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 L'histoire d'une promotion [solo]

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MessageSujet: L'histoire d'une promotion [solo]   Sam 26 Juil - 13:51

Il est 7h55 et Gordon franchit la porte du commissariat de Chicago. Comme d’habitude, le lieutenant est ponctuel et il sera dans son bureau pile à l’heure qui lui est demandé, bien que les horaires pour un flic ne soient que théoriques. Les poches sous les yeux, il entre donc, son gobelet de café à la main. Il est pointé du doigt par un groupe de quatre agents en civil, des pourris qu’il a dans son colimateur et qu’il finira bien par faire tomber. Il fait semblant de ne pas les voir. Gordon rejoint donc son bureau, tout du moins ce qui lui sert de bureau dans un large open space bruyant à cause des sonneries constantes des différents téléphones. Il salue quelques collègues, ceux qui ne le détestent pas. Ou pas encore en tout cas. Il allume son ordinateur et consulte ses mails.




Gladyce, l’assistante du commissaire, fait alors son apparition : « Lieutenant Gordon, le commissaire aimerait s’entretenir avec vous. Ce n’est pas une urgence, mais vous feriez mieux de ne pas le faire attendre ». Ca y est se dit alors Gordon, le moment qu’il sentait venir est arrivé. Les relations avec ses collègues devenaient de plus en plus tendus tant le travail acharné de Gordon contre la corruption, les pots de vin et autres arrangement entre flics ripous et vrais pourris étaient devenus sa priorité. Et il commençait à porter ses fruits. Mais cela n’était pas vraiment une bonne nouvelle pour un certain nombre d’occupants de l’hôtel de police. Ce rendez-vous avec le commissaire de police signifiait potentiellement la fin de sa carrière de flic ou pire... Il pourrait être renvoyé à la circulation !



La mort dans l’âme, Gordon se lève et quitte l’ l’open space sous le regard conciliant de l’un de ses plus proches collègues. Direction le bureau du commissaire dans l’un des derniers étages. Le trajet en ascenseur, de quelques secondes, lui parait long mais il ne déteste pas cette impression. Il n’a aucune hâte à rejoindre un endroit dans lesquels les choses risquent de mal se passer. Il arrive devant la porte. Sa silhouette se dessine sur celle-ci comme si elle plongeait dans l’obscurité le nom gravé du commissaire. Il frappe de deux coups. « Entrez James » entend-il. Il ouvre alors la porte. Une forte odeur de tabac se dégage de la pièce qui nécessiterait vraiment d’être aéré. Les pieds sur la table, le cigare à la bouche, le commissaire est au téléphone. Il signifie d’une main à Gordon de s’asseoir. « Oui, Monsieur le procureur vous avez raison. Je suis d’accord avec vous ». James Gordon devrait respecter cet homme mais tout ce qu’il éprouve pour lui c’est du dégoût. Heureusement, c’est un mec bien au travail... Enfin de temps en temps... Il essaie.


« Entendu. Faisons comme cela. Je vous rappelle ». Il raccroche son téléphone et se redresse, enlevant enfin ses pieds de son bureau. « Ah Lieutenant Gordon, parfois je me dis que j’aurais mieux fait de reprendre la ferme de mes parents dans l’Ohio... Ces champs de blé à perte de vue... Mais que voulez vous, les gens d’ici ont besoin d’hommes forts comme moi. Et comme vous aussi. C’est du bon boulôt que vous faites en ce moment » confesse-t-il en feuilletant le dossier du Lieutenant. Mais le seul fait que ce dossier soit préalablement sur ce bureau n’était évidemment pas un bon signe. « Du bon boulôt, répète-t-il. Vous savez James, quand on m’a suggéré votre promotion au poste de Lieutenant, j’étais pas vraiment favorable. Évidemment, vos états de service étaient remarquables. Un sacré bosseur... Mais je me suis dit, il ne pourra jamais tenir ce rythme là. Je veux dire, cette ville là, elle vous bouffe, elle vous dévore, elle vous vide. Combien j’en ai vu des types prometteurs comme vous l’étiez se faire détruire par la pression... Ou s’autodétruire avec l’alcool et les putes... Mais vous Gordon, vous n’êtes pas comme les autres. Croyez moi, vous avez un truc. Les hommes comme moi savent déceler ce petit truc qui peut faire la différence ». Il laissa un temps de silence, le temps de tirer encore un peu sur son cigare et de regarder un autre papier. « Dites moi James, vous n’avez pas de problème avec les gars de la Crim’ ?
_ Aucun, du moins aucun problème personnel. Pour ce qui est de l’affaire en cours, je fais seulement mon job.
_ Nan James, vous faites fausse route à mon avis, ces gars là, ce sont des types bien. Ils ne sont pas sales, croyez moi. Je suis dans le métier depuis bien plus longtemps que vous. Et puis, je suis commissaire après tout, Je connais les hommes et je ne m’entoure pas de n’importe qui.
_ Avec tout mon respect commissaire, je n’accuse jamais sans preuve.
_ Oui, cela va de soi. Mais vous savez, les preuves apparaissent, disparaissent. Ces mecs de la Crim’ font du bon boulôt, ils ont mis des gens en colère. Des gens puissants qui, plutôt que de se salir les mains directement, inventent des preuves. Mais un type doué comme vous, ça ne tombe pas dans le panneau, hein ? » ajoute alors le commissaire un brin provocateur. Gordon fronce les sourcils. Tout cela est du bluff, son dossier contre les mecs de la Crim’ est en béton. C'est le fruit d’un travail de longue date et rassemble un certain nombre de preuves irréfutables. Il les a observés pendant des semaines, les a vus jouer au poker avec des gangsters notoires, soit disant pour apprendre à les connaître et mieux les coincer. Aller voler des sacs de drogue dans les sous-sols du commissariat de la ville pour leurs soirées dans des bordels, c’est pour quoi en revanche ? Voir la vie comme les pourritures qu’ils sont sensés coincer ?

Évidemment, le commissaire était tendu. Lui aussi était pourri. Lui aussi se servait allègrement en pots de vin. Et avec les nombreuses têtes que Gordon avait fait tomber, si il arrivait aussi à faire chuter la Crim’, le commissaire pourrait être le prochain. Et ça, il l’avait compris, d’où ce ton agressif habilement dissimulé, suffisant pour dissuader pas mal de flics. Mais pas les mecs comme Gordon solide. James n’arrive cependant pas à déceler la stratégie du commissaire. Il n’a pas l’intention de laisser les mecs de la crim s’en sortir. Quitte à tout perdre, si il faut mourir, ou si sa carrière doit mourir autant qu’elle le fasse au nom de ses idéaux et l’intégrité.
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