Batman Legacy


 
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 Papa a dit que j'peux. [Devesh & Duela]

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MessageSujet: Papa a dit que j'peux. [Devesh & Duela]   Sam 9 Aoû - 23:43



Papa a dit que j'peux. ▬ Dr. Devesh Singh & Duela Dent


Le soleil se couchait sur Gotham, il ne restait plus que quelques rayons persistants à se faire voir sur les vitres des maisons. Un petit quartier bourgeois, un gazon parfaitement taillé au millimètre près, des voitures brillantes garées, aucune éraflure sur leur carrosserie. Ce type de quartier est un peu effrayant, c'est beaucoup trop rangé et d'apparence trop saine pour un pauvre quartier de la sinistre Gotham, la ville la plus bouffée par la corruption de toute l'Amérique. Finalement, les gens qui vivaient ici devait essayer de se croire dans une ville paisible ou avoir peur de son voisin est impensable, oh non, il n’y a pas de trafic de drogue à chaque coin de rue, il n’y a pas de prostituées à côté des bornes à incendie et il n’y a aucun risque qu’un cinglé ai gentiment caché une bombe dans votre boîte aux lettres. Il faisait terriblement chaud ce jour-là et, les familles n’hésitèrent pas à jouer le cliché du quartier parfait en s’attablant autour d’un barbecue. Ah, l’innocence c’est tellement… mignon ! Les enfants barbotaient comme des canards dans les bacs à sable où les chats errants y voyaient une litière géante, les parents parlaient forts que c’était presque insupportable, les vieux, eux, était déjà couché depuis deux heures au moins.
Il y avait dans la rue principale de ce quartier une camionnette étrange et désespérément ringarde qui tournait en rond depuis maintenant un quart d’heure, une camionnette de glacier dont la musique forte et destructrice de neurones servait à elle seule à témoigner de sa présence. Les enfants se redressèrent, sautillant comme des lapins de Garenne vers la camionnette. Ils attendirent que celle-ci s’arrête et se mirent à brailler. Une petite fenêtre s’ouvrit, dévoilant un type chauve et corpulent habillé en soubrette qui couina et parti se cacher quelque part au fond du véhicule faisant brailler encore plus fort les gamins. C’est à cet instant même que l’inattendu impensable impossible se présenta à la fenêtre avec un sourire typique de la famille. Une crinière verte coiffée en deux couettes enfantine, un visage pâle comme un vampire, des lèvres rouges hémoglobine, une tenue de vendeuse de glaces modèle avec même des nœuds roses dans les couettes ! Les enfants firent un pas en arrière en découvrant cette jeune fille qui n’était personne d’autre que la fille tant aimée du Joker, Duela Dent. Que fait-elle en ce moment même à jouer les fantasmes d’enfants de glacière sexy ? Il suffit de remonter à il y a précisément trois heures, soit 17h47.

* * * * * *

A 17h57, Duela se réveille, en petite tenue, nuisette rose et chaussons lapins digne d’une diva ratée. Elle s’étire, baille et hurle sur les deux sbires qui lui servent d’oreillers durant ses nuits « Vous êtes des abrutis, je vous déteste, vous êtes des bons à rien, utilité au niveau le plus bas à un mètre Houston, ils sont où mes céréales multicolores ? » « Ca va mieux patronne ? » « Je suis aux anges ! » une habitude de Duela d’hurler sur ses hommes dès le réveil, d’après elle, ça la rend d’humeur encore plus joyeuse ! Cela faisait seulement trois jours que la clownette s'était évadée d'Arkham Asylum et pourtant, ce désir de vengeance si profond ne pu être contrôlé, il fallait qu'elle se venge, c'est horrible, cette fois, son plan allait devoir être vite trouvé. Pourquoi voulait-elle se venger ? D'abord, il y a ce psychiatre ou pédopsychiatre, bref, un docteur à cinglé mineur, il a osé lever sa main sur elle, sa pauvre petite joue laiteuse martyrisée par des coupures similaires à celui qu'elle prenait pour son père. Duela fût jetée dans sa cellule, énervée et déjà excitée à l'idée de massacrer ce psychiatre et la voilà, surexcitée comme jamais en train de plonger ses mains fines dans sa malette de maquillage.

- Patronne ? Vous prévoyez quoi pour ce soir ? Demanda l'un des hommes nerveux. Juste ce sourire témoignait des idées sombres de la jeune femme, même pas maquillée, le sourire de Duela faisait froid dans le dos. Elle releva doucement la tête, dévoilant son regard enfantin et ses dents blanches dans le reflet du miroir.

- Ce soir mes chéris est un grand soir ! On va faire souffrir atrocement quelqu'un que j'aime énormément d'une façon particulièrement... erm... horrible ? Ha-ha !

Tous les hommes de main de Dent pensèrent d'abord au Joker, tout en se disant que la fille face au père donnerait un combat vraiment ignoble, deux psychopathes aussi fou l'un que l'autre.... Duela passa sa main dans ses cheveux verts et barbouilla ses lèvres de rouge, elle se mit à réfléchir à tous les gens qu'elle aimerait voir souffrir, oh Harvey, son génialissime père adoptif qui avait trafiqué ses papiers afin qu'elle ne découvre jamais ce Jack Napier, ses psychiatre, inutiles et violents mais surtout, ce que Duela espérait le plus, c'était de découvrir l'assassin de sa vraie mère, Jeannie. Peut-être était-ce vrai ce que l'on raconte, qu'elle s'est faite renversée par un camion m'enfin, c'est trop facile. Cette question hantait le côté encore réaliste et étrangement normal de la jeune fille, elle aurait voulut connaitre sa mère, elle était frustrée, mal et finalement, c'était peut-être pour ça qu'elle s'était rapprochée du Joker. Pourquoi le Joker ? Car il n'y a pas de doutes, c'est lui Jack Napier, tout coïncide. Duela se rappelait de ces heures passées à rechercher, encore et encore son père. La jeune fille secoua la tête et ricana.
Dix minutes plus tard, Duela sorti de son boudoir et fouilla dans sa culotte pour en sortir un canif qu'elle balança par terre.

- Il me faut cinq d'entre vous les minets, ce soir, on va aller faire joujou avec une vieille connaissance haha ! J'ai même l'adresse ! C'est magnifique !

Vingt minutes plus tard, Duela ricanait de plus en plus dans la camionnette de glacier qu'elle avait volée, d'une voix ferme et à la fois riaillarde, la jeunne femme s'exclama :

- Ce soir, je vais aller faire du baby-sitting, chez un certain, erm... Devesh Singh ! Quelqu'un que j'adore ! Allez, conduit nous au 366 Main Street.

* * * * * *


C'est ainsi que miss Dent se trouva dans la rue où vivait ce psychiatre. Avec un sourire arrogant et malsain, elle approcha son visage de celui des enfants et demanda d'une voix douce et mielleuse aux bambins :

- Mes amouuuuuuuurs, avant de vous donner vos glaaaaces, pouvez-vous me dire où habite Kelly ? Kelly Singh ? Ha-ha !

- Là bas madaaaaaaame ! S’exclamèrent les gamins en cœur. Duela prit un cornet et étala dessus une glace à la couleur suspecte. En vérité, ces glaces étaient des mixtures made in home, composées de crème-glacée périmées, de vomitifs et de laxatifs puissants. Le clown ricanait en voyant les enfants partir en courant léchant leurs glaces avec amour. Maintenant, tout était enfin prêt, le sourire démoniaque de la fille du Joker s'étirait de plus en plus, elle regardait la maison des Singh avec un grand engouement et ordonna qu'on gare la camionnette aux environs. Elle descendit et se faufila dans le jardin de la demeure. Duela regarda ses armes à feu glissées minutieusement dans ses porte-jarretelles et se mit à rire. Le clown remarqua que la fenêtre à l'étage était ouverte, parfait pensa t-elle. Le clown remarqua que le docteur Singh était un vil jardinier et aimait les lierres grimpants, parfait pensa t-elle de nouveau. Digne d'une romantique grecque, Duela grimpait aux lierres morte de rire en s'exclamant à chaque avancée dans son ascension :

- Ô Roméo, Roméo ! Pourquoi es‑tu Roméo ! Renie ton père et refuse ton nom, Ou, si tu ne veux pas, fais‑moi simplement vœu d'amour-euh ! Et je cesserai d'être une Capulet. Ha-ha ! - Écouterai‑je encore, ou vais‑je parler? - C'est ce nom seul qui est mon ennemi. Tu es toi, tu n'es pas un Montaigu. Oh, sois quelque autre nom. Qu'est‑ce que Montaigu ? Ni la main, ni le pied, ni le bras, ni la face, Ni rien d'autre en ton corps et ton être d'homme. Qu'y a‑t‑il dans un nom ? Ce que l'on appelle une rose, Avec tout autre nom serait aussi suave, Et Roméo, dit autrement que Roméo, Conserverait cette perfection qui m'est chère Malgré la perte de ces syllabes. Roméo, Défais‑toi de ton nom, qui n'est rien de ton être, Et en échange, oh, prends‑moi tout entière ! Ha-ha-ha-haaaaaaa !
La fille du Joker était enfin sur le rebord de la fenêtre, elle entra dans la chambre et entendit une petite voix d'enfant qui murmura :

- Qui.. qui êtes-vous madame ?
Duela se mit à sourire encore plus, elle se retourna un sourire dément plaqué sur son visage, elle tira l'une des armes de son porte-jarretelle, s’agenouilla au chevet de la petite fille enroulée dans ses draps et ajouta :

- Oooooh ma petite Kelly, ton papa ne t'a donc pas parlé de moi ? Je suis la nouvelle femme de sa vie et pour toi, je suis ta nouvelle meilleure amie.
Les deux gosses s'échangèrent un sourire innocent pour l'une, détraqué pour l'autre.


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MessageSujet: Re: Papa a dit que j'peux. [Devesh & Duela]   Jeu 28 Aoû - 22:02


Papa a dit que j’peux
Le soleil était déjà couché à cette heure-ci. Le quartier commençait petit à petit à retrouver un semblant de paix après les évènements dramatiques qui avaient secoué tout Gotham les quelques semaines précédentes. Aucun parent n’était rassuré depuis l’attentat de Jézébel Plaza et tous attendaient le pire mais plus les jours passaient et plus ils se tranquillisaient. C’était typique des Américains, une fois que l’on ne parlait plus d’un évènement, il était oublié. Ils étaient encore méfiants bien sûr, mais moins. Devesh n'était pas bien différent mais il avait confiance en la sécurité de Gotham, il avait même équipé sa maison avec une technologie créée dans cette ville. Nul besoin de faire parvenir des alarmes allemandes pour se sentir bien. Il se sentait en paix et en sécurité, lui et sa fille au creux de son foyer. Les deux êtres de notre histoire étaient sur le canapé du salon, regardant la fin d’une série télévisée quelconque. Un court moment d’intimité entre un père et sa fille. Le plus vieux fut le premier à briser l’ambiance douce qui s’était installé entre eux.

- Ma chérie, il est temps d’aller dans ta chambre.

L’hindou prit la télécommande de la télévision, retirant les dessins animés de la fillette. Cette dernière voulue protester mais fut vite arrêté par le regard dur de son père qui ne revenait jamais sur un ordre donné. La petite fille ne lui ressemblait en rien et il en fut très satisfait. Elle était tout ce qui y avait de plus américain. Des cheveux châtains et lisses, une peau claire et de grands yeux bleus. Devesh avait rejeté ses origines et avoir une descendante ne possédant pas ses gènes indiens le rassurait. Cependant, elle avait hérité de son fort caractère. Elle tenta d’ailleurs une nouvelle fois de le raisonner. Après tout, elle était encore en vacances et la rentrée n’était que dans une semaine !

- Papa s’il te plait, encore un épisode ! L’école n’arrive pas encore ! En plus ils font comme toi, c’est intéressant.

- Je ne travaille pas dans les urgences Kelly, mais en tant que psychiatre. Je ne vais pas te réexpliquer mon travail. Sa voix aux accents orientaux était dure et implacable.

- C’est pareil, ils t’appellent tout le temps pour des « urgences ». Fit-elle sur un ton de reproche.

- Kelly, il est plus de vingt heures. Ne discute pas et va te préparer pour aller au lit, je viendrais de dire bonne nuit dans dix minutes.

La gamine se leva avec brutalité, repoussa le cousin sur lequel elle s’appuya et fonça vers l’étage. Devesh soupira longuement, dans ses pensées. Leur relation s’était davantage dégradée depuis qu’il avait raté l’anniversaire de la fillette. Kelly avait fait semblant que cela lui importait peu mais la gamine était comme son père. Elle était forte et franche. Elle n’hésitait pas à balancer quelques répliques coupantes pour montrer combien son absence l’avait blessé. Il essayait de se faire pardonner avec des cadeaux, des sorties mais rien ne convenait et il ne comprenait pas pourquoi. Il avait l’impression de faire tout de travers et cela le mettait dans une rage folle. Jamais il ne toucherait sa fille, mais ils ne pouvaient pas dire la même pour ses patients. Duela, Blake, ils n’étaient pas les premiers ni les derniers de la liste.  Ses crises de colère étaient de plus en plus fréquentes, il ne comptait plus le nombre de patient dont il avait brisé le nez ou des doigts, des chevilles en passant ses nerfs sur eux. Ses supérieurs commençaient à lever la voix, lui demandant un comportement exemplaire. C’était difficile. Devesh était sous tension constante. Chaque mot négatif réveillait en lui un besoin de frapper quelque chose, chaque bousculade était une envie de prendre l’inconnu et de le jeter contre un mur et chaque affront une envie de vengeance. Devesh ne savait pas ce qui lui arrivait. Il mettait ça sur le coup du stress et prenait quelques médicaments et tisanes pour se calmer mais rien n’y faisait. Sa relation avec sa fille jouait beaucoup sur ses nerfs aussi. Il se démenait pour l’améliorer mais cela ne changeait pas, son ex-femme n’aidait pas non plus à améliorer les choses. Elle le fait exprès, pensait-il avec rage. Il jeta la télécommande sur la table base dans un gros soupir. En voyant la rayure qu’il avait faite par ce geste, il se massa les tempes.

- Allez calme toi Dev.


Il regarda sa montre d’un air lasse et décida que sa fille avait largement eu le temps de se brosser les dents et d’enfiler un pyjama. Le quarantenaire prit à son tour la direction des escaliers. Le jeune homme portait un bas de pyjama également de couleur grise et un tee shirt quelconque dont le blanc n’était plus aussi neige qu’avant et qui lui servait pour dormir. Ses pieds étaient nus, lui permettant de monter sans faire de bruit. Cela lui permettait souvent de trouver Kelly avec une Gameboy à la main au lieu de dormir. Cependant, ce soir il ne voulait pas jouer à ça. Il voulait juste la serrer fort dans ses bras, lui souhaiter une  bonne nuit et espérer que tout s’arrange le lendemain. Il arriva devant la chambre de sa fille. Le bois était recouvert de dessin d’enfant. L’homme hésita un instant. Peut-être devait-il avoir une discussion franche avec elle. Lui expliquer que cela n’allait pas fort au travail, qu’on avait besoin de lui mais qu’il l’aimait. Il secoua la tête et frappa à la porte dans un élan de courage.

- Kelly, je rentre.

Le silence lui répondit. Il ouvrit quelques secondes plus tard, lentement. C'était comme dans un film d'horreur. La pauvre victime ne se doutait pas un seul instant de l'horreur qui allait apparaitre devant ses yeux et ce qu’il vit lui glaça le sang.


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MessageSujet: Re: Papa a dit que j'peux. [Devesh & Duela]   Ven 5 Sep - 22:26



Papa a dit que j'peux. ▬ Dr. Devesh Singh & Duela Dent


Duela passa ses doigts fins dans les cheveux de Kelly et lui adressa un sourire malgré-lui rassurant. L'enfant ne semblait pas inquiet, au contraire, elle lui rendit un sourire plein de malice qui rassura Duela sur son plan macabre. Pauvre Docteur Singh, pensa t-elle, si il savait l'horrible erreur qu'il avait commise d'avoir oser lever la main sur elle ! La jeune femme était sûrement la criminelle la plus rancunière de Gotham et ses techniques étaient pires que malsaines, c'était presque devenu une signature. Le clown s'assit sur le lit de l'enfant, cette dernière regardait mademoiselle Dent avec ses grands yeux bleus, elle semblait presque fascinée par ce personnage haut en couleur.

- C'est tes vrais cheveux ?
Demanda Kelly de sa petite voix innocente. Duela éclata de rire et s'empressa de lui répondre.

- Biensûr, ha-ha ! Ils sont beaux n'est-ce pas ? C'est quoi ta couleur préférée à toi, hein ? Moi c'est le vert, j'adore le vert ! Mais aussi le rose, le violet, le orange, des couleurs vives et joyeuses ! Je suis quelqu'un de très joyeux tu sais, un vrai clown !

Les yeux de l'enfant pétillait, elle semblait voir le Père-Noël ou une autre de ces inventions grotesques pour les enfants dont Duela se servait pour avoir l'air complètement stupide. Elle se rappela de la fois où elle s'était faite internée à Arkham après avoir voulut tuer un type de la haute dont chaque bourrelet aurait pu rapporter un million de dollars à Duela si elle l'avait ramené aux mafieux du coin. Pour ceci, Dent était passée par la cheminée et assura aux policiers avoir voulut faire la mère-Noël. Tout est tellement bizarre et à la fois drolissime quand on est la fille du Joker, après tout, grâce à ce pseudonyme, tout est possible rien est absurde ! Mademoiselle Dent passa sa langue sur ses dents et ses lèvres et regarda la photo de famille déposée sur la table de chevet. En reconnaissant le Docteur Singh, le sourire de Duela se raviva, intriguant la petite fille qui s'approcha d'elle l'air interrogateur.

- Tu le connais comment mon papa... Du..Due ?
-Duela ! Ha-ha ! S'exclama la jeune femme en prenant un air ravie, oh, c'est une longue histoire ! Une histoire d'amour tu vois ! Mais dis-moi, Kelly...
Le clown avait changé de ton, un ton plus sérieux et plus étrange à vrai dire, comme si tout à coup, Duela changeait de personnalité aussi facilement que l'on change de chemise. De sa voix douce et bizarrement 'normale' elle questionna l'enfant.

- Tu le vois souvent ton papa ? A ton anniversaire... il t'as offert quoi hein ma chérie ?

La petite fille plissa les yeux et soupira.

- Je le vois pas souvent, il travaille tout le temps d'abord et il a oublié de venir à mon anniversaire, c'est ce que maman m'a dit...
Duela attrapa la main de Kelly et se mit à sourire, retrouvant son rire démoniaque quand tout à coup, une voix familière se fit entendre, mais oui, la voix de ce bon docteur Singh ! Dent sautillait sur place et serra un peu plus fort la main de la petite fille qui n'était absolument pas consciente de ce qui se passait, son sourire enjouée en témoignait.
Il entra, son visage passa de l'habituel mâte au pâle extrême tandis que Duela riait encore plus fort. Pire encore ? Kelly se mit à rire avec elle.

- Bah alors mon chéri ? Tu n'es pas content de me voir ? Kelly et moi on est super copines maintenant ! Hein Kelly !

- Bah oui papa ! T'es pas content de voir Duela ! Elle est trop sympa !

Le regard de la jeune femme était certes plein de malice, mais on remarquait aussi une grosse présence de cet esprit sadique. Duela passa sa main dans les cheveux de Kelly qui enroula ses bras autour des hanches de sa nouvelle amie. Duela elle, ne lâchait pas le Docteur Singh du regard, se voulant volontairement provocante et malsaine, tout n'aurait pas été si loin si il n'avait pas commis l'erreur de poser la main sur elle. A présent, c'était elle qui avait les cartes en main, pire encore, il lui était presque facile de poser le canon de l'un de ses fusils de chasse ou encore d'un révolver sur la tempe de la petite fille innocente. On pourrait croire que le fait que la victime soit une enfant gène Duela, mais au contraire, Duela sait que les parents tiennent à leurs progénitures, Kelly était donc ce qui comptait surement le plus aux yeux de Devesh, c'était donc l'arme infaillible pour se venger. Mais Dent n'allait pas tuer Kelly déjà, oh non ! C'était trop tôt et peut-être que sa naïveté pourrait servir. Utiliser la fille de son psychiatre pour en faire elle aussi une criminelle ? Lui labourer le cerveau avec des belles paroles ? Voici le plan de la fille du Joker. Son rire résonna de nouveau sous le regard abasourdi de Singh et celui enjôlé de Kelly. Soudain, Duela se baissa à la hauteur de la petite fille et murmura :

- Kelly chérie, on va faire un petit jeu... d'accord ? Ha-ha ! Bouche-toi les oreilles et chante une chanson trèstrès fort ! Ha-ha ! Tu gagneras un paquet de bonbons qui colle aux dents ! Ha-ha !
La gamine s'exécuta, c'était effrayant. Duela en profita pour s'approcher du Docteur Singh et lui lança un regard mauvais.

- Ha, ha, ha , haaaa ! Mon cher docteur, on se retrouve ! Chuchota Duela à l'oreille de son psychiatre, vous vous rappelez le jour de notre rencontre ? Non ? Moi oui, vous savez, c'était bieeeeeen, génial ! Puis tu as fait ce qu'il fallait pas... oh … tu te rappelles de ma joue ? Elle, elle se rappelle de toi … Ha-ha !


Duela se recula et attrapa le bras de Kelly, elle reculait encore et encore au point de passer par la fenêtre en arrière, entrainant la petite fille avec elle en hurlant «Bye Bye Docteur ! Ha-ha ! ». Heureusement, ses hommes de mains avaient tendu une grande toile au rez-de-chaussé.

De toute façon, lorsque le Docteur Singh serait devant sa porte d'entrée en train d'hurler le prénom de sa fille, la camionnette ambulante sera déjà loin.

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MessageSujet: Re: Papa a dit que j'peux. [Devesh & Duela]   Ven 19 Sep - 20:25


Papa a dit que j’peux
Devesh était immobile, droit comme un piquet et curieusement pale. Il cherchait dans sa tête l’endroit où il avait mis son arme. Elle était dans sa chambre, sous son oreiller et donc bien inutile à cet instant. S’il l’avait eu à porter de main, sans doute n’aurait-il pas hésité à descendre Duela Dent dans la seconde, même devant le regard de sa fille. Cependant, il était sans arme et elle, elle avait sa fille. Kelly ne semblait pas comprendre le drame qui se jouait à cet instant et le pauvre homme n’arrivait pas à prononcer le moindre mot, il balbutiait, observant les deux jeunes filles avec panique. Copine ? Sympa ? Depuis combien de temps était-elle dans cette chambre pour avoir retourné aussi facilement la tête de sa fille ? Ne pas parler avec des inconnus, cela ne lui a pas traversé l’esprit ? Duela osait caresser les cheveux de Kelly devant ses yeux. Le visage du psychiatre se durcit et il serra les poings. Il ne savait que dire ou quoi faire. S’il faisait le moindre geste pour contrarier la verte, il savait que sa fille courrait un danger mortel. On ne pouvait pas deviner les plans d’un être comme Duela, on ne pouvait faire que des suppositions. Voulait-elle torturer sa fille devant lui ? Inversement ? Tuer Kelly ? La panique et la rage étaient bien présentes en lui.

- Non, je ne suis pas content du tout… Dit-il dans un ton glacial. Duela, je te prierais de t’éloigner de ma fille.

Comment avait-elle trouvé son adresse ? Il tremblait de rage mais ne bougeait toujours pas. Elle avait un flingue et il serait si facile pour elle de lui tirer dessus s’il mimait un geste. Il se sentait si stupide. Il aurait dû deviner qu’il était en danger lorsqu’elle s’était enfuie de l’asile ! Il se sentait tellement en sécurité avec les dernières technologies qu’il avait achetées, tellement sûr que jamais quelqu’un serait assez fou pour venir directement chez lui ! Sauf Duela, qui était la folie incarnée. Kelly obéit étrangement à Duela, comme si elle la connaissait depuis toujours, qu’elle était de confiance ! Devesh avait envie de lui hurler dessus, de la secouer pour lui faire comprendre l’horreur de la situation mais il était condamné à jouer les observateurs. La jeune femme vient chuchoter à l’oreille les raisons de sa venue ici. L’hindou serra les dents et lui dit tout aussi bas, mais avec violence :

- Je vais te tuer Duela, si tu lui fais le moindre mal, je vais vraiment te tuer.

Les mots s’envolent tout comme les deux jeunes filles. Il les vit reculer et il ne put s’empêcher de faire un pas en leur direction en comprenant ce qui allait se passer. Il tendit sa main, en espérant pouvoir empêcher qu’elles ne tombent dans le vide. Il ne put que hurler lors que sa fille traversa la fenêtre de sa chambre pour une chute qui s’annonçait grave, voir même fatale.

- Non, non, non, nonnnnnnnn ! Kellyyyyyyyyyyyyy !

Il regarda une seconde par la fenêtre et fut soulagé de voir qu’elles ne s’étaient pas écrasées sur le sol. Ce sentiment fut vite remplacé par de la terreur en voyant une flopée de types entourer la jeune cinglée et l’aider à monter dans une camionnette. Il courut aussi vite qu’il put, trébuchant même sur les dernières marches d’escalier. Il courut dans la ruelle, pieds nus, cherchant à rattraper sa fille qui déjà partait au loin. Il hurla, hurla encore. Mais il était trop tard. Kelly avait disparu avec deuxième pire créature de cet univers : la fille du Joker.

La police arriva un quinzaine de minutes après le kidnapping, devant deux parents en proie à la colère et à la détresse. La mère n'avait pas tardé à le rejoindre, lui hurlant que tout était de sa faute. Devesh le pensait également et c'était surement ça le pire. S'il avait su se contrôler, jamais Duela n'aurait cherché à se venger. Qu'allait-elle lui faire ? Désormais, il ne pouvait plus que compter sur la police. En espérant qu'ils la trouvent à temps, pensa t-il tremblant devant les flics.

***

Plusieurs jours plus tard, une alerte enlèvement avait été lancé dans le Gotham Globe. La police n'avait aucun indice et ne pouvait plus que compter sur des témoins éventuels, hormis les enfants qui avaient été empoissonné par les glaces de la clown.


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