort. Comme s'il était le Faucheur en personne. L'était-il ? Venait-il pour l'âme de Batman alias Bruce Wayne ? Surement, après tout, il fut le bourreau des parents de ce pauvre petit Bruce. Mad Hatter avait d'ailleurs découvert l'identité du Batman lorsque celui-ci mourut.

Joe Chill - "Pas celui qui est dans la pièce d'à côté, sois en sur, Tetch."

J'entrais dans la petite pièce, y'avait déjà le gratin du crime et de la justice réunis. Même un joli petit buffet sur le côté. Jervis avait une hantise, et même un sacré creux avant de parler face à tout le monde. Il mangeait, comme tout être normal, mais jamais de la nourriture qui n'avait pas de chapeau dessus. Sortant des minis-chapeaux en papier, Tetch les disposa sur des plats avant de se servir lui-même dans une assiette et s'installa. Il remarqua que le Pingouin s'était installé à côté de lui, un brave homme que Tetch appréciait.

C'est alors que le grand moment arriva ... Chacun des criminels racontait son histoire avec le Batman. Alors que son voisin venait d'entamer une magnifique mort digne du Chevalier Noir, Mad Hatter se leva et entra dans l'allée centrale, indiquant qu'il était le prochain. Tetch rata de peu de se vautrer sur le sol et se rattrapa juste à temps, maudit tapis se dit-il pour lui-même. Il entendit même glousser dans l'assistance, mais Tetch s'en fichait. Ayant légèrement du mal à voir le cadavre de son ennemi, Mad Hatter retira son chapeau, en guise d'honneur et de salut au mort, mais son sourire ne s'enleva pas.


- "Vous savez ce qu'on dit, les chapeaux ne tuent pas, mais les gens si."

Tetch réfléchissait alors, son sourire disparut alors et le nain prit alors une nouvelle fois la parole avant de continuer son récit. Tetch y réfléchissait vraiment, essayant d'oublier les affres de sa folie pour donner un discours cohérent et normal, après tout, maintenant qu'il était mort, les rimes ne servaient presque plus à rien.


- "J'avais retrouvé la piste d'Alice Pleasance, ma première Alice, mon amour, ma muse, ma divine créature. Je m'étais présenté à sa porte mais Batman m'attendait déjà. Alors que je tentais de la ravir, comme un gentleman, il s'est interposé et me cogna. Mais c'était sans compté sur le Wonderland Gang ! Ils furent là et s'en prirent violemment à Batman et parvinrent à le mettre temporairement chaos. Une chance que le morse ait emporté une masse contondante des plus assommantes, vous noterez la rime, elle est parfaite ! Alors que je plongeais Batman dans un sommeil hypnotique avec mes synapses et mes drogues, je l'envoyais dans un monde magnifique, où il serait en paix avec lui-même."

Et soudain, les larmes du Chapelier vinrent tâcher son récit. Le Mad Hatter avait quelques larmes aux yeux avant de reprendre et de sortir un mouchoir hideux.

- "Mais il tenta de se débattre, il refusait mes infusions. J'ai augmenté les doses, j'ai essayé de le rendre plus docile. Mais non ... Il refusait ... Le stress et la colère m'ont forcé à faire des choses horribles ... J'ai ... tué Alice dans un état tierce que je subis quand je m'énerve et ... J'ai grillé la cervelle du chevalier noir avec le moniteur posé sur son crane. Lobotomie et mort du système dans les quelques secondes qui ont suivit. Une mort atroce, même pour moi. Il aurait put être quelque chose de magnifique ... Mais il cherchait sans cesse à me combattre, pourquoi ? Pourquoi tant d'acharnement ... Je ... Je voulais le rendre heureux, au moins une fois, lui qui était si triste, si en colère à chaque fois. Pourquoi ne peut-il pas être heureux ? Pourquoi le rêve ne s'arrête t'il pas ? Il est mort et nous sommes encore ... Là ?"

Tetch retourna à sa place, confus, déprimé, triste. Batman était le rêveur du rêve de Gotham City et de sa faune selon Jervis Tetch, mais cette fois, Tetch s'était malheureusement trompé. Il était condamnée à vivre dans un monde horrible, triste et sans couleurs, sans Alice parfaite, sans rien. Juste les ombres et la tristesse ... Assis à sa place, Mad Hatter se morfondait, le cauchemar se poursuivait, sans cesse, sans lendemain joyeux. La vie, ce n'était pas un joli conte de Perrault, c'était une horreur perpétuelle, sans bonheur, sans thé délicieux, sans Alice. Et maintenant, Batman était mort. Good Night, Dark Knight ...


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MessageSujet: Re: Whatever Happened To The Caped Crusader ...   Mar 13 Jan - 19:00

Batman
The Dark Crusader
Ma propre mort.

Comment tout cela a t'il bien pu arriver ? Comment ? Quelle est cette interminable idée qui traverse mon esprit ? Pour la première fois, je me sens ... Libre ? Je me sens enfin en paix. Gotham me semble si calme maintenant, comme si le sortilège avait été définitivement levé. La malédiction venait de terminer avec ma mort et les criminels costumés étaient tous là, tous, se mélangeant avec les autres justiciers qui pleurent mon départ. C'était presque impossible ... ? Comment pouvaient-ils ne pas s'entretuer devant mon cadavre ? Ils étaient la lumière et les ténèbres réunies en une pièce, et pourtant, tous pleuraient mon départ, comme si j'avais été plus proche d'eux qu'ils ne l'avaient été. Mais je m'attendais à une mort, oui, ce depuis le début. Je n'imaginais pas que Bruce Wayne quitte la cape comme ça, sur un claquement de doigts, et faire un golf en compagnie des autres. Non, ce n'était pas la fin que j'imagine pour Batman. Qui m'aurait tué ? Le Joker ? Probablement, peut-être même le Pingouin ou encore Condiment Man (Mais ce serait un manque de chance évident.) Peut-être que ce serait un petit truand qui commençait sa première soirée et qui m'abat comme ça, froidement, sur un coup de panique, cela peut arriver. La chance du débutant. Tandis que ce qui reste de mon âme, un ectoplasme, les écoutent, parler, moi je me rappelle de ma mort. Ce n'était pas bien distinct, mais je me rappelais de ce qui s'est passé.

Par ma faute, Jim Gordon était mort. Je n'avais pas sût le sauver le plus rapidement possible. Barbara m'en voudrait éternellement. Alors que je regarde son cadavre, je note le composé chimique qui l'entoure. Un gaz phobique, un gaz de peur que je connaissais très bien. Plus virulente que les autres versions, l'épouvantail venait de tuer James Worthington Gordon, à cinq minutes près de mon arrivée dans le bâtiment. J'étais en colère, furieux, les soupçons indiquaient que Jonathan Crane, l'épouvantail, avait assassiné le plus grand commissaire de police que Gotham ait connu au long de son existence, et maintenant, cette vie était gâchée. Je me relève après avoir clôt à jamais les yeux de Gordon, je médite ma vengeance alors que je piste Crane à travers le laboratoire dans lequel il s'est réfugié. Je l'entend rire, son rire de dément qui résonne dans les couloirs blancs et sales de la place. Je discerne son ombre avant de mettre mon masque à gaz sur le visage. Il tente de me surprendre, de me faire peur, mais je ne lui ferais pas cette joie. Alors que je l'attrape, je sens la colère me prendre, je le saisis parfaitement par le col et je le tabasse à mort. Une vie gâchée, une vie perdue. Alors qu'il tente de m'arracher mon masque, je continue les coups. Je pense à Barbara, qui, après avoir perdu ses jambes de la faute du Joker. Je pense à Jason, tué par le même pantin diabolique, je pense à Gordon, tué par la peur de cette ordure. Le message était clair. Crane allait mourir ce soir. Si mes yeux avaient été des poignards, il serait transpercé de mille couteaux dans la chair. Je continue à le frapper, jusqu'à ce que je retire son masque. Au bout d'un certain moment, ce n'est plus qu'un bruit spongieux que j'entends, le crane était fracassé, brisé, son cerveau était une mare de bouillie, une horreur monstrueuse. Alors que je laisse couler mes larmes sur ce qui reste du petit tas sanguinolent qu'est devenu Crane, je retire mon masque avant de me diriger d'un pas titubant vers ce qui restait de l'officier du GCPD.

Batman - "Pardonnez-moi Jim."


Je remet alors mon masque sur la tête, j'entends les hommes de la police et du SWAT qui montent les escaliers, la surprise serait de taille alors que je fais brûler le corps de cette ordure de Jonathan Crane. La paille prend très bien feu, j'aurais dû y penser depuis très longtemps au final. Personne ne pleurera une ordure pareille, et tandis que je regarde le cadavre se consumer, Bullock et ses hommes assistent à la scène macabre. Je sentais la haine bouillonner en moi. Ce n'était pas tant le fait de l'avoir tué qui me gênait, c'est le fait que maintenant, tout ce que le Joker avait pût dire sur moi, sur mon combat, sur ma volonté de ne pas le tuer, qui remontait à la surface, ses mots, sa voix nasillarde, me piquaient comme des aiguilles dans le cœur.
Batman venait de mourir ce soir. Le symbole qu'il incarne, la justice, la morale, tout ça n'était plus qu'un vague souvenir. Je couvre le corps de James Gordon avec ma cape et je laisse Bullock et ses hommes s'en charger. Il me demande des comptes pour Crane, je ne dis aucun mot, et je retourne à la batmobile. Je fonce vers la cave et je me dirige vers le coffrage vestiaire où j'entrepose mon costume. Je dépose mon costume et je referme le coffre de verre à jamais. Le masque et la cape de Batman ne seront plus que des souvenirs, lointains, mais aussi douloureux qui me rappelleraient à jamais la mort de Jim, ma défaite et la mort de ma promesse faite à mes parents. Je n'ai pas réussi, je n'ai pas sauvé un innocent, il est mort parce que je n'ai pas stoppé l'épouvantail quand je le pouvais, et maintenant, je pense à ces gens, toutes ces victimes, tous ont subi les horreurs de ces criminels. Je ne pouvais plus être une lueur dans le ciel ténébreux de Gotham. Pour moi, Batman était mort ce soir, et mon âme avec elle. Je remonte douloureusement les marches qui mènent au Manoir, et je constate ma vie finale. Un Manoir vide. Andréa Beaumont, Julie Madison, Rachel Dawes, Talia ... Si j'avais su au final ce que m'apporterait cette vie de justicier ...

Alors que je reviens à la normale, je me rappelle que cette mort n'est peut-être pas la mort finale. Qu'il existe tant d'autres possibilités, que Batman meurt très souvent et qu'il revient toujours au final. Batman est une légende, une légende qui se recrée à chaque histoire que se racontent les gens de Gotham, ceux qui croient en lui. Batman revient toujours, et le monde ne peut pas s'en passer. Qu'importe les morts, les résurrections, qu'importent les armes et les enterrements, Batman n'est pas seulement qu'un homme qui se reconstruit, c'est un espoir pour tous ceux qui croient en la justice.

Batman is Eternal.


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