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 « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh

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MessageSujet: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Mar 19 Aoû - 18:52


« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »
Une chanson des Scorpions dans les oreilles, un souffle léger pour le rafraichir en cette chaude journée d’été et une journée de travail qui se terminait plus tôt que prévu. Devesh avait tout pour se sentir bien mais il était un peu nerveux aujourd’hui. Il avait un dernier rendez-vous avant de conclure sa journée. Un rendez-vous avec la célèbre Svetlana Orlov mais il n’allait pas voir la politicienne, mais l’épouse. Il s’occupait du cas Blake Thorne et il avait besoin d’en savoir plus. Il avait besoin de savoir comment le gamin qu’il avait pu redresser dans le passé avait pu finir aussi boiteux. Il avait voulu se suicider, avait menacé le service de sécurité avant de tirer sur un médecin, si ça ce n’était pas un signe de démence alors que l’on lui enlève son titre de docteur ! Le bruit du moteur le réveilla et il changea de vitesse, se concentrant sur la route. Il se rendait donc dans la demeure des Orlov-Blake et il était presque certain qu’ils ne seraient pas seul à venir la voir. Un imbécile d’infirmier avait balancé aux journalistes que le mari de la jeune femme était interné. Bien sûr, il l’avait très vite chopé et licencié pour cet excès de liberté mais les faits étaient là. Les médias voulaient des réponses tout comme Devesh à son tour. Il finit par arriver près du pavillon. La demeure était aussi immense que belle malgré les journalistes qui tournaient autour de la maison comme de gros insectes. C’était une maison qui semblait garder un passé ancien malgré les différents aménagements qui voulaient la rendre plus moderne.

Devesh sortit de son véhicule et se dirigea d’un pas décidé vers l’entrée. Les journalistes râlèrent puis quelques-uns le prirent en photo. Il décida de taire les rumeurs tout de suite en sonnant à l’entrée pour se présenter en tant que médecin. Il n’avait pas pris la peine de téléphoner pour annoncer son arrivée. La jeune femme demandait depuis des jours à voir son mari mais le psychiatre avait toujours refusé. Il avait besoin de temps pour comprendre le cas qu’il avait sur les bras et puis, il ne voulait pas faire plaisir à Blake alors qu’il avait manqué de tuer quelqu’un. Ce n’était pas comme ça que la thérapie fonctionnait. Il devait éprouver du remord, un remord si profond que ça le changerait. Tout comme lorsqu’il était enfant. La culpabilité changeait les Hommes. Il avait tiré sur un homme innocent, un médecin qui ne faisait que son travail, avait menacé de se tuer sans penser à sa famille. Devesh avait dû la lui rappeler pour lui faire lâcher son arme et l’aide du docteur Crane avait été d’un grand secours pour calmer la crise. Il ne verrait pas sa femme avant un petit moment. Il allait devoir gagner ses libertés et Orlov allait devoir jouer le jeu si elle espérait revoir son mari.

- Je ne suis pas un journaliste, ouvrez-moi ! Je veux juste vous parler de votre mari. Cria-t-il vers la porte.

Celle-ci finit par s’ouvrir sur une jeune femme à la chevelure incroyablement rouge qu’il reconnut sans mal. L’hindou afficha un sourire poli et retira ses lunettes de vue. Il en avait besoin dans certains moments, comme pour conduire. Il détestait vieillir, son corps commençait à montrer des signes de faiblesses et le quarantenaire faisait tout pour cacher ça. D’ailleurs, il ne paraissait pas avoir quarante ans. Les teintures et le maquillage aidaient à cela.

- Bonjour, enchanté de vous rencontrer madame Orlov. Je suis le docteur Singh, il tendit sa main avec ce même sourire, faussement ravi. C’est moi qui m’occupe du cas de monsieur Thorne à l’asile d’Arkham. Puis-je entrer ?

Il jeta un coup d’œil derrière lui. Les journalistes se pressaient derrière lui, commençant déjà à poser des questions en espérant un soupçon de réponse. Il sentait déjà que son entrée dans le domicile allait faire jaser le lendemain mais ça ce n’était pas trop son problème. Il n’avait rien à cacher. Ou presque. C’était la rouquine qui avait des secrets par contre.

- Je ne resterais pas longtemps, il s’agit juste de vous poser quelques questions et de vous informer.

Allait-il rester encore bien longtemps à l’entrée ? Les journalistes se pressaient, braquant leur micro comme des armes autour du duo. Les questions étaient inaudibles, aucun médias ne laissaient la place à l'autre. Les paparazzis étaient pires que des fauves.

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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Ven 22 Aoû - 15:26










« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »


Elle n'avait jamais autant apprécié le double vitrage isolant des bruits de l’extérieure. Les rideaux tirés pour ne plus voir leur visage de vautour reniflant une carcasse, écoutant avec calme le piaillement de ses perroquets, trop bienheureux pour se douter de quoique ce soit, Bien qu'ils commençaient à trouver la maison bien vide, et certains faisant le tour de la maison une bonne partie de la journée, cherchant des présences fantômes. Svetlana n'avait pas le courage d'y faire plus attention ou même d'y penser plus de deux secondes. Cloîtrée dans son bureau, le cendrier plein et un verre vide à côté d'elle, elle travaillait sans relâche, se demandant régulièrement si elle n'allait pas éteindre les caméra de surveillances, et plus précisément celle rivée sur la porte, montrant une horde de journalistes prêts à lui jeter dessus si elle sortait pour une bricole. Elle éprouvait beaucoup de pitié pour son traiteur qui lui apportait régulièrement ses repas, et s'était même demandé si elle allait pas lui dire de revenir demain. Elle n'avait guère faim de toute façon. L'écran en noir et blanc et à la qualité discutable continuait de bouger de façon saccadé, comme un mauvais film de zombie, et malgré tout ses efforts pour ne pas les regarder, elle ne pouvait pas vraiment faire autrement. Sait-on jamais si par hasard quelque chose d'important se passait. Elle se força donc de replonger sur son emploi du temps, espérant que la foule finirait par se lasser et se retirer un peu pour qu'elle puisse aller voir son fils en début de soirée.

Mais ils n'avaient pas l'air de vouloir bouger. C'était pas faute d'être sortie pour leur avoir bien expliqué qu'elle ne ferrait aucune déclaration, elle n'avait fait que manquer de mourir étouffée et devoir leur fermer la porte au nez, ayant l'impression d'avoir échappée à une fosse au lion. Quelques  temps plus tard, un nouvel imbécile, visiblement nouveau venu se mit à taper à la porte. Elle leva les yeux vers l'écran, avant de les rabaisser. Et puis dans le doute, elle alluma le micro, éteint pour éviter de subir les hurlements et autres doléances. Ce type n'avait pas l'attirail d'un journaliste, même sur une basse qualité, on pouvait voir cela.

Lui parler de son mari. Cela ne voulait strictement rien dire. Il aurait pu être son patron, un gratte papier des assurances, même le boulanger du coin, ou même juste un emmerdeur comme les autres. Lui parler de son mari. Avait-il décidé d'être si peu précis juste pour lui faire perdre son temps ? Tout. Le. Monde. Voulait parler de son mari. Et si elle retrouvait le responsable d'une telle fuite, il aurait de très bonne raison d'avoir peur. Mais encore, Arkham n'avait rien voulu dire. Elle soupçonnait la direction d'être à l'origine d'un tel désastre, mais ç’aurait été vraiment peu intelligent de leur part. Si ce cirque continue, elle avait une paire de menace à mettre à exécution. Elle ne sait même pas pourquoi elle prit la peine de se diriger, sans vraiment se presser vers l'ascenseur pour descendre au rez-de-chaussée. Probablement le fait qu'effectivement, il ressemblait à tout sauf un journaliste. Mais l'habit ne fait pas le moine, elle le savait assez. Suivie par son plus vieux perroquet, une perruche à collier jaune, un petit cadeau d'anniversaire pour ses jeunes années, affectueusement nommée Jackyboy, et elle même ne se souvenait plus pourquoi. Ce dernier se rendit sur son perchoir de prédilection, un petit arbre d'intérieur près de la cheminée du salon.

Avec langueur, elle entrouvrit la porte, autant que les chaînes de protection lui permettait, pour entrevoir la tête de celui qui l'avait fait se déplacer, elle, et son genou douloureux. Docteur Singh. Origine non caucasienne, sourire faux. Elle était politicienne, et avec un flair aiguisé pour l'hypocrisie et le mensonge. Elle lui serra la main, un peu brièvement, en retirant les chaînes et répliqua sobrement. « Entrez. »

Elle ferma avec peine la porte derrière eux, évitant de pester en présence d'un invité, enfin, un inconnu. Elle remit avec élégance les manches de sa robe, portant sa canne au bras, avant de le diriger vers le grand salon.

« Suivez moi, nous serons plus à l'aise pour discuter dans un espace adéquat. Navrée, je suis dans l'incapacité de vous trouver quelque chose à boire, avec les vautours devant ma porte, je n'ai pas l'occasion de sortir pour faire des achats. »

Douloureux souvenir de sa dernière bouteille de vodka terminée la veille. Elle ne survivait que d'eau citronnée. Jackyboy était toujours dans le salon, fixant une seconde l'inconnu, pour l'ignorer tout de suite après, plus intéressé par son reflet dans la vitrine contenant certains objets de valeur. Le reste du salon était bardé d'une énorme statue d'Atalante datant de l'antiquité, obtenue dans sa jeunesse dans une vente aux enchères, et de dizaines de photos de famille, qui la rendait plus nostalgique qu'autre chose. Sans oublier, au dessus de la cheminée, le portrait de son père adoptif, à la peinture à l'huile, il avait toujours eu des goûts déplacé, mais le tableau était très beau, et même Blake avait finit par s'y faire, même si il y avait toujours un côté assez effrayant, visiblement.

Elle invita le docteur Singh à s'asseoir sur le canapé, avant de faire de même sur le fauteuil en face.

« Merci d'avoir fait le déplacement. » Elle posa sa canne à côté et rajusta sa robe par habitude avant de croiser les jambes et de rentrer dans le vif du sujet. Et avec le sourire qui plus est. « Je n'ai aucune nouvelle de mon mari malgré mes nombreux appels, j'en déduis que vous êtes là pour me dire la raison pour laquelle il a été interné. »

C'était posé. Elle savait très bien la raison pour laquelle Blake était à Arkham. Une magouille de son père. Ni plus, ni moins. Blake était sein d'esprit, la seule raison pour laquelle ils devaient le garder, c'était pour l'argent et sécurité. Elle se demandait bien quel diagnostique logique il allait lui raconter pour essayer de la convaincre du contraire. Elle attendait la suite des négociations pour continuer sur sa lancée, visiblement il avait des questions à lui poser.



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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Lun 1 Sep - 14:02


« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »
Entrez. Était-ce un ordre ou une requête courtoise ? Devesh préféra ne pas s’interroger là-dessus. Cela n’était pas elle qui avait besoin de voir un psychiatre, mais son mari. Ou peut-être que si au final, mais il n’était pas l’homme qui lui fallait même si ses années de psychologies à l’université lui permettait sans peine de voir que c’était une femme qui n’avait pas l’habitude d’être contredite. C’était sans doute pour cela qu’elle avait choisi cette profession : la politique. On prenait des décisions et on faisait en sorte qu’elles soient accomplies dans les plus brefs délais. Sauf qu’ici, rien ne pourrait le faire changer d’avis au sujet de Blake Thorne et il se doutait bien qu’elle essayerait de faire sortir son amant de là. Cependant, pour son bien et celui de tous, il devait rester enfermé. Pour l’instant. La jeune femme lui fit savoir qu’elle ne pouvait lui servir à boire, étant con-traire à rester chez elle à cause des journalistes qui tournaient autour de sa maison. L’hindou hocha doucement la tête. Les journalistes n’étaient que des rapaces et il se doutait d’ailleurs que leur petite rencontre ne resterait pas entre eux bien longtemps.

- Un simple verre d’eau me suffira, ne vous en faites pas. Fit-il doucement. Vous avez une bien belle demeure en tout cas.

Certes, elle était bien belle mais honnêtement il s’en foutait. Au diable les belles sculptures et le bel et grand oiseau. Ils savaient tous les deux qu’il ne s’agissait que d’échanges polis avant l’assaut. Cependant, il s’intéressa de près aux photographies mais lorsqu’il se tourna pour prendre place sur le canapé et qu’il fit fasse à l’immense tableau, il en resta interdit un instant. L’homme avait de l’importance, sans doute le chef de famille ou l’ancien chef de famille. La femme ne semblait pas avoir une famille bien grande sans les Thorne. Il finit par s’asseoir après un dernier coup d’œil vers l’ensemble de la pièce. Elle le remercia pour le déplacement comme une bonne hôte, Devesh se contenta d’un hochement de tête.

- Et je vous remercie de m’avoir ouvert, Miss Orlov. J’imagine qu’il n’est pas facile pour vous de recevoir du monde en ces conditions.

Comme il s’en doutait, ce fut la jeune qui ouvrit les hostilités. Le pédopsychiatre s’installa plus confortablement sur le canapé avant de prendre à son tour la parole.

- Vous déduisez bien, même si la raison vous a été évoquée il me semble. Même si le secrétaire n’est pas rentré dans les détails, contrairement aux journalistes ne se sont pas privés d’en divulguer plus que nécessaire à son sujet. Il croisa doucement les doigts, visiblement pensif. Votre beau-père nous a expliqué que votre mari a du sang sur les mains. Encore. Je ne suis pas policier, Miss donc je ne me permettrais pas de juger cette affaire-là. Cependant, lorsqu’il nous a été envoyé il a fait preuve d’une agressivité sans précédent. Les journalistes ont déjà fait circuler ses faits donc je ne vais pas m’étendre là-dessus. Sachez d’ailleurs que la santé du docteur Crane n’est pas en danger, fort heureusement. La balle n’a pas fait trop de dégât.

Devesh sourit doucement, toujours dans cette fausse sympathie qui lui était sienne. Cela aurait pu se finir bien plus mal ce jour-là s’il n’avait pas réussi à le convaincre avec son collègue qu’un tel acte ne ferait que le rendre plus cinglé aux yeux de sa famille et de la société. Blake était terrifié à l’idée de rester à Arkham trop longtemps et de faire honte à sa famille. Il lui restait encore en mémoire les bons conseils du médecin : Être un bon garçon, être sage et obéissant. Il était temps de poser les questions qui fâchent et d’avoir les bonnes réponses. Il parlait peut-être beaucoup mais il n’avait aucune raison de mentir ou de tricher pour le moment, après tout, les médias avaient déjà fait leur boulot.

- Vous savez sans doute déjà que c’est moi qui me suis occupé de lui lorsqu’il était enfant. C’est donc moi encore aujourd’hui qui prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des autres et la sienne. On m’a fait savoir qu’un autre médecin avait accepté que vous retrouviez votre mari, sachez que cela ne se reproduira pas pour le moment. Blake Thorne est encore trop faible et agité pour cela et je dois veiller à ce que ses envies de suicide ou de meurtres ne soient plus qu’un mauvais souvenir. Cependant, si vous coopérez cela nous aiderait grandement et vous pourrez le revoir plus rapidement.

Il se redressa doucement, pointa un regard encre vers celui vert de la rousse.

- Je veux que vous m’expliquiez comment le garçon sage et apaisé qui est sorti d'Arkham grâce à moi a pu tomber aussi bas. Quel est le déclencheur ? Vous êtes sa femme, vous savez forcement des choses qu’il ne veut pas me communiquer pour le moment.


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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Mar 2 Sep - 17:54










« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »


Bien assise sur son fidèle fauteuil, Svetlana ignorait si elle s’apprêtait à avoir certes une discussion rassurante à propos de son mari, ou si effectivement elle devait se préparer pour une joute. La russe se souvenait sans grand mal de son propre psychologue quand elle était plus jeune. Un brave type au demeurant, mais sa façon d'analyser son comportement le moindre de ses mouvements l'avait très vite rendu chèvre. Sans oublier cette manie de vouloir lui faire avouer les horreurs qu'elle ne souhaitait qu'oublier et mettre de côté, il avait pourtant tout essayé : la parole, l'écrit et même des poupées pour enfants. Et la rousse sortait renfermée, de mauvaise humeur, et groggy de ces entretiens. Elle ignorait si ce Devesh était de la même trempe, elle savait juste qu'il lui avait fait une très mauvaise impression de l'autre côté de la porte. Mais soit, il avait déjà fait le déplacement, même si elle n'en avait strictement aucune idée de la raison. Se faire rembrouer au secretariat pendant qu'on trahit un secret professionnel et pourrit sa vie avec des journalistes, pour recevoir une visite parfaitement à l'improviste, ce n'était pas pour la mettre dans la confiance la plus solide envers le corps médical.

Elle sourit donc, et hocha avec intérêt la tête quand le psychologue se mit à lui parler, s'autorisant même des haussement de sourcils, des airs concernés. Svetlana écoutait avec attention, et ne rappela même pas à l'ordre quand il la héla avec un « miss » qui frôlait l'impolitesse. Cela n'avait aucune importance pour le moment, et elle n'y fit même pas attention. Le coup de feu. Elle se souvint avec écraser avec rage son cigare sur le journal quand elle avait apprit les faits, encore plus en colère après tout le monde, à commencer par Blake, suivit par l’hôpital qui n'avait même pas prit la peine de lui passer un coup de fil, se contentant de vendre l'information aux journaux. Il semblait n'avoir aucun complexe de parler des journalistes d'ailleurs, comme si c'était parfaitement normal. Encore une fois, elle ne dit rien. Il avait encore des choses à dire, et Svetlana voulait l'écouter.

Trop faible et trop agité. Cela pourrait être logique si elle ne connaissait pas autant Blake. Comment comptait-il le soigner ? Par une médecine douce bizarroïde qui incluait aucun effort physique ? Par des drogues douteuses ? Par une thérapie perpétuelle ? Ou alors tout simplement en le mettant au coin comme un gosse jusqu'à ce qu'il comprenne que c'était mal de tirer sur les gens ? Encore une fois, elle aurait pu lui faire confiance, si elle n'avait pas été évincée dés le début pour le voir intervenir comme une fleur pour lui demander de l'aide. D'ailleurs cela ne tarda pas. Il lui demanda juste après.

« Oui j'ai entendu parler du coup de feu via les média. Vos secrétaires ne m'ont rien dit. Enfin, sauf si  vous estimez que me répéter 'votre mari est fou' est un bon argument pour me faire raccrocher. »

Jackyboy s'extasia sur son reflet à côté, alors que Svetlana se leva, avec l'aide de sa canne, vers le buffet pour prendre un verre et verser de l'eau fraiche du bar dedans. Il avait demandé un verre d'eau, et elle n'oubliait jamais les choses. Elle revint à son fauteuil et fit glisser le verre vers lui, l'air soucieuse.

« Il y a néanmoins quelque chose que je ne comprends pas. J'étais là quand mon beau père l'a envoyé à Arkham, et je me souviens avec précision qu'il était assez méchamment blessé, un peu partout mais surtout à la cuisse. J'ai interrogé votre secrétariat, mais personne ne m'a répondu : l'avez vous envoyé dans une clinique avant qu'il ne retourne à Arkham ? Ou traiter sa blessure d'une quelconque façon ? »

Elle se réinstalla sur son fauteuil, dissimulant, non sans peine, sa douleur latente dans son genou.

« Enfin, bien sûr que oui. Je n'imagine pas des professionnels imposer une entrée dans un asile à un homme blessé et paniqué qui a des antécédents de violence, accusé de meurtre qui plus ait. Vous avez sûrement dû le soigner, le menotter et le calmer d'une quelconque façon avant son entrée en … soin intensif, d'après vos secrétaires. Ça n'explique donc pas sa réaction, et encore moins comment il s'est retrouvé avec une arme à feu. Savez-vous quelque chose que je ne sais pas ? »

Elle réfléchit un peu, histoire de trouver une réponse calme et assidue à sa question, mais un détail la chiffonnait encore et l'empêcher de donner un avis digne de ce nom.

« Malheureusement, pour vous répondre, j'ai besoin d'un détail. Je n'ai aucun diagnostique, et comme je vous l'ai indiqué, je sais juste qu'il est enfermé en soin intensif. J'ai apprit le reste grâce aux journaux, et j'ignorais même tout de ses tendances suicidaires avant que vous ne m'en parliez à l'instant. »

Elle écarta légèrement les main, l'air interdite.

« Comment puis-je vous dire ce que je sais, si justement je ne sais pas ce qu'il va pas ? Si il est effectivement fou, donnez moi un nom de maladie, avec ses effets et les symptômes que j'ai pu avoir remarqué.»



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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Lun 15 Sep - 21:09


« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »
Ahh les secrétaires. Ils avaient toujours le bon terme pour rassurer les proches : fou, cinglé,  incontrôlable, dangereux, etc... Des mots qui pouvaient être souvent vrais mais qu’il fallait annoncer avec un tact pour éviter d’avoir des parents, des conjoints ou des enfants paniqués sur le dos. Le docteur ne pipa mot à ce sujet, n’acquiesçant que vaguement. Il n’était pas responsable de l’incompétence du service hospitalier. Il but doucement pour se rafraichir, écoutant d’une oreille attentive les propos de la jeune femme.

- Il a bien évidemment été envoyé à l’infirmerie dès l’instant où nous avons pu l’immobiliser. Il y est resté quelques jours si je me souviens bien. Comprenez que nous avons du très vite le conduire en cellule pour un examen psychologique mais je peux vous assurer qu’il a été soigné par les meilleurs médecins de l’asile.

Le choix des mots, tout était une question de mot. Dans ce genre de guerre, les phrases étaient des armes et des boucliers. Il ne s’agissait pas de mensonges mais d’enjoliver des termes, de donner des sens particuliers, un ton chaleureux, tout ce qu’il fallait pour qu’elle ne doute pas d’eux. Après tout, il y avait du vrai dans ses mots. Il avait laissé Blake se reposer à l’infirmerie avant de commencer les séances, qu’importait si c’était les infirmiers qui s’étaient chargés de Blake à ce moment-là ou bien un médecin. Ce dernier était juste passé en coup de vent, il y avait bien d’autres choses à faire que de s’occuper d’un suicidaire violent. Il observa le visage de la femme qui s’était brusquement fermé.

- Nous avons dû gérer le cas comme nous le pouvions, Miss Orlov. Au moment où il a franchi les portes de l’asile, il fut incontrôlable. Votre beau-père ne nous a pas prévenus de son arrivée imminente et aucun médecin n’était prêt pour l’accueillir et tâcher de comprendre la situation. Mettre la faute sur Thorne était tellement plus facile, il poursuivit : il commençait à être violent et il s’est alors pris à l’un des gardes avant de lui à voler son arme de service. S’attaquer au service de sécurité, menacer de mettre un terme à sa vie, la mienne et tirer sur un confrère n’est pas un signe de paix intérieure, vous en conviendrez sans doute.

Devesh se montrait patient, quoi assez rapide dans sa façon de parler. Il voulait des réponses et il pensait en donner suffisamment pour qu’elle accepte de parler, mais il devait bien se plier au jeu. Il se rendait chez elle pour parler de son mari, il ne pouvait pas faire silence, prendre les informations et repartir comme si de rien n’était. En tant que professionnel, il lui devait la vérité. Cependant, il fallait qu’elle sache qu’il avait toutes les cartes en main et personne d’autre.

- Je n’aime pas le mot « fou », mes patients ne le sont pas. Ils sont juste égarés, perdu. Il eut un petit moment de silence durant lequel il déposa le verre sur la table face à lui. Comprenez bien que la psychiatrie est un domaine complexe et qu’il n’est pas possible de donner une définition claire d’un cas en quelques semaines. Nous n’avons que des pistes et pour le moment je pencherais pour un délire paranoïaque.

Il se pencha légèrement en avant et énuméra avec ses doigts les différents symptômes de la maladie :

- Un : grande difficulté à remettre en cause ses jugements, c’est-à-dire qu’il n’a pas conscience de ses troubles ; deux : absence d'autocritique et entêtement irraisonné ; trois : méfiance agressive et hystérie ; quatre : agression envers les personnes qu’il considère comme persécutrices, voir même soi-même ce qui peut entrainer des tentatives de suicide. Il posa ses mains sur ses genoux, le profil en avant. Il y a bien sûr bon nombre de troubles liés à ce syndrome et le diagnostic est loin d’être définitif. La perte de sa mère et de sa sœur a surement été le traumatisme déclencheur mais j’étais parvenu à calmer ses crises. J’ai donc besoin que vous me racontiez les différents conflits de votre mari ses derniers mois. Un nouveau traumatisme affectif a pu réveiller ces craintes et le plonger dans cette psychose.

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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Lun 22 Sep - 1:52










« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »


Le téléphone sonna au loin, plus précisément vers le bureau à l'étage, mais la russe n'y fit pas attention, trop concentrée sur la conversation. Un autre de ses oiseaux, un Ara bleu, avait fait son apparition pour regarder l'étranger d'un air méfiant. Pour être sincère, elle aurait pût craquer, là, tout de suite. Sa situation n'était pas simple à vivre. Constamment inquiète, les nerfs à fleur de peau, la colère grondant partout autour d'elle, seule, dans une grande maison que beaucoup à Gotham aurait sans l'ombre d'un doute brûlait jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Mais pourtant elle ne le fit pas. Svetlana, à force de patience et d'égocentrisme, savait trop bien gérer ses émotions et tracas. C'était de toute façon la moindre des choses quand on avait choisit ce métier et quand on joue avec le feu avec les familles les plus puissantes et les plus intransigeante de Gotham. Mais elle était déterminée à ne plus se laisser faire, sa dernière altercation lui ayant coûté mari, enfant et genou. Ecouter les doléances de ceux qui estimait son compagnon comme une menace, et qui avaient tenté de coffrer son père, parfaitement sain d'esprit, voilà 30 ans, elle pouvait bien le supporter. Mais elle devait l'avouer, pour leur défense, grâce à eux Eddie était pieds et poings liés. Grand bien lui fasse.

Donc, Blake avait été soigné, un minimum certes, qui la détendit presque, et finalement pas du tout quand il lui annonça tout de go que les soins avaient été fait après qu'il fut transférer à Arkham. Elle se demanda combien de patients aurait réagit aussi mal dans cette situation. Elle-même, saine de corps -vaguement- et d'esprit, s'ajoutait sans aucune peine en bas de la liste. Rupert avait donc mener son fils directement à l'asile, sans prendre la peine de le soigner, après l'avoir tabassé, connaissant son caractère colérique et ses aptitudes physique, et son refus quasi ostentatoire de revenir sur les traces d'une expériences atroces dont il peine encore à en parler correctement, même à sa propre femme, qui après des années n'avaient qu'une vague idée de ce qu'il avait subit là-bas. Et après toute l'équipe médicale s'étonne et va pleurer dans les journaux en parlant de folie, sans essayer de comprendre quoique ce soit, braillant qu'une simple réaction disproportionnée vaut tout les résultats du monde. Quel vieux salopard. Bien digne du vieux Thorne.

«  'Egaré'. Je suppose que vous dites ça dans l'espoir de me rassurer. » Fit elle après un long silence en s'enfonçant légèrement dans son fauteuil. Rester trop droite lui faisait un mal de chien dans la cuisse.

Délire paranoïaque. Elle était presque déçue. C'était la seule chose à laquelle ils ont été capable de penser pendant ses longues semaines. Oh certes, ils avaient probablement d'autres patients, mais y'avait-il une raison de lui refuser un coup de fil, un rendez-vous ou quoique ce soit. Le délire paranoïaque, ou bien ce que les psychiatres balancé au premier venu qui disait être sain d'esprit et sombrait dans le désespoir. Bien sûr, elle n'irait pas dire que ses lectures de Stephen King et Thomas Harris, ou sa passion pour Hitchcock, Polanski et Allan Poe lui avait donné un doctorat en psychologie, mais elle était quasi sûre que si elle avait été mariée depuis tout ce temps à un paranoïaque, il aurait éventré tout ses collègues de travail et toutes connaissance masculine, et probablement pas seulement, au cas où elle aurait été séduite. Une simple jalousie teintée d'un caractère colérique, ne suffit pas à classer la personne avec un délire paranoïaque. Même avec l'énergie du desespoir.

« Dites-moi, est-il toujours dans cet état ? Parle-t-il encore de tuer quelqu'un, ou de se tuer lui-même ? »  Svetlana se redressa, joignant ses mains sur ses genoux, semblant réfléchir. C'était pourtant mûrement réfléchi, mais la vision de sa moitié dans une cellule capitonnée lui était encore plus insupportable.
« Je vous avoue que je suis pantoise. Je n'ai strictement aucune idée de ce qui a put déclencher quoique ce soit apparentant à ce genre de syndrome. »
Elle ne mentait pas vraiment, elle n'avait même pas eu le luxe d'avoir une discussion avec lui à propos de cette histoire de costume. Soit il faisait ça depuis bien longtemps, soit c'était récent, mais d'une façon ou d'une autre, il ne lui en avait jamais parlé. Mais si le docteur n'était pas au courant, c'est que Rupert n'avait rien dit, de concret en tout cas. Blake d'un côté, et son fils pas loin, tout les deux étaient sous le couvert du bon vouloir de son beau père. Même si elle aurait pu vouloir en parler au Docteur Singh, elle ne le ferrait pas, les représailles seraient beaucoup trop violentes.  Et d'une manière générale ? Non. Elle était parfaitement sûre d'elle quand elle affirmait que rien de bizarre n'avait été visible chez son époux récemment. Rien au quotidien qui l'avait interloqué, aucune phrases, aucun regard, aucun geste, et elle était quasi certaine que c'était pareil à son travail. Elle redirigea son regard sur ce dernier, bien plus dur et franc que son regard posé et calculé.

« En revanche, je pense qu'être ramené, blessé, dans l'asile qu'il a tant détesté, par son propre père qui plus ait, peut être une bonne piste pour trouver une raison pour sa crise soudaine de... paranoïa à son arrivée à l'asile. Si cela n'était peut-être pas la première, n'a pas pas non plus dût le calmer. »

Elle repositionna ses jambes avant de continuer. « D'ailleurs éclairez-moi sur ce point. Êtes-vous en train de me dire que j'ai risqué ma vie continuellement en 5 ans de vie commune ? Que j'ai échappé au pire dés que j'étais en désaccord avec lui ?  Dois-je me sentir en danger, va-t-il tenter de s'échapper pour m'égorger avec un canif le jour où il apprendra que j'ai parlé de lui avec vous ? Entêtement irraisonné, méfiance agressive, agressivité envers certaines personnes... c'est bien ce que vous me décrivez non ? Dois-je mettre mon fils sous clé au passage ? Si il y a effectivement eu un élément déclencheur, alors qu'il vivait ici avec moi, et que je suis sensée l'avoir vu, cela signifie que j'étais en danger permanent. Ou alors j'ai eu énormément de chance que sa vendetta imaginaire soit dirigée uniquement vers le médecin qu'il a tenté de tuer. » Ou alors il est juste sain d'esprit et Arkham a décidé d'élargir sa politique d'enfermer le premier qui tire un coup de feu en proie à la panique. Ça ferait un beau vide dans les rues de Gotham. Son débit de parole commençait à s'accélérer, mais elle continua pourtant sur sa lancée. Elle n'était pas en proie à la panique. Même avec toute la bonne foi du monde, elle serait incapable de faire semblant de croire à cette mascarade. Elle voulait juste savoir ce qu'ils pensaient avoir trouver. Si effectivement le comportement actuel de Blake allait jusqu'à les conforter dans ce choix de diagnostique, même non définitif, accordé au médecin. C'était un moyen comme un autre de prendre les nouvelles de sa moitié qu'on lui refusait encore et toujours également. « Il a menacé beaucoup de personne ? En a attaqué d'autres ? Par quel miracle vous êtes arrivé à le maîtriser après ça, sans plus de dégâts ? Surtout si il était armé. »


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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Lun 6 Oct - 23:17


« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »
La jeune femme semblait imperturbable. Seules ses questions trahissaient son inquiétude quant à l’internement de son mari mais rien chez elle ne laissait entrevoir ce qu’elle pensait. Devesh claqua la langue. C’était une femme dès plus complexe. C’était en partie pour ça qu’il avait toujours préféré s’occuper des enfants. Avec eux, on obtenait le plus souvent la vérité toute nue. Sans contrefaçon ni demi-mesure. Avec les adultes, chacun masquait la réalité comme il le pouvait. C’était le jeu des semblants, on prenait un rôle qui nous allait mal et on tentait de le jouer au mieux jusqu’à la fin de sa vie. Le docteur Singh n’y échappait pas, à vouloir jouer les américains parfaits. Il possédait une arme, avait été naturalisé, allait voter, avait eu une épouse et une fille blanches, avait renié ses parents et ne possédait rien d’autre que quelques photos d’Inde. Rien de plus, rien de moin. Un parfait petit américain bien ancré dans la société. Il se demandait quel parcours elle avait fait pour devenir ce qu’elle était aujourd’hui. Il ne savait que les grandes lignes, connu de tous. La seule chose qu’il savait mieux que les autres concernait son frère.

- Les médicaments ont l’air de faire leur effet pour le moment, mais nous avons constaté qu’il faisait des cauchemars. Très sinistre, violent. Nous nous assurons que cela reste de l’ordre de l’imaginaire.

Il se gratta la nuque, assez frustré que la conversation ne l’aidait pas sur son cas. Avait-il donc fait tout ce voyage pour rien ? Oh certes, ce n’était pas bien loin mais il aurait voulu au moins des pistes pour comprendre cette évolution chez Thorne.

- N’importe quoi peut nous aider. Une dispute avec un conducteur, quelques mots brutes avec son entourage. Etait-ce l’anniversaire de la mort de sa mère et sa sœur récemment même ?

Toutes théories étaient à prendre avec un homme comme Blake et Devesh désirait ardemment pouvoir l’aider. Il ne pouvait qu’il y avoir chez lui qu’une grande détresse pour qu’il décide de mettre fin à ses jours pour éviter l’asile et de menacer de mort toutes les personnes autour de lui. Il devait l’aider comme il l’avait lorsqu’il était plus jeune. Lui offrir cette paix que tous méritaient.

- Madame, je comprends que vous soyez bouleversée par la nouvelle mais nous n’avons fait que notre travail. Nous nous devons d’accueillir les individus pouvant s’avérer dangereux ou instable et votre mari a tenté de se suicider. Une personne saine d’esprit aurait tenté de collaborer avec moi, expliquant qu’il s’agissait d’un malentendu. A la place, il a visé ma tête avec le premier flingue venu. Si vous doutez des raisons pour laquelle il a fini à Arkham, je vous invite à vous renseigner auprès du GDPD qui se charge de l’enquête. Des gens sont morts, miss Orlov et ce n’est pas arriver tout seul. De mon côté, je vais l’atteler à aider monsieur Thorne.

Sa voix ne contenait aucune once de chaleur. Il gardait son sourire poli et faux mais tout son être avait envie de l’envoyer praître. Il avait l’habitude des proches perdus et qui refusaient d’admettre la vérité mais il le supportait de moins en moins. Il était le médecin, oui ou merde ? Sa voix s’abaissa doucement lorsqu’elle parlait cette fois des risques qu’elle avait encouru elle et son fils avec un homme comme Blake.

- Blake Thorne semble tourner sa paranoïa vers toutes les formes d’autorité, comme votre beau-père et ses hommes, le service de Sécurité d’Arkham, les médecins. Je ne pense pas qu’il vous aurait blessé vous et votre enfant. Cependant, je ne peux pas vous le garantir à cent pour cent. Il va nous falloir du temps pour l’aider à guérir.


Il se leva alors soudainement, indiquant que la conversation était pour lui sur sa fin. Sa voix remonta doucement, plus ferme. Il considérait Jonathan Crane comme un proche collègue et il ne pouvait admettre que sa blessure par balle soit relié à un simple « sans plus ».

- Je vous ai déjà dis qui il avait menacé et sur qui il avait tiré. il tenait à ce que se fait soit clair dans son esprit. Il voulait qu’elle est l’image de cette arme dans la main de son mari. Elle devait comprendre que jamais il ne le laisserait sortir s’il ne savait pas le fin mot de cette histoire. Je ne suis pas sûr que l’on puisse appeler ça « sans plus de dégât ». Le docteur Crane a manqué de mourir et malgré cela, il a fait preuve de professionnalisme et lui et moi avons pu le convaincre de baisser sa garde. Le service de sécurité a pu intervenir ensuite. Il fit une pause, regardant brièvement la porte d’entrée. Maintenant, madame, si vous avez le moindre souvenir qui vous vient sur un éventuel évènement trouble de la part de votre ami, je vous demanderais de contacter mon bureau. La secrétaire ne devrait plus vous poser de problème. J’essayerais de vous arranger une rencontre avec votre mari, s’il ne pose pas de problème durant ce laps de temps bien sûr.

Univers-Batman

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MessageSujet: Re: « Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh   Jeu 16 Oct - 23:18










« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. »


Une dispute, l'anniversaire de cet evenement tragique... L'esprit humain est fragile, Svetlana le savait, et en avait vu les plus ignobles côtés de la part de sa propre chaire. Mais de là à penser qu'un simple atout pouvait faire basculter dix ans de vie parfaitement normale, là, la russe devait avouer n'y croire qu'à moitié, pour parler d'euphémisme. Et pourtant si il ouvrait deux secondes les yeux, il comprendrait que sa tentative de suicide était sûrement juste un gros bluff pour éviter de se retrouver dans la même pièce que celle où sa prime jeunesse avait été maltraité et gâchée. Bien sûr qu'elle savait ce qu'il s'était passé là bas, son mari lui avait tout dit, quoique peut être pas tout. Le fait qu'il enfile un costume de super héros sans rien lui dire commençait à lui faire douter sur l’entièreté des faits récités par son époux. Mais si il n'avait pas tout dit, il n'avait pas menti, et tout ce qu'il lui avait déjà dit sur l'affaire ne faisait que comprendre à sa femme le fait qu'il refuse avec fermeté de pénétrer dans l'enceinte d'Arkham. Qui pouvait le blâmer ? A vu de nez : les médecins sur place.

On allait de rien en rien du tout, et plus cette conversation avançait, plus les deux protagonistes semblaient perplexes. Svetlana ne souriait plus, n'avait plus une once d'envie de prétendre prendre part à cette mascarade, et de feindre à nouveau l'épouse éplorée, ce qui avait en plus fonctionné. Ce médecin arrivait à l'improviste à la recherche piteuse d'un argument pour prouver une pathologie qui touchait le fond. Elle n'avait rien à lui dire, parce que c'était la plus stricte vérité. Rien n'avait pu déclencher quoique ce soit chez Blake pour parler de cette soudaine paranoïa, comme ils disaient, seule réponse à appliquer sans son patient refuse de coopérer. Diantre, elle était politique et il pensait qu'elle s'était limée les ongles pendant tout ce temps, sans consulter la police, l'invitant à aller le faire. L'insulte était de taille, mais Svetlana ne dit rien, elle n'avait pas à se justifier. Elle était all" voir Harvey Dent le lendemain matin de l'arrestation de son mari, avait insisté auprès du GDPD pour être interrogée dans l'affaire, et même à fournir preuve et alibi de l'innocence dans son mari. Mais bien sûr, pour les médecins pragmatiques, l'idée que Thorne, étrangement un grand nom de la mafia et n'importe qui sur Gotham était au courant, puisse tirer les ficelles et tout manipuler, ça semblait ne même pas leur traverser l'esprit. D'une autre fenêtre, avec sincérité, cette histoire aurait plutôt tendance à faire rire. Mais Orlov ne riait pas. Son sens de l'humour était étrangement restreint dans cette histoire à dormir debout. Des gens sont morts... quels gens ? Personne n'avait été capable de répondre à la question, la parole de Rupert Thorne avait étrangement fait force de loi. Mais soit.

« Vous êtes donc en train de me dire que si il avait cherché tout de suite à communiquer, vous aurez  ordonné aux hommes de le lâcher, prit sa parole comme l'évangile et aurait ignoré la plainte déposée par son père. A ce moment ça aurait été un simple malentendu, et non pas de la paranoïa. A la place, il a préféré volontairement prendre un revolver, non pas pour qu'on finisse par le lâcher et l'écouter, mais avec la ferme intention de tirer sur un médecin. » Même l'ironie était désormais noire et sans vie.

Ses ongles pianotèrent bruyamment le cuir épais du fauteuil. Le beau père, ses hommes, et le service d'Arkham. Étrangement uniquement ceux qui le forçaient à rester dans cet endroit. Et en prime Devesh ignora parfaitement le fait qu'elle affirma qu'il n'y avait aucune raison d'un tel déclenchement, le rendant parfaitement fantasque et nul et non avenu. Pourtant, Dieu sait qu'elle n'aurait aucun raison de mentir. Vivre avec un autre homme mentalement dérangé au point de la faire souffrir, elle avait déjà assez donné, et retenter une telle expérience était la dernière chose qu'elle souhaiterait. Mais elle savait que Blake n'avait rien à se reprocher, et elle avait nullement peur de lui. La réponse pendait tellement au nez qu'elle espérait avec sincérité qu'il retrouve un semblant de raison un jour. Pas pour lui, parce que la survie de Blake dans cet enfer était uniquement de son bon vouloir. Il fallait du temps pour le soigner. Elle se demanda si les soins incluaient de lui laver le cerveau jusqu'à ce qu'il finit en vieillard bavant et donnant gentiment la papatte. Combien de patients entraient à Arkham le sourire aux lèvres, attendant comme un charme de recevoir les soins prodigués, et ainsi ne récoltaient pas l'étiquette « paranoïaque » ? Probablement le Joker. La belle ironie.

Le docteur se leva d'un bon, aussi pressé qu'elle de mettre fin à cette conversation, et défendit avec véhémence son compagnon docteur, qui avait faillit mourir d'une balle dans l'épaule, bien évidemment en omettant les questions qu'elle pouvait poser, comme il avait commencé à le faire plus tôt. Déjà il faudrait lui expliquer comment des incapables avaient pu laisser un revolver pas loin d'un interné, et comment il avait pu viser aussi mal ? Si Blake avait voulu tuer quelqu'un, elle était quasi sûre qu'il l'aurait mordu jusqu'au sang et aurait visé plutôt la tête ou le cœur, elle n'avait pas épousé un amateur. C'était pour cette raison qu'il avait fallut autant l'amocher avant de pouvoir avoir un semblant de contrôle sur lui. Et en bouquet final, il disait qu'en lui parlant ils étaient arrivé à lui faire lâcher son arme. Clairement ce qu'aurait fait quelqu'un qui refuse tout autorité et prêt à tuer tout le monde sur son chemin, y comprit femme et enfant. Ne rajoutant rien, tout simplement parce qu'elle n'avait rien à lui dire elle se leva également.

« C'est probablement la seule chose que vous pouvez faire pour Blake et moi, en effet. Je vous remercie. »

Tout simplement parce qu'il ne pouvait pas recoller les morceaux brisés par son constat. Et qu'il ne pouvait pas soigner Blake, parce qu'il ne souffrait d'aucune pathologie mentale. Il finira par s'en rendre compte. Autant de diplôme tout le tour du bras, c'était sûrement donné pour une raison. Du moins, elle l’espérait.

Elle lui désigna la porte en attrapant sa canne, et l'y conduit avec politesse, lui conseillant de faire attention à la horde de rapace dehors. Devesh était parti sans la réponse qu'il attendait, il n'y avait plus qu'à espérer qu'il comprenne que c'était tout simplement parce qu'elle n'existait pas.


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« Psychiatre : dément dont l'idée fixe est de guérir d'autres déments. » | Svetlana & Devesh
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